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Instantanés janvier 2023

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Réchauffement climatique : C’est officiel, les huit dernières années sont bien les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde
La synthèse de six grands jeux de données internationales réalisée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) montre que, sous l’effet de l’augmentation constante des concentrations de gaz à effet de serre et de la chaleur accumulée, les huit dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées au niveau mondial.
OMM

 

Réchauffement climatique : ExxonMobil disposait depuis 40 ans de prédictions qui se sont avérées exactes
Dès les années 1980, le groupe pétrolier ExxonMobil disposait de prédictions sur le réchauffement climatique d'une justesse remarquable, réalisées par ses propres scientifiques, et qui se sont révélées être précisément ce qui s'est produit plusieurs décennies plus tard. Malgré cela, l'entreprise a, durant des années, publiquement jeté le doute sur l'état des connaissances scientifiques en la matière, souligne une étude publiée dans la prestigieuse revue Science. Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont analysé 32 documents internes produits par des scientifiques d'ExxonMobil entre 1977 et 2002, et 72 publications scientifiques dont ils étaient coauteurs entre 1982 et 2014.
AFP/Radio-Canada

 

Nouveaux records de chaleur dans les océans en 2022, selon des scientifiques
Les océans, qui absorbent l’essentiel de la chaleur provoquée par le réchauffement climatique, ont enregistré de nouveaux records de chaleur l’an dernier, selon une étude publiée par une équipe de 24 scientifiques, issus d’universités américaines, chinoises et italiennes dans le journal Advances in Atmospheric Sciences.
Le Devoir

 

Zones humides : Le temps de la restauration est venu
La protection des zones humides de la planète prend de l'ampleur. Les gouvernements ont intensifié leurs efforts pour protéger et restaurer ces espaces naturels, ce qui, selon les experts, est non seulement crucial pour protéger la biodiversité, mais aussi pour lutter contre la crise climatique. Après la réunion de la Convention de Ramsar, tenue en novembre 2022, la Conférence des Nations unies sur la biodiversité a donné l’occasion aux États membres de se fixer l’objectif de restaurer au moins 30 % de leurs masses d'eau intérieures dégradées et de conserver des écosystèmes d'eau douce sains de manière équitable. Il était temps car le rythme des pertes de zones humides s'est accéléré depuis 2000 et, selon l'ampleur de l'élévation du niveau de la mer provoquée par la crise climatique, 20 à 90 % des zones humides côtières actuelles, qui séquestrent le carbone jusqu'à 55 fois plus vite que les forêts tropicales humides, pourraient disparaître d'ici la fin du siècle. La journée du 2 février – Journée des zones humides – sera placée sous le thème "Le temps de la restauration est venu".
World Wetlands Day

 

Dérèglement climatique et populations d'insectes : Les scientifiques alertent
Un consortium international de plus de 70 scientifiques vient de publier un article qui alerte sur les menaces que fait peser le dérèglement climatique sur les insectes, piliers du bon fonctionnement des écosystèmes. La synthèse parue dans la revue Ecological Monographs fait directement écho aux avertissements du GIEC sur les risques liés à l'augmentation rapide des températures moyennes du globe et l’intensification des événements extrêmes. Les scientifiques expliquent que si aucune mesure n'est prise, nous réduirons considérablement et définitivement notre capacité à construire un avenir durable basé sur des écosystèmes sains et fonctionnels. L’article formule plusieurs recommandations-clés à adopter pour aider les insectes face au changement climatique. À la fois les pouvoirs publics, les scientifiques et l’ensemble des citoyens doivent être impliqués dans l'effort de protection.
INRAE 

 


RECHERCHE INNOVATION
À l’écoute du chant des glaciers qui fondent
L’augmentation rapide des températures engendrée par le changement climatique cause une fonte accélérée des glaciers, ce qui pourrait déclencher de nombreuses instabilités glaciaires, comme le prévoit le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les tendances actuelles devraient entraîner un réchauffement d’environ 2,7 °C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici à 2100, soit bien plus que la limite maximale de 1,5 °C recommandée par l’accord de Paris. De telles différences sont cruciales pour les glaciers. Ces baleines blanches qui semblent endormies peuvent se réveiller un peu trop soudainement, comme le montre le récent effondrement des glaciers dans les Alpes italiennes. Le mouvement des glaciers (qui peut aller de quelques mètres à plusieurs kilomètres par an) est semblable à celui d’un fromage à pâte molle sur une planche inclinée : ils se balancent sur toute leur hauteur et rampent sous leur propre poids. Plus ils sont raides et épais (jusqu’à plusieurs kilomètres), plus ils s’écoulent rapidement vers les basses altitudes. Grâce à la fine couche d’eau qui se trouve entre la glace et leur lit rocheux, les glaciers peuvent doubler leur vitesse entre l’hiver et l’été. Si la plupart des glaciers bénéficient d’un cycle saisonnier stable, certains, dont le Kongsvegen dans l'archipel du Svalbard en Norvège, ont vu leur vitesse annuelle augmenter au fil des ans. C’est ce qu’on appelle une "surge glaciaire". Une mission scientifique vise à écouter le Kongsvegen et à mesurer les forces qu’il exerce sur son lit rocheux sous-jacent. Si ces forces dépassent ce que le lit peut supporter, c'est là que surviendront de sérieux problèmes.
Pour plus de détails et écouter le chant des glaciers :
Ugo Nanni, chercheur à l'Université d'Oslo – The Conservateur 

 

Projet wildE au service du réensauvagement "climato-intelligent"
Le GIEC et l'IPBES ont souligné le potentiel de la restauration des écosystèmes d'atténuer les effets du changement climatique et de la perte de biodiversité, ainsi que les aspects positifs globaux de la santé des écosystèmes pour les populations humaines. Le réensauvagement pourrait être une solution de restauration écologique importante pour atténuer les effets négatifs tout en contribuant à l'atténuation du changement climatique. L'approche de réensauvagement "climato-intelligent" (par exemple qui intègre des aspects de mitigation et d’adaptation aux changements climatiques) proposée dans wildE est basée sur la gestion passive de la succession écologique. Le but est de restaurer les processus naturels des écosystèmes et de réduire le contrôle humain sur les paysages. wildE est soutenu par une équipe de 22 partenaires académiques et non académiques (ONG, entreprises, etc.) de 12 pays européens sous la coordination d'Arndt Hampe, INRAE (France).
INRAE  

 

Pourquoi les rivières sont cruciales dans le cycle global du carbone
Quand on parle des acteurs principaux liés au cycle global du carbone, on cite toujours en premier les océans et les sols, mais rarement les rivières. Or leur rôle est central, explique Tom Battin, responsable du Laboratoire de recherche en écosystèmes fluviaux (RIVER) à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). À l’invitation de la revue scientifique Nature, il détaille leur importance dans le contexte des changements globaux. L'étude a été réalisée en collaboration par l’EPFL, l'INRAE et l’Université libre de Bruxelles qui appellent à la mise en place d’un observatoire mondial pour les rivières.
INRAE   

 

Causes, réponses et implications de l’assèchement d’origine anthropique par rapport à l’assèchement naturel des réseaux hydrographiques
Pour la première fois en 2022, de nombreux cours d’eau pérennes, en France mais aussi en Europe et en Amérique du Nord, se sont asséchés. Les assèchements d’origine anthropique, accentués par le changement climatique, pourraient générer des réponses hydrologiques et écologiques différentes de celles observées dans les cours d’eau naturellement intermittents. Une équipe internationale composée de membres du projet européen DRYvER (unité RiverLy) et du réseau RCN DRYRIVERS aux États-Unis, ont collaborés pour dresser l’état de l’art sur les causes, réponses et implications des assèchements d’origine anthropique et naturelle des cours d’eau. Leurs résultats, publiés le 7 décembre 2022 dans BioScience, montrent qu’une gestion différente et adaptée de ces écosystèmes devrait être implémentée.
INRAE
Datry T., Truchy A., Olden J.D. et al. (2022). Causes, Responses, and Implications of Anthropogenic versus Natural Flow Intermittence in River Networks – BioScience  (accès payant ou sur offre d'essai)

 

Les voies de l’eau : À la recherche de traces avec l’ADN
L’analyse de l’ADN environnemental microbien permet de comprendre le fonctionnement du cycle de l'eau d’une région. Oliver Schilling, professeur à l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies aquatiques (EAWAG) et à l’Universität Basel, a étudié le système aquatique du mont Fuji (Japon) avec cette méthode. D’où provient l’eau qui fournit de l’eau potable aux habitants d'une région ? Comment ces sources s’alimentent-elles et combien de temps faut-il pour que l’eau infiltrée revienne à la surface ? Ce cycle hydrologique est une interaction complexe entre plusieurs facteurs. Si on comprend mieux le système, il est alors possible de déterminer pourquoi la pollution est plus importante à certains endroits qu’à d’autres, et cela aide à implémenter une gestion de l’eau durable. L’ADN environnemental ou Environmental DNA (eDNA) fournit de précieux éléments de compréhension. Combinées à l’évaluation d’autres substances naturelles (Tracer) telles que les gaz nobles, ces données microbiennes permettent de comprendre les voies d’écoulement et le cycle des systèmes complexes des eaux souterraines. Dès 2018, Oliver Schilling a procédé à diverses mesures au mont Fuji afin de comprendre d’où provient et par où s’écoule l’eau de source avant de réapparaître à la surface en centaines de sources naturelles. Il publie ses résultats dans la toute nouvelle revue scientifique Nature Water.
EAWAG

 

Optimiser l’élimination de l’azote dans les eaux usées
Dans de nombreux cours d’eau, les apports en azote restent trop importants et ont un impact négatif sur les écosystèmes et la santé humaine. Le procédé Anammox co-développé par l’EAWAG peut contribuer à réduire les apports provenant des stations d’épuration et à faire des économies d’énergie et de ressources. Il vient d’être optimisé par les chercheuses et chercheurs de l’EAWAG.
Anammox signifie "oxydation anaérobique de l’ammonium", c’est-à-dire la transformation de l’ammonium sans oxygène en azote élémentaire. On ne connaissait auparavant que des bactéries ayant besoin d’oxygène pour ce processus de transformation ; aussi, pour améliorer l’élimination de l’azote dans une station d’épuration à l’aide de ce processus, il faut généralement agrandir les bassins pour le traitement biologique. Le procédé Anammox, qui a pu être développé grâce aux bactéries récemment découvertes, transforme également l’ammonium en azote élémentaire, toutefois lors de la seconde étape sans oxygène. Le procédé offre plusieurs avantages par rapport au procédé conventionnel d’élimination de l’azote : d'abord en demandant d'insuffler moins d’oxygène, ce qui réduit significativement la dépense énergétique ; en outre, les bactéries Anammox n’ont pas besoin de carbone organique pour se développer. Le carbone contenu dans les eaux usées peut être utilisé à la place pour la production de biogaz, ce qui a également un effet bénéfique sur le bilan énergétique de la station d’épuration.
Tous les détails – EAWAG

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La moitié du phosphore disponible des sols agricoles à l’échelle mondiale provient des engrais minéraux
Le phosphore est un nutriment essentiel pour la croissance des plantes. L’usage d’engrais minéraux phosphatés en agriculture a permis d’accroître fortement la fertilité en phosphore des sols et, ainsi, les rendements des cultures. Cependant ces engrais sont fabriqués à partir de roches phosphatées, une ressource non renouvelable et mal distribuée sur la planète. Une équipe de recherche de l'INRAE et de Bordeaux Sciences Agro a développé un modèle calculant pour chaque pays dans le monde, la fraction du phosphore disponible des sols agricoles qui provient des engrais minéraux, et son évolution depuis le milieu du XXe siècle. Leurs résultats, publiés dans Nature Geoscience, montrent qu’en moyenne près de la moitié du phosphore disponible des sols agricoles à l’échelle globale est issue des engrais minéraux, avec de fortes inégalités entre les régions du monde : l’Europe de l’Ouest, l’Amérique du Nord et l’Asie présentent des signatures supérieures à 60 %, contre 40 % pour l’Amérique du Sud et autour de 30 % pour l’Afrique. Cela témoigne de la dépendance très forte des systèmes agricoles à l’utilisation des engrais minéraux phosphatés. Ces résultats appellent à accélérer la transition agroécologique dans les pays du Nord pour préserver la fertilité acquise des sols, faciliter les retours aux sols des effluents agricoles et urbains et à diriger les ressources minières restantes vers les pays du Sud, notamment en Afrique, dont les sols sont encore très déficitaires en phosphate et limitants pour la production agricole.
INRAE

 

Manger un poisson aux États-Unis revient à boire de l’eau contaminée pendant un mois
Consommer un poisson d’eau douce pêché dans les lacs et rivières américains revient à boire durant un mois de l’eau contaminée avec des polluants dits "éternels", les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), selon une nouvelle étude publiée dans publiée dans Environmental Research. Les chercheurs ont voulu mesurer la contamination des poissons d’eau douce en analysant 500 échantillons prélevés dans les lacs et rivières américains entre 2013 et 2015. Le taux médian de contamination était de 9,5 microgrammes par kilo, selon leur étude et sur l’ensemble des échantillons contaminés, trois-quarts étaient des PFOS, un des contaminants les plus courants et les plus nocifs parmi les milliers qui constituent les PFAS. Alors que l’eau est considérée comme saine pour la consommation si elle ne contient pas plus de 0,2 partie de PFOS par milliard de milliards, selon l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), manger un poisson d’eau douce revient ainsi à boire pendant un mois de l’eau contaminée à hauteur de 48 parties de PFOS par milliard de milliards. Il est à noter que les taux de PFAS constatés dans les poissons d’eau douce pêchés dans la nature se sont avérés 278 fois plus élevés que ceux identifiés dans les poissons d’élevage vendus dans le commerce.
Pour Patrick Byrne, chercheur en pollution environnementale à l’Université britannique John Moores de Liverpool, les PFAS sont "probablement la plus grande menace chimique pour l’espèce humaine au XXIe siècle".
Daniel Lawler, AFP – Le Devoir

 

Transformer l’humidité des océans en eau potable ? C’est possible, selon une étude
Et si le réchauffement des océans pouvait paradoxalement aider à résoudre les problèmes de pénuries d'eau ? Selon Praveen Kumar, professeur à l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign (UIUC) et ses collègues, co-auteurs d'une étude parue dans la revue Nature le 6 décembre, l'évaporation océanique, favorisée par la montée du mercure, pourrait servir de réservoir en eau potable. Au lieu de s'élever dans l'atmosphère, l'air saturé en eau serait capté par des structures d'extraction, implantées au large des côtes, avant d'être condensé puis transporté par des canalisations pour être stocké avant d'être redistribué. Selon les scientifiques, des parcs éoliens en mer et des panneaux solaires terrestres pourraient servir à alimenter l'ensemble du système.
Radio-Canada
H2O a publié un article sur un procédé quasi similaire, imaginé par un ingénieur français :
De l'eau grâce à des voiles. Production d’eau douce à l’aide d’une voile dans les mers tropicales

 

Le bambou, alternative aux plastiques
Depuis près de trente ans, les ustensiles en bambou sont les principaux produits de l'entreprise d'Okuda Shizuko à Nanchang, capitale de la province du Jiangxi, dans l’est de la Chine. Dans le cadre de l'initiative verte de la Chine, la cheffe d’entreprise Okuda Shizuko a lourdement investi pour transformer sa chaîne de montage traditionnelle en une chaîne de production intelligente. Aujourd'hui, environ 80 % de ses produits sont vendus au Japon, en Europe et aux États-Unis.
La Chine dispose des ressources en bambou les plus importantes au monde. La superficie de ses forêts et leurs productions représentent respectivement un quart et un tiers du total mondial. Lors du 2ème Congrès mondial sur le bambou et le rotin qui s'est tenu en novembre, le gouvernement chinois et l'Organisation internationale du bambou et du rotin ont lancé une initiative à officialiser le bambou en tant qu’alternative crédible au plastique.
Yishuang Liu, Ying Xie – People Daily  

 


PUBLICATION
Nature Water, Volume 1
Nature Water se veut un lieu de rencontre pour toutes les recherches sur l'évolution des relations entre les ressources en eau et la société. Son éditeur, Springer Nature, estime qu'améliorer notre compréhension des ressources naturelles ou développer des technologies nouvelles et efficaces ne suffira pas si nous ne tenons pas compte de la manière dont les comportements, les perceptions, les lois et les réglementations peuvent conduire à un accès et une utilisation des ressources en eau plus justes, moins coûteux et plus durables sur le plan environnemental.
Nature Water – Volume 1 Issue 1, January 2023

 


IDÉES & DÉBATS
Pesticides, le confort de l'ignorance
Pourquoi sommes-nous encore si dépendants des pesticides malgré les alertes sur les dangers de leur utilisation ?
Cet ouvrage présente les résultats d'une enquête sociologique visant à comprendre pourquoi et comment une partie de la connaissance sur les dangers des pesticides reste dans l'ombre en dépit d'une évaluation scientifique officielle poussée. Il pointe notre ignorance, définie comme "ce que l'on ne veut pas savoir", et ouvre la réflexion sur les transitions vers une agriculture sans pesticides qui engage l'ensemble des acteurs, y compris les consommateurs. L'auteur, François Dedieu, est sociologue à INRAE, au Laboratoire interdisciplinaire science innovation sociétés (LISIS). Ses recherches portent sur les rapports entre organisations et production de savoirs dans le domaine des risques. Expert pour l'ANSES, il enseigne notamment à Sciences Po Paris et à l’École des ponts et chaussées.
Le Seuil, collection Anthropocène  

 


LUTTE
International NGOs Call for Release of Prominent Environmental Defender in Vietnam One Year After 5-Year Prison Sentence
Environmental Lawyer Dang Dinh Bach Is One of Several Silenced by the Vietnamese Government After Attempts to Wean the Country Off of Coal and Protect Communities from Public Health Hazards. International NGOs are rallying around prominent environmental lawyer Dang Dinh Bach on the one-year anniversary of his five-year prison sentence in Vietnam with the launch of the standwithbach.org website and the #StandwithBach social media campaign calling for his immediate release. Numerous civil society organizations including Global Witness, Friends of the Earth US, Earthrights International, International Land Coalition, Grassroots Foundation and International Rivers are supporting the campaign and calling on the Vietnamese Government to immediately release Bach. The groups are also demanding that G7 nations providing multi-billion dollar funding for Vietnam’s just energy transition support this call since it will be impossible to successfully implement the transition while environmental and climate leaders such as Bach are in jail.
Bach was imprisoned for "tax evasion" after leading a campaign to reduce Vietnam’s reliance on coal. As the founder of the Law and Policy of Sustainable Development Research Centre, he has dedicated his life to protecting communities from harmful pollution, phasing out plastic waste, and supporting the government’s transition to clean energy. He has engaged in numerous hunger strikes to protest his conviction and Vietnam’s use of ambiguous tax laws to silence environmental and climate leaders. Bach is one of several environmental defenders who have been imprisoned in Vietnam since June 2021 on charges of income tax evasion. Serving nearly two years is internationally-renowned climate expert and Goldman Environmental Prize winner Ms. Nguy Thi Khanh. Khanh worked with provincial governments to reduce the government’s coal expansion plans, raised public awareness of the link between coal plant emissions and Hanoi having some of the worst air pollution in the world, and conducted research and policy engagement to demonstrate the cost-effectiveness of solar solutions in Vietnam. All of this and more paved the way for Vietnam’s commitment to net zero emissions by 2050 and the subsequent $15.5 billion Just Energy Transition Partnership (JETP) recently announced between G7 nations and Vietnam. Such an ambitious undertaking cannot be successfully implemented while people like Khanh, Bach and others are unable to participate in the implementation process.
Stand with Bach

 

CULTURE
Eau et philosophie : L'eau est-elle l'élément favori des philosophes ?
L'univers est composé de quatre éléments, terre, eau, air et feu. Quelle est la place donnée à l'eau par les philosophes dans leurs travaux ? France Culture vient d'y consacrer un 4x58 min. Épisode 1 : Peut-on dompter l'océan ? Épisode 2 : L'eau est-elle un rêve ou un cauchemar ? Épisode 3 : Pourquoi l'eau est-elle un bien commun si difficile à protéger ? Épisode 4 : Pourquoi la métaphore de l'eau est-elle si riche pour la philosophie contemporaine ?
France Culture

 

La première scientifique (et suffragette) à avoir théorisé le changement climatique
En 1859, le physicien irlandais John Tyndall est le premier à découvrir que des molécules de gaz comme le dioxyde de carbone, le méthane et la vapeur d’eau (que l’on appelle aujourd’hui gaz à effet de serre ou GES) bloquent la radiation infrarouge. On le considère comme le premier scientifique à avoir prédit les impacts que provoqueraient sur le climat de petits changements dans la composition atmosphérique. C’est du moins ce que l’on enseigne dans les facultés de sciences du monde entier. Sans rien enlever aux recherches de Tyndall ni à celles, postérieures, du prix Nobel suédois Steven Arrhenius, auquel est attribuée la découverte de l’effet de serre, les chercheurs contemporains négligent le travail d’Eunice Newton Foote (1819-1888). Selon le récit fait par Leila McNeill dans le Smithsonian, cette scientifique réalisa ses expériences en 1856, trois ans avant que Tyndall ne présente ses résultats et quarante avant qu’Arrhenius ne dévoile les siens. Cette étasunienne est la première scientifique à avoir théorisé que même des hausses modérées de la concentration en dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère pourraient engendrer un réchauffement global significatif. Depuis, cette relation entre le CO2 et le climat s’est convertie en l’un des principes clés de la météorologie moderne, de l’effet de serre et de la science climatique.
Manuel Peinado Lorca, Professeur d'université, directeur du Jardin botanique royal de l'Université d'Alcalá (Espagne) – The Conversation

 

DISTINCTION
L'Australie rend hommage au président de l'IWA Tom Mollenkopf
L'Association internationale de l'eau est ravie d'annoncer que son président, Tom Mollenkopf, a été retenu dans la liste des distinctions honorifiques de l'Australia Day 2023 et nommé Officier de l'Ordre d'Australie par son gouvernement. M. Mollenkopf a été reconnu pour son "service distingué aux entreprises, en particulier à travers l'industrie des services essentiels, et à la communauté". Tom Mollenkopf, qui a suivi une formation d'avocat et est titulaire d'un MBA, est une personnalité importante et appréciée dans le secteur de l'eau depuis plus de deux décennies. Avant de devenir président de l'IWA, il a notamment été PDG de l'Australian Water Association et du Peter Cullen Water and Environment Trust, et il a beaucoup travaillé pour WaterAid Australia, tout en étant directeur exécutif adjoint de l'IWA de 2005 à 2007. Il a également été une figure de proue des organisations australiennes de sauvetage en mer. 

 

 

Europe

 

Victoire des écologistes contre les dérogations pour les néonicotinoïdes
La Cour de justice européenne siffle la fin de la partie en jugeant que "les États membres ne peuvent pas déroger aux interdictions expresses de mise sur le marché et d’utilisation de semences traitées à l’aide de produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes". La France doit retirer immédiatement son projet de nouvelle dérogation !
Alors qu’en France le gouvernement voulait à toutes fins accorder une nouvelle dérogation pour les néonicotinoïdes en enrobage de semences de betteraves sucrières la Cour européenne de justice vient de juger le 19 janvier, suite à une action de PAN Europe, que "les États membres ne peuvent pas déroger aux interdictions expresses de mise sur le marché et d’utilisation de semences traitées à l’aide de produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes." Le communiqué de presse de la Cour rappelle que "s’agissant des semences traitées à l’aide de produits phytopharmaceutiques contenant des substances interdites expressément, elle considère que, par cette disposition, le législateur n’a pas entendu permettre aux États membres de déroger à une telle interdiction expresse." "Il s’agit d’une décision formidable que Générations Futures salue et d’une grande victoire pour les écologistes ! Générations Futures demande donc que le gouvernement retire immédiatement sa proposition de nouvelle dérogation pour des semences de betteraves enrobée de néonicotinoïdes pour 2023", déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures et administrateur de PAN Europe ! "Cette décision valide totalement les positions de Générations Futures contre la dérogation depuis plus de deux ans et invalide totalement les positions du gouvernement et de la majorité du conseil de surveillance pour une telle dérogation qui s'avère illégale", conclut-il. 
Générations Futures

 

France
Aucune illusion n’est permise
500 : c'est le nombre de collectivités qui se sont retrouvées cet été en coupure d'eau potable ou risquaient de l'être. Cette situation s’expliquerait selon Jean Launay, président du Comité national de l’eau, par le fait qu’une forte proportion d’entre elles se trouvaient dans une situation hydrologique déficitaire, ou parce que les raccordements à de nouvelles prise d’eau étaient impossibles, ou encore que le réseau n’est pas correctement entretenu. 
Partout en France, le déficit hydrique pèse sur les territoires. Pour 2023, "nous sommes assez pessimistes car le début de la recharge a été très tardif, avec plus d'un mois de retard, les pluies sont très insuffisantes et nous avons eu un étiage sévère sur de nombreux secteurs", souligne Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM. "Si la pluie continue à se faire aussi rare, on arrivera à une situation bien pire que celle qu'on a connue en fin d'été 2022, quand quasiment tous les départements métropolitains connaissaient des restrictions d'eau", renchérit Pierre Pannet, directeur adjoint des actions territoriales du BRGM.
Pascale Meeschaert – L'Eau, l'Industrie, les Nuisances  


La France célèbre ses zones humides pendant un mois 
Du 28 janvier au 28 février, dans toute la France, de nombreuses associations et collectivités, proposent à un large public de (re)découvrir l’importance des zones humides à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides ! Toutes les manifestations sur la plateforme :
J'agis pour la nature

 

Aqua Business Days : La place de l’eau dans l’aménagement du territoire
Organisés par Aqua-Valley au Palais des Congrès de la Grande Motte, dans l’Hérault, les 8 et 9 décembre dernier, les Aqua Business Days ont réuni près de 200 représentants des acteurs institutionnels, collectivités et entreprises de la filière eau, sur le thème de l’eau dans la planification et l’aménagement de la ville et des territoires. L’occasion de réfléchir et d’imaginer des actions locales pour gérer les ressources aquifères au plus près des besoins et des spécificités locales.
Le changement climatique et la pression sur les ressources imposent de développer une gestion de l’eau au niveau territorial pour intégrer les particularités météorologiques et géologiques locales. Ce que Sylvain Boucher, président du pôle Aqua-Valley résume d’une formule : "Il faut que les échelles de réflexion correspondent aux territoires : un territoire, un projet". Pour lui, il faut "passer à la logique d’hydro-quartier, comme nous avons su développer les éco-quartiers, pour intégrer l’exigence de sobriété et d’efficacité dans le cycle de l’eau". Trois idées-clés à mettre urgemment en œuvre : 

  1. Intégrer la problématique de l’eau en amont des projets d’urbanisme : les outils technologiques existent ; encore faut-il réunir les gestionnaires des ressources et les décisionnaires de l’aménagement dès l’amont des phases d’étude des projets afin de changer la manière de planifier les villes, de bâtir des schémas durables et de construire le plan local d’urbanisme en prenant en compte la quantité d’eau et les capacités d’épuration du territoire ;
  2. Penser et développer la réutilisation des ressources : les progrès réalisés dans le traitement des agents pathogènes, l’analyse de l’eau et la traçabilité permettent dorénavant d’envisager de réutiliser l’eau à grande échelle. De nombreuses expérimentations sont menées depuis une quinzaine d’années et attestent de l’efficacité et de la sûreté de ces solutions, d’ores et déjà largement mises en œuvre en Italie et en Espagne. En France, les aérogares 1, 2 et 3 d’Orly économisent 200 000 m3 d’eau par an en récupérant et traitant l’eau de pluie des pistes. À Grenoble, Bouygues a pour sa part imaginé un bâtiment capable de recycler l’eau de pluie et l’eau utilisée par les locataires pour s’en servir ensuite à l’arrosage, au nettoyage ou encore à l’alimentation des chasses d’eau. Avec à la clé une réduction de 60 % de son cycle d’eau. À Montpellier, l’irrigation des vignes avec l’eau de station d’épuration a débuté il y a 12 ans avec un constat étonnant : cette eau est de meilleure qualité pour la vigne que l’eau du ruisseau voisin ! D’autres tests fleurissent un peu partout, comme à la Grande-Motte où l’eau de la station d’épuration sert à l’arrosage du golf durant la période estivale, ou encore à Toulouse où le lavage des voiries et des trams fait appel en partie à des eaux recyclées ;
  3. Impliquer tous les acteurs et la population locale : alors que la phase préparatoire du 12e programme d’intervention des Agences de l’eau (2025-2030) s’apprête à démarrer, les acteurs réunis lors des Aqua Business Days s’entendent sur la nécessité que l’ensemble des décideurs aient une connaissance claire des solutions disponibles et des expérimentations menées avec succès. Il faut aussi que les autorités de contrôle osent délivrer des autorisations d’expérimenter à l’échelle du territoire pour favoriser l’innovation et le changement des pratiques. Car si certaines orientations doivent être décidées au niveau national, des solutions peuvent être développées à l’échelle d’une ville, d’un quartier ou d’un immeuble. En créant, par exemple, des espaces verts, des jardins de pluie ou des fossés végétalisés pour limiter le ruissellement et retenir l’eau. Atteindre ces objectifs suppose une concertation étroite entre les acteurs, gestionnaires de l’eau et pouvoirs publics. Il faut aussi associer la population à la réflexion et obtenir l’adhésion des consommateurs au plan de diminution de la consommation.

La gestion de l’eau est donc l’affaire de tous. Les défis sont considérables, et les solutions existent.
Aqua-Valley

 

État des lieux de la présence de composés perfluorés dans les eaux de surface 
Une présence importante… et probablement très sous-estimée par les méthodes d’analyse employées
Les composés per- et poly-fluoroalkylés, appelés plus communément perfluorés ou PFAS (per and polyfluorinated alkyl substances en anglais) constituent une  famille chimique complexe regroupant près de 4 500 composés distincts. Ces substances sont très persistantes dans l’environnement, ce pourquoi elles sont souvent surnommées "polluants éternels". Des études scientifiques ont associé l’exposition à un certain nombre de PFAS à des effets néfastes graves sur la santé : des cancers, des effets néfastes sur les systèmes reproductif et hormonal (certains sont des perturbateurs endocriniens) ainsi que sur le système immunitaire (y compris une diminution de la réponse immunitaire vaccinale). Une proposition de restriction au niveau européen a été préparée par le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède et sera soumise à l’ECHA le 13 janvier 2023. Quant à la France, elle doit publier un plan d’actions sur les PFAS ce mois de janvier 2023.
Générations Futures a souhaité en savoir plus sur la présence de PFAS dans les eaux superficielles (rivières, lacs, étangs…) en France. Elle a donc demandé à un prestataire d’extraire les données de la base Naïades concernant ces substances pour l’année 2020. Les recherches montrent des résultats très préoccupants. En résumé :

  • 18 PFAS ont été recherchés au moins une fois dans les eaux superficielles françaises en 2020 dans près de 13 000 échantillons (de 6 à 440 échantillons analysés par département) ;
  • Au moins un PFAS a été retrouvé dans près de 4 échantillons sur 10 (36 % des cas). Ce chiffre est supérieur de 11 % par rapport aux résultats d'une étude de l'ANSES de 2011 servant toujours de référence ;
  • Dans 2 départements (Paris et les Hauts-de-Seine), 100 % des échantillons prélevés contiennent au moins 1 PFAS pouvant être quantifié ; 
  • Dans 57 départements, au moins 1 PFAS a été quantifié dans plus de 50 % des analyses effectuées. A contrario, aucun PFAS n’a été quantifié dans les analyses effectuées pour seulement 5 départements ;
  • Le nombre de PFAS retrouvé diffère également selon les départements et varie de 0 à 11 PFAS.

Ces données montrent que la pollution aux PFAS en France est très étendue et concerne presque tout le territoire. Toutefois, l’interprétation de ces résultats est rendue compliquée du fait de grande disparité dans les méthodes d’analyses utilisées dans chaque département et pour chaque PFAS. L’ensemble des 18 PFAS suivis dans ce rapport n’ont pas tous été recherchés dans tous les départements : le nombre de PFAS recherchés varie de 1 à 16 selon les départements. La fréquence des recherches est aussi très variable de 6 à 440 échantillons analysés en 2020. Cela permet à certains PFAS de ne pas être repérés. Par ailleurs, les limites de quantification (LOQ) varient grandement pour un même PFAS : jusqu’à 500 fois plus élevée d’un département à l’autre ! Dans les départements avec des LOQ élevées des PFAS peuvent ainsi être présents mais tout bonnement non quantifiés ! Considérant ces disparités, c’est l’évaluation de la présence de tous les PFAS dans les eaux superficielles qui est faussée, les chiffres fournis sous-estimant leur présence et donnant une impression faussement rassurante pour de nombreux départements et PFAS…
Des avancées sont intervenues depuis 2020 avec notamment l’arrêté du 26 avril 2022 qui prévoit le suivi de 5 PFAS dans les eaux de surface à des LOQ en baisse (à 2 ng/l). Toutefois ces avancées s'avèrent insuffisantes pour fournir une vision claire des PFAS dans notre environnement. Ainsi certains PFAS très problématiques comme le PFNA (cancérogène possible et reprotoxique probable) ne font pas partie de la liste française.
Une proposition de révision de la directive cadre sur l’eau (DCE) prévoit d’inclure un total de 24 substances PFAS dans la liste des substances dites "prioritaires". Dans ce cadre, la valeur sanitaire dans les eaux de surface sera de 4,4 ng/l pour la somme des 24 PFAS identifiés… En réalité, les limites de quantification devront être très basses si l'on souhaite prendre en compte toutes les traces de PFAS ; aujourd’hui, certaines agences de l’eau quantifient certains PFAS à des niveaux de seulement 0,2 ng/l.
Générations Futures demande au gouvernement, qui s'est donc engagé à publier un plan d’action, d’imposer aux agences de l’eau et aux laboratoires accrédités de : rechercher partout sur le territoire, et en particulier dans les zones de captage pour l’eau potable, les 24 PFAS jugés prioritaires par la commission européenne sans attendre la date d’entrée en vigueur de la directive cadre sur l’eau révisée ; utiliser les méthodes d’analyses avec les limites de quantifications les plus basses techniquement possibles pour tous les PFAS, en visant la valeur de 1 ng/l, voire de 0,2 ng/l ; soutenir une proposition d’interdiction de l’ensemble des PFAS dans l’Union européenne ; enfin, peser de tout son poids pour relancer les négociations sur la révision du règlement REACh, nécessaire pour une bonne régulation des PFAS et pour mener à bien la proposition de restriction de tous les PFAS.
Rapport "PFAS dans les eaux superficielles en France" – Générations Futures

 

OUTIL
Cibler efficacement des zones d’action pour la protection des captages d’eau souterraine
En France, 60 % de l’eau distribuée dans les réseaux d’eau potable provient de captages d’eau souterraine. Mais plusieurs milliers de ces captages présentent une dégradation de la qualité de l’eau due aux pollutions diffuses, par exemple en raison de concentrations élevées en nitrates ou en pesticides. Face au constat d’une qualité d’eau souterraine dégradée, les gestionnaires ont besoin d’éléments quantitatifs pour optimiser leurs plans d’actions et estimer leur efficacité. Pour cibler efficacement les zones de l’aire d'alimentation des captages (AAC) où les actions donneront les meilleurs résultats, il faut parvenir à retracer les écoulements d’eau souterraine jusqu’au captage, et donc comprendre, tout autour du captage le lien qui existe entre des apports de surface, induits par les précipitations et les émissions polluantes par exemple et la qualité de l’eau prélevée. C’est précisément l’idée qui réside derrière la méthode développée ces dernières années au CEREMA, avec l’appui du ministère de la Transition écologique et de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée, pour identifier les parcelles les plus contributives d’une AAC. Cette méthode s’appuie sur les données piézométriques (profondeur de la surface de la nappe d'eau souterraine), sur les caractéristiques physiques telles que la perméabilité, la porosité, et la dispersivité des formations géologiques à l’intérieur desquelles circulent les masses d’eau souterraine pour calculer et cartographier sur l’AAC la probabilité que l’eau infiltrée dans le sol finisse par atteindre le captage et les temps de transit caractéristiques de l’eau entre les différents points de l’AAC et le captage. Les informations quantitatives obtenues sont ensuite croisées avec le découpage parcellaire de l’AAC afin de déterminer les contributions individuelles des parcelles et les temps de circulation de l’eau entre les parcelles et le captage. Une hiérarchie des secteurs d’intervention ou de protection peut finalement être dressée à partir de ces indicateurs hydrogéologiques. C’est au niveau des parcelles où la contribution est la plus forte que les actions foncières engagées auront le plus d’effets sur la qualité de l’eau prélevée.
CEREMA

 

Une plateforme collaborative dédiée à la modélisation hydraulique
Aménagements fluviaux et urbains dans le cadre de la GEMAPI, gestion du stress hydrique pour l’alimentation en eau, prévention des inondations, alerte des populations, maintenance des réseaux, etc., la modélisation hydraulique devient aujourd’hui un outil indispensable au service des collectivités, bureaux d’études, et plus largement des gestionnaires du petit et grand cycle de l’eau. Afin de progresser ensemble face à ces nouveaux défis, Geomod, distributeur historique en France de solutions logicielles de gestion de l’eau, lance GeoCommunity : une plateforme collaborative pour les modélisateurs.
GeoCommunity – accès sur demande d'inscription 

 

PUBLICATIONS
Le financement de la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) pour 2030
L'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD) publie un rapport sur le financement de la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) pour 2030.
Les financements actuels sont limités au regard des objectifs poursuivis par la stratégie nationale pour la biodiversité pour 2030. Le niveau actuel comme les besoins nouveaux de financement en faveur de la biodiversité restent très inférieurs au montant des subventions dommageables. Dès lors, la mission fait de la réduction et/ou de la réorientation de certaines dépenses (recentrage des aides au logement, réévaluation des projets de nouvelles routes, revue des niches fiscales portant sur la taxe d’aménagement, réorientation de la PAC) la priorité en matière de politiques de biodiversité. En complément des financements publics, la mission propose de mobiliser certains leviers jouant sur les incitations des acteurs privés en faveur de la préservation et de la restauration de la biodiversité. Partant du constat que la fiscalité environnementale favorable à la biodiversité est limitée et faiblement incitative, la mission recommande de renforcer le principe pollueur-payeur. La mission propose également de répondre aux limites actuelles par un renforcement de l’offre de compensation en expérimentant de nouveaux sites naturels de compensation (SNC) sur le territoire. Enfin, concernant la mobilisation des financements privés, la mission estime que le véritable effet de levier réside dans l’orientation générale des financements vers des activités moins nocives pour la biodiversité ; elle sera facilitée par l’adoption d’un panel d’indicateurs partagés à l’échelle européenne et internationale et d’exigences de reporting extra-financier ambitieuses.
Rapport n° 014389-01 – IGEDD

 

Évaluation du coût du changement climatique pour les filières agricoles et alimentaires
Le changement climatique se traduit de deux manières pour l’agriculture française. D’une part, celle-ci doit participer à l’atténuation du changement climatique par des actions d’économie de production de GES (gaz à effet de serre), source potentielle de nouveaux revenus (méthane…). D’autre part elle doit s’adapter au changement climatique, ce qui génère des coûts. Une mission du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a été chargée d’évaluer ce coût du changement climatique pour les filières agricoles et alimentaires. D’ici à 2050, l’évaluation du coût du changement climatique pour l’agriculture et l’agroalimentaire a été déclinée selon les ordres de grandeur suivants : 1 milliard d’euros par an pour les surcoûts liés à l’eau ; 1 milliard d’euros par an pour les surcoûts liés à l’augmentation des aléas climatiques ; 2 millions d’euros pour le surcoût de mise au point de diagnostics "climat" ; 190 millions d’euros par an pour le conseil ; 600 millions d’euros par an pour renouveler chaque année 10 % du verger français.
Rapport n° 21044 – CGAAER  

 

Irriguer différemment
Avec le réchauffement climatique, la demande en eau pour l’irrigation augmente, y compris dans les pays tempérés, dont les cultures utilisent surtout de l’eau de pluie. Pour économiser l’eau, il existe des solutions pour adapter l’agriculture pluviale, avant de recourir à l’irrigation, qu’il faut optimiser par ailleurs. L'INRAE remet en "une"un dossier réalisé en juin 2022.
INRAE

 

Prévention du risque inondation et résilience territoriale
Le CEREMA Normandie-Centre a organisé le 25 décembre une conférence technique territoriale consacrée à la prévention des inondations dans les politiques d'aménagement. Cette journée technique a permis d’aborder cette question du lien entre gestion des milieux aquatiques, prévention des inondations et aménagement du territoire à travers des interventions sur les méthodes et outils, et des retours d’expérience de démarches locales. Ont notamment été traités : le risque ruissellement, les solutions de prévention fondées sur la nature, les digues et systèmes d'endiguement. 
Les documents sont à disposition – CEREMA

 

La compétence GEMAPI
La compétence Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) est entrée en vigueur pour toutes les intercommunalités en janvier 2018, mais certaines d’entre elles ont devancé l’échéance. Cette série de fiches du CEREMA tire les enseignements et analyse les expériences de collectivités pionnières dans la prise de compétence GEMAPI.
Fiches CEREMA

 

Désimperméabilisation et renaturation des sols
L'artificialisation des sols est aujourd'hui une préoccupation des pouvoirs publics, aussi bien à l'échelon national que local. Des solutions pour désimperméabiliser les sols urbains, les végétaliser, sont mises en œuvre dans les territoires : ces fiches du CEREMA présentent des retours d'expériences à destination des collectivités.
Fiches CEREMA

 

"La gestion de l’eau de demain ne sera pas celle d’hier, ni celle d’aujourd’hui"
Interview d'Éric Sauquet, hydrologue, directeur de recherche, chef de département adjoint "Hydrosystèmes et risques naturels" du département AQUA à l'Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE).
Agence de l'eau Adour-Garonne

 

Mission sur les biotechnologies marines durables
Dans le contexte d’un manque de lisibilité au niveau français des activités des biotechnologies marines et de l’importance exprimée au niveau européen de soutenir ce secteur émergent, une mission confiée au Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), à l’Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD) et à l’Inspection générale des affaires maritimes (IGAM) a été chargée d’examiner les modalités de déploiement en France d’une telle filière.
Rapport

 

REPLAY OneWater
Le replay du webinaire OneWater – Innover pour la gestion durable de l’eau du 20 janvier 2023 est disponible. Pour rappel, OneWater – Eau bien commun est un programme national de recherche et d’innovation co-piloté par le BRGM, le CNRS et l’INRAE. Ce PEPR exploratoire, lancé en mars 2022, est financé par le quatrième programme d’investissements d’avenir (PIA4) du plan France 2030 à hauteur de 53 millions d’euros.
Replay  

 

LUTTES
Pollution plastique : Danone assigné en justice par plusieurs ONG
Client Earth, Surfrider Foundation Europe et Zero Waste France souhaitent voir Danone condamné à préparer une sortie du plastique pour ses emballages qui échouent souvent dans la nature. Les organisations lancent cette procédure sur la base de la loi du 27 mars 2017 sur le devoir de vigilance, qui oblige les grandes entreprises françaises à s’assurer du respect des droits humains fondamentaux et de l’environnement jusque chez leurs fournisseurs du monde entier. Ce "devoir de vigilance" est de plus en plus utilisé par les associations pour attaquer en justice des grands groupes et médiatiser des activités controversées : TotalEnergies pour un projet pétrolier en Ouganda et en Tanzanie ; EDF pour un projet éolien au Mexique ; Suez en 2021 pour sa gestion de l’eau dans une ville au Chili ; BNP Paribas pour son financement de nouveaux projets pétroliers et gaziers… Danone avait d’abord été mis en demeure fin septembre par la coalition d’ONG, en même temps que huit mastodontes de l’agroalimentaire et de la distribution (Auchan, Carrefour, Lactalis…). Finalement, seul le groupe Danone est pour l'instant assigné devant le tribunal judiciaire de Paris, au motif que son "plan de vigilance" ne mentionne pas la pollution plastique alors que le groupe figure parmi les dix plus gros "pollueurs plastiques" au monde, derrière Coca Cola, Pepsico ou Nestlé, selon le mouvement Break Free From Plastic.
Danone rappelle s'être donné comme objectif de concevoir des emballages "100 % recyclables, réutilisables ou compostables" d’ici à 2025. Un argument que réfutent les ONG, qui reprochent au groupe de miser sur le recyclage de ses emballages plutôt que de traiter le problème à la source.

Pétition
Bientôt 38 000 signatures contre les bouteilles plastiques
Alors que l'ONG Agir pour l’Environnement a rendu public l'été dernier un rapport d’analyse sur la présence de microplastiques dans les eaux embouteillées les plus vendues en France, un internaute a lancé une pétition en passe de retenir 38 000 signatures.
Rapport Eau embouteillée, Nous buvons du plastique – Agir pour l'Environnement, juillet 2022
Pétition Stop aux bouteilles en plastique

 

Carafe d’or ou broc de plomb
Lors de son université d’été, le 1er septembre 2022, le MNLE Réseau Humanité et Nature a remis une carafe d’or aux représentants de l’association Bassines Non Merci ! en reconnaissance des luttes en faveur de la qualité du milieu et en particulier d’une bonne gestion de l’eau, source de vie, bien commun de l’humanité.
Pour la carafe d'or 2023, il vous est proposé de choisir entre les  5 nominés suivants : 1. La nouvelle régie publique de l’eau Est Ensemble, dont Jean-Claude Oliva est président, créée en novembre 2022 sera opérationnelle le 1er janvier 2024 ; 2. Le préfet de Charente-Maritime qui a autorisé dès 2019 l’irrigation du golf de Royan avec les eaux de la station d’épuration de la ville ; 3. Le collectif Ubaye-Haut Verdon qui refuse les projets d’aménagements des stations de ski de La Foux d’Allos, du Seignus et de Pra Loup tout en faisant des propositions pour un aménagement durable ; 4. La commune de Martigues pour sa régie municipale de l’eau et de l’assainissement qui fête ses 63 ans en démontrant que l’on peut être compétitif face aux "marchands d’eau" tout en gérant dans le sens de l’intérêt général ; 5. David Blanchon, géographe, pour son ouvrage Géopolitique de l’eau qui détaille les grands défis pour la gestion de l’eau au XXIe siècle et propose une autre culture de l’eau.
Le MNLE réseau Humanité et Nature attribue aussi un broc de plomb à une personnalité ou une entreprise dont les actions portent préjudice et atteintes à l'environnement. Pour le broc de plomb 2023, il vous est proposé de voter pour un des 5 nominés suivants : 1. Charles Ange Ginésy, président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, qui a déclaré à la presse ne pas être informé de l’existence du Comité de l’eau et de la biodiversité (CODEB) présidé par sa vice-présidente Anne Sattonnet et qui ne s’est réuni qu’une seule fois depuis sa création le 22 janvier 2015, le jour de sa création, même si depuis lors trois inondations meurtrières ont ravagé le département et les sécheresses sont de plus en plus fréquentes ; 2. Nestlé qui pille les réserves d’eau de la planète pour le seul profit de ses actionnaires ; 3. Total Énergie, "grand pollueur" des eaux souterraines de la Patagonie en raison de l’exploitation du gaz de schiste par extraction hydraulique ; 3. Le maire du village de Rogliano en Corse qui a installé une usine de dessalement de l’eau pour répondre à l’affluence touristique ; 5. L’usine à cochons de Landuvez en Bretagne (12 000 bêtes) qui va encore plus polluer les eaux de cette région avec toujours plus d’algues nocives.
Voter

 

HISTOIRE
En immersion S2-E1
Découvrir la Bièvre, rivière urbaine d’Île-de-France
Sortie de terre après y avoir été enfouie au début du XXe siècle, la Bièvre finit sa course dans la Seine, à deux pas de du Jardin des Plantes. Cet épisode est raconté par Hervé Cardinal, directeur des services techniques du Syndicat intercommunal pour l’assainissement de la Vallée de la Bièvre (SIAVB) dans l’Essonne.
Podcast En immersion
Dossier APUR – Propositions pour une renaissance de la Bièvre dans Paris
Sur H2O – Recomposer la Bièvre

 

Maîtriser l’eau dans les activités minières vosgiennes de la Renaissance au XVIIIe siècle
Les capacités locales d’approvisionnement en eau ont souvent conditionné la naissance et le développement des industries minières et métallurgiques. Les recherches historiques et archéologiques conduites sur les sites miniers anciens de la Haute-Vallée de la Moselle, dans le massif des Vosges, permettent d’appréhender de manière satisfaisante une grande partie des méthodes utilisées par les mineurs pour maîtriser et utiliser l’eau, du XVIe au XVIIIe siècles. En effet, la bonne conservation des vestiges a permis une étude approfondie des structures et des machines liées à l’utilisation de l’eau par les mineurs.
L'Eau, l'Industrie, les Nuisances

 

LOIRE-BRETAGNE
Allier et Loire 2023 : Anticiper l'éventuelle pénurie
Naussac et Villerest, les deux barrages structurants pour améliorer la capacité à faire face aux pénuries d’eau sur les deux axes Allier et Loire ont eu un rôle majeur en 2022. Délivrant plus de 170 millions de mètres cubes, leur gestion a permis d’atténuer les conséquences de la sécheresse exceptionnelle tout en limitant les restrictions pour les usagers. À l’échelle des 2 axes Allier et Loire, ce sont plus de 2,8 millions d’habitants qui bénéficient de prélèvements dans les deux cours d’eau et leurs nappes d’accompagnement pour l’alimentation en eau potable. Comment se reconstituent les réserves d’eau ? Quelles solutions pour préparer l’étiage dans les prochains mois ? L'Établissement public Loire publie un communiqué sur le sujet.
Communiqué  

 

Concours Il y a de la vie dans l'eau !
Le concours d'affiches et vidéos "Il y a de la vie dans l'eau ! Aujourd'hui et demain" invite les élèves à mener une réflexion sur les enjeux de l’eau, et à réaliser une affiche ou une vidéo qui illustrera les effets (sécheresse, inondations) du changement climatique sur l'eau et les milieux aquatiques (rivières, marais, tourbières, étangs, estuaires, ou le littoral) et les solutions possibles pour les préserver. Envoyez vos projets d’affiches ou vidéos jusqu'au 17 décembre 2022, ils participeront à la célébration de la Journée mondiale de l'eau du 22 mars 2023. Le concours ouvert de la maternelle au lycée dans le bassin Loire-Bretagne.
Tous les détails

 

SEINE-NORMANDIE
État des milieux aquatiques et des eaux souterraines sur le bassin
À mi-chemin entre l’état des lieux 2019, sur lequel repose le SDAGE 2022-2027, et le futur état des lieux 2025, l’Agence de l’eau Seine-Normandie, avec ses partenaires des services de l’État, a évalué la qualité de l’ensemble des milieux aquatiques du bassin. L'exercice a été réalisé selon les règles d’évaluation de la directive cadre sur l’eau.
Accès au document

 

Outil Géo-Seine-Normandie
Conçu par l'Agence de l'eau Seine-Normandie, l'outil apporte la connaissance des enjeux de la gestion de l'eau sur chacun des territoires du bassin et donne accès aux données de la surveillance de la qualité des rivières et des eaux souterraines.
Géo-Seine-Normandie

 

Hausses des tarifs du SIAAP : Les associations vent debout
27 % de hausse au 1er janvier 2023 pour les habitants de la grande couronne d’Île-de-France et 23 % en deux ans pour ceux de la petite couronne qui paient aussi une redevance 50 % plus chère. L’association Eau publique Orge Essonne et la Coordination Eau Île-de-France dénoncent un racket.
Les usagers des services d’eau potable de la grande couronne d’Île-de-France ont eu la vilaine surprise de voir le montant de la part assainissement-épuration de leur facture d’eau augmenter de 20 centimes au mètre cubes, soit +27 % par rapport à 2022. Cette hausse exorbitante ne constitue en rien un rattrapage, dénonce les associations puisqu’elle suit une hausse déjà élevée entre 2021 et 2022, de 6 %, ce qui porte la hausse sur ces deux ans à près de 35 %. Il ne s’agit pas d’un rééquilibrage entre grande et petite couronne, les usagers de cette dernière, qui ont une redevance 50 % plus chère, subissent quant à eux une hausse de +23 % sur 2 ans.
Coordination Eau IDF

 

Neuf villes ont rejoint la nouvelle régie publique d’Est Ensemble
Alors qu’une incertitude subsistait concernant Bobigny et Noisy-le-Sec, c’est finalement l’eau de toute l’intercommunalité de Seine-Saint-Denis qui sera gérée par la nouvelle régie publique.
Ils seront finalement tous dans le même bateau. La régie publique de l’eau et de l’assainissement de l’intercommunalité Est Ensemble, en Seine-Saint-Denis, est officiellement opérationnelle depuis le 1er janvier. Et, chose qui était encore incertaine il y a quelques semaines, l’ensemble des neuf villes du territoire en seront bien adhérentes. En effet, et alors que l’intercommunalité avait acté son retrait du puissant Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) début 2022, optant pour une gestion en propre, deux de ses villes étaient encore adhérentes du syndicat francilien au mois de décembre. Quelques jours avant le Nouvel an, et après une procédure longue et exceptionnelle, un arrêté préfectoral a toutefois acté la sortie de Noisy-le-Sec et de Bobigny du SEDIF, le 19 décembre. "C’est un soulagement puisque ces deux communes isolent géographiquement Bondy, une autre ville du territoire", explique Jean-Claude Oliva, vice-président d’Est Ensemble chargé de l’eau et de l’assainissement et président de la nouvelle régie publique. "Si ces deux villes ne nous avaient pas rejoints, nous aurions dû raccorder Bondy en les contournant, et en faisant passer des réseaux en dehors de notre territoire. Et nous n’aurions pas pu fusionner la régie d’eau et le service assainissement, dont bénéficiaient déjà ces deux villes. Or cela permet des économies d’échelle sur les fonctions support", détaille-t-il. Pour l’heure, les usagers ne verront aucun changement radical. En effet, le VEDIF, filiale de Veolia, avait signé avec le SEDIF un contrat de délégation de service public pour la gestion de l’eau potable d’Est Ensemble jusqu’à fin 2023. Ce contrat a été transféré à la nouvelle régie, qui devra donc attendre encore un an pour être pleinement compétente. Ce n’est donc qu’en 2024 qu’elle pourra débuter les 50 millions d’euros de travaux, partagés avec le SEDIF et étalés sur 30 ans, nécessaires à la déconnexion physique du réseau. Le SEDIF et Eau de Paris deviendront alors les deux fournisseurs d’eau de la régie.
L’article des Échos avec les précisions de la Coordination Eau IDF

 

Saint-Denis rouvre des douches publiques
D’ici au mois de mars, les douches publiques rouvriront à Saint-Denis, à l’attention des personnes sans abri, mais aussi des mal logées. Une mesure demandée de longue date par les associations. Décidée au conseil municipal de la Ville du 15 décembre, la réouverture de douches publiques et sans condition d’accès devrait se concrétiser d’ici au mois de mars. L’objectif est d’offrir un accès à l’hygiène à des personnes sans abri, mais aussi à des habitants mal logés. Selon une étude de 2019 de l’INSEE, plus de 3 900 logements de la ville n’ont ni douche ni salles de bains. Dès janvier, une halte de nuit devrait aussi ouvrir sur le même site. "Pour nous c’est l’aboutissement de deux ans de combat. Accéder à une douche constitue un droit humain fondamental indispensable au quotidien", se félicite Samuel Bargas, co-président de la Ligue des droits de l’homme (LDH) de Saint-Denis Plaine Commune.
Dix-sept ans après la fermeture des bains-douches de la rue Saint-Just, c’est dans ce même quartier de La Plaine, que la mairie de Saint-Denis est en train d’aménager 12 cabines de douche publiques.
94citoyens.com

 

RHIN-MEUSE
Les Trophées de l'eau
L’Agence de l’eau Rhin-Meuse lance la nouvelle édition des Trophées de l’eau pour mettre en lumière les acteurs des territoires dans leur pluralité et valoriser leurs réalisations ou démarches au service de la protection durable des ressources en eau, des milieux aquatiques sous climat changeant.
Dépôt des candidatures – 30 avril 2023 

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
L'état des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse 2022
Accéder au document

 

APPEL À PROJETS
5ème AMI Évaluation de l’efficacité des mesures de gestion Natura 2000
L’Office français de la biodiversité (OFB) lance un appel à manifestations d’intérêt (AMI) finançant ou cofinançant des suivis standardisés pour évaluer l’efficacité de mesures de gestion mises en œuvre au sein du réseau Natura 2000. Il fait suite à quatre AMI précédemment lancés. Pour ce 5ème AMI, les projets devront concerner l’une ou l’autre de ces deux mesures : la gestion d’espèce végétale exotique envahissante (suivis envisagés de 2023 à 2027 avec mise en place de la gestion en ou à partir d’automne 2023/hiver 2024 idéalement) ; la restauration de milieux tourbeux (suivis envisagés de 2023 à 2027 avec mise en place de la gestion en ou à partir d’automne 2023/hiver 2024 ou automne 2024/hiver 2025).
Dépôt des dossiers – 16 janvier 2023

Atlas de la biodiversité communale
Chaque année, l’Office français de la biodiversité (OFB) propose aux collectivités de leur apporter un soutien afin de réaliser un Atlas de la biodiversité communale (ABC). Cet atlas leur permet d’identifier les enjeux de biodiversité sur leur territoire et de préparer un plan d’action pour mieux préserver ce patrimoine. Cette année, l’OFB réaffirme son soutien aux ABC en lançant le 8ème appel à projets, mobilisant une enveloppe de 3 millions d’euros. 
Dépôt des dossiers – 22 mars 2023

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Loire-Bretagne
Biodiversité marine
Cet appel à initiatives a pour objectif de faire émerger des actions concrètes pour préserver ou restaurer la biodiversité en rétablissant les fonctionnalités naturelles des écosystèmes littoraux, tout en favorisant l’émergence d’aménagements résilients de la bande côtière, de type solutions fondées sur la nature, face aux effets de plus en plus marqués du changement climatique.
Dépôt des dossiers – 01 avril 2023 

 

Rhin-Meuse
Spécial Bailleurs sociaux
Projets d’aménagements urbains, place à l’eau et à la nature !
L’Agence de l’eau Rhin-Meuse lance la 2ème édition de son appel à projets en direction des bailleurs sociaux. Les bailleurs sociaux sont les propriétaires d’un patrimoine bâti mais également souvent de l’ensemble des infrastructures associées (voiries, réseaux, espaces verts…), qui représentent des surfaces conséquentes de l’espace urbain. Ils sont donc un acteur-clé de la ville perméable et durable. Leurs opérations courantes ou plus structurantes constituent des opportunités pour une autre gestion de l’eau (infiltration dans les espaces verts ou surfaces perméables…) mais aussi pour la préservation voire l’amélioration de la biodiversité, offrant ainsi un meilleur cadre de vie. L’Agence de l’eau entend ainsi accompagner et accélérer la transition écologique et le développement durable des espaces urbanisés en limitant l’artificialisation des sols, les îlots de chaleur, l’érosion de la biodiversité et l’étalement urbain. L’agence de l’eau consacrera ainsi une enveloppe de 3 millions d’euros. Les projets ciblés sont : les études (missions d’appui technique, missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage…) ; les travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales…) ; les actions de sensibilisation et de communication.
Session 1 – 31 janvier 2023
Session 2 – 30 juin 2023
Dépôt des dossiers    

 

Rhône-Méditerranée Corse
Eau & biodiversité 2023

Dans le cadre de son 11ème programme d’intervention, l'Agence de l'eau lance des appels à projets annuels sur la thématique de la biodiversité. Les projets soutenus englobent : la restauration du fonctionnement global des milieux au sein de la trame turquoise par des travaux de restauration des habitats secs et humides ; la restauration des habitats de la trame bleue pour des espèces cibles (hors champ des aides classiques). Ces espèces de faune et de flore sont à définir localement en fonction des enjeux et des menaces ; la restauration des continuités écologiques favorisant la circulation des espèces-cibles au cours de leur cycle de vie (création / restauration d’un réseau de mares dans le cadre d’une stratégie globale, plantations de haies dans le cadre d’une stratégie globale…) ; les opérations "Marathon de la biodiversité" visant à recréer des infrastructures agro-écologiques (haies, mares…) ; les études opérationnelles de caractérisation de la "trame turquoise" préalables aux actions à mener à cette échelle ; les études opérationnelles, préalables aux actions, visant la restauration de la biodiversité aquatique et humide de la trame bleue et de la trame turquoise.
Dépôt des dossiers – 30 avril 2023

Eau et participation citoyenne 2022-2023
Dans le contexte actuel de changement climatique, la demande sociale d’agir au plus vite est en augmentation constante. Les démarches participatives associant les citoyens peuvent être une réponse, notamment sur les enjeux de l'eau. L'appel à projets s'adresse aux collectivités des bassins Rhône-Méditerranée et Corse, compétentes en matière d’eau, d’environnement, d’urbanisme et/ou d’aménagement du territoire. Les projets financés seront prioritairement des actions et expérimentations par le grand public, préfigurant un passage à l'action à une plus grande échelle, sur un ou plusieurs des enjeux de l'eau sur le territoire ; mais aussi des débats d'idées autour des enjeux de l'eau (avec experts, contributions individuelles ou collectives, acteurs du territoire, etc.).
Dépôt des dossiers – 01 mars 2023

 

Adour-Garonne
Accélérer la restauration des zones humides en Nouvelle-Aquitaine

La région Nouvelle Aquitaine lance un appel à projets pour la restauration des zones humide , avec le soutien de l'agence de l'eau. À travers cet appel à projets, il s'agit d'"encourager, massifier et amplifier l’engagement des acteurs régionaux publics ou privés, dans la réalisation de travaux innovants et ambitieux d’aménagement et de restauration des fonctionnalités hydrologiques des zones humides. Il s’agira en particulier d’encourager la montée en puissance d’actions de préservation et de restauration de la fonctionnalité des zones humides portées par ou en partenariat avec les collectivités locales à l’échelle des bassins versants en réponse aux objectifs de la compétence GEMAPI à savoir : concilier les liens entre la gestion de l’eau et la prévention des inondations, l’aménagement du territoire et l’urbanisme." Différents types d’actions pourront être soutenus : les projets de restauration des fonctionnalités hydrologiques des zones humides ; les projets de restauration des fonctionnalités des tourbières ; les projets de création ou restauration des multifonctionnalités urbaines ou péri-urbaines des zones humides. Les projets retenus serviront également d’exemples pour promouvoir les solutions fondées sur la nature à l’échelle régionale.
Dépôt des dossiers – 01 décembre 2023

Protéines végétales, innover pour structurer une filière d’avenir en Occitanie
L’Agence de développement économique de la région Occitanie (AD'OCC) et Agri Sud-Ouest Innovation lancent un appel à manifestation d’intérêt : Innovation pour la Transformation et la Valorisation des protéines végétales. Cet appel a pour objectif de susciter, identifier et accompagner des projets d’innovation répondant : à une problématique liée à une valorisation et/ou une transformation innovante et durable des protéines végétales et de leurs co-produits ; à un enjeu de développement de chaînes de valeur territoriales performantes autour des protéines végétales et de leurs co-produits. Il est lancé en partenariat avec les agences de l’eau, la Chambre régionale d’agriculture d'Occitanie, la Coopération Agricole, l’AREA Occitanie et FILEG. La structuration d’une nouvelle filière devrait faciliter la transition agricole dans la région et contribuer à son autonomie et à sa transition alimentaire. 
Dépôt des dossiers – 31 mars 2023

 

 

Afrique

 

Maroc
Projet de loi relatif aux sociétés régionales multiservices 
L'ONEE conservera ses missions dans la perspective de la transition vers la gestion déléguée via les sociétés régionales multiservices.
Le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a affirmé que l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) conservera ses missions "primordiales" dans la perspective de la transition vers la gestion déléguée via les sociétés régionales multiservices. Répondant à une question au sujet de la situation de l'ONEE après l'adoption du projet de loi relatif aux sociétés régionales multiservices, lors d'un point de presse à l'issue du conseil du gouvernement, M. Baitas a indiqué que l'Office va conserver ses missions primordiales durant cette étape de transition, afin de promouvoir la gouvernance et d'accompagner la régionalisation avancée et la déconcentration. Dans ce sens, le ministre a précisé que la nouvelle approche de gestion déléguée vise à répondre à un ensemble de contraintes auxquelles fait face le secteur de la distribution de l'eau potable, de l'électricité et de l'assainissement liquide, qui empêchent de satisfaire efficacement les demandes croissantes sur ces services de base et de valoriser les potentialités pour les utiliser de manière optimale. Ledit projet de loi vise à mettre en place un dispositif de gestion adéquat sous forme de sociétés régionales multiservices qui constituent un cadre institutionnel de mutualisation des efforts de toutes les parties prenantes en vue de tirer vers le haut le niveau de gestion de ces services vitaux.
Maghreb Arabe Presse (Rabat) – AllAfrica

 

Algérie
Hausse des capacités de mobilisation des barrages

Les capacités de mobilisation des barrages du pays seront portées à près de 9 milliards de m3 cubes d'eau en 2024, selon les prévisions de l'Agence nationale des ressources hydrauliques (ANRH), communiquées par le responsable de cette dernière. "Les capacités de mobilisation d'eau des 80 barrages du pays passeront de 8,3 milliards de mètres cubes actuellement, à près de 9 milliards de mètres cubes en 2024, grâce à la mise en service de cinq nouveaux barrages", a indiqué le directeur général de l'Agence nationale des ressources hydrauliques, Mehdi Akkad, dans une déclaration à l'APS, en marge d'une journée d'étude sur "La sécurité hydrique en Algérie" organisée à l'École nationale supérieure d'hydraulique (ENSH) de Soumaâ (Blida). Selon les prévisions du même responsable, "la hausse des capacités de mobilisation des barrages du pays, destinés à la couverture des besoins nationaux en eau potable et de développement économique, va se poursuivre pour atteindre 12 milliards de mètres cubes en 2030." 
Pour remédier au stress hydrique, le secteur fonde aussi beaucoup d'espoir sur les stations de dessalement d'eau de mer, actuellement au nombre de 11 à travers le pays, dans l'attente de leur renforcement par d'autres, à l'avenir, dont la station de Corso (Boumerdes) attendue à la mise en service à la fin 2023, "en vue de la couverture de 60 % des besoins de la population en eau potable à l'horizon 2030", selon les explications de M. Akkad.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Tunisie
KfW mobilise 315 millions d'euros

Des accords de financement de 315 millions d'euros, dont plus de la moitié sous forme de dons, ont été signés entre la Banque allemande de développement, KfW, et les représentants du gouvernement tunisien. "Ces signatures viennent dans un moment où la Tunisie traverse une longue période difficile de sécheresse et se retrouve affrontée à un vrai stress hydrique. Les projets signés aujourd'hui reflètent les solutions diverses pour l'adaptation au changement climatique, notamment la protection des ressources en eau encore disponibles, la mobilisation des ressources non conventionnelles, comme les eaux usées et le captage et la conservation des eaux à l'aide des barrages pour un transfert des ressources en eau vers le centre du pays pour servir davantage la population privée en eau", a déclaré Beate Richter, directrice résidente du Bureau de la KfW en Tunisie. Ces programmes s'ajoutent à la longue liste des projets dans différents secteurs inscrits dans le cadre de la coopération financière entre la République tunisienne et la République fédérale d'Allemagne. Le portefeuille actuel en cours d'implémentation s'élève à environ 1,6 milliard d'euros.
Sur les 315 millions d’euros signés, 265 millions d'euros reviendront au ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, 20 millions d'euros à l'ONAS et 29,8 millions d'euros à la Société tunisienne d'électricité et du gaz (STEG).
La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Surexploitation des ressources : Qui sont les gaspilleurs ?
Les chiffres publiés sont alarmants. Les barrages sont presque à sec. La consommation est à son plus haut niveau. Le gaspillage, le vol, les forages clandestins de puits, l'explosion du nombre d'exploitants de sociétés d'embouteillage de l'eau, les fuites dues à la vétusté du réseau d'adduction et de distribution et son manque d'entretien sont autant de facteurs qui contribuent à aggraver la situation. Selon la SONEDE (Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux), le volume d'eau distribué a atteint 679,9 millions de mètres cubes fin 2021 pour plus de 3 millions d'abonnés. C'est le Sud qui se place en premier avec près de 200 millions de mètres cubes, suivi par le Grand Tunis avec plus de 187 millions de mètres cubes, le Centre avec près de 135 millions de mètres cubes et le Nord (qui contient les plus grandes réserves) avec, seulement, 128 mètres cubes. Le Tunisien consommerait tous usages confondus 123 litres/jour. Le secteur agricole accapare environ 80 % des ressources ; c'est lui qui va pâtir le plus et de façon directe des pénuries. Le taux de fuites dans les réseaux s’élève à 40 % (montant incluant les fuites elles-mêmes, mais aussi les accidents et les raccordements clandestins). À côté de tout cela viennent désormais s’ajouter les prélèvements de l’industrie de l'eau embouteillée, un secteur en pleine croissance.  Doutant de plus en plus de la qualité de l’eau au robinet, le Tunisien s’est tourné vers l'eau en bouteille à partir des années 1990.
D'autres gaspillages doivent être mentionnés : dans les établissements publics, les administrations, les établissements scolaires et… les mosquées où les fidèles, oubliant les préceptes coraniques contre le gaspillage, déversent de grandes quantités d'eau pour leurs ablutions, alors qu’ils pourraient les pratiquer chez eux avant d'aller vers le lieu de prière.
Amor Chraiet, La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Crise de l'eau : Le dessalement, une voie d'avenir
Pour faire face à l'inadéquation entre les besoins croissants et à l'insuffisance des ressources locales conventionnelles en eaux souterraines, qui constituent la principale ressource renouvelable au Sud Tunisien, la SONEDE a dû faire recours progressivement au dessalement de l'eau saumâtre souterraine, puis au dessalement de l'eau de mer. La société exploite actuellement la station de dessalement de l’eau de mer de Djerba, dont le potentiel est de 50 000 m3/j, et 15 stations de dessalement des eaux saumâtres, dont la capacité totale est de 115 600 m3/j. De ce fait, le potentiel actuel total est de 165 600 m3/j, soit un potentiel annuel d’eaux dessalées de 58,6 millions de mètres cubes. D'autre part, le secteur de l'industrie du phosphate exploite une la station de dessalement de l’eau de mer et une station de dessalement des eaux saumâtres d'une capacité totale de 8 millions mètres cubes par an.
Les projets de la SONEDE pourraient porter ses capacité de 58,6 millions de m3/an en 2020  à 145 millions de m3/an en 2025. Si l'eau dessalée représente en Tunisie une ressource non conventionnelle fiable pour augmenter l'offre en eau douce sur le long terme, le dessalement des eaux saumâtres, nettement moins cher que celui de l'eau de mer, se heurtera à l'indisponibilité des ressources, ces dernières provenant de nappes déjà surexploitées.
Najoua Hizaoui, La Presse (Tunis) – AllAfrica  

L'eau dessalée, un enjeu stratégique
Najoua Hizaoui, La Presse (Tunis) – AllAfrica
Selon Hamza El Fil, chef du Laboratoire Dessalement et Valorisation des eaux naturelles au Centre de recherches et des technologies des eaux (Technopole de Borj-Cédria) le taux d'eau dessalée passera à 35 % vers 2030.
Son interview par Sabrine Ahmed, La Presse (Tunis) – AllAfrica
Selon Mohammed Salah Glaied, ingénieur à partir de 2025, la situation deviendra difficile et critique.
Son interview par Najoua Hizaoui, La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Crise de l'eau : L'UTAP appelle à décréter l'état d'urgence
Le bureau exécutif de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (UTAP), estime que l'exacerbation des changements climatiques impose de décréter l'état d'urgence hydrique, afin de faire face au déficit pluviométrique et à la détérioration des réserves en eau dans les barrages. Le bureau fait porter la responsabilité de la crise aigüe que traverse l'agriculture nationale, au ministère de l'agriculture, considérant que la politique du laisser-aller et le nivellement par le bas pratiqués par ce département, menacent sérieusement, la sécurité alimentaire nationale et entravent toute initiative de réforme. Mettant en garde contre la gravité de la situation de la filière de l'élevage et du lait en raison de l'accumulation des pertes subies par les éleveurs, dont plusieurs ont été contraints d'abandonner leur activité, l'UTAP a appelé les autorités à annoncer une augmentation immédiate du prix du lait à la production et à subventionner les principaux intrants dans l'alimentation du bétail importés dont les prix ont flambé à l'échelle internationale. L'Union agricole a par ailleurs, considéré que le manque enregistré dans les fourrages subventionnés dont les quantités ne dépassent pas, au meilleur des cas, 40 % des besoins des régions, constitue un danger supplémentaire guettant la filière de l'élevage qui compte 80 % des petits agriculteurs.
La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Sénégal
Tarissement des mares, pression sur les forages
Les mares jouent un rôle important dans la disponibilité de l'eau. Quand elles sont remplies, les transhumants s'y installent. La disponibilité de l'eau permet aux éleveurs de faire des économies. et les populations ne recourent au forage que pour leurs besoins personnels. Mais pendant la saison sèche avec l'arrivée massive des troupeaux de bétail viennent les fuites sur le réseau dont les canalisations sont détériorées. Dès mars, la surexploitation des forages entraîne des pannes et, dès novembre, les mares ont quasiment disparu. L'offre de forages doit être revue et adaptée à la conduite pastorale. Dans certains ranchs les animaux n'ont accès à l’eau qu’un jour sur deux.
F. Ndiaye, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica  

 

Madagascar
Miracle dans le Sud

Des pluies diluviennes se sont abattues dans la région la plus aride du pays. Dans certaines régions, il n'était pas tombé une seule goutte de pluie depuis trois ans. Même si la population est bien consciente que cette embellie n'est que provisoire, elle se réjouit. Pourtant, faute de barrage ou de retenue, en quelques jours toute l'eau s’est tarie, ingurgitée par le sol assoiffé par plusieurs années de sécheresse, ou déversée dans le canal de Mozambique ou dans l'océan Indien.  Aucun régime n'y a pensé alors que plusieurs grands fleuves pourraient alimenter de tels ouvrages. L’option serait même plus réaliste que la construction de pipe-line qui tarde à se concrétiser après plusieurs tentatives.
Sylvain Ranjalahy, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica  

 

Assainissement et hygiène : Une politique et stratégie nationale inefficiente
Le ministère en charge de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène serait actuellement en phase d'élaborer une nouvelle politique nationale d'assainissement. De nombreux défis restent à relever quant à l'assainissement à Madagascar. C'est ce que révèle et relève l'évaluation de la politique et stratégie nationale d'assainissement menée par la Cour des comptes dans son rapport public communiqué récemment. Selon ladite évaluation, "une meilleure expression de la volonté politique est à encourager" pour une meilleure efficience de la politique nationale. Cela devrait permettre "de dégager une vision nationale partagée par tous et qui résultera des besoins réels de la population, de garantir la mise en cohérence des actions disparates initiées par chaque intervenant". En effet, l'analyse de la politique et stratégie nationale d'assainissement (2008-2015) démontre une multiplicité des acteurs nationaux, ainsi qu'un foisonnement d'institutions œuvrant dans le domaine dont la conséquence est la fragmentation et le chevauchement des activités et une dispersion des efforts. L'évaluation démontre également que la politique et stratégie nationale d'assainissement n'a pas été effective et que sa réalisation était compromise dès le départ. "Les actions prévues n'ont pas été accompagnées de quantification technique ou d'indicateurs objectivement vérifiables. La traduction financière était absente. Les effets et les impacts n'étaient pas explicités clairement."
José Belalahy, Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica

 

Maurice
Sècheresse : La CWA sous pression

La Central Water Authority (CWA) ne sait plus à quel saint se vouer. Les pluies estivales se font désespérément attendre et les réservoirs s'assèchent à vue d'œil. Début janvier, le taux de remplissage était de 35 % en moyenne ; une situation critique, obligeant la CWA à revoir ses horaires de distribution. Ce qui n’a pas manqué de provoquer la colère des abonnés qui dénoncent également les fuites occasionnées par des tuyaux cassés. Les camions-citernes sont bien entendu très sollicités mais en raison de la forte demande à travers le pays, les habitants de certaines régions restent sur leur soif.
L'Express (Port Louis), Florian Lepoigneur – AllAfrica  

 

L'eau ou le scandale infini…
Comme une fatalité qui s'abat sur nous année après année ! Le paradoxe (familier) veut qu'au moment même où la période de sècheresse s'envenime, l’île vit aussi à l'heure des grosses pluies, provoquant ici et là des inondations isolées. Et pourtant, malgré cette pluviométrie relativement encourageante, malgré l'arrivée de ces pluies réclamées il y a quelques jours au travers de séances de prières, c'est le pessimisme qui l'emporte ! Parce que la majorité des réactions vont dans le même sens : une majeure partie de l'eau de pluie ira à la mer, les tuyaux défectueux empêchent un meilleur captage, le bétonnage sauvage fait obstruction à une bonne répartition de la distribution d'eau. La précieuse denrée précieuse restera rationnée, obligeant des familles à se lever dès 4 heures du matin pour s'acquitter de leurs tâches avant la coupure quotidienne ! Que ce soit le projet de dessalement – à chaque crise ressorti des cartons – ou la nécessaire augmentation des capacités de stockage, combien de propositions n'ont pas été énoncées, combien d'engagements n'ont pas été pris… Habituée à tant d'effets d'annonces et de faussetés, la population, impuissante, est comme résignée devant cette nouvelle sévère période de sècheresse. Année après année, c'est comme une fatalité qui s'abat sur elle !
Michaëlla Seblin, L'Express (Port Louis) – AllAfrica  


 

Asie

 

Chine
L'Initiative Shan-Shui pour la restauration des écosystèmes 
Lors de la COP15 sur la biodiversité l'Initiative Shan-Shui, mise en place par le gouvernement chinois et visant à protéger et à restaurer de façon intégrée les montagnes, les rivières, les forêts, les terres agricoles, les lacs, les prairies et les déserts, a été reconnue par les Nations unies comme l'un des dix premiers projets-phares mondiaux de restauration écologique. Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), l'Initiative Shan Shui (Montagnes et Rivières) est emblématique des efforts du pays pour mettre en pratique le concept de communautés de vie. Cette approche systémique a été initiée à partir de 2016 à l’échelle régionale ou des bassins versants. Depuis lors, 44 projets ont été mis en œuvre, des projets prioritaires situés au sein de "zones-barrières" – la barrière écologique au plateau Qinghai-Tibet, la zone écologique du fleuve Jaune, la zone écologique du fleuve Yangtsé, la ceinture forestière du nord-est du pays, la ceinture anti-désertification du nord, la ceinture collinaire du sud et la ceinture côtière – et totalisant une multitude d'écosystèmes. En 2020, plusieurs organismes gouvernementaux ont conjointement publié des lignes directrices se fondant sur cinq principes en matière de restauration dont la restauration naturelle comme moyen principal et la restauration artificielle comme moyen complémentaire. Aujourd'hui, le pays a d’ores et déjà protégé et restauré les écosystèmes vitaux sur plus de 3,5 millions d'hectares. Son ambition est d'en restaurer 10 millions d'hectares d'ici à 2030. Une série d'innovations ont vu le jour au niveau de modèles organisationnels, de concepts de mise en œuvre et de normes techniques. 
En illustration, le cours principal du fleuve Jaune dans le canton de Muxihe (préfecture autonome tibétaine de Gannan, province du Gansu)
Photo de Jiang Aiping/Pic.people.com.cn, article de Bao Han – Le Quotidien du Peuple
Ying Xie, Yishuang Liu – People Daily

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L'environnement écologique s'est considérablement amélioré
L'Académie chinoise des sciences (CAS) a publié le 27 décembre une série de rapports révélant que la Chine a obtenu de grandes réalisations dans son environnement écologique au cours de la dernière décennie. Les rapports montrent que la quantité totale de ressources en eau douce disponibles dans les lacs et réservoirs chinois a considérablement augmenté. La transparence de la plupart des lacs s'est régulièrement améliorée, tout comme la biodiversité de certains lacs importants. Les rapports soulignent également que la superficie globale des zones humides de Chine est sur une tendance de rétablissement continu, tandis que la protection de la biodiversité des zones humides a été fructueuse. Toujours selon les rapports, la conservation de l'eau dans les zones arides du nord-ouest du pays a obtenu elle-même des résultats remarquables, avec une efficacité croissante de l'utilisation de l'eau et l'expansion des zones utilisant une irrigation économe en eau. Les rapports indiquent également que l'environnement écologique dans les trois centres urbains de Beijing-Tianjin-Hebei, du delta du fleuve Yangtsé et de la région de la Grande-Baie Guangdong-Hong Kong-Macao s'est régulièrement amélioré. Zhang Tao, vice-président de la CAS, a souligné qu'au cours des dix dernières années, la protection de l'environnement écologique en Chine avait subi des changements historiques, ajoutant que la CAS a publié la série de rapports dans le but d'aider à promouvoir la gouvernance et la protection de l'environnement écologique en Chine grâce à la compréhension scientifique et systématique des objets de recherche.
Yishuang Liu – People Daily


Images de la construction de la centrale hydroélectrique de Funing
Située à Qinhuangdao, dans la province du Hebei (nord), la centrale hydroélectrique de Funing est en pleine construction. Sa capacité installée prévue est de 1,2 million de kilowatts. Une fois achevée, la centrale sera connectée au réseau national par une ligne de 500 kV.
China.org.cn

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Mékong
Montée des eaux et intrusions salines, deux menaces pour l’avenir du delta

Le delta du Mékong est souvent présenté comme l’une des régions du monde les plus menacées par le changement climatique. Sa très faible altitude moyenne en fait effectivement une zone fortement exposée à la montée du niveau marin : de larges portions du delta pourraient ainsi se retrouver sous le niveau de la mer au cours du XXIe siècle. Comme l’ont montré différents travaux de recherche, il est toutefois crucial de ne pas négliger l’impact des activités humaines locales : les extractions d’eau souterraine et de sable fluvial, notamment, ont des conséquences d’une ampleur bien supérieure à celle de la seule montée du niveau marin.
Marie-Noëlle Woillez (AFD), Philip Minderhoud (Wageningen University), Sepehr Eslami (Deltares) – The Conversation

 

Amériques

 

Canada
Les sables bitumineux se tournent vers la NASA pour réduire leurs émissions
La technologie utilisée pour rechercher des signes de vie ancienne sur Mars pourrait jouer un rôle clé dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre des sables bitumineux canadiens. C’est du moins ce que semblent croire les membres de l’Alliance Nouvelles Voies, un consortium industriel des six plus grandes sociétés de sables bitumineux du pays. Le groupe a annoncé qu’Impossible Sensing Energy, une société établie à Calgary affiliée à la société américaine d’exploration spatiale Impossible Sensing, avait remporté un concours mondial parrainé par l’industrie visant à participer à l’accélération de l’utilisation, à grande échelle, de technologies permettant de réduire la vapeur dans les activités des sables bitumineux.
La société a gagné le concours grâce à sa proposition consistant à utiliser une technologie d’imagerie optique adaptée de son système Sherloc, actuellement installé sur l’astromobile Perseverance, pour une application dans les sables bitumineux. Tout comme l’imagerie optique peut être utilisée pour rechercher de faibles traces de vie passée potentielle à base de carbone sur Mars, elle peut également détecter des quantités précises de solvants à base de carbone dans le flux de production de pétrole, a expliqué Ariel Torre, cofondateur et chef de la direction d’Impossible Sensing Energy.
Amanda Stephenson, La Presse canadienne – Le Devoir

 

Canada – Québec
Un nouveau projet de loi sur l’eau prévu dès février
Comme promis, le gouvernement Legault entend déposer un projet de loi sur la protection de l’eau au cours de la session parlementaire qui s'est ouverte le 31 janvier. Un texte attendu avec impatience par les municipalités et par les groupes environnementaux. Au titre de cette loi, les quantités d'eau prélevées annuellement au Québec par les embouteilleurs et les industries devraient être rendues publiques alors qu'elles sont jusqu'à présent considérées comme relevant du secret commercial. Les industries devraient aussi voir leurs redevances augmenter. Elles sont pour l'heure dérisoires. Avec la hausse des redevances, Québec a pour projet de créer un Fonds bleu qui devrait atteindre 150 millions de dollars par année à la fin du mandat, en 2026. Partie de cette manne reviendrait aux municipalités pour financer les projets d'infrastructures en eau.
Vincent Rességuier – Radio-Canada

 

40 millions de dollars pour la protection du lac Saint-Charles
Le gouvernement du Québec investit 40 millions de dollars pour soutenir l’élimination des sources de contamination dans le bassin versant du lac Saint-Charles, qui dessert plus de 300 000 citoyennes et citoyens de la région de Québec. Ce plan d’eau est altéré en raison du ruissellement des eaux usées selon le ministère de l’Environnement. Le financement permettra de soutenir des interventions visant des installations septiques privées ainsi que des infrastructures vertes et pluviales.
La Presse canadienne – Le Devoir

 

Recrutement de sentinelles volontaires
L'Organisme de bassins versants du nord-est du Bas-Saint-Laurent recherche des bénévoles pour surveiller la qualité de l'eau sur les lacs du territoire. Les volontaires n'ont pas besoin d'être scientifiques, une brève formation leur sera assurée et ils devront surtout se montrer attentifs à ce qui se passe sur "leur" lac.
Marie-Camille Saint-Amour, coordinatrice du projet – Radio-Canada  

 

États-Unis
Californie : Pourquoi des semaines de pluie ne mettront pas fin à une sécheresse historique

La Californie subit depuis le début de l’année une succession de rivières atmosphériques – de longs corridors chargés d’humidité – et de cyclones, laissant sur leur passage des pluies diluviennes, des inondations et des glissements de terrain, mais la sécheresse qui sévit sur l'ouest des États-Unis est loin d'être terminée.
Une bombe météo s’abat sur la Californie : Ce qu’il faut savoir sur les rivières atmosphériques – 24Heures Canada
Explainer: Why weeks of rain in California will not end historic drought – Reuters

 

Arizona: Governor Hobbs announces groundwater management plan
The plan includes a new office dedicated to water, energy and land use solutions.
Arizona Governor Katie Hobbs released a report stating that Phoenix’s West Valley is short of its 100-year supply of water required by law. She followed the announcement with an Executive Order to modernize Arizona’s groundwater management.
The Arizona Department of Water Resources reported the Lower Hassayampa sub-basin that encompasses the far West Valley of Phoenix is projected to have a total unmet demand of 4.4 million acre-feet over a 100-year period. "The bottom line: the Arizona Department of Water Resources cannot approve the development of subdivisions reliant on groundwater," a press release from Hobbs' office said. The Governor outlined short- and long-term solutions in an address, first of which is a new office dedicated to water, energy and land use solutions: the Governor’s Office of Resiliency. It will coordinate stakeholders among state agencies, tribal governments, universities, organizations and others to address Arizona’s water challenges from a local, state, regional and national level. Governor Hobbs issued an Executive Order to establish the Governor’s Water Policy Council, tasked with modernizing the Arizona Groundwater Management Act. The group will update groundwater management tools and protect groundwater, which serves as 41% of the state’s water supply. Governor Hobbs also previewed her executive budget proposal, which intends to allocate funds to help rural communities strike a balance between usage and recharging aquifers through Active Management Areas.
Arizona Governor

 

Salvador
Arrestation de défenseurs de l'environnement

Mercredi 11 janvier, la police salvadorienne a arrêté cinq éminents défenseurs de l'eau de la communauté de Santa Marta, dans le nord du Salvador : Miguel Ángel Gámez, Alejandro Laínez García, Pedro Antonio Rivas Laínez, Antonio Pacheco et Saúl Agustín Rivas Ortega. Communauté réinstallée par des réfugiés du conflit armé salvadorien et ayant des liens historiques avec la lutte révolutionnaire du Salvador, Santa Marta est reconnue comme un modèle d'organisation communautaire, non seulement au Salvador mais aussi internationalement. Ces personnes sont des membres et des dirigeants de l'Association pour le développement économique et social de Santa Marta (ADES) qui, avec la communauté de Santa Marta, ont été à l'avant-garde de la lutte victorieuse menée en 2017 pour faire adopter la première loi au monde interdisant l'exploitation de minerais métallifères. Le gouvernement envisagerait d'annuler cette interdiction pour notamment autoriser l'exploitation aurifère. Les organisations de défense de l'environnement et des droits de l'homme au Salvador estiment que ces arrestations cherchent à démobiliser l'opposition communautaire à un moment critique.
Metro Latino USA

 

Brésil
Premières opérations contre la déforestation de l’Amazonie

Les premières opérations sur le terrain pour lutter contre la déforestation en Amazonie brésilienne sous le gouvernement du nouveau président Luiz Inacio Lula da Silva ont débuté à la mi-janvier, a annoncé l'agence publique environnementale Ibama. Alors que sous le mandant de l'ancien président, Jair Bolsonaro (2019-2022), la déforestation annuelle moyenne en Amazonie brésilienne a bondi de 75,5 % par rapport à la décennie précédente, "l'équipe environnementale mise en place par le gouvernement fédéral travaille depuis le début de la période de transition pour construire un plan capable d'inverser les taux de déforestation", a souligné l'agence gouvernementale, l'objectif du nouveau président étant d'atteindre une "déforestation zéro" d'ici 2030.
Radio-Canada

 

 

Économie

 

Bohême centrale, République tchèque – Suez va gérer l’eau potable et les eaux usées de 17 municipalités
VHS Benešov, entreprise dans laquelle Suez détient une participation de 50 %, a signé fin 2022 un nouveau contrat de 10 ans avec la nouvelle association volontaire de municipalités nommée Společná voda . Avec un chiffre d’affaires cumulé de 200 millions d’euros, ce contrat porte sur le traitement et la distribution d’eau potable ainsi que la collecte et le traitement des eaux usées pour 17 municipalités dans les régions de Benešov et Vlašim. Il permettra de fournir des services d’eau potable et d’assainissement à 50 000 habitants de la région. La signature de ce contrat constitue la dernière étape d’une collaboration démarrée il y a 3 ans entre Suez et les municipalités locales. Ce contrat fait suite à la création de l’association volontaire de municipalités Společná voda, à sa prise de participation en tant qu’actionnaire dans la société VHS Benešov à hauteur de 50 % et à la conclusion d’un partenariat de long terme entre VHS Benešov et Společná voda. Ce nouveau contrat de 10 ans en Bohême centrale permettra d’approvisionner en eau potable et de collecter les eaux usées de 50 000 habitants. Il inclura la mise en œuvre de solutions pour préserver l’eau, comme le déploiement de compteurs intelligents dans la région.
Suez opère en République tchèque depuis plus de 30 ans. Le groupe y est présent sur le marché de l’eau à travers quatre entreprises dédiées : Brno Waterworks and Sewerage Company, située à Brno et aux alentours ; Ostrava Waterworks and Sewerage Company, située à Ostrava ; Karlovy Vary Waterworks and Sewerage Company, située principalement dans les régions de Karlovy Vary et de Tachov ; et VHS Benešov a.s., présente dans les régions de Benešov et Vlašim. Ces quatre entreprises fournissent l’eau potable et assurent la collecte et le traitement des eaux usées d’un million d’habitants en République tchèque. Elles comptent près de 1 700 collaborateurs pour un chiffre d’affaires d’environ 200 millions d’euros en 2022. Suez a également participé à des consortiums pour la construction de deux stations d’épuration majeures du pays, Brno-Modřice et Prague-Troja.
Suez

 

BIO-UV Group renouvelle son partenariat avec Veolia
BIO-UV Group, spécialiste des systèmes de traitement et de désinfection de l’eau par UV, ozone, électrolyse de sel et AOP (processus d'oxydation avancée), est heureux d’annoncer la poursuite de son partenariat stratégique et commercial avec Veolia Water Technologies & Solutions. Dans le cadre de la reconduction de ce contrat commercial et du contrat de licence associé, conclus conjointement à l’acquisition de la société Triogen en septembre 2019 pour une durée initiale de quatre ans, BIO-UV Group continuera à fournir ses technologies de traitement de l’eau et services de pointe associés à Veolia jusqu’en 2025.
Créé en 2000, BIO-UV Group conçoit, fabrique et commercialise des systèmes innovants de désinfection de l'eau. Coté sur le marché Euronext Growth à Paris, BIO-UV Group est labellisé Entreprise Innovante par Bpifrance.
BIO-UV

 

 

Évènements

 

06 février 2023, Paris – Présentiel & Distanciel
Faire de la Conférence ONU 2023 une étape majeure vers les objectifs mondiaux relatifs à l'eau
Événement de haut-niveau au Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
La dernière conférence de l’ONU sur les enjeux de l’eau date de 1977. La prochaine se tiendra à New-York du 22 au 25 mars 2023. Cette Conférence des Nations unies sur l’eau constitue une opportunité historique de promouvoir les nécessaires évolutions de la gouvernance mondiale de l’eau. En outre, de nombreux États membres des Nations unies, dont la France, souhaitent qu’elle permette enfin de prendre acte du besoin d’accélération des efforts et de discuter des actions nécessaires pour remédier aux retards dans la mise en œuvre des objectifs mondiaux de l’Agenda 2030 liés à l'eau (17 Objectifs de développement durable, 20 cibles concernant l’eau douce).
Afin de préparer ensemble cette échéance majeure et historique, le Partenariat Français pour l’Eau (PFE) invite les acteurs français de tous les secteurs concernés par l’eau et l’assainissement dans le monde à un colloque sur les enjeux de cette Conférence mondiale sur l’eau.
Programme et inscriptions

 

09 février 2023, Paris – Présentiel & Distanciel
Recueillir, Retenir, Régénérer : Défis de l’eau et du sol en zone semi-aride
Dans un contexte où le changement climatique nous expose à une forte pression sur la ressource hydrique, la rencontre organisée à l'Agence française de développement (AFD) par l'ONG franco-marocaine Migrations & Développement présentera des analyses et témoignages sur les réponses à apporter en zone semi-aride, avec la participation de : Thierry Ruf, agronome et géographe, directeur de recherche à l’IRD – UMR SENS Savoirs, Environnement et Sociétés ; Hassan El Mahdad, enseignant-chercheur géographe à l'Université Ibn Zohr d'Agadir ; Barbara Dzialosynski, ingénieure agronome, ancienne responsable de service gestion de l’eau de la Drôme ; Lhou Marghine, coordinateur de l’association SENS (Solidarité Échange Nord-Sud, Bordeaux) ; Olivier Hébrard, consultant en agroécologie, permaculture, gestion intégrée de la ressource en eau, autonomie.
Programme et inscriptions  

 

09 février 2023, Boulogne-Billancourt – France
De Jean-Baptiste Charcot à aujourd'hui, comprendre l'impact du dérèglement climatique

Conférence-débat à 19h30 à l'espace Landowski, en présence de : Anne Manipoud-Charcot, arrière-petite fille de l’explorateur, Pierre Sansjofre, géologue, maître des conférences et responsable des collections de géologie générale au Muséum national d’Histoire naturelle, Marie-Béatrice Forel, chercheuse, micropaléontologue au Muséum national d’Histoire naturelle, Caroline Bouchard, biologiste au Greenland Climate Research Center (Greenland Institute of Natural Resources) et Vincent Hilaire, fondateur et directeur de Greenlandia.
Inscriptions –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

14 February 2023, 9:30-12:00 – ONLINE
Water Projects Europe 2023

Water Europe is pleased to invite you to Water Projects Europe 2023 event "Community of Practice for R&I and a Water-Smart Society". This WPE edition is organised in collaboration with PathoCERT, an EU-funded project aimed at increasing the ability of first responders to rapidly detect waterborne pathogens and ensure collaboration and coordination between the different actors during an emergency event. Water Projects Europe will also feature speakers from WATER-MINING and ULTIMATE projects.
Register

 

07 mars 2023 – WEB
Gestion des torrents : Quelles difficultés, quelles solutions ?

La gestion des rivières torrentielles et des torrents présente de nombreux défis, entre leurs crues aussi rapides que violentes rendant l'aléa imprévisible, l'érosion liée au transport sédimentaire, les actions nécessaires pour modérer leurs effets et la réglementation parfois peu adaptée. Comment la France gère-t-elle aujourd'hui ses torrents ? Que faut-il absolument connaître du comportement de ces cours d'eau ? Quelles bonnes pratiques diffuser ?
Tarif 300 euros – IDEALCo

 

21 mars 2023, Paris – France 
Collecte sélective des urines
Les avancées pour un nouveau paradigme en assainissement
REPORT – Évènement initialement prévu le 31 janvier
En avril 2014, se tenait à Paris, à l’École des ingénieurs de la Ville de Paris, dans le cadre des Mardis de l’Info de l’ASTEE, une des premières réunions techniques sur la collecte sélective des urines en France. Dix ans après les premières études lancées en Île-de-France, il a semblé intéressant faire un point sur les avancées scientifiques et techniques sur ce nouveau paradigme en assainissement. C’est ce que propose ce Mardi de l’info co-organisé par l’ASTEE Île-de-France et l’association ARCEAU-IDF qui dispose d’un groupe de travail dédié à cette thématique.
14h00-18h00 – École des Ingénieurs de la Ville de Paris, 80 rue Rebeval 75019 Paris
Inscriptions 

 

22 mars 2023
Journée mondiale de l'eau
ACCÉLÉRER LE CHANGEMENT

Parce que l'eau nous concerne tous, nous avons besoin que chacun agisse : la Journée mondiale de l'eau 2023 veut d'accélérer le changement afin de résoudre la crise de l'eau et de l'assainissement avec trois mots-clés : Apprendre – Partager – Agir et un animal-totem : le colibri.
World Water Day

 

22-24 mars 2023, New York – ONU
UN 2023 Water Conference
Le 20 décembre 2018, l'Assemblée générale des Nations unies la résolution sur l'examen approfondi à mi-parcours de la mise en œuvre de la Décennie internationale d'action sur le thème "L'eau au service du développement durable, 2018-2028". Pourtant, aujourd'hui, 40 % de la population mondiale est affectée par le manque d'eau ; 80 % des eaux usées sont rejetées sans traitement dans l'environnement et plus de 90 % des catastrophes sont liées à l'eau. L'eau est un élément fondamental de tous les aspects de la vie. L'eau est inextricablement liée aux trois piliers du développement durable, et elle intègre des valeurs sociales, culturelles, économiques et politiques. Elle est transversale et contribue à la réalisation de nombreux ODD grâce à ses liens étroits avec le climat, l'énergie, les villes, l'environnement, la sécurité alimentaire, la pauvreté, l'égalité des genres et la santé, entre autres. Avec le changement climatique qui affecte profondément nos économies, nos sociétés et notre environnement, l'eau est aussi le principal obstacle à la réalisation des objectifs convenus au niveau international, y compris ceux contenus dans l'Agenda 2030 pour le développement durable. Conformément à la résolution A/RES/73/226, les objectifs de la Décennie internationale d'action pour l'eau seront passés en revue.
UN 2023 Water Conference

INSCRIPTION ouverte pour les représentants d'organisations non gouvernementales accréditées, d'organisations de la société civile, d'institutions académiques, de la communauté scientifique, du secteur privé et des organisations philanthropiques et autres acteurs. Date limite : 10 février.
Si vous n'avez pas la possibilité de vous inscrire à la conférence, vous pourrez suivre les débats par le biais de la WebTV de l'ONU
Pour en savoir plus sur l'engagement des parties prenantes dans le cadre de la préparation de la conférence ONU 2023 sur l'eau – water2023/stakeholders
Pour plus d'informations – FAQ    

 

28 May-02 June 2023, Daegu – South Korea
18th IWA Leading Edge Conference on Water and Wastewater Technologies

The 18th #iwaLET conference promises to showcase the latest advancements and technologies to achieve sustainability in the water sector.  
iwaLET 2023

 

03-07 juillet 2023, Lyon – France 
Novatech 2023

La conférence Novatech 2023 s’organise autour de quatre grands thèmes, qui peuvent être abordés selon quatre approches transversales : Eaux pluviales & Techniques (généralisation des solutions fondées sur la nature, low-tech soft-tech, conception, efficacité des solutions à la source et co-bénéfices biodiversité, climat) ; Eaux pluviales & Aménagement (aménagement public et grands aménagements privés, nouvelles formes urbaines, nature en ville, villes résilientes et eau-responsables) ; Eaux pluviales & Impacts (pollution et qualité des eaux, impacts sur les cours d’eau, impact du changement climatique) ; Eaux pluviales & Société (implication des acteurs, adaptation des organisations, enjeux réglementaires, prise en compte du changement climatique, freins et leviers).
APPEL À COMMUNICATIONS – 05 décembre 2022

 

10-13 octobre 2023, Lyon – France
Bluetec sea & coastline by Pollutec

Fort du succès de l’espace Mer & Littoral sur l’édition 2021, Pollutec lance un événement international entièrement dédié à la transition écologique du monde maritime et littoral : Bluetec sea & coastline by Pollutec. Les thématiques seront : Réduire les impacts environnementaux ; Prévenir et limiter la dégradation des milieux côtiers et marins ; Adapter leur développement dans une optique de résilience ; Accélérer la transition écologique et énergétique des activités maritimes. Une place importante sera donnée aux actions de prévention et de lutte contre l’élévation du niveau de la mer dans les villes côtières mais aussi aux actions de lutte contre le réchauffement, l’acidification et la désoxygénation des eaux.
Bluetec sea & coastline 

 

22-26 October 2023, Kaohsiung – Chinese Taipei
IWA Aspire Conference

The 5-day conference and exhibition will feature keynote addresses by world-renowned water technology experts from both academia and industry, who will share, discuss, and dissect significant latest developments and scientific advancements related to various water issues. Water professionals are invited to submit and present their latest findings in parallel sessions centred on specific themes related to broad areas of one water management strategies. The call for papers is closing on 18 February 2023.
IWA Aspire

 

 

Formations

 

Gestion à la source des eaux pluviales urbaines
Formation sur l'outil OASIS – Paris, 11 octobre 2022
Fin 2021, le LEESU (Ponts ParisTech) et le CEREMA ont mis en ligne l'outil OASIS qui vise à faciliter la prise en compte des évènements fréquents dans le dimensionnement des dispositifs de gestion à la source des eaux pluviales urbaines. L'équipe de développement d'OASIS organise une formation à l'outil le 11 octobre 2022 de 14h00 à 17h30. Le lieu de la formation (facilement accessible depuis Paris) sera précisé au cours de l'été. L'objectif est de rassembler les utilisateurs potentiels autour d'applications d'OASIS pour différents cas d'études, dans un format interactif. La formation comprendra une courte introduction, une séquence dédiée aux cas d'études pour laquelle les participants seront répartis en plusieurs groupes, ainsi qu'une restitution commune. Le nombre de participants étant limité, la priorité sera donnée aux premiers inscrits.
Inscriptions

 

Gestion de l’eau en agriculture
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique – Institut Agro / INRAE
Avec le dérèglement climatique, la France est confrontée à des défis majeurs concernant la gestion de l’eau en agriculture. C’est pourquoi l’Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L’objectif des 11 partenaires est d’explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’économie et l’aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d’eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu’à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l’avenir. Les débits naturels des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d’ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d’explorer et d'actionner tous les leviers d’adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée par l’amélioration technique et l’accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d’économie circulaire ; stocker davantage d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C’est l’objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes). 
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique

 

Chaire AgroParisTech-Suez – 47 nouveaux diplômés
Ce 14 mars a eu lieu la remise des diplômes pour les 47 managers opérationnels du Master OpT de la Chaire AgroParisTech Suez – Eau pour Tous, venus de 31 pays, en présence du Dr Letitia A. Obeng, Mentor de la promotion 2021-2022.
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Les 47 diplômés de la promotion 2021-2022 / Dr Letitia A. Obeng (dont 18 sont des femmes) ont développé une vision stratégique pour leurs services, qu’ils et elles vont mettre en œuvre à leur retour dans leur pays en tant que managers. Ils et elles ont développé toutes les capacités pour mettre en œuvre et avoir un réel impact sur la gestion de l’eau et l’assainissement dans leur pays. 
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"

 

Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
AgroParisTech, Suez et sa Fondation avec l’Agence française de développement, l’ESSEC Business School et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse, s’engagent pour une Chaire partenariale de classe mondiale de quatre ans, afin de répondre aux défis climatiques et urbains des pays émergents. Le partenariat académique est également étendu avec la mise en place d’accords avec deux établissements africains (UCAD-ESP au Sénégal, KNUST au Ghana). Ce projet pédagogique et scientifique au cœur du pôle Eau d’AgroParisTech et du Centre international de l’UNESCO porte une offre de formations enrichie avec notamment le développement du e-learning.
Garantir l’accès de tous à une eau et un assainissement de qualité, tout en assurant une gestion durable des ressources en eau, représente un défi considérable pour les opérateurs des services publics ou privés, notamment dans les pays émergents et en développement. Créée en 2009, la Chaire AgroParisTech Suez-Eau pour Tous, centre de formation et de recherche unique, ayant déjà formé près de 300 managers et dirigeants des services d’eau et d’assainissement des pays en développement, répond à la volonté de Suez et d’AgroParisTech de contribuer au renforcement des compétences des cadres et dirigeants pilotant ces services et participer ainsi à l’atteinte des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Avec l’accélération de l’urbanisation et du changement climatique, AgroParisTech, Suez, la Fondation Suez et l’AFD poursuivent leur partenariat pour construire un centre de classe mondiale de formations au management stratégique des services publics d'eau et d'assainissement, à destination des cadres dirigeants et équipes de direction générale, des hauts-managers en instance d’accéder à ces fonctions et des cadres opérationnels ou fonctionnels en position de management. L’ESSEC, établissement leader de la formation en management en Europe, dont l’ambition est d’accompagner et influencer la transition écologique et sociale de nos sociétés par la formation et la recherche, devient nouveau partenaire académique et contribuera à enrichir la pédagogie orientée résultats et service sur le management stratégique et de projets.  Ancré dans l'écosystème universitaire de recherche montpelliérain, ce pôle s’appuie sur une dynamique universitaire régionale. AgroParisTech est membre de l’Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement, du Centre international de recherche interdisciplinaire sur la dynamique des systèmes hydriques, labellisé UNESCO, en raison de ses formations d’excellence, travaux et recherches internationaux sur l’eau, et porteur de la KIM WATERS au sein de l’i-Site Montpellier Université d’Excellence (MUSE). Montpellier accueille en outre le pôle de compétitivité eau France Water Team et renforce les liens avec les professionnels du secteur de l’eau. La Chaire est au cœur de ce pôle d’excellence.
Les formations, qui y sont déployées depuis 2021 à distance, englobent : des formations sur les différentes fonctions d’une entreprise de service public de l’eau et de l’assainissement, ses enjeux globaux (exploitation des infrastructures, gestion clientèle, gestion des ressources humaines, gestion du patrimoine, contrôle des coûts, finance …) pour permettre aux responsables de diagnostiquer, fixer des objectifs à moyen et long terme, construire les plans d’action afférents, les piloter ; des formations sur les problématiques de direction générale : management et planification stratégiques, cadrage et coordination des plans d’actions par fonction, relations institutionnelles, relations avec les parties prenantes ; des formations sur le management de projet : cadrage, diagnostic opérationnel, conception d’un plan d’action, conduite, réception, méthodologies et outils, résolution de problèmes ; des formations continues à l'international auprès des acteurs de l’eau in situ (Afrique et Asie notamment).
Le MS OpT – International Executive Master "Eau pour Tous" proposé par la Chaire et porté par AgroParisTech est accrédité par la Conférence des Grandes Écoles et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse est partenaire de la Chaire par le financement de bourses pédagogiques, dans le cadre de sa politique internationale d’intervention pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays du Sud. La Chaire y développe des formations pour davantage de transferts de savoir-faire vers des écoles de management internationales ou des centres d'excellence africains ou asiatiques, en enseignement supérieur et en recherche, afin d’établir une stratégie de déconcentration des formations et de renforcement des capacités des organismes de formation partenaires au Sud.
La Chaire soutient des programmes de recherche visant au développement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement par l’amélioration du management des services, notamment par l’analyse des conditions économiques, politiques, institutionnelles et managériales, et par l’analyse du cadre de gouvernance. Les actions de recherche sont définies sur la base des propositions du conseil scientifique, dont les membres sont des personnalités reconnues de la recherche. La Chaire entend favoriser la progression et le partage des savoirs, en étant un lieu de rencontre entre managers des services de l’eau et de l’assainissement, et chercheurs. Elle organise tous les deux ans des rencontres scientifiques destinées à un public international. Depuis sa création en 2009, la Chaire depuis sa création totalise : 13 promotions du MS OpT – International Executive Master (7 francophones et 6 anglophones) ; 243 auditeurs formés au sein de l’International Executive Master pour le titre de "manager des services urbains d’eau et d’assainissement" venant de 55 pays sur 4 continents ; plus de 100 sociétés et institutions de l’eau et de l’assainissement d’Asie et d’Afrique ayant renouvellé l’inscription de leurs managers à l’International Executive Master ; plus de 50 intervenants, professionnels des secteurs de l’eau et l’assainissement, et une trentaine de coaches par promotion, dont une vingtaine de collaborateurs Suez ; 48 directeurs généraux formés au management stratégique venant de 20 pays d’Afrique et d’Asie.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Interview – Xavier Litrico, directeur scientifique et de la recherche du groupe Suez et président du comité d’orientation stratégique de la Chaire


Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de : développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ; intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ; valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.
Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, ont créé une formation aux métiers de l’eau. À la clé de cette formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers" depuis 2016, est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
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Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'hommes, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières