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Instantanés janvier 2026

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

L'historique traité sur la haute mer entre en vigueur
Le traité de la haute mer, officiellement l'Accord sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ), est officiellement entré en vigueur le 17 janvier, marquant une étape historique pour la protection mondiale des océans et la coopération multilatérale.
Couvrant près de la moitié de la planète, la haute mer fait partie des biens communs mondiaux. Le traité des Nations unies établit, pour la première fois, un cadre juridique pour protéger la biodiversité dans ces eaux internationales et pour garantir que les bénéfices de leurs ressources soient partagés équitablement entre les nations. "L'entrée en vigueur de l'Accord BBNJ constitue un monument au multilatéralisme et aux années de dévouement, de dialogue et de travail coopératif par d'innombrables personnes engagées à travers le monde. Les défis mondiaux, tels que les crises climatiques et de la biodiversité, nous affectent tous. À ce titre, la coopération mondiale n'est pas un choix, c'est une nécessité. Ce traité incarne l'espoir, la détermination et un engagement commun pour un avenir meilleur pour l'océan et notre planète", a déclaré Rena Lee, ambassadrice de Singapour pour le droit international, qui a présidé les négociations et a joué un rôle déterminant pour son adoption en 2023. Avec l'entrée en vigueur, le traité fournit désormais les outils pour créer des aires marines protégées (AMP) en haute mer, établit des obligations claires sur la manière de garantir une utilisation durable des ressources océaniques, priorise le renforcement des capacités et l'accès à la technologie et aux outils, et met en place des mécanismes pour assurer un partage équitable des bénéfices. Cela jouera un rôle crucial dans la réalisation des objectifs mondiaux en matière de biodiversité et de climat, notamment l'objectif de protéger 30 % de l'océan d'ici 2030.
Après deux décennies de discussions et de négociations, le texte du traité a été finalisé en mars 2023. 60 ratifications nationales étaient nécessaires pour son entrée en vigueur – une étape qui a été franchie le 19 septembre 2025. Aujourd'hui, le traité devient officiellement droit international, et sa première conférence des parties, son organe décisionnel, devrait se réunir dans un délai d'un an. Plusieurs obligations juridiques s'appliquent dès à présent. Bien que certaines dépendent de la mise en place des institutions et mécanismes du traité, il existe des exemples concrets dès le premier jour, notamment : toute activité planifiée sous le contrôle d'une partie qui pourrait affecter la haute mer ou les fonds marins doit suivre les processus d'évaluation d'impact environnemental du traité, et les gouvernements doivent notifier publiquement de telles activités. Les parties doivent également promouvoir les objectifs du traité lorsqu'elles participent à d'autres organes tels que ceux qui régissent la navigation, la pêche et l'exploitation minière des fonds marins. En fin de compte, le véritable pouvoir du BBNJ dépendra de la manière dont il sera collectivement mis en œuvre et maintenu dans les années à venir. Avec 82 parties déjà à bord, l'élan se renforce et davantage de pays sont encouragés à adhérer avant la Conférence des Parties.
Dossier complet

 

Nouvelle offensive US contre la politique environnementale mondiale
Un mémorandum présidentiel du 7 janvier annonce le retrait des États-Unis de 66 organisations, conventions et traités internationaux, dont la CCNUCC, le GIEC ou l'IPBES. Nouvelle preuve du désengagement américain en matière d'environnement.
En 2025, l'administration américaine avait fait censurer plusieurs expressions, comme "changement climatique", "émissions de gaz à effet de serre" ou encore "justice environnementale", et avait signifié son retrait de l'Accord de Paris. Cette nouvelle année ne laisse pas augurer de changements positifs en matière de politique environnementale mondiale. Ce mercredi 7 janvier, la Maison Blanche a publié un mémorandum présidentiel, pris en application du décret présidentiel du 4 février 2025 visant le "retrait des États-Unis de certaines organisations des Nations unies et cessation de leur financement, et examen du soutien des États-Unis à toutes les organisations internationales". Dans ce mémorandum, le Président Trump annonce le retrait des États-Unis de 66 organisations, conventions et traités internationaux, qu'il juge "contraires aux intérêts des États-Unis". Parmi cette flopée de textes visés, près d'une vingtaine concerne spécifiquement les enjeux environnementaux.
Actu Environnement – OneStop ESG

 

Groenland : Washington joue avec le feu… et la planète
L’administration Trump II continue de s’intéresser de près aux ressources fossiles du Groenland, présentées comme un levier stratégique pour répondre aux besoins énergétiques des États-Unis. Une logique déjà à l’œuvre au Venezuela où, malgré la nature autoritaire du régime, l’objectif affiché restait la sécurisation de ressources jugées essentielles. En fragilisant les équilibres géopolitiques et certains principes du droit international, cette stratégie a aussi un coût environnemental majeur : selon Greenly, elle pourrait entraîner l’émission de plus de 150 millions de tonnes de CO2e par an.
Depuis son retour au pouvoir en 2025, l’administration Trump a engagé une refonte profonde de la politique énergétique américaine, marquée par un soutien accru à l’exploitation des énergies fossiles et un recul assumé des énergies renouvelables, en particulier de l’éolien. Cette orientation tranche nettement avec celle suivie par la majorité des pays occidentaux, notamment européens, engagés dans l’accélération de la transition énergétique. À travers cette course à l’exploitation des combustibles fossiles, le gouvernement américain attise les tensions, notamment autour du Groenland. Depuis le début de la nouvelle administration, Washington exprime de manière répétée sa volonté d’en prendre le contrôle, en invoquant des impératifs de sécurité nationale. Une position fermement rejetée par le Danemark et condamnée par ses partenaires de L’Union européenne dont notamment la France. Cet intérêt s’inscrit dans une stratégie plus large visant à exploiter les ressources fossiles de l’Arctique, matérialisée par la décision de Donald Trump d’autoriser des forages dans plusieurs territoires sous juridiction américaine, jusque-là protégés.
Or, outre le contexte géopolitique, c’est la planète qui risque de payer le plus lourd tribut. Selon l’Energy Information Administration américaine, l’Arctique contiendrait environ 90 milliards de barils de pétrole et 30 % des réserves mondiales de gaz naturel encore non découvertes. Le Groenland, plus spécifiquement, abriterait une large partie de ces ressources. En s’appuyant sur les facteurs d’émissions de référence fournis par l’ADEME, Greenly estime que l’exploitation des réserves pétrolières du Groenland générerait jusqu’à 15 milliards de tCO2e sur l’ensemble de leur durée d’exploitation. En étalant cette extraction sur 100 ans, cela représenterait toujours 150 millions de tCO2e par an pour le seul pétrole, soit près de trois fois l’empreinte carbone de la Grèce en 2023, estimée à 52 millions de tonnes équivalent CO2. L’exploitation du gaz naturel serait encore plus émettrice. Greenly estime que ce projet pourrait générer jusqu’à 15 000 milliards de tonnes équivalent CO2 sur toute la durée de l’activité.
How US Energy Policy is impacted with Trump's return to office – A Greenly Data Story

 

La Nature est dans le rouge
Les investissements nuisibles dépassent la protection de la nature à raison de 30 contre 1

Pour chaque dollar US que le monde investit dans la protection de la nature, il en dépense 30 à la détruire. Ce déséquilibre flagrant est la principale conclusion d'un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Il appelle à un changement majeur dans le financement mondial des solutions fondées sur la nature (SfN) et à l'élimination progressive des investissements nuisibles pour garantir des rendements élevés, de réduire l’exposition aux risques et de renforcer la résilience.
Communiqué PNUE – Rapport State of Finance for Nature 2026 



RECHERCHE
Antarctique : Ouverture du premier sanctuaire de carottes de glace
La Fondation Ice Memory ouvre le tout premier sanctuaire de carottes de glace de montagne en Antarctique, où seront conservées pendant des siècles ces archives climatiques.
Des Alpes au plateau antarctique, les précieuses carottes de glace qui renferment la mémoire de l'atmosphère terrestre passée sont désormais conservées en toute sécurité à la station Concordia, dans une grotte de glace où la température avoisine les -52 °C toute l'année, afin de préserver la glace de montagne pour les générations futures de scientifiques. Le stockage des toutes premières carottes patrimoniales en Antarctique marque un moment charnière pour le projet Ice Memory lancé en 2015 par le CNRS, l'IRD, l'Université Grenoble-Alpes, le CNR, l'Université Ca' Foscari de Venise et l'Institut Paul Scherrer. Après un voyage de plus de cinquante jours à bord du Laura Bassi R/SV qui a débuté à Trieste, les deux premières précieuses carottes de glace provenant des glaciers alpins menacés, collectées avec le soutien de la Fondation Ice Memory, sont arrivées avec succès à la station franco-italienne Concordia, au cœur du plateau antarctique.
Fondation Ice Memory

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Contaminants chimiques
FOCAL : Laboratoire international dédié à l'étude des contaminants chimiques dans l'alimentation

Le laboratoire international associé FOCAL (Food and Chemical Exposome international Associated LAboratory), réunit l'INRAE, l'École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l'alimentation de Nantes-Atlantique (ONIRIS) et l'Université McGill (Montréal). Il vise une caractérisation la plus complète de l’exposition alimentaire du consommateur aux substances chimiques y compris aux polluants environnementaux, dans une perspective d’étudier leur rôle dans la survenue de maladies chroniques. En considérant le continuum Environnement – Alimentation – Santé, le projet contribuera à identifier et caractériser les potentiels nouveaux dangers chimiques liés à la contamination environnementale, aux modes de production, de préparation de l’aliment ou d’emballage et aux styles de vie et habitudes alimentaires.
INRAE

 

Les mélanges de pesticides altèrent l’état de santé des perdrix grises
Les effets d’un mélange de pesticides, comme ceux présents dans les paysages agricoles, viennent d’être mesurés expérimentalement sur des perdrix grises en conditions semi naturelles. Les résultats montrent que, même en l’absence de doses élevées, la combinaison de plusieurs molécules et l’addition de leur concentration entraînent une dégradation mesurable de leur état de santé. Cette étude, publiée dans Environmental Research, est conduite par des chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé (La Rochelle Université/CNRS) et du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CNRS/Université de Montpellier/EPHE/IRD).
CNRS 

 

Les conséquences des changements temporels dans la chute des feuilles
Les écosystèmes aquatiques sont fragiles, et une nouvelle étude de l'Institut suisse de recherche sur l'eau EAWAG et de l'Université de Zurich montre à quel point ils sont fragiles. Les chercheurs ont examiné comment le décalage temporel de la chute des feuilles en automne, dû au changement climatique, se répercute sur les crabes puces. Ces derniers se nourrissent de feuilles et, en tant que base de la pyramide alimentaire, influencent à leur tour tout l'écosystème.
EAWAG 

 


INNOVATIONS
Des stations de traitement d’eau plus sobres en énergie, grâce aux bactéries… électriques
En France, le coût du traitement des eaux usées représente 40 % de la facture d'eau. Un ménage paie en moyenne 260 euros par an au titre de l'assainissement collectif, dont plus de 35 euros sont directement imputables à la consommation d’énergie des stations d’épuration. Au vu de la volatilité du prix de l’énergie, de nouvelles solutions émergent pour réduire drastiquement la consommation énergétique des stations de traitement : des solutions qui utilisent des bactéries "électriques" ! Ces bactéries, auxquelles les chercheurs s'intéressent depuis le début des années 2000, ont la capacité de fabriquer des fils de taille nanométrique possédant la curieuse propriété d’être conducteurs électriques. Ainsi concernant le traitement de l'eau, plutôt que d’amener l’oxygène aux bactéries par l’aération (étape particulièrement énergivore), il s'agit de permettre à ces bactéries électriques présentes dans tout le bassin de se connecter à l'oxygène de la surface via un matériau conducteur présent sur la colonne d’eau et s’y développer. Qui plus est, ces bactéries "électriques" existent spontanément dans l’environnement, elles n’ont pas à être artificiellement ajoutées au système et sont sélectionnées naturellement par la présence du matériau carboné. De fait, une fois installé, le système est passif, ne nécessite qu'un faible entretien et est régénérable à l’infini. Ces systèmes sont déjà proposés à la vente pour les petites stations de traitement, notamment par la startup espagnole METfilter.
L'auteur de l'article, Grégory Bataillou, ingénieur de recherche en bio-électrochimie à Centrale Lyon, a travaillé comme post-doctorant sur le projet IRONTECH, soutenu par l'ANR et visant à utiliser du Fer et des bactéries actives pour dénitrifier les effluents agro-industriels.
Ci-dessous, la différence entre le traitement standard énergivore (aération, à gauche), et le traitement par décomposition passive grâce à des bactéries électriques (à droite). Schéma fourni par l'auteur qui précise néanmoins "Bien entendu, les bactéries n’ont pas d’yeux en réalité" !
The Conversation

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Les technologies numériques et robotiques au service de l’agroécologie
L'objectif est de développer des agroéquipements et des robots capables de travailler de façon autonome en milieux naturels pour réaliser des travaux agricoles, ainsi que des systèmes d’information pour collecter des données pour suivre les pratiques. Les recherches s'orientent sur des algorithmes permettant aux technologies de s’adapter aux différentes conditions de sol, de typologie de champs ou encore de conditions climatiques.
Entretien avec Roland Lenain, directeur, ainsi que Frédéric Chabot et François Pinet, directeurs adjoints de l’unité Technologies et systèmes d'information pour les agrosystèmes – INRAE

 


PUBLICATIONS
EN OPEN ACCESS sur Nature Water
Évolution du potentiel en ressources des lacs glaciaires dans le cadre du dégel en cours

Les résultats d'une étude conduite par l’Institut des sciences environnementales et de géographie de l'Université de Potsdam (Allemagne)
La fonte et le recul des glaciers génèrent des eaux de fonte et créent de l'espace pour de nouveaux lacs glaciaires dans les hautes montagnes de la Terre. Ces lacs glaciaires deviennent des réservoirs d'eau douce de plus en plus importants, mais leur valeur pour l'hydroélectricité, l'approvisionnement en eau potable, le tourisme et les services écosystémiques au cours des décennies dépend de leur capacité de stockage et de leur durée de vie, qui dépend de la sédimentation. Les recherches ont permis d'estimer les volumes et les capacités de stockage des sédiments pour environ 71 000 lacs glaciaires dans le monde en 2020. Au total, ces lacs retiennent un volume d'eau de ± 2 000 km3, ce qui représente ± 12,7 % par rapport à 1990. La moitié du volume d'eau des lacs glaciaires en 2020 se trouve à moins de 63 kilomètres d'un littoral et à moins de 200 mètres au-dessus du niveau de la mer, principalement dans des régions peu peuplées et situées à des latitudes élevées, telles que le Groenland, l'Arctique canadien, la Patagonie et l'Alaska, où l'utilisation et la demande en eau douce restent limitées. Les plus petits lacs (<0,1 km2 ; environ 80 % du total) pourraient perdre 10 % de leur capacité de stockage en un siècle en raison de la sédimentation, tandis que les 40 plus grands lacs, qui contiennent la moitié du volume mondial des lacs glaciaires, pourraient perdurer pendant des dizaines de milliers d'années.
Ces différences de durée de vie exercent une pression sur l'utilisation durable de l'eau de fonte retenue dans les lacs, en particulier dans les hautes montagnes d'Asie, où les petits lacs glaciaires pourraient contribuer à satisfaire les besoins fondamentaux de millions de personnes, tandis que des barrages instables pourraient rapidement réduire cette capacité. Les recherches proposent des données de référence régionales et locales sur la longévité des lacs afin de délimiter une fenêtre d'opportunité dans laquelle la demande croissante en matière de sécurité hydrique doit être équilibrée avec l'atténuation des risques et la protection des écosystèmes de haute montagne en rapide évolution. 
Evolving resource potential of glacial lakes with ongoing deglaciation – Nature

Aussi en OPEN ACCESS sur Nature Water
Les cours d'eau d'amont contrôlent la fraction non pérenne du réseau fluvial mondial
Vers un changement de paradigme dans la prise en compte des dynamiques des réseaux hydrographiques dans l'évaluation des services hydrologiques, écologiques et sociétaux fournis par les rivières
Les résultats d'une étude conduite par le département de Génie civil et d’Ingénierie environnementale de l'Université de Padoue (Italie)
S'il est essentiel de quantifier la fraction d'un réseau fluvial qui ne coule pas toute l'année, cette mesure reste délicate en raison du manque de données expérimentales et de la difficulté à représenter avec précision la longueur totale des cours d'eau qui drainent un paysage. Les nouvelles observations montrent que les cours d'eau non pérennes sont beaucoup plus répandus qu'on ne le pensait auparavant, tant au niveau régional que mondial. Cette prévalence systématique des cours d'eau non pérennes dans les bassins versants de différentes tailles nécessite un changement de paradigme dans les sciences de l'eau, soulignant l'importance de prendre en compte de manière adéquate la dynamique du réseau hydrographique dans l'évaluation des services hydrologiques, écologiques et sociétaux fournis par les rivières.
Headwater streams control the non-perennial fraction of the global river network – Nature

 

Climats méditerranéens
Optimalisation de l'utilisation des engrais grâce à l'agrivoltaïque

L'agrivoltaïque (AV), technologie en pleine expansion qui intègre des panneaux photovoltaïques à l'agriculture, peut offrir le double avantage d'une énergie propre et d'un gain de rendement agricole, en particulier dans le bassin méditerranéen. Cependant, son interaction avec les engrais, essentiels à la productivité des cultures mais contribuant fortement à la dégradation de l'environnement, reste inexplorée. Une nouvelle étude, conduite par une équipe française du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, applique un modèle régional d'AV à la péninsule ibérique (1991-2020) à l'aide du modèle de surface terrestre ORCHIDEE afin d'évaluer la technologie dans différents scénarios d'utilisation d'engrais synthétiques. Sont examinés ses effets sur la productivité des cultures, l'efficacité de l'utilisation de l'azote et de l'eau et les émissions de gaz à effet de serre induites par les engrais. Les résultats montrent que l'AV peut améliorer la productivité et réduire les coûts environnementaux, en particulier dans des conditions de pénurie d'eau. Cependant, des compromis apparaissent à des niveaux critiques d'engrais qui varient selon le type de culture et le climat. Une stratégie spécifique à chaque région qui tienne compte du climat, des réactions des cultures et des impacts environnementaux est essentielle pour optimiser le potentiel de durabilité de l'agrivoltaïque. L'étude est publiée dans Nature.
"Optimizing fertilizer use for sustainable crops with Agrivoltaics in Mediterranean climates" – Nature

 

Croissance des centres de données et risques pour la sécurité hydrique
Le marché mondial des centres de données est actuellement estimé à 527 milliards de dollars et devrait presque doubler d’ici 2030. Cette croissance se fait au détriment de la sécurité hydrique. Les recherches montrent que les centres de données comptent parmi les dix secteurs commerciaux les plus consommateurs d’eau au monde. Un seul centre de 1 MW peut utiliser plus de 25 millions de litres d’eau par an pour le refroidissement, soit l’équivalent de l’eau potable nécessaire pour plus de 400 personnes pendant un an.
BSI (groupe institutionnel britannique d'organismes de services en normalisation, certification, formation et contrôle de conformité) et Waterwise (projet européen) publient un nouveau rapport qui met en lumière l’impact considérable de la croissance rapide de l’usage des technologies sur la sécurité hydrique. Il présente une analyse de neuf pays, en étudiant la capacité et les ambitions mondiales en matière de centres de données, et en les comparant aux niveaux de sécurité hydrique (sur la base de l’indicateur mondial de la sécurité hydrique et des solutions de BSI et Waterwise), ainsi qu’aux politiques et réglementations en matière de durabilité mises en place pour y répondre.
La Chine affiche un score de sécurité hydrique de 52 sur 85, ce qui traduit une forte insécurité hydrique et des progrès lents vers des solutions. Dans le même temps, la valeur de son secteur des centres de données devrait presque doubler d’ici 2030. De même, les États‑Unis ont un score d’insécurité hydrique de 53 sur 85, aucune politique d’efficacité de l’utilisation de l’eau n’y est encore largement déployée, alors même qu’une forte croissance des centres de données est attendue en 2026. À l’inverse, la France obtient un score de 37 sur 85, indiquant de faibles niveaux d’insécurité hydrique et de bons progrès vers des solutions. Elle met également en œuvre une combinaison de politiques nationales et européennes en matière d’eau pour gérer les risques liés aux centres de données.
Rapport "Thirst for Change: Safeguarding Water Security for Sustainable Data Centre" – BSI Group

 

Revue bibliographique
Le Programme Solidarité Eau a le plaisir de vous partager le numéro 14 de sa revue Ressources. Conscient de l'abondance de la production littéraire du secteur de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, le pS-Eau édite une revue bibliographique en français et en anglais d'une sélection de rapports, documents de capitalisation, thèses, articles de journaux scientifiques, etc. Dans ce numéro, vous trouverez des focus sur la réutilisation et la valorisation des produits issus de l'assainissement, le genre ainsi que l'interrelation entre les services essentiels eau-assainissement, déchets et électricité.
Ressources 14 – pS-Eau 

 


PODCAST
Invasion plastique
Le podcast Détour vers le futur, produit par le Quai des Savoirs, consacre un épisode au plastique. Au-delà du plastique bien visible des bouteilles, où se cache-t-il dans les produits et dans l’environnement ? Comment évolue t’il et pourrons-nous un jour nous en débarrasser ? Avec la participation de Muriel Mercier-Bonin, chercheuse INRAE, au laboratoire Toxicologie alimentaire du centre Occitanie-Toulouse (Toxalim, INRAE/Université de Toulouse/EI Purpan/ENVT) et Fabienne Lagarde-Abribat, maître de conférences en chimie de l’environnement à l’Institut des molécules et matériaux du Mans (IMMM, Le Mans Université/CNRS).
Détour vers le futur

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INITIATIVE
Les défis d’un site du patrimoine mondial isolé
Dans le cadre du projet 1 OCEAN, l’UNESCO, en collaboration avec le photographe et explorateur Alexis Rosenfeld et l’organisation Plastic Odyssey, mène une mission de reconnaissance visant à observer et documenter un sanctuaire naturel en République des Seychelles.
Au cœur de l’océan Indien se trouve un lieu qui semble hors du temps : l’atoll d’Aldabra, l’un des écosystèmes les plus reculés et les plus préservés de la planète. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1982, ce vaste anneau corallien abrite des tortues géantes, des oiseaux marins rares, des mangroves ancestrales et l’un des systèmes récifaux les plus sains au monde. Pendant des décennies, son isolement a fait office de bouclier. Mais l’isolement ne suffit plus. Le changement climatique, les espèces envahissantes et la pollution plastique atteignent désormais même ce lieu, pourtant éloigné de toute présence humaine. Afin de documenter la crise mondiale du plastique qui affecte jusqu’aux écosystèmes les plus reculés, le photographe et explorateur Alexis Rosenfeld a rejoint la mission à bord d’un navire opéré par Plastic Odyssey.
UNESCO

 


ACTEURS
Comité des Jeunes de Riyad pour l'eau
Le Programme d'engagement des Jeunes pour le 11ème Forum mondial de l'eau, lance un appel à manifestation d'intérêt auprès des 18 à 35 ans, représentants d'une organisation de jeunesse ou au service des jeunes dans le domaine de l'eau, pour rejoindre le Comité des Jeunes de Riyad pour l'eau, en charge de coordonner la participation des jeunes au Forum mondial de l'eau à Riyad en 2027.
Youth Engagement for the 11th World Water Forum – Expression of interest

 


EXPLORATION
La Chine se prépare à rechercher de la glace d'eau au pôle Sud de la Lune
Prévue pour un lancement au cours du second semestre 2026, la mission Chang'e 7 recherchera de la glace d'eau au pôle Sud de la Lune – une étape cruciale dans l'ambition de la Chine de construire une base permanente.
Báo Tuổi Trẻ – Vietnam.vn

 


EXPOSITIONS
Paris
Déserts, la grande exposition du Muséum
Le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris invite à un voyage inédit au cœur des milieux désertiques de notre planète, de l'emblématique Sahara aux déserts polaires, en passant par les déserts de Sonora, d'Atacama, de Gobi… Le point commun à ces milieux : des conditions hors normes à priori hostiles à la vie. Et pourtant, animaux et végétaux y ont développé d’ingénieuses stratégies d’adaptation que le public découvre à travers les spécimens d’une biodiversité surprenante, issus de différentes régions du monde. L’exposition présente également les méthodes déployées par les humains pour vivre dans ces environnements contraignants, mais aussi les menaces qu’ils font peser sur ces milieux fragiles. L’occasion par ailleurs de faire découvrir l’expérience du désert comme terrain privilégié de recherche. À travers près de 200 spécimens et objets de natures variées, pour la plupart issus des riches collections du Muséum, ainsi que des dispositifs mécaniques et multimédias ou de grandes projections, l’exposition offre une approche scientifique, ludique et esthétique de ces milieux fascinants.
Dossier de presse

 

Londres
Antarctica: The Melting Silence

Une coalition de grandes organisations environnementales du monde entier dévoile Antarctica: The Melting Silence (Antarctique : la fonte silencieuse), une expérience cinématographique immersive révolutionnaire qui implante les lointaines étendues sauvages de l’Antarctique au cœur de Londres. L’installation, réalisée par Alex Wolf et présentée pour la première fois à l’Outernet London dans le cadre du Jour de la Terre, fusionne technologie de pointe et activisme environnemental pour appeler à la protection de 30 % de l’océan Austral d’ici 2030. L’installation pourra être vue jusqu’en avril 2026.
Outernet London

 

MOURIR MOINS BÊTE
L’ingénierie romaine : savoirs et pratiques des bâtisseurs de l’Antiquité
Plongez au cœur de l’ingénierie romaine et découvrez le rôle central des "ingénieurs" dans l’Antiquité. Qui étaient-ils ? Quels savoirs et méthodes mettaient-ils en œuvre pour concevoir routes, ponts, thermes ou instruments de mesure ? Trois vidéos de Canal-U viennent illustrer ces compétences techniques et cette expertise qui ont façonné le monde romain.
Retrouver le savoir-faire lié à la conception des grands amphithéâtres – Jean-Claude Golvin (Institut Ausonius, Bordeaux) explore le savoir-faire des ingénieurs romains dans la conception des grands amphithéâtres, en analysant méthodes, techniques et choix constructifs qui ont permis de bâtir ces monuments emblématiques.
Les latrines romaines dans l’ingénierie de la salubrité : un optimum dans l’histoire ? Au sein de l’ingénierie romaine, Alain Bouet et Elsa Bouet-Fournié (Institut Ausonius, Bordeaux) mettent en lumière les latrines comme élément clé de la salubrité, examinant les techniques et pratiques qui ont permis d’atteindre un niveau d’efficacité remarquable dans l’Antiquité
Horologia, les horloges et le temps dans la vie quotidienne à Rome – Jérôme Bonnin (Guise) explore le rôle des horloges et la gestion du temps dans la vie quotidienne à Rome, en mettant en lumière les instruments et pratiques qui structuraient le rythme des activités dans l’Antiquité.

 

 

Europe

 

PFAS
Entrée en vigueur de la surveillance des PFAS dans l'eau potable
La surveillance systématique des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans l'eau potable est entrée en vigueur le 12 janvier. "Si les valeurs limites sont dépassées, les États membres doivent prendre des mesures pour réduire le niveau de PFAS et protéger la santé publique, tout en informant le public. Ces mesures peuvent inclure la fermeture des puits contaminés, l'ajout d'étapes de traitement pour éliminer les PFAS ou la restriction de l'utilisation des réserves d'eau potable tant que le dépassement persiste", a déclaré la Commission européenne sur son site Internet.
Pour rappel, les nouvelles règles découlent de la révision de la directive européenne sur l'eau potable en 2020. Elles stipulent que l'eau potable ne peut contenir plus de 0,5 microgramme de PFAS par litre, et pour vingt substances PFAS spécifiques, la concentration totale combinée ne peut dépasser 0,1 microgramme par litre. Dans un document technique, la Commission européenne a défini des méthodes d'analyse standard pour la surveillance des PFAS, tant pour la somme totale de toutes les substances que pour le paramètre de somme couvrant les vingt substances spécifiques.
Document technique


Un coût de 1 700 milliards d’euros d’ici 2050 ?
Les PFAS pourraient fortement contaminer plus de 75 millions d’Européens et coûter jusqu’à 1 700 milliards d’euros à l’Union européenne.
Publiée le 29 janvier, une étude commanditée par la Commission européenne évalue le coût de la pollution aux substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) dans l’espace économique européen. Selon les scénarios retenus, l’évolution de la réglementation et de la diffusion des polluants éternels, les résultats varient entre 330 milliards et 1 700 milliards d’euros, d’ici à 2050.
Si aucune action n’est engagée pour enrayer la production de PFAS en Europe, les émissions dans l’environnement pourraient presque tripler entre 2020 et 2050, et atteindre 4,4 millions de tonnes. Une aggravation qui se traduirait par une augmentation du nombre de sites contaminés – de 11 500 à 14 200, selon le rapport –, mais aussi, mathématiquement, par celle de la contamination de la population. Ainsi, d’après l’étude, près d’un Européen sur six, soit 76,5 millions de personnes, pourrait alors présenter des niveaux de contamination élevée et serait susceptible de développer une maladie liée à cette exposition.
The cost of PFAS pollution for our society


RECHERCHE
Observer l'évolution d'une zone humide littorale par imagerie satellite
Bilan du projet EO4 Wetlands labellisé par le Space Climate Observatory

À la suite du projet de recherche Interreg Polder2CS, qui incluait plusieurs travaux de recherche autour des submersions marines et des dispositifs de protection menés sur un site démonstrateur aux Pays-Bas, le projet EO4Wetlands visait à suivre la renaturation d’une zone humide littorale de deux anciens polders du Living Lab Hedwige-Prosperpolder (LHPP) grâce à la combinaison de différentes méthodes d’observation incluant l’exploitation d’images satellite.
EO4Wetlands a constitué l'un des deux projets portés par le CEREMA labellisés par le Space Climate Observatory (SCO) France en 2022, avec Pleiades4UrbanFlood. Retour sur les points-clés de ce projet qui s'est achevé en 2025, avec la mise à disposition du rapport technique final et de la synthèse en français.
CEREMA

 

INSTITUTIONS
Résultats annuels de la BEI
En 2025, la Banque européenne d'investissement (BEI) a investi 9 milliards d’euros à l’extérieur de l’Union européenne. Ces financements ont permis d’améliorer les systèmes de santé, de doter les collectivités d’infrastructures essentielles et de faire progresser la transition écologique dans le monde. Ainsi, 13 millions de personnes ont accès à une eau potable plus saine ; 5 millions de foyers sont alimentés en énergies renouvelables et 13 millions de personnes bénéficient de services de santé de meilleure qualité.
La BEI a également atteint son objectif de mobiliser 100 milliards d’euros à l’appui de la stratégie Global Gateway de l’Union européenne deux ans avant l’échéance initialement fixée à 2027, avec trois quarts des investissements de BEI Monde en soutien à des projets au titre de ce programme.
BEI

 

FRANCE
La TRACC désormais inscrite dans le code de l'environnement
La Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) vient d’être inscrite dans le code de l’environnement via un décret et un arrêté publiés le 23 janvier. Cela signifie que la France dispose désormais d’un référentiel commun et robuste pour orienter toutes ses stratégies d’adaptation – un angle souvent négligé des politiques climatiques, pourtant essentiel pour anticiper efficacement les risques à venir. La TRACC fournit des niveaux de réchauffement de référence à différents horizons (2030, 2050, 2100) auxquels tous les acteurs publics et privés peuvent s’aligner pour définir leurs actions d’adaptation.
TRACC

 

INITIATIVES
Protection des captages : Le groupe écologiste et social porte une proposition de loi
Jean-Claude Raux, député écologiste et social de Loire-Atlantique, présentera à l’Assemblée nationale, le 12 février, une nouvelle proposition de loi visant à protéger l’eau potable. Ce texte consiste à systématiser la délimitation d’aires d’alimentation de captage pour les 1 100 captages prioritaires puis à interdire, à partir du 1er janvier 2030, l’utilisation d’engrais azotés minéraux et de produits phytopharmaceutiques de synthèse à l’intérieur de toutes les aires d’alimentation des captages associées à des points de prélèvement sensibles, ce qui pourrait concerner quelque 7 600 captages (sur les 32 900 captages que compte le pays). Cette interdiction ne s’appliquera pas aux produits de biocontrôle, aux produits autorisés en agriculture biologique, et aux traitements et mesures nécessaires à la destruction et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles. Le texte préconise par ailleurs, d'une part, l'intervention de l'autorité administrative en cas de défaillance de la collectivité locale responsable et, d'autre part, la mise en place par cette même autorité administrative (entendre la préfecture) d’un programme pluriannuel d’actions obligatoires visant à préserver la qualité des eaux dans les aires d’alimentation des captages.
L'exposé des motifs rappelle qu'environ 14 300 captages ont été fermés entre 1980 et 2024, dont plus d'un tiers en raison de pollutions liées aux pesticides ou aux nitrates. Plus récemment, l’ANSES a révélé une contamination quasi généralisée au TFA (acide trifluoroacétique). Les coûts de traitement liés à ces pollutions sont estimés a minima entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an. Ils pourraient atteindre 5 milliards annuels au cours des prochaines années, voire plus dès lors que la présence de polluants éternels dans l’eau destinée à la consommation humaine sera pleinement documentée.
Proposition de loi


Une assurance verte pour aider les agriculteurs à réduire l’usage des pesticides
Le risque économique lié aux pertes de production est un frein pour l’adoption d’innovations agricoles par les agriculteurs. Par exemple, bien que des outils d’aide à la décision (OAD) existent, leur efficacité incertaine peut représenter un risque supplémentaire. L’Université de Bordeaux et l'INRAE, en collaboration avec l'Institut français de la vigne et du vin (IFV), les coopératives viticoles de Tutiac (Gironde) et Buzet (Lot-et-Garonne) ainsi que Groupama, ont testé pendant 4 ans un système d’assurance spécifique, nommé "assurance verte", pour couvrir les pertes éventuelles liées à l’utilisation d’un OAD développé par l’IFV pour réduire l’usage des fongicides en viticulture. Les résultats, publiés dans European Review of Agricultural Economics, montrent que la sécurité apportée par l’assurance permet aux viticulteurs de tester l’OAD sur une période suffisamment longue pour estimer sa qualité. Les viticulteurs ont réduit l’usage des fongicides de 30 à 50 %, l’outil a pu être amélioré grâce à leurs retours, et l’assureur a enrichi sa connaissance des risques associés. Un système d’assurance spécifique pourrait faciliter l’expérimentation et l’adoption d’innovations et pratiques économes en pesticides.
INRAE

 

RECHERCHE
AAP France 2030-PEPR OneWater – Eau Bien Commun
L’État soutient le programme OneWater – Eau Bien Commun à hauteur de 53 millions d’euros dans le cadre des Programmes et équipements prioritaires de recherche exploratoires (PEPR Exploratoires) de France 2030. Ce programme national de recherche, dont le pilotage scientifique est confié au CNRS, au BRGM et à l'INRAE, vise à financer une recherche innovante et structurante pour : 1. Produire les connaissances nécessaires pour répondre aux enjeux portés par OneWater ; 2. Lever des verrous scientifiques et technologiques ; 3. Structurer la communauté nationale tout en la transformant pour répondre aux enjeux de l’eau ; 4. Renforcer les dialogues disciplinaires et multi-acteurs autour de questionnements scientifiques partagés ; 5. Proposer des solutions transformantes, concrètes et co-construites pour une politique de gestion de l’eau capable de répondre aux nouveaux enjeux liés à l’eau.
Ce troisième appel à projets, Défis/Inter-Défis, est ouvert à l’ensemble des chercheurs issus d’établissements français d’enseignement supérieur et/ou de recherche souhaitant proposer des contributions pour répondre aux objectifs de OneWater – Eau Bien Commun. Des porteurs d’enjeux (ex. collectivités, ONG, acteurs socio-économiques…) et autres partenaires français et internationaux peuvent être associés aux consortia, sans toutefois pouvoir bénéficier de financement du programme.
Lettres d'intention – 17 mars 2026

 

France 2030 : Annonce des 29 lauréats de l'appel à projets InnovEau
À l’occasion de la 27ème édition du Carrefour des Gestions Locales de l'Eau, le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, et le Secrétariat général pour l’investissement, chargé de France 2030, annoncent les 29 nouveaux lauréats de l’appel à projets InnovEau de France 2030.
Afin d’accélérer le développement d’innovations au service de la qualité de la ressource et de la sobriété en eau, l’appel à projets InnovEau, lancé dans le cadre de la stratégie nationale Matériaux durables de France 2030, ambitionne de répondre à la mesure 48 du plan EAU en couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur et des usages liés à l’eau (gestion de la ressource brute, usages de l’eau, maîtrise de la donnée et de son analyse, traitement des eaux), comme soutien transversal aux innovations des entreprises françaises. Ce dispositif est opéré par l’ADEME, opérateur de France 2030 pour le compte de l’État, en collaboration avec les agences de l’eau qui apportent leur expertise. Ce dispositif soutient le développement d’un portefeuille pour : Agir en amont sur la gestion de la ressource naturelle dans un contexte de changement climatique ; Économiser la ressource ; Renforcer le traitement pour améliorer durablement la qualité de l’eau et des milieux ; Développer le numérique et la donnée au service de la gestion de la ressource. Sont ici ciblés des projets permettant l’acquisition, la compilation et l’analyse de données pour piloter la gestion des volumes et de la qualité de la ressource, le développement de suivi et de pilotage des consommations d'eau, d’outils d’aide à la décision. À l’issue de la clôture des deux dernières relèves de l’appel à projet de septembre 2024 et janvier 2025, 29 projets ont été retenus pour financement, représentant un montant d’aide de 32,96 millions d’euros.
Communiqué et liste détaillée des projets

 

SobriEau : Optimiser l'usage de l'eau dans les bâtiments
Le projet de recherche-action SobriEau, lauréat de l’appel à projets France 2030 Innov’Eau de l’ADEME, a pour objectif de réduire l’utilisation de l’eau dans les bâtiments existants et sur leur parcelle, en explorant des solutions axées sur la sobriété, l’efficacité, la réutilisation de l’eau. 60 bâtiments serviront de démonstrateurs, pour étudier les aspects techniques et humains de la mise en œuvre de ces solutions.
SobriEau est un projet de 4 ans (2025-2029) porté par le CEREMA, AgroParisTech Innovation et l’ENPC.
CEREMA

 

PUBLICATIONS
Aide à la décision pour la restauration des marais littoraux
Le programme de recherche Dépoldérisation programmée de petits marais littoraux (DPM), coordonné par les universités de Bretagne Occidentale, Bretagne Sud et de Rennes, publie un document d’aide à la décision, co-construit par des gestionnaires d’espaces naturels et des chercheurs. Cet ouvrage est un outil d’accompagnement qui s’adresse aux gestionnaires d’espaces naturels, décideurs et acteurs locaux. Son but est d’éclairer la prise de décision et de faciliter le dialogue entre tous les acteurs, dans l’optique de préserver la biodiversité et de s’adapter au changement climatique. Il présente, à partir de retours d’expérience et de travaux de recherche pluridisciplinaires : un état des connaissances actualisé sur les marais littoraux et la dépoldérisation ; des outils concrets pour agir ; des éléments de réflexion pour guider les choix. Il concerne principalement les marais de la façade Manche-Atlantique, mais certains des principes et méthodes proposés sont susceptibles de s’appliquer dans un champ plus large.
Document d'aide à la décision – Programme DPM

 

Fiches techniques pour évaluer ses actions de culture du risque
Développer une culture du risque dans les territoires permet de partager une vision commune des risques et des actions à mettre en œuvre pour y faire face. Le CEREMA propose une nouvelle série de fiches techniques destinées aux collectivités et aux acteurs du risque, dont les deux premières sont disponibles, pour évaluer l'impact des démarches et des actions de culture du risque.
Fiche 1 – Choisir la méthode, les indicateurs et les outils selon ses actions
Fiche 2 – Évaluer le format et la qualité de ses actions
CEREMA

 

Trois publications pour repenser les projets eau dans les territoires
L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse publie trois livrets issus d'un travail sociologique approfondi mené sur ses territoires. L'objectif : comprendre comment se construisent aujourd'hui les projets liés à l'eau et identifier les leviers de réussite pour inspirer d'autres initiatives.
Tenir compte des usages et attachements aux cours d’eau – Comment recueillir les perceptions des habitants ? Comment cartographier leurs attachements ? Ce premier livret partage des méthodes concrètes issues de quatre années d'observations sur des sites de restauration physique.
Un regard sociologique sur la désimperméabilisation des sols – Sept retours d'expérience décryptés à travers le prisme du processus décisionnel. Quels acteurs ? Quels arbitrages ? Quelles étapes clés pour faire aboutir ces projets ?
Utilité sociale et territoriale des projets pour l’eau – Dix expérimentations qui montrent comment enrichir un projet de restauration de rivière en l'articulant avec les enjeux d'urbanisme, de voirie, de tourisme ou encore de cadre de vie.
Rhône-Méditerranée Corse 

 

Comment l’agroécologie peut sortir la ferme France de la crise
Pour s’extraire de l’impasse productiviste, la généralisation de l’agroécologie est possible. Au prix d’une végétalisation des régimes alimentaires et de profondes réformes socio-économiques. L'article est le volet 1/3 d'une série "L’agriculture au pied du mur", proposée par la revue Alternatives économiques.
Alternatives économiques

 

À PARAÎTRE
Viande et climat. Pour un procès équitable
À l’occasion du Salon international de l’Agriculture, les Éditions La Butineuse publient Viande et climat – Pour un procès équitable, le 23 février, un essai de Francis Bucaille. Dans un contexte où la viande est devenue l’un des symboles les plus clivants de la crise climatique, l’agronome propose de rouvrir le dossier à partir des faits, des données de terrain et d’une analyse systémique des systèmes agricoles. Loin des slogans et des raccourcis, ce livre invite à dépasser les oppositions binaires pour comprendre ce que recouvrent réellement les liens entre élevage, alimentation, territoires et climat.
Éditions La Butineuse

 

SOBRIÉTÉ
Fin de l’obligation de vidange annuelle des piscines collectives
Avec la fin d’année est aussi venue la fin de l’obligation de vidange annuelle des piscines publiques et privées à usage collectif. Cette suppression s’est concrétisée avec la publication d’un décret et deux arrêtés du ministère de la Santé au Journal officiel du 24 décembre.
L’arrêté relatif aux dispositions techniques applicables aux piscines précise les nouvelles règles. Désormais, la vidange complète des bassins n’est obligatoire qu’en cas de non-respect d’indicateurs de vieillissement ou de dégradation des eaux de piscine, tels que décrits dans l’arrêté du 19 décembre 2025 modifiant plusieurs arrêtés relatifs aux eaux de piscine et aux eaux de baignade artificielles. Le décret n°2025-1285, quant à lui, encadre la sécurité sanitaire des eaux de piscines pour la rendre conforme à la procédure d’approbation des substances actives biocides réalisée au niveau communautaire. Il est à noter que la vidange complète des pataugeoires et des bains à remous dont le volume est supérieur ou égal à dix mètres cubes n’est pas abrogée et devra toujours être assurée au moins deux fois par an.
Pour le réseau des élus en charge du sport (ANDES), qui avait obtenu en 2015 le passage de deux à une unique vidange annuelle obligatoire et qui défend depuis lors la fin de l’obligation de vidange, cette mesure permettra des économies financières, en eau et en énergie, substantielles. Pour rappel, la vidange pèse en moyenne 10 % de la consommation annuelle d’une piscine collective. Selon leurs calculs, ce sont près de 30 millions d’euros et 3 milliards de litres d’eau potable qui seront économisés grâce à la suppression de l’obligation de vidange. De quoi réinvestir dans la rénovation énergétique des équipements sportifs, souvent vieillissants.
Bonnes pratiques pour l'eau 

 

OUTILS
Création de l’alliance FAIR écosystème
Vers des données environnementales plus accessibles

Le 14 janvier, le BRGM, l’IFREMER, l’IGN, le MNHN et l’OFB ont signé l’accord de création de l'Alliance pour des communs numériques de données environnementales. À travers cette alliance, baptisée FAIR écosystème, ou FAIRe, les cinq établissements publics partenaires s’engagent à mutualiser les infrastructures publiques de données au service des politiques de l'eau, des milieux marins et de la biodiversité. En rassemblant des acteurs publics majeurs de la recherche, de l’innovation et de l’appui aux politiques publiques environnementales, l’alliance FAIRe doit favoriser le développement d’une information de confiance accessible à tous, et permettre aux établissements signataires de collaborer autour de projets phares : la création d’un dispositif national d'accès à l'information nationale eau, mer, biodiversité ; l’interopérabilité des données ; l’inscription dans les plateformes souveraines de l’État ; la collaboration avec les infrastructures de recherche, les systèmes européens et territoriaux.
BRGM

 

Capflor accompagne les éleveurs dans l’implantation de prairies à flore variée
Éléments importants pour la résilience des élevages herbivores, les prairies à flore variée ont leur outil technique. Construit en collaboration avec des éleveurs, Capflor est un outil d’animation et d’aide à la conception pour ces prairies. Issu du laboratoire Agroécologie, innovations, territoires (AGIR) du centre INRAE Occitanie-Toulouse, il est libre d’utilisation et accessible sur internet avec un navigateur, depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette.
INRAE

 

SOS Ponts : Répondre aux communes sur l'entretien et la réparation de leurs ouvrages d'art
Pilote du Programme national Ponts (PNP), le CEREMA a conçu le service SOS Ponts pour aider les collectivités peu dotées en ingénierie dans leurs processus de diagnostic et de réparation.
De nombreuses communes de moins de 10 000 habitants n’ont pas de personnel spécialisé pour gérer leurs ouvrages d’art : SOS Ponts, un outil numérique, gratuit, innovant et accessible, les accompagne dans la gestion et la réparation de leurs ouvrages d’art. Engagé en 2021, le PNP a permis d’évaluer environ 63 180 ouvrages répartis dans près de 15 000 communes volontaires (bilan au 31 octobre 2024 et hors outre-mer). 25 % des ponts et 14 % des murs présentent des désordres structuraux significatifs ou majeurs ; 5 % des ouvrages présentent des problèmes de sécurité du fait de désordres graves sur la structure avec préconisation immédiate de limitation de tonnage ou de fermeture ; et le coût total des réparations est estimé à 3,3 milliards d’euros, dont 740 millions pour les interventions urgentes visant à garantir la sécurité des usagers.
CEREMA

 

REPLAYS & DOC.
Risques hydrauliques et terrestres : Stratégies d’adaptation et actions sans regrets
Co-organisée par le CEREMA, Météo-France, l'INRAE et le Pôle Alpin Risques Naturels (PARN) le 2 décembre à Bron (Métropole de Lyon), cette conférence technique territoriale visait à croiser les expertises, confronter les approches et partager des retours d’expérience concrets issus des territoires. Les interventions portées par des spécialistes, ont permis d’éclairer les enjeux d’adaptation face au changement climatique : données hydro-climatiques, diagnostics de vulnérabilité, aménagement des infrastructures, solutions fondées sur la nature, ou encore mobilisation des habitants. 
Replay et documents

 

Eaux usées : ça déborde de partout
Nos réseaux d’eaux usées saturent et de lourds travaux de rénovation sont engagés, qui alourdissent les factures d'eau. Le parcours inédit "Sur le front" des eaux usées proposé par France 5.
Replay (après diffusion en prime)  

 

Journée nationale de la résilience
AAP pour l'édition 2026

Le Gouvernement lance l’appel à projets de la cinquième édition de la Journée nationale de la résilience (JNR). Institutionnalisée afin de renforcer la culture du risque sur l’ensemble du territoire, la JNR vise à sensibiliser l’ensemble de la population aux risques naturels et technologiques et à diffuser les bons comportements à adopter avant, pendant et après une catastrophe. Ce dispositif interministériel se déploie tout au long de l’année avec un point d’orgue le 13 octobre, date de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe instaurée par l’Organisation des Nations unies.
Inondations, feux de forêt, tempêtes, mouvements de terrain, séismes, accidents industriels, pollutions… Les effets du changement climatique, combinés à la concentration des populations et des activités, exposent de plus en plus de territoires à des événements à la fois plus fréquents et plus intenses. Dans ce contexte, l’adaptation des territoires et la protection des populations passent par une meilleure connaissance des risques et par la capacité collective à s’y préparer. L’édition 2026 a pour objectif de susciter le plus grand nombre d’initiatives locales, en France hexagonale et en outre-mer. Les actions labellisées peuvent être portées par une diversité d’acteurs : collectivités territoriales, associations, entreprises, établissements scolaires et d’enseignement, citoyens, services de l’État, etc. Les projets proposés doivent répondre à au moins l’un des trois objectifs de cette Journée : Développer la culture sur les risques naturels et technologiques ; Préparer les populations à la survenance d’une catastrophe ; Développer la résilience collective face aux risques.
Demande de labellisation – 10 septembre 2026 (prétendants au titre de lauréat), 10 décembre 2026 

 

Recherche artistique
AAP Prix COAL Étudiant 2026 : La Nuit

En parallèle du Prix COAL et pour la septième année consécutive, COAL lance également l’appel à projets du Prix COAL Étudiant, lui aussi dédié à la nuit. Créé en 2019, le Prix COAL Étudiant a pour objectif d’accompagner, par le biais d’une résidence en partenariat avec les Réserves naturelles de France, les étudiants des écoles du champ artistique et culturel qui expérimentent et proposent des solutions concrètes et créatives à la transition écologique. COAL souhaite ainsi encourager la participation de la jeunesse et valoriser les réponses portées par les artistes aux problématiques écologiques actuelles.
L’artiste lauréat bénéficie d’une résidence au sein de l’une des 350 réserves naturelles de France et d'une dotation de 5 000 euros d’aide à la production ainsi que d’un accompagnement par les équipes pédagogiques et scientifiques du lieu pour la mise en œuvre de son projet. Les trois artistes étudiants nommés bénéficient également d’un séjour à la Régénérative Académie. Cette master class inédite, créée et pilotée spécifiquement pour le Prix MAIF Métamorphoses, est dédiée aux pratiques artistiques transformatrices dans et avec la nature, à la biodiversité et à la mobilisation des publics.
Clôture – 28 avril 2026 

 

ACTEURS
Priorités INRAE 2025-2030 : 15 défis Recherche et Innovation
Face à l’accélération des crises climatiques, agricoles, sanitaires et environnementales, et à l’urgence de transformations profondes des systèmes agricoles, alimentaires et forestiers, l'INRAE annonce le lancement de 15 défis "Recherche et Innovation" à l’occasion de l’ajustement à mi-parcours de sa stratégie scientifique à l'horizon 2030. L'objectif est produire sur une série d’enjeux prioritaires, d’ici 3 à 5 ans, des solutions concrètes et mobilisables par les acteurs socio-économiques, les filières et les pouvoirs publics.
INRAE

 

Michael O’Donohue, directeur scientifique Bioéconomie à l'INRAE
Depuis 2006 directeur de recherche INRAE au Toulouse Biotechnology Institute (INRAE, INSA, CNRS), Michael O’Donohue devient directeur scientifique Bioéconomie à l'INRAE. L'institut marque ainsi sa volonté de placer la bioéconomie circulaire et durable aux côtés de ses domaines de compétences historiques que sont l’alimentation, l’agriculture ou l’environnement.
INRAE

 

60 initiatives pour sauver la biodiversité
Et si les espèces menacées n’étaient pas qu’un enjeu mondial mais une affaire de voisinage, de territoire, de citoyens ? En 2024, alors que 14 % des mammifères, 32 % des oiseaux nicheurs ou encore 23 % des amphibiens sont menacés, la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale a choisi de miser sur la proximité pour répondre à cette urgence. Elle consacre 2 millions d’euros à 60 projets environnementaux menés partout en France, qui protègent concrètement la faune et la flore en danger. Une réintroduction de coraux en Méditerranée, des passages pour hérissons en Alsace, un suivi acoustique des oiseaux rares dans la Brenne… Ces actions racontent une autre manière de faire de l’écologie, ancrée dans le réel. Une rencontre avec l’un des porteurs de projet ou un reportage au cœur de ces actions pourrait-il enrichir vos sujets sur la biodiversité ou la transition environnementale ?
Derrière chaque initiative, il y a des habitants, des scientifiques, des bénévoles, des associations qui réinventent le lien entre humains et vivant. La fondation, abritée par la Fondation de France, soutient ces efforts avec un dispositif unique en France : le dividende sociétal, qui consacre 15 % du résultat net du groupe à des actions d’intérêt général. En 2024, ce sont près de 15 millions d’euros qui ont été mobilisés en faveur de projets écologiques et solidaires.
Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale 

 

ACTIONS & REVENDICATIONS
Le loup à nouveau victime de la démagogie du gouvernement
En annonçant, parmi d’autres régressions environnementales, l'augmentation du plafond annuel de destruction de loups, la ministre de l'Agriculture et le gouvernement s'assoient aussi bien sur le droit que sur l'expertise scientifique, déclarent dans un communiqué commun FNE, ASPAS, FERUS, Humanité & Biodiversité, LPO, WWF. Sur le droit parce que le cadre juridique de possibilité de destructions de loups est très clair : malgré le changement de statut récent du loup par l'UE, les États membres doivent garantir que les tirs de loups soient rigoureusement compatibles avec le maintien de la population dans un état de conservation favorable. Toute proposition réglementaire nouvelle doit répondre à cette obligation. Et sur l’expertise scientifique puisqu’une étude récente menée par le MNHN, le CNRS et l'OFB à la demande de l’État conclut à un risque net de baisse de la population avec le taux annuel de destruction déjà existant (19 % de la population estimée). Elle souligne aussi qu'un taux de 21 % comme annoncé par la ministre générerait plus de 60 % de risques de faire baisser la population. Sans compter l'aveuglement de l'État sur les destructions illégales.
Le gouvernement choisit ainsi une gestion politicienne au détriment d'une espèce protégée, sans aucune garantie pour l’élevage, car la destruction de loups n'a jamais empêché à elle seule la prédation. L'État veut faire croire que la gestion de la présence du loup peut se faire prioritairement par un usage libéralisé des tirs de destruction, alors que trois décennies de présence du loup ont montré que c'est la mise en œuvre effective des moyens de protection qui permet de prévenir le plus efficacement les dommages. De plus, contrairement à ce qu’affirme la ministre, le loup ne se multiplie pas : au contraire, on constate une stabilisation de la population depuis 4 ans. Mais cette stagnation n'empêche pas que des individus arrivent sur des territoires nouveaux, où les augmentations de dommages les plus importantes sont constatées car la majorité des élevages n'y sont pas encore protégés. Cela souligne encore que la priorité doit être donnée à l'accompagnement des éleveurs sur ces secteurs pour prévenir les dommages.
Il n'est pas admissible que le gouvernement choisisse délibérément de faire régresser la population de loups, alors que le maintien d'un état de conservation favorable de l'espèce dans son aire de répartition naturelle reste le cadre qui conditionne les possibilités de destructions. Cet état de conservation doit être apprécié au niveau national mais pas uniquement : il doit l'être aussi au niveau régional et au niveau local, comme le confirment les documents d'orientation de la Commission européenne ainsi que la Cour de justice de l’Union européenne et récemment le Conseil d'État. Il est encore temps pour l’État de revenir sur cette annonce précipitée : le loup, pas plus que l’extension de l’usage des pesticides ou la construction de méga-bassines, ne doit être la variable d'ajustement de calculs politiques.

 

MUNICIPALES
Protection du littoral
Surfrider interpelle les candidats aux municipales

Jeudi 15 janvier, Surfrider organisait une conférence "Municipales 2026 : quel avenir pour nos littoraux ?". À cette occasion, l’ONG de protection de l’Océan a fait connaître ses 10 recommandations pour un littoral durable : 1. Réaliser un inventaire complet des écosystèmes littoraux locaux ; 2. Cartographier les zones propices au déploiement de solutions fondées sur la nature ; 3. Mettre en place une gouvernance locale dédiée à la gestion du trait de côte ; 4. Renaturer les zones artificialisées du front de mer ; 5. Adopter des mesures de gestion durable dans les zones naturelles sensibles ; 6. Réduire l’usage du nettoyage mécanique des plages ; 7. Adapter la fréquentation touristique pour réduire la pression estivale ; 8. Moderniser les ports et la plaisance pour réduire leur impact ; 9. Encadrer l’urbanisation et anticiper les risques futurs ; 10. Préparer dès aujourd’hui des stratégies de repli maîtrisé et d’accompagnement social.
Surfrider

 

HAUTS-DE-FRANCE
83 000 personnes alimentées par une eau non conforme au fluopyram, un fongicide dangereux
Générations Futures alerte sur plusieurs cas de non-conformité de l’eau potable liés à la présence du fongicide fluopyram à des concentrations dépassant la limite de qualité réglementaire de 0.1 µg/L. L'ONG a constaté ces non-conformités grâce à son outil "dans mon eau", développé avec en partenariat avec l'association Data for Good. Cette situation concerne 17 unités de distribution de l’eau potable alimentant 46 communes (24 dans le département du Pas-de-Calais, 19 dans la Somme et 3 dans le Nord), totalisant une population de 83 000 personnes. Il est à noter que ces non-conformités ont été détectées dans la plupart des cas depuis début 2025 et ont toutes été confirmées par plusieurs analyses, un "suivi renforcé" ayant été mis en place par l’ARS pour suivre l’évolution des concentrations. Ces dernières sont en moyenne 4 à 5 fois plus élevées que la limite de qualité et atteignent même plus de 10 fois cette limite dans deux communes. La concentration maximale a été retrouvée à Inchy-en-Artois (Pas-de-Calais), avec un taux de 1,778 µg/L mesuré le 13 août 2025, soit plus de 17 fois la limite de qualité.
Le fluopyram est un fongicide autorisé, présent dans 37 produits actuellement commercialisés en France. En 2023, 127 tonnes ont été épandues sur une diversité de cultures (céréales, pomme de terre, betterave, arbres fruitiers…). Si le fluopyram n'est pas aujourd'hui classé dangereux pour la santé humaine par l’agence européenne ECHA, son potentiel cancérigène fait l’objet de discussions et controverses et une proposition de l’Autriche de le classer en tant que suspecté cancérigène (catégorie 2) est actuellement à l’étude. Le fluopyram fait aussi partie de la famille chimique des PFAS ; d’après des données fournies par Bayer, il se dégraderait lentement en TFA. Sa présence dans l’eau potable laisse ainsi présager une contamination. Générations Futures va faire une demande auprès de l’ANSES pour réévaluer les autorisations des produits à base de fluopyram afin de prendre en compte ces non-conformités constatées, et évaluer les risques de contamination liées au TFA.
Les détails – Générations Futures

 

ARTOIS-PICARDIE
Synthèse de la Conférence territoriale sur l’eau
Une cinquantaine de propositions ont émergé de la Conférence territoriale sur l’eau, couvrant les sept thématiques définies par la note de cadrage nationale du ministère de la Transition écologique. Parmi celles-ci, 20 propositions ont été retenues, car jugées les plus pertinentes et abouties. Ces propositions ont été validées dans leur principe en séance plénière du Comité de bassin le 17 octobre 2025 puis retravaillées par un groupe de travail émanant de cette instance le 5 novembre. Ce dernier a affiné chacune d’elles afin de soumettre un ensemble de propositions qui reflètent les spécificités du bassin, telles que la provenance de l’eau potable : 90 % de l’eau utilisée provient de la nappe, ce qui impose une politique de gestion particulièrement exigeante. Les échanges ont également souligné la progression importante de l’irrigation, les besoins industriels nouveaux, les enjeux propres aux zones rurales et la place de l’assainissement non collectif, ainsi que celle essentielle des zones humides, nombreuses dans la région.
Les 20 propositions

 

SEINE-NORMANDIE
Bilan 2025 de l'Agence de l'eau
L'Agence de l'eau Seine-Normandie dresse le bilan de son intervention en 2025 : près de 545 millions d'euros ont été mobilisés pour 3 100 projets en faveur de l’eau, de la biodiversité et de l’adaptation au changement climatique.
En 2025, pour la première année de mise en œuvre du 12ème programme d’intervention Eau, Climat & Biodiversité 2025-2030, on observe une forte mobilisation des acteurs du bassin Seine-Normandie : collectivités, agriculteurs, entreprises et associations. Ce bilan inclut les fonds fléchés par l’État au service de priorités nationales et territoriales. Ces crédits de l’État, mobilisés au titre du Fonds vert et du fonds pour la Stratégie nationale biodiversité, auxquels s’ajoutent le premier fonds Biodiversité marine et Éolien en Manche dont la gestion a été confiée à l’Agence de l’eau Seine-Normandie, représentant 22,6 millions d'euros d’aides.
Seine-Normandie

2025 : Première année d’application de la réforme des redevances
Qui contribue, pour quels montants ? Les réponses de l'Agence de l'eau

Les redevances sont la clé de voûte d’une politique de l’eau et de la biodiversité ambitieuse. Depuis 2025, les redevances des agences font l’objet d’une révision dans le cadre de la loi de finances 2024 avec 3 objectifs : rééquilibrer l’origine des contributions pour moins faire peser la fiscalité de l’eau sur les ménages, valoriser les efforts des collectivités pour une bonne gestion patrimoniale (eau et assainissement) et accroître les capacités financières des agences de l’eau, pour soutenir les territoires et les acteurs économiques face à l’urgence climatique. En 2026, première année d’encaissement des redevances calculées conformément à la réforme (loi de finances de 2024), le montant des redevances qui devraient être versées à l’Agence de l’eau Seine-Normandie s’élève à 674 753 000 euros. L'Agence donne le détail de la répartition.
Seine-Normandie 

 

Le point sur la contamination par les résidus médicamenteux
Chaque année, l’Agence de l’eau Seine-Normandie collecte 6 millions de données pour suivre l’état des milieux aquatiques. Parmi elles, un enjeu émerge : la présence de résidus médicamenteux dans nos rivières. En 2023, sur plus de 1 200 stations de surveillance sont mesurés chaque mois 35 résidus médicamenteux et 6 de leurs métabolites dans les cours d’eau du bassin. Ces analyses révèlent les observations suivantes : les concentrations moyennes en résidus médicamenteux dans les rivières sont de l’ordre de grandeur de quelques dizaines à quelques centaines de nanogrammes par litre ; les zones les plus urbanisées sont les plus touchées, notamment les petites rivières de l’Île-de-France et les grands axes fluviaux du bassin ; si la majorité des substances restent sous les seuils de risque, deux anti inflammatoires très consommés – diclofénac et ibuprofène – dépassent les niveaux préoccupants pour l’environnement.
Fiche

  

Séparation à la source des urines
Résultats de l'étude conduite en Île-de-France

Si des expérimentations existent déjà (plateau de Saclay, ZAC Saint-Vincent-de-Paul à Paris), le déploiement de la séparation à la source reste limité en Île-de-France, notamment en raison de l’absence de filières structurées de valorisation et de débouchés fiables. Cette situation constitue aujourd’hui l’un des principaux freins au changement d’échelle. Cette étude a été portée par la direction territoriale Seine Francilienne de l’Agence de l'eau Seine-Normandie, l’ADEME Île-de-France et le laboratoire OCAPI de l’ENPC. Elle a démarré le 4 mars 2024 et s’est achevée à l’issue du colloque de restitution du 9 septembre 2024.
L’étude présentée vise à proposer des orientations stratégiques et opérationnelles pour le développement de filières pérennes de valorisation des urines humaines en tant que fertilisant agricole, horticole et domestique en Île-de-France. Elle poursuit plusieurs objectifs spécifiques : identifier les gisements potentiels et les territoires prioritaires pour un déploiement à grande échelle ; analyser les solutions techniques disponibles et leurs conditions de mise en œuvre ; évaluer les bénéfices environnementaux, les coûts et les limites économiques ; proposer une trajectoire de déploiement à deux horizons temporels : 2035 et 2045, en tenant compte du caractère innovant de la séparation à la source et du temps nécessaire aux changements de pratiques. Les orientations proposées doivent permettre à l’ensemble des acteurs publics et privés de la filière de s’engager dans une politique structurée de séparation à la source des urines.
Étude, synthèse, carte des bassins versants prioritaires et ZCE prioritaires – Seine-Normandie

 

RHIN-MEUSE
État des lieux 2025 du bassin
Le Comité de bassin Rhin-Meuse a adopté à l'unanimité l’état des lieux, diagnostic complet de la santé environnementale des cours d’eau et des nappes d’eau souterraine, le 5 décembre 2025 et approuvé par arrêté préfectoral le 18 décembre.
Entre 2013 et 2025, l’état écologique des 641 masses d’eau de surface (cours d’eau ou plans d’eau) du bassin est passé de 19 à 32 %. Cette progression illustre notamment l’impact des investissements soutenus financièrement par l’Agence de l’eau en matière de modernisation des systèmes d’assainissement, de réduction des pollutions domestiques et industrielles et de restauration des écosystèmes. Dans les faits, cela se traduit par la baisse depuis 40 ans des concentrations des polluants dits classiques avec notamment 95 % de la population du bassin raccordés à un système d’assainissement. Les efforts engagés pour restaurer la morphologie des cours d’eau portent également leurs fruits. L’évolution de l’indice "poissons" (passant de 25 à 15) indique que les peuplements piscicoles s’améliorent. Même évolution positive constatée pour l’indice "invertébrés". Du côté de l’état chimique des eaux de surface, fondé sur l’analyse de 54 paramètres, le pourcentage en six ans passe de 29 à 21 %. Cette évolution cache en réalité un effort accru de la surveillance notamment sur des polluants (HAP…) dits ubiquistes, c’est-à-dire présents partout à la fois. Les eaux souterraines montrent également des signes encourageants : 58 % des nappes sont désormais en bon état chimique contre 47 % en 2019. Toutefois, ces changements profonds des modes de production restent insuffisamment développés pour inverser les tendances : les pressions restent donc trop importantes pour atteindre partout le bon état des eaux. Les pesticides demeurent aussi une source de dégradation majeure et des tendances à la hausse pour les nitrates apparaissent pour 4 masses d’eau souterraine.
La disponibilité en eau constitue une nouvelle préoccupation identifiée depuis quelques années. Les débits d’étiage ont baissé globalement d’environ 10 % ces dernières décennies, avec des baisses pouvant atteindre 50 % dans le massif vosgien. L’état des lieux identifie désormais 4 nouvelles nappes susceptibles de ne pas atteindre le bon état quantitatif alors qu’auparavant seule la nappe des Grès du Trias inférieur (secteur vosgien) était identifiée en déséquilibre. Les aquifères alsaciens, dont certains stratégiques, doivent faire l’objet d’une vigilance renforcée (nappe d’Alsace, champ de fracture de Saverne, Sundgau et Jura alsacien), de même que les calcaires du Dogger versant Meuse.
Rhin-Meuse

 

Conférence territoriale sur l’eau
45 propositions ont été formulées à l’occasion de ce temps fort de la politique de l’eau du bassin Rhin-Meuse.
Synthèse

 

ADOUR-GARONNE
Livre blanc
Face au changement climatique, le bassin appelle à une politique de l’eau territorialisée

Le bassin Adour-Garonne est aujourd’hui l'un des plus exposés aux effets du changement climatique sur l’eau. Dans ce contexte, le livre blanc issu de la Conférence sur l’eau du bassin du 29 avril 2025 appelle à accélérer la mise en œuvre de la stratégie du comité de bassin, qui vise à placer l’eau au cœur de l’aménagement des territoires. Il promeut un mix de solutions, associant notamment le soutien d’étiage et les solutions fondées sur la nature, mobilisant l’ensemble des usagers de l’eau, des collectivités aux acteurs économiques et scientifiques.
Le document identifie 11 conditions de réussite pour consolider la gouvernance locale, renforcer les efforts engagés et intensifier l'action : 1. Une politique de l’eau plus intégrée à l’échelle du bassin, où les élus prennent toute leur place ; 2. Une gouvernance de l’eau simplifiée et renforcée à l’échelle locale ; 3. Les moyens de la politique de l’eau maintenus, voire renforcés ; 4. Un comité de bassin, vigie de la qualité de l’eau ; 5. L’alimentation en eau potable de qualité ; 6. Des démonstrateurs territoriaux labellisés nationalement pour accélérer la transition ; 7. Des agriculteurs mieux accompagnés dans la nécessaire transition au travers des dispositifs nationaux ou européens ; 8. Assurer une transparence effective des données de prélèvement dès le premier mètre cube ; 9. Soutenir le positionnement des comités de bassin sur les projets de territoire de gestion de l’eau (PTGE) sur saisine volontaire des porteurs de projet ; 10. Mettre en œuvre l’accord avec la commission européenne sur les concessions hydroélectriques ; 11. Valoriser les retours d’expérience sur la réutilisation des eaux non conventionnelles menés par les porteurs de projet. Le document plaide pour une politique de l’eau décentralisée, fondée sur la subsidiarité de bassin et refusant toute approche uniforme ne prenant pas en compte les réalités locales. 
Livre blanc

 

Démonstrateur Charente
Un territoire innovant, moteur de l’adaptation climatique

Particulièrement exposé aux effets du dérèglement climatique, le bassin de la Charente fait le choix de l’expérimentation collective. Sélectionné par le Comité de bassin Adour-Garonne et l’Agence de l’eau dans le cadre du 12ème programme, il devient un laboratoire à ciel ouvert pour tester, coordonner et amplifier des solutions.
Présentation

 

LOIRE-BRETAGNE
Le Syndicat d’Eau de l’Anjou met en œuvre le tarif unique, une transition préparée de longue date
Le Syndicat d’Eau de l’Anjou (SEA) a voté le 12 décembre le tarif unique de l’eau qui s’applique depuis le 1er janvier 2026 à l’ensemble de son territoire. Cette décision marque l’aboutissement d’un chantier engagé en 2020 : l’harmonisation progressive des tarifs afin que chaque usager bénéficie d’une même qualité de service au même prix, quel que soit son lieu d’habitation.
La facture d’eau repose désormais, hors redevance de l'agence de l'eau et la TVA, sur un tarif abonnement de 86,68 euros par an, et un tarif au mètre cube de 1,686 euros. Ce nouveau tarif unique met fin aux 18 tarifs encore en vigueur en 2024, issus de l’histoire des anciens syndicats et de pratiques tarifaires très hétérogènes (parts fixes variables, tranches dégressives, tarifs spécifiques aux industriels), précise Christophe Tripet, directeur du Syndicat d’Eau de l’Anjou.
Cette harmonisation a été pensée pour être progressive et soutenable pour les ménages. Elle a été entre 2020 et 2026 selon trois principes : 1. Limiter l’impact annuel sur les ménages (évolution <15 euros/an hors inflation pour une consommation type de 120 m3) ; 2. Converger vers une part fixe représentant 30 % d’une facture type de 120 m3 ; 3. Intégrer chaque année l’inflation du secteur eau, les variations tarifaires des délégataires et augmenter progressivement les recettes pour financer les investissements prévus dans le schéma directeur du SEA. Pour les usagers bénéficiant déjà d’un tarif élevé, l’année 2026 marquera une baisse du prix de l’eau ; pour ceux issus de secteurs historiquement sous-tarifés, l’effort de convergence se conclut cette année. Les très gros consommateurs, notamment industriels, auront porté une partie significative de l’ajustement, en raison de la suppression progressive des tranches dégressives, comme prévu dès 2020.
Depuis 2018, le Syndicat d’Eau de l’Anjou déploie une politique volontariste pour moderniser ses infrastructures, rappelle par ailleurs le communiqué avec : le renouvellement des réseaux à hauteur de 6,3 millions d'euros annuels ; le construction d'une nouvelle usine de Saint-Georges-sur-Loire représentant un investissement de 10 millions d'euros ; le maintien d’un rendement réseau de 87 % malgré les 5 000 kilomètres de réseau que compose son patrimoine ; enfin, divers projets structurants visant à sécuriser l’approvisionnement et améliorer la qualité de l’eau. Le tarif unique 2026 s’inscrit dans la trajectoire financière nécessaire pour soutenir un programme pluriannuel d’investissements de 105 millions d'euros sur 10 ans, tout en maîtrisant l’endettement du syndicat, conformément à ses engagements initiaux. "Avec le vote de ce tarif unique, nous achevons un chantier essentiel pour garantir l’équité entre tous les usagers domestiques, agricoles et industriels. Ce tarif permettra de continuer à fournir une eau de qualité, de moderniser notre réseau et de préserver durablement la ressource, tout en assurant un prix juste et maîtrisé pour les habitants de notre territoire", conclut Thierry Gallard, président du Syndicat d’Eau de l’Anjou.
Syndicat d’Eau de l’Anjou

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhône-Méditerranée Corse
Expérimentation de paiements pour services environnementaux (PSE)
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ouvre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour déployer, sur des territoires volontaires, des paiements pour services environnementaux (PSE) à destination des exploitations agricoles. L’objectif est de soutenir, à l’échelle des systèmes d’exploitation, le déploiement de pratiques agricoles à faible impact sur la ressource en eau, les milieux humides et la biodiversité qui leur est liée. Doté de 50 millions d'euros, cet AMI s’adresse aux opérateurs territoriaux (collectivités, syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable) désireux de déployer des PSE ambitieux à l’échelle de leur territoire.
Plus de 700 exploitations sur 21 territoires ont déjà été accompagnées par l’agence de l’eau en 2020 et 2021 grâce à une première expérimentation de paiements pour services environnementaux, mise en place lors de son 11ème programme, pour une période de 5 ans. Forte de cette expérience, et en phase avec les objectifs du Plan eau et de la Stratégie nationale pour la biodiversité, l’agence de l’eau lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour poursuivre cette expérimentation. Cette nouvelle édition couvre un périmètre d’objectifs plus large que la première qui était centrée sur la réduction des pollutions sur les aires d’alimentation de captage et les ressources stratégiques pour l’eau potable et sur la préservation de la biodiversité. Les projets attendus devront concourir à 2 objectifs parmi les suivants : sobriété en eau, reconquête de la biodiversité, restauration de la qualité de l’eau, amélioration du fonctionnement des zones humides, ou encore amélioration de l’infiltration de l’eau dans les sols. Les opérateurs territoriaux sont en première ligne de cet appel à manifestation d’intérêt. Collectivités (communes, départements) et leurs groupements (établissements publics de coopération intercommunale), syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable, peuvent se porter candidats. Il est attendu des projets portant une ambition de changement de pratiques agricoles à l’échelle d’un territoire. Pour engager l’implication du porteur territorial ainsi que la pérennité de la démarche sur le territoire, les aides de l’agence couvriront 80 % de la rémunération des services environnementaux rendus par les exploitations, le reste relevant de l’opérateur ou d’autres financeurs intéressés par la démarche.
Présélection – en cours. Les candidats retenus à l’issue de cette première phase, jusqu’au 30 avril 2027 pour le dépôt des projets PSE intégrant les engagements des agriculteurs.  

Rhin-Meuse
Projets d’aménagement urbains : 2 appels à projets dédiés

L’Agence de l’eau Rhin-Meuse poursuit son incitation pour laisser la place à l’eau et à la nature dans les projets d’aménagement urbains à travers deux appels à projets, l’un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privé ou public.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026 

 

SUISSE
Biodiversité : État insuffisant, mais des évolutions positives
Le Forum Biodiversité de l'Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) a élaboré avec plus de 50 spécialistes le rapport "Comprendre et façonner la biodiversité en Suisse" et l'a récemment publié. Le rapport constate que l'état de la biodiversité est toujours insuffisant. Les principales causes de ce déclin sont l'utilisation intensive des terres, la pollution, les espèces invasives et le changement climatique. Plus d'un tiers (35 %) des espèces en Suisse sont menacées et les communautés d'espèces se ressemblent de plus en plus.
SCNAT

 

RECHERCHE
Nouveau Centre de biodiversité WSL-EAWAG
L'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) et l'Institut fédéral  des sciences et technologies aquatiques (EAWAG) s'associent pour étudier ensemble la perte et la protection de la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et aquatiques. Le nouveau Centre de biodiversité WSL-EAWAG a été officiellement lancé le 22 janvier au WSL Birmensdorf. Les chercheurs des deux instituts ont profité de l'événement pour présenter leurs travaux en cours dans le domaine de la biodiversité.
Les deux instituts de recherche collaborent déjà étroitement dans le domaine, par exemple dans le cadre de l'initiative de recherche commune Blue-Green Biodiversity, dans l'organisation d'écoles d'été communes sur la biodiversité bleu-vert ou, plus récemment, dans le cadre d'une initiative de surveillance de la biodiversité (BiMo) qui développera de nouvelles approches telles que l'ADN environnemental, la télédétection et l'analyse automatisée des images afin de mieux surveiller la biodiversité terrestre et aquatique. Le Centre commun de biodiversité est un pas de plus vers une coopération étroite entre les deux instituts. 

 

 

Afrique

 

Conférence des Nations unies de 2026
Des experts donnent la recette pour favoriser les investissements dans le secteur de l'eau

Des représentants d'institutions financières réunis à Dakar, en marge de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur l'eau, organisée à Abu Dhabi en 2026 et coprésidée par les Émirats arabes unis et le Sénégal, ont souligné l'urgence de renforcer les cadres réglementaires et les capacités institutionnelles des pays, afin de mobiliser davantage d'investissements dans le secteur hydrique, un domaine encore fortement dépendant des financements publics.
Intervenant lors d'une session consacrée aux investissements pour l'eau, le directeur de la représentation régionale de la Banque européenne d'investissement (BEI) à Dakar, Adam Bruun, a insisté sur la nécessité de mettre en place des autorités de régulation indépendantes et des structures de supervision crédibles pour instaurer un climat de confiance auprès des investisseurs. Il a insisté sur le fait que les projets liés à l'eau s'inscrivent, généralement, dans le long terme, notant que le secteur privé veut investir dans l'eau mais veut dans le même temps avoir "l'assurance que l'environnement sera sain". Déplorant le fait que le secteur privé soit très peu représenté dans les pays en développement, il a également rappelé le caractère transversal de l'eau, évoquant ses liens étroits avec des secteurs stratégiques tels que l'énergie, l'agriculture et les transports. Saroj Kumar Jha, directeur du pôle mondial d'expertise en eau de la Banque mondiale, a signalé : "En 2025, au niveau mondial, les investissements du secteur public dans l'eau ont atteint 86 % contre seulement 2 % pour le secteur privé""Si on met l'accent sur les conditions favorables, il y a une solution pour chaque marché", a-t-il indiqué.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

SÉNÉGAL
Le pays à l'épreuve de l'accès universel
Le Sénégal et les Émirats arabes unis vont co-présider à Abu Dhabi, la Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026. Pour le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, qui a fait face à la presse, en marge de la réunion préparatoire de haut niveau à cette conférence, avec son homologue Abdullah Balalaa, le ministre adjoint des Affaires étrangères chargé de l'Énergie et de la Durabilité, chef de la délégation émiratie, cette rencontre consacre à la fois l'importance stratégique de l'eau dans l'agenda mondial et le leadership du Sénégal dans la gouvernance de la ressource. Le ministre a souligné que le choix du Sénégal pour accueillir cette étape décisive constitue une reconnaissance du rôle moteur du pays, aussi bien au niveau sous régional, africain qu'international.  Près de 3 000 participants, issus de presque tous les pays membres de l'ONU, ont pris part à ces deux journées de discussions consacrées à la place centrale de l'eau dans le développement durable. Au cœur des échanges figure l'Objectif de développement durable 6 (ODD-6), consacré à l'accès universel à l'eau potable et à l'assainissement. "Il est désormais admis que si nous échouons à atteindre l'ODD-6, aucun autre objectif de développement durable ne pourra être atteint", a insisté le ministre. Sans eau, a-t-il rappelé, il n'y a ni santé, ni éducation, ni environnement viable, ni prospérité économique.
Pour faire face à ces enjeux, le Sénégal a consenti d'énormes efforts budgétaires. Pour la première fois de son histoire, le budget du ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement dépasse les 1 700 milliards de francs CFA (soit 2,58 milliards d’euros), intégrant à la fois des ressources publiques records et de grands projets structurants réalisés dans le cadre de partenariats public-privé. Une dynamique qui permet d'attirer des investissements privés nationaux et étrangers dans un secteur longtemps sous-financé. Le ministre a détaillé une série de projets majeurs destinés à corriger les inégalités entre zones urbaines et rurales. Un vaste programme de forages, prévu entre 2026 et 2027, permettra la réalisation de plus de 100 nouveaux forages et châteaux d'eau dans toutes les régions du pays, à l'exception de Dakar. À cela s'ajoute une enveloppe d'urgence de 11 milliards de FCFA destinée à remettre en service des forages à l'arrêt, à les équiper et à renforcer leur alimentation solaire. Dans les zones urbaines, plusieurs projets de grande envergure sont également en cours, notamment le Grand Transfert d'eau à partir du lac de Guiers vers le triangle Dakar-Thiès-Mbour et Touba, l'usine de dessalement de la Grande Côte, ainsi que des transferts hydrauliques vers le bassin arachidier et le Sud du pays. Ces initiatives visent à sécuriser durablement l'approvisionnement en eau potable, mais aussi à soutenir l'agriculture et à répondre aux problèmes de salinisation et de qualité de l'eau. L'assainissement, reconnu comme le maillon faible du secteur, fait lui-même l'objet d'une attention accrue. La station d'épuration de la baie de Hann à Dakar est en phase d'accélération, tandis que de nouveaux projets, comme celui de Tivaouane-Peulh, intègrent désormais la réutilisation des eaux usées traitées à des fins agricoles et environnementales. Parallèlement, des programmes spécifiques visent à renforcer l'accès aux toilettes et aux équipements d'assainissement en milieu rural, considérés comme une question de dignité humaine.
Moussa Thiam, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica  

 

BASSIN DU GAMBIE
Des initiatives stratégiques pour améliorer l'accès à l'eau potable aux populations riveraines

L'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG) est en train d'aménager le bassin et de mettre en place des projets d'accès à l'eau et d'assainissement au bénéfice des populations riveraines. L’annonce a été faite par le secrétaire général de l’OMVG, Ousmane Hann, en marge de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur l'eau, prévue en décembre 2026 à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis.
Le secrétaire général a rappelé que la mission de l'OMVG est d'assurer une "gestion partagée" de l'eau du fleuve Gambie au bénéfice des populations des États membres, à savoir la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Sénégal.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

BURKINA FASO
L'État engage la réhabilitation de 100 barrages

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a officiellement lancé la campagne de mobilisation des eaux de surface, centrée sur la réhabilitation de 100 barrages répartis sur l'ensemble du territoire national. L'initiative s'inscrit dans une stratégie nationale de renforcement de la sécurité alimentaire.
Après une année agricole déjà remarquable avec un taux record de couverture des besoins céréaliers de 126,4 %, le Burkina Faso entend capitaliser ses efforts tout en renforçant les bases de son ambition de souveraineté alimentaire. Dans ce sens, le gouvernement, sous l'impulsion du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré s'est engagé à remettre en état 100 ouvrages hydrauliques pour garantir une meilleure disponibilité de l'eau, avant l'arrivée de la saison pluvieuse. Selon le ministre d'État, ministre de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, le Burkina Faso compte aujourd'hui 973 barrages, sans tenir compte de ceux en cours de construction. Or, parmi ces ouvrages, plus de 425 se sont progressivement détériorés au fil des années, perdant une grande partie de leur capacité à retenir l'eau.
Le coût total de la campagne de réhabilitation des barrages est estimé à 20 milliards de francs CFA (soit 30,4 millions d’euros). Le ministre chargé de l'Agriculture a fait savoir que pour son financement, le gouvernement a fait le choix de combiner ses propres ressources budgétaires via le projet Sécurité de l'eau. L'Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles et la Société nationale d'aménagement des terres et de l'équipement rural seront chargés de réaliser les travaux de réhabilitation, de confortation et de curage.
Oumarou Rabo, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica

 

TOGO
Nouveaux projets en zones urbaines

Le secteur de l'eau devrait poursuivre sa dynamique de progrès en 2026, avec la mise en œuvre de plusieurs projets structurants visant l'accès universel à l'eau potable d'ici 2030. Le gouvernement a prévu un budget de 21 milliards de francs CFA (soit 31,9 millions d’euros) pour soutenir cette ambition et renforcer durablement les infrastructures hydrauliques du pays. Parmi les projets phares figure l'installation de six systèmes autonomes d'approvisionnement en eau potable dans les zones périurbaines de Lomé, où la pression démographique est particulièrement forte.
Sur le plan des indicateurs, les perspectives sont encourageantes. Après avoir atteint un taux de desserte estimé à 72 % en 2025, le pays vise 85 % d'ici fin 2026. Devenu un enjeu central du développement durable, le secteur de l'eau a connu ces dernières années une amélioration notable. Plusieurs partenaires sont aux côtés du Togo, notamment l'Agence française de développement (AFD), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Togonews (Lomé) – AllAfrica 

 

CONGO-KINSHASA
Lac Albert
60 000 victimes d'inondations vivent toujours dans la précarité

Plus de 60 000 personnes, victimes des inondations du lac Albert depuis 2019, vivent dans des conditions extrêmement difficiles dans les camps de pêche du territoire de Mahagi. Maisons englouties, moyens de subsistance détruits et infrastructures de base endommagées : la coordination provinciale de la Protection civile en Ituri tire la sonnette d'alarme et appelle le gouvernement ainsi que les organisations humanitaires à intervenir d'urgence.
Selon des sources locales, les inondations successives du lac Albert ont causé des destructions massives : 12 848 maisons, plus de 5 400 pirogues, 2 340 filets de pêche, 345 boutiques, 11 hôtels. Au total, 63 850 personnes ont été affectées par cette catastrophe naturelle, principalement dans la chefferie de Wagongo, la zone la plus touchée. L'impact socio-économique est considérable, la pêche constituant la principale activité génératrice de revenus pour les habitants. Cette situation provoque également une insécurité alimentaire croissante parmi les familles sinistrées. La crise est aggravée par la destruction des latrines, des points d'eau et des structures sanitaires. Les populations se retrouvent ainsi exposées aux maladies et peinent à accéder aux soins de santé.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica 

 

AFRIQUE AUSTRALE
1,3 million de personnes touchées par de graves inondations

Des pluies intenses et de graves inondations ont touché environ 1,3 million de personnes en Afrique australe depuis la mi-décembre 2025, détruisant des habitations et des infrastructures essentielles, et perturbant l'accès aux services de santé, ce qui augmente les risques de maladies d'origine hydrique et de maladies transmises par les moustiques. Près de la moitié des personnes touchées se trouvent au Mozambique, selon les premières évaluations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les inondations ont également affecté certaines régions du Malawi, de l'Afrique du Sud, de la Tanzanie, de la Zambie et du Zimbabwe. Les besoins humanitaires urgents comprennent un abri, de l'eau potable et l'accès à des services de santé essentiels. L'OMS et ses partenaires soutiennent les autorités nationales dans la riposte à la catastrophe. Les activités comprennent le prépositionnement de fournitures essentielles contre le choléra et d'autres maladies, la mise en place d'une coordination sanitaire au niveau provincial et du district, ainsi que le renforcement de la surveillance active des maladies et des mesures de prévention.
World Health Organization Africa (Brazzaville) – AllAfrica 

Plus de 100 morts au Mozambique dans des inondations dévastatrices
Dimanche 18 janvier, l’Afrique du Sud a décrété officiellement l'état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu'au Mozambique plus de 100 personnes sont décédées. "Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d'autres maladies", alerte Guy Taylor du bureau local de l’UNICEF. Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. "La majorité des gens au Mozambique dépendent d'une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations."
L'Afrique du Sud a dépêché des équipes de secours dans le sud du pays alors que, sur son propre territoire, les autorités recherchaient toujours des survivants et tentaient de récupérer des corps.
Radio France Internationale – AllAfrica  

 

MADAGASCAR
Une carte hydrogéologique pour sécuriser les eaux souterraines
Madagascar disposera, dans trois mois, de sa première cartographie nationale des aquifères, fiable à 98 %. Cette avancée résulte de la signature d'un protocole d'accord, intervenue entre le ministère de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène et KULA Services PTE Ltd, portant sur l'étude et l'évaluation des ressources en eau souterraine à Madagascar.
Cette cartographie permettra d'identifier avec précision les zones propices à l'implantation de forages et de réduire considérablement les échecs, souvent coûteux en raison de l'absence d'études approfondies en amont. Ce dispositif vise à appuyer la prise de décision et la planification des projets dans le secteur de l'eau, tout en garantissant une gestion durable des ressources hydriques face aux effets du changement climatique. À long terme, l'ensemble des données et informations sera accessible via téléphone mobile, offrant aux institutions publiques, aux entreprises, aux agriculteurs ainsi qu'aux acteurs du développement un outil d'aide à la décision.  La carte hydrogéologique sera actualisée chaque année. 
Mialisoa Ida, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica 

 

SOUDAN
Une enquête nutritionnelle révèle un niveau inédit de malnutrition chez les enfants

De nouvelles données issues de la dernière enquête SMART (méthode d’évaluation de l’état nutritionnel d’une population, en particulier dans les contextes d’urgence) de l’UNICEF menée dans la localité d’Um Baru, au Darfour du Nord, montrent que plus de la moitié des enfants évalués souffrent de malnutrition aiguë, parmi lesquels un sur six de malnutrition aiguë sévère, une pathologie pouvant entraîner le décès d’un enfant en quelques semaines en l’absence de traitement.
UNICEF

En décembre déjà, l'UNICEF appelait à investir d’urgence en faveur de services vitaux pour les enfants alors que les besoins humanitaires mondiaux atteignent des niveaux inédits.
En raison de la forte augmentation du nombre de conflits, de l’aggravation de la faim, des coupes budgétaires partout dans le monde et de l’effondrement des services de base, les besoins humanitaires pour les enfants atteignent des niveaux sans précédent à l’échelle mondiale. Alors que l’UNICEF lance aujourd’hui son appel à l’Action humanitaire pour les enfants 2026, 7,66 milliards de dollars des États-Unis sont nécessaires de toute urgence pour pouvoir fournir l’année prochaine une aide vitale à 73 millions d’enfants – dont 37 millions de filles et plus de 9 millions d’enfants handicapés – dans 133 pays et territoires. 

 

 

Asie

 

CHINE
Les autorités dressent un bilan positif de dix années de développement de la Ceinture économique du fleuve Yangtsé

Le 5 janvier, le Bureau de l’information du Conseil des affaires d’État a tenu une conférence de presse consacrée aux avancées et aux résultats obtenus au cours des dix dernières années dans le développement de la Ceinture économique du fleuve Yangtsé.
Selon Wang Changlin, vice-président de la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR), la Chine a mené en profondeur la lutte contre les pollutions industrielles, urbaines, agricoles et liées au transport fluvial. Près de 10 000 entreprises chimiques ont été fermées, modernisées, relocalisées ou reconverties afin de résoudre le problème de la concentration industrielle le long du fleuve. Par ailleurs, 1 361 quais illégaux ont été entièrement démantelés, les eaux noires et malodorantes ont été quasiment éliminées dans les villes riveraines de niveau préfectoral et supérieur, et l’interdiction de la pêche sur dix ans dans le Yangtsé a été appliquée de manière résolue. La qualité de l’eau du cours principal du fleuve s’est ainsi nettement améliorée, passant de la classe 5 dans certaines zones à la classe 2 sur l’ensemble du fleuve. Sur la même période, l’innovation scientifique et industrielle s’est nettement accélérée dans la région. La Chine a poursuivi la construction de pôles majeurs d’innovation, avec notamment le Centre international des sciences et technologies de Shanghai (région du delta), ainsi que les centres régionaux de Wuhan et de Chengdu-Chongqing.
China.org

Le fleuve Yangtsé reste la voie navigable intérieure la plus fréquentée au monde
Le débit annuel de marchandises dans les ports situés le long de l'artère principale du fleuve a bondi de 71% pour atteindre 4,2 milliards de tonnes au cours de la dernière décennie, a précisé Wang Changlin.
Xinhua

 

Guangzhou a créé et restauré 234,2 hectares de mangroves
Au cours du 14ème Plan quinquennal (2021-2025), Guangzhou,  chef-lieu de la province du Guangdong (sud), a créé et restauré 234,2 hectares de mangroves et aménagé 1 548 kilomètres de sentiers pédestres écologiques. La ville compte désormais près de 67 500 hectares de zones humides, 25 parcs et 32 aires protégées de divers types. Ces zones humides constituent non seulement une barrière écologique efficace pour la ville, mais aussi un véritable paradis pour des milliers d'oiseaux migrateurs qui y trouvent refuge et viennent s’y reproduire.
China.org

 

XINJIANG
Les agriculteurs locaux luttent contre la désertification
Dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), la prévention et le contrôle de la désertification, l'une des missions prioritaires au Xinjiang depuis de nombreuses années, offrent des opportunités d'emploi supplémentaires aux agriculteurs locaux pendant la morte-saison. Bravant des températures inférieures à 0 °C, les agriculteurs s'affairent à préparer des roseaux et à poser des grilles de sable.
Photo Ding Lei, Xinhua –  – People Daily

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VIETNAM
Pollution plastique
De Phu Yen à une solution globale

La lutte contre la pollution plastique nécessite des données précises et régionales sur l'origine des déchets. Une nouvelle étude conduite par une équipe de l'institut fédéral suisse de recherche sur l'eau EAWAG dans la province vietnamienne de Phu Yen fournit précisément ces données. L'étude montre que la majeure partie des déchets plastiques qui se retrouvent dans les eaux de la région provient de déchets non collectés et de pertes lors de la collecte et du transport. Si ces conclusions sont traduites en mesures ciblées, Phu Yen pourrait servir de modèle à d'autres régions et apporter une contribution décisive à la réduction globale des déchets plastiques dans les eaux.
Afin de pouvoir suivre les flux de déchets plastiques depuis leur source jusqu'à leur destination, l'EAWAG a développé un outil en collaboration avec des partenaires internationaux il y a environ cinq ans : le Waste Flow Diagram (WFD) permet de montrer le flux de déchets plastiques tout au long de la chaîne de services de gestion des déchets et de visualiser où et pourquoi le plastique s'échappe du système dans l'environnement. Il offre ainsi une méthode simple pour identifier les domaines dans lesquels des améliorations de la gestion des déchets sont nécessaires. Une nouvelle étude de l'institut vient d'être appliquée pour la première fois par le WFD au niveau provincial. C'est une étape méthodologique importante, explique Dorian Tosi Robinson, chercheur au département Hygiène urbaine et Eau pour le développement (SANDEC) de l'EAWAG et premier auteur de l'étude. "Jusqu'à présent, l'outil n'était utilisé que pour certaines villes et non pour des régions entières. Cette extension permet de recenser systématiquement les déchets plastiques sur de plus grandes surfaces et d'inclure les zones rurales et les petites localités."
Les résultats de Phu Yen le montrent : chaque année, 9,4 kilogrammes de déchets plastiques par habitant y sont déversés dans les eaux. Ce chiffre n'est toutefois valable que pour les zones rurales et les petites zones urbaines de la province, la capitale Tuy Hoa City n'a pas été prise en compte dans ce calcul. Il est particulièrement frappant de constater que 88,6 % de ces rejets de plastique proviennent de déchets non collectés, c'est-à-dire de plastiques qui se déversent directement dans l'environnement dans les zones où la collecte des déchets ne fonctionne pas. Les autres sources sont la collecte et le transport des déchets (environ 8 %), les décharges et les installations de traitement des déchets (environ 3 %), ainsi que le secteur informel (0,6 %), qui collecte des matériaux recyclables pour les revendre. L'étude met aussi en évidence, les disparités d'un district à l'autre. Alors que dans certains districts, seul un kilo de plastique par habitant et par an est déversé dans les eaux, dans d'autres, ce sont plus de 55 kilos qui sont déversés, soit +50 fois plus. Malgré ces énormes différences, un schéma commun se dégage néanmoins : dans presque tous les districts, la majeure partie de la pollution provient des déchets non collectés. Le développement de la collecte des déchets devrait donc être une priorité absolue partout même si la mise en œuvre concrète doit être adaptée à chaque situation locale.
EAWAG

 

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Le CNRS lance une nouvelle zone de recherche sur la santé des écosystèmes

Avec ces 118 îles et atolls dispersés sur 5 millions de km2 et 5 archipels, la Polynésie française fait face à de nombreux défis sociaux, politiques et écologiques associés à un territoire multi-insulaire et isolé qui rendent complexe la gestion de cette "mer d’îles". L’acidification des océans, les pluies torrentielles ou encore la montée des eaux menacent directement la bonne santé des écosystèmes polynésiens, dont dépendent étroitement les populations locales. Les activités anthropiques sur ces îles s’accentuent avec une urbanisation mal maîtrisée, une surexploitation des ressources, une artificialisation des milieux ou encore l’introduction d’espèces envahissantes. Ces différents éléments modifient grandement l’équilibre déjà fragile des socio-écosystèmes de la Polynésie française.
Baptisée Z’API, la nouvelle zone atelier du CNRS vise à concevoir une recherche capable de répondre aux principaux défis environnementaux et sociétaux grâce à une action inter et transdisciplinaire. Ses travaux s’articuleront autour de trois grandes thématiques : les mobilités et connectivités au sein du territoire polynésien, la vulnérabilité des socio-écosystèmes face aux contraintes environnementales et la durabilité des ressources naturelles marines et terrestres
CNRS

 

Lancement de la campagne scientifique REMMOA II
Début février 2026, une vaste campagne scientifique d’observation aérienne de la mégafaune marine sera lancée en Polynésie française dans le cadre du projet REMMOA II – Connaître et préserver la biodiversité marine. Cette mission d’envergure vise à produire un état des lieux et à actualiser les connaissances sur la distribution et l’abondance des grandes espèces marines dans l’un des plus vastes espaces océaniques du monde, quinze ans après une première campagne de référence menée en 2011.
Porté par l’Observatoire PELAGIS (La Rochelle Université/CNRS), avec le soutien de l’Office français de la biodiversité et de la Fondation La Rochelle Université, le projet REMMOA II s’inscrit dans un contexte de changements globaux et de pressions croissantes sur les écosystèmes marins.
CNRS

 

 

Amériques

 

QUÉBEC (CANADA)
Bilan 2024-2025 du Plan national de l'eau

Le bilan présente les résultats associés aux cibles des 39 mesures du Plan national ainsi que les progrès réalisés sur la période s'échelonnant du 1er avril 2024 au 31 mars 2025. Néanmoins il est à noter que plus de la moitié des mesures (21 sur 39) n'ont débuté qu'en 2024-2025.
Environnement Québec

Rapport sur l’état des ressources
Le ministère de l'Environnement vient de mettre à disposition le Rapport sur l’état des ressources en eau et des écosystèmes aquatiques 2025.
Environnement Québec  

 

ÉTATS-UNIS
Enfin un bon point
Lee Zeldin, administrateur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a annoncé que l'agence renouvelait son engagement à réduire les tests sur les mammifères, avec l'objectif ambitieux de les éliminer d'ici 2035, un objectif initialement fixé sous la première administration Trump.  L'EPA donnera la priorité au développement et à la mise en œuvre de solutions alternatives de haute qualité afin de réduire les tests sur les mammifères vertébrés, tout en maintenant la conformité réglementaire et une science rigoureuse de référence afin de soutenir le programme "Make America Healthy Again" (Rendre à l'Amérique sa santé) de l'EPA.
EPA

 

 

Économie

 

Hong Kong – Suez assurera la déshydratation des boues dans la nouvelle STEP
Il s'agit d'une des plus grandes installations d’assainissement en caverne artificielle en Asie.
La station d’épuration de Sha Tin dessert près de 700 000 habitants depuis plus de quarante ans. Alors que les installations étaient vieillissantes, le gouvernement de Hong Kong a décidé d’engager des travaux de modernisation, et de déménager le site dans une caverne artificielle de 14 hectares, construite à cet effet, pour diminuer l’emprise au sol des installations, dans un contexte de rareté du foncier. Un système de collecte des eaux usées en amont est également aménagé.
Cette relocalisation apporte deux bénéfices majeurs pour la population de Hong Kong : d'une part, la réduction des nuisances olfactives : la caverne agit comme une barrière naturelle qui permet de contenir et d’atténuer les odeurs. À l’intérieur, les sources d’odeurs seront enfermées et des équipements de désodorisation dédiés seront installés ; d'autre part, la libération de 28 hectares de foncier en surface pour d’autres usages.

 

Chongqing, Chine – Suez remporte un contrat de dépollution des sols
La Ceinture économique du fleuve Yangtsé, qui s’étend sur onze provinces chinoises, de l’ouest à l’est du pays, concentre plus de 40 % de la population. Plusieurs décennies d’industrialisation le long du fleuve Yangtsé ont permis une forte expansion économique de la région, mais ont également occasionné des dommages écologiques. La préservation du fleuve est aujourd’hui une priorité majeure pour la Chine.
La joint-venture Chongqing Derun Simbond, qui réunit Suez et son partenaire chinois Chongqing Derun Environment, a remporté le contrat de dépollution des sols de l’ancien site de l’usine chimique de Minfeng, à Chongqing. Celui-ci, d’une superficie d’environ 30 hectares, auparavant dédié à la production de chromate, génère des risques environnementaux. Le volume de sols contaminés au chrome hexavalent est estimé à 2,7 millions de mètres cubes. En tant qu’opérateur en charge de l’ingénierie et de la construction, la joint-venture Chongqing Derun Simbond recourra à l’excavation et au traitement des sols sur place, ainsi qu’à des solutions de confinement, pour la dépollution. À l’issue des travaux, prévue en avril 2027, le site sera reconverti en parc ou en zone de stockage. 

 

Hérault Méditerranée, France – La Communauté d’agglomération renouvelle son partenariat avec Suez
À compter du 3 juillet 2026, Suez, avec le concours financier de la Banque des territoires, assurera dans le cadre d’une société dédiée, l’exploitation des services d’eau potable et d’assainissement collectif et non collectif de l’Agglomération Hérault Méditerranée pour une durée de 15 ans. Ce nouveau contrat valorise les investissements réalisés par la collectivité pour contribuer à la transition énergétique et préserver la ressource sur un territoire littoral marqué par un stress hydrique chronique, de fortes variations saisonnières de population, et des milieux naturels sensibles. 
Ce contrat d’assainissement mise sur la réutilisation des eaux usées traitées (REUT), dont Agde est l’un des territoires pionniers en France : depuis 2020, l’agglomération irrigue le golf avec des eaux usées recyclées, évitant chaque année le prélèvement de 200 000 m3 d’eau potable. Avec ce nouveau contrat, jusqu’à 600 000 m3 d’eau répondant aux normes les plus exigeantes (classe A+) qui pourront être réutilisés pour l’irrigation du golf (200 000 m3/an), mais aussi l’hydrocurage des réseaux, le lavage des voiries et les besoins du SDIS. À partir de 2033, cette eau recyclée alimentera de nouveaux usages, tels que le carénage des bateaux du port du Cap d’Agde, l’arrosage du stade de rugby ou le nettoyage des véhicules du centre technique municipal.

 

Fontaines et îlots végétalisés – L'expert Water Connect poursuit sa montée en puissance
En 2025, Water Connect a confirmé sa vocation : déployer partout en France des îlots de fraîcheur accessibles, gratuits et inclusifs, combinant eau potable, brumisation et végétalisation. Portée par un écosystème de partenaires engagés, l’entreprise structure un réseau national solide et prépare pour 2026, une nouvelle phase de développement en France et à l’international.
L'entreprise accompagne les collectivités dans la mise en œuvre de solutions concrètes de lutte contre les îlots de chaleur urbains. À Paris intramuros, elle a déployé à partir de 2023 un maillage à forte densité, avec des dizaines de fontaines et d’îlots de fraîcheur installés dans l’espace public, tandis qu’en Île-de-France, des nouveaux projets structurants ont vu le jour en 2025 à Valenton, Ivry-Sur-Seine, Créteil, La Courneuve, Aulnay sous-bois, Montreuil, etc., traduisant une même volonté d’adapter les territoires urbains et périurbains aux épisodes de chaleur. En région, Water Connect a déployé ses solutions dans les villes de toute taille, en accompagnant les collectivités dans la création d’îlots de fraîcheur adaptés aux réalités locales et aux usages de proximité. Hyères, Mulhouse, Nantes, Lyon ou Toulouse figurent sur la carte des implantations. En 2026, Water Connect poursuivra la montée en puissance de ses projets en France, avec de nouveaux déploiements prévus. Parallèlement, l’entreprise accélère sur l’internationalisation, avec des développements au Maroc et en Arabie saoudite, des territoires particulièrement exposés aux fortes chaleurs et aux enjeux de gestion durable de l’eau. Pour appuyer ce développement, Water Connect s’appuie sur de nouveaux revendeurs et commerciaux afin d’accompagner le déploiement de ses solutions en France et à l’international.

 

 

Évènements

 

02 FÉVRIER
Journée mondiale des zones humides 2026

Chaque année, la Journée mondiale des zones humides est célébrée le 2 février, pour commémorer la signature de la convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar. L’édition 2026 vous invite du 30 janvier au 1er mars 2026 à vous mobiliser en proposant : sorties nature, ateliers, expositions, projections, diaporamas, conférences/débats, chantiers et activités culturelles autour du thème (facultatif) "Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel".
JMZH 2026 

 

07-21 février 2026, Hauts-de-Seine – France
La science se livre sur le thème Sciences et Imaginaire(s)

Rendez-vous de la science dans les Hauts-de-Seine depuis 1996, La science se livre propose à tous les publics, de toutes générations, des événements participatifs et gratuits autour des sciences, en partenariat avec les acteurs culturels associés : médiathèques, centres culturels, musées, etc. L’édition 2026, organisée sur la thématique "Sciences et Imaginaire(s)", fait écho à l’initiative départementale "Rêver les Hauts-de-Seine en 2050" qui invite les habitants à partager leur vision de l’avenir et leurs aspirations.
La science se livre

 

18-19 février 2026 – France
Paris-Saclay Summit 2026

L’édition 2026 du Paris-Saclay Summit 2026, qui se tiendra à CentraleSupélec, s’inscrit ainsi dans le prolongement des deux précédentes avec une programmation exceptionnelle, plus de 130 intervenants venus du monde entier, et une forte mobilisation des étudiants et des doctorants. Un programme ambitieux proposera divers conférences et tables rondes : intelligence artificielle, astrophysique, sciences humaines, mathématiques… Co-organisée par l’agglomération Paris-Saclay, Le Point, La Région Île-de-France avec le soutien du Département de l’Essonne, et sous le haut patronage du Président de la République, cette manifestation d’ampleur internationale réunit scientifiques, inventeurs, penseurs, politiques, entrepreneurs, citoyens, étudiants et lycéens pour un enjeu majeur : faire de la science la boussole des grands défis contemporains.
Programme  

 

24 février 2026, Salon de l'Agriculture – Paris
Les agriculteurs, acteurs majeurs de la lutte contre les inondations

Seine Grands Lacs et Métropole du Grand Paris organisent une conférence organisée dans le cadre du Salon de l’Agriculture 2026, sur le thème "Les agriculteurs, acteurs majeurs de la lutte contre les inondations et les impacts du dérèglement climatique : quelles solutions et quels outils techniques et financiers pour concrétiser les solidarités territoriales des sources de la Seine jusqu’à Paris ? Y seront notamment présentées : la restauration et la préservation des zones d’expansion des crues, avec l'exemple des ZEC du Châtillonnais ; la lutte contre le ruissellement agricole avec l'exemple de la Haute-Marne.
Mardi 24 février à 14h45, pavillon 5.2, stand D020. 

 

04-06 mars 2026, Grenoble – France
Congrès Eau & Intelligence artificielle
La Société Hydrotechnique de France est fière d'annoncer la tenue au World Trade Center de Grenoble de ce premier Congrès Eau & Intelligence artificielle dont l'objectif est de croiser, trois jours durant, les expertises en données, algorithmie et ingénierie hydraulique.
L’eau et l’intelligence artificielle se rencontrent aujourd’hui au cœur des défis environnementaux et climatiques. La collecte et l’analyse massive de données, couplées à des algorithmes avancés, permettent de prévoir les ressources, anticiper les sécheresses et inondations, optimiser la gestion des systèmes hydrauliques et surveiller la qualité de l’eau en temps réel. Le Congrès Eau & IA se positionne comme le premier rendez-vous national dédié à cette convergence, offrant un espace unique de dialogue et de collaboration entre chercheurs, industriels, startups et décideurs. Ce congrès permettra de favoriser l’innovation, partager les bonnes pratiques et imaginer des solutions concrètes et opérationnelles pour une gestion durable et intelligente de l’eau. Les thématiques principales abordées : Prévision des ressources en eau, sécheresses et inondations ; Surveillance de la qualité de l’eau ; Nouvelles approches IA dans le domaine de l’eau ; Gestion des systèmes et des aménagements ; Analyse de données et approches métrologiques ; Impact climatique et adaptation ; Équité, engagement citoyen et sensibilisation ; Exploitation des ressources documentaires.
En complément des conférences et des expositions, des ateliers thématiques interactifs seront organisés afin de favoriser l’échange d’expériences et la mise en pratique des solutions présentées. Ces ateliers permettront de présenter des cas concrets ou innovations technologique, d’expérimenter des outils numériques et de partager leurs retours terrain. Véritables espaces collaboratifs, ils offriront l’opportunité d’approfondir les enjeux scientifiques, techniques et opérationnels liés à l’eau et à l’IA.
Congrès Eau & IA

 

11-12 mars 2026, ENPC, Champs-sur-Marne – France
Colloque du programme OPUR
Des micropolluants aux solutions fondées sur la nature : la recherche OPUR au service de la gestion des eaux urbaines

Ce colloque a pour objectif de diffuser, auprès des acteurs scientifiques et opérationnels de l’eau et de l’assainissement, des connaissances acquises dans le cadre de la phase 5 (2019-2024) du programme de recherche OPUR. Les thématiques abordées porteront, d’une part, sur les enjeux environnementaux et sanitaires de la ville et de son système d’assainissement et, d’autre part, sur les solutions fondées sur la nature pour la gestion des eaux pluviales urbaines dans un contexte de changement. Les présentations scientifiques seront complétées par des tables rondes consacrées aux perspectives de recherche, ainsi que par une présentation de l’écosystème de recherche du programme OPUR.
LEESU – Inscriptions

 

16 mars 2026, Adour-Garonne – WEB
Préservation des milieux naturels face au changement climatique

L’Agence de l’eau Adour-Garonne organise ce webinaire à destination des gestionnaires de milieux aquatiques et humides du bassin Adour-Garonne. Ce webinaire propose un temps d’échange et d’expertise pour mieux comprendre les enjeux à l’échelle du bassin et accompagner l’évolution des stratégies territoriales. Les questions abordées seront : Quels sont les impacts du changement climatique à l’échelle du bassin Adour-Garonne ? Quels effets sont déjà observables sur les territoires ? Quelle est la vulnérabilité du bassin face aux évolutions à venir ? Y seront présentés les outils opérationnels pour intégrer l’adaptation au changement climatique dans les démarches locales.
Inscriptions 

 

24 mars 2026, Paris – France
20ème édition de TechInnov

Accueilli au Parc floral de Paris, Techinnov est le rendez-vous business dédié à l’innovation en France. Créateur de synergies et véritable carrefour de rencontres, l’évènement favorise les rencontres d’affaires et partenariales entre grands groupes, ETI, PME/PMI, structures de recherches, startups et investisseurs, clusters et territoires innovants. Le Cluster Eau Milieux Sols Paris Île-de-France y sera présent.
Techninnov

 

24 mars 2026 – Orléans + WEB
Environnement, Data & IA : levier de compétitivité pour les entreprises et les territoires

Les données environnementales et les jumeaux numériques offrent des outils concrets pour mieux comprendre, anticiper et piloter les enjeux environnementaux. Le projet JUNON, financé par la région Centre-Val de Loire et piloté par le BRGM, vise à développer un pôle de recherche et d’excellence spécialisé dans la création et l’exploitation de jumeaux numériques environnementaux focalisés sur la gestion durable des ressources naturelles (Eau, Sol, Air). Cette journée de présentation est organisée par le Pôle Aquanova.
Programme

 

26 mars 2026 – WEB
Les droits humains à l’épreuve de la crise climatique
Dans le cycle Conversations de recherche de l'AFD

S'appuyant sur des recherches menées par les institutions nationales des droits humains de Colombie, Gambie, Honduras, Kenya, Namibie et Sierra Leone avec l'appui du Danish Institute for Human Rights (DIHR) et de l'AFD, cette Conversation de recherche présentera les impacts du changement climatique sur les droits humains et les mesures d'atténuation recommandées dans les six pays en revenant sur la valeur ajoutée de l'approche fondée sur les droits humains dans les politiques climatiques. La discussion portera sur les réponses apportées par les pouvoirs publics aux résultats des études dans les pays concernés, et en particulier au Kenya, en vue de renforcer l'efficacité, l'équité et la légitimité des politiques d'adaptation, de réduction des risques et de réponse aux impacts climatiques. Le débat sera également élargi à d'autres géographies, avec notamment le point de vue de l'agence de l'AFD au Bangladesh. 
Programme et inscriptions

 

31 mars 2026 – Paris + WEB
Préparation à la Conférence Nations unies sur l'Eau

Réunion du groupe de travail du Partenariat Français pour l'Eau en vue de la préparation à la Conférence Nations unies sur l'Eau (Abu Dhabi, décembre 2026). Ceux qui ont la possibilité de se rendre à Paris sont les bienvenus à l'Hôtel de Ville de Paris, salle des commissions n° 3.
Inscriptions : WEB – Présentiel 

 

09 avril 2026, Paris – France
Innover par la chimie pour relever le défi des PFAS
Colloque organisé par la Fondation de la Maison de la Chimie
Les per- ou poly-fluoroalkyls (PFAS) constituent une famille de produits dont la présence, même à l’état de traces dans les sols et les eaux, représente un enjeu important pour l’environnement et la santé humaine. Du fait de la solidité de la liaison carbone-fluor, ces produits sont stables et parfois difficiles à détruire. Comment la Chimie peut-elle répondre aux défis que pose ce sujet ? Deux rapports récents de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies ont commencé à répondre à cette question.
Programme et inscriptions

 

28-30 avril 2026, La Rochelle Université – France
Colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable

La relation entre l’humanité et le système océanique connaît une transformation profonde. Le changement climatique, la perte de biodiversité, les pressions croissantes sur les zones côtières et les inégalités socio-écologiques grandissantes redéfinissent à la fois les écosystèmes marins et les sociétés humaines. Parallèlement, les cadres de gouvernance, les connaissances scientifiques et les représentations sociétales peinent à suivre le rythme et la complexité de ces transformations. Dans ce contexte, le colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable vise à créer un espace structuré de réflexion, de dialogue et de co-construction autour de l’avenir des relations humanité-océan.
Programme

 

15-18 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF : Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s’adapter aux crises futures ?

Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l’eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l’eau du XXIe siècle ? Cette conférence se veut être un lieu d’échange d’expériences et de connaissances interdisciplinaires sur ces questions, en croisant les perspectives scientifiques, techniques, opérationnelles, sociétales et institutionnelles. Plus spécifiquement, les communications attendues s’inscriront dans un ou plusieurs des champs suivants : Connaissance des sécheresses et de leurs impacts ; Gestion des sécheresses et retours d’expérience ; Analyses prospectives et adaptation aux sécheresses futures.
Une session spéciale sera organisée en clôture de ce colloque par le réseau "Les Sciences humaines et sociales et les enjeux de l’eau" de la SHF et de l’Académie de l’eau.
Projets de communications attendus pour le 5 septembre 2025.
Détails

 

09-10 juin 2026, Rennes – France
URBATREE : L’arbre urbain, du gène au paysage

L’arbre est aujourd’hui au cœur du dispositif d’adaptation aux changements climatiques des territoires urbains, par l’offre de services écosystémiques qu’il rend à nos sociétés : bien-être, stockage de carbone, rafraîchissement, etc. Ces bienfaits sont cependant dépendants de sa vitalité et de sa capacité de récupération face aux perturbations intrinsèques aux systèmes urbains (artificialisation des sols, travaux, pollutions, etc.) et/ou liées à la variabilité climatique, avec une intensité et une occurrence croissantes des événements extrêmes. Si de nombreux travaux scientifiques sont actuellement en cours sur le sujet, il reste encore de nombreux verrous à lever pour accompagner les territoires et les gestionnaires fonciers dans leurs stratégies d’adaptation. L’idée de ce colloque, organisé par l’UMR LETG (Littoral - Environnement - Télédétection - Géomatique), est de réunir scientifiques, experts, praticiens et collectivités afin de dresser un état des lieux des connaissances et de questionner une feuille de route partagée dans le cadre de la stratégie nationale pour la ville durable.
URBATREE

 

15-18 juin 2026, Nancy – France
Congrès de l'ASTEE
Inventons ensemble les services Eau et Déchets de demain

Les services de l’eau et des déchets sont des composantes essentielles de nos territoires et de leur organisation. Ils doivent faire face et répondre à des enjeux majeurs : surveillance des eaux usées (DERU-2), PFAS, pesticides, nitrates et autres polluants, transition énergétique, atténuation et adaptation au changement climatique (infrastructures, équipements…), maîtrise des coûts, etc. Dans ce contexte, plusieurs questions s’imposent : comment préserver l’eau en quantité et qualité face aux tensions croissantes ? Comment mieux gérer, collecter, trier, recycler les déchets dans une perspective d’économie circulaire ? Comment garantir des services résilients tout en maîtrisant les coûts avec des modèles économiques à bout de souffle ? Enfin, quels leviers peuvent être mobilisés pour impliquer conjointement citoyens et acteurs locaux ? Ces sujets seront au cœur des présentations & échanges du 105ème congrès de l’ASTEE qui réunira plus de 600 experts, élus et chercheurs pour imaginer collectivement les services de demain et échanger sur des solutions mises en œuvre.
Programme

 

16-17 juin 2026, Lyon – France
Forum Eau & Climat, la réponse des territoires

Le Comité de bassin Rhône-Méditerranée, avec l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse et la DREAL de bassin, organise un forum "Eau & Climat, la réponse des territoires", sur deux jours pour : partager les expériences et débattre entre élus, décideurs économiques des secteurs industriels, tertiaires et agricoles, gestionnaires, aménageurs, scientifiques, représentants des services de l’État, associations ; découvrir les solutions d’adaptation au changement climatique en fonction des vulnérabilités de vos territoires ; rencontrer les opérateurs qui faciliteront les démarches.
Programme à venir   

 

22-23 septembre 2026 – Paris
Prochain colloque annuel de restitution du PIREN-Seine

Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris. Information à venir. 

 

30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux

En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d’eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d’épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d’étendre les milieux naturels à l’ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d’eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d’intégration environnementale d’aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails

 

12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l’agriculture face au défi climatique

Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l’avenir de l’agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd’hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l’eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l’agriculture à la fois directement et indirectement. C’est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l’irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement

 

02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference

 

Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale.  

 

 

Formations

 

Agriculture : La formation des ingénieurs à l’heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd’hui à la "dépétrolisation" de l’économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l’économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d’accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s’élève déjà à 326 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d’ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d’ici 2050. L’objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l’agronomie et ses praticiens sont : l’allocation des sols en fonction des usages, la conception et l’optimisation des procédés de transformation, l’organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d’anticiper les métiers et les besoins d’expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d’ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C’est notamment le cas à l’Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l’ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation

 

EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d’une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l’IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U

 

Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s’attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d’accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes

 

Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d’ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia 


Strasbourg, France – L’ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L’ENGEES, l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l’établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d’approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d’ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l’arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l’école, dont l’amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d’élaborer son nouveau projet d’établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l’ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d’aujourd'hui et de demain.
Communiqué

 

Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l’École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d’une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d’arbre de pluie à l’aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA  


Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l’École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d’euros jusqu’en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l’anticipation et la réduction des impacts sur l’environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d’infrastructures ; 2. le développement de l’intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l’atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l’eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement

 

Paris, France – EIVP/ENGEES 
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris

 

Paris, France – CNAM
L’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l’engagement dans une diffusion auprès d’un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l’obtention d'un diplôme de l’enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l’énergie  

 

Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d’enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d’Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l’étude des organes de vantellerie (portes d’écluses, vannes) des ouvrages d’ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d’eau, crues, sécheresses). L’objectif est de réaliser des estimations d’endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d’ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l’identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d’exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA

 

Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L’Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L’objectif des 11 partenaires est d’explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’économie et l’aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d’eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu’à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l’avenir. Les débits naturels des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d’ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d’explorer et d'actionner tous les leviers d’adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée par l’amélioration technique et l’accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d’économie circulaire ; stocker davantage d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C’est l’objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes). 
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique 

 

Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous" 
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous" 

 

Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l’école à l’horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s’y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l’acceptabilité sociale ou la place de l’humain dans les organisations. L’école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s’apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l’horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts. 
IMT Atlantique – dossier de presse 

 

Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l’adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l’élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS 

 

Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l’eau
Le projet, dirigé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d’un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s’associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l’INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau.
INRS 

 

Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l’AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d’Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica