Instantanés avril 2026Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations |
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GOLFE PERSIQUE, un sanctuaire marin menacé par la guerre
Au moins 300 incidents environnementaux ont été répertoriés depuis le début de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.
Radio-Canada
INITIATIVES
Conférence des Nations unies sur l'Eau 2026
Lettre de la Plateforme Sociale aux organisateurs
Pedro Arrojo-Agudo, rapporteur spécial sur les droits de l´homme à l'eau potable et à l'assainissement a pris contact avec les États membres et les agences des Nations unies qui participent activement à l'organisation de la Conférence des Nations unies sur l'Eau de 2026, afin de solliciter une participation sociale et une approche fondée sur les droits de l'homme pour cette Conférence. Les organisations de la Plateforme Sociale adressent aujourd'hui une lettre aux organisateurs afin d'exprimer leur soutien aux demandes déjà formulées par le rapporteur spécial concernant : l'institutionnalisation des conférences sur l'eau sous l'égide de l'ONU ; l'adoption d'une approche fondée sur les droits de l'homme ; une large participation de la société civile à ces conférences ; la participation des collectivités locales, municipales et communautaires, ainsi que des opérateurs publics.
Les ONG peuvent prendre connaissance du document rédigé en anglais, espagnol et français, et le signer ICI
Le Groupe de la Banque mondiale lance une initiative visant à améliorer la sécurité de l'approvisionnement en eau pour un milliard de personnes
Le Groupe de la Banque mondiale, en collaboration avec des banques multilatérales de développement, des institutions de financement du développement et des partenaires clés, lance Water Forward, une plateforme mondiale destinée à améliorer la sécurité de l'approvisionnement en eau pour un milliard de personnes d'ici 2030. Cette plateforme permettra de coordonner les réformes politiques, les financements et les partenariats afin de développer des services d'approvisionnement en eau fiables et de renforcer les systèmes face aux sécheresses et aux inondations — conditions essentielles à la création d'emplois.
L'eau est au cœur de la santé, des systèmes alimentaires, de l'énergie et d'environ 1,7 milliard d'emplois dans le monde ; pourtant, 4 milliards de personnes sont confrontées à une pénurie d'eau. Dans de nombreux pays, des politiques floues, une réglementation insuffisante et des services publics financièrement non viables ont ralenti les progrès et découragé les investissements dans ce secteur. Water Forward vise à relever ces défis en aidant les pays en développement à mettre en place des systèmes d'approvisionnement en eau plus solides et plus fiables, capables de stimuler la productivité, de soutenir les moyens de subsistance et de favoriser les investissements privés. L'initiative soutiendra les réformes visant à renforcer les institutions, à améliorer les performances financières et à développer des projets prêts à être financés. Elle va reposer sur les pactes nationaux pour l'eau, par lesquels les gouvernements définissent les priorités de réforme, s'engagent à renforcer les institutions et établissent des voies d'investissement pour leurs secteurs de l'eau. Aujourd'hui, 14 pays ont annoncé leur pacte national pour l'eau dans le cadre de l'initiative Water Forward, et de nombreux autres sont en cours d'élaboration.
Le Groupe de la Banque mondiale s'étant engagé à assurer la sécurité de l'approvisionnement en eau pour 400 millions de personnes d'ici 2030, grâce aux engagements supplémentaires de ses partenaires, Water Forward prévoit de toucher plus d'un milliard de personnes.
Parmi les banques multilatérales de développement et les institutions financières de développement qui se sont engagées à atteindre des objectifs spécifiques en matière de bénéficiaires d'ici 2030, figurent : la Banque asiatique de développement, la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures, la Banque de développement du Conseil de l'Europe, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d'investissement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque islamique de développement, la Nouvelle banque de développement, le Fonds de l'OPEP pour le développement international et le Fonds international de développement agricole.
Water Forward
G7 ENVIRONNEMENT
À l'issue de deux jours de travaux à Paris et Évian (23-24 avril), la France a conclu le G7 Environnement sur l'adoption de six déclarations sur des thèmes majeurs.
- Sécurité et environnement : inscription au cœur de l'agenda international du lien entre désertification, dégradation des terres, raréfaction de l'eau et déstabilisation des sociétés.
- Biodiversité et financements : lancement de l'Alliance pour le financement de la nature et des peuples, pour changer d'échelle dans la mobilisation des capitaux publics et privés.
- Océan : la gestion effective des aires marines protégées.
- Océan : intensifier la lutte contre la pêche illégale.
- Eau et santé environnementale : renforcement de la coopération face à la pression croissante sur la ressource et aux pollutions émergentes, notamment les PFAS et les microplastiques.
- Adaptation et résilience : mobilisation des États autour de la résilience du secteur immobilier et de la protection des territoires face aux catastrophes naturelles.
Liens vers les déclarations
RECHERCHE
Glaces antarctiques
Des mesures inédites affinent la lecture du passé climatique
Pourquoi la relation entre les isotopes de l'eau dans les carottes de glace et la température varie-t-elle en Antarctique ? Une équipe internationale dirigée par Mathieu Casado, chercheur CNRS au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), apporte aujourd'hui une réponse nouvelle à cette question majeure pour la reconstitution des climats passés.
CNRS
Changement climatique et biodiversité
Les espèces migrent jusqu'à 4 fois plus vite que ne le prévoient les modèles climatiques
À l'heure où le réchauffement climatique redessine la carte mondiale de la biodiversité, une étude d'envergure internationale publiée dans la revue PNAS révèle un décalage majeur entre prévisions scientifiques et réalité observée : les espèces se déplacent jusqu'à 4 fois plus vite le long du gradient latitudinal que ne l'anticipent les modèles climatiques, pourtant largement utilisés pour prédire les changements de répartition des espèces et guider les politiques de conservation en réponse au réchauffement global. Pilotée notamment par Jonathan Lenoir, chargé de recherche CNRS et directeur adjoint du laboratoire EDYSAN (Université de Picardie Jules Verne/CNRS) et par Bruno F. Oliveira, chercheur à la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), cette étude a comparé les prédictions des modèles de niche aux observations de terrain de plus de 9 500 déplacements d'aires de répartition concernant plus de 3 500 espèces marines et terrestres, sur plusieurs décennies. Au total, ce sont plus de 80 To de données qui ont été analysées par le réseau international BIOSHIFTS, grâce à la puissance de calcul de la plateforme MatriCS de l'UPJV.
CNRS
Sol des marais
Comment l'auto-organisation des sols argileux façonne le paysage
Au cœur du Parc naturel régional du Marais poitevin, deuxième plus grande zone humide de France, une équipe conduite par l'IC2MP (Institut de chimie des milieux et des matériaux de Poitiers, Université de Poitiers/CNRS), associée au James Hutton Institute (Écosse), à la Réserve naturelle nationale Michel Brosselin et à la Ligue pour la Protection des Oiseaux, a mis en évidence la capacité des sols argileux à s'auto-organiser en motifs géométriques. Appelés mottureaux, ces microreliefs guident l'infiltration des pluies et favorisent la biodiversité végétale dans les sols du marais. Ces résultats sont parus dans la revue Journal of the Royal Society Interface.
CNRS
Mieux comprendre comment les plantes et les champignons communiquent
Plantes et champignons souterrains échangent des nutriments, qui permettent à chaque organisme de mieux se développer. Des scientifiques du Laboratoire des interactions plantes-microbes-environnement (LIPME) du centre INRAE Occitanie-Toulouse travaillent à décrypter les mécanismes moléculaires impliqués pour optimiser ces interactions bénéfiques aux cultures. Ces travaux publiés dans Nature Communications représentent une piste prometteuse pour réduire les intrants en agriculture.
INRAE
Quand les plantes dialoguent avec les microbes
Longtemps invisibles, les échanges entre plantes et micro-organismes du sol jouent un rôle essentiel dans l'agriculture. Au cœur de ces interactions, des molécules clés, les facteurs Nod et Myc, contribuent à améliorer la productivité des cultures et à favoriser des pratiques plus durables. Une étude ASIRPA (Analyse des impacts sociétaux de la recherche), menée par l'INRAE, met en lumière les retombées concrètes de ces découvertes issues de plusieurs décennies de travaux de recherche. De la réduction des engrais aux gains de productivité observés, ces avancées illustrent le rôle de la recherche fondamentale dans l'émergence d'innovations en agriculture.
INRAE
Les étangs et canaux de drainage émetteurs de GES
Une étude, publiée dans Water Research, montre que les étangs et les canaux de drainage agricoles sont des sources importantes de gaz à effet de serre (GES). Il est donc essentiel de les prendre en compte dans les stratégies d'atténuation des GES. 
ScienceDirect
Le dérèglement climatique jette un froid chez les arbres fruitiers
En automne, les feuilles des arbres caduques deviennent orange et tombent au fil des semaines. Si ce spectacle de la nature semble à première vue anodin, il n'en est rien. De la coloration des feuilles à leur chute, du froid hivernal à la floraison : dans la phénologie des arbres, rien n'est laissé au hasard. Sauf, peut-être, l'impact du changement climatique…
Un arbre dépense beaucoup d'énergie pour maintenir ses feuilles en bonne santé. Une énergie qui, durant l'hiver, est précieuse. Alors, pour limiter les dégâts causés par le froid, les arbres préfèrent concentrer cette énergie dans leurs parties vitales, laissant peu à peu mourir les feuilles et leur tige. Ainsi dénudé, l'arbre entre alors en dormance. Il inhibe sa croissance pour éviter aux bourgeons de pousser, et donc de geler, pendant l'hiver. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les arbres au feuillage caduc ont donc besoin de froid pour assurer la bonne croissance de leurs fruits au printemps. Tant que chaque arbre n'a pas atteint son quota de froid, comme un repère qui lui indique quand sortir de son état de dormance, sa floraison ne commencera pas.
INRAE
Pratiques médiévales inspirantes
Les enseignements tirés de l'Europe médiévale pourraient inspirer les approches modernes visant à concilier biodiversité et agriculture. Des recherches menées en Allemagne suggèrent que la biodiversité végétale a connu un essor fulgurant au cœur de l'Europe médiévale, malgré l'essor concomitant de l'agriculture et du commerce – et que les politiques actuelles de gestion des terres pourraient s'inspirer des approches de cette époque révolue.
Science for Environment Policy – EC-DG Environment
Les barrières physiques souterraines : Et si on stockait l'eau sous terre ?
Largement utilisées à travers le monde, les barrières physiques souterraines (BPS) sont pourtant méconnues en France. Or cette technique pourrait s'avérer pertinente pour adapter au changement climatique la gestion de l'eau dans nos territoires, en complément de démarches de sobriété. Le BRGM travaille depuis plusieurs années sur ce sujet, en cherchant à identifier les conditions de l'efficacité des BPS et leurs impacts sur le milieu.
Comprendre le principe de fonctionnement d'une BPS avec système de pompage : 1) en milieu côtier pour éviter les intrusions d'eau salée dans la nappe ; 2) en milieu continental pour stocker de l'eau.
Illustration Frissant-Dewandel-Gouy – BRGM

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Les coûts économiques des inondations après une sécheresse
Les coûts liés aux inondations peuvent être considérables, mais ces pertes sont aggravées lorsque les inondations surviennent après une période de sécheresse. Une étude menée en Europe centrale, publiée dans Environmental Research Letters, apporte des éclairages utiles pour la gestion des risques d'inondation.
IOPscience
L'Université Flinders met au point des adsorbants pour les PFAS
Des chercheurs de l'Université Flinders (Adélaïde, Australie) ont découvert des adsorbants capables de piéger efficacement les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) lors du traitement de l'eau. L'étude, publiée dans Angewandte Chemie International Edition, décrit l'utilisation de cages moléculaires nanométriques qui agissent comme des pièges hautement sélectifs pour les PFAS. L'équipe a intégré ces cages moléculaires dans de la silice mésoporeuse, un adsorbant qui ne présente normalement aucune propriété de liaison avec les PFAS. Les cages intégrées permettent d'éliminer de l'eau une large gamme de PFAS, y compris les variantes à chaîne courte qui sont difficiles à isoler. Des essais en laboratoire ont montré que le matériau adsorbant peut éliminer jusqu'à 98 % des PFAS à des concentrations pertinentes pour l'environnement. L'adsorbant s'est également révélé réutilisable, conservant une grande efficacité après au moins cinq cycles de réutilisation.
Flinders University
PFAS : Un espoir pour lutter contre le TFA
Dans la course au combat contre les polluants éternels, le "maillon faible" reste souvent le même : l'acide trifluoroacétique (TFA), le PFAS réputé comme étant quasiment indestructible. Une équipe franco-chinoise de chimistes, impliquant des scientifiques de l'Institut de Chimie Physique (ICP, Université Paris-Saclay/CNRS), a réussi à identifier une stratégie oxydative/réductrice qui permettrait de rendre inactifs ces TFA en les minéralisant à température ambiante et sans l'ajout de catalyseur. Leurs travaux viennent d'être publiés dans Nature Water.
CNRS
Les palourdes contribuent à éliminer les contaminants pharmaceutiques des eaux usées
Une étude, publiée dans le Journal of Environmental Management, examine comment les palourdes et leurs coquilles broyées permettent d'éliminer neuf contaminants différents des eaux usées, dont la caféine et la fluoxétine.
ScienceDirect
Des villes moins gourmandes
Une nouvelle étude a montré que les services des eaux pourraient réduire de manière spectaculaire leurs prélèvements d'eau brute sans engager de coûts importants, grâce à des mesures visant à améliorer l'efficacité et la circularité.
Science for Environment Policy – EC, DG Environment
Les rigoles ensemencées avec des communautés végétales indigènes favorisent la biodiversité
Les rigoles constituent un type d'infrastructure verte utilisée pour la gestion des eaux pluviales. Une étude, publiée dans la revue Basic and Applied Ecology, suggère que des plantes indigènes, plutôt que des mélanges de graminées pauvres en espèces, pourraient être utilisées dans les rigoles, car elles sont capables de tolérer les facteurs de stress urbains, tels que la chaleur et la pollution, tout en favorisant la biodiversité.
ScienceDirect
Bonne humeur et sensation de fraîcheur
De nouvelles recherches montrent que les murs et toitures végétaux sont efficaces tant pour rafraîchir l'environnement que pour favoriser le bien-être physique et mental, ce qui confirme l'intérêt des infrastructures vertes pour atténuer le stress thermique dans les villes.
Science for Environment Policy – EC, DG Environment
Manger à l'ère des plastiques
Macro-, micro- et nanoplastiques sont omniprésents dans la chaîne alimentaire. Leur impact sur la santé est encore à l'étude mais leur accumulation suffisamment inquiétante pour que les scientifiques se mobilisent autour d'alternatives ou de solutions potentielles. Focus sur les secteurs alimentaires et agricoles, récemment éclairés par une expertise scientifique collective INRAE-CNRS et objets de plusieurs recherches à l'INRAE.
INRAE
L'art au service d'une moindre consommation de plastique
Les dégâts causés par les déchets plastiques persistent, malgré les campagnes de sensibilisation. Une étude, publiée dans le Journal of Cleaner Production, examine l'impact des œuvres d'art sur l'engagement du public face à ce problème et conclut que l'art a permis de sensibiliser et d'encourager les gens à réduire leur consommation de plastique.
ScienceDirect
L'alimentation, facteur clé des 1 000 premiers jours de vie
Les 1 000 premiers jours de vie, entre la conception et les 2 ans de l'enfant, sont décisifs pour la santé. De nombreuses études montrent que l'environnement, y compris la nutrition et le mode de vie familial, influence durablement la physiologie, les comportements et la vulnérabilité face aux maladies chroniques du futur adulte. Allaitement, diversification alimentaire et constitution du microbiote représentent des étapes cruciales dans cette trajectoire de santé.
INRAE
Des data centers vertueux ?
De nouvelles recherches montrent comment les centres de données pourraient devenir "positifs en eau" et "négatifs en carbone" en utilisant la chaleur résiduelle pour alimenter les systèmes de purification de l'eau et de captage du carbone, ce qui pourrait réduire l'empreinte environnementale de l'IA.
Science for Environment Policy – EC, DG Environment
PUBLICATIONS
Géosciences, la revue du BRGM
Le numéro 29 de mars 2026 vient d'être livré avec en dossier "Raconter la Terre". Comme l'explique Maxime Blondeau, cosmographe et enseignant à Sciences Po Paris, depuis deux siècles les sciences de la Terre ont profondément transformé notre compréhension de l'espace et du temps. Elles ont révélé la consistance du monde, la lenteur des cycles, la violence des ruptures et l'infinie variété des formes de la matière. Ce dernier numéro de la revue Géosciences apporte un regard un peu décalé par rapport aux précédents, entre découverte de la beauté des paysages qui nous environnent, inspiration des arts par la science, transmission des sciences de la Terre aux plus jeunes et au grand public, ou encore protection du patrimoine géologique.
Il annonce aussi le prochain numéro qui sera consacré à "L'EAU, à l'ère du changement climatique".
Géosciences
Solutions pour des sols en bonne santé
Les sols jouent un rôle essentiel pour l'économie, l'environnement et la société : ils sont à la fois supports de la biodiversité, régulateurs du climat, filtres des polluants, réservoirs de carbone et d'eau. Pourtant, ces fonctions sont aujourd'hui fragilisées par de multiples pressions : artificialisation, pollution, érosion ou encore perte de matière organique. Le dossier du deuxième numéro du magazine BRGM mag est consacré à ce sujet majeur.
BRGM mag
L'adaptation aux chaleurs estivales des espaces publics méditerranéens
La surchauffe urbaine, et plus largement la chaleur estivale, constituent aujourd'hui un enjeu majeur pour les territoires méditerranéens, avec des impacts croissants sur la santé, les usages et le fonctionnement urbain. À partir de retours d'expérience, d'études et d'expertises de terrain récents, le CEREMA propose une approche intégrée, sous forme d'"instantané", c'est-à-dire de là où nous en sommes en 2026 sur les problématiques d'adaptation aux chaleurs estivales des espaces publics.
Les principaux points à retenir : la surchauffe urbaine est déjà une réalité mesurable qui impacte la vie des citadins ; l'espace public joue un rôle central d'adaptation, en tant qu'espace accessible à tous et potentiellement refuge en période de chaleur ; la végétalisation seule ne suffit pas : l'adaptation repose sur une approche intégrée (espaces et continuités, sol, eau, végétal, matériaux, usages) ; l'existant constitue le premier levier d'action, à travers des interventions qui partent du terrain, y compris dans la gestion et l'entretien ; en France, la mobilisation de la taxe GEMAPI est un accélérateur de transformation des espaces publics ; les canicules doivent être intégrées aux plans de sauvegarde ; les usages et les modes de gestion sont déterminants, notamment en période estivale (horaires, accès, pratiques).
CEREMA
Possibilités et enjeux de la réutilisation et de la valorisation dans la filière assainissement
Focus sur les pays du sud de la Méditerranée
Ce guide publié par pS-Eau a été réalisé dans le cadre d'un partenariat avec l'INRAE, cofinancé par l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse, l'Office français de la biodiversité et l'Agence française de développement.
Repenser l'assainissement, en termes de circularité des flux et matières, constitue un changement de paradigme, ajoutant une nouvelle dimension aux objectifs traditionnels de salubrité et de préservation de l'environnement. L'angle adopté par ce guide porte sur les enjeux de l'intégration d'un maillon "valorisation et réutilisation" dans la filière de l'assainissement, en considérant ses aspects technologiques, mais également socio-économiques. Il a pour objectif de donner des clés de compréhension et des ressources afin d'identifier et de prendre en compte : les possibilités de réutilisation et valorisation des produits issus de la filière de l'assainissement, pour l'ensemble des formes d'assainissement (collectif, non collectif) et procédés de traitement possibles (extensifs, intensifs) ainsi que l'ensemble des produits sortants (eaux, boues, autres produits…) et leurs usages possibles (agricoles, énergétiques…) ; les enjeux principaux qui doivent être pris en compte pour aborder un projet d'assainissement intégrant une réutilisation/valorisation (impacts environnementaux, gestion des risques sanitaires, modèles organisationnels et économiques, impacts et prise en compte des aspects sociologiques). Après avoir abordé ces clés de compréhension et d'action dans une vision large adaptée à tous pays, il les contextualise dans le cas de pays du sud de la Méditerranée, en particulier le Maroc, la Tunisie, la Palestine et le Liban, puis par des exemples de projets de coopération décentralisée.
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Maîtriser le vieillissement des membranes pour optimiser le traitement des eaux usées
Chaque jour, 2,5 millions de mètres cubes d'eaux usées traversent les six usines d'épuration du Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) avant d'être rejetés après traitement dans la Seine et ses affluents. Au cœur de deux de ces usines, 650 000 m2 de filtres, soit l'équivalent de 90 terrains de football, composés de pores micrométriques, séparent l'eau traitée des boues biologiques. Ces équipements de haute technologie sont coûteux et s'usent avec le temps. Leur remplacement se chiffre à plusieurs dizaines de millions d'euros. Comment le prédire ou allonger leur durée de vie ?
Dans le cadre de sa démarche innEAUvation, le SIAAP mène depuis plusieurs années, en partenariat avec l'INRAE et le Laboratoire de Génie Chimique (LGC), des travaux de recherche appliquée sur le fonctionnement et la durabilité des membranes de filtration utilisées en station d'épuration. Ces recherches apportent aujourd'hui des résultats concrets pour mieux anticiper le vieillissement des membranes, optimiser leur exploitation et sécuriser la performance des installations d'assainissement franciliennes. Elles sont présentées dans le fascicule innEAUvation "Membranes : maîtriser le vieillissement des membranes de filtration des usines d'épuration".
Fascicule innEAUvation
Peut‑on se passer d'engrais phosphatés ?
À quoi servent exactement les engrais phosphatés ? Peut-on s'en passer à l'heure où ces intrants agricoles apparaissent comme une source de pollution au cadmium ? Des recherches montrent que, depuis le siècle dernier, l'agriculture française a largement bénéficié de ces engrais issus d'importations. À moyen terme, en France, les stocks de phosphore accumulés dans les sols permettraient donc de s'en passer pour quelques décennies sans chute majeure de rendements. À long terme, cela nécessiterait, cependant, des changements importants de notre système agricole et alimentaire.
L'article de chercheurs de l'INRAE (Josephine Demay, Bruno Ringeval et Sylvain Pellerin) – The Conversation
PFAS et polluants éternels : le vrai, le faux et l'incertain
par Pierre Labadie, chercheur CNRS en chimie de l'environnement à l'Université de Bordeaux
Polytechnique Insights
ÉCOUTER
Fleuves et rivières : Des droits pour la nature
L'émergence des droits de la nature marque un tournant historique dans notre relation au vivant. Mais imaginer défendre en justice un fleuve ou une rivière, comme une personnalité juridique, relève-t-il de la fiction ou d'un futur à envisager pour pallier les limites du droit de l'environnement ?
L'invité est Camille de Toledo, écrivaine, qui a publié chez Verdier un petit texte intitulé L'international des rivières, un récit de l'avenir. Il s'agit d'une fiction spéculative, juridique et politique qui se projette dans les décennies à venir en imaginant une rivière d'abord exploitée, asséchée, entravée par des barrages et qui obtient un jour le statut de personne juridique grâce à une loi. L'auteur fixe l'action le 25 juin 2035. Camille de Toledo explique qu'il a connu un enjeu fort d'écriture adossé à un travail de recherche : "Il y a une sorte de pari de toute façon de la fiction, qui s'adosse en vérité à autre chose qu'un strict regard sur la politique et les équilibres politiques en France – la difficulté qu'on a depuis maintenant 30-40 ans à penser l'avenir autrement que sous la lumière de l'apocalypse."
La Terre au carré
FUTURIBLES
Horizons 2050 et 2100 : Les grandes tendances
Dans un contexte international très chaotique, la revue Futuribles invite ses lecteurs à prendre du recul vis-à-vis de l'actualité pour réfléchir aux tendances lourdes à long terme. Ils trouveront, dans ce numéro :
Deux articles consacrés à des exercices de prospective illustrant les défis majeurs auxquels il sera difficile d'échapper d'ici la fin du siècle : celui de Cécile Désaunay et François de Jouvenel sur le Rapport Vigie 2026 de Futuribles International, intitulé Horizon 2050 : le monde face à ses limites ; celui de Jean-Éric Aubert et Denis Lacroix sur le livre Scénarios pour le 21e siècle. Vers le pire ou le meilleur ? Un Futur d'antan de Timothée Fouqueray proposant une relecture critique du Rapport 2026 publié en 1986 par le très libéral Norman Macrae.
Parmi les mégatendances présentées dans ce numéro, le changement climatique semble quasi inéluctable, d'où la nécessité d'en atténuer l'ampleur et de s'y adapter. Parmi les leviers d'action, réussir à mesurer les émissions de carbone entraînées par la production des biens que nous consommons à chaque étape de leur conception, et afficher ces estimations, pourrait inciter les consommateurs à privilégier les produits les plus sobres. C'est le but de la comptabilité carbone cumulative que proposent de mettre en œuvre, d'un côté Jérôme Boutang et Francis Charpentier, de l'autre Jérôme Cazes ; qui pousserait, selon eux, à décarboner nos économies.
Au-delà de sa nécessaire décarbonation, l'économie a aussi besoin d'être activement relancée, affirme Louis Gallois dans une tribune, en particulier en France, pour enrayer le décrochage face à la concurrence américaine et chinoise, et récupérer une autonomie stratégique. Il plaide pour une relance basée sur une augmentation du volume et de la qualité du travail, sur un réel effort en matière de progrès technique et sur la mobilisation de fonds pour soutenir le financement des entreprises. Faire émerger des entreprises européennes d'envergure mondiale dans des secteurs clés suppose toutefois que les Européens progressent en matière d'union financière. Parmi les instruments pouvant y contribuer, la diffusion d'obligations communes (eurobonds) pourrait constituer une étape majeure. C'est ce que préconise François-Xavier Chauchat, afin de donner à l'Europe les moyens de devenir une puissance financière mondiale. Enfin, Jean-François Drevet se demande si c'est la guerre ou la paix qui va prévaloir dans le quotidien futur des Européens, et ce que cela impliquera en termes de gouvernance.
Futuribles
Politiques climatiques : Comment convaincre ces électeurs pivot qui peuvent faire basculer les choix ?
Une étude internationale menée dans 13 pays de l'UE révèle que le destin politique des mesures climatiques ne dépend pas des groupes les plus bruyants, mais d'un groupe charnière représentant 33 % des électeurs. Ni systématiquement pour ni systématiquement contre, ces "électeurs conditionnels" font basculer les majorités en fonction du design des politiques. Cette étude a été co-menée par des scientifiques du CNRS, de l'INRAE et de l'IESEG School of Management.
CNRS
EXPOSITIONS
Paris
Solarpunk : les Futurs de l'Espoir
Comment irait le monde si tout allait bien ? À l'heure où l'éco-anxiété gagne du terrain, une cinquantaine d'étudiants de l'Université PSL proposent d'imaginer un autre demain avec l'exposition "Solar Punk : les Futurs de l'Espoir", présentée au Centre de la vie étudiante Mazet dans le VIe arrondissement. À travers une collection d'œuvres inspirées des univers Solarpunk et Hopepunk, l'exposition invite à repenser notre rapport au futur : non plus comme une catastrophe annoncée, mais comme un horizon habitable, désirable et porteur d'espoir.
Jusqu'au 18 juin 2026 – Gratuit sur inscription
Tournée du Climat et de la Biodiversité à Paris
La Tournée du Climat et de la Biodiversité est une exposition itinérante portant sur deux sujets étroitement liés, le climat et la biodiversité. Elle sera présente les mardi 9 juin et mercredi 10 juin au Campus des Cordeliers. Une médiation par des scientifiques est prévue. Cette exposition est portée par l'association Météo et Climat. Parrainée par le Ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, elle accessible à partir du CM1.
Fondée en 1852 sous le nom de Société Météorologique de France, Météo et Climat est une association loi 1901, reconnue d'utilité publique, présidée par le climatologue Jean Jouzel depuis 2009.
Inscriptions – Visite virtuelle
CONCOURS PHOTO DE L'IAH
Eaux souterraines et changement climatique : une perspective visuelle
La Commission sur les eaux souterraines et le changement climatique de l'IAH (International Association of Hydrologists) organise un concours photo sur le thème "Eaux souterraines et changement climatique : une perspective visuelle". L'initiative vise à sensibiliser le public au rôle crucial des eaux souterraines dans la résilience climatique, la sécurité de l'approvisionnement en eau et la durabilité des écosystèmes.
Le concours est ouvert à tous, y compris aux étudiants, aux jeunes professionnels et aux amateurs de photographie. Parmi les thèmes suggérés figurent la sécheresse et la pénurie d'eau, les phénomènes climatiques extrêmes, la gestion durable des eaux souterraines, ainsi que la valeur souvent cachée mais essentielle des eaux souterraines pour les communautés et les écosystèmes. Les photographies sélectionnées seront présentées lors du Congrès de l'IAH 2026 à Budapest (14-18 septembre 2026).
Soumission – 15 juin 2026
L'UE a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % depuis 1990
Les émissions de gaz à effet de serre de l'Union européenne ont encore baissé de 3 % entre 2023 et 2024, portant la réduction totale des émissions de l'UE à 40 % par rapport aux niveaux de 1990, selon les données officielles de l'UE transmises à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et une analyse de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE). L'inventaire des gaz à effet de serre de l'UE a été établi et soumis à l'organisme des Nations unies par l'AEE au nom de l'UE le 15 avril.
Les réductions absolues les plus importantes ont été enregistrées dans la production d'électricité et de chaleur, l'industrie manufacturière et la construction, la combustion résidentielle, ainsi que dans le secteur sidérurgique (y compris les émissions liées à l'énergie). À l'inverse, les émissions du transport routier ont augmenté tant pour le transport de passagers que pour le transport de marchandises, malgré l'utilisation de véhicules plus efficaces et électriques, la croissance de la demande de transport ayant dépassé ces gains. Les émissions d'hydrofluorocarbures (HFC) provenant de la réfrigération et de la climatisation, qui avaient elles-mêmes fortement augmenté entre 1990 et 2014, ont diminué chacune de ces dix dernières années grâce aux mesures de réduction progressive et d'élimination progressive des gaz F de l'UE. Par ailleurs, les absorptions nettes de carbone par les forêts ont diminué, principalement en raison du vieillissement des forêts (croissance annuelle plus faible), de l'augmentation de l'exploitation forestière et des impacts climatiques.
AEE
Le pâturage extensif, indispensable pour un tiers des habitats protégés en Europe
Un tiers des habitats protégés par la législation européenne dépend du pâturage de faible intensité. Selon une note d'information de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), 10 à 15 % de l'ensemble des bovins, ovins et caprins de l'UE sont nécessaires pour préserver les habitats protégés par la directive Habitats de l'UE grâce au pâturage de faible intensité.
AEE
Économie circulaire
Créer une situation gagnant-gagnant pour les entreprises et les citoyens
La concrétisation des ambitions de l'Europe en matière d'économie circulaire dépendra de la mise en place d'une approche centrée sur les personnes, et notamment de la garantie que les règles de l'Union européenne en vigueur contribuent à en faire un succès tant pour les entrepreneurs et les chefs d'entreprise que pour les citoyens et les travailleurs, selon deux études publiées par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).
AEE – liens
RÉVISION DE LA DCE
S'appuyer sur nos succès pour bâtir une Europe "Water-Smart", selon Water Europe
Water Europe (300 membres) a publié sa prise de position sur la prochaine révision de la directive-cadre sur l'eau (DCE), appelant à une approche ciblée visant à renforcer la mise en œuvre et à favoriser les investissements, tout en préservant pleinement les normes environnementales fondamentales de la directive, notamment le principe de non-dégradation. La position de Water Europe s'articule autour de quatre priorités clés : 1. Améliorer les cadres d'autorisation tout en préservant les garanties environnementales ; 2. Intégrer un cadre de gouvernance numérique de l'eau pour renforcer le suivi et la communication des données ; 3. Intégrer la sécurité de l'approvisionnement en eau comme objectif central de la DCE ; 4. Renforcer la gouvernance des bassins hydrographiques transfrontaliers grâce à une approche "de la source à la mer".
"Toute révision de la directive-cadre sur l'eau doit préserver pleinement ses principes fondamentaux tout en renforçant sa mise en œuvre et son efficacité. La question n'est pas celle du niveau d'ambition, mais de notre capacité collective à obtenir des résultats concrets et à nous aligner sur les objectifs de la stratégie de résilience de l'eau et d'une économie économe en eau", a déclaré Hans Goossens, président de Water Europe.
Full position paper
Quels changements l'industrie minière souhaite-t-elle voir mis en œuvre ?
Cet été, la Commission européenne présentera une révision de la directive-cadre sur l'eau (DCE) visant à réduire les charges administratives et à stimuler l'activité minière. Quels sont les besoins de l'industrie minière ? Water News Europe a interrogé plusieurs sociétés minières sur les obstacles liés à la DCE, mais n'a reçu aucune réponse. De plus, la plupart des réunions avec le secteur se déroulent à huis clos. Sur la base de l'appel à témoignages récemment clôturé et d'une étude documentaire, une liste de souhaits du secteur a été dressée.
Water News Europe
APPELS À PROJETS
Sommet Climate Chance Europe 2026
Le Sommet Climate Chance Europe 2026 se tiendra les 3 et 4 juin prochain à Bruxelles et réunira plus de 1 500 participants : décideurs, élus, représentants des gouvernements nationaux, collectivités, entreprises, ONG et chercheurs. Dans ce cadre, l'association Climate Chance lance un appel à contributions pour sélectionner des projets portant sur l'adaptation au changement climatique en Europe, ou sur des coopérations Europe–Afrique, qui seront présentés au Pitch Corner du Sommet, un espace dédié, au cœur de l'événement. Les projets retenus disposeront de 10 à 15 minutes pour partager leur initiative, avec une visibilité directe auprès des acteurs publics et privés impliqués dans l'adaptation au changement climatique en Europe.
Dépôt projets – 20 mai 2026
Programme européen de financement LIFE
Le programme LIFE est un instrument financier de la Commission européenne, dédié au soutien de projets innovants, privés ou publics, dans les domaines de l'environnement et du climat. Chaque année, le ministère chargé de la transition écologique assiste les porteurs de projets français dans leur processus de candidature.
Divisé en 4 sous-programmes : Nature et biodiversité, Économie circulaire et qualité de vie, Climat, Transition énergétique propre, LIFE est doté de 5,4 milliards d'euros pour la période 2021-2027. Sur les appels 2021-2024, 57 projets français ont été retenus pour un budget moyen de 2 à 5 millions d'euros.
Rappel de la procédure de candidature
MOBILISATION
CSRD – Faire respecter la transparence environnementale
La directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) impose aux grandes entreprises de publier des informations précises sur leurs impacts environnementaux et sociaux. Elle constitue un levier essentiel pour garantir la transparence et la responsabilité des acteurs économiques. Pourtant, plusieurs grandes entreprises pétrochimiques européennes ont fait le choix de ne pas intégrer dans leurs rapports les effets environnementaux liés à la production de produits chimiques dangereux. Elles considèrent, à tort, que ces éléments ne relèvent pas de leurs obligations de transparence. Ce choix constitue une stratégie contraire à l'esprit et aux objectifs de la législation européenne, dénonce l'eurodéputé (PSE) Christophe Clergeau.
RÉTROSPECTIVE
Avec l'Image du jour de Copernicus
Depuis son lancement le 2 avril 2020, l'initiative Copernicus Image of the Day publie, 365 jours par an, une image quotidienne issue des données Copernicus, mettant en lumière des phénomènes importants liés à l'environnement, à la météorologie, au climat ou aux catastrophes, ainsi que l'évolution de l'état des terres, des mers et de l'atmosphère de notre planète. En six ans, cette série a touché un large public, contribuant à rendre les données complexes d'observation de la Terre compréhensibles et exploitables. La revue Observer célèbre les 2 000 images du jour et examine leur impact à travers une sélection d'images de la série.
Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique, l'éruption du Fagradalsfjall en Islande, l'ampleur des incendies de forêt au Portugal, l'œil de l'ouragan Melissa quelques heures avant de toucher terre en Jamaïque, le panache de dioxyde de soufre s'étendant sur plus de 550 km à travers l'océan Indien lors d'une nouvelle éruption du Piton de la Fournaise ou, ci-dessous, la superficie du lac Mornos en Grèce passée de 19,1 km2 à 8,7 km2 entre 2022 et 2025.
Observer

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BELGIQUE
POLLINIS dénonce une autorisation d'urgence donnée à un pesticide génétique non approuvé
POLLINIS alerte sur l'autorisation temporaire accordée par la Belgique au pesticide Calantha, du 1er mai au 23 août 2026. Cette décision, justifiée par une "situation d'urgence", permet l'usage d'une substance active non approuvée en Europe et dont les risques environnementaux restent largement méconnus.
Le Calantha est un pesticide ARNi (à interférence ARN) développé par la société américaine GreenLight Biosciences, contenant du Ledprona. Cette substance active, bien qu'elle soit déjà commercialisée aux États-Unis, fait l'objet de nombreuses critiques de la part d'associations, notamment l'ONG Center for Food Safety, en raison de doutes sur son innocuité et ses effets potentiels sur les espèces non ciblées. Actuellement, le Ledprona est en cours d'évaluation par les autorités européennes. Alors que la Belgique est intervenue en tant qu'État membre rapporteur pour évaluer les risques de cette substance – toujours en cours d'évaluation –, elle en autorise l'usage via le Calantha. Cette dérogation dite d'urgence est normalement limitée aux menaces ne pouvant être maîtrisées par aucun autre moyen raisonnable. Or, dans le cas présent, il est surprenant de constater que le Calantha bénéficie de ce type de recours. La filière se trouve dans un contexte de production excédentaire (le Groupement des producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen évoque même une "crise de croissance" et invite à diminuer les surfaces cultivées). De plus, d'autres insecticides, composés notamment de Lambda-cyhalothrine, sont actuellement autorisés en Belgique pour lutter contre le doryphore de la pomme de terre.
POLLINIS
FRANCE
Haut Conseil pour le climat
Les politiques climatiques dans les territoires – Mieux mobiliser le potentiel des collectivités
Le Haut Conseil pour le climat (HCC) vient de publier le 3 avril un rapport (son premier) sur l'action des collectivités territoriales en matière d'atténuation des émissions, de puits de carbone et d'adaptation au changement climatique. Ce rapport met en évidence des avancées importantes, mais encore insuffisantes au regard de l'urgence climatique, et formule des recommandations pour une transition dans les territoires plus ambitieuse, plus juste et mieux mise en œuvre.
Rapport, résumé et analyses détaillées par secteurs – HCC
Le Sénat en faveur des investissements dans les barrages hydroélectriques
Les sénateurs ont adopté le 13 avril une proposition de loi visant à relancer l'investissement dans les barrages hydroélectriques français en mettant fin à un litige ancien avec la Commission européenne. Le texte des députés Marie-Noëlle Battistel (Parti socialiste) et Philippe Bolo (MoDem), déjà adopté début février à l'Assemblée nationale, a reçu un soutien unanime au Sénat, qui l'a approuvé sans modification majeure. Députés et sénateurs vont désormais se réunir en commission mixte paritaire pour aboutir à un texte commun, préalable à la mise en œuvre de cette réforme soutenue par le gouvernement.
Connaissance des énergies
PESTICIDES ET MÉTABOLITES
Le rapport conjoint IGEDD-IGAS-CGAAER enfin rendu public
Prévenir et maîtriser les risques liés à la présence de pesticides et de leurs métabolites dans l'eau destinée à la consommation humaine
La mission conjointe de l'IGEDD, l'IGAS et du CGAAER menée de septembre 2023 à juin 2024 avait pour objet la gestion des non-conformités de substances phytosanitaires et de leurs métabolites dans l'eau destinée à la consommation humaine (EDCH). Les objectifs de la mission étaient de : caractériser l'ampleur de la problématique, analyser la stratégie de gestion nationale ainsi que sa mise en œuvre territoriale et les difficultés rencontrées ; analyser la mobilisation de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) et identifier les éventuels leviers d'amélioration ; réaliser une estimation des coûts nécessaires pour améliorer la qualité de l'eau potable dans des délais compatibles avec la réglementation européenne, les comparer aux coûts des mesures de prévention de la qualité des eaux brutes destinées à la production d'eau potable et identifier les sources de financement de ces mesures ; procéder à une comparaison avec d'autres États membres de l'Union européenne.
C'est une fuite dans la presse qui vient d'obliger à sa publication… et [ceci expliquant cela] les conclusions ne sont guère réjouissantes.
- 1er constat : La surveillance et le contrôle des eaux brutes et distribuées révèlent depuis peu la présence généralisée de métabolites de pesticides ;
- 2ème constat : La gestion des non-conformités pose de réelles difficultés aux acteurs de terrain surtout lorsque les règles de gestion ne sont pas stables ;
- 3ème constat : Des mesures curatives et préventives sont indispensables pour répondre au défi de la qualité des EDCH.
Dès lors, ayant constaté l'échec global de la préservation de la qualité des ressources en eau pour ce qui concerne les pesticides malgré quelques progrès localisés d'ailleurs souvent très lents, la mission propose d'instituer une zone soumise à contrainte environnementale (ZSCE) et de mettre en place, par arrêtés, un programme d'actions avec objectifs et indicateurs de résultats sur toutes les aires de captages en dépassement ou proches des limites de qualité pour les pesticides et leurs métabolites. En cas de non atteinte des objectifs de qualité à l'issue du premier plan, un arrêté doit mettre en place, sans délai, un programme de mesures obligatoires de restriction, voire d'interdiction d'usages des produits phytosanitaires sur ces aires, accompagné d'indemnités compensatoires pour les agriculteurs concernés. De manière générale, la mission estime que la politique de protection des captages est à refonder, grâce à une coordination renforcée entre les services de l'État concernant les arrêtés pris au titre du double dispositif de déclaration d'utilité publique et de ZSCE. À terme, la mission préconise un seul acte réglementaire de protection des captages.
Enfin, la mission considère que la reconquête de la qualité des EDCH passe par des mesures préventives ambitieuses, à mettre en place d'urgence : interdire dans les autorisations de mise sur le marché (AMM) les usages sur les aires de captages d'eaux souterraines des produits phytopharmaceutiques (PPP) contenant des substances générant des métabolites à risque de migration vers les eaux dans des concentrations supérieures à la limite réglementaire et augmenter le taux de la redevance pour pollution diffuse en élargissant son assiette aux produits biocides.
Le plan stratégique national de la politique agricole commune (PAC) et les agences de l'eau devraient renforcer l'accompagnement de l'évolution des pratiques, le premier en valorisant davantage l'agriculture biologique sur les aires d'alimentation de captages (AAC), les seconds en augmentant les moyens consacrés à la réduction des pollutions par les pesticides et en les concentrant sur les AAC les plus sensibles dans des contrats territoriaux portant sur les mesures les plus efficaces pour réduire la pression phytosanitaire : conversion à l'agriculture biologique, cultures à bas niveau d'intrant, paiements pour services environnementaux spécifiques eau en systèmes de grandes cultures, infrastructures agroécologiques pour limiter les transferts, actions foncières dans les périmètres de protection rapprochée des captages, actions d'animation et de conseil aux agriculteurs (avec un financement lié à des objectifs de résultats).
IGEDD
RAPPORTS
Cour des comptes
L'assurance des catastrophes naturelles : un enjeu de soutenabilité financière
Sous l'effet du changement climatique, la fréquence et l'intensité des événements météorologiques extrêmes (inondations, sécheresses, submersions, vents cycloniques) augmentent, entraînant une hausse marquée des dommages aux biens et aux activités économiques. Dans ce contexte, le régime d'indemnisation des catastrophes naturelles (Cat-Nat), créé en 1982 pour couvrir des risques qui ne peuvent être assurés par les seuls assureurs privés, est de plus en plus sollicité. Fondé sur un partenariat public-privé original reposant notamment sur l'intervention de la Caisse centrale de réassurance (CCR), ce régime a permis d'indemniser 3,6 millions de sinistres pour plus de 50 milliards d'euros (hors automobile). Il assure une mutualisation des risques entre les assurés, une solidarité entre les territoires et garantit une indemnisation rapide, pour un coût encore contenu.
L'augmentation attendue du coût des catastrophes naturelles, estimée entre +47 % et +85 % d'ici 2050, fragilise la soutenabilité financière du dispositif. Elle appelle un renforcement des outils de suivi, une meilleure prise en compte des enjeux de prévention et une responsabilisation accrue de l'ensemble des acteurs. La Cour formule en conséquence huit recommandations visant à améliorer l'information sur les risques, à renforcer la robustesse financière du régime et à mieux articuler les politiques de prévention, afin de préserver à moyen et long terme la soutenabilité du régime Cat-Nat.
Rapport et synthèse
La tarification des services publics locaux
Les collectivités territoriales mettent à la disposition de leurs habitants une gamme étendue de services publics qui sont au cœur de leur vie quotidienne : la distribution de l'eau potable, l'évacuation des eaux usées, la collecte et le traitement des déchets bien sûr, mais aussi le transport de voyageurs, le transport scolaire, les cantines scolaires, les crèches, les équipement sportifs et culturels… Ces services donnent généralement lieu à une participation financière de leurs usagers. La Cour des comptes publie les résultats d'une enquête commune avec les chambres régionales des comptes (CRC) sur un enjeu majeur de la gestion publique locale : la tarification des services publics locaux. Les modalités de gestion des tarifs par les collectivités sont souvent perfectibles. Alors que leurs contraintes financières se resserrent, les collectivités doivent veiller à préserver leurs recettes tarifaires.
Concernant la charge de financement des services publics de l'eau, de l'assainissement et des déchets, par des recettes tarifaires ou un impôt affecté (la taxe d'enlèvement des ordures ménagères), la répartition actuelle appelle un réexamen par les collectivités et par l'État, estime la Cour : par les collectivités pour développer les tarifications incitatives à la sobriété environnementale ; par l'État afin notamment de mettre plus fortement à contribution les pollueurs à l'origine d'une part importante des coûts et des besoins d'investissement des services.
Cour des comptes – rapport et synthèse
La construction du canal Seine Nord Europe et ses conséquences
La Cour des comptes, associée à la Chambre régionale des comptes Hauts-de-France, publie un rapport consacré au canal Seine-Nord Europe (CSNE), aujourd'hui le plus important projet d'infrastructure de transport au niveau national et l'un des tout premiers au niveau européen. Initialement présenté comme une solution à la sous-capacité du canal du Nord, ce projet, long de 107 kilomètres et reliant le bassin de la Seine à celui de l'Escaut, s'inscrit dans le cadre du projet transnational Seine-Escaut, soutenu par l'Union européenne, et vise à permettre la navigation de péniches à grand gabarit transportant jusqu'à 4 400 tonnes de fret. Le rapport met en évidence un projet marqué par une dérive de coûts et de délais, la mise en service n'étant désormais envisagée qu'à l'horizon 2032 et le coût à terminaison étant estimé à 7,3 milliards d'euros HT courants au lieu des 4,5 milliards envisagés à la création de la société du canal Seine-Nord Europe, porteuse de projet, en 2017. S'y ajoutent le coût financier de l'emprunt de bouclage et la réalisation d'ouvrages connexes essentiels pour faciliter le report modal et garantir la valeur socio-économique du projet. Outre un problème majeur de financement, le rapport souligne les difficultés rencontrées par la Société du canal dans sa mission de maîtrise d'ouvrage, ainsi que les impacts environnementaux du projet et les conditions de sa mise en service.
Cour des comptes – rapport et synthèse
Les prêts verts des banques publiques
Les besoins de financement de la transition écologique en France sont aujourd'hui estimés à plusieurs dizaines de milliards d'euros supplémentaires par an. Dans le prolongement de l'Accord de Paris sur le climat, les établissements bancaires, notamment publics, ont développé des prêts dits "verts" destinés à soutenir des projets favorables à l'environnement. Toutefois, en l'absence de définition harmonisée et contraignante, ces instruments reposent encore sur des cadres d'intervention hétérogènes, malgré les avancées apportées au niveau européen par la taxonomie verte. La Cour des comptes a ainsi souhaité évaluer le rôle, le développement et l'efficacité de ces prêts dans le financement de la transition écologique en répondant à trois questions évaluatives. Elle constate que les prêts verts des banques publiques (Caisse des dépôts, Bpifrance, La Banque postale, l'Agence française de développement) se sont fortement développés. Ils ont un impact positif sur l'investissement des entreprises et des collectivités locales en faveur de la transition écologique, mais cet impact est encore limité par des effets d'aubaine et un suivi insuffisant de leurs effets environnementaux. La Cour recommande en conséquence de mieux définir et harmoniser ces instruments et de préciser leurs objectifs dans la stratégie nationale de financement de la transition écologique.
Cour des comptes – rapport et synthèse
IGEDD/CGAAER
Cadres de gestion de la contamination par les PFAS des matières fertilisantes
Les apports annuels de matières fertilisantes en France sont estimés à 35,3 millions de tonnes de matière sèche (Mt MS). Une part relativement limitée de ces apports (environ 2,25 Mt MS) est susceptible d'être concernée par une contamination significative en PFAS, à savoir les matières fertilisantes d'origine résiduaire : boues de stations d'épuration urbaines et industrielles et digestats. Ces matières, potentiellement plus à risque, sont épandues sur environ 3 % de la surface agricole utile.
Rapport
PFAS dans les boues d'épuration
Alors que plusieurs communes des Ardennes et un syndicat d'eau potable ont déposé plainte contre X le 7 avril pour mise en danger d'autrui, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, s'est rendu le 9 avril sur place. Cette visite est intervenue quelques jours après les annonces de la ministre Monique Barbut lors du One Health Summit, qui a reconnu la nécessité de mieux contrôler et limiter les PFAS, notamment dans les boues d'épuration. Lors de sa visite, le ministre délégué a présenté dans ses grandes lignes le contenu d'une circulaire demandant le suivi des PFAS dans les boues de 1 100 stations d'épuration urbaines et industrielles. Selon le ministre, ces 1 100 stations représentent 6 % des stations d'épuration dans le pays, mais produisent 85 % des boues épandues en France.
Générations Futures a pris connaissance du contenu de cette circulaire, diffusée par le média Contexte, et en livre les éléments disponibles.
Générations Futures
LITTORAUX
Décharges historiques, le point après 3 années de déploiement (2022-2025)
Mobilisant trois opérateurs, le CEREMA, l'ADEME et le BRGM, le plan national de résorption des décharges littorales est doté d'un fond annuel de plusieurs millions d'euros. L'objectif est d'accompagner techniquement et financièrement les collectivités concernées dans la démarche, et les aider à définir et mettre en place les solutions techniques les plus adaptées pour mettre fin au relargage de déchets et pollutions associées dans les milieux naturels. Trois ans après, le dispositif s'est étoffé, proposant des outils de diagnostic optimisés notamment sur la prise en compte de l'aléa marin mais aussi des approches adaptées en matière de gouvernance. Le plan a également pris de l'ampleur en intégrant progressivement, tous les ans, de nouveaux sites à l'inventaire, qui font à leur tour l'objet d'une priorisation pour entreprendre études puis travaux.
CEREMA
RECHERCHE
Lancement du projet THERMIEFRANCE
Impact du changement global sur la température des eaux de surface
Données et outils pour une meilleure adaptation écologique et socio-économique
Le programme OneWater Eau Bien commun publie le compte rendu du lancement du projet THERMIEFRANCE. Rassemblant 43 participants, parmi lesquels des représentants du ministère, de l'OFB, des agences de l'eau, des fédérations de pêche et des syndicats d'eau, ces premières journées ont permis de poser les bases scientifiques du projet et d'engager les échanges entre communautés scientifiques et acteurs de l'eau.
Le projet repose sur une approche interdisciplinaire, mobilisant chercheurs, doctorants et postdoctorants, en lien étroit avec les acteurs de l'eau. Il s'articule autour de trois axes principaux : 1. Prédire les évolutions hydrologiques et thermiques à différentes échelles (régionale et nationale) et en analyser les conséquences sur la biodiversité, en s'appuyant sur des observations et des modélisations hydro(géo)logiques et météorologiques validées sur données réelles ; 2. Identifier et analyser des zones refuges thermiques, notamment en lien avec les eaux souterraines, et à l'étude de leur rôle dans le maintien des habitats aquatiques, qu'il s'agisse de refuges froids estivaux ou de refuges chauds hivernaux ; 3. Évaluer des scénarios d'adaptation, co-construits avec les parties prenantes, afin de réduire les amplitudes thermiques et renforcer la résilience des cours d'eau, en intégrant les dimensions écologiques, hydrogéologiques et sociales. En mobilisant des séries temporelles à l'échelle du réseau fluvial français, des modèles hydrologiques et thermiques ainsi que des approches participatives, THERMIEFRANCE ambitionne de mieux quantifier les impacts du réchauffement, y compris les risques pour la biodiversité, et de produire des outils opérationnels pour accompagner les stratégies de gestion et d'adaptation.
OneWater
Se baigner dans la Seine ?
Ce que révèlent les analyses sur le plomb et autres polluants
Même si la qualité de la Seine s'améliore progressivement depuis les années 1970, des épisodes de pollution continuent de se produire, en particulier lors des crues. Celles-ci peuvent en effet charrier et déposer des quantités importantes de sédiments contaminés (métaux) sur les quais de la Seine à travers Paris. L'incendie de la cathédrale Notre-Dame survenu en 2019 a également ravivé les craintes du grand public quant à l'impact de cet événement sur la contamination au plomb à Paris et dans le fleuve.
Pour vérifier la réalité de la pollution de la Seine, une équipe de recherche dirigée par des scientifiques du CNRS a étudié la contamination au plomb des sédiments charriés par le fleuve. À cette fin, les sédiments déposés sur les quais lors des dernières crues du fleuve ont été prélevés en plusieurs points le long de la Seine à Paris. Les événements étudiés incluent la crue majeure de 2016 (survenue avant l'incendie de Notre-Dame), les crues hivernales plus modérées de 2020 et 2021 (après l'incendie) ainsi que la crue printanière de mars 2024, survenue quelques mois avant les Jeux olympiques. Différentes propriétés physico-chimiques (teneur en radionucléides, matière organique, métaux, etc.) ont été analysées dans ces sédiments. Les résultats montrent que l'ampleur de la crue a un impact majeur sur la source des sédiments transportés et leur contamination. Ainsi, lors de la crue majeure de 2016, les sédiments provenaient principalement des sols de l'amont du bassin de la Seine, ce qui explique qu'ils présentaient des niveaux de contamination en métaux (y compris en plomb) relativement faibles et très homogènes.
En revanche, les crues de 2020 et 2021 ont principalement déposé des matériaux plus anciens, probablement remis en suspension à partir du lit du fleuve ou érodés depuis les berges, ce qui explique que les sédiments déposés par ces crues présentaient des niveaux de contamination en métaux plus élevés et plus hétérogènes. Parmi les métaux, le plomb présentait les facteurs d'enrichissement les plus élevés (i.e. rapport entre la concentration mesurée et la concentration naturelle dans les sols du bassin de la Seine), avec des valeurs proches de 8 autour de l'île de la Cité et atteignant 18 dans les sections du fleuve situées plus en aval. Des concentrations particulièrement élevées en plomb ont également été observées à proximité de la cathédrale Notre-Dame. Toutefois, les signatures isotopiques du plomb, qui varient selon son origine, suggèrent que, si certains échantillons prélevés en 2020 présentaient une signature similaire à celle qui est attribuée aux poussières générées lors de l'incendie de Notre-Dame, la contribution globale de cet événement à la contamination au plomb dans les sédiments de la Seine après l'incendie semble limitée. La contamination au plomb présente au contraire une signature correspondant aux sources de plomb dit "urbain" que l'on trouve à travers toute la ville (fontaines, tuyaux, toitures, peintures, additifs des essences plombées, etc.), qui constituent la principale origine du plomb détecté.
En complément des analyses de métaux réalisées lors des crues de 2016, 2020, 2021 et 2024, d'autres contaminants – organiques – tels que les drogues, les médicaments, les antibiotiques et les pesticides ont également été analysés dans les sédiments prélevés après la crue de mars 2024, avant les Jeux Olympiques. Les résultats montrent des tendances contrastées, avec une augmentation de la teneur en drogues, médicaments et antibiotiques depuis l'amont vers l'aval de la Seine et, au contraire, une baisse des teneurs en pesticides selon le même transect à travers la ville. Plusieurs substances comme le plomb, des herbicides autorisés (diflufénican, pendiméthaline) ou même interdits (atrazine) ont été détectées à des niveaux dépassant les concentrations dites "sans effet prévisible" sur les organismes aquatiques (ou PNEC pour Predicted No Effect Concentration).
Dans l'ensemble, ces deux études montrent que la qualité de la Seine reste fragile et sensible aux crues. Avec la réouverture estivale de zones de baignade dans le fleuve depuis l'été 2025, ces résultats soulignent la nécessité de surveiller en continu un éventail plus large de contaminants, au-delà des seuls indicateurs microbiologiques tels que le dosage d'Escherichia coli, dont l'analyse est rendue obligatoire par la directive européenne sur la qualité des eaux de baignade.
CNRS
AMI Synthèses scientifiques pluridisciplinaires
Dans le cadre de ses actions, le programme OneWater – Eau Bien Commun lance un appel à manifestation d'intérêt (AMI) visant à soutenir la réalisation de synthèses scientifiques pluridisciplinaires sur des enjeux majeurs liés à l'eau. Cette initiative a pour objectif de croiser les disciplines et de produire des connaissances consolidées et partagées, afin d'éclairer les décideurs, acteurs publics et gestionnaires de l'eau. Cet appel soutiendra des collectifs de 5 à 8 chercheurs, issus de disciplines et d'organismes complémentaires, accompagnés d'un postdoctorant. Les projets retenus auront pour objectif de produire une synthèse scientifique pluridisciplinaire destinée à être soumise à une revue internationale de référence dans le domaine de l'eau. Cette production sera complétée par un article de vulgarisation et des actions de médiation à destination du grand public.
Les travaux porteront sur l'une des cinq thématiques suivantes : 1. Évolution du stockage de l'eau : naturel et artificiel, de surface et souterrain ; 2. Évolution de la qualité des eaux de surface et souterraine (des nutriments aux substances émergentes) ; 3. Dynamique de la biodiversité aquatique en France ; 4. Évolution de la gestion de l'eau en France et de son financement ; 5. Évaluation de l'accès à l'information et aux données sur l'eau en France et en Europe.
Candidatures – 15 juin 2026
OUTILS
L'imagerie satellitaire pour cartographier les arbres en ville
Cartographier finement la végétation urbaine avec l'imagerie satellitaire haute résolution est désormais possible. C'est le résultat du projet Green Urban Sat, expérimenté sur la métropole du Grand Nancy et réplicable sur tous les territoires.
Technicités – CEREMA
PFAS : Mise à disposition de nouveaux outils d'information
Ces documents de communication sont prévus dans le plan interministériel sur les substances PFAS publié en avril 2024. Ce plan, porté par tous les ministères et opérateurs concernés a pour objectif de réduire les émissions de PFAS, encadrer strictement leurs usages et réduire l'exposition de la population à ces substances. Ces ressources comprennent un document d'information pédagogique à destination du grand public, visant à mieux expliquer ce que sont les PFAS, leurs principales sources d'exposition et les enjeux sanitaires associés. Une fiche synthétique spécifique est également mise à disposition des professionnels de santé afin de les aider à répondre aux interrogations des patients et à intégrer ces éléments dans leur pratique. Enfin, une foire aux questions vient compléter ce dispositif pour apporter des réponses claires et accessibles aux questions les plus fréquemment posées.
Sante.gouv
APPEL À PROJETS
Journée nationale de la résilience : AAP pour l'édition 2026
Le Gouvernement lance l'appel à projets de la cinquième édition de la Journée nationale de la résilience (JNR). Institutionnalisée afin de renforcer la culture du risque sur l'ensemble du territoire, la JNR vise à sensibiliser l'ensemble de la population aux risques naturels et technologiques et à diffuser les bons comportements à adopter avant, pendant et après une catastrophe. Ce dispositif interministériel se déploie tout au long de l'année avec un point d'orgue le 13 octobre, date de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe instaurée par l'Organisation des Nations unies.
Inondations, feux de forêt, tempêtes, mouvements de terrain, séismes, accidents industriels, pollutions… Les effets du changement climatique, combinés à la concentration des populations et des activités, exposent de plus en plus de territoires à des événements à la fois plus fréquents et plus intenses. Dans ce contexte, l'adaptation des territoires et la protection des populations passent par une meilleure connaissance des risques et par la capacité collective à s'y préparer. L'édition 2026 a pour objectif de susciter le plus grand nombre d'initiatives locales, en France hexagonale et en outre-mer. Les actions labellisées peuvent être portées par une diversité d'acteurs : collectivités territoriales, associations, entreprises, établissements scolaires et d'enseignement, citoyens, services de l'État, etc. Les projets proposés doivent répondre à au moins l'un des trois objectifs de cette Journée : Développer la culture sur les risques naturels et technologiques ; Préparer les populations à la survenance d'une catastrophe ; Développer la résilience collective face aux risques.
Demande de labellisation – 10 septembre 2026 (prétendants au titre de lauréat), 10 décembre 2026
ACTEURS
GEMAPI : Les élus appellent à un engagement renforcé de l'État et à un financement à la hauteur des enjeux
Les crues exceptionnelles de février dernier ont révélé les limites du système actuel de prévention et de gestion des inondations en France. Les associations d'élus tirent la sonnette d'alarme sur le désengagement progressif de l'État dans ce domaine crucial.
Les intercommunalités se voient confier depuis 2018 la compétence GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), mais sans les ressources financières et techniques nécessaires. Face à l'aggravation des risques climatiques, les élus locaux rappellent que la sécurité des personnes et des biens sur l'ensemble du territoire national relève de la responsabilité de l'État. Ils demandent donc un engagement renforcé et durable de sa part. Les associations formulent cinq propositions prioritaires :
- Mettre un terme aux transferts implicites de responsabilités : refuser tout élargissement du champ de la compétence GEMAPI, notamment en y intégrant la gestion des eaux de ruissellement, qui constituerait un nouveau transfert implicite de responsabilités de l'État vers les collectivités et remettrait en question les équilibres trouvés au niveau local.
- Préserver l'équilibre financier : s'opposer à toute évolution de la taxe GEMAPI pour financer le trait de côte, ce qui reviendrait à faire supporter aux habitants et entreprises de ces territoires des coûts disproportionnés par rapport aux ressources disponibles.
- Maintenir la liberté de gestion des collectivités : conserver la flexibilité actuelle dans les modes d'exercice de la compétence GEMAPI.
- Assurer une solidarité nationale : garantir un appui technique de l'État aux collectivités pour assumer l'exercice de cette compétence complexe et faire en sorte que les contributions bonifiées du fonds Barnier pour la mise en conformité de l'ensemble des ouvrages de protection soient pérennisées au moins jusqu'en 2040 pour permettre aux gestionnaires de remplir leurs obligations.
- Pérenniser et élargir le montant du fonds Barnier : demander que la surprime CATNAT des contrats d'assurance, soit totalement dédiée à la prévention des risques naturels.
Les élus locaux appellent à la réouverture d'un dialogue constructif avec l'État afin de repenser ensemble le dispositif GEMAPI. La prévention des inondations et la gestion des milieux aquatiques constituent des enjeux majeurs qui nécessitent une approche coordonnée et solidaire à l'échelle nationale. Face à l'urgence climatique et aux risques accrus, une collaboration renforcée entre l'État et les collectivités locales s'impose pour garantir la sécurité de toutes et tous.
Industrie : Exemple à suivre
Installé à Bezons (Val-d'Oise) et spécialisé dans le traitement et la finition de surfaces métalliques pour l'aéronautique, le spatial ou le luxe, le groupe PROTEC a réduit sa consommation d'eau, passée de de 200 mètres cubes par jour à moins de… 1,5 m3/j !
Reportage de l'agence de l'eau
MOBILISATIONS
Captages : Recours contre l'État
Entre 1980 et 2025, 14 640 captages d'eau potable ont été fermés. Parmi les captages abandonnés en raison de la dégradation de la qualité de la ressource sur la période 1980-2025, 41,6 % le sont du fait de teneurs excessives en nitrates et/ou pesticides. La contamination des eaux du fait des pollutions agricoles conduit à des difficultés d'approvisionnement en eau de qualité et/ou à des coûts exorbitants de dépollution pour les consommateurs. Il existe pourtant des outils à la disposition des préfets et des maires pour protéger les captages à moindre coût mais qui demeurent sous-utilisés par manque de volonté politique. France Nature Environnement (FNE) et l'Association Citoyenne et Laïque des Consommateurs (ACLC) assignent l'État devant le Tribunal administratif de Paris afin qu'il respecte son devoir de protection de notre ressource en eau potable.
Ce recours vise à engager la responsabilité de l'État du fait de sa carence fautive dans la protection des captages et lui demander de mettre en œuvre une série de mesures de protection, et de réparer le préjudice écologique résultant de l'atteinte "non négligeable aux éléments ou aux fonctions des écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés par l'Homme de l'environnement". Concrètement, les ONG demandent que l'État : 1. Permette un meilleur accès à l'information sur la qualité de l'eau des captages ; 2. Mette en place des programmes de protection des captages, permettant de rester sous les seuils de qualité vis-à-vis des pesticides, en premier lieu vis-à-vis des captages les plus pollués, et dans un échéancier plus long pour tous les captages ; 3. Une réparation financière du préjudice écologique, avec un fléchage des fonds vers les agences et institutions publiques mettant en œuvre des mesures de protection des captages (par exemple, les programmes des agences de l'eau d'aide à la conversion à l'agriculture biologique sur les zones à enjeux pour l'eau potable).
En parallèle, car des solutions existent et peuvent être mises en œuvre dès aujourd'hui, France  Nature Environnement et ses 6 329 associations mettent à disposition des maires, la liste des outils qu'elles et ils peuvent utiliser pour protéger leurs captages, ainsi qu'un dispositif de mobilisation citoyenne pour agir localement.
FNE
Enquête publique sur le méga projet de Campus IA à Fouju
Le MNLE 93 (Mouvement national de lutte pour l'environnement de Seine-Saint-Denis) lance une alerte concernant l'enquête publique dématérialisée organisée du 30 avril au 30 mai sur l'implantation de 11 bâtiments d'un campus de data centers (Campus AI) à Fouju en Seine-et-Marne. Le campus détruira 90 hectares de terres agricoles, soit l'équivalent de 125 terrains de football, en même temps que sa consommation électrique s'élèvera à 17 % de la consommation d'Île-de-France. Le projet est porté par BPI France, Mistral et Nvidia (États-Unis) et le fonds émirati MGX. Les spécialistes soulignent ses caractéristiques hors normes et la sous-évaluation de ses enjeux paysagers, précise le communiqué, ceci englobant la destruction des paysages et de la biodiversité mais également les émissions de GES, les risques de pollutions atmosphériques et sur la qualité de l'eau (la nappe de Champigny), tous ces éléments auxquels s'ajoutent les nuisances issues des accès routiers notamment durant les dix ans de travaux annoncés.
MNLE – Enquête de l'ONG Observatoire des multinationales
CARNET
Marc Laimé s'en est allé
Les Eaux glacées du calcul égoïste s'étaient figées il y a un peu plus d'un an et Marc avait disparu des sorties de presse au cours desquelles il se délectait à nous lâcher quelques infos sur ses dernières découvertes et prochains dossiers. Marc était le journaliste d'investigation du secteur, le seul. Pensée pour son fils Yanis qu'il chérissait tant.
Extrait d'une conférence des Amis du Monde diplomatique de Montpellier.
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ARTOIS-PICARDIE
La Cour des comptes publie son rapport sur l'Agence de l'eau
L'Agence de l'eau Artois-Picardie intervient sur le plus petit des six bassins hydrographiques métropolitains (20 000 km2), couvrant le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme et partiellement l'Aisne et l'Oise. Acteur central dans la mise en œuvre de la politique de l'eau, son action s'inscrit dans une gouvernance complexe qui tend à affaiblir son rôle dans la conduite de la politique publique de l'eau à l'échelle du bassin hydrographique d'Artois-Picardie. Dans le contexte d'une situation dégradée du bassin en termes de qualité de l'eau et de tensions croissantes sur la ressource, la Cour s'est attachée à évaluer la place et la valeur ajoutée de l'agence dans la conduite de la politique publique de l'eau à l'échelle du bassin hydrographique d'Artois-Picardie.
Dans son rapport, la Cour relève que :
- L'état des masses d'eau du bassin Artois-Picardie est mauvais, encore éloigné des objectifs européens et nationaux et en deçà des moyennes nationales. Depuis les années 2000, malgré quelques améliorations, seulement 10 % à 20 % des masses d'eau de surface sont en bon état écologique et chimique et des tensions apparaissent sur la disponibilité de la ressource en eau.
- Les déséquilibres entre usagers de l'eau persistent, la mise en œuvre des principes de pollueur-payeur et de préleveur-payeur demeurant incomplète. En 2025, les ménages sont ainsi les principaux contributeurs et les seuls à compenser pleinement l'impact de leurs activités, contrairement aux secteurs agricole et industriel. Le rééquilibrage des contributions entre catégories d'usagers, déjà engagé, doit donc être poursuivi pour garantir une répartition plus juste et une meilleure protection de la ressource en eau.
- La gestion de l'agence est rigoureuse et sa situation financière solide mais les plafonds de recettes et de dépenses limitent sa capacité d'action et devraient conduire l'agence, sans attendre une éventuelle évolution des règles en la matière, à une meilleure mobilisation des financements et un renforcement des conditionnalités des aides pour améliorer l'efficacité des interventions et inciter à une gestion plus sobre de la ressource.
Afin de consolider l'impact des actions engagées par l'agence, la Cour formule cinq recommandations. Elle l'invite notamment, avec la direction de l'eau et de la biodiversité ainsi que les autres acteurs locaux, à replacer la gestion de l'eau au premier rang des préoccupations du bassin de l'Artois-Picardie et à donner un nouveau dynamisme à l'application du principe "l'eau paie l'eau".
Rapport
Lauréats des Trophées Agissons pour l'eau
Depuis 2022, l'Agence de l'eau Artois-Picardie met en lumière les acteurs qui agissent concrètement sur le terrain, dont les initiatives reproductibles méritent d'être partagées et célébrées. Jeudi 9 avril 2026, Isabelle Matykowski et Isabelle Vincent, respectivement directrice générale et directrice générale adjointe de l'agence, ont remis les Trophées "Agissons pour l'eau" à 9 porteurs de projets aussi exemplaires que diversifiés : la Métropole Européenne de Lille (MEL) pour son Escape Game immersif pour comprendre le cycle de l'eau et encourager des gestes responsables ; l'entreprise de conseil en environnement Lilaea pour son jeu de société stratégique et coopératif Share'Eau ; le Syndicat Intercommunal des Eaux et d'Assainissement de la région de Lumbres et Fauquembergues (SIDEALF) pour sa mise en place d'une tarification progressive de l'eau afin de concilier équité, sobriété et transition écologique ; la Ferme de Rettemoy tenue par Benoît Guilbert, une exploitation pionnière qui expérimente des pratiques agroécologiques ambitieuses pour restaurer les sols et préserver l'eau au cœur de l'Artois ; le Syndicat Mixte d'Aménagement du Bassin de l'Erclin (SMABE) pour son programme ambitieux de restauration écologique pour redonner vie à trois affluents de l'Escaut : l'Erclin, le Torrent d'Esnes et le Riot de Busigny ; la Régie Régionale des Transports Hauts-de-France qui a entièrement transformé la gestion de l'eau de son site pour réduire les consommations, limiter les pollutions et infiltrer 100 % des eaux pluviales ; Agro-Transfert Ressources et Territoires pour son projet Rés'Eau pour accompagner les agriculteurs face au changement climatique et construire des systèmes agricoles plus économes en eau ; le Parc naturel régional Scarpe-Escaut pour son projet exemplaire de restauration écologique visant à redonner vie à la tourbière de Vred, l'une des dernières tourbières alcalines actives de la région ; Sia Habitat pour son approche innovante de gestion durable des eaux pluviales dans la rénovation de la cité de Pinsson, site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le détail de ces initiatives
ÎLE-DE-FRANCE
Le projet d'OIBP du SEDIF continue d'agréger les oppositions
Le projet de "filière membranaire haute performance" du SEDIF continue d'agréger les oppositions. Vendredi 10 avril, la réunion d'ouverture de l'enquête publique sur les travaux prévus dans l'usine SEDIF de Neuilly-sur-Marne était organisée à l'Hôtel de Ville de Saint-Denis. Des élues de Saint-Denis, des membres du Collectif eau publique de Plaine Commune, de la Coordination EAU IDF et d'autres associations étaient là, venus en nombre chahuter les représentants du Syndicat, de Franciliane (la filiale de Veolia dédiée au SEDIF) et du bureau d'études Merlin.
Coordination Eau IDF
RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Julie Colomb, nouvelle directrice de l'agence de l'eau à Montpellier
Julie Colomb, ingénieure en chef des ponts, des eaux et des forêts, est la nouvelle directrice de la délégation de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse à Montpellier depuis le 16 mars dernier. Elle succède à Karine Bonacina, aujourd'hui directrice départementale adjointe des territoires du Gers. Depuis 4 ans, Julie Colomb était directrice adjointe de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) des Pyrénées-Orientales.
PSE : 27 projets en faveur de l'eau déployés sur plus de 80 000 hectares de terres agricoles
L'agence de l'eau a sélectionné 27 projets de paiements pour services environnementaux (PSE), portés majoritairement par des collectivités. Ces dernières auront pour rôle d'accompagner les exploitations agricoles de leur territoire autour de projets en faveur de l'eau. À terme, plus de 1 000 exploitations pourraient engager des actions visant à préserver la qualité de l'eau potable, économiser l'eau et reconquérir les milieux humides et la biodiversité pour un montant prévisionnel d'aides de 42 millions d'euros sur 5 ans.
Lors d'une première expérimentation de paiements pour services environnementaux menée en 2020, plus de 700 exploitations sur 21 territoires ont été accompagnées pour une période de 5 ans. Cette nouvelle édition couvre un périmètre d'objectifs plus large que la première qui était centrée sur la réduction des pollutions sur les aires d'alimentation de captage et les ressources stratégiques pour l'eau potable et sur la préservation de la biodiversité.
Rhône-Méditerranée Corse
HAUTE-LOIRE
Prévention des inondations et production d'ENR
Un double chantier structurant à Brives-Charensac dans la communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Marquée par des inondations meurtrières il y a 45 ans, la communauté d'agglomération du Puy-en-Velay (Haute-Loire) a choisi de pérenniser son patrimoine hydraulique à Brives-Charensac en chargeant Elcimaï d'un double chantier : la remise en état des clapets installés sur la Loire et la construction d'une centrale hydroélectrique.
En septembre 1980, des inondations dévastatrices plongeaient la commune de Brives-Charensac dans le deuil. Afin de se prémunir d'un nouveau désastre, une concertation avec l'État, les élus et la population était alors engagée autour des moyens de réduire le risque de crue de la Loire sans recourir à une infrastructure lourde. Il était décidé de creuser le lit du fleuve sur plus de 2 mètres de profondeur, dans le rocher, et de restituer les miroirs d'eau créés par les seuils des moulins historiques (responsables en partie des niveaux de submersion) par des ouvrages mobiles. Une manière de disposer de l'agrément des plans d'eau, tout en permettant l'abaissement des ouvrages lors des crues et donc la réduction du risque d'inondation. Plus récemment, les élus locaux, en accord avec les associations environnementales et la population, ont souhaité tirer parti de la chute d'eau ainsi maintenue pour une valorisation énergétique décarbonée. C'est dans ce cadre qu'Elcimaï, spécialisée dans l'ingénierie de la transition écologique, s'est vu chargée par l'agglomération d'un double chantier : d'une part, la remise en état des clapets de régulation du débit de l'eau installés sur la Loire ; d'autre part, la construction d'une centrale hydroélectrique pour produire de l'électricité verte sur le territoire. Endommagés par les effets du temps et des crues, les quatre clapets, d'une largeur de 17 mètres chacun pour un poids de 35 tonnes, doivent être rénovés. Déposés dans des conditions impressionnantes, à l'aide d'une grue de 450 tonnes pour les deux premiers et de 750 tonnes pour les autres, ils seront réinstallés entre début août et septembre. Les seuils de la Minoterie et d'Audinet en amont pourront ensuite être reliés et automatisés. Pour mener à bien ces opérations d'ampleur, une piste d'accès au fleuve de 750 mètres et une plateforme ont dû être créées.
C'est sur le site de l'ancien moulin de la Minoterie précisément que le chantier de la centrale hydroélectrique est assuré en parallèle. Un dénivelé artificiel de 4 mètres dans la Loire permettra d'amplifier l'arrivée de l'eau dans la turbine installée légèrement en aval, entre la première pile du seuil et le bâtiment principal de l'ancien moulin (l'actuelle médiathèque). La mise en service de la centrale est prévue au printemps 2027. "L'énergie produite représentera 1,15 GWh d'électricité renouvelable, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 500 foyers hors chauffage", précise Sylvie Manera d'Elcimaï.
Fondé il y a 30 ans par Pascal Denier, le groupe Elcimaï, dont le siège est en France, est une holding diversifiée et organisée autour de 2 pôles : un pôle immobilier professionnel et conseil environnemental, industriel et logistique ; un pôle informatique englobant l'édition de progiciels et l'intégration d'ERP et de solutions spécifiques pour les entreprises.

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RIVIÈRES ANGEVINES
La difficile cohabitation entre pêcheurs amateurs et pêcheurs professionnels
En 2025, le Département de Maine et Loire a accordé à un pêcheur professionnel des baux (zones) de pêche sur les rivières angevines pour une durée de 5 ans. Des zones de pêche sont par ailleurs déjà louées à des pêcheurs amateurs via la Fédération de pêche du département. Ainsi de mêmes baux sont accordés deux fois à des acteurs différents, et cela dans un seul but : prélever du poisson. C'est là une incohérence totale dans la gestion des ressources mais aussi dans les missions de la Fédération de pêche de Maine et Loire, estime Narcisse Plard, moniteur guide de pêche depuis plus de 10 ans, qui dénonce par ailleurs un manque de transparence de la fédération concernant le retour des pêcheurs professionnels sur ces secteurs, et surtout l'absence d'action concrète pour protéger l'intérêt de ses adhérents et plus globalement du milieu aquatique. La pêche professionnelle est une activité lucrative, incompatible avec la pêche de loisir et intenable au regard de la fragilité des milieux, explique Narcisse Plard qui a lancé une pétition.
Pétition

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LOIRE-BRETAGNE
Le comité de bassin à l'écoute de la profession agricole
À l'occasion de la manifestation qu'ils ont organisée mardi 28 avril devant les locaux de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne à Orléans, des représentants de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs du bassin ont été reçus par une délégation de la commission Planification du comité de bassin pour échanger sur le calendrier d'élaboration et le contenu du projet de schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, document majeur de planification des politiques de l'eau. Cet échange a permis d'écouter les attentes des représentants agricoles, tant sur le calendrier que sur le contenu du projet de SDAGE 2028-2033, et d'expliquer le processus d'élaboration de ce document, cadré au niveau européen et national et précisé par le comité de bassin dans un objectif de dialogue et de compromis, principe fondateur de la gouvernance des politiques de l'eau. En réponse à la demande des représentants agricoles, qui fait écho à la position exprimée par plusieurs membres du comité de bassin (agriculteurs, industriels…), et après discussion avec le président du comité de bassin, Thierry Burlot, il a été indiqué aux représentants agricoles que ce dernier proposera au bureau du comité de bassin de soumettre le projet de SDAGE au comité de bassin en septembre plutôt que le 2 juillet comme fixé initialement. Cela doit permettre de faciliter l'appropriation du document par l'ensemble des membres du comité de bassin, y compris les nouveaux élus, et d'approfondir les travaux en commission pour favoriser la définition de solutions partagées pour répondre aux défis de la préservation et de la gestion durable de la ressource en eau.
Loire-Bretagne
SFN : Deux projets du bassin Loire-Bretagne récompensés
Le plan Eau met en avant les solutions fondées sur la nature pour améliorer la qualité des eaux et préserver la biodiversité. Depuis 2023, un jury national vient sélectionner les projets les plus emblématiques. En 2026, parmi les 12 lauréats, deux projets du bassin Loire-Bretagne se distinguent : la restauration hydromorphologique de l'Airin à Savigny-en-Septaine (Cher), porté par le Syndicat Intercommunal d'Aménagement des Bassins de l'Auron, Airin et leurs Affluents (SIAB3A), et la restauration transversale de la vallée du Borgnet (Ille-et-Vilaine), porté par l'EPTB Eaux & Vilaine.
Le détail de ces projets
Le tramway de Brest : Quand mobilité durable rime avec ville perméable
Le 14 février, Brest a mis en service sa nouvelle ligne de tramway. Au-delà du transport, ce tracé innove surtout par sa manière de gérer l'eau de pluie : infiltration sans ruissellement, surfaces végétalisées, désimperméabilisation, etc. : le projet constitue une véritable vitrine de la gestion intégrée des eaux pluviales, cofinancée par l'Agence de l'eau Loire-Bretagne.
Le détail
APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
La Moselle en commun
La Région Grand Est et l'Agence de l'eau Rhin-Meuse initient la deuxième édition de l'appel à projets "La Moselle en commun", en partenariat avec les Départements de la Moselle, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges. L'objectif est de soutenir les initiatives qui reconnectent les habitants et les usagers à la rivière Moselle et ses affluents. Les projets peuvent toucher des domaines aussi variés que l'écotourisme, la culture et le patrimoine, l'économie ou encore l'amélioration du cadre de vie. Par exemple : l'organisation d'événements artistiques en lien avec le cours d'eau, le développement d'activités économiques telles que la batellerie, la pêche ou le nautisme, la préservation des ressources en eau, la gestion des déchets, la promotion des mobilités douces, le développement des sports d'eaux vives et activités aquatiques, etc.
Dépôt des dossiers – 15 juin 2026
Rhin-Meuse
Trame verte et bleue Grand Est
Les projets associent un ou plusieurs partenaires pour mettre en œuvre un ensemble d'actions concrètes de restauration de la trame verte et bleue en respectant les grands critères suivants : être bâtis sur un diagnostic écologique du territoire suffisant ; permettre de restaurer la fonctionnalité écologique des milieux ; agir sur les trames les plus prioritaires du territoire ; être composés majoritairement d'actions concrètes ; intégrer les enjeux "eau" du territoire ; programmer une animation et une communication territoriale adaptées à la réalisation et à la valorisation du projet.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2026
Rhin-Meuse
Projets d'aménagement urbains
Deux appels concomitants : l'un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privés ou publics.
S'agissant des bailleurs sociaux, les projets éligibles sont : des études (missions d'appui technique, missions d'assistance à maîtrise d'ouvrage…) ; des travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales, de récupération en eau, de sobriété…) ; des actions de sensibilisation et de communication.
S'agissant des autres acteurs de l'aménagement urbain, parties prenantes, sont éligibles les études et les travaux qui visent des opérations : de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) et de la végétalisation associée ; d'économies d'eau (cuves de récupération d'eau de pluie, réutilisation…) ; de gestion écologique des espaces associés à ces opérations pour la reconquête de la biodiversité, de renaturation et recréation des milieux naturels fonctionnels.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026
Artois-Picardie
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d'écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n'ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s'agit de rendre nos cours d'écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l'eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C'est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d'attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d'un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d'écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d'îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027
Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau
Les jeunes ont besoin de connaissances sur l'eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l'eau s'est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l'eau se transmet à l'international. La responsabilité des acteurs de l'eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l'eau. En reconnaissant l'importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l'eau, l'Agence de l'eau Artois-Picardie s'inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l'Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d'intégrer leur contribution à l'évolution du modèle français de gestion de l'eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l'eau, permettant l'implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l'un des sujets suivants : l'eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l'eau, la solidarité internationale pour l'eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l'engagement des acteurs de l'eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l'eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027
BASSIN DU HAUT-DANUBE
Une étude révèle une pollution aux PFS de grande ampleur
Une étude sur la contamination par les PFAS dans le bassin supérieur du Danube met en lumière l'étendue de la pollution, notamment les zones industrielles particulièrement touchées et les eaux souterraines contaminées par d'anciennes décharges et l'utilisation passée de mousses anti-incendie.
Une équipe de recherche a analysé la contamination par les PFAS dans le bassin du Haut-Danube, qui couvre principalement certaines régions d'Allemagne, d'Autriche, de Tchéquie, de Slovaquie et de Hongrie. Leur programme de surveillance, d'une durée de deux ans, a porté sur les eaux fluviales, les eaux souterraines, les eaux usées, les lixiviats de décharges, le ruissellement de surface et les dépôts atmosphériques. Ces travaux ont donné lieu à une étude de cas dans le cadre du projet PROMISCES, soutenu par le programme Horizon 2020 de l'UE. Les résultats ont montré que la pollution aux PFAS était généralisée dans toute la région. La contamination était principalement due aux acides perfluoroalkyliques à chaîne courte (PFAA), qui sont toujours utilisés dans l'industrie, ainsi qu'à deux PFAS hérités du passé – l'acide perfluorooctanoïque (PFOA) et le sulfonate de perfluorooctane (PFOS) – qui sont tous deux déjà interdits dans l'UE. L'étude a identifié un point chaud majeur au parc chimique de Gendorf, le long de la rivière Alz en Bavière (Allemagne), qui a contribué à une contamination importante par le PFOA bien que la production de PFOA y ait été progressivement arrêtée en 2008. Elle a également révélé que les composés de substitution du PFOA utilisés dans la production actuelle sont rejetés en quantités importantes en aval.
Par ailleurs, l'étude révèle qu'il sera extrêmement difficile de respecter les normes de qualité de l'eau dans le bassin du Haut-Danube si le régime plus strict des NQE est adopté. Actuellement, 13 % des échantillons prélevés dans le Danube et 16 % des échantillons filtrés sur les berges du Danube dépassent les seuils de la directive sur l'eau potable à Vienne et à Budapest, mais ces pourcentages passeraient respectivement à 92 % et 62 % avec les nouvelles NQE proposées.
CE – DG Environnement
Cheikh Tidiane Dièye : Faire de l'eau une priorité stratégique ou risquer un retard durable
En déplacement à Washington, le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a porté la voix de l'Afrique en faveur d'un renforcement des investissements dans le secteur de l'eau, érigé en priorité stratégique du développement durable. Cette intervention s'est tenue en marge des Assemblées de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Le ministre de l'hydraulique participait à une rencontre de haut niveau intitulée "Unlocking Capital for Africa's Water Security and Sanitation", organisée par l'AUDA-NEPAD. Dans un contexte marqué par l'intensification des effets du changement climatique et les difficultés persistantes d'accès à l'eau potable et à l'assainissement, Cheikh Tidiane Dièye a salué la qualité des échanges tout en appelant à un changement d'échelle dans la mobilisation des financements. Il a insisté sur l'urgence de doter le continent de mécanismes innovants capables de soutenir des projets structurants et durables. Par ailleurs, en sa qualité de président du Conseil des Ministres africains de l'eau, le ministre a exhorté les pays africains à traduire les engagements continentaux, notamment la Vision africaine de l'eau et l'Agenda 2063, en projets concrets, viables et à fort impact socio-économique. Il a également mis en avant la Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, co-organisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, comme une opportunité majeure pour mobiliser davantage de ressources et accélérer les progrès vers l'atteinte de l'Objectif de développement durable 6, relatif à l'accès universel à l'eau et à l'assainissement d'ici 2030.
À travers sa voix, le Sénégal a profité de cette tribune pour présenter les avancées de son "Compact Eau", un programme ambitieux reposant sur des réformes structurelles, des investissements ciblés et une ouverture accrue aux partenariats public-privé. L'objectif est de renforcer la résilience des systèmes d'eau et d'assainissement, tout en accélérant l'accès des populations à ces services essentiels. Il a réaffirmé l'ambition du Sénégal de faire de l'eau un levier central de développement durable et de résilience, non seulement à l'échelle nationale mais également pour l'ensemble du continent.
Ousmane Goudiaby, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica
TUNISIE
La Banque mondiale débloque 332,5 millions de dollars pour renforcer la sécurité hydrique
Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé deux projets visant à améliorer les services d'eau potable pour des millions de Tunisiens, à moderniser l'agriculture irriguée et à soutenir l'emploi et les moyens de subsistance dans les zones rurales. Ces deux nouveaux projets, financés à hauteur de 332,5 millions de dollars, constituent la première phase du Programme pour la résilience et la sécurité de l'eau, qui s'attaque aux défis liés à l'eau en milieu rural comme en milieu urbain. Le programme devrait créer plus de 4 000 emplois permanents et plus de 13 000 emplois temporaires, tout en aidant le pays à s'adapter à la raréfaction des ressources en eau et aux pressions climatiques.
"La Tunisie a pris des mesures importantes pour faire face à la pénurie croissante d'eau et protéger l'accès de sa population aux services essentiels et aux moyens de subsistance", souligne Alexandre Arrobbio, chef des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. "Dans le cadre d'une approche programmatique en plusieurs phases, le Groupe de la Banque mondiale, dont la Société financière internationale (SFI) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), mobilise toute sa gamme d'instruments et son expertise internationale pour [lui] assurer une sécurité hydrique globale et durable. Cet engagement collectif du Groupe de la Banque mondiale témoigne de notre détermination à accompagner le secteur de l'eau en Tunisie sur le long terme."
Le projet pour la résilience, la sécurité et la valorisation de l'eau d'irrigation (124 millions de dollars) vise à améliorer les services d'eau d'irrigation, à renforcer les performances des opérateurs et à augmenter les rendements agricoles dans les périmètres irrigués publics ciblés. Il s'attachera à réhabiliter des infrastructures d'irrigation essentielles dans les gouvernorats de Jendouba, Béja, Bizerte et Siliana ; à renforcer les capacités de gestion des commissariats régionaux de développement agricole et des groupements locaux d'usagers de l'eau ; et à aider les agriculteurs à adopter des technologies climato-intelligentes et à accéder à des marchés à plus haute valeur ajoutée. Le projet devrait bénéficier directement à près de 4 000 agriculteurs grâce à l'amélioration des services d'irrigation, ainsi qu'à 9 000 agriculteurs supplémentaires grâce aux activités de vulgarisation agricole et d'appui à la valorisation des produits, tout en générant l'équivalent de 3 400 emplois permanents et de 7 000 emplois temporaires dans le secteur de la construction.
Le projet pour la résilience et la sécurité de l'eau potable (208,5 millions de dollars) vise, quant à lui, à améliorer la qualité et la résilience des services d'eau potable et à renforcer les performances opérationnelles de la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE). Il permettra d'étendre la capacité de l'usine de dessalement d'eau de mer de Zarat, à Gabès, de 50 000 à 100 000 mètres cubes par jour afin d'assurer un approvisionnement plus sûr et plus fiable aux populations de Gabès, Médenine et Tataouine ; de déployer 100 000 compteurs intelligents et de réhabiliter les réseaux de distribution pour réduire les pertes en eau à Sfax, Tozeur et Kébili ; et d'appuyer la modernisation organisationnelle de la SONEDE. Le projet devrait bénéficier à 2,3 millions de personnes grâce à des services d'eau potable plus fiables et durables, dont 224 000 personnes qui disposeront désormais d'une alimentation en eau continue et 440 000 qui verront la qualité de leur eau améliorée, tout en créant l'équivalent d'environ 600 emplois permanents et 6 000 emplois temporaires.
Le Programme pour la résilience et la sécurité de l'eau en Tunisie est conçu selon une approche en plusieurs phases, avec une enveloppe de financement totale de 700 millions de dollars sur dix ans. En échelonnant les investissements sur plusieurs phases, cette approche programmatique permet au gouvernement tunisien et à la Banque mondiale de diversifier les sources d'eau, de moderniser les prestataires de services et de transposer à plus grande échelle les solutions qui ont fait leurs preuves. La première phase venant d'être approuvée répond à des priorités urgentes en matière d'eau potable et d'agriculture irriguée, tandis que la prochaine sera axée sur l'assainissement, avec, au premier plan, l'Office national de l'assainissement (ONAS), qui joue un rôle central dans la collecte, le traitement et la réutilisation des eaux usées.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Le pays lance un méga-programme de 1,8 milliard de dinars
La Tunisie poursuit, en 2025 et 2026, un vaste programme de développement des infrastructures hydrauliques, avec un investissement global estimé à environ 1 812,2 millions de dinars, visant à renforcer la capacité de stockage des barrages et à améliorer la gestion des ressources en eau. Ce programme comprend notamment la construction et le raccordement de nouveaux barrages, ainsi que des travaux destinés à protéger les ouvrages existants contre l'envasement, qui constitue une menace pour leur durabilité. L'objectif est également d'optimiser les techniques de gestion en tenant compte des spécificités environnementales de chaque barrage.
Par ailleurs, l'État entend porter le taux de mobilisation des ressources hydrauliques de surface à 98 %, contre 95 % actuellement, notamment grâce à l'entrée en exploitation du barrage de Mellegue Supérieur, considéré comme un projet structurant dans le dispositif hydraulique national. Plusieurs chantiers majeurs sont également en cours ou prévus, parmi lesquels la réalisation des barrages de Raghai et de Tassa, l'augmentation de la capacité du barrage de Bouherthma, ainsi que le développement de réservoirs à Saïda et à la Kalâa Kebira.
Dans le cadre d'une meilleure maîtrise des ressources hydriques, un programme de transfert de l'excédent d'eau du Nord vers le Centre est également prévu, pour un coût de 2,487 millions de dinars. Ce projet vise à renforcer l'équilibre territorial dans la distribution de l'eau. En parallèle, un projet de protection contre les inondations, portant sur la zone basse 2 (D2) de l'oued Medjerda, sera mis en œuvre avec une enveloppe estimée à 284 millions de dinars. Ce dispositif devrait permettre de limiter les risques liés aux catastrophes naturelles, tout en assurant la pérennité des ressources hydriques et la protection des zones agricoles.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Plus de 100 lacs collinaires entretenus au pays
La Tunisie a engagé un vaste programme de maintenance des lacs collinaires, avec des travaux réalisés sur près de 110 ouvrages au cours de la saison 2024-2025, dans le but de renforcer la gestion des ressources en eau et de faire face aux défis climatiques. Selon les données du ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, un programme spécifique prévoit également la maintenance et l'aménagement de 108 lacs collinaires pour un coût global estimé à environ 7 millions de dinars. Ces interventions visent à garantir la durabilité des infrastructures, améliorer leur sécurité et renforcer leur rôle dans la prévention des inondations. Ces ouvrages jouent un rôle stratégique dans la mobilisation des ressources hydriques, la recharge des nappes phréatiques et le soutien aux activités agricoles. Ils contribuent également à la préservation de la biodiversité et au maintien des équilibres écologiques. Le programme est mis en œuvre en coordination entre les services centraux du ministère, notamment la Direction générale de l'aménagement et de la conservation des terres agricoles, et les commissariats régionaux au développement agricole.
Ce programme s'inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer la résilience du secteur agricole face aux changements climatiques, à travers la maintenance régulière des infrastructures, leur modernisation et l'adoption de solutions innovantes pour une gestion durable des ressources en eau.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Eaux souterraines : solution naturelle et peu coûteuse en test
Une station pilote de recharge des nappes phréatiques par des eaux traitées naturellement offre des résultats "très encourageants" en Tunisie, ouvrant la voie à des solutions durables, sûres et peu coûteuses pour faire face aux défis croissants liés aux changements climatiques. Le coordinateur national du projet Mar2Protect et enseignant-chercheur à Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis, Atef Jouani, a affirmé que cette station expérimentale constitue un modèle innovant pour renforcer la gestion durable des ressources en eaux souterraines. S'exprimant en marge d'une visite de terrain effectuée à Oued Souhil par des chercheurs du consortium international du projet, il a précisé que le procédé repose sur un traitement tertiaire utilisant des matériaux naturels tels que le roseau, le laurier-rose, le liège, le gravier et le sable. Ce système permet de filtrer efficacement les eaux et de produire une ressource de qualité, adaptée à la recharge des nappes. Selon le responsable, cette approche présente l'avantage d'être facilement généralisable à l'échelle nationale, notamment en raison de son faible coût d'investissement et de ses retombées environnementales et économiques significatives. Il a souligné que les eaux ainsi traitées ne présentent aucun risque pour les nappes souterraines et peuvent également être utilisées dans le secteur agricole, garantissant une production sûre.
Le projet Mar2Protect, aujourd'hui dans sa quatrième et dernière année, s'inscrit dans le cadre des initiatives internationales visant à améliorer la gestion des eaux souterraines face aux effets du changement climatique. Il est financé par l'Union européenne à travers le programme Horizon Europe et réunit 11 partenaires issus de sept pays, dont la Tunisie, l'Afrique du Sud, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Lituanie. Au-delà de l'expérimentation technique, le projet mise sur la coopération scientifique et le partage d'expertise, notamment à travers des visites de stations pilotes dédiées à la recharge contrôlée des nappes phréatiques. Il intègre également une dimension numérique avec le développement d'un système d'aide à la décision basé sur l'intelligence artificielle. Cet outil permet d'analyser en temps réel les risques de pollution et d'optimiser les stratégies de recharge, en tenant compte des spécificités environnementales et climatiques de chaque région.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Kairouan : Cinq parcelles pilotes pour tester un nouveau modèle de gestion de l'eau
Le gouvernorat de Kairouan s'engage dans une nouvelle dynamique en matière de gestion durable des ressources hydriques avec l'annonce de la mise en place de cinq parcelles pilotes dédiées à l'expérimentation de techniques d'irrigation modernes et efficaces. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un projet visant à promouvoir un modèle rationnel de gestion de l'eau, en s'appuyant sur le suivi précis des besoins hydriques des cultures, notamment l'olivier et les grandes cultures. L'objectif est d'optimiser l'utilisation de l'eau tout en garantissant la durabilité des systèmes d'irrigation dans la région. Le projet a été présenté lors d'un atelier de formation organisé à Kairouan, axé sur l'innovation technologique au service de la gestion durable de l'eau d'irrigation.
Supervisé par l'Institut national de la recherche agronomique, en partenariat avec le Commissariat régional au développement agricole de Kairouan, cet atelier a réuni des techniciens et des spécialistes des ressources en eau. Des experts et chercheurs issus de plusieurs pays partenaires du projet TWIST, financé par l'Union européenne, ont également pris part à cette rencontre, notamment de l'Espagne, du Maroc et de l'Italie, illustrant la dimension internationale de cette initiative. Ce projet intervient dans un contexte marqué par l'intensification des défis climatiques et la raréfaction des ressources hydriques. À Kairouan, où une part importante de la production agricole dépend de l'irrigation, la question de la gestion durable de l'eau s'impose désormais comme un enjeu stratégique majeur pour l'avenir du secteur.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Grand Sfax : Les pertes d'eau chutent de 50 % à 26 %
La Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) et l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ont opéré à la clôture du Projet de développement des capacités pour la réduction des eaux non facturées dans la zone urbaine du Grand Sfax de la Région du Sud.
Mis en œuvre depuis 2024, dans un contexte de forte rareté hydrique, ce projet de coopération technique a permis de renforcer les capacités des équipes de la SONEDE et de contribuer à l'amélioration de la performance du réseau de distribution d'eau potable dans la région du Grand Sfax. Plusieurs objectifs ont été atteints, voire dépassés, notamment la réduction des pertes d'eau non facturées, passées de 50 % à 26 % dans la zone pilote de la médina de Sfax. Par ailleurs, près de 180 kilomètres de réseau ont été inspectés en 2025 dans le cadre de la détection préventive et planifiée des fuites, dépassant largement l'objectif initial de 100 kilomètres par an.
Les résultats de de projet ont été annoncés lors du séminaire de clôture organisé en présence de Son Excellence Saito Jun, ambassadeur du Japon en Tunisie, Abdelhamid Mnajja, P-DG de la SONEDE, Chokri Zairi, directeur de la coopération internationale au ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Miyata Mayumi, représentante résidente de la JICA en Tunisie, des experts techniques ainsi que de partenaires techniques et financiers. "La clôture de ce projet ne marque pas une fin, mais une étape fondatrice. Les résultats obtenus constituent une base solide pour améliorer durablement la performance du système d'alimentation en eau du Grand Sfax", a déclaré Mme Miyata. L'objectif est de ramener le taux des pertes d'eau dans la zone urbaine du Grand Sfax à moins de 20 % à court et à moyen terme, tout en s'inspirant de l'expérience japonaise. Dans ce cadre, les équipes de la SONEDE ont eu l'opportunité de visiter la ville de Fukuoka, où ce taux est maintenu en dessous de 5 %. Le projet revêt une importance stratégique particulière dans le contexte du développement des ressources en eau non conventionnelles, notamment avec l'entrée en exploitation en 2024 de la station de dessalement d'eau de mer de Sfax, financée par un prêt de la JICA. La JICA a réaffirmé son engagement à accompagner la Tunisie et la SONEDE dans la mise en œuvre de la stratégie nationale du secteur de l'eau, dans une perspective de sécurité hydrique et de gestion durable des ressources en eau.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Le nouveau cri de résistance de l'Observatoire tunisien de l'eau
L'Observatoire tunisien de l'eau, organe de l'association Nomad 08, vient de publier le premier numéro de son nouveau Magazine périodique, une parution inédite qui se veut à la fois un outil de recherche académique et un levier de mobilisation citoyenne pour la défense du droit à l'eau. Datée de mars 2026, cette revue semestrielle se définit comme "un espace de résistance contre les tendances néolibérales", affirmant le statut de l'eau en tant que bien commun universel. Coordonnée par Alaa Marzougui et Mariem El Ayeb, cette première édition réunit des experts de divers horizons (sociologie, anthropologie, ingénierie) pour disséquer les mécanismes de la crise hydrique en Tunisie. Le magazine ne se contente pas d'un constat technique mais propose une analyse profonde de certains dossiers critiques à savoir la souveraineté alimentaire, la pollution industrielle, l'extraction minière et les changements climatiques et leurs impacts sur l'agriculture, le recours aux puits illégaux comme un "acte de survie" face à la rareté de l'eau et la dégradation silencieuse de la qualité de l'eau potable.
Ce magazine est né d'un "instant critique" où la neutralité n'est plus possible, commente l'Observatoire, dans son éditorial. Les auteurs affirment que rester neutre dans la bataille de l'eau revient à se ranger du côté de la "soif" et de la mauvaise gestion. La revue dénonce un modèle de développement hérité des années 1970, basé sur l'illusion de l'abondance et favorisant les cultures d'exportation gourmandes en eau, au détriment de la sécurité hydrique des générations futures. D'après les projections climatiques de la Contribution nationale déterminée actualisée de la Tunisie (2025) déposée à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les ressources en eau seront particulièrement exposées à plusieurs défis. Il s'agit de l'augmentation de la demande en eau et des conflits d'usages, la surexploitation des nappes souterraines, la baisse des stocks d'eau, la dégradation de la qualité des eaux y compris la salinisation des nappes littorales.
Les pertes totales en ressources en eau de ces nappes en Tunisie à l'horizon 2050, ont été évaluées à environ 220 millions de mètres cubes par an, ce qui représente environ 75 % de l'ensemble des ressources phréatiques littorales. La capacité d'adaptation du secteur de l'eau face à ces impacts est jugée modérée à faible, selon la même source. Les groupes d'individus les plus vulnérables sont composés en zones rurales des femmes agricultrices, et des enfants, ainsi que des agriculteurs possédant de petites superficies. Les groupes les plus vulnérables en zones urbaines et péri-urbaines sont composés des populations pauvres, des chômeurs, et des personnes âgées.
Tunis Afrique Presse (Tunis) – AllAfrica
FLEUVE SÉNÉGAL
Les activités agropastorales fortement dépendantes des eaux de surface
Une étude sur la gestion de l'eau productive dans la vallée du fleuve Sénégal, réalisée par l'ONG Enda Pronat, met en évidence "une forte dépendance des activités agropastorales aux eaux de surface", dans un contexte de vulnérabilité accrue aux effets du changement climatique.
Cette étude conduite sous la supervision de la Direction générale de la planification des ressources en eau (DGPRE), de concert avec des partenaires techniques, s'appuie sur une importante collecte de données issues d'enquêtes de terrain et de consultations d'acteurs. Elle couvre plusieurs régions, dont Saint-Louis, Matam et Louga, et met en lumière les fragilités des systèmes de production, fortement tributaires des ressources hydriques de surface, dont la disponibilité et la gestion restent sensibles aux variations climatiques. "Les résultats ont permis de souligner des contraintes majeures, mais aussi de dégager des pistes de solutions pour une gestion plus durable de l'eau productive", a indiqué le responsable zonal nord de l'ONG Enda Pronat, Abdoul Hamath Gangué, lors de la cérémonie de restitution. Selon lui, les résultats de l'étude montrent la nécessité de renforcer les mécanismes de gestion et d'adaptation face à la pression croissante sur les ressources en eau dans la zone. Ils devraient également alimenter le plaidoyer pour une meilleure intégration de la gestion de l'eau dans les politiques agricoles, notamment dans le cadre du document national sur la transition agroécologique en cours d'élaboration. "La vulgarisation des résultats en langues locales est envisagée, afin de favoriser leur appropriation par les acteurs à la base et de promouvoir des pratiques plus résilientes", a ajouté M. Gangue.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
CÔTE D'IVOIRE
La pénurie d'eau au nord d'Abidjan éreinte les habitants
En Côte d'Ivoire, depuis plusieurs semaines, des quartiers d'Anyama au nord d'Abidjan font face à une pénurie persistante d'eau potable, perturbant fortement le quotidien de nombreux habitants. Ces derniers doivent acheter de l'eau à des vendeurs privés ou parcourir de longues distances pour obtenir le liquide essentiel et couvrir leurs besoins. À la mairie d'Anyama, une source contactée par RFI évoque la vétusté du réseau et la forte croissance de la population dans cette commune de Côte d'ivoire pour expliquer cette situation. Des travaux sont en cours, assure-t-elle, avec la promesse d'un retour à la normale "dans les plus brefs délais".
Abdoul Aziz Diallo, Radio France Internationale – AllAfrica
BURKINA FASO
Harmonisation des tarifs de l'ONEA en milieu rural et urbain
Un décret visant une réforme majeure au sein de l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) vient d'être pris en Conseil des ministres. "Cette réforme vise à consacrer désormais la gestion de l'eau potable et de l'assainissement sur toute l'étendue du territoire burkinabè à l'ONEA et a impacté des changements significatifs dans la tarification", indique le ministre d'État, ministre de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié.
Ce décret harmonise la tarification de l'eau potable en milieux rural et urbain à 188 francs CFA le mètre cube pour la tranche 1. Il s'agit d'une mesure d'équité sociale, a précisé le commandant Sombié, puisque le prix du mètre cube d'eau potable était jusqu'à présent de 500 francs CFA en milieu rural où sont censées se trouver les populations les plus vulnérables et de 188 francs CFA/m3 en milieu urbain et semi-urbain pour la tranche 1. Pour le ministre d'État, cette réforme découle de la volonté du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, de réduire les inégalités entre les populations.
Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica
TOGO
Irriguer l'avenir du pays
Le gouvernement vient d'annoncer un programme de 400 forages d'eau, couvrant l'ensemble des cinq régions du pays, Savanes, Kara, Centrale, Plateaux et Maritime. Cofinancé par le Togo et le Fonds international de développement agricole (FIDA), ce programme s'inscrit dans le cadre du projet ProMIFA (Projet d'appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques) et dans la stratégie nationale de modernisation du secteur agricole. Les enjeux sont considérables. Dans un contexte de changements climatiques marqué par des sécheresses récurrentes et des pluies irrégulières, l'accès à l'eau demeure le principal facteur limitant la productivité agricole. En dotant les producteurs maraîchers d'infrastructures hydroagricoles modernes et fiables, l'État entend briser ce cycle de vulnérabilité et offrir aux agriculteurs les moyens de travailler toute l'année, indépendamment des caprices de la météo.
La réussite d'un tel programme ne se mesure pas seulement au nombre de forages réalisés, mais à leur durabilité dans le temps. C'est pourquoi une attention particulière a été portée à la formation et à l'accompagnement des acteurs de terrain. Les conseillers techniques de l'Institut de conseil et d'appui technique (ICAT) ont été outillés pour assurer une gestion efficace de ces infrastructures sur le long terme. Le programme prévoit également une gestion communautaire des ouvrages, associant pleinement les producteurs locaux dans toutes les régions.
Togonews (Lomé) – AllAfrica
Un nouveau plan climatique pour anticiper plutôt que subir
Dix ans après sa première version, le Plan national d'adaptation (PNA) actualisé offre au pays un cadre renforcé pour anticiper les risques climatiques et attirer les financements internationaux. Ce document stratégique intègre les nouvelles réalités locales et s'appuie sur des avancées majeures, notamment la loi sur la lutte contre les changements climatiques et le processus de décentralisation, qui permet désormais aux communes de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre des actions climatiques. L'enjeu est triple : combler les lacunes en matière d'adaptation, renforcer la planification sectorielle et, surtout, permettre au Togo de capter davantage de financements climatiques internationaux pour déployer ses actions à grande échelle.
Togonews (Lomé) – AllAfrica
CONGO-KINSHASA
La VSV s'insurge contre la pénurie d'eau et d'électricité à Kinshasa
L'ONG La Voix des Sans Voix pour les droits de l'Homme (VSV) tire la sonnette d'alarme sur la dégradation de l'accès aux services de base. Lors d'une conférence de presse, l'organisation a fustigé les carences persistantes de l'eau de la REGIDESO et du courant de la SNEL qui impactent lourdement le quotidien des Kinois. Dans plusieurs communes de la capitale, notamment à Makala, Selembao, Kisenso et Mont-Ngafula, l'eau potable est devenue une denrée rare. Des robinets restent à sec pendant des semaines, contraignant les habitants à parcourir de longues distances ou à consommer l'eau de forages non contrôlés, s'exposant ainsi à des risques sanitaires.
Pierre Serge Ntumba, directeur exécutif adjoint de l'ONG, recommande aux services de l'État de s'acquitter de leurs factures de consommation auprès tant de la REGIDESO que de la SNEL. Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de grogne sociale croissante face à l'incapacité des services publics à répondre aux besoins vitaux de la population urbaine.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica
ANGOLA
Le projet Bita au bénéfice de quatre millions de consommateurs
Le projet d'approvisionnement en eau de Bita, qui sera achevé d'ici la fin de cette année, vise à fournir de l'eau potable à quatre millions de personnes dans la province de Luanda, a annoncé le ministre de l'Énergie et de l'Eau, João Baptista Borges. Dans une déclaration à la presse, à l'issue d'une visite de chantier pour inspecter les travaux de construction de ce projet, le ministre a assuré que dans les zones Nord et Centre de la province de Luanda, la distribution d'eau serait considérablement améliorée grâce à l'achèvement du projet de Bita. Le responsable a souligné que l'infrastructure comprend la construction d'une station de traitement d'eau potable d'une capacité de 295 200 mètres cubes, complétée par un réseau de distribution d'environ 3 500 kilomètres et desservant quelque 170 000 foyers. L'achèvement de cette infrastructure est prévu pour la fin de l'année.
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica
MAURICE
Le déficit hydrique perturbe les plantations et la gestion de l'eau
Au mois de mars, les précipitations ont été nettement inférieures à la normale, selon les données de la station météorologique, à hauteur de moitié de la moyenne de long terme. La situation est encore plus marquée dans l'Ouest, où les niveaux se sont établis à 21 % de la normale saisonnière. Ce déficit pluviométrique n'est pas sans conséquence pour le secteur agricole. Les planteurs font état de difficultés croissantes. Kreepalloo Sunghoon, président de la Small Planters Association, évoque le découragement de nombre d'entre eux, très affectés par la situation. Certains ont enregistré des pertes sur trois saisons consécutives.
Olivia Édouard, L'Express (Port Louis) – AllAfrica
MAYOTTE
Ressources : De nouvelles prospections
Face à la pression sur les ressources en eau et aux crises récentes, le BRGM et les Eaux de Mayotte (LEMA) ont signé une convention pour accompagner la mobilisation des eaux souterraines et soutenir l'alimentation en eau potable à Mayotte. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de fortes tensions sur la ressource en eau sur l'île. La crise de l'eau de 2023 a conduit les pouvoirs publics à accélérer significativement les projets de diversification des sources d'approvisionnement en eau. L'enjeu est de limiter les "tours d'eau" qui, depuis 2022, impactent durement le quotidien des Mahorais. Doté un budget de 1,9 millions d'euros, ce programme engagé ne se limite pas à la réalisation de forages. Au-delà du caractère opérationnel attendu de nos partenaires locaux, il comprend une dimension R&D permettant de collecter et valoriser un éventail de données scientifiques sur les ressources en eau souterraine. Les données acquises viendront alimenter les réflexions du BRGM pour construire une stratégie.
BRGM
CHINE
La Chine partage son savoir-faire dans la lutte contre la désertification
Comptant de vastes zones désertifiées, principalement concentrées dans le nord-ouest, le nord et le nord-est, surnommés les "Trois-Nord", la Chine a lancé dès 1978 un projet écologique historique : le Programme forestier des brise-vent des Trois-Nord, devenu la plus grande initiative de boisement au monde. Après des décennies d'efforts soutenus, le programme a permis de générer 53 % de terres dégradées, contribuant au près du quart de la nouvelle couverture verte mondiale de ces dernières années. Elle exporte désormais son savoir-faire au Kazakhstan, en Arabie saoudite et aux pays de "la Ceinture et de la Route" tels que l'Ouzbékistan et l'Égypte. Et plus encore puisque, la Chine forme chaque année près de 100 spécialistes originaires d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine.
People Daily
Gansu : Des drones transportent des jeunes plants d'arbres pour le reboisement
Dans un parc de Lanzhou, capitale de la province du Gansu (nord-ouest de la Chine), des drones sont utilisés pour transporter avec précision de jeunes plants et contribuer aux opérations de boisement sur plus de 2 300 mu (environ 153 hectares) de collines stériles. Selon le bureau local des ressources naturelles et de la planification, par rapport aux opérations traditionnelles de manutention, les drones sont plus adaptés au terrain complexe, plus sûrs et plus rapides.
Photo Lang Bingbing/Xinhua – People Daily

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INDONÉSIE
Une forêt rasée pour un fabricant d'emballages "neutres en carbone"
Et si déballer une boîte de médicament rendait malgré soi complice de la déforestation ? Une enquête de l'Agence France Presse et The Gecko Project révèle que de vastes étendues de la forêt tropicale indonésienne, refuge d'orangs-outans en danger, ont été rasées au profit de plantations fournissant un fabricant d'emballages estampillés "neutres en carbone". Sur son site web, la société de pâte et papier Asia Symbol (basée en Chine), affiche une politique de "non-déforestation" et a attiré de grandes entreprises comme le géant britannique des produits de santé Haleon derrière les marques Panadol et Sensodyne. Mais en suivant son parcours, il s'avère que du bois, transformé en pâte dans une usine indonésienne qui approvisionne Asia Symbol, provient de plantations où près de 30 000 hectares de forêt ont été déboisés entre 2016 et 2024 – presque trois fois la superficie de Paris.
Le Devoir
CANADA
Combien vaut la nature canadienne ? Ottawa veut le découvrir
Le gouvernement Carney s'apprête à mettre sur pied un groupe de travail qui définira comment mesurer la valeur économique de la nature. L'objectif de ce concept controversé consiste à intégrer cette valeur dans les processus décisionnels afin de mieux protéger la nature. Radio-Canada a interviewé Jean Nolet, économiste et directeur de la Fondation en environnement et développement durable.
Radio-Canada
QUÉBEC
Zones inondables : la science au service de nouvelles cartes
Les cartes des zones inondables au Québec seront graduellement révisées à compter de 2026. Les inondations sont désormais plus fréquentes et les dommages entraînés sont plus importants, ce qui force le gouvernement à revoir les contours des zones à risques d'inondation et à encadrer le développement immobilier dans ces zones.
Radio-Canada
ÉTATS-UNIS
L'EPA et le HHS annoncent des mesures contre les microplastiques
Lee Zeldin, administrateur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), et Robert F. Kennedy Jr, secrétaire du Département américain de la Santé et des Services sociaux (HHS), ont annoncé des mesures coordonnées visant à lutter contre la contamination par les microplastiques, l'un des défis de santé publique les plus urgents et les plus croissants auxquels sont confrontés les Américains.
Pour la première fois depuis la création du programme, l'EPA inclut les microplastiques parmi les groupes de contaminants prioritaires dans son projet de 6ème liste des contaminants candidats (CCL-6), actuellement soumis à la consultation publique. La CCL-6 inclut également les produits pharmaceutiques en tant que groupe – une autre première – ainsi que les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), les sous-produits de désinfection, 75 substances chimiques individuelles et 9 micro-organismes susceptibles d'être présents dans les réseaux publics d'eau potable.
Par ailleurs, l'Agence pour les projets de recherche avancée en santé (ARPA-H) a annoncé le lancement de STOMP (Systematic Targeting of Microplastics), une initiative nationale visant à mettre en place une boîte à outils complète pour mesurer, étudier et éliminer les microplastiques et les nanoplastiques (MNP) du corps humain. STOMP s'appuie sur une approche en trois volets : 1. Mesurer : déployer une technologie de détection de référence pour quantifier avec précision les niveaux de microplastiques dans l'eau et les tissus humains ; 2. Cibler : identifier les contaminants plastiques les plus nocifs et déterminer comment ils pénètrent dans l'organisme et s'y déplacent ; 3. Éliminer : développer et valider des méthodes pour éliminer les microplastiques du corps humain.
EPA
Le plan de l'EPA de Trump pour "éliminer" les déchets plastiques
Lee Zeldin, administrateur de l'Agence de protection de l'environnement (l'EPA de Trump selon l'expression désormais consacrée), a publié une tribune libre dans le quotidien politique The Hill dans laquelle il explique comment l'agence encourage le recours à des technologies de recyclage de pointe pour éliminer les déchets plastiques de manière sûre, économiquement viable et respectueuse de l'environnement.
Tribune
L'EPA lance l'initiative PFAS OUT pour lutter contre la présence de PFAS dans l'eau potable
Jess Kramer, administratrice adjointe chargée de l'eau à l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a lancé une nouvelle initiative baptisée PFAS OUTreach, ou PFAS OUT, s'adressant aux collectivités et aux opérateurs de réseaux afin de réduire l'exposition au PFOA et au PFOS dans l'eau potable. L'initiative vise à leur fournir des informations sur les ressources disponibles, notamment en matière de financement et d'assistance technique. Elle proposera des ressources pratiques adaptées à chaque région, à travers notamment des webinaires. L'EPA ambitionne d'impliquer directement environ 3 000 réseaux d'eau potable à l'échelle nationale (environ 2 % des réseaux d'eau) qui sont confrontés à des problèmes connus liés au PFOA et au PFOS, afin de s'assurer qu'ils connaissent les aides mises à leur disposition. Néanmoins, tous les réseaux d'eau pourront accéder aux ressources de PFAS OUT et bénéficier d'une assistance technique via le programme Real WaterTA de l'EPA.
EPA
L'EPA met à jour ses recommandations relatives à la destruction et à l'élimination des PFAS
L'Agence de protection de l'environnement (EPA) vient de publier les recommandations actualisées et fondées sur des données scientifiques concernant la destruction et l'élimination des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS). Ces recommandations provisoires mises à jour tiennent compte des données les plus récentes disponibles, précise le communiqué.
EPA
GUYANE FRANÇAISE
Lancement de la future Agence territoriale de la biodiversité
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale de Guyane (CTG), Antoine Poussier, préfet de la Région Guyane, et Olivier Thibault, directeur général de l'Office français de la biodiversité (OFB), ont signé une convention relative à la préfiguration de l'Agence territoriale de la biodiversité (ATB) de Guyane.
La création de l'Agence territoriale de la biodiversité, annoncée par la ministre lors de son déplacement en Guyane en novembre dernier, a pour objectif de préserver et valoriser un patrimoine naturel exceptionnel. La Guyane, couverte à 96 % par la forêt tropicale humide et traversée par plus de 112 000 km de cours d'eau, constitue l'un des plus grands réservoirs de biodiversité de la planète. Cette Agence permettra au territoire et à ses acteurs d'agir concrètement pour mieux connaître, protéger et mettre en valeur cette biodiversité, au service d'un développement durable adapté aux réalités guyanaises. La future ATB pourra prendre la forme d'un établissement public de coopération environnementale (EPCE). Elle présentera la particularité forte d'intégrer deux volets distincts mais complémentaires : 1. Une mission d'agence régionale de la biodiversité (ARB), mobilisant les compétences prévues à ce titre par le code de l'environnement, pour coordonner l'action publique, en lien avec les acteurs locaux (collectivités, entreprises, associations, citoyens) pour mieux protéger la biodiversité ; 2. Une mission de Conservatoire botanique national (CBN), dédiée à la connaissance, la préservation et la valorisation spécifique de la flore guyanaise.
La convention signée le 20 avril encadre une mission préparatoire de 12 mois. Cette phase permettra de définir précisément la gouvernance, le plan d'action à trois ans et l'organisation de la future agence, en vue de sa création effective. Pour mener à bien ces travaux concertés de préfiguration, les parties mobilisent des moyens financiers à hauteur de 196 000 euros, répartis entre l'OFB (50 %), la CTG (35 %) et l'État (15 %). Un comité de pilotage (COPIL) décisionnel réunissant les membres fondateurs sera appuyé par un comité technique (COTECH) consultatif, garantissant la représentation de l'ensemble des acteurs du territoire.
Béziers, France – Suez et Salinity Solutions lancent le premier pilote industriel d'osmose inverse hybride séquencée pour la réutilisation des eaux usées municipales
Suez et l'entreprise britannique Salinity Solutions annoncent l'installation de la première unité d'osmose inverse hybride séquencée dédiée à la réutilisation des eaux usées municipales sur la station d'épuration de Béziers.
Soutenu par l'ADEME, ce premier pilote industriel d'osmose inverse hybride séquencée fonctionne en conditions réelles d'exploitation sur la station d'épuration de Béziers. Il s'appuie sur la technologie HyBatch, un procédé d'échange de pression à piston, développé et breveté par Salinity Solutions, qui recycle la saumure à plusieurs reprises, jusqu'à atteindre le taux de récupération visé, entre 90 % et 95 % de l'eau traitée (vs. jusqu'à 85 % avec les systèmes d'osmose inverse classiques), tout en limitant les volumes de saumure produits, ainsi que l'usage de réactifs chimiques et la consommation d'énergie. Le procédé limite l'entartrage et réduit la fréquence des nettoyages chimiques, prolongeant ainsi la durée de vie des membranes. La baisse significative des coûts d'exploitation permet d'étendre l'usage de la technologie d'osmose inverse dans les stations d'épuration municipales et industrielles.
05 mai 2026, Cachan – France
Forum EAU Paris Île-de-France 2026
Croissance économique durable et économie circulaire, Requalification et préservation des milieux, Sobriété et partage de la ressource, Adaptation des villes aux défis environnementaux, aux contraintes hydriques et aux nouveaux usages, comme la baignade seront les grands thèmes de la 8ème édition du Forum Eau Paris Île-de-France visant à mettre l'accent sur les innovations dans la gestion du cycle court et du grand cycle naturel de l'eau et la requalification des milieux.
[Évènement payant pour non membres du Cluster Eau Milieux Sols Paris Île-de-France]
Programme
07 mai 2026 – WEB
Comprendre les sources et les écodynamiques des PFAS
Premier rendez-vous des webinaires mensuels CONCERT'EAUX, initiés par R3 NAÏDES (le Réseau régional de recherche sur l'eau en Nouvelle-Aquitaine).
Inscription gratuite mais obligatoire
27 mai 2026 – WEB
Interactions entre démographie & changement climatique
C'est en pleine conférence mondiale sur le climat, à la COP27, à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 16 novembre 2022, que la population mondiale franchit le palier des 8 milliards d'habitants. L'idée qu'il y aurait un lien presque mécanique entre croissance démographique et changements environnementaux est répandue dans la presse, dans les discours politiques et même dans certains champs scientifiques. Mais les relations entre la population, l'environnement et le climat sont loin d'être simples. Elles se révèlent à une échelle plus fine que l'échelle planétaire et sont modulées par des modes d'organisation sociale, de contrôle des ressources, de production et de consommation, qui sont tous socialement, géographiquement et historiquement situés.
Organisé par Citepa en partenariat avec en partenariat avec l'Institut national d'études démographiques, ce petit-déjeuner (virtuel pour les non adhérents), illustré d'exemples concrets issus de recherches menées à l'interface entre sciences humaines et sociales et sciences de l'environnement, montrera ce que l'on sait des liens entre transformations environnementales et croissance démographique.
Inscriptions
28-29 mai 2026, Montpellier – France
Colloque L'agroécologie, enjeu de luttes
Alors que les ressources publiques allouées à l'agriculture s'amenuisent, l'agroécologie est au cœur d'intenses luttes politiques qu'il importe d'analyser pour comprendre comment elle est articulée ou au contraire différenciée des schèmes de l'agriculture productiviste, et pour quels effets. Faisant le bilan des travaux menés en sciences humaines et sociales sur l'agroécologie au cours des vingt dernières années, ce colloque aborde la portée, les tensions et les limites de l'institutionnalisation de l'agroécologie. Il est organisé par les chercheurs du réseau interne INRAE TACT (Transitions en Actes) rassemblant une dizaine de sociologues de l'agriculture membres de laboratoires sous tutelle ou cotutelle de l'INRAE, mus par une réflexion transversale sur les régulations politiques, sociales, économiques et techniques de l'agroécologie. Il s'adresse à tous les chercheurs, enseignants, étudiants et autres experts des sciences humaines et sociales, de l'agronomie et de l'écologie.
Information et inscriptions
29 mai 2026 – WEB
L'Océan face au changement climatique : acteur, victime et source de solutions
Comment l'Océan est-il à la fois acteur et victime du changement climatique ? En quoi est-il une vraie source de solutions face aux défis auxquels nous sommes confrontés ? Organisé par la Fondation de la Mer, en présence de Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur associé à l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), ce webinaire traitera du rôle de l'Océan dans le système climatique ; des impacts du changement climatique sur l'Océan et les écosystèmes marins ; des solutions globales et individuelles préconisées par la Fondation de la Mer pour atténuer ce phénomène.
Inscriptions
03-04 juin 2026, Bruxelles – Belgique
Sommet Climate Chance Europe 2026
Co-organisé avec la Ville de Bruxelles, la Région de Bruxelles-Capitale, le Gouvernement fédéral belge, le Comité européen des Régions, avec la contribution de la Commission européenne, le Sommet Climate Chance Europe 2026 réunira plus de 1 500 participants : collectivités, institutions, entreprises, chercheurs et acteurs de la société civile pour partager solutions concrètes, retours d'expérience et recommandations. Dans un contexte de révision de la stratégie européenne d'adaptation, le Sommet constituera un temps fort pour faire émerger des propositions et contribuer aux orientations futures des politiques européennes.
Programme
04 juin 2026, Paris La Défense + WEB
La recherche a-t-elle encore sa place dans les politiques publiques ?
Les enjeux associés à l'adaptation de la société aux impacts du changement climatique, aux transitions écologique et énergétique, sont au cœur d'intenses controverses qui entremêlent dimensions humaines, techniques, sociales, culturelles et démocratiques. La mise en œuvre de politiques publiques adaptées nécessite plus que jamais de s'appuyer sur des connaissances solides issues de disciplines variées (sciences du climat et de l'environnement, sciences humaines et sociales, sciences de l'ingénieur…). Questionner le rôle de la recherche dans la conduite de l'action publique, c'est aussi poser la question de la place des sciences dans une démocratie. La première table ronde proposera un aperçu de l'écosystème institutionnel et scientifique qui se structure aujourd'hui dans le champ des transitions environnementale et énergétique, évoquant ses enjeux et ses défis. La seconde table ronde permettra de se concentrer sur un cas concret, la place des sciences dans les politiques d'aménagement des villes et territoires.
Matinée de l'IGEDD
04 juin 2026, Grignon (Yvelines) – France
Innover depuis les champs : 3ème édition des Journées de l'Innovation Agricole
AgroParisTech donne rendez-vous aux acteurs du monde agricole à la Ferme expérimentale de Grignon (Yvelines) pour la 3ème édition des Journées de l'Innovation Agricole. Organisé tous les deux ans, cet événement s'impose comme un temps fort dédié à l'innovation au service des transitions agroécologique et énergétique. À cette occasion, AgroParisTech annoncera le lancement d'une Communauté d'agriculteurs portée par le Farm'InnLab, afin de renforcer le lien entre innovation, recherche et réalités du terrain. Cette communauté permettra de faire émerger des innovations mieux adaptées aux exploitations, de favoriser les échanges entre agriculteurs, chercheurs, étudiants et entrepreneurs, de tester des solutions en conditions réelles et de nourrir la formation des futurs ingénieurs.
Communauté des Agriculteurs du Farm'InnLab d'AgroParisTech
09-10 juin 2026, Rennes – France
URBATREE : L'arbre urbain, du gène au paysage
L'arbre est aujourd'hui au cœur du dispositif d'adaptation aux changements climatiques des territoires urbains, par l'offre de services écosystémiques qu'il rend à nos sociétés : bien-être, stockage de carbone, rafraîchissement, etc. Ces bienfaits sont cependant dépendants de sa vitalité et de sa capacité de récupération face aux perturbations intrinsèques aux systèmes urbains (artificialisation des sols, travaux, pollutions, etc.) et/ou liées à la variabilité climatique, avec une intensité et une occurrence croissantes des événements extrêmes. Si de nombreux travaux scientifiques sont actuellement en cours sur le sujet, il reste encore de nombreux verrous à lever pour accompagner les territoires et les gestionnaires fonciers dans leurs stratégies d'adaptation. L'idée de ce colloque, organisé par l'UMR LETG (Littoral - Environnement - Télédétection - Géomatique), est de réunir scientifiques, experts, praticiens et collectivités afin de dresser un état des lieux des connaissances et de questionner une feuille de route partagée dans le cadre de la stratégie nationale pour la ville durable.
URBATREE
10 juin 2026 – Paris + WEB
Première édition des Rencontres thématiques de Météo et Climat
avec le soutien de l'IPSL – Institut Pierre-Simon Laplace
Au sommaire de cette journée, quatre sessions permettront d'explorer un défi central des politiques climatiques : l'évaluation concrète des progrès réalisés pour adapter nos territoires aux impacts du changement climatique. L'exposition guidée de la Tournée du Climat et de la Biodiversité sera également proposée dans l'après-midi.
Le comité scientifique qui prépare le programme de cette journée est présidé par Lola Vallejo, directrice Diplomatie et Partenariat à la Fondation Européenne pour le Climat, entourée d'Éric Brun, secrétaire général de Météo et Climat et ancien secrétaire général de l'ONERC ; Marie Carrega, cheffe du bureau de l'adaptation au changement climatique au Ministère de la Transition écologique ; Vivian Dépoues, responsable de la thématique Adaptation au changement climatique à l'I4CE ; Noëmie Leprince-Ringuet, directrice des opérations, Unité d'appui technique du Groupe de Travail II du GIEC ; Adrien Vogt-Schilb, économiste expert Climat & Développement et Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement.
Inscriptions
11 juin 2026 – WEB
webinaire#2 CONCERT'EAUX du R3 NAÏADES
Le Réseau R3 NAÏADES organise un nouveau rendez-vous autour de l'eau en Nouvelle-Aquitaine avec pour thème cette fois l'évaluation des trajectoires des communautés ichtyologiques dans des habitats restaurés en estuaire. Y interviendront : Benjamin Weigel, chargé de recherche INRAE/EABX, Écologie des communautés et de la restauration, et Sylvain Cardonnel, responsable de la gestion des espaces naturels sensibles Secteur Nord, Service Protection des espaces naturels & Biodiversité.
CONCERT’EAUX est une série de webinaires mensuels visant à mettre en musique sciences et territoires, en s’appuyant sur les travaux des acteurs du réseau.
Inscriptions
15-17 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s'adapter aux crises futures ?
Températures anormalement élevées, précipitations déficitaires, la France connaît en 1976 une sécheresse exceptionnelle, se traduisant par des déficits d'eau importants dans les sols, les rivières, les nappes, et impactant fortement la qualité de l'eau, les milieux et divers secteurs socio-économiques. D'autres sécheresses (en 1921, 1989 ou 2022) ont également provoqué des crises de l'eau en France, avec aujourd'hui des perspectives d'intensification de ces événements et de forts enjeux d'adaptation. Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l'eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l'eau du XXIe siècle ?
Information et inscriptions
15-18 juin 2026, Nancy – France
Congrès de l'ASTEE
Inventons ensemble les services Eau et Déchets de demain
Les services de l'eau et des déchets sont des composantes essentielles de nos territoires et de leur organisation. Ils doivent faire face et répondre à des enjeux majeurs : surveillance des eaux usées (DERU-2), PFAS, pesticides, nitrates et autres polluants, transition énergétique, atténuation et adaptation au changement climatique (infrastructures, équipements…), maîtrise des coûts, etc. Dans ce contexte, plusieurs questions s'imposent : comment préserver l'eau en quantité et qualité face aux tensions croissantes ? Comment mieux gérer, collecter, trier, recycler les déchets dans une perspective d'économie circulaire ? Comment garantir des services résilients tout en maîtrisant les coûts avec des modèles économiques à bout de souffle ? Enfin, quels leviers peuvent être mobilisés pour impliquer conjointement citoyens et acteurs locaux ? Ces sujets seront au cœur des présentations & échanges du 105ème congrès de l'ASTEE qui réunira plus de 600 experts, élus et chercheurs pour imaginer collectivement les services de demain et échanger sur des solutions mises en œuvre.
Programme
16-17 juin 2026, Lyon – France
Eau & Climat, la réponse des territoires
Le Comité de bassin Rhône-Méditerranée, avec l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse et la DREAL de bassin, organise un forum "Eau & Climat, la réponse des territoires", sur deux jours pour : partager les expériences et débattre entre élus, décideurs économiques des secteurs industriels, tertiaires et agricoles, gestionnaires, aménageurs, scientifiques, représentants des services de l'État, associations ; découvrir les solutions d'adaptation au changement climatique en fonction des vulnérabilités de vos territoires ; rencontrer les opérateurs qui faciliteront les démarches.
Programme et inscriptions
19 juin 2026 , Campus Pleyad, Saint-Denis – France
Santé(s) et transition écologique dans les territoires
Colloque du réseau Îsée (Île-de-France Santé Environnement)
Les collectivités locales sont fortement mobilisées pour agir sur les enjeux de transition écologique sur leurs territoires. L'amélioration de la qualité de l’air, la réduction des expositions aux polluants ou encore la lutte contre les îlots de chaleur font partie des multiples actions menées, contribuant également à un meilleur cadre de vie pour les populations. Cependant, l'intégration de la santé – de ses acteurs comme de ses données – dans ces politiques reste un défi, dans un contexte marqué par des attentes citoyennes fortes, des leviers d'action nombreux et une convergence croissante avec les enjeux de biodiversité et de climat. Dès lors, comment faciliter l'inscription des santés – humaines et plus largement du vivant – au cœur des politiques de transition écologique ? Sur quels arguments, outils et partenaires s’appuyer ? Comment passer de l’intention à l’action concrète ?
Information et inscriptions
03 juillet 2026, Toulouse – France
Lab'Eau 2026
Dans un contexte de fortes mutations économiques, environnementales et territoriales, l'eau est au cœur des grands enjeux régionaux. Lab'Eau crée un espace de rencontres, de débats et d'opportunités business, pour accélérer les initiatives et faire émerger des solutions concrètes autour de la gestion de l'eau.
Lab'Eau
06-10 juillet 2026, Sète – France
École Ouverte OneWater 2026
Organisée par le programme national OneWater – Eau Bien Commun, cette école est dédiée à la formation et à la construction partagée d'une culture de l'eau comme bien commun, dans une approche résolument interdisciplinaire. Elle s'adresse en priorité aux jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et constitue une opportunité de participer aux actions du programme national OneWater – Eau Bien Commun et de contribuer à ses défis scientifiques.
Le programme comprendra notamment : l'acquisition de nouvelles connaissances sur les dimensions quantitatives et qualitatives des eaux de surface et souterraines, les eaux douces et salées et leurs interfaces ; une expérimentation concrète de l'interdisciplinarité et de la transdisciplinarité ; des approches de co-construction associant chercheurs et acteurs des territoires ; une réflexion sur les interdépendances des socio-hydrosystèmes en lien avec la biodiversité, les usages et les modes de gestion ; des bases pour comprendre les enjeux autour des données (observations, mesures…), leur gestion et leur FAIRisation ; des mises en pratique sur le terrain, sur le site d'observation et d'étude du bassin de Thau.
Inscriptions dans la limite des places disponibles
09-10 septembre 2026, Dijon – France
5ème édition du Carrefour des Gestions Durables de l'Eau
Conçu comme un espace d'échanges et de démonstration, le CGDE propose un programme structuré autour de parcours thématiques sur : la performance des infrastructures ; la résilience et la sobriété ; les solutions fondées sur la nature ; l'urbanisme et le pluvial; l'assainissement non collectif.
Information
22 septembre 2026, Arras – France
8ème Académie de l'eau : L'empreinte eau
Comment repenser nos usages à partir de l'impact invisible de nos choix de vie ?
L'empreinte eau offre une vision globale des pressions exercées sur la ressource en eau, en intégrant les notions d'eau bleue, verte et grise pour refléter fidèlement l'impact des activités humaines. L'hydrologue Daniel Zimmer sera le grand témoin de cette édition.
Programme et inscriptions
22-23 septembre 2026 – Paris
Prochain colloque annuel de restitution du PIREN-Seine
Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris. Information à venir.
24 septembre 2026, ENS Paris-Saclay – Gif-sur-Yvette
Mystic : Quand l'aménagement rencontre l'hydrologie
Restitution d'une décennie de recherche sur le campus du Moulon
Le CEREMA, l'Université Gustave Eiffel et l'EPA Paris-Saclay organisent ce séminaire de restitution du partenariat de recherche Mystic.
Le projet a été l'occasion pendant presque une décennie d'observer et analyser les interactions entre l'aménagement du campus urbain du Moulon et l'hydrologie superficielle. La gestion des eaux pluviales a été mise en œuvre sur le quartier en suivant les principes de gestion à la source à l'aide d'ouvrages multifonctionnels végétalisés, et ceci malgré un contexte hydrogéologique peu favorable (sol peu perméable et nappe phréatique affleurante). La journée sera consacrée à la présentation des résultats de recherche, à une visite des solutions mises en œuvre et étudiées sur le quartier, ainsi qu'à une table ronde rassemblant les acteurs opérationnels et scientifiques du partenariat. La journée s'adresse autant à des acteurs opérationnels de l'aménagement et de la gestion des eaux pluviales, en particulier ceux du territoire, qu'à des scientifiques.
La journée est prévue uniquement en présentiel et gratuite sur inscription (ouverte à partir du 1er juin, avec un nombre limité de participants) – Inscriptions
29 septembre-02 octobre 2026, Rome – Italie
OneWater – EuroMediterranean Water Forum
À destination des décideurs politiques, de la société civile, du monde universitaire et des entreprises, le Forum associe une plateforme d'échanges à une exposition mettant en avant les innovations technologiques et procédurales dans le secteur de l'eau. Sa mission est de favoriser la coopération et l'action commune, en impliquant non seulement les pays méditerranéens, mais aussi la Commission européenne, les États membres de l'UE, les Balkans et le Moyen-Orient.
OneWater
Forum alternatif
Le Forum Italiano dei Movimenti per l'Acqua (FIMA, Forum italien des mouvements pour l'eau), en collaboration avec le Mouvement européen pour l'eau et le People's Water Forum, appelle à la mobilisation à travers la tenue d'un Forum populaire.
European Water Movement
30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux
En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d'eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d'épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d'étendre les milieux naturels à l'ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d'eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d'intégration environnementale d'aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails
05–07 octobre 2026, Campus de la Transition, Forges – France
12èmes Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine
Organisées par le laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (LEESU) de l’École nationale des ponts et chaussées et l’équipe Transferts et interactions liés à l’eau en milieu construit (TEAM) du CEREMA, ces Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine (JDHU) offrent aux doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs dont les travaux portent sur des thématiques en lien avec l’hydrologie urbaine l’opportunité de présenter leurs travaux, d’échanger avec des chercheurs et praticiens du domaine, de s’exercer à l’animation de sessions scientifiques et d’élargir leur réseau professionnel. Elles ont également pour ambition de favoriser les collaborations scientifiques entre jeunes chercheurs et de promouvoir des approches multidisciplinaires, à l’interface entre sciences de l’ingénieur et sciences humaines et sociales.
JDHU
12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l'agriculture face au défi climatique
Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l'avenir de l'agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd'hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l'eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l'agriculture à la fois directement et indirectement. C'est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l'irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement
02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference
11-22 janvier 2027
Première COP Océans
La première réunion formelle (COP-1) des États ayant ratifié le traité historique pour protéger la haute mer aura lieu du 11 au 22 janvier 2027, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.
Après des années d'attente pour les défenseurs des océans, le traité, désormais ratifié par 87 pays et signé par 144, est entré en vigueur, sur le papier, fin janvier. Mais la plupart des instruments qu'il prévoit auront besoin de décisions spécifiques des COP successives pour prendre vie, en particulier les futures aires marines protégées. Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l'importance de protéger ces océans foisonnant d'une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l'oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines. Aujourd'hui, environ 1 % seulement de la haute mer, qui représente près de la moitié de la planète et 60 % des océans, fait l'objet de mesures de conservation.
13-15 janvier 2027, Nairobi – Kenya
Conférence Éducation au Développement durable
Organisée par l'UNESCO en collaboration avec le gouvernement du Kenya, la conférence réunira des ministres, des jeunes leaders et des parties prenantes mondiales afin de mener un dialogue stratégique sur l'avenir de l'Éducation au Développement durable (EDD).
Conférence EDD
Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale.
CNAM Innovation
MASTER 2 Innovation Entreprise et société
Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM, Paris) ouvre à la rentrée 2026 un MASTER 2 Innovation Entreprise et Société avec deux parcours : l'un pour le privé (Prospective innovation transformation des organisations privées), l'autre pour le public (Prospective, innovation et management public).
CNAM Innovation
CANAL U
Adapter l'IA à la complexité des hydrosystèmes pour mieux apprendre l'hydro(géo)logie aux machines
Par Anne Johannet, professeure à l'École des Mines d'Alès.
Les travaux d'Anne Johannet portent sur l'utilisation des réseaux de neurones pour la modélisation de systèmes physiques dynamiques non linéaires, avec des applications majeures en hydrologie. Elle explore notamment comment adapter les approches d'intelligence artificielle à la complexité des hydrosystèmes afin d'améliorer leur compréhension et leur prédiction.
Vidéo
Impact des précipitations extrêmes sur la vulnérabilité aux glissements de terrain superficiels
Par Séverine Bernardie, ingénieure de recherche au BRGM.
Spécialiste des risques naturels, Séverine Bernardie s'intéresse aux conditions de déclenchement des glissements de terrain superficiels sous l'effet des pluies extrêmes. Ses recherches analysent en particulier les dynamiques des eaux souterraines et contribuent à l'évaluation de la résilience des vallées montagneuses face à ces aléas.
Vidéo
Faire des arbres une infrastructure hydraulique
Dans cet épisode d'1 mois, 1 labo, Hayat ZIME YERIMA, docteure en Sciences et Techniques de l'Environnement de l'École nationale des ponts et chaussées et ingénieure Eau et Environnement, explique le rôle des arbres de pluie dans la gestion des eaux pluviales en ville.
Vidéo
MOOC S'adapter au changement climatique avec les SfN
Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) proposent une approche concrète pour s'adapter aux effets du changement climatique en mobilisant la nature et ses dynamiques. Elles permettent de renforcer la résilience des territoires, de soutenir les activités et de concilier enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Afin d'accompagner leur appropriation et leur mise en œuvre, l'Office français de la biodiversité (OFB), dans le cadre du projet LIFE ARTISAN, lance le MOOC "S'adapter au changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature".
Ce MOOC gratuit, propose un apprentissage progressif et flexible, fondé sur des exemples concrets et des retours d'expérience, en Hexagone comme en Outre-mer. Il a été conçu pour apporter des contenus directement exploitables et s'adresse à un large public : techniciens de collectivités, élus, entreprises, bureaux d'études, associations, étudiants, universités et professionnels des différentes filières et toute personne ayant le désir face au changement climatique.
MOOC à paraître le 16 septembre 2026 – Inscriptions ouvertes
Agriculture : La formation des ingénieurs à l'heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd'hui à la "dépétrolisation" de l'économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l'économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d'accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s'élève déjà à 326 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d'ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d'ici 2050. L'objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l'agronomie et ses praticiens sont : l'allocation des sols en fonction des usages, la conception et l'optimisation des procédés de transformation, l'organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d'anticiper les métiers et les besoins d'expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d'ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C'est notamment le cas à l'Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l'ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation
EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d'une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l'IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U
Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s'attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d'accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes
Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d'ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia
Strasbourg, France – L'ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L'ENGEES, l'École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l'établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d'approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d'ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l'arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l'école, dont l'amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d'élaborer son nouveau projet d'établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l'ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d'aujourd'hui et de demain.
Communiqué
Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l'École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d'une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d'arbre de pluie à l'aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA
Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l'École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d'euros jusqu'en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l'enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l'anticipation et la réduction des impacts sur l'environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d'infrastructures ; 2. le développement de l'intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l'atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l'eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement
Paris, France – EIVP/ENGEES
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris
Paris, France – CNAM
L'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l'engagement dans une diffusion auprès d'un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l'obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l'énergie
Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d'enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d'Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l'étude des organes de vantellerie (portes d'écluses, vannes) des ouvrages d'ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d'eau, crues, sécheresses). L'objectif est de réaliser des estimations d'endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d'ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l'identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d'exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA
Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L'Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L'objectif des 11 partenaires est d'explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l'eau à l'échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l'autonomie alimentaire que pour l'économie et l'aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d'eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu'à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l'avenir. Les débits naturels des cours d'eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d'ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d'explorer et d'actionner tous les leviers d'adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d'économie d'eau en agriculture irriguée par l'amélioration technique et l'accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d'économie circulaire ; stocker davantage d'eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C'est l'objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes).
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique
Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous"
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l'Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l'ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d'Asie, d'Afrique et des Caraïbes, au sein de l'International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d'Asie et d'Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l'eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d'eau et d'assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l'urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l'école à l'horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s'y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l'acceptabilité sociale ou la place de l'humain dans les organisations. L'école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s'apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l'horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts.
IMT Atlantique – dossier de presse
Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l'adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l'élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS
Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l'eau
Le projet, dirigé par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d'un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s'associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l'INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l'eau.
INRS
Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l'AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d'Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica
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