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Instantanés juin 2021

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Lancement officiel de la Décennie pour la restauration des écosystèmes
Les célébrations officielles de la Journée mondiale de l'environnement étaient organisées ce 5 juin à Islamabad. Accueillie par le Pakistan en partenariat avec le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), cette édition 2021 a servi de lancement officiel pour la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030). Introduits par le Premier ministre pakistanais Imran Khan, les orateurs de l'événement, dont le Premier ministre britannique Boris Johnson, le président chinois Xi Jinping, le secrétaire général de l'ONU António Guterres, les chefs des agences de l'ONU et les ministres des gouvernements, ont souligné l'importance de la restauration dans les efforts mondiaux pour atténuer le changement climatique et promouvoir le développement durable.
"La dégradation du monde naturel compromet déjà le bien-être de 3,2 milliards de personnes, soit 40 % de l'humanité. Heureusement, la Terre est résiliente. Mais elle a besoin de notre aide. Nous avons encore le temps d'inverser les dégâts que nous avons causés", a déclaré le secrétaire général des Nations unies. "C'est pourquoi, en cette Journée mondiale de l'environnement, nous lançons la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes. Ce mouvement mondial rassemblera les gouvernements, les entreprises, la société civile et les particuliers dans un effort sans précédent pour guérir la Terre. En restaurant les écosystèmes, nous pouvons provoquer une transformation qui contribuera à la réalisation de tous les objectifs de développement durable." La Décennie a pour objectif de mobiliser des centaines de millions de personnes pour restaurer la nature et de favoriser une culture de la restauration à l'échelle mondiale, dans le cadre de laquelle les initiatives de restauration se multiplient sur toute la planète. "C'est une chance pour le monde : au cours des dix prochaines années, le monde doit rectifier le cap. C'est un choc entre notre avidité d'un côté et l'humanité de l'autre ; il doit y avoir un équilibre entre les deux", a déclaré le Premier ministre Khan. "Lorsque cet équilibre est perturbé et que le consumérisme, la consommation et la cupidité atteignent un tel niveau, cela entraîne toujours des conséquences désastreuses pour l'humanité." Notons que le Pakistan a lancé dans un ambitieux effort d'expansion et de restauration de ses forêts dans le cadre d’une campagne baptisée 10 milliards d'arbres ; le milliardième arbre vient d’ailleurs d’être planté lors de cette Journée de l’environnement. Le pays s'est également engagé à restaurer environ 1 million d'hectares de terres dégradées d'ici 2023 dans le cadre du défi de Bonn. 
"La restauration des écosystèmes est une solution remarquable. Elle ralentit le changement climatique, ramène la biodiversité perdue, crée des terres productives pour l'agriculture, fournit des emplois et rétablit les tampons de la nature contre les zoonoses et les pandémies", a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. "Si nous travaillons dur dans quatre domaines : pour que les flux financiers soient en phase avec la nature ; pour protéger ceux qui gèrent les terres ; pour rendre nos villes vertes et pour restaurer la planète bleue, nous guérirons la nature et améliorerons la vie de tous", a-t-elle ajouté. Parmi les autres engagements majeurs annoncés à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement et de la Décennie des Nations unies, citons un nouveau financement de plus de 8 millions de livres sterling accordé par le Royaume-Uni pour protéger les espèces sauvages rares et les habitats vulnérables dans le monde entier ; un engagement de 8,5 millions d'euros pris par Dove et Conservation International pour protéger et restaurer 20 000 hectares de forêt, l'équivalent de 3 millions d'arbres, dans le nord de Sumatra, en Indonésie ; une promesse de E.ON, le plus grand opérateur européen de réseaux de distribution d'énergie, de créer des biotopes sous 13 000 kilomètres de lignes à haute tension dans les zones forestières ; 3 millions d'euros de la Finlande pour soutenir le lancement de la Décennie des Nations unies et les actions régionales dans les pays en développement, et l'annonce par l'Allemagne qu'elle serait le premier pays à fournir un financement (14 millions d'euros) au Fonds fiduciaire multipartenaires pour la Décennie pour la restauration des écosystèmes.
PNUE

 

L’aggravation de la pollution des sols menace la production alimentaire et les écosystèmes
Un rapport conjoint publié par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme des Nations unies pour l'environnement révèle que l'aggravation de la pollution des sols et la prolifération des déchets menacent l'avenir de la production alimentaire mondiale, la santé humaine et l'environnement et appellent une réponse urgente au niveau mondial. Le rapport intitulé Global Assessment of Soil Pollution (Évaluation mondiale de la pollution des sols) a été présenté par le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, et la directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, lors d'une manifestation en ligne organisée dans le cadre des célébrations pour la Journée mondiale de l'environnement et de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes.
La pollution des sols ne connaît aucune frontière et met en péril les aliments que nous mangeons, l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons. Il ressort du rapport conjoint que la dégradation généralisée de l'environnement causée par la pollution des sols, due aux demandes croissantes des systèmes agroalimentaires et industriels et à la croissance démographique, s'aggrave et constitue l'un des plus grands obstacles, dans le monde, à la restauration des écosystèmes. Les principales sources de pollution recensées sont les activités industrielles et extractives, la mauvaise gestion des déchets urbains et industriels, l'extraction et la transformation de combustibles fossiles et les pratiques non durables dans l'agriculture et le transport. Le rapport dénonce ainsi : l'utilisation de pesticides qui a augmenté de 75 % entre 2000 et 2017 ; la consommation de plastique par le secteur agricole (à lui seul le secteur agricole européen a consommé, en 2019, 708 000 tonnes de plastique, hors emballages) ; la production annuelle mondiale de produits chimiques industriels qui a doublé depuis le début du XXIe siècle, pour atteindre environ 2,3 milliards de tonnes, et qui devrait encore augmenter de 85 % d'ici à 2030 ; la production de déchets, également en hausse puisque le monde produit actuellement 2 milliards de tonnes de déchets par an, un chiffre qui devrait passer à 3,4 milliards de tonnes d'ici à 2050 du fait de la croissance démographique et de l'urbanisation. Les auteurs du rapport indiquent qu'il faut mener des recherches plus approfondies pour déterminer l'ampleur de la pollution des sols et soulignent que la prolifération des contaminants organiques et autres tels que les produits pharmaceutiques, les agents antimicrobiens (qui entraînent l'apparition de bactéries plus résistantes), les produits chimiques industriels et les résidus de plastique est de plus en plus préoccupante. Ils appellent également à la création d'un système mondial d'information et de surveillance sur la pollution des sols, à la mise en place de cadres juridiques plus solides pour la prévention de la pollution des sols et l'assainissement des sols pollués et au lancement d'initiatives visant à favoriser la coopération technique et le renforcement des capacités. Le Partenariat mondial sur les sols de la FAO et le PNUE travailleront ensemble à la mise en œuvre des recommandations tirées du rapport.
FAO



WWF-2022 DAKAR
Loïc Fauchon promet : Le Forum de Dakar sera un tournant
Dakar accueillera du 21 au 26 mars 2022, après un an de retard du fait de la COVID, le 9ème Forum mondial de l'eau co-organisé par le gouvernement du Sénégal et le Conseil mondial de l'eau (CME). Loïc Fauchon, président du CME, a fait un point dans la capitale sénégalaise sur les préparatifs et est revenu sur les enjeux de cette édition qui, selon lui, va marquer un tournant dans l'histoire de l'eau, cette "ressource est en souffrance partout dans le monde". "Au départ, nous avons vécu le report comme une contrainte mais finalement, cela s'est révélé comme une opportunité car cela nous a donné plus de temps en nous permettant d'élargir le champ de nos réflexions, d'inviter plus de participants, de travailler plus en profondeur", a-t-il fait savoir. Pour cette première en Afrique subsaharienne, le Forum de Dakar cherchera à identifier, promouvoir et mettre en œuvre des solutions et des actions concrètes pour l'eau et l'assainissement de manière intégrée. "Partout dans le monde, l'eau est en danger, en souffrance par la faute de l'homme. Nous devons être conscients de notre responsabilité. Il y a des crises de l'eau partout dans le monde", alerte le président, qui rappelle que le phénomène ne touche pas uniquement les pays à faibles revenus. Face à cette situation, "nous voudrions qu'on dise qu'il y a eu un avant et un après-Dakar. C'est pourquoi nous l'avons appelé le Forum des réponses. Notre ambition, c'est donc d'apporter aux populations du monde les réponses et solutions qu'elles attendent."
Depuis que la candidature du Sénégal a été approuvée, plus de 800 organisations internationales et sénégalaises de 180 pays travaillent à la préparation de la rencontre devant accueillir quelque 15 000 participants directs et un grand nombre de visiteurs ainsi que plusieurs leaders politiques. Ce "gigantesque barnum" [le mot est de Loïc Fauchon], sera notamment marqué par un sommet des chefs d'État et d'intenses réflexions autour de quatre thématiques : la sécurité de l'eau et la sécurité sanitaire ; la coopération internationale ; l'eau pour le développement rural ; les innovations pour l'eau dans les années à venir.
Elhadji Ibrahima Thiam, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica  

 

EAUMEGA 2022
L'UNESCO lance la consultation mondiale auprès des acteurs des mégapoles
En vue de la grande rencontre EauMega 2022, prévue pour se tenir à Paris du 11 au 14 janvier 2022, l'UNESCO invite les principaux acteurs de l'eau des mégapoles et les partenaires à contribuer à divers travaux. Il s’agit d’examiner prioritairement la première version du cadre stratégique global de l’Alliance des mégapoles pour l’eau et le climat (MAWAC) et de contribuer au développement et à la publication de nouvelles monographies sur l'eau. Des réunions régionales MAWAC sont organisées en ligne en ce moment pour : l’Amérique latine et les Caraïbes (MAWAC-LAC, 26-27 mai) ; l’Asie et le Pacifique (MAWAC-ASPAC, 14-16 juin) ; l’Afrique (AFR, 21-22 juin) ; l’Europe et l’Amérique du Nord (ENA, 6-7 juillet).
L’Alliance repose sur la coordination et la coopération entre les décideurs politiques, la société civile, les autorités de bassin, les opérateurs et services d'eau et d'assainissement et les universités et centres de recherche. Son concept a été développé sur le modèle de l’association française ARCEAU à la suite d'une année de préparation par un groupe de travail établi par le Programme hydrologique international de l'UNESCO. Les possibilités de contribution à l'Alliance MAWAC sont désormais ouvertes.
Contacts

 

CALL FOR ARTICLES
Special Issue "Water and Human Settlements of the Future"
The Special Issue aims at collecting original research and literature review articles on the state of the art and recent theoretical advances on water research, policy, and practice in cities worldwide, in relation to major global challenges and responses/solutions to these challenges. We particularly welcome articles related to integrated urban water management, water and urban metabolism, water-sensitive cities and sponge cities, urban biodiversity and nature-based solutions for climate and health emergency, and water circular economy, including articles with specific focus on policies, strategies, actions, and appropriate technologies. Connections between traditional ecological knowledge and ancestral hydro-technologies with nature-based solutions, and articles with a focus on developing context and informal settlements are also very welcome.
This Special Issue is grounded in the knowledge and research activities developed in the frame of the VIII Phase (2014–2021) of the Intergovernmental Hydrological Programme (IHP) of UNESCO, specifically on the thematic area of water and human settlements of the future. Thereby, the aim of this Special Issue is to further contribute to supporting evidence-based policy makings through fostering scientific advances to meet today’s global urban water challenges.
Dateline – 15 October 2021 

 


Ô MERDE !
Une exposition audacieuse du Musée de la civilisation de Québec
Fèces, excrément, crotte, bronze, étron, colombin ou merde : peu importe son nom, le caca est tabou. On le qualifie avec vulgarité, on en parle avec humour, quasi jamais sérieusement, pourtant il y a tant à dire et à apprendre sur cette matière organique universelle ! L’exposition du Musée de la Civilisation de Québec, montée en partenariat avec H2O Innovation, propose d’y mettre le nez, pour mieux comprendre son histoire sociale, ses enjeux et sa revalorisation. Un solide corpus d'objets anciens et contemporains provenant des collections du Musée et de prêteurs étrangers fait écho au discours scientifique, intelligent et sensible du parcours. On y aborde autant l'histoire, l'anatomie, le microbiote intestinal, l'anthropologie, que les enjeux écologiques sociaux et environnementaux actuels sans oublier ses représentations dans l'art car, oui, la merde est inspirante !
Comité scientifique :  Catherine Bourgault, conseillère en assainissement au Centre for Affordable Water and Sanitation Technologies (CAWST, Calgary) ; François-Joseph Lapointe, chercheur, professeur, (bio)artiste UdM (Montréal) ; Corinne Maurice, chercheure, UMcGill (Montréal) ; Alain Veilleux, chercheur, professeur adjoint INAF-ULaval (Québec) ; Céline Vaneeckhaute, ingénieure jr, professeure adjointe ULaval (Québec).
Musée de la civilisation de Québec – YouTube

 

 

Europe

 

France
Cartographie nationale des milieux humides – phase R&D 2021-2022
La direction de l’eau et de la biodiversité, accompagnée par une équipe scientifique composée de l’Université de Rennes 2, de l’UMS PatriNat (OFB-MNHN), de l’Institut Agro, de l’INRAE et de la Tour du Valat, se mobilise pour améliorer les connaissances sur les milieux humides au niveau national et produire une cartographie de ces milieux. Celle-ci apportera un appui au pilotage des politiques publiques de préservation, de gestion et de restauration des milieux humides. Ce besoin de connaissance accru a été mis en lumière dans les propositions formulées dans le rapport "Terres d’eau, Terres d’avenir" de la mission parlementaire pour la préservation, la restauration et la valorisation des milieux humides. Les agences de l’eau apportent également leur soutien au projet de cartographie par la mise en relation qu’elles assurent avec les collectivités. Ce projet comprend deux phases : une première phase de recherche et développement sur 2021-2022 (détaillée ci-dessous) et une seconde phase de production qui démarrera en 2023. 
La phase R&D se structure en trois volets :

  1. Prélocaliser les milieux humides à l’échelle nationale
    La carte métropolitaine des milieux potentiellement humides produite en 2014 (INRAE, Institut Agro ; Berthier et al., 2014) sera actualisée par le renouvellement des méthodes de modélisation et l’utilisation de nouvelles données de télédétection. Ces données de télédétection seront calibrées par des données de terrain tels que des sondages pédologiques et des relevés floristiques.
  2. Cartographier les habitats naturels, semi-naturels et anthropiques des milieux humides dans 10 bassins versants expérimentaux
    Sur la base de la classification définie par la typologie du Système d’information européen sur la nature (EUNIS), les habitats (tourbières, roselières, marais salés...) seront déterminés à partir de données satellitaires Sentinel-1 et -2. Cette classification permettra d’évaluer l’état des milieux humides en les regroupant en trois groupes : préservés, dégradés ou détruits. Ces cartes seront donc d’un grand intérêt pour élaborer, suivre et évaluer des programmes d’actions de protection, de préservation et de restauration des milieux humides.
  3. Produire des indicateurs fonctionnels à partir d’images satellitaires
    Des indicateurs fonctionnels des milieux humides seront produits annuellement et permettront d’évaluer la mise en œuvre des plans de gestion sur les milieux humides. Ces indicateurs offrent des perspectives intéressantes pour analyser les conséquences des aléas climatiques sur le fonctionnement des milieux humides.

Dix bassins versants tests situés dans des contextes écologiques variés ont été sélectionnés avec la participation des agences de l’eau. Ils représentent approximativement 10 % de la superficie de la France métropolitaine. Il s’agit des bassins : Canche et Authie (Artois-Picardie) ; Meuse (Rhin-Meuse) ; Yonne (Seine-Normandie) ; Sélune (Seine-Normandie) ; Vilaine (Loire-Bretagne) ; Vézère (Adour-Garonne) ; Calupeyre, Gua et Guy (Adour-Garonne) ; Gardons (Rhône-Méditerranée) ; Arc-en-Maurienne (Rhône-Méditerranée) ; Liamone (Corse). La prise en compte de l’expertise, de la connaissance et des pratiques des acteurs territoriaux est un élément central du projet ; aussi, des référents locaux seront associés pour tester les résultats cartographiques et leurs applications. Ils seront désignés par les structures impliquées dans la gestion des bassins versants concernés par le projet et des ateliers spécifiques seront organisés dans les territoires par l’unité mixte de service PatriNat (UMS PatriNat) de juin à septembre 2022. Un séminaire sera organisé en 2023 pour présenter les principaux résultats et établir le bilan de cette première phase. Celui-ci sera organisé au Muséum national d’Histoire naturelle. Les cartes issues de cette recherche seront compatibles avec les dictionnaires et scénarios SANDRE Milieux humides. Elles seront disponibles en libre accès sur la plateforme du réseau partenarial des données sur les zones humides. Ces outils techniques de connaissance sur les milieux humides et leur fonctionnement ne se substitueront pas aux "porters à connaissance" des inventaires de zones humides et n’auront pas de valeur réglementaire.
Contact au ministère de la Transition écologique : Joanie Catrin, chargée de mission Milieux humides, bureau de la ressource en eau des milieux aquatiques et de la pêche en eau douce, direction de l’eau et de la biodiversité.
Cartographie des milieux humides – phase R&D

 

Écocitoyenneté au lac du Der : Des détenus participent aux travaux
Le 10 juin, des personnes détenues de la Maison d’arrêt de Reims ont participé à des travaux de lutte contre une plante invasive, le Sainfoin d’Espagne (Galega officinalis) sur le site de la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage (RNCFS) du lac du Der et des étangs d’Outines et d’Arrigny. L’opération était organisée dans le cadre d’une journée d’écocitoyenneté entre l’Office français de la biodiversité (OFB), gestionnaire de la RNCFS, la Maison d’arrêt de Reims et le Service pénitentiaire d’insertion et probation de la Marne (SPIP). Les personnes détenues étaient toutes volontaires pour participer à cette journée. La matinée a été consacrée aux opérations d’arrachage de Sainfoin d’Espagne, l’après-midi était quant à elle dédiée à la découverte de la biodiversité de ce site remarquable.
Office français de la biodiversité

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SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON
Un permis nature pour sensibiliser les plus jeunes
La Gendarmerie nationale et l’Office français de la biodiversité (OFB) proposent aux élèves de 6ème d’obtenir leur "permis nature".
Le permis nature est un projet pédagogique proposé par le service territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon, en partenariat avec la Gendarmerie nationale et les professeurs de sciences de la vie et de la Terre des collèges de l’archipel. Destiné à l’ensemble des classes de 6ème, ce permis a pour vocation de sensibiliser les élèves aux comportements à adopter en milieu naturel et à la réglementation en vigueur. Trois thématiques, spécifiques à Saint-Pierre-et-Miquelon, sont abordées : la gestion des déchets, la gestion des ressources naturelles et la circulation dans les espaces naturels qui sont étudiées en classe, entre avril et mai, à l’aide de supports et de fiches pratiques. Ces thématiques sont ensuite abordées de façon concrète, courant juin, dans le cadre d’une sortie terrain permettant également d’entrevoir d’autres enjeux de protection du patrimoine naturel. À l’issue de cette demi-journée sur le terrain, les élèves répondront à un QCM de 20 questions (5 par thématiques et 5 bonus) puis se verront remettre leur permis nature ainsi qu’un cadeau.
Office français de la biodiversité

 

LOIRE-BRETAGNE
Marais poitevin
Évaluation des actions pour le retour à une gestion équilibrée de la ressource en eau
L'Agence de l'eau Loire-Bretagne publie un rapport d'observation sur l'évaluation des actions pour un retour à une gestion équilibrée de la ressource en eau sur le Marais poitevin, bassins du Lay, de la Vendée et des Autizes.
L'évaluation porte sur le territoire du Marais poitevin, aux forts enjeux en matière de gestion de la ressource en eau : zone humide littorale majeure, importance de l’activité agricole et forte pression sur la ressource en eau. Elle permet d’évaluer un programme de création de réserves de substitution et deux contrats territoriaux arrivés à échéance. L'évaluation a été conduite sur neuf mois, de juillet 2020 à mars 2021. Elle comprend un rapport d’observation, une synthèse de 8 pages, une synthèse évaluative de 19 pages et une note sur les recommandations issues de l’évaluation.
Évaluation Marais poitevin

 

SEINE-NORMANDIE
Gestion des eaux pluviales : 10 vidéos de partage d'expérience
10 vidéos de témoignages de collectivités territoriales du bassin de la Seine et des cours d’eau côtiers normands présentent des actions financées par l’agence de l’eau Seine-Normandie. Les 10 thèmes présentés sont : Structurer l'espace et infiltrer les eaux de pluie dans une opération urbaine (Les Mureaux) ; Infiltrer les eaux de pluie en ville sur le littoral normand (Cabourg) ; Mise en place des noues d'infiltration sur le parking de Valéo Systèmes Thermiques (Reims) ; Désimperméabiliser des aménagements urbains (Crépy-en-Valois) ; Mise en séparatif, désimperméabiliser et infiltrer les eaux de pluie (Brienne-le-Château) ; Planification urbaine et infiltration des eaux de pluie (Plaine Commune) ; Mettre en place des noues pour gérer les eaux de pluie courantes (Gennevilliers) ; Déconnecter les eaux de pluie de voiries en zone industrielle (Vitry-sur-Seine) ; Désimperméabiliser un parking (Octeville-sur-Mer) ; Aménagement toitures végétalisée (Paris).
Agence de l’eau Seine-Normandie

 

Seine Grands Lacs et le monde agricole s’associent face aux évènements exceptionnels
L’établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs a signé, le 14 juin, des conventions de partenariat avec les chambres d’agriculture de la région Île-de-France et des départements de l’Aube, de l’Yonne, de la Haute-Marne, du Loiret et de la Côte d’Or. L’objectif est de développer des zones d’expansion de crue sur les terres agricoles et le stockage de l’eau à des fins d’irrigation. Pour l’EPTB, il s’agit d’augmenter sa capacité à réguler le débit de la Seine dans les périodes de crue et d’étiage. Pour le monde agricole, il s’agit d’améliorer sa résilience face aux phénomènes climatiques marqués par les inondations et les sécheresses. Comme l’explique Frédéric Molossi, président de Seine Grands Lacs, ces conventions participent ainsi à la création d’une dynamique collective. Les parties s’engagent notamment à consolider un outil géomatique permettant de travailler parcelle par parcelle et à partager leurs données. Elles prévoient également d’engager des actions d’information et de communication à l’égard des exploitants agricoles dont les terrains peuvent être sévèrement inondés lors de ces épisodes, comme ce fut le cas en 2016 et 2018.
EPTB Seine Grands Lacs

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Réduire l’impact des ancres de navires de plaisance sur l’herbier de posidonie
Un appel à projets a été ouvert en 2020 par la DIRM Méditerranée (direction interrégionale de la mer Méditerranée) en partenariat avec l’Office français de la biodiversité, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse, la Région Occitanie, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Office de l’environnement de la Corse, pour réduire l’impact des ancres des navires de plaisance sur l’herbier de posidonie et développer la mise en place de zones de mouillages organisées avec des dispositifs d’ancrage écologique conciliant la préservation des herbiers et la plaisance dans le respect de la nouvelle réglementation. Parmi les projets déposés, 11 ont été retenus.
Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse

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APPEL À CANDIDATURES
Grands Prix Préservation des captages d'eau potable
Les 1ers Grands Prix Préservation des captages d'eau potable sont organisés cette année par l'Office français de la biodiversité dans le cadre du Centre de ressources Captages. Ils visent à valoriser et faire connaître des actions exemplaires ayant pour but d'améliorer la qualité des ressources en eau. Inclues dans des projets de territoire ou des démarches globales, ces actions peuvent également contribuer à la reconquête de la biodiversité.
Les communes et leurs structures de coopération mènent des actions dans le cadre de la politique nationale de reconquête et de préservation de la qualité des ressources utilisées pour l'alimentation en eau potable. Ces actions sont menées dans les aires d'alimentation de captages, en partenariat avec les acteurs de ces territoires. Ce concours national vise ainsi à mieux faire connaître ces actions et à encourager leur déploiement dans d'autres territoires. Les communes peuvent, si elles le souhaitent, associer leur candidature à leurs partenaires techniques comme les organisations professionnelles agricoles, les groupements d'agriculteurs, les bureaux d'études, les organismes de recherche ou les entreprises dédiées aux services de l'eau. Les lauréats du concours se verront remettre un prix et seront mis à l'honneur dans une vidéo qui présentera l'action réalisée et valorisera l'engagement des partenaires. Les collectivités peuvent présenter leur action dans l'une des catégories suivantes : Actions en faveur de la transition agroécologique (implantation d'infrastructures paysagères, structuration de filières, conception de pratiques agroécologiques) ; Ingénierie de la concertation (gouvernance locale pour établir les plans d'action, dialogue territorial) et coopération inter-sites (structuration de collectifs de pairs, mutualisation de moyens, actions communes et/ou coordonnées) ; Communication et sensibilisation (consommateurs, jeune public, agriculteurs, etc.); Démarche intégrée, projet ou action mobilisant des leviers et outils issus de plusieurs politiques publiques (SCoT, Trame verte et bleue, SAGE, Natura 2000, maîtrise foncière, projet alimentaire territorial, projets agro-environnementaux, etc.).
Dépôt des dossiers – 15 juin 2021


APPELS À PROJETS
Amélioration du système d’information de l’inventaire du patrimoine naturel
Dans le cadre du système d’information de l’inventaire du patrimoine naturel (SINP), l’Office français de la biodiversité (OFB) lance un appel à projets visant à favoriser la mise en œuvre générale du dispositif. Cet appel à projets vise à promouvoir la mise en place de méthodes, de processus, d’outils ou encore de services permettant la mise en œuvre effective, opérationnelle et efficiente du système d’information de l’inventaire du patrimoine naturel, de favoriser l’ouverture et la mise en qualité des données et des métadonnées diffusées ainsi que leur partage. Il s’adresse aux structures impliquées dans le SINP (plateformes régionales, pôles régionaux, têtes de réseau naturalistes, opérateurs en charge de la validation, de la standardisation, de la production de données ou de leur diffusion). Les structures souhaitant rejoindre la dynamique du SINP peuvent également se porter candidates. Les projets proposés devront répondre à un ou plusieurs des points suivants : Permettre d’améliorer la mise en place des flux de données du SINP ou les liens entre plateformes (régionales, nationale, internationale) ; Permettre une meilleure traçabilité des données et des processus mis en place ; Permettre d’améliorer la qualité des données ou des métadonnées du dispositif ; Permettre d’améliorer la visibilité des acteurs ou du dispositif ; Permettre d’améliorer la valorisation des données produites ; Permettre d’améliorer l’offre de services apportée aux acteurs concourant au dispositif ; Proposer une démarche innovante permettant d’améliorer la mise en œuvre du dispositif. Les rendus peuvent comprendre des rapports méthodologiques, des développements informatiques, des services, notamment numériques, des plaquettes, des publications, des séminaires, etc.
Dépôt des dossiers – 15 juin 2021 

 

Eau et solidarités internationales
Garantir à tous l'accès à des services d'alimentation en eau

Vous êtes une collectivité territoriale, une ONG, une association de solidarité : vous avez jusqu'au 30 juin 2021 pour candidater ! Une enveloppe de 2 millions d’euros vous est réservée.
Une personne sur trois ne bénéficie pas d’une eau potable gérée en toute sécurité, d’après les Nations unies, et ce malgré les progrès accomplis. Plus de 673 millions de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre. Les effets du changement climatique et le stress hydrique grandissants risquent d’impacter lourdement cet état des lieux. En France, comme à l’international, les agences de l’eau contribuent à l’atteinte des objectifs de développement durable de l’agenda 2030 de l’ONU, et en particulier à l’ODD-6 visant à garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable. Depuis 2005, les agences de l’eau soutiennent des opérations de solidarité internationale visant l’accès aux services essentiels de l’eau, dans la limite de 1 % de leur budget, comme la loi Oudin-Santini les y autorise. Ces opérations sont portées par des acteurs de leur bassin (collectivités, ONG, associations). Les agences s’investissent par ailleurs dans des partenariats institutionnels avec des autorités étrangères (organismes de bassin, services de l’État…) pour promouvoir la gestion concertée et participative de l’eau à l’échelle des bassins versants. Renforcer l’articulation entre les partenariats institutionnels et les opérations de solidarité internationale constitue un modèle d’intervention exemplaire que les agences de l’eau souhaitent valoriser par cet appel à projets exceptionnel.
Dépôt des dossiers – 30 juin 2021

 

Adour-Garonne
Optimisation d'ouvrages existants
Cet appel à projets porte sur les opérations de mise en sécurité, pour des ouvrages multi-usages pouvant, par la réalimentation de cours d’eau, contribuer à la sécurisation des prélèvements et du débit des rivières.
Dépôt des notes d’intention – 1er juillet 2021

Territoires à Agricultures positives
Pour sa seconde édition, l’appel à projets Territoires à Agricultures positives (TAP) porté par la Fondation Avril est lancé dans le bassin Adour-Garonne qui s’étend principalement sur les deux régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Il est lancé en partenariat avec l’agence de l’eau Adour-Garonne, l’État et la Région Nouvelle-Aquitaine.
Dépôt des dossiers – 5 juillet 2021

 

Seine-Normandie
Accompagner l'agriculture pour s'adapter au changement climatique
L'Agence de l'eau Seine-Normandie lance un nouvel appel à projets qui vise à accompagner les structures qui développent des solutions pour une agriculture qui cherche à atténuer l'impact de son activité sur la ressource en eau et la changement climatique déjà à l'œuvre ; et de façon concomitante, améliorer la qualité des sols en faveur de la gestion de l'eau. Les candidatures sont ouvertes aux exploitations agricoles, chambres consulaires, instituts techniques agricoles, coopératives agricoles, associations, collectivités ou entreprises du bassin Seine-Normandie.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2021

 

Rhin-Meuse
Soutien aux filières favorables à la protection de la ressource
Pour la 4ème année consécutive, les Agences de l’eau Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée Corse et Seine-Normandie et la Région Grand Est reconduisent leur coopération autour de l’appel à manifestation d’intérêt "Soutien aux filières favorables à la protection de la ressource en eau". L’appel vise à faire émerger, sur les zones à enjeux "eau", des systèmes agricoles exemplaires, innovants, pérennes, respectueux de la ressource en eau et viables économiquement. Il s’adresse aux collectivités, organismes de développement agricole, collectifs d’agriculteurs, associations ou syndicats, coopératives, négoces, industriels, centres de gestion, distributeurs… Les projets éligibles sont : 1. les projets d’études et d’animation (sur une période de 2 ans maximum) permettant d’étudier la faisabilité et de développer des projets de filières proposant des solutions pérennes et efficaces pour la protection de la ressource en eau ou des milieux humides ; 2. les investissements (sur une période de 3 ans maximum) rendus nécessaires à la concrétisation du projet global. En amont du dépôt du dossier, les porteurs de projets sont invités à contacter l’un des partenaires de l’appel à manifestation d’intérêt afin de bénéficier d’un accompagnement dans l’élaboration de leur projet.
Dépôt des dossiers – 31 mai et 1er septembre 2021

Paiements pour services environnementaux
Pour la seconde année consécutive, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse propose aux collectivités et établissements publics de faire acte de candidature pour bénéficier de ce dispositif expérimental. Les paiements pour services environnementaux (PSE) sont de nouveaux outils créés par le plan biodiversité de 2018 à destination des agriculteurs. Il vise à valoriser et rémunérer les services correspondant à une action ou à un mode de gestion qui améliore l’état de l'environnement. Ces services environnementaux sont très diversifiés. Ils peuvent contribuer à la préservation de la biodiversité, la protection des pollinisateurs, la protection de la ressource en eau, la protection des sols (biodiversité, stockage de carbone…). Ainsi, lors de la première édition, l’agence de l’eau a accompagné 14 sites tests. Elle renouvelle en 2021 cette expérimentation avec deux dates de dépôt des candidatures pour les collectivités, syndicats mixtes ou établissements publics.
Les projets soutenus sont : 1. les études de préfiguration (réalisées en régie ou par un prestataire) pour la mise en œuvre de paiements pour services environnementaux à l’échelle d’un territoire (les études à réaliser pour des PSE qui seront mis en place en 2022) ; 2. les paiements pour services environnementaux attribués aux agriculteurs pour les 5 années de contrat définis dans un projet de territoire (pour les dispositifs de PSE mis en place en 2021 sur la base d’études de préfiguration déjà faites) ; 3. des actions complémentaires telles que l’animation territoriale pour encourager les agriculteurs à s’inscrire dans la démarche, la formation et l’accompagnement technique des agriculteurs, la communication. Les secteurs concernés sont : les parcelles des aires d’alimentation de captages sensibles identifiés dans le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux ; les secteurs prioritaires pour la biodiversité ou Trame Verte et Bleue ; les territoires à enjeux GEMAPI ou les zones soumises à érosion/ruissellement des sols.
Dépôt des dossiers – 20 août 2021

Reconversion des friches industrielles – Études et techniques de dépollution exemplaires
L’Agence de l'eau Rhin-Meuse, l’ADEME, la région Grand Est renouvellent l'appel à projets Reconversion des friches industrielles. Ce dispositif a pour objectif de soutenir financièrement des actions de gestion de la pollution dans le cadre d’opérations de reconversion de friches industrielles menées dans le respect de la méthodologie nationale "sites et sols pollués". Les démarches éligibles sont les études préalables de gestion des pollutions (plan de gestion, plan de conception des travaux, essais pilotes…), les travaux de dépollution des sols et des eaux souterraines (privilégiant au maximum l’utilisation de techniques exemplaires). Les opérations de reconversion de friches industrielles devront viser un projet structurant conçu et inscrit dans une ambition de développement durable appliquée à l’urbanisme (écoquartier, approche environnementale de l’urbanisme AEU…). L’AAP s’adresse à tous les acteurs publics et privés (collectivités, bailleurs, aménageurs, promoteurs) qui développent un projet de reconversion de friches industrielles et pour lequel ils sont amenés à engager des travaux de dépollution.
Session 1 – 29 octobre 2021
Session 2 – 28 février 2022
Dépôt des dossiers   

Éducation à l’eau et à la biodiversité
Appel à initiatives pour les associations

L’Agence de l’eau Rhin-Meuse renouvelle son soutien aux actions de sensibilisation, d’éducation à la protection de l’eau et de l’environnement en lançant un appel à initiatives destiné aux structures associatives. Réservé aux structures associatives du bassin Rhin-Meuse, le partenariat financier proposé sera pluriannuel de 2022 à 2024, pour s’inscrire dans une programmation à moyen terme donnant du sens aux actions menées. Les candidats seront sélectionnés sur la base d’un programme d’actions qui devra être en cohérence avec les priorités du 11ème programme (le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, le changement de pratiques…) et les 8 défis territoriaux. Ce programme comprendra obligatoirement un volet dédié aux jeunes et aux adultes. L’agence de l’eau consacrera à cet appel à initiatives 2,9 millions d’euros, montant partagé par 23 structures de 2019 à 2021. Leurs actions menées en 2019 ont permis de sensibiliser près de 96 500 personnes.
Dépôt des dossiers – 30 juin 2021   

 

 

Afrique

 

Projet de Stratégie africaine pour l'eau
La BAD invite les parties prenantes externes à apporter leurs contributions

Le conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a récemment approuvé une nouvelle politique de l'eau afin de fournir un cadre général pour un engagement accru de la Banque dans le secteur de l'eau en Afrique. La politique a bénéficié d'un important retour d'information de la part de parties prenantes, qui a enrichi son contenu et sa portée. La Banque a maintenant rédigé un projet de stratégie pour guider la mise en œuvre de la politique de l'eau pour la période 2021-2025. Le projet de stratégie pour l'eau repose sur quatre piliers stratégiques : 1. la gestion intégrée et durable des ressources en eau ; 2. l'approvisionnement en eau, l'assainissement et l'hygiène inclusifs, durables et résilients au climat ; 3. l'eau pour l'alimentation ; 4. l'eau pour l'énergie.
Les consultations de diverses parties prenantes externes clés sur la stratégie proposée permettra de disposer d'un éventail de perspectives afin de construire un cadre pertinent pour les pays membres régionaux de la Banque. À cet égard, la Banque sollicite des commentaires sur la raison d'être, les objectifs, les piliers stratégiques et la mise en œuvre de la stratégie. L'objectif des consultations est notamment de : s'assurer que la stratégie reflète les points de vue des acteurs concernés ; renforcer l'adhésion et l'appropriation par les parties prenantes ; identifier les possibilités de renforcer la collaboration avec d'autres partenaires de développement ; enfin, s'assurer que la stratégie reflète les meilleures pratiques internationales. Les commentaires des parties prenantes permettront à la Banque de finaliser la stratégie et de faciliter sa mise en œuvre effective une fois qu'elle aura été approuvée par son conseil d'administration. Les principales parties prenantes visées pour les consultations concernent les experts gouvernementaux des secteurs de l'eau, de l'agriculture, de l'énergie ainsi que d'autres autorités de réglementation, les opérateurs des services publics et également les associations d'usagers de l'eau et les organisations de la société civile. Sont également concernés les groupes de jeunes impliqués dans le secteur de l'eau, les communautés économiques régionales, le secteur privé, le monde universitaire ainsi que les partenaires au développement multilatéraux et bilatéraux actifs sur le continent.
Commentaires à adresser avant le 25 juillet 2021 à  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Projet de Stratégie pour l'eau – Banque africaine de développement

 

Bassin du Sénégal
L'OMVS a mis en place une collection digitale
Le Centre de documentation et des archives (CDA) de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a mis en place une application qui permet d'exploiter sa collection digitale. "Depuis quelques mois, nous avons mis en place cette application pour nous adapter au monde moderne dominé par les nouvelles technologies", explique Babacar Diong, chef du centre de documentation et des archives de l'Organisation. L’outil permet au grand public d'exploiter 14 000 documents du fonds numérique, parmi lesquels un certain nombre d’éléments audiovisuels.
L’OMVS réunit quatre États membres : le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et, depuis 2006, la Guinée.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 

Sénégal
Appel au renforcement de l'irrigation pour l'atteinte de la souveraineté alimentaire

Le secrétaire général du ministère de l'Agriculture et de l'Équipement rural, Papa Malick Ndao, juge urgent de "renforcer la cadence" pour que le Sénégal puisse atteindre la souveraineté alimentaire, en passant par la création d'un cadre de capitalisation des expériences des différents projets en matière d'irrigation. "La maîtrise de l'eau étant essentielle, le gouvernement a posé plusieurs actes allant dans ce sens, en renforçant les aménagements hydroagricoles [...] malgré les efforts déjà entrepris avec un rythme annuel des aménagements hydroagricoles qui tournent autour de 4 000 hectares par an, il demeure urgent de renforcer la cadence afin d'atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire visés par le Sénégal", a -t-il indiqué.
M. Ndao présidait l'ouverture des travaux de l'atelier de réflexion et de mise en place du Groupement national de partage des connaissances (GNPC), une rencontre qui s’est tenue à Dakar, dans le cadre de l'exécution, au Sénégal, du Projet d'appui régional à l'initiative pour l'irrigation au Sahel (PARIIS).
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 

Burkina Faso
Quand le manque d'eau et la violence rendent la vie impossible

Depuis 2016, le conflit armé au Burkina Faso a engendré une grave crise humanitaire. Comme dans toute la bande sahélienne, la sécheresse sévit et ne fait qu'empirer. Wendgouda Priva Kabré, responsable des activités eau et habitat du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans le pays, explique pourquoi la situation devient intenable pour de nombreuses communautés, "désormais les difficultés rencontrées par les communautés ne sont pas estampillées "changement climatique" mais ces dernières nous parlent de nombreux changements dans leur environnement. Les températures ont augmenté ces 20 dernières années et la sécheresse est devenue un phénomène majeur, avec de moins en moins d'eau disponible dans les retenues naturelles et les puits." "Les zones agricoles qui restaient humides pendant six mois s'assèchent désormais au bout de trois mois. Les pluies sont maintenant aléatoires, venant trop tôt, ou trop tard, et créent beaucoup d'incertitude pour les agriculteurs. Plus on va vers le nord du pays, plus l'accès à l'eau devient compliqué. Il est inquiétant de constater que les régions les plus touchées sont aussi celles qui font face à la violence armée. La question de l'eau se pose pratiquement partout où nous intervenons. Celle-ci est au cœur des préoccupations et de notre réponse humanitaire", explique Wendgouda Priva Kabré en ajoutant : "Le conflit armé a provoqué un afflux massif de déplacés dans des villages et villes du centre, de l'est et du nord du pays, doublant, voire triplant leur population. Avec l'apparition de nouveaux quartiers, la pression sur les infrastructures de base n'a fait qu'augmenter. Les réserves d'eau souterraine s'épuisent très rapidement. En parallèle, les services de l'État ont cessé un peu partout leurs travaux de maintenance en raison de l'insécurité." Par ailleurs, au-delà des problèmes sanitaires, la question de l'eau est un vrai problème pour l'agriculture dans un pays où environ 80 % de la population dépend de ce secteur. "Même avant le conflit, beaucoup de jeunes abandonnaient les zones rurales pour rejoindre les villes. Aujourd'hui, se lancer dans une production agricole traditionnelle est illusoire. Les jeunes générations ne voient pas de futur à gratter le sol pour des rendements très marginaux."
Comité international de la Croix-Rouge (Genève) – AllAfrica  

 

Sahel
L’avenir du secteur de l'eau dans la zone des trois frontières

Eau Vive Internationale a organisé conjointement avec l'Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma, le Pôle Eau de Genève et l'Observatoire citoyen sur la gouvernance et la sécurité (OCGS), une table ronde des acteurs et leaders locaux sur l'eau comme vecteur de paix au Sahel du 2 au 4 juin 2021 à Ouagadougou.
Dans un contexte de crise sécuritaire dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, est devenue source de pression sur les points d'eau pour les hommes, les animaux, les productions agricoles, halieutiques et industrielles, exacerbant les tensions communautaires. Les échanges à bâtons-rompus entre les responsables et représentants des communautés coutumières et religieuses et les représentants des bailleurs de fonds ont permis à tous les participants de faire sept principales recommandations. Il s'agit d'accorder plus d'importance à l'eau, promouvoir le dialogue, le partage, la solidarité, la bonne gouvernance autour des points d'eau ou des aménagements hydrauliques pour favoriser la paix, le développement et prévenir les conflits d'eau qui se multiplient à la faveur de la crise sécuritaire ; d'assurer un meilleur accompagnement des communautés en les impliquant directement à travers des mécanismes de financements souples et directs qui tiennent compte des spécificités des communautés afin que celles-ci continuent véritablement de jouer leur rôle d'acteurs du développement local en cette période de crise sécuritaire exacerbée où les États éprouvent du mal à assurer leurs missions régaliennes du fait du terrorisme ; de créer une meilleure coordination entre les différents intervenants du secteur de l'eau pour plus d'efficacité dans les actions sur le terrain. Selon le délégué général de Eau Vive Internationale, Jean Bosco Bazié, la mise en commun des efforts et moyens des États pour réaliser des infrastructures d'eau peut favoriser la paix autour de ces ouvrages, à l'image du barrage de Manantali au Mali qui profite à plusieurs pays voisins sans problèmes. "Quand on met ensemble nos ressources pour réaliser une infrastructure, les risques de crises sont minimisés", a-t-il dit. L'Émir du Liptako dans la région du Sahel du Burkina Faso, Ousmane Amirou Dicko, et le chef du canton de Tera dans la région de Tillaberi, Hamidou Niandou, ont apprécié positivement la tenue de cette table ronde et ont prôné le dialogue à tous les niveaux et entre les différentes communautés, les États et les bailleurs de fonds. Le secrétaire exécutif de l'Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG), Saidou Oua, a déclaré : "Cette zone des trois frontières est devenue l'épicentre de l'insécurité, mais nous ne devons pas abandonner les populations à elles-mêmes. Nous devons leur redonner espoir."
Gaspard Bayala, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Bassin du lac Tchad
Des millions de personnes ont faim

Face aux attaques djihadistes, des millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire. Les chiffres sont alarmants : environ 5,1 millions de personnes luttent contre la faim et 400 000 enfants souffrent de malnutrition sévère dans le bassin du lac Tchad. Selon un rapport du Bureau des affaires humanitaires des Nations unie (OCHA), ce chiffre de plus de cinq millions de personnes représente "la pire augmentation pour la première fois depuis quatre ans". Un constat que confirme Soukassia Prosper, journaliste de la radio nationale dans le bassin du lac Tchad : "La situation sur le terrain est alarmante". Cette famine s'expliquerait par les nombreuses attaques perpétrées par des groupes jihadistes ces derniers-temps. "La zone du lac Tchad est une zone où la population se déplace de temps en temps à la suite des exactions des hommes armés", explique Alex Josué, assistant manager pour la santé et la nutrition dans la région du lac Tchad pour l'ONG Concern Worldwide. "Il y a aussi la sécheresse parce que le lac Tchad est en train de se tarir, et le déplacement de la population est aussi dû au manque de sol et de culture".
Selon OCHA, deux milliards et demi de dollars doivent être mobilisés pour répondre de manière adéquate aux besoins humanitaires les plus aigus dans la région. Malheureusement, seuls 13 % des fonds ont été reçus à ce jour.
Bob Barry, Deutsche Welle (Bonn) – AllAfrica  

 

Bassin de la Volta
Promouvoir les solutions fondées sur la nature
L'Autorité du bassin de la Volta, en collaboration avec l'Organisation météorologique mondiale et le Partenariat mondial de l'Eau en Afrique de l'Ouest ont organisé un atelier régional, les 15 et 16 juin à Ouagadougou, en vue promouvoir les solutions fondées sur la nature (SFN) comme mécanisme de gestion des inondations et des sécheresses pour l'adaptation au changement climatique dans le bassin de la Volta. Comme l’a précisé le ministre burkinabé de l'Eau et de l'Assainissement, Ousmane Nacro, il s’agit d'examiner le contenu des études déjà réalisées et de se familiariser avec la liste rouge des écosystèmes les plus vulnérables et en voie de disparition établie par l'UICN et d'identifier les lignes directrices intégrées sur les zones humides pour promouvoir la durabilité des services écosystémiques. Il a rappelé que le bassin de la Volta subit les affres des inondations et sécheresses avec à la clé des dégâts humains et matériels. "Même si nous ne pouvons pas empêcher les phénomènes hydro-climatiques extrêmes de se produire, notre anticipation concertée peut et doit nous permettre d'atténuer sensiblement ou d'endiguer les divers risques graves encourus par nos populations", renchérit le directeur exécutif de l'ABV, Yaovi Robert Dessouassi. Le chef de programme UICN-Burkina, le Dr Jacques Somda, rappelle que l'UICN a mené une étude diagnostique pour évaluer les écosystèmes du bassin de la Volta.
Le bassin de la Volta est partagé par six pays : le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Togo. Le projet VFDM mis en œuvre par le consortium OMM-ABV-GWPAO est financé par le Fonds d'adaptation à hauteur de 7,92 millions de dollars US.
Boukary Bonkoungou, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

 

Asie

 

Turquie
De la "morve de mer" envahit la mer de Marmara
Une mousse visqueuse a envahi depuis plusieurs semaines les côtes du nord-ouest de la Turquie sous l’action combinée de la pollution et du réchauffement climatique. Les mucilages, surnommés "morve de mer", apparaissent lorsque des organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau gonflent jusqu’à former une sorte de mucus jaunâtre qui recouvre de vastes pans de mer. Outre les désagréments pour les riverains et les pêcheurs, les mucilages posent surtout un danger pour l’écosystème en bloquant notamment la lumière du soleil et en privant la flore et la faune sous-marines d’oxygène. Les nappes de mucilages se sont multipliées ces dernières semaines dans la mer de Marmara, y compris à Istanbul, capitale économique de la Turquie. Ce phénomène naturel a été recensé en Turquie pour la première fois en 2007, mais l’invasion actuelle est de loin la plus importante à ce jour. Selon les experts, elle est due à la pollution et au réchauffement des températures, qui favorisent la prolifération des substances végétales à leur origine. La mer de Marmara, qui s’étire d’Istanbul à la mer Egée, est bordée par des zones qui sont parmi les plus peuplées, industrialisées et polluées de Turquie. Le problème est aggravé par la pollution élevée du Danube, fleuve qui se jette dans la mer Noire, laquelle est reliée à celle de Marmara par le détroit du Bosphore. Les autorités turques ont déployé des chalutiers pour drainer les substances visqueuses, mais les experts estiment que ces moyens sont insuffisants. 
Alper Altay a filmé une série d'impressionnantes vidéos dans un petit port situé en bord de mer.  
Les Observateurs – France24

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Chine
La superficie de l'érosion des sols en baisse significative
Le ministère des Ressources en eau a annoncé les résultats d'une surveillance dynamique annuelle de l'érosion des sols, menée récemment à l'échelle nationale afin d'évaluer la situation de l'année 2020, montrant une baisse de la superficie de l'érosion des sols de près d'un million de kilomètres carrés par rapport aux années 1980. Selon les données, la superficie de l'érosion des sols était de 2 692 700 kilomètres carrés en 2020, soit une baisse de 977 600 kilomètres carrés par rapport aux années 1980.
Shuang Sheng et Yishuang Liu – People Daily

 

Les efforts de conservation du fleuve Yangtsé portent leurs fruits
Selon Huang Runqiu, le ministre de l'Écologie et de l'Environnement, la Chine a fait de grands progrès dans la conservation et la restauration de l'écosystème du fleuve Yangtsé à la suite d'efforts de grande envergure pour protéger la plus longue voie navigable d'Asie.
En 2020, la qualité de l'eau dans toutes les sections surveillées du courant principal du Yangtsé a ainsi été évaluée pour la première fois au niveau II ou au-dessus dans le système chinois d'évaluation des eaux de surface à cinq niveaux, a indiqué M. Huang lors de la présentation d'un rapport à l'occasion de la session en cours du Comité permanent de la 13ème Assemblée populaire nationale. Ce résultat peut être attribué à une série de mesures qui ont été adoptées l'année dernière pour freiner les rejets de polluants dans le fleuve. Selon le ministre, 558 usines chimiques dangereuses situées dans des zones densément peuplées de la ceinture économique du fleuve Yangtsé ont été modernisées ou déplacées. Toutes les installations de production de produits chimiques obsolètes dans les zones situées à moins d'un kilomètre du cours principal du fleuve ont aussi été fermées. La ceinture économique couvre neuf des 11 régions traversées par le cours principal du Yangtsé, à l'exception de la province du Qinghai et de la région autonome du Tibet. Elle comprend également les provinces du Zhejiang et du Guizhou, qui abritent des affluents du Yangtsé. En plus d'améliorer la gestion des eaux usées dans les principaux parcs industriels, le ministère a également renforcé la gestion du secteur minier. Des efforts ont également été conduits pour résoudre les problèmes de collecte et d'élimination des eaux usées domestiques. Toutes les villes le long du fleuve Yangtsé sont désormais couvertes par des installations appropriées. Par ailleurs, les autorités ont réduit l'ampleur de l'extraction illégale de sable dans le courant dominant du Yangtsé grâce à une campagne lancée conjointement par divers organismes gouvernementaux ; 2 431 projets qui avaient envahi les rives du fleuve ont été arrêtés, ce qui a permis de restaurer 158 kilomètres de berges.
Dans le même temps, le Yangtsé a connu une nette augmentation du nombre d'espèces et de leur population grâce à un moratoire de pêche de 10 ans imposé à l'ensemble du bassin. Les espèces emblématiques du bassin, telles que le marsouin aptère du Yangtsé, sont désormais plus fréquemment observées. Le moratoire a débuté en 2017 sur la rivière Chishui, un affluent majeur du Yangtsé dans le sud-ouest de la Chine, et a été progressivement prolongé. Depuis le 1er janvier, il couvre l'ensemble des cours d'eau naturels du Yangtsé. M. Huang a également rappelé les efforts considérables déployés par la Chine pour mettre en œuvre le moratoire et réprimer la pêche illégale.
Ying Xie et Yishuang Liu – People Daily  

 

La qualité de l'eau du fleuve Jaune en Chine s'est améliorée 
La qualité de l'eau du fleuve Jaune, le deuxième plus long fleuve de la Chine, a connu une amélioration au cours des cinq dernières années, selon le ministère de l'Écologie et de l'Environnement. La qualité de l'eau du fleuve s'est améliorée, passant de "modérément polluée" à "bonne", au cours de la période du 13ème plan quinquennal (2016-2020), selon le ministère. 84,7 % des eaux de surface du fleuve ont été catégorisées dans les classes de I à III (bonne qualité) en 2020, soit 25,6 points de plus qu'en 2016. S’agissant des affluents, 80,2 % des eaux de surface ont été classées comme de bonne qualité en 2020, en hausse de 31,2 points par rapport à 2016.
La qualité des eaux de surface en Chine est divisée en cinq classes, la classe I étant la meilleure.
Xinhua

 

Rizières en terrasses dans le Guizhou
Des agriculteurs et des bœufs travaillent dans les rizières en terrasses lors d'un événement présentant les traditions agricoles locales dans le comté de Liping de la préfecture autonome Miao et Dong de Qiandongnan, dans la province du Guizhou (sud-ouest de la Chine).
Photo Yang Wenbin / Xinhua
Ying Xie et Yishuang Liu – People Daily

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Course de bateaux-dragons sous la pluie

Le 14 juin, pour la fête des Bateaux-Dragons, une course a eu lieu entre les ponts Daguangming et Baoding à Tianjin, attirant 34 équipes d’Allemagne, de France, d’Espagne et d’Italie notamment ainsi que des universités chinoises, des amateurs et des entreprises.
China.org

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Amériques

 

Canada
Des partenariats pour appuyer la recherche sur les habitats d’eau douce
Les habitats d’eau douce comprennent les nombreux lacs, rivières, ruisseaux et cours d’eau qui font partie de l’écosystème aquatique diversifié du Canada. Ces habitats polyvalents et les espèces qui les habitent ont été touchés par l’activité humaine et les changements environnementaux. Le gouvernement du Canada s’est engagé à appuyer la recherche pour étudier et éclairer la façon de protéger durablement les habitats d’eau douce. La ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Bernadette Jordan, a annoncé un investissement de 805 999 dollars sur plus de trois ans en vue de financer trois projets de recherche sur le sujet. Ce financement appuie la recherche axée sur l’étude des conséquences des effets environnementaux sur le poisson d’eau douce et son habitat, y compris les facteurs de stress cumulatifs, la connectivité de l’eau douce et le passage du poisson, dans le cadre d’un programme plus vaste de science de l’habitat d’eau douce partout au Canada.
Pêches et Océans Canada

 

Canada – Terre-Neuve
La "capitale des icebergs" n'en compte pas un seul cette année
Le Service canadien des glaces fait état d'un "événement extrême" causé par le réchauffement de la mer du Labrador. En temps normal, à compter du mois de mai, la mer entourant les îles de Toulinguet [pour reprendre le nom donné par des marins-pêcheurs bretons], à Terre-Neuve, se couvre d’icebergs blanc-turquoise arrivés du Groenland. Les icebergs font partie de la vie à Twillingate, où l’industrie touristique s’est établie autour des glaciers flottants. Mais cette année, aucun glacier n’est arrivé dans la région. Dave Boyd, qui organise des visites en bateau, est bouleversé. Jason Ross, prévisionniste principal au Service canadien des glaces, surveille les icebergs dans les eaux navigables au large du Canada et explique que l’absence de glaciers représente un événement extrême, mais qui n'est pas sans précédent. L'année qui a vu le moins de glace était 2010. En réalité à ne pas en douter, si la tendance n’est pas linéaire, ces événements extrêmes surviendront de plus en plus souvent dans un climat qui se réchauffe.
Patrick Butler avec des informations de Josée Basque – Radio-Canada  

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Canada – Alberta
Protection de la qualité de l'eau 
Le gouvernement souhaite entendre le public et les peuples autochtones au sujet des nouveaux cadres de gestion de la qualité des eaux de surface pour les rivières North Saskatchewan, Battle et Upper Athabasca. Les engagements viseront à répondre aux pressions exercées sur les ressources en eau par la croissance démographique et économique. Le gouvernement lance également un examen de la gestion du sélénium afin de s'assurer que la qualité de l'eau reste protégée. L'examen sera dirigé par le ministère de l'Environnement et des Parcs, avec le soutien de l'Alberta Energy Regulator (AER). Pour rappel, le gouvernement a récemment publié un rapport sur la qualité de l'eau en amont et en aval des exploitations minières actives et inactives dans le bassin versant de la rivière McLeod entre 2005 et 2016. Le gouvernement prévoit également la publication prochaine du rapport d'examen du plan de mise en œuvre de l'initiative Water For Life de l'Alberta Water Council. Ce rapport détaillera les progrès réalisés par l'Alberta dans la mise en œuvre des objectifs de la stratégie Water For Life, qui visent à assurer un approvisionnement en eau potable sûr et sécuritaire, des écosystèmes aquatiques sains et un approvisionnement en eau fiable et de qualité pour une économie durable.
Alberta Government  

 

Canada – Ontario
Importants projets de restauration de terres humides

Le gouvernement de l’Ontario s’associe à Canards Illimités Canada pour améliorer ou restaurer environ 60 terres humides locales dans toute la province courant 2022, dans le cadre du Programme de partenariat pour la protection des terres humides, un programme d’une valeur de 30 millions de dollars s’étendant sur cinq ans. Canards Illimités Canada reçoit 6 millions de dollars pour des projets qui aideront à améliorer la qualité de l’eau, à préserver et à augmenter les habitats pour les espèces menacées, à aider à prévenir les inondations et à renforcer la résilience au changement climatique dans les bassins hydrographiques du lac Ontario et du lac Érié et les voies navigables de fonction.
Ontario Gouvernement

 

Canada – Québec
Une évaluation environnementale met à mal le projet Laurentia

Le mégaprojet de terminal de conteneurs du Port de Québec ne passe pas le test de l’agence fédérale chargée d’évaluer son impact environnemental. Les dommages qu’il causerait à la qualité de l’air et à certains poissons seraient trop importants. Dans un rapport de plus de 300 pages, l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) conclut que Laurentia est susceptible d’entraîner "des effets environnementaux négatifs, importants, directs et cumulatifs", et ce, "malgré la mise en place de mesures d’atténuation et de suivi".
Le projet Laurentia consistait en un agrandissement du port de Québec visant à le positionner comme un leader sur le marché mondial du transport des conteneurs. L’administration portuaire souhaitait prolonger la ligne de quai sur 610 mètres en remblayant le fleuve pour exploiter un nouveau terminal en eau profonde. Son échec face à l’AEIC met un terme à dix ans d’efforts de son P-DG, Mario Girard, pour donner un nouveau souffle à la zone portuaire. Il estimait pouvoir créer 457 emplois avec Laurentia, en plus des 3 100 personnes appelées à travailler durant la phase de construction. Le patron du Port estime tout de même avoir bon espoir de voir le projet autorisé par le gouvernement fédéral. De fait, techniquement la décision d’approuver ou non le projet Laurentia revient désormais au Conseil des ministres à Ottawa. Toutefois, étant donné la teneur du rapport et la recommandation du ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, il est très improbable qu’il obtienne un feu vert, selon les informations du Devoir.
Photo Pierre Lahoud
Isabelle Porter – Le Devoir  

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Économie

 

Warren, États-Unis – H2O signe un contrat symbolique
H2O Innovation a récemment remporté le contrat d’opération et maintenance (O&M) pour la ville de Warren, au Rhode Island, d’une valeur totale de 5 millions de dollars canadiens. Ce dernier portera le carnet de commandes d’O&M de la société à 71,3 millions de dollars. L’obtention de ce contrat s’est faite à la suite d’un processus d'appel d'offres concurrentiel. Le nouveau contrat comprend la fourniture de service d’opération et maintenance pour une installation de traitement d’eaux d’usées de 2 MGD (7 571 m3/jour) et de stations de pompage pour une durée de 5 ans ainsi que l’ajout de 6 employés à l’équipe d’O&M. Le contrat, qui débute officiellement le 1er juillet 2021, est remarquable en soi, car en 1980, Warren n’est devenue que la deuxième ville des États-Unis à privatiser leurs opérations. "Ce contrat revêt non seulement une importance historique pour l'industrie des opérations contractuelles, mais également une importance stratégique pour H2O Innovation dans la mesure où il continue de renforcer notre présence d’O&M dans le nord-est des États-Unis, où nous avons une clientèle solide. Notre équipe connaît bien la station d'épuration et ses environs, et nous sommes ravis d'avoir remporté le contrat. Au cours des prochaines semaines, nous tirerons parti des connaissances et de l'expertise de notre personnel actuel et de notre équipe de démarrage pour effectuer une transition des opérations en douceur vers H2O Innovation", a déclaré Gregory Madden, chef des stratégies d’affaires d’H2O Innovation.
H2O Innovation

 

H2O Innovation renforce ses positions dans l’industrie
H2O Innovation a remporté 10 nouveaux projets au cours des derniers mois, dont 6 auprès de clients industriels. Ces nouveaux contrats, d’une valeur totale de 4,5 millions de dollars canadiens, porteront le carnet de commandes du pilier d’affaires Technologies de traitement d’eau et Services (WTS) de la société à 35 millions de dollars. Deux contrats concernent respectivement l’industrie automobile et l’industrie minière. S’y ajoutent quatre contrats industriels et quatre contrats municipaux de plus petites tailles. Parmi ceux-ci, deux sont des installations de dessalement d’eau de mer par osmose inverse (SWRO), trois sont des systèmes d'ultrafiltration (UF) et deux sont des systèmes d'osmose inverse pour l’eau saumâtre (BWRO). Notamment, deux de ces nouveaux projets sont conçus à l'aide de membranes en céramique qui offrent des avantages d’opération significatifs par rapport aux membranes de polymère. En effet, dans certaines situations, cela se traduit par une durée de vie de la membrane plus longue, un débit plus élevé et des coûts d'exploitation réduits.
"Nous sommes très emballés par ces nouveaux projets et par la diversification de notre portefeuille avec davantage de projets industriels, caractérisés par des marges bénéficiaires brutes plus élevées. Notre équipe WTS se concentre sur la création de valeur en développant des solutions personnalisées pour résoudre toutes sortes de problèmes liés à l'eau", a déclaré Frédéric Dugré, président et chef de la direction d’H2O Innovation.
H2O Innovation

 

Suez – Acquisition d’Inflowmatix Ltd
Suez annonce l’acquisition d’Inflowmatix Ltd. Cette opération permettra d’enrichir la gamme de solutions numériques du groupe avec une offre unique pour assurer la performance opérationnelle et la résilience des réseaux de distribution d’eau.
Fondée en 2015 et issue de l’Imperial College London, Inflowmatix se positionne comme leader dans le domaine de l’acquisition et de l’analyse des données de pression à haute fréquence. Disposant d’une expertise approfondie et d’excellentes capacités de R&D en matière d’optimisation mathématique, de traitement de données et d’ingénierie hydraulique, l’entreprise a mis au point la suite logicielle InflowSys, une solution qui combine des capteurs de pression à haute fréquence et une plateforme d’analyse permettant aux opérateurs d’eau de surveiller et d’optimiser en continu les performances de leurs réseaux de distribution. Inflowmatix a également conçu arboricity, un service intégré de modélisation et de suivi en temps réel des réseaux pour aider les opérateurs d’eau à sécuriser la gestion de leurs systèmes de distribution, en réduisant les risques de fuites et de rupture des canalisations. Inflowmatix est présent, à travers ses clients, au Royaume-Uni, en France, en Italie et en Australie/Nouvelle-Zélande. Les différents marchés adressés par le groupe Suez lui permettront d’accélérer sa croissance. Ses offres viennent compléter et s’intégrer aux offres-clés de Suez telles que Calm Network et la suite Aquadvanced. Suez était actionnaire minoritaire d’Inflowmatix depuis 2019.
Suez

 

Suez – COVID-19 City Watch primé Projet Smart Water de l'année
Suez a reçu le prix du "Projet Smart Water de l’année" aux Global Water Awards 2021 pour sa solution COVID-19 City Watch. Ce prix honore le projet qui a le plus efficacement exploité les solutions numériques pour atteindre l'excellence dans la gestion de l'eau ou des eaux usées.
COVID-19 City Watch est une offre flexible à destination des collectivités locales pour suivre l’évolution du virus dans les eaux usées et anticiper l’apparition d’éventuels foyers de contamination. Cette offre a pu voir le jour grâce à la collaboration entre les équipes R&D de Suez et des partenaires académiques externes qui ont mis au point 2 innovations-clés : une méthodologie analytique robuste pour quantifier le SARS-CoV-2 dans différentes matrices complexes (eaux brutes, eaux usées et les boues d’épuration) ; une plateforme numérique développée dans un délai de mise sur le marché extrêmement court pour surveiller la dynamique de la pandémie et fournir une alerte précoce en cas de recrudescence ou de changement de tendance dans les villes.
Suez

 

Bertrand Camus quittera la direction de Suez
Avis aux candidats et aux cabinets de chasseurs de tête : le poste de directeur général de Suez sera bientôt à prendre. Son titulaire, Bertrand Camus, a annoncé aux 90 000 salariés du groupe qu’il quitterait ses fonctions une fois achevée la fusion d’une partie du groupe avec Veolia. Dans un entretien au quotidien Le Figaro (édition du 15 juin), celui qui s’était farouchement opposé à ce mariage explique qu’après avoir beaucoup réfléchi, il a décidé de ne pas faire partie de l’aventure du nouveau Suez, même si celui-ci possède tout ce qu’il faut pour rebondir.
Ingénieur des Ponts et chaussées, Bertrand Camus a intégré Suez en 1994. Il y a occupé de nombreux postes, en France et à l’international, notamment en Amérique du Nord, avant remplacer Jean-Louis Chaussade en mai 2019 avec le blanc-seing du patron historique de Suez, Gérard Mestrallet. Bertrand Camus est l'instigateur du plan stratégique Shaping Suez 2030, présenté en octobre 2019 et qui prévoyait un recentrage du groupe sur les activités plus technologiques et à forte valeur ajoutée pour assurer le leardership du groupe. Ce plan est devenu obsolète dans le périmètre du nouveau Suez (7 milliards de chiffre d'affaires contre plus de 17 milliards en 2020). Bertrand Camus restera à son poste pour veiller à ce que la transition se passe bien. Même si les actionnaires n’auront vraiment les cartes en main que dans plusieurs mois des noms circulent déjà. "Ma préférence va bien évidemment à un choix interne, déclare le futur ancien DG au Figaro, à un patron qui connaisse les équipes et les métiers". Comme lui il y a seulement deux ans.
Jean-Michel Bezat – Le Monde    

 

 

Évènements

 

24 May - 04 June 2021
IWA Digital World Water Congress
The major virtual event will focus on the biggest issues affecting the water sector, from COVID-19 to progress towards reaching the Sustainable Development Goals (SDGs). The Digital World Water Congress represents one of the biggest online events for water professionals covering the full water cycle. It includes 32 hours of content and activity, spans across eight days and covers multiple time zones to accommodate a global audience. The event consists of plenary sessions with keynote speakers, technical presentations from industry experts, smart-networking and social opportunities accessible through a dedicated platform. There will also be a poster hall, with presentations and Q&As available from each author.
The Digital Congress will take place online over a span of eight days, on 24 May - 4 June 2021, with rest days on 26 May and 31 May. In the first week, the congress will run from 11:00 to 15:00 GMT, in the second week, from 12:00 to 16:00 GMT. 
IWA Digital World Water Congress 2021 – Programme

 

08-10 June 2021 – Canada
12th annual Canadian Water Summit 3-day virtual event
The Canadian Water Summit, Water Canada, and the Canadian Water and Wastewater Association have collaborated closely over the last year producing 18 focused and thoughtful webinars of interest to thousands of water enthusiasts and professionals. This 3-day event will fresh sessions on the new Canada Water Agency, emerging contaminants in wastewater, and the Investing in Canada Infrastructure program.
Canadian Water Summit 

 

03-11 septembre 2021, Marseille – France
Le Congrès mondial de la Nature 
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le gouvernement français ont convenu d’organiser le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille. L’événement, initialement prévu pour juin 2020, a été reporté en raison de la pandémie de COVID-19.
Le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble la communauté mondiale de la conservation de la nature, y compris les meilleurs experts internationaux en sciences, politiques et pratique de la conservation. Organisé tous les quatre ans, le Congrès permet aux 1 400 organisations membres de l’UICN, dont des États, la société civile et les peuples autochtones, de déterminer de façon démocratique les questions les plus urgentes en matière de conservation de la nature, ainsi que les actions à entreprendre pour y répondre. L’Assemblée des membres de l’UICN se terminera le 10 septembre.
Congrès mondial de la Nature

 

 

Formations

 

Programmation architecturale et urbaine 
L'École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette, l’École des ingénieurs de la Ville de Paris et l’École d’urbanisme de Paris proposent une formation de haut niveau et unique en France à destination des actuels et futurs professionnels de la programmation architecturale et urbaine.
La seconde session de recrutement sera organisée le 15 novembre 2019.
Inscriptions

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin.  
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers" depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
Contact –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'hommes, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières