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Instantanés octobre 2021

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

La richesse mondiale a augmenté, mais au détriment de la prospérité future
Les données d’un nouveau rapport de la Banque mondiale dressent un tableau global de la croissance économique et de la durabilité, avec ce constat : la part du capital naturel renouvelable dans la richesse mondiale diminue et elle est menacée par le changement climatique.
Selon la nouvelle édition du rapport de la Banque mondiale L’Évolution des richesses des nations, la richesse totale a progressé dans le monde, mais aux dépens de la prospérité future et les inégalités se sont creusées. Les pays qui épuisent leurs ressources pour engranger des profits à court terme compromettent la durabilité de leur développement économique. En effet, si des indicateurs tels que le produit intérieur brut (PIB) sont traditionnellement utilisés pour mesurer la croissance économique, le rapport démontre que pour savoir si une croissance est durable, il faut prendre en compte à la fois le capital naturel, le capital humain et le capital produit. L’Évolution des richesses des nations 2021 porte sur 146 pays et sur une période s'étendant de 1995 à 2018. Les auteurs mesurent la valeur économique du capital naturel renouvelable (forêts, terres cultivées et ressources océaniques par exemple), du capital naturel non renouvelable (comme les minéraux et les combustibles fossiles), du capital humain (revenus d’une personne durant toute sa vie), du capital produit (bâtiments, infrastructures, etc.) et des actifs étrangers nets. Pour la première fois, le rapport comptabilise le capital naturel "bleu", à savoir les mangroves et les ressources halieutiques marines. "Une compréhension plus poussée et plus nuancée de la durabilité des richesses est indispensable pour bâtir un avenir vert, résilient et inclusif, déclare Mari Pangestu, directrice générale de la Banque mondiale pour les politiques de développement et les partenariats. Il est essentiel d’accorder la même importance au capital naturel renouvelable et au capital humain qu’aux sources plus traditionnelles de croissance économique, afin que les décideurs politiques prennent des mesures pour assurer une prospérité à long terme."
Selon le rapport, la richesse mondiale a considérablement progressé entre 1995 et 2018, et les pays à revenu intermédiaire rattrapent les pays à revenu élevé. Toutefois, cette plus grande prospérité s’est accompagnée d’une gestion non durable de certains actifs naturels. Les pays à revenu faible et intermédiaire ont vu leur richesse par habitant issue des forêts diminuer de 8 % entre 1995 et 2018, conséquence d’une déforestation importante. Sur la même période, la valeur des réserves halieutiques s’est effondrée de 83 % en raison d’une mauvaise gestion et de la surpêche. Les effets prévus du changement climatique pourraient exacerber ces tendances. En outre, l’appréciation erronée de certains actifs, comme notamment les combustibles fossiles, gros émetteurs de carbone, peut entraîner une surévaluation et une surconsommation. Il est néanmoins possible d’engager le développement sur une voie plus durable en adoptant une vision globale de la richesse et en mettant en place des mesures politiques qui, à l’instar de la tarification du carbone, permettent de mieux valoriser et entretenir des actifs tels que les forêts, les mangroves et le capital humain. Le rapport indique par ailleurs que les inégalités se creusent. La part des pays à faible revenu dans la richesse mondiale a très peu évolué entre 1995 et 2018 et demeure inférieure à 1 %, alors qu’ils représentent environ 8 % de la population mondiale. De surcroît, plus d’un tiers d’entre eux ont vu leur richesse par habitant diminuer. Les pays dont la richesse est en baisse ont également tendance à dégrader leur socle d’actifs naturels renouvelables. Or pour les pays à faible revenu, il est primordial que le capital naturel renouvelable qui représente 23 % de leur richesse soit correctement géré.
À l’échelle mondiale, la part du capital naturel renouvelable (forêts, terres cultivées et ressources océaniques) dans la richesse totale diminue et elle est de plus en plus menacée par le changement climatique. Parallèlement, ce capital gagne en valeur en raison des services écosystémiques précieux qu’il procure. Par exemple, la valeur des mangroves en tant que protection contre les inondations côtières a été multipliée par plus de 2,5 depuis 1995 pour atteindre plus de 547 milliards de dollars en 2018, et celle des aires protégées par kilomètre carré a également progressé rapidement. "L'Évolution des richesses des nations fournit les données et les analyses nécessaires pour aider les gouvernements à corriger les prix et les politiques au service d’un développement durable, souligne Karin Kemper, directrice mondiale Environnement, ressources naturelles et économie bleue à la Banque mondiale. Faute de tenir compte de leurs effets sur la pollution et le réchauffement climatique, les actifs liés aux combustibles fossiles ont historiquement été surévalués, tandis que ceux qui contribuent à l’atténuation du dérèglement du climat, comme les forêts, sont sous-évalués." Le rapport recommande plusieurs actions prioritaires aux décideurs politiques afin de diversifier et de rééquilibrer leurs portefeuilles nationaux d'actifs pour qu’ils soient plus résilients et durables. Il conseille notamment d’investir activement dans les biens publics que sont l’éducation, la santé et la nature, afin d’éviter un appauvrissement non durable des ressources et de gérer les risques futurs. Figurent aussi parmi ces recommandations des mesures politiques et tarifaires qui contribuent à refléter la valeur sociale des actifs et à orienter les investissements privés vers de meilleurs résultats pour tous : réaffecter les subventions allouées à la pêche, donner un prix au carbone et promouvoir les énergies renouvelables, par exemple.
Plus de détails sur les tendances régionales – Banque mondiale  

 

Des ONG appellent à renforcer la protection de l’Antarctique
Une dizaine d'ONG ont remis au gouvernement espagnol une pétition appelant à renforcer la protection environnementale de l'Antarctique prévue par le traité de Madrid, venant de fêter ses 30 ans.
Les eaux entourant l'Antarctique restent ouvertes à la pêche commerciale qui s'est étendue ces dernières décennies et menace de nombreux écosystèmes vulnérables et l'habitat d'espèces sauvages, a mis en garde la Coalition pour l'Antarctique et l'Océan austral (ASOC) dans un communiqué. Une pétition, signée par près d'1,5 million de personnes et une dizaine d'ONG, demande notamment l'extension des zones où la pêche est interdite. Elle a été remise au premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'une conférence organisée dans la capitale espagnole pour les 30 ans du protocole de Madrid, qui donne à l'Antarctique le statut de réserve naturelle consacrée à la paix et à la science. Cet accord signé le 4 octobre 1991 interdit toute exploitation minière ou pétrolière durant 50 ans et prévoit des mesures pour la protection de la faune et de la flore, le contrôle du tourisme, la prévention de la pollution marine et l'élimination des déchets. Actuellement, seul 5 % de l'océan Antarctique est protégé, c'est pourquoi établir de nouvelles zones maritimes protégées est crucial dans des régions telles que la péninsule antarctique, la mer de Weddell et l'est du continent, a plaidé Pedro Sanchez lors de cette conférence. Le premier ministre espagnol a exprimé son engagement et celui des autres états membres de l'UE à défendre l'établissement de ces nouvelles zones protégées en octobre lors de la réunion annuelle de la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR), chargée notamment de réguler la pêche.
L'Antarctique est également particulièrement menacé par le réchauffement climatique. Le record de chaleur sur ce continent a été battu le 6 février 2020 avec une température de 18,3 °C, a confirmé l'Organisation météorologique mondiale en juillet. Plusieurs études ont conclu que la fonte des grands glaciers de l'ouest de l'Antarctique, qui contiennent assez d'eau pour faire monter les océans de plusieurs mètres, semble irréversible. Cette fonte fait partie des points de rupture ou point de bascule identifiés par les scientifiques comme des éléments-clés dont la modification substantielle pourrait entraîner le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable.
Radio-Canada

 

Pollution des océans
Une évaluation complète des déchets marins et de la pollution plastique met en garde contre les fausses solutions 
Une réduction drastique du plastique inutile, évitable et problématique est cruciale pour résoudre la crise de la pollution mondiale, selon une évaluation complète publiée le 21 octobre par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Une transition accélérée des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables, la suppression des subventions et le passage à des approches circulaires permettront de réduire les déchets plastiques à l'échelle nécessaire.
From Pollution to Solution: a global assessment of marine litter and plastic pollution (De la pollution à la solution : une évaluation mondiale des déchets marins et de la pollution plastique) montre que la menace est en hausse dans tous les écosystèmes, de la source aux océans. L’évaluation montre également que bien que nous disposions du savoir-faire, une volonté politique et une action urgente des gouvernements sont nécessaires pour faire face à cette crise croissante. Le rapport alimentera les discussions lors de l’Assemblée des Nations unies pour l'environnement (AUE 5.2) en 2022, à l’occasion de laquelle les pays se réuniront pour décider de la marche à suivre en matière de coopération mondiale.
Le rapport souligne que le plastique représente 85 % des déchets marins et prévient que d’ici à 2040, les volumes de pollution plastique qui se déversent dans les zones marines vont presque être multipliés par trois, ajoutant 23 à 37 millions de tonnes métriques de déchets plastiques dans l'océan par an. Cela représente environ 50 kg de plastique par mètre de littoral dans le monde. Il en résulte que l’ensemble de la vie marine, qu’il s’agisse du plancton, des crustacés, des oiseaux, des tortues et des mammifères, est exposée à un risque grave de toxicité, de troubles du comportement, de famine et de suffocation. Les coraux, les mangroves et les herbiers marins sont également étouffés par les déchets plastiques qui les empêchent de recevoir l'oxygène et la lumière dont ils ont besoin. Le corps humain est également vulnérable à de multiples égards à la pollution plastique des sources d’eau, capable de provoquer des changements hormonaux, des troubles du développement, des anomalies de la reproduction et des cancers. Les plastiques sont ingérés par le biais de la consommation de fruits de mer, de boissons et même le sel de table et peuvent alors pénétrer à travers la peau et être inhalés lorsqu'ils sont en suspension dans l'air. L’évaluation, publiée dix jours avant le début de la COP26, souligne que les plastiques constituent également un problème climatique : sur la base d’une analyse du cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre dues aux plastiques s'élevaient en 2015 à 1,7 gigatonne d’équivalent CO2 (Gt éq CO2), et devraient atteindre environ 6,5 Gt éq CO2 d’ici à 2050, soit 15 % du budget carbone mondial. Les déchets marins et la pollution plastique ont également des effets considérables sur l'économie mondiale. Les coûts économiques de la pollution plastique marine, comme par exemple ses effets sur le tourisme, la pêche et l'aquaculture, ainsi que d'autres coûts tels que ceux des opérations de nettoyages, ont été estimés en 2018 à 6 à 19 milliards dollars en 2018 dans le monde.
Les auteurs mettent en doute la solution du recyclage comme moyen de parvenir à sortir de la crise de la pollution plastique. Ils mettent en garde contre les alternatives néfastes aux produits à usage unique et autres produits en plastique, comme les plastiques biosourcés ou biodégradables, qui représentent actuellement une menace chimique similaire à celle des plastiques conventionnels. Le rapport examine également les défaillances cruciales du marché, telles que le faible prix des matières premières fossiles vierges par rapport aux matériaux recyclés, les efforts non coordonnés dans la gestion informelle et formelle des déchets plastiques, et l’absence de consensus sur les solutions au niveau mondial. L'évaluation exhorte une réduction immédiate des plastiques et encourage une transformation de l'ensemble de la chaîne de valeur des plastiques. Des investissements supplémentaires doivent être réalisés dans des systèmes de surveillance beaucoup plus robustes et efficaces pour identifier les sources, l'échelle et le devenir du plastique, ainsi que dans le développement d'un cadre de risque, qui fait actuellement défaut au niveau mondial. En fin de compte, il est essentiel de passer à des approches circulaires, comme des pratiques de consommation et de production durables, une accélération du développement et de l'adoption d'alternatives par les entreprises et une sensibilisation accrue des consommateurs pour permettre des choix plus responsables.
From Pollution to Solution: a global assessment of marine litter and plastic pollution

 

30 % des arbres en danger d’extinction dans le monde
Le rapport Botanic Gardens Conservation International (BGCI) évaluant l’état des arbres dans le monde a révélé que 30 % des espèces d’arbres sont menacées d’extinction. Le rapport sur l’état des arbres dans le monde, publié en septembre dans le cadre de l’évaluation mondiale des arbres par le BGCI a examiné les données sur le risque d’extinction des 58 497 espèces d’arbres dans le monde. "Nous savons maintenant que 30 % des espèces d’arbres sont menacées d’extinction, et au moins 142 espèces d’arbres sont enregistrées comme éteintes", note le rapport. Les principales menaces pesant sur les espèces d’arbres sont le défrichement des forêts et d’autres formes de perte d’habitat, l’exploitation directe du bois et d’autres produits et la propagation de ravageurs et de maladies envahissants. Le changement climatique a également un impact clairement mesurable.
BGCI

 

Un rapport multi-institutions met en garde contre la crise de l'eau qui se profile
Le nombre d'aléas hydrologiques, tels que les inondations et les sécheresses, augmente sous l'effet du changement climatique. On s'attend à ce que le stress hydrique, aggravé par la croissance démographique et la diminution des ressources disponibles, s’amplifie massivement. Or, selon un nouveau rapport multi institutions, la gestion, la surveillance, les prévisions et les alertes précoces dans le domaine de l’eau sont parcellaires et inadaptées, tandis que les financements alloués au niveau mondial à l'action climatique restent insuffisants.
Ce rapport, intitulé State of Climate Services 2021: Water (Situation des services climatologiques 2021 : L'eau), souligne qu’il faut agir de toute urgence pour améliorer la gestion coopérative de l'eau, adopter des politiques coordonnées sur l'eau et le climat et accroître les investissements en faveur de cette ressource, sur laquelle reposent tous les objectifs internationaux en matière de développement durable, d'adaptation au changement climatique et de prévention des catastrophes. "L'augmentation des températures modifie les précipitations à l'échelle régionale et mondiale, et, partant, le régime des pluies et celui des saisons agricoles, ce qui a des répercussions majeures sur la sécurité alimentaire, la santé et le bien-être des populations", a déclaré le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale, Petteri Taalas. "L'année dernière, nous avons continué d'enregistrer des phénomènes hydrologiques extrêmes. Dans toute l'Asie, plus précisément au Japon, en Chine, en Indonésie, au Népal, au Pakistan et en Inde, des épisodes de précipitations extrêmes ont provoqué des inondations massives. Des millions de personnes ont été déplacées et des centaines ont perdu la vie. Ce n’est pas que dans les pays en développement que les inondations ont causé des perturbations majeures. Les inondations catastrophiques survenues en Europe ont tué des centaines de personnes et provoqué des dégâts considérables", a-t-il ajouté. "Le manque d'eau continue d'être une source majeure de préoccupation pour de nombreuses nations, notamment en Afrique. Plus de 2 milliards de personnes vivent dans des pays soumis à un stress hydrique et souffrent du manque d'accès à l'eau potable et à l'assainissement", a-t-il expliqué. "Nous devons prendre conscience qu'une crise de l'eau se profile", a-t-il martelé. Ce rapport, coordonné par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), contient les contributions d’une vingtaine d’organisations internationales, d’organismes de développement et d’instituts scientifiques.
Aléas hydrologiques et stress hydrique – Selon les chiffres présentés dans ce rapport, en 2018, 3,6 milliards de personnes n’ont pas eu un accès suffisant à l'eau pendant au moins un mois. D'ici à 2050, elles devraient être plus de 5 milliards. Ces 20 dernières années, le stockage de l'eau dans les terres (à la surface du sol et dans le sous-sol – humidité du sol, neige et glace incluses) a diminué d'un centimètre par an. Les pertes les plus importantes se produisent en Antarctique et au Groenland, mais de nombreuses zones très peuplées situées à des latitudes plus basses connaissent des pertes significatives dans des endroits qui assurent habituellement un approvisionnement en eau, ce qui a des conséquences majeures pour la sécurité hydrique. La situation s'aggrave du fait que l'eau douce utilisable et disponible ne représente que 0,5 % de l'eau présente sur Terre. La fréquence des aléas hydrologiques a augmenté ces 20 dernières années. Depuis 2000, le nombre de catastrophes liées aux inondations a augmenté de 134 % par rapport aux deux décennies précédentes. C'est en Asie, là où les systèmes d'alerte de bout en bout pour les crues fluviales doivent être renforcés, que l’on a enregistré la plupart des décès et des pertes économiques liés aux inondations. Le nombre et la durée des sécheresses ont également augmenté de 29 % au cours de cette même période. La plupart des décès liés à la sécheresse se sont produits en Afrique, d’où la nécessité de renforcer dans cette région les systèmes d'alerte de bout en bout correspondants.
Gestion intégrée des ressources en eau – Il est essentiel de gérer les ressources en eau de manière intégrée pour parvenir au bien-être social, économique et environnemental à long terme. Toutefois, malgré certaines avancées, 107 pays ne sont toujours pas sur la bonne voie pour gérer durablement leurs ressources en eau d'ici à 2030. Dans l'ensemble, le monde entier a pris beaucoup de retard dans la course pour parvenir à l'objectif de développement durable 6 (ODD-6) des Nations unies, qui porte sur la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous. En 2020, 3,6 milliards de personnes ne disposaient pas de services d'assainissement gérés de manière sûre, 2,3 milliards n'avaient pas accès à des services d'hygiène de base et plus de 2 milliards vivaient dans des pays soumis à un stress hydrique, sans accès à l'eau potable. Au total, 75 pays ont fait état d’une utilisation de l'eau d'une efficacité inférieure à la moyenne, dont 10 d'une efficacité extrêmement basse. Il est nécessaire de quadrupler les taux de progression actuels pour atteindre les objectifs mondiaux d'ici à 2030. La bonne nouvelle, c'est que les nations sont déterminées à améliorer la situation. Selon la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, l'eau et l'alimentation sont les deux grands domaines prioritaires inscrits dans les contributions déterminées au niveau national, présentées au titre de l'Accord de Paris, et certains pays insistent sur la nécessité de renforcer les services climatologiques pour le secteur de l'eau.
Aspirations et réalité – Pour réduire le nombre de catastrophes hydrologiques et soutenir la gestion des ressources en eau, il faut mettre en place des services climatologiques destinés au secteur de l'eau et des systèmes d'alerte précoce de bout en bout, et engager des investissements de façon durable. Ces services, systèmes et investissements ne sont pas encore suffisants. Environ 60 % des services météorologiques et hydrologiques nationaux, à savoir les organismes publics nationaux chargés d’offrir des informations hydrologiques de base et des services d'alerte aux gouvernements, au grand public et au secteur privé, ne disposent pas de toutes les capacités nécessaires pour fournir des services climatologiques à destination du secteur de l'eau. Il ressort d’une évaluation menée par l'OMM sur 101 pays disposant des données requises que : dans 43 % des États membres de l'OMM, les interactions entre les prestataires de services climatologiques et les utilisateurs d'informations sont insuffisantes ; dans environ 40 % d'entre eux, aucune donnée n'est recueillie sur les variables hydrologiques de base ; dans 67 % d'entre eux, il n'y a pas de données hydrologiques disponibles ; par ailleurs, les systèmes de prévision et d'alerte de bout en bout pour les crues fluviales sont inexistants ou inadéquats dans 34 % des pays ayant fourni des données et les systèmes de prévision et d'alerte de bout en bout pour les sécheresses sont inexistants ou inadéquats dans 54 % d'entre eux. Il est essentiel de consentir des financements et des investissements supplémentaires pour soutenir l'adaptation. Malgré une augmentation de 9 % des promesses financières relatives à la réalisation de l’ODD-6, les engagements d'aide publique au développement sont restés stables, à 8,8 milliards de dollars US entre 2015 et 2019.
Recommandations – Les auteurs du rapport formulent six recommandations stratégiques à l'intention des décideurs pour améliorer la mise en place et l’efficacité des services climatologiques destinés au secteur de l'eau dans le monde, comme suit :

  1. Investir dans la gestion intégrée des ressources en eau pour mieux gérer le stress hydrique, notamment dans les petits États insulaires en développement (PEID) et les pays les moins avancés (PMA) ;
  2. Investir dans des systèmes d'alerte précoce de bout en bout pour les sécheresses (notamment en Afrique) et les inondations (y compris en Asie) dans les PMA à risques ;
  3. Combler les lacunes en matière de capacités en recueillant des données pour les variables hydrologiques de base qui sous-tendent les services climatologiques et les systèmes d'alerte précoce ;
  4. Améliorer les interactions entre les parties prenantes au niveau national pour développer des services climatologiques, en collaboration avec les utilisateurs d'informations, et les rendre opérationnels, afin de faciliter l'adaptation dans le secteur de l'eau. Il est également urgent d'améliorer le suivi et l'évaluation des avantages socio-économiques, ce qui permettra de mettre en valeur les meilleures pratiques ;
  5. Combler les lacunes en matière de données pour les services climatologiques à destination du secteur de l'eau. Au total, 65 pays membres de l'OMM, notamment les PEID, ne disposent pas de telles données. Seulement 19 % des PEID ont fourni des données aux fins de l'établissement de ce rapport, ce qui est insuffisant pour évaluer les capacités des PEID et les besoins relatifs aux services climatologiques pour le secteur de l'eau ;
  6. Adhérer à la Coalition sur l’eau et le climat. Cette coalition est menée par l'OMM pour répondre à la nécessité de développer des politiques coordonnées et de proposer de meilleures solutions pratiques. Elle vise à aider les pays à renforcer l'évaluation des ressources en eau ainsi que les services de prévision hydrologique. 

OMM

 

WWF-2022 DAKAR
Les parties prenantes en quête de "réponses innovantes et efficientes" 
En prélude au 9ème Forum mondial de l'eau (Dakar, 21-26 mars 2022), la deuxième réunion des parties prenantes s'est tenue deux journées consécutive au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio dans l'objectif d’identifier et de mettre en lumière des réponses innovantes et efficientes qui seront discutées au Forum. 42 pays y étaient représentés à travers près de 400 participants. "Le thème du Forum "La sécurité de l'eau pour la paix et le développement" reste d'une brûlante actualité, notamment pour mettre en place des mécanismes de riposte efficaces à même de lutter contre la COVID-19 et ses conséquences", a souligné le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Serigne Mbaye Thiam.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

Un sommet de l'UA en marge du Forum
Macky Sall organisera un sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine en marge du 9ème Forum mondial de l'eau (WWF-Dakar, 21-26 mars 2022), en vue de l'atteinte des objectifs de développement durable relatifs à l'eau, a annoncé, le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, qui explique que ce sommet de l'UA donnera "une envergure politique et diplomatique exceptionnelle" au Forum.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 


INNOVATION
Unités autonomes de dessalement d'eau de mer
Une jeune entreprise sherbrookoise (Québec, Canada) a réussi à créer un système capable de produire de l'eau potable à partir de l'eau salée à l'aide des vagues de la mer. Son cofondateur et PDG, Dragan Tutic, explique que ses bouées se servent du mouvement des vagues pour pomper l'eau et la filtrer. Ainsi sa technologie n'utilise pas de carburants, contrairement aux autres technologies sur le marché. Après la création de nombreux prototypes, Oneka Technologies entame aujourd'hui la commercialisation de son innovation, cependant au lieu de vendre ses unités autonomes de dessalement aux communautés l’entreprise a choisi d’en rester l’exploitant et de vendre l'eau produite.
L’interview de Dragan Tutic – Radio-Canada
Oneka Technologies

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PUBLICATIONS
Des outils innovants au service de l’action climatique
Le Groupe de la Banque mondiale, qui a débloqué plus de 26 milliards de dollars de financement pour le climat au cours de l’exercice 2021, est le premier bailleur de fonds multilatéral pour des investissements climatiques dans les pays en développement. Des instruments visant à préserver des flux financiers vitaux et des systèmes permettant d’évaluer la pérennité et la résilience de l’action climatique contribuent à l’obtention de résultats concrets sur le terrain. Un mémo de la Banque fournit un aperçu de la manière dont ces outils et stratégies aident les pays à lutter contre la crise climatique. Y sont évoqués : les co-bénéfices climatiques, les financements concessionnels, les accords de paiement des réductions d’émissions (ERPA), les prêts verts, le système de notation de la résilience au changement climatique, les obligations développement durable avec, pour chacun de ces outils, des exemples de mise en œuvre.
Banque mondiale


Sensibilisation au lavage des mains
À l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains (15 octobre), le Global Handwashing Partnership a publié une fiche d’information à vocation pédagogique, disponible en 3 langues (français, anglais et espagnol). On y retrouve les avantages de l'hygiène des mains, comment le lavage des mains est essentiel dans la lutte contre le COVID-19 et comment la pandémie a influencé nos comportements, plus tout ce qu’il faut savoir pour mettre en place un programme de vulgarisation du lavage des mains.
Notre avenir à portée de main

 

WWDR-2021 now available in Arabic
Since 2018, the World Water Development Report (WWDR) series are translated into Arabic with the generous support of Sultan Bin Abdulaziz Al-Saud Foundation of the Kingdom of Saudi Arabia. Following 2017 (Wastewater: The Untapped Resource), 2018 (Nature-based solutions for Water) and 2020 (Water and Climate Change) editions of WWDR, the Arabic version of 2021 Report focusing on the theme "Valuing Water" has been recently completed. WWDR-2021 Arabic have been shared with the international audience in a high-level event that will take place on the opening day of Cairo Water Week (24 October 2021). The 2021 edition of the United Nations World Water Development Report, titled Valuing Water assesses the current status of and challenges to the valuation of water across different sectors and perspectives, and identifies ways in which valuation can be promoted as a tool to help improve its management and achieve global sustainable development.
WWAP Secretariat, with the financial support of the Sultan bin Abdulaziz Al-Saud Foundation, is aiming to organize a training session in the Arab region focusing on the comprehensive findings of WWDR-2021. The date and location are to be decided at a later date.
WWDR-2021 Arabic

 


APPEL À CONTRIBUTIONS
I.S.Rivers 2022
River managers, operational stakeholders and scientists: you have until the 26th of November 2021 to submit your papers whether you have filed your declaration of intent or not.
I.S.Rivers ambition is to encourage collaboration between scientists and river managers on a European and international scale in order to help decision making and improve practices. Main focus on: search results, feedbacks on experiences, combining research and practices. I.S.Rivers 2022 themes will be : Trajectories and adaptation to global change; River functioning, quality and service; Ecological restoration and management issues; Rivers and human in interaction.
Call for abstracts I.S.Rivers

 

 

Europe

 

Pollution de eaux par les nitrates
La Commission européenne veut des efforts accrus

Le dernier rapport de la Commission relatif à la mise en œuvre de la directive sur les nitrates, établi sur la base des données pour la période 2016-2019, avertit que les nitrates sont toujours une source de pollution nocive des eaux dans l'Union européenne (UE). Là où les autorités nationales et les agriculteurs ont réalisé des efforts, cela a eu un effet positif tant sur l'approvisionnement en eau potable que sur la biodiversité et par voie de conséquence sur des secteurs comme la pêche et le tourisme qui en dépendent. Toutefois, l'utilisation excessive d'engrais demeure un problème dans de nombreuses régions de l'UE. Virginijus Sinkevičius, commissaire chargé de l'environnement, des océans et de la pêche, explique : "La mise en œuvre de la directive sur les nitrates ces 30 dernières années a incontestablement amélioré la qualité des eaux dans l'ensemble de l'UE. Nous constatons également que les efforts réels entrepris pour passer à des méthodes durables portent leurs fruits. La situation n'évolue cependant pas à un rythme suffisant pour prévenir les dommages pour la santé humaine et préserver les écosystèmes fragiles. Conformément au pacte vert pour l'Europe, il est désormais nécessaire d'accélérer les mesures pour parvenir à une agriculture durable et protéger notre précieux approvisionnement en eau."
Les concentrations de nitrates ont diminué tant dans les eaux de surface que dans les eaux souterraines par rapport à la situation qui prévalait avant l'adoption de la directive sur les nitrates en 1991. Toutefois, le nouveau rapport révèle que peu de progrès ont été accomplis ces dix dernières années et que la pollution par les nutriments provenant de l'agriculture demeure un sujet de grave préoccupation pour de nombreux États membres. Dans l'ensemble des États membres, au cours de la période 2016-2019, 14,1 % des eaux souterraines dépassaient encore la limite de concentration des nitrates fixée pour l'eau potable. D'après les conclusions, 81 % des eaux marines, 31 % des eaux côtières, 36 % des cours d'eau et 32 % des lacs dans l'UE ont été signalés comme eutrophes.
La Commission prendra des mesures pour améliorer le respect de la directive sur les nitrates, qui est une condition préalable à la réalisation de l'objectif du pacte vert pour l'Europe consistant à réduire les pertes de nutriments d'au moins 50 % d'ici à 2030. Pour ce faire, il est nécessaire de renforcer les mesures dans la plupart des États membres au niveau national et régional. Globalement, la qualité des programmes d'action nationaux s'est améliorée, mais dans de nombreux cas, les mesures en place ne sont pas suffisamment efficaces pour lutter contre la pollution dans des zones où la pression agricole a augmenté. Ainsi la Belgique, la Tchéquie, le Danemark, l'Allemagne, la Finlande, la Hongrie, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne et l'Espagne sont confrontés à des défis majeurs en matière de lutte contre la pollution par les nutriments provenant de l'agriculture. La Bulgarie, Chypre, l'Estonie, la France, l'Italie, le Portugal et la Roumanie comptent aussi des points à risque où il est urgent de réduire la pollution. Par ailleurs, renchérit le rapport, l'incidence du changement climatique doit aussi être mieux prise en compte dans la lutte contre la pollution par les nitrates à l'échelle nationale.
Rapport de la Commission relatif à la mise en œuvre de la directive sur les nitrates pour la période 2016-2019
Document de travail des services de la Commission accompagnant le rapport relatif à la mise en œuvre de la directive sur les nitrates pour la période 2016-2019
Explorateur en ligne sur la qualité de l'eau et l'agriculture dans l'UE

 

Belgique
Bruxelles : La fin des coupures d’eau pour impayés
Le gouvernement bruxellois a approuvé la fin des coupures d’eau aux usagers domestiques et la mise en place d’une intervention sociale dans le prix de l’eau. Ces mesures doivent intervenir début 2022. La décision fait suite notamment à la rencontre européenne des Communautés Bleues à Bruxelles en novembre 2019 lors de laquelle la Coordination EAU Île-de-France était allée défendre cette mesure auprès des activistes et des pouvoirs publics bruxellois. 
Un ménage bruxellois sur quatre est confronté à la précarité hydrique, d’après la Fondation Roi Baudouin. Face à ce constat, le gouvernement bruxellois a annoncé plusieurs mesures parmi lesquelles l’interdiction des coupures d’eau pour les usagers domestiques. Des mesures de prévention des impayés accompagneront cette future interdiction, précise la Région. Un autre élément viendra renforcer le dispositif : l’octroi automatique d’une intervention sociale annuelle dans le prix de l’eau à tout ménage ayant le statut BIM (bénéficiaire d'intervention majorée) à la date du 1er janvier. Le projet d’ordonnance prévoit également l’octroi d’un plan de paiement raisonnable à tous les ménages se trouvant en difficulté de paiement de leurs facture d’eau et le sollicitant. Le délai pour apurer la dette pourra s’étaler jusqu’à 18 mois. Le gouvernement prévoit par ailleurs que la mensualisation des factures par voie électronique devienne la norme pour les usagers domestiques comme pour les entreprises à partir du 1er janvier 2023. Seuls les usagers dont Vivaqua n’aura pas les coordonnées électroniques continueront alors de recevoir une facture trimestrielle par voie postale. Cette mesure permettra de réduire le nombre de non-paiement par les usagers en permettant de scinder la facture annuelle en plusieurs factures de plus petits montants. Enfin, le contenu de la facture sera également revu. Il fournira toute une série d’informations complémentaires, notamment sur l’intervention sociale, la possibilité de solliciter un plan de paiement raisonnable et/ou l’aide financière du Fonds social de l’eau, le tarif spécifique en cas de fuite, etc. Ces informations permettront à chaque usager de mieux connaître les services existants pour les aider.
"En 2017, plus de 1 000 ménages bruxellois ont été coupés d’eau, c’est inadmissible. Parmi tous les services essentiels, l’eau est celui dont on peut le moins se passer. La révision de l’ordonnance sur l’eau permettra d’empêcher les coupures aux ménages en incapacité de paiement, d’alléger le montant de la facture et les aidera à apurer leurs dettes", explique le ministre de l’Environnement Alain Maron (Écolo).
La Libre (Bruxelles) – Coordination Eau IDF

 

France
Polluants chimiques dans les milieux aquatiques
Les résultats de la surveillance de nouvelles substances à l'échelle nationale
L’INERIS, en collaboration avec l’Office français de la biodiversité (OFB), publie les résultats de deux exercices de surveillance prospective nationale de contaminants chimiques dans l’eau, réalisés avec le concours des agences de l’eau. Ces exercices concernent des substances surveillées réglementairement et des substances d’intérêt émergent. Ces travaux, menés par l’INERIS dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’OFB, avec l’appui technique d’Aquaref, contribuent à l’avancée des connaissances sur la pollution des milieux aquatiques et permettront d’éclairer les évolutions réglementaires concernant la surveillance des substances chimiques, notamment celles relatives à la mise en œuvre de la directive cadre européenne sur l’eau (DCE).
Substances Pertinentes à Surveiller (SPAS)
Campagne Émergents Nationaux 2018 (EMNAT 2018) – Résultats de la recherche de contaminants émergents dans les eaux de surface et les rejets de STEU

 

Point d’étape du Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique
Lancé le 28 mai dernier par Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et Bérangère Abba, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique vise à engager une réflexion collective et à construire des politiques durables pour la résilience de l’agriculture face aux aléas climatiques. Un point d’étape à mi-parcours a été organisé le 20 octobre, au cours duquel les travaux des trois thématiques de travail ont été présentés, qui permettront d’aboutir dès janvier 2022 à une feuille de route pour : 1. Se doter d’outils d’anticipation et de protection de l’agriculture dans le cadre de la politique globale de gestion des aléas climatiques ; 2. Renforcer la résilience de l’agriculture dans une approche globale en agissant notamment sur les sols, les variétés, les pratiques culturales et d’élevage, les infrastructures agroécologiques et l’efficience de l’eau d’irrigation ; 3. Accéder à une vision partagée et raisonnée de l’accès aux ressources en eau mobilisables, dans le respect des équilibres et milieux naturels pour l’agriculture sur le long terme. Dans chaque thématique, l’accent est notamment mis sur : le côté opérationnel des solutions à apporter (boîtes à outils en cours d’élaboration, solutions fondées sur la nature, etc.) ; l’assise scientifique des travaux (par la caractérisation des impacts du changement climatique, etc.) ; la dimension territoriale (lancement dans chaque région de diagnostics territoriaux, accélération des projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE), sollicitation des comités de bassin, etc.).
Écologie France

 

Zones humides : Une mission d’identification des sites remarquables
La protection des zones humides est inscrite dans la Stratégie nationale aires protégées 2030. Elle prévoit le doublement de surfaces en zones humides couvertes par des aires fortement protégées. Ces milieux diversifiés d’une grande qualité paysagère (marais, mares, prairies humides, tourbières, lagunes, estuaires, mangroves…) rendent de très grands services pour préserver la biodiversité et lutter contre les dérèglements climatiques : ils accueillent de nombreuses espèces ; ils préservent la ressource en eau, en qualité et en quantité ; ils atténuent certains risques naturels (inondations, submersions marines) ; ils limitent les effets du changement climatique, par leur capacité de stockage du carbone ; ils jouent un rôle économique important, en agriculture, pisciculture, ou encore comme espaces de loisirs et de tourisme…Aussi la création d’un parc national dédié aux zones humides donnera-t-elle une dimension nouvelle à la politique de préservation de ces milieux. Dans ce contexte, Bérangère Abba, secrétaire d’État chargée de la biodiversité, a confié au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) une mission visant à identifier, d’ici la fin de l’année 2021, les sites remarquables susceptibles d’accueillir le futur parc national.
Parcs nationaux

 

Cleantech Open France 2021 dévoile ses 9 lauréats
Les 9 lauréats ont été sélectionnés par le jury du ministère de la Transition énergétique parmi plus de 150 candidatures ayant fait l’objet de 800 évaluations. En Chimie Verte & Nouveaux Matériaux, c’est Blue, une petite machine qui transforme du sel et du vinaigre avec l’eau du robinet pour en faire un produit nettoyant désinfectant désodorisant multisurface qui a été sélectionnée. Dans la catégorie Eau, Air & Protection de la Biodiversité, le trophée revient à H2OPE qui a conçu le River Whale, un collecteur de déchets aquatiques autonome et passif, conçu pour stopper la pollution dans les cours d'eau avant qu'elle n'atteigne les océans. H2OPE propose une suite de services complète : l'étude du cours d'eau à protéger, le déploiement du réseau de River Whale, la collecte régulière des déchets, le tri et la pesée des déchets, l'intégration dans les filières de recyclage et de revalorisation.
Créée en 2010, l’association Cleantech Open France anime et développe un réseau de 500 startups, TPE et PME et 100 partenaires publics et privés en vue d’attirer les talents et les capitaux pour accélérer la mise en marché et l’industrialisation des solutions à impacts positifs sur l’environnement. Les lauréats représenteront la France au Cleantech Open Global Forum international.
Cleantech Open France

 

Pierre Hirtzberger, nouveau président de l’ASTEE
À l’occasion du 100ème congrès de l’Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement (ASTEE), le conseil d’administration a élu à l’unanimité son nouveau président le 29 septembre 2021 à Paris. Il s’agit de Pierre Hirtzberger, directeur général des services techniques du Syctom.
Diplômé de l’INSA Lyon et de l’École des Mines de Paris, Pierre Hirtzberger rejoint l’agglomération de Boulogne-sur-Mer en 1997 en tant qu’adjoint au DGST. Il travaille ensuite à la Métropole Européenne de Lille de 2001 à 2011 en tant que directeur adjoint de la direction des déchets ménagers avant d’occuper son poste actuel au Syctom, premier opérateur public européen de traitement des déchets ménagers. Pierre Hirtzberger rejoint l’ASTEE en 2012 en tant qu’administrateur et intègre le bureau en 2016 en tant que vice-président Climat et Ressources. Il copilote au sein de l’association des travaux sur le changement climatique qui donneront lieu à une publication de référence, s’appuyant sur de nombreux retours d’expérience. Il est convaincu que la transversalité Eau-Déchets est une réalité et une source de progrès pour les services publics de l’environnement. 
ASTEE 

 

Bernard Jouglain devient le Médiateur de l’eau pour un mandat de 3 ans
Désigné le 7 avril 2021 par le conseil d’administration de la Médiation de l’eau pour succéder à Dominique Braye au terme de son mandat et auditionné par la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC) le 13 septembre 2021, Bernard Jouglain a été notifié en qualité de Médiateur de l’eau et inscrit sur la liste européenne des médiateurs de la consommation à compter du 27 octobre 2021 pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois.
Ingénieur de l’École centrale d’électronique (ECE Paris) Bernard Jouglain a exercé tout au long de sa carrière professionnelle, de 1975 à 2015, des responsabilités dans les services publics industriels et commerciaux : d’électricité et de gaz d’abord, d’eau et d’assainissement ensuite. Ces missions l’ont amené à être en relation constante avec les collectivités territoriales organisatrices de ces services, leurs usagers et professionnels, leurs organisations représentatives ainsi qu’avec les institutions nationales. En 2009 il était sollicité pour créer et mettre en place la Médiation de l’eau au sein de laquelle il a assuré la direction générale depuis cette date.
Créée à l’initiative des acteurs institutionnels nationaux représentatifs du secteur de l'eau et de l'assainissement – les élus et collectivités territoriales ainsi que les opérateurs publics et privés –, la Médiation de l’eau est un dispositif unique à l'échelle nationale, aisément identifiable par tout abonné consommateur ou non, spécialisé dans le traitement des litiges relatifs à l'eau et à l'assainissement. En 2020, elle a enregistré 3 900 saisines et rendu 1 200 avis.
Médiation de l’eau

 

Suez-Veolia : Le PNF a ouvert une enquête préliminaire
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête sur un éventuel trafic d’influence dans le cadre de l’OPA sur Suez par Veolia, a annoncé l’AFP le 29 octobre. Cette enquête préliminaire a été ouverte le 18 juin, a confirmé une source judiciaire contactée par Mediapart. Elle vise à éclairer les circonstances de cette opération financière et le rôle qu’ont pu jouer certains, notamment le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler. L’ouverture de ces investigations fait suite à une plainte déposée par l’union syndicale de Suez (CGT, CFDT, CFTC), revendiquant 65 % de la représentativité du groupe, déposée le 22 avril. Dans cette plainte, les syndicats dénonçaient "l’intervention de l’Élysée bien en amont de l’annonce publique du rachat et les pressions constantes et répétées pour faire aboutir le projet de rachat présenté par Veolia". En réaction à l’ouverture de cette enquête préliminaire, l’union syndicale de Suez demande la suspension immédiate des opérations de rachat dans l’attente des conclusions de l’enquête du PNF. "L’annonce de l’ouverture d’une enquête par le parquet national financier valide la démarche de l’union syndicale de Suez ainsi que le sérieux des reproches faits à cette opération", poursuit l’union syndicale dans un communiqué, en rappelant que cette opération n’obéit à aucune logique industrielle. "Il apparaît aujourd’hui que cette OPA ne serait que le fruit de décisions prises et favorisées au plus haut sommet de l’État pour dépecer le géant français des services environnementaux au seul profit de quelques-uns."
Suite de l'article sur Mediapart

 

PUBLICATIONS
ARCEAU-IDF #21
La lettre d'information d'ARCEAU-IDF #21 vient de paraître. Au sommaire de ce numéro figurent la reprise des restitutions du programme PIREN-Seine ainsi qu'un retour sur l'atelier "Cartographies en lien avec la gestion à la source des eaux pluviales".
ARCEAU-IDF

 

La gestion des eaux de pluie : Réponse aux questions fréquentes
La gestion à la source des eaux pluviales est-elle plus coûteuse ? Les toitures végétalisées posent-elles des problèmes d'étanchéité ? La végétalisation peut-elle survivre à l'alternance de sécheresses et d'excès d'eaux pluviales et à la pollution ? Les zones d'infiltration ou de stockage contribuent-elles à la prolifération de moustiques ou de plantes allergènes ? Les infiltrations d'eau dans le sol peuvent-elles entraîner des effondrements d'immeuble, en particulier à Paris dont le sous-sol est notoirement fragile ? Les eaux de parking doivent-elles être traitées séparément du fait de leur mauvaise qualité ? Les noues et fossés transfèrent-ils la pollution des eaux pluviales vers les sols, voire les nappes ? Une brochure de 4 pages publiée par l'Agence de l'eau Seine-Normandie répond à toutes ces questions.
Fiche Gestion des eaux de pluie  

 

CONCOURS PHOTO
Les 1 000 visages de l’Axe Seine
À l’occasion du 2ème Sommet de l’Axe Seine, le journal de l’Axe Seine et Le journal du Grand Paris, en partenariat avec Cirque Photo Video Store et Processus, lancent un concours de photographie "Les 1 000 visages de l’Axe Seine". Le thème est volontairement large, les photos doivent illustrer, au choix, la beauté, la richesse ou la diversité de l’Axe Seine, de Paris jusqu’au Havre, de ses paysages, de ses quais, de ses berges, de ses ports, de ses riverains ou de ses industries, bateliers, etc. Il comprend deux catégories : amateurs et professionnels (photographes de presse et artistes photographes). Pour y concourir, envoyez vos clichés au format numérique haute définition (via Wetransfer), avant le 20 novembre, en mentionnant la catégorie à laquelle vous participez, à  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
 Un jury composé de photographes et de professionnels divers décernera le prix, un appareil photo Sony RX100 VII, ainsi qu’un abonnement d’un an au Journal de l’Axe Seine. Une exposition, organisée en marge du Sommet de l’Axe Seine, qui se tiendra à la Maison de la Chimie le 1er décembre, présentera les clichés les plus remarquables.
Journal du Grand Paris

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Gestion durable de l'eau : Les solutions futures viendront des territoires
180 entrepreneurs, élus locaux, représentants de la maîtrise d'œuvre et de la maîtrise d'ouvrage ont participé aux 19èmes Rencontres régionales de l'Eau et de l'Assainissement organisées par les Canalisateurs du Sud-Est le 1er octobre à Belleville-en-Beaujolais (Rhône). Si la profession a accusé en 2020 une baisse d’activité de 13 %, Michel Réguillon, président des Canalisateurs du Sud-Est, rappelle que "la gestion de l'or bleu est un véritable enjeu pour optimiser les ressources" et aussi que "c'est grâce à la qualité des échanges sur la vision globale des projets entre agences de l'eau, techniciens, élus des collectivités locales, syndicats intercommunaux des eaux, cabinets d'ingénierie et entreprises que les solutions alternatives prennent forme". Deux tables rondes étaient au programme de ces rencontres : "Eaux pluviales & Eau potable, vers une gestion concertée pour préserver la ressource en eau" et "Valorisation des eaux usées : l'eau comme ressource", avec ici l’exemple de la ville d’accueil, Belleville-en-Beaujolais, ayant installé dès 2004 un réseau de chaleur à partir des eaux usées et qui inaugurera en 2023 un méthaniseur pour les boues de sa station d'épuration.
Au sein du secteur des travaux publics, les entreprises de canalisation représentent 18 % de l'activité, juste derrière l'industrie routière. En Rhône-Alpes PACA-Corse, l'activité Adduction d'eau & Assainissement représente un chiffre d'affaires de 1,025 milliard d’euros en 2019 pour un total de 9 000 salariés. Avec 118 entreprises dont 90 % ont moins de 250 salariés, les entreprises adhérentes des Canalisateurs du Sud-Est sont spécialisées dans la pose et la réhabilitation de canalisations d'eau potable, d'eaux usées, d'irrigation et de gaz.
Canalisateurs – Fédération nationale des travaux publics

 

Les rejets d’eaux usées non traitées en baisse
Avec l’augmentation de l’imperméabilisation des sols, de plus en plus d’eau de pluie est collectée dans les réseaux d’assainissement. Les systèmes d’assainissement débordent y compris pour des petites pluies, et sont à l’origine de pollution des milieux naturels. En 2020, les réseaux d’assainissement de 223 collectivités des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse ont débordé plus de 20 jours et, au total, ce sont ainsi 35 millions de mètres cubes d’eaux usées qui sont partis dans le milieu naturel, sans traitement, via les déversoirs d’orage. C’est toutefois deux fois moins qu’en 2018 du fait des investissements réalisés par les collectivités pour une meilleure surveillance des rejets.
En France, entre 20 000 et 30 000 hectares sont artificialisés chaque année (source : Ministère de la Transition écologique), ce qui augmente le ruissellement des eaux pluviales sur des surfaces imperméabilisées où elles se chargent en pollution, et engorgent les réseaux d’assainissement unitaires. En favorisant l’infiltration de l’eau de pluie là où elle tombe, la désimperméabilisation des sols permet de réduire la pollution et préserver la qualité des cours d’eau et des nappes en limitant la collecte d’eau de pluie dans les réseaux unitaires afin de réduire leurs débordements et les rejets vers les rivières. Mieux gérer les eaux de pluie, c’est aussi un moyen de s’adapter au changement climatique car les eaux infiltrées rechargent directement les nappes souterraines. Les solutions mises en œuvre, telles les noues végétalisées ou encore les jardins de pluie, augmentent les surfaces végétalisées, contribuant à la biodiversité et aussi à la lutte contre les îlots de chaleur l’été. On estime à 1,5 °C supplémentaire la différence de température entre un milieu urbain et un jardin ombragé. Enfin, les collectivités peuvent réaliser des économies en investissement et en entretien, en réduisant la taille des ouvrages d’assainissement et en traitant moins d’eau dans les stations de traitement des eaux usées.
Malgré la tendance à l’artificialisation croissante, depuis le début de son 11ème programme d’intervention (2019-2024), l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse a apporté 20 millions d’aides pour près de 200 opérations (études, animation et travaux) portées par des collectivités territoriales et des aménageurs du bassin, dont les projets ont conduit à la désimperméabilisation de plus de 100 hectares. Dans le cadre de son appel à projets "Aménagez un coin de verdure pour la pluie", l’agence a apporté environ 12 millions d’euros pour reverdir les cours d’écoles d’une centaine d’établissements scolaires et infiltrer l’eau dans des zones qui seront désimperméabilisées et en partie végétalisées. "La gestion des eaux de pluie est aujourd’hui un défi majeur de nos politiques d’assainissement, affirme Laurent Roy, directeur général de l’agence. La gestion traditionnelle des eaux pluviales évacuées par des réseaux d’assainissement a en effet montré ses limites, provoquant dans bien des cas des pollutions par le débordement des réseaux. C’est la fin du "tout tuyau" au profit des solutions fondées sur la nature et de la désimperméabilisation des sols. Les collectivités sont le maillon central de ce changement de paradigme parce qu’il répond à des enjeux environnementaux et sanitaires mais aussi parce qu’il répond aux attentes sociétales pour des villes qui laissent davantage place à la nature. Voiries, parkings, cours d’école… sont autant d’espaces à désimperméabiliser et à réinventer en leur associant d’autres usages propices à la biodiversité et au bien-être."
Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse 

 

Martial Saddier, réélu président du comité de bassin Rhône-Méditerranée
Le comité de bassin Rhône-Méditerranée réuni le 8 octobre à Lyon, a réélu à sa présidence Martial Saddier, président du conseil départemental de Haute-Savoie. Cette nouvelle élection intervient à la suite des dernières élections régionales et départementales de juin dernier, après lesquelles l’ensemble des représentants des régions et des départements au comité de bassin ont dû être renouvelés. Martial Saddier est désormais désigné par l’association des départements de France pour siéger au comité de bassin. Il poursuit donc un deuxième mandat consécutif à la tête de cette assemblée qui définit la politique de gestion de l’eau et des milieux aquatiques à l’échelle du bassin Rhône-Méditerranée. 
Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse

 

SEINE-NORMANDIE
SEDIF : 35 années de solidarité internationale
"Merci aux 4 millions de Franciliennes et Franciliens, usagers du service public de l’eau, qui, grâce à leur contribution de 1 euro par foyer et par an, ont permis l’accès à l’eau potable à plus de 5 millions d’habitants dans les pays en voie de développement" : le SEDIF organisait, le 28 octobre à la Maison de la Mutualité un colloque pour célébrer le cap symbolique des 5 millions de personnes ayant bénéficié d'un accès à l'eau dans les pays en voie de développement grâce au programme Solidarité Eau. Pour l’occasion, le Syndicat avait pris une page de publicité dans le quotidien Le Parisien pour remercier ses "usagers bienfaiteurs".
Le Syndicat des Eaux d’Île-de-France, SEDIF, a engagé un programme Solidarité Eau dès 1986, soit bien avant la loi Oudin-Santini de février 2005 relative à la coopération internationale des collectivités territoriales et des agences de l'eau dans les domaines de l'alimentation en eau et de l'assainissement. Initialement fixée à 1 centime de franc par mètre cube d’eau vendu, la contribution a été progressivement montée à 1 centime d’euro pour totaliser en 2020 un montant annuel de 2,1 millions d’euros versés à des ONG. Au total sur toute la période 40 millions d’euros ont été alloués à près de 300 projets.  L’action du Syndicat se concentre sur l’Afrique, l’Asie et en Haïti. Elle s’organise, via des ONG de droit français, avec des partenaires locaux qui gardent la maîtrise et également la responsabilité de leurs projets en contribuant à leur financement et à la formation des gestionnaires. Le SEDIF conduit d’ailleurs régulièrement des missions de contrôle et d’évaluation aux différentes phases de ces projets. Mais la fierté du Syndicat est aussi d’avoir réussi à l’occasion à organiser la gestion du service à son image, en aidant des communes voisines à se regrouper, tracer des infrastructures partagées, fixer un tarif et recruter un concessionnaire. Cette expérience, présentée au colloque, a notamment été conduite au Cambodge et reproduite au Laos.  Le Syndicat va évidemment poursuivre son action visant à, selon la brochure éditée pour l’évènement : bâtir des partenariats de longue durée avec des collectivités résolues ; impulser des actions pluriannuelles circonscrites à un seul territoire ; examiner les projets au regard de l’efficacité des solutions et de leur pérennité ; favoriser avec d’autres grands services publics (assainissement, énergie…) des synergies sur des projets communs.
Retour en vidéo sur le colloque – SEDIF

 

Le SEDIF inaugure les réservoirs et la station de pompage de Bruyères-de-Sèvres
Totalement rebâtis, les anciens réservoirs d’eau construits dans le cadre de l’Exposition universelle de 1900 permettent d’alimenter près de 40 000 habitants de l’ouest parisien et sera à même d’accueillir des développements futurs. Représentant un investissement de près de 10 millions d’euros, le site a été totalement transformé en l’espace de 4 ans dans le respect de la politique Haute Qualité Environnementale. Il a été entièrement remis à neuf avec des équipements de pompage plus performants et moins énergivores et deux réservoirs de 2 000 mètres cube chacun, alimentés par l’usine de Choisy-le-Roi. Pour une parfaite intégration dans son environnement pavillonnaire, le cabinet d’architecture Michel Rémon & associés qui a conduit le projet, a choisi d’habiller l’intégralité de l’ouvrage de 540 lames en acier inclinées et vrillées sur elles-mêmes, d’aménager une clairière végétalisée en toiture et de planter 47 nouveaux arbres, arbustes et plantes en extérieur.
SEDIF

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Projet de traitement par OIBP à Arvigny
Grand Paris Sud consterné par les conclusions du commissaire enquêteur 
Dans un courrier au préfet de Seine-et-Marne, Lionel Beffre, Michel Bisson, président de la Communauté d’agglomération Grand Paris Sud, revient sur les conclusions rendues par le commissaire enquêteur concernant l’enquête publique sur le projet d’installation de l’osmose inverse basse pression à l’usine d’Arvigny (exploitée par le SEDIF, Syndicat des Eaux d'Île-de-France) et son corollaire, la création d’une canalisation pour le rejet des polluants concentrés en Seine. Il relève plusieurs points erronés et une sous-estimation des enjeux environnementaux dans les conclusions du commissaire enquêteur et invite le préfet à rejeter la demande d’autorisation environnementale présenté par le SEDIF.
Courrier du président de Grand Paris Sud

 

Bataille de l'eau en Île-de-France
Les associations de Paris-Saclay demandent la transparence à leurs élus

L'Aggl'Eau CPS (de la Communauté d'agglomération de Paris-Saclay) et Eau publique Orge-Essonne, soutenues par la Coordination EAU Île-de-France, adressent une lettre ouverte aux élus de la Communauté d'agglomération de Paris-Saclay (CPS), faisant suite au comité du SEDIF (Syndicat des Eaux d'Île-de-France) du 14 octobre dernier au cours duquel ont été annoncées des discussions "encourageantes" visant l'intégration des 22 communes de la Communauté d'agglomération (320 000 habitants) au Syndicat. 
Lettre ouverte aux élus de la CPS

 

APPEL À CANDIDATURES
Renouvellement des 60 membres au Conseil national de la protection de la nature
Le ministère de la Transition écologique lance un appel à candidatures d’experts scientifiques et de spécialistes issus de la recherche, de l’enseignement, de la gestion et de la restauration d’espaces naturels, en matière de connaissance, de veille et d’observation de la biodiversité, afin de renouveler les 60 membres du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) pour un mandat de cinq années, soit du 27 mars 2022 au 27 mars 2027.
L’article 14 de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a institué le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), à l’article L. 134-2 du code de l’environnement, avec pour mission d'apporter, par ses avis, une expertise scientifique et technique. Il peut être consulté sur les projets de loi, d'ordonnance et de décret concernant ses domaines de compétence et les travaux scientifiques et techniques y afférents. Il peut également se saisir d'office.
Dépôt des candidatures – 19 novembre 2021 

 

APPEL À MANIFESTATIONS D'INTÉRÊT
Surveillance et d’évaluation de l’état des milieux aquatiques
L’Office français de la biodiversité (OFB) lance la 4ème édition de l’appel à manifestations d’intérêt (AMI)  "Développements en matière de surveillance et d’évaluation de l’état des milieux aquatiques dans le cadre des directives européennes" dans l’objectif de cofinancer des projets permettant d’améliorer la surveillance et l’évaluation de l’état des milieux aquatiques français dans le cadre de plusieurs directives européennes dont la DCE, la DCSMM et la DHFF. Cet AMI est destiné à toute entité publique ou privée (ou un ensemble de partenaires réuni en consortium) intéressée pour proposer un projet visant à améliorer la surveillance et l’évaluation de l’état des milieux aquatiques continentaux, littoraux et marins dans le cadre de différentes directives européennes dont la directive cadre sur l’eau (DCE), la directive cadre Stratégie pour le milieu marin (DCSMM) et la directive Habitats Faune Flore (DHFF). Une attention particulière sera portée à la cohérence inter-directives.
Dépôt des dossiers – 30 novembre 2021

 

APPEL À PROJETS
Écophyto 2021-2022 : Lancement de l’appel à projets national
Dans le cadre du plan Écophyto II+, des appels à projets nationaux sont lancés chaque année pour soutenir des projets en faveur d'une réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, et de la limitation des risques et des impacts qui y sont liés. L’appel à projets pour les années 2021-2022 est lancé par l'Office français de la biodiversité en lien avec les ministères pilotes du plan Écophyto. Il est doté d’une enveloppe indicative de 5,3 millions d’euros. Cet appel à projets vise à recueillir des propositions contribuant à la mise en œuvre des actions du plan Écophyto II+, y compris dans les départements et régions d’outremer : Axe 1 – Agir aujourd'hui et faire évoluer les pratiques ; Axe 2 – Améliorer les connaissances et les outils pour demain et encourager la recherche et l’innovation ; Axe 3 – Évaluer et maîtriser les risques et les impacts ; Axe 4 – Accélérer la transition vers l'absence de recours aux produits phytosanitaires dans les jardins, espaces végétalisés et infrastructures ; Axe 5 – Politiques publiques, territoires et filières. À l'issue de la première phase, les porteurs de projets dont les lettres d’intention auront été sélectionnées seront invités à présenter leur projet lors d’un séminaire d’échanges qui sera organisé la semaine du 7 au 11 mars 2022.
Dépôt des lettres d’intention – 19 décembre 2021

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
Reconversion des friches industrielles – Études et techniques de dépollution exemplaires
L’Agence de l'eau Rhin-Meuse, l’ADEME, la région Grand Est renouvellent l'appel à projets Reconversion des friches industrielles. Ce dispositif a pour objectif de soutenir financièrement des actions de gestion de la pollution dans le cadre d’opérations de reconversion de friches industrielles menées dans le respect de la méthodologie nationale "sites et sols pollués". Les démarches éligibles sont les études préalables de gestion des pollutions (plan de gestion, plan de conception des travaux, essais pilotes…), les travaux de dépollution des sols et des eaux souterraines (privilégiant au maximum l’utilisation de techniques exemplaires). Les opérations de reconversion de friches industrielles devront viser un projet structurant conçu et inscrit dans une ambition de développement durable appliquée à l’urbanisme (écoquartier, approche environnementale de l’urbanisme AEU…). L’AAP s’adresse à tous les acteurs publics et privés (collectivités, bailleurs, aménageurs, promoteurs) qui développent un projet de reconversion de friches industrielles et pour lequel ils sont amenés à engager des travaux de dépollution.
Session 1 – 29 octobre 2021
Session 2 – 28 février 2022
Dépôt des dossiers 

Spécial bailleurs sociaux
Aménagements urbains : Place à l’eau et à la nature !

Dans le cadre de sa politique "Eau et nature en ville", l’Agence de l’eau Rhin-Meuse lance un appel à projets à destination des bailleurs sociaux publics et privés afin de les accompagner, de les soutenir financièrement et d’impulser une nouvelle dynamique en matière d’aménagement urbain durable et de gestion de l’eau en ville. Sur le bassin Rhin-Meuse, une cinquantaine de bailleurs gestionnaires d’un patrimoine bâti de près de 430 000 logements sont concernés.  Les projets soutenus dans le cadre de cet appel à projets pourront concerner des études, des travaux tels que les opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales et de végétalisation associée, d’économies d’eau, de reconquête de la biodiversité… mais aussi des actions de sensibilisation et de communication. Une enveloppe financière de 3 millions d’euros est dédiée à cette opération.
Session 1 – 31 janvier 2022
Session 2 – 30 juin 2022
Dépôt des dossiers

 

Adour-Garonne
Appel à projets EC’EAU – Économie circulaire de l’eau

Le bassin Adour-Garonne et plus largement les territoires des régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie sont confrontés à d’importants enjeux quantitatifs et qualitatifs en matière de ressource en eau. D’un point de vue quantitatif, on estime ainsi le déficit actuel entre besoins et ressources de 200 à 250 millions de mètres cubes pour l’ensemble du bassin Adour-Garonne. La réutilisation des eaux non conventionnelles (eaux usées traitées, eaux pluviales, eaux grises, eaux d’exhaure, etc.) est une des solutions, qui, si elle ne se substitue pas aux mesures d’économies d’eau, permet de répondre pour partie aux pénuries d’eau et de lutter localement contre les effets du changement climatique dans une approche d’économie circulaire de l’eau. L’objectif de cet appel à projets est de favoriser, auprès des différents acteurs du bassin Adour-Garonne et plus largement ceux des régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, l’émergence de projets intégrés de réutilisation des eaux, en les accompagnant depuis l’étude d’opportunité jusqu’à la réalisation de leur projet Il vise à accompagner : les porteurs de projets dans leurs réflexions préalables quant à la mise en place de projets de réutilisation sur leurs territoires ; les projets les plus ambitieux quant à la réduction de pression quantitative ou qualitative sur la ressource en eau et quant à l’approche systémique de la gestion de l’eau ; les projets innovants permettant d’alimenter les réflexions nationales, d’anticiper les futures évolutions réglementaires dans le domaine et de répondre aux enjeux émergents liés à ces pratiques.
Dépôt des dossiers – 30 mars 2022

 

 

Afrique

 

Prévenir et anticiper les migrations climatiques en Afrique
L’Afrique subsaharienne est la région du monde qui contribue le moins au réchauffement planétaire. C'est pourtant celle qui subira les effets du changement climatique les plus dévastateurs. L’ampleur des migrations climatiques internes pourrait toutefois être réduite de 30 % dans la région du lac Victoria et de 60 % en Afrique de l’Ouest grâce à des mesures immédiates et concertées pour favoriser un développement vert, inclusif et résilient. Tel est le message clé des nouveaux rapports Groundswell Africa, une série d'études publiée par la Banque mondiale qui fait suite au rapport Groundswell 2018 et qui vient compléter la sortie récente de Groundswell II. Ces études analysent l’ampleur et l’augmentation potentielles des migrations climatiques internes en Afrique de l’Ouest et dans le bassin du lac Victoria, ainsi qu’au Nigéria, en Ouganda, au Sénégal et en Tanzanie, afin de guider le dialogue sur les politiques publiques et l’action à mener.
Bassin du lac Victoria – Le bassin du lac Victoria est une terre de commerce et de pastoralisme, et ses habitants ont depuis toujours l’habitude de se déplacer en quête de moyens de subsistance pendant la saison sèche. La mobilité fait partie intrinsèque de l’histoire, des traditions et du tissu social dans les cinq pays que compte le bassin : Kenya, Tanzanie, Ouganda, Rwanda et Burundi. Le bassin renferme le plus grand lac d’eau douce tropical du monde et jouit de températures relativement modérées tout au long de l’année. Les facteurs de stress climatique, tels que les sécheresses ou les inondations, mettent non seulement en danger la résilience écologique, mais ils modifient aussi les tendances migratoires, en raison de leur impact sur les cultures agricoles, les systèmes de production alimentaire et les ressources en eau, et de la pression croissante sur les zones urbaines. D’ici 2050, jusqu’à 38,5 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer à l’intérieur des pays du bassin du lac Victoria en raison de ces facteurs climatiques. La Tanzanie enregistrera un nombre record de 16,6 millions de migrants climatiques internes, suivie de l’Ouganda avec 12 millions. Il est toutefois possible de réduire considérablement l’ampleur de ces flux migratoires en prenant des mesures concertées sur le double front du climat et du développement.
Afrique de l’Ouest – L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions les plus "mobiles" au monde et son histoire est marquée par le commerce, le pastoralisme nomade et la migration à des fins de diversification des moyens de subsistance. Si les déplacements des zones rurales vers les zones urbaines occupent une place prépondérante dans les flux migratoires internes, le pastoralisme nomade et les migrations saisonnières des zones intérieures vers le littoral jouent également un rôle crucial dans le maintien des moyens de subsistance. Le Sénégal, par exemple, est à la fois un pays d’origine, de destination et de transit des migrants. D’ici 2050, les facteurs climatiques pourraient contraindre jusqu’à 32 millions de personnes à migrer à l’intérieur de leur pays en Afrique de l’Ouest. Le Niger en comptera le plus grand nombre, suivi du Nigéria, mais le nombre de migrants climatiques internes sera proportionnellement plus élevé dans des pays de plus petite taille comme le Sénégal et le Bénin. L'étude porte sur tous les pays d’Afrique de l’Ouest, en s’attachant plus particulièrement à la situation des pays côtiers.
INFOGRAPHIES
Groundswell Africa – Les migrations climatiques internes en Afrique de l’Ouest
Groundswell Africa – Les migrations climatiques internes dans le bassin du lac Victoria

Maghreb
Maîtriser l’érosion des côtes pour les générations futures
Les zones côtières du Maghreb revêtent une importance capitale non seulement pour la préservation de la biodiversité – le bassin méditerranéen fait partie des 25 principales zones critiques de biodiversité au monde –, mais également pour le développement de l’économie bleue, synonyme de production de richesses, de création d’emplois et de source de revenus. La majorité de la population maghrébine vit sur le littoral ou à proximité, et de nombreux habitants sont tributaires des zones côtières qui pourvoient à leur subsistance. En Tunisie, par exemple, le tourisme et les activités en lien avec ce secteur, qui fournissent un emploi à quelque deux millions de personnes, ont contribué à 14,2 % du PIB en 2018 ; au Maroc, cette part ressortait à environ 18,6 % du PIB en 2017, assurant 16,4 % des emplois. L’intégrité des zones côtières et maritimes influe également de manière directe ou indirecte sur d’autres secteurs, comme la pêche. Les emplois de l’économie bleue (pêche, tourisme…) sont particulièrement importants pour les ménages à faible revenu ; leur disparition ferait basculer de nombreux pêcheurs et employés du tourisme dans la pauvreté. Le recul des plages saperait les nombreuses sources de revenus de l’économie bleue ; ce processus lent, déjà enclenché, a fait disparaître des plages et devrait s’accélérer avec les changements climatiques. L’érosion du littoral constitue une grave menace pour les moyens de subsistance des populations côtières. Dans un rapport récent, une équipe de la Banque mondiale a mené une évaluation des modifications du paysage côtier, en termes de superficies perdues et gagnées. Elle a constaté qu’entre 1984 et 2016, l’érosion des plages du Maghreb a atteint un rythme moyen de 15 centimètres par an, soit plus du double de la moyenne mondiale (7 cm) ; seules les côtes d’Asie du Sud reculent à un rythme plus élevé. La Tunisie subit le taux d’érosion le plus important, avec un retrait annuel de près de 70 centimètres en moyenne, suivie de la Libye (28 cm). Au Maroc, le littoral sablonneux disparaît au rythme moyen de 12 centimètres par an sur la façade atlantique et de 14 centimètres sur la côte méditerranéenne (près de deux fois plus que la moyenne mondiale). Face à l’élévation du niveau de la mer et à la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes, ces phénomènes d’érosion vont s’exacerber à terme.
L’érosion côtière grève considérablement le développement de l’économie bleue du Maghreb. Les coûts sont appelés à augmenter, exacerbés par l’élévation du niveau de la mer et des événements climatiques extrêmes. À l’avenir, les États du Maghreb devraient renforcer leur préparation à la lutte contre les effets néfastes de l’érosion côtière. Cela passe par l’adoption et la poursuite de programmes de gestion intégrée des zones côtières, ainsi que par la promotion de solutions de protection naturelles. Le rapport Blue Skies, Blue Seas à paraître formulera des recommandations sur la manière d’aborder le recul des côtes maritimes dans un contexte régional plus large.
Martin Philipp Heger, Lukas Vashold, Jesko Hentschel – Banque mondiale

 

Algérie
Le point sur le programme d'urgence face stress hydrique

Un programme d'urgence a été initié par le ministère des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique pour atténuer l'impact du manque de pluviométrie sur le programme de distribution. "Dès l'apparition des premiers signes du stress hydrique, un certain nombre d'actions ont été initiées par le secteur sous forme de plans d'urgences successifs pour atténuer l'impact de la crise sur l'alimentation en eau potable des populations de 20 wilayas impactées, en fonction des niveaux de déficit qu'elles ont connu", a précisé le conseiller à la communication auprès du ministère, Mustapha Chaouchi. Ainsi, le taux de remplissage des barrages en exploitation à travers le territoire national a reculé à 32,26 %, en raison des faibles précipitations induites par les changements climatiques. Le programme d'urgence concerne douze wilayas à l'Est et à l'Ouest du pays, qui pour six d’entre elles (Béjaïa, Ain Defla, Mascara, Tlemcen, Sidi Bel Abbes et Oran) impose des actions complémentaires en telles que la réalisation de nouveaux forages, l’acquisition de pompes et la réhabilitation de sources. À Alger, la mise en exploitation des nouveaux forages réalisés dans le cadre des plans d'urgence successifs a permis d'atteindre une production de 300 000 m3/j, un volume appelé à augmenter avec la réception de nouveaux forages en cours de réalisation, sans omettre les efforts à porter sur la réparation de fuites sur les réseaux. Le conseiller note aussi que les vols d'eau opérés par les agriculteurs ont causé des perturbations dans l'approvisionnement de la zone ouest de la capitale. À ces vols, s’ajoutent ceux de câbles électriques et de disjoncteurs au niveau des forages ayant engendré un déficit global de production de plus de 110 000 mètres cubes depuis septembre.
S’agissant de la stratégie nationale de dessalement d'eau de mer, M. Chaouchi a indiqué que les cinq wilayas prioritaires ont été identifiées pour l'implantation de nouvelles stations (SDEM) de plus 300 000 m3/j chacune, décidées par le président de la République en juillet. Les cinq projets concernent Oran, Alger Ouest, Alger Est, Bejaïa et El Tarf. "La réalisation et la mise en service de ces SDEM à l'horizon 2024 permettra une capacité de production d'une moyenne de 615 millions de mètres cubes d'eau par an, qui s'ajoutera à celle actuellement produite, qui est de 770 millions mètres cubes par an, soit une production annuelle totale de 1,385 milliards mètres cubes", a-t-il affirmé. À échéance, les besoins en eau des wilayas du nord du pays, qui totalisent environ 35 millions d'habitants, seront pris en charge à hauteur de 42 % par les eaux de dessalement. Ce taux devrait enfin être porté à plus de 60 % à l'horizon 2030, avec la mise en service de 6 nouvelles stations qui seront réalisées dans une deuxième phase, notamment à Tlemcen, Mostaganem, Chlef, Tizi Ouzou, Jijel et Skikda.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica

 

Encourager l'accès des investisseurs agricoles à l'eau
Le ministre des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique, Karim Hasni, souhaite encourager de l'accès à l’eau pour les investisseurs agricoles via le lancement d'un guichet unique pour l'octroi d'autorisations de fonçage. L’objectif est de contribuer à maximiser la production agricole stratégique, notamment céréalière, pour assurer la sécurité et l'indépendance alimentaire du pays. Il s’agit de "mettre en place une stratégie pour diagnostiquer le service public de l'accès à l'eau et l'assainissement ainsi que de la mobilisation de l'eau d'irrigation agricole, notamment concernant les cultures stratégiques intensive", a-t-il souligné, en ajoutant : "le secteur des ressources en eau doit accompagner et soutenir le secteur agricole, pour arriver à concrétiser l'objectif de l'indépendance alimentaire et la réduction de la facture d'importation."
Le ministre a également annoncé la restructuration et l'unification de l'Algérienne des Eaux (ADE) et de l'Office national d'assainissement (ONA), en vue de rendre ces entreprises "plus performantes".
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Mali
Région de Koulikoro : Des installations solaires pour alimenter en eau potable 10 000 habitants
L’agence belge de développement ENABEL vient d’attribuer au groupement associant les entreprises Vergnet Hydro et Seeba (Bamako, Mali) un projet visant l’installation et la mise en œuvre d’équipements hydrauliques, alimentés par énergie solaire, pour approvisionner 10 000 habitants du Cercle de Dioiala (région de Koulikoro) en eau potable. "Nous sommes particulièrement fiers de signer notre premier contrat avec ENABEL au Mali. Ce premier contrat doit beaucoup à l’expérience du binôme Vergnet Hydro/Seeba, qui a déjà installé/réhabilité 36 points collectifs de distribution d’eau dans les régions de Koulikoro et Sikasso en 2020 et 27 points collectifs de distribution d’eau dans la région de Gao en 2019", se réjouit Najib Benazouz, chargé d’affaires de Vergnet Hydro.
Ce nouveau marché consiste à installer et mettre en œuvre 4 réseaux d’adduction d’eau potable (AEP) sur les communes de Kemekafo, N’Diondougou, Kaladougou et Banco. "Les installations comprennent notamment 4 parcs solaires photovoltaïques dont la puissance cumulée dépasse les 32 kWc, 4 châteaux d’eau dont les capacités sont comprises entre 50 et 90 m3, 42 bornes fontaines communautaires, 4 groupes électrogènes de secours, 4 systèmes de chloration et 4 lampadaires solaires pour sécuriser les sites", précise Roman Snrech, chargé d’offres et de projets de Vergnet Hydro. Vergnet Hydro fournit les équipements. Seeba réalise les travaux. D’un budget total d’un million d’euros (656 millions de FCFA), financé par le Royaume de Belgique et piloté par ENABEL, ce marché s’inscrit dans le projet d'accès à l'eau potable et à l’assainissement dans la région de Koulikoro (PEPAK) 2018-2023 visant à améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des populations de la ville de Koulikoro et des centres ruraux et semi-urbains de la région (8 millions d’euros, 5,25 milliards de FCFA).

 

Sénégal
La CSA en faveur d’une autorité de régulation

Pour une gestion transparente de l'eau au Sénégal, la confédération des syndicats autonome du Sénégal (CSA) plaide en faveur de la mise en place d'une autorité de régulation. La position a été communiquée lors d’un atelier sur la privatisation de l'eau organisé par la confédération dans le cadre de la semaine africaine de l'eau. Par ailleurs, les syndicalistes ne veulent plus être considérés comme de simples travailleurs et aspirent à être partie prenante dans la gouvernance de l’eau. "Les syndicats considérés comme partie prenante du capital se sentiront plus impliqués et motivés que quand on les utilise comme des mains d'œuvre et en plus mal payés", a expliqué Elimane Diouf, secrétaire général de la CSA qui revendique que les postes à pourvoir au sein des directions, en premier lieu le poste directeur de l’affermage, soient partiellement réservés à des nationaux et non fournis par les cadres de Suez. L’article rappelle que l’industriel français détient 45 de Sen’Eau, la société de gestion de l’exploitation et de la distribution de l’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine du pays, contre 24 % à l'État du Sénégal via le Fonds souverain d'investissements stratégiques FONSIS, 20 % pour les partenaires sénégalais et 11 % pour les salariés.
Denise Zarour Medan, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica  

 

Le Sénégal fin prêt pour le Forum mondial de l'eau
Le Sénégal est "fin prêt à tous les égards" pour accueillir du 21 au 26 mars 2022 le 9ème Forum mondial de l'eau, auquel prendront part plus de 3 000 participants, a assuré le secrétaire exécutif de cet événement, Abdoulaye Sène. "Le monde entier est pleinement mobilisé, l'Afrique est plus que déterminée et le Sénégal est fin prêt à tous les égards", a dit M. Sène à la clôture de la 2ème réunion des parties prenantes du Forum. Près de 400 personnes ont pris part à la rencontre de deux jours, organisée à Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar. 42 pays y étaient représentés, selon le secrétariat exécutif. Les propositions formulées serviront à l’élaboration du programme final du Forum.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

Le Sénégal a dégagé 2 milliards de FCFA pour le Forum mondial
Selon le coordonnateur du Forum social, Mamadou Mignane Diouf, le Sénégal aurait dégagé deux milliards de francs CFA (un peu plus de 3 millions d’euros) pour organisé le Forum mondial de l'eau de Dakar qui aura lieu en mars prochain ; un montant qui, selon lui, aurait pu aider à régler plusieurs problèmes dans les secteurs de la santé, de l'éducation, la demande sociale mais aussi de l'eau.
Denise Zarour Medan, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica  

 

Côte d'Ivoire
CAN 2023 : Le ministre de l'Hydraulique met la pression

En 2023, plusieurs villes de l'intérieur du pays vont accueillir des rencontres de la Coupe d'Afrique des nations (CAN). Ces localités, parmi lesquelles Bouaké, San Pedro et la Mé, ont besoin de voir leur alimentation en eau potable renforcée. Dans le souci de s'assurer de la bonne exécution des projets, le ministre de l'Hydraulique, Laurent Tchagba, a tenu une réunion de travail avec les parties prenantes : les responsables du ministère, de l'ONEP et du Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD), du cabinet Terrabo et des entreprises PFO-CI et Veolia. Le ministre a encouragé tous les acteurs à s'impliquer dans la réussite de ces projets "chers" au Président de la République, Alassane Ouattara et au Premier ministre, Patrick Achi, qui supporteraient mal de voir les stars du ballon rond et leurs innombrables supporters manquer d’eau.
Jean Bavane Kouika, Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica 

 

Tchad
Des agents de la Garde forestière formés par l’OFB

Du 11 au 14 octobre, l’Office français de la biodiversité (OFB) a été mobilisé au Tchad pour former la Garde forestière et faunique à la conduite de missions nautiques. En 2019, un accord de partenariat a été signé entre l’OFB et la Garde forestière et faunique du Tchad comprenant notamment des sessions de formation. Constitué de 2 800 agents, ce groupement a pour mission de lutter contre les trafics, le braconnage et l’introduction de poisons, substances interdites sur le territoire tchadien mais très utilisées par les éleveurs pour protéger le bétail des prédateurs.
Le Tchad possède d’importants lacs et cours d’eau, riches en biodiversité, avec d’importants besoins de surveillance. Les besoins de formation identifiés ont donc porté en premier lieu, sur la conduite de missions nautiques. Après un report dû au contexte sanitaire, et grâce à une implication forte de l’ambassade de France au Tchad, cette formation a pu se dérouler du 11 au 14 octobre sur le fleuve Chari qui fait frontière avec le Cameroun. Dix agents de la Garde forestière et faunique ont ainsi été formés par un spécialiste de la direction régionale Occitanie de l’OFB et deux formateurs nautiques africains expérimentés, formés en 2005 par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (désormais OFB).
OFB

 

Gabon
Bientôt de l'eau pour tous à Libreville et ses environs

Les autorités gabonaises ont lancé, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), un vaste plan d'investissement hauteur de 75 milliards de francs CFA destiné à améliorer la desserte en eau potable de Libreville, la capitale, et ses environs.
Le Gabon dispose d'un potentiel considérable de ressources en eau estimé à 170 milliards de mètres cubes par an. Mais paradoxalement, des secteurs entiers de la capitale et de sa banlieue tentaculaire vivent au rythme des pénuries récurrentes. Ces difficultés sont devenues plus évidentes avec la pandémie du nouveau coronavirus. Initiés fin mars, les travaux devraient durer environ 14 mois pour finalement connecter plus de 300 000 ménages additionnels au réseau, précisent les autorités.
Ismaël Obiang Nze, Voice of America (Washington, DC) – AllAfrica  

 

Congo-Brazzaville
Lancement de la formation Eau, Assainissement et Hygiène en milieu scolaire

La directrice générale de l'éducation de base, Mme Miette, a ouvert, le 25 octobre à Brazzaville, les travaux de l'atelier de formation sur l'eau, l'assainissement et l'hygiène en milieu scolaire, en présence du représentant adjoint de l'UNICEF en République du Congo, Andrés A. Lopez.
La formation s’est déroulée sur cinq jours pour permettre aux apprenants de concevoir des programmes durables, équitables et inclusifs d'eau, d'assainissement et d'hygiène en milieu scolaire. Au Congo, environ quatre écoles sur dix sont sans service d'eau et d'assainissement. L’absence de toilettes compromet la gestion des menstrues pour les filles, l'intimité et la sécurité des élèves, a déclaré Andrés A. Lopez qui souligne que les visites dans les écoles ont révélé que la plupart du temps, les sanitaires étaient sales et le dispositif de lavage des mains non systématiquement présent. L’initiative s’inscrivait dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs en faveur du développement et de l'extension des programmes EAH en milieu scolaire en République du Congo.
Guillaume Ondze, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

Ouganda
Des salariés de l’association AFIEGO en garde à vue

Le 23 octobre, six salariés de l’association AFIEGO, partenaire locale des Amis de la Terre. Parmi les personnes arrêtées à Kampala se trouve Dickens Kamugisha, directeur de l’association. AFIEGO (Africa Institute for Energy Governance) est l'une des quatre organisations ougandaises s’étant portées parties civiles à l'action en justice lancée contre Total en France. Depuis plusieurs mois, AFIEGO est la cible de pressions et intimidations incessantes et croissantes de la part des autorités ougandaises qui veulent l'empêcher de continuer ses activités contre le mégaprojet pétrolier de Total en défense des communautés affectées et de l'environnement. Les Amis de la Terre France et Survie demandent leur libération immédiate, et appellent les autorités françaises à agir concrètement pour aider à faire cesser ces persécutions répétées contre les défenseurs des droits humains en Ouganda.
Ces arrestations font suite à une première arrestation, puis libération sous caution, de plusieurs salariés d'AFIEGO le 13 octobre ; et déjà en mai dernier, les Amis de la Terre France et Survie avaient lancé une alerte au moment de l'arrestation d'un salarié d'AFIEGO dans la zone pétrolière, alors qu'il accompagnait une journaliste italienne. Connue pour ses activités en défense des droits humains et de l'environnement, notamment contre le mégaprojet pétrolier de Total, AFIEGO fait partie des 54 ONG dont la suspension a été annoncée par le NGO Bureau (Bureau national des ONG, une administration semi-autonome relevant du ministère de l'Intérieur ougandais) le 20 août dernier, dans un contexte de répression croissante de la société civile. Ces derniers mois et plus encore ces dernières semaines, les pressions contre AFIEGO se sont fortement intensifiées alors que le projet pétrolier s'accélère. Dans un communiqué, AFIEGO dénonce : "Il y a un effort coordonné pour faire taire les voix critiques qui s'élèvent contre la destruction de l'environnement et les violations des droits des communautés affectées par les projets pétroliers. (...) L'arrestation des salariés d'AFIEGO et de leurs partenaires vise à faire taire l'organisation et les autres voix critiques."
En avril 2020, quatre rapporteurs spéciaux des Nations Unies avaient alerté sur la situation des défenseurs des droits humains dans la région pétrolière : "Nous craignons en outre que le harcèlement dont ils font l'objet n'empêche d'autres personnes ougandaises touchées par le projet pétrolier de Total Uganda d'exercer leurs droits à la liberté d'opinion et d'expression." Des rapporteurs spéciaux des Nations unies ont de nouveau interpellé les gouvernements français et ougandais en juillet 2020, sans réponse à ce jour. Dix jours après la sortie de leur nouvelle enquête Comment l'État français fait le jeu de Total en Ouganda, les Amis de la Terre France et Survie appellent le président Emmanuel Macron, le ministère des Affaires étrangères et Jules-Armand Aniambossou, ambassadeur de France en Ouganda, à montrer qu'ils ont la volonté de se placer du côté des droits humains en dénonçant publiquement ces arrestations et persécutions répétées contre les défenseurs des droits humains mobilisés contre les projets pétroliers, et en agissant concrètement pour aider à obtenir la libération immédiate des salariés d'AFIEGO, et l'abandon de toute poursuite.
Interviews de Dickens Kamugisha, avocat, directeur d'AFIEGO
France 24 – La Baleine, journal des Amis de la Terre

 

 

Asie

 

Israël
La Water Tech, un marché en ébullition

D’ici à 2025, 50 % de la population mondiale manquera d’eau. Située en zone aride, Israël mise depuis longtemps sur la Water Tech avec en tête la désalinisation et l’irrigation contrôlée. 86 % des eaux usées sont également recyclées pour arroser les cultures dans le désert du Negev. 300 compagnies et 100 startups planchent sans relâche sur de nouvelles solutions techniques et leurs innombrables débouchés économiques.
Le marché mondial de l’eau devrait s’élever à 915 milliards de dollars US en 2023, selon les prévisions de Global Water Intelligence, la revue de référence dans la domaine de la Water Tech. Alors que David Ben Gourion, l’un des pères fondateurs de l’État, rêvait déjà de "faire fleurir le désert", Israël a pris ici plusieurs longueurs d’avance. Le pays a créé dès les années 1960 des centres de recherche et développement spécialisés dans l’irrigation, le traitement des eaux usées et la désalinisation. En 1965, le goutte-à-goutte voyait le jour au kibboutz Hatzerim et l’entreprise, Netafim (qui signifie "gouttes d’eau" en hébreu) acquérait là un concept qui allait devenir une fierté nationale et surtout un produit d’exportation très prisé. La technologie n’a cessé de se développer depuis. La startup Watergen vient ainsi de remporter le prix Tech for a Better World décerné par le CES Innovation Awards 2019 sur l’idée de transformer l’air en eau. Au total, le pays compte 300 compagnies spécialisées dans la Water Tech et plus de 100 startups qui ensemble représentent une industrie évaluée à 2 milliards de dollars. Des startups comme Manna et SupPlant continuent de perfectionner le principe du goutte-à-goutte grâce aux évolutions de l’IoT et du Big Data. Utilis s’est, elle, spécialisée dans la détection des fuites et mise sur l’IA pour analyser les images satellitaires afin de géolocaliser les fuites avec précision. Par ailleurs, Israël tire 70 % de son eau potable de la désalinisation, grâce à 5 usines exploitées par des groupes privés, dont IDE Technologies. Boris Liberman, vice-président et directeur du développement technologique de l’entreprise, estime les capacités de production quasi illimitées, pour un coût écologique "minime".
Tout ceci mis bout à bout fait que la Water Tech est aujourd’hui l’un des savoir-faire qu’Israël exporte le mieux et qui lui permet de nouer des partenariats avec d’autres pays en développement, notamment l’Inde. En juillet 2018, Tel Aviv et New Delhi ont lancé un fonds d’investissement technologique doté de 40 millions de dollars sur 5 ans. En tête des échanges technologiques se trouvent l’IoT dans l’irrigation, le traitement des eaux usées et même la prévention des inondations dues (paradoxalement) à la sécheresse. Pékin aussi s’abreuve également des procédés israéliens pour garantir sa survie agricole et sa croissance industrielle. Les deux pays ont signé des partenariats renforçant leur coopération suite à la visite du Premier ministre Benyamin Netanyahou à Pékin en mars 2017. Le communiqué officiel évoquait, entre autres, la conservation et la purification de l’eau sans dévoiler de chiffres. Les enjeux stratégiques sont bien trop importants.
Marie Peter – Israel Valley 
Le reportage de H2O – Israël, Connected Land

 

Chine
Le monde peut apprendre du reboisement de la Chine
Les expériences réussies de la Chine en matière de lutte contre la désertification et la dégradation des terres peuvent inspirer le reste du monde confronté à la crise climatique mondiale, estiment les responsables nationaux. Le pays organisait le Forum international du désert de Kubuqi à Ordos, dans la région autonome de Mongolie intérieure. Kubuqi est le septième plus grand désert de Chine, où 646 000 hectares de parcelles ont été reboisées sur des modes que la Chine partage dorénavant avec les pays impliqués dans l'initiative "La Ceinture et la Route", notamment le Pakistan, l'Ouzbékistan et l'Arabie saoudite.
Shuang Sheng, Yishuang Liu – People Daily 


Le réservoir des Trois-Gorges atteint son niveau de stockage 
Selon le ministère des Ressources en eau, le 31 octobre à 8 heures, le réservoir des Trois-Gorges a atteint le niveau d'eau de 175 mètres, parachevant ainsi son remplissage entamé il y a douze ans, en 2010. Le barrage était entré l'année dernière dans sa phase d'exploitation normale.
Photo Xinhua News

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Vietnam
IWA and the Vietnamese Water Supply and Sanitation Association enter into a partnership
The International Water Association (IWA) and the Vietnam Water Supply and Sewage Association (VWSA) join forces to advance the future of water professionals in Vietnam and to exchange knowledge and technological insights internationally. This partnership also sees VWSA as the hosting organisation for IWA’s Governing Member in Vietnam.
IWA and VWSA will be working together to strengthen synergies, tackling the specific needs of Vietnam and Southeast Asia, as well nurturing the professional development of water professionals in the country. Through this partnership, Vietnam’s water professionals and their skills will be enhanced thanks to connection with IWA’s extensive global network and professional development programme. Within IWA, Vietnamese water professionals will be able to connect with global peers, showcase their expertise, and develop leadership skills. IWA’s professional development and leadership programme includes events, programmes, access to industry publications, young water professionals as well as specialist groups that covers the full water cycle.
"VWSA has an important position in the field of water, technical infrastructure and environment protection in Vietnam. The today event of signing MoU with IWA is an important activity for the VWSA, giving opportunity for the Vietnam water industry to integrate with the global water network. We realize that with the mission of connecting water industry experts around the world with advanced and sustainable approaches, the IWA will support and lead countries to develop together and solve the problems and challenges of the water sector together. Being member of IWA, the countries can learn from each other via IWA platforms, find most effective implementation and management of sustainable water, avoid failures from lessons of others. I wish the cooperation of VWSA and IWA more and more developed and achieve good results," says Mr. Nguyen Ngoc Diep, VWSA Chairman. "We are excited by this opportunity to work with the VWSA as an important partner, providing a bridge between our global network and water sector professionals in Vietnam. IWA’s Governing Members are vital to our work, so the role of VWSA as the host organisation for an IWA Governing Member in Vietnam is particularly valuable," says IWA’s Executive Director Dr Kalanithy Vairavamoorthy.
IWA – VWSA

 

 

Amériques

 

Canada / États-Unis
Tensions autour du pipeline 5 traversant les Grands Lacs

La canalisation 5 est un pipeline qui achemine des hydrocarbures de l’Ouest canadien jusqu’au centre du Canada en passant par les États-Unis. Ce maillon de l’infrastructure énergétique du Canada transporte depuis plus de 65 ans du pétrole brut léger et des liquides de gaz naturel sous le détroit de Mackinac, qui relie le lac Michigan au lac Huron. Le 13 novembre 2020, le Bureau de la gouverneure de l’État du Michigan et le Michigan Department of Natural Resources ont émis un avis de révocation et de résiliation de servitude visant à fermer définitivement la canalisation. Cet avis fait actuellement l’objet d’un litige devant les tribunaux américains entre le Michigan et Enbridge. Aussi, le ministre canadien des Affaires étrangères, Marc Garneau, a fait une déclaration en début de ce mois rappelant les dispositions de l’Accord entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des États-Unis d’Amérique sur les pipelines de transit, signé en 1977 et qui garantit l’acheminement ininterrompu du pétrole brut léger et des liquides de gaz naturel entre les deux pays. Il rappelle également que le Canada soutient le plan d’Enbridge visant à remplacer le pipeline existant par le projet de tunnel des Grands Lacs devant passer "bien en-dessous du lit de lac du détroit de Mackinac, afin d’améliorer la protection des Grands Lacs".
Déclaration du ministre canadien des Affaires étrangères – 4 octobre 2021

 

Canada – Ontario
Save our Water. Stop the Pits
"
Nous vivons sur la Terre, elle nous fournit ce dont on a besoin. Mais par la suite, on a commencé à retirer des pièces de la navette spatiale en plein vol", raconte Bonnie Pauzé du village de Waverley, dans le canton de Tiny. Cette Franco-Ontarienne, qui a grandi près de Lafontaine, se bat pour protéger l’eau qui coule sous sa propriété, une pièce essentielle de ladite navette, réputée comme étant l’eau "la plus pure au monde", selon des analyses en laboratoire réalisées par William Shotyk, professeur de biochimie de l’Université de l’Alberta. Mais celle-ci est plus que jamais menacée par des carrières d’agrégats. Des carrières sont exploitées à Waverley depuis plus de dix ans, avec déjà des conséquences sur la qualité de l’eau selon les habitants. Et les choses pourraient s’aggraver si les exploitants obtiennent l’expansion de leurs permis sur une zone située à deux kilomètres de chez Bonnie Pauzé. La nouvelle zone d’extraction de 13,5 hectares, au nord de l’actuelle carrière, empiéterait sur French’s Hill, une colline boisée d’environ 300 mètres qui se dresse entre la maison de Bonnie et la carrière Teedon. Or cette colline constitue un filtre naturel préservant la bonne qualité de l’eau.
Aujourd’hui, les carrières comme celles de Waverley sont omniprésentes en Ontario. En 2020, 167 millions de tonnes d’agrégats ont été extraites dans les carrières de la province. Un peu plus de la moitié a été vendue à des compagnies qui ont obtenu des contrats du gouvernement ontarien ; le ministère des Transports est le client le plus important.
À Elmvale, chaque vendredi, entre 16 heures et 18 heures, la Franco-Ontarienne et une amie distribuent des dépliants de leur campagne "Save our Water. Stop the Pits" aux abords d’un kiosque où des Ontariens de la province s’arrêtent pour remplir leurs cruches.
Photo Cole Burston / Le Devoir
Étienne Lajoie – Le Devoir  

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Canada – Québec
Plus d’un million de poissons en danger dans le lac Saint-Pierre
Le projet inédit du ministère de la Défense nationale de retirer des milliers d’obus du fond du lac Saint-Pierre (reconnu comme réserve de la biosphère par l’UNESCO) pourrait provoquer la mort d’un million de poissons, en plus d’avoir des conséquences sur plusieurs espèces d’oiseaux. Le ministère fédéral, qui a utilisé le plan d’eau comme site de test de projectiles pendant plusieurs décennies, affirme toutefois que toutes les mesures seront prises pour réduire les effets des détonations prévues de plus de… 1 700 obus. Le gouvernement Legault a autorisé en septembre le ministère de la Défense nationale (MDN) à retirer près de 15 000 obus qui gisent dans le fond du lac Saint-Pierre, où plus de 500 000 obus ont été tirés entre 1952 et 1999. Il est notamment prévu de retirer un peu plus de 9 000 obus de forts calibres, dont 2 739 seraient des munitions explosives non explosées pouvant contenir jusqu’à sept kilos d’explosifs. Près de trois semaines après l’autorisation du projet, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a publié les "avis des experts" de différents ministères ayant analysé l’étude d’impact produite par le MDN. Leurs conclusions sont claires : en dépit des mesures d’atténuation envisagées, plus d’un million de poissons risquent d’être tués lors des détonations.
Les experts du gouvernement du Québec rappellent par ailleurs que l’écosystème du lac Saint-Pierre, qui est reconnu comme réserve de la biosphère par l’UNESCO, est de plus en plus fragilisé. "L’état de santé de l’écosystème est très préoccupant. Il témoigne de l’impact des activités humaines qui s’exercent depuis des décennies dans son bassin versant et sa plaine inondable."
Alexandre Shields – Le Devoir

 

Plus de 52 000 déversements d’eaux usées en 2020
Des quantités phénoménales d’eaux contaminées par des matières fécales continuent à être déversées dans le fleuve Saint-Laurent et dans les rivières du Québec. Ces défaillances des systèmes d’assainissement n’ont pas connu de réelle amélioration en 2020, révèle le plus récent bilan de la Fondation Rivières. Selon ce dernier, le nombre de déversements s’élevait à 52 794 en 2020, contre 60 663 en 2019, la diminution s’expliquant par des précipitations moindres en 2020. Il reste toutefois impossible de connaître le nombre de mètres cubes déversés. La Fondation Rivières calcule cependant un indice d’intensité qui prend en compte la taille des ouvrages incriminés, ainsi que la durée et la fréquence des débordements. C’est ce qui lui permet de comparer des villes de différentes tailles et la performance de chacune d’entre elles, indique André Bélanger, directeur de la Fondation en entrevue avec Le Devoir.
81 municipalités québécoises n’ont toujours pas d’usine d’épuration.
Sarah R. Champagne – Le Devoir  

 

 

Économie

 

État de New York, USA – Hydro-Québec remporte le gros lot
Le plus grand fournisseur d’énergie renouvelable du continent américain (Hydro-Québec) remporte l’un des plus gros marchés de consommation d’électricité (New York) : grâce à l’entente récemment conclue avec l’État de New York, Hydro-Québec décroche le plus important contrat d’exportation de son histoire. L’hydroélectricité du Québec, fort convoitée par ses voisins du sud, va permettre à la population américaine de réduire son empreinte carbone et au Québec de "se péter les bretelles !" La PDG d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, souhaite maintenant que les Québécois et Québécoises se réapproprient la société d’État et que celle-ci "électrise" leur fierté. 
Son interview – Radio-Canada
Plus de détails sur le projet Champlain Hudson Power Express – La Presse

 

Arabie saoudite – Saur remporte un contrat majeur
Un consortium d’entreprises emmené par le groupe Saur a remporté un nouveau contrat majeur dans le cadre du programme de privatisation des infrastructures d’eau en Arabie saoudite. Le groupement, constitué avec Miahona (Arabie saoudite) et Manila Water (Philippines), s’est vu confier le contrat de gestion du Cluster Est de la National Water Company (NWC) incluant les villes de Dammam, Al Khobar, Dharran et Jubail, pour un montant de 51 millions d’euros. Ce marché, conclu pour une durée de 7 ans, pourrait ouvrir la voie à un contrat de concession plus long à partir de la troisième année si les objectifs de performance sont atteints.
Le contrat porte sur la fourniture d’un service de gestion et de distribution de l’eau sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la région, comprenant les systèmes d’approvisionnement en eau potable, la distribution et le traitement des eaux usées. Les infrastructures couvrent 14 416 km de réseaux d’eau, 380 000 raccordements pour un volume de 1 867 585 m3 d’eau distribuée par jour. L’objectif est d’accroître la disponibilité, l’efficacité et la qualité de service, tout en optimisant les ressources allouées. Il s’agit du deuxième contrat de privatisation de l’eau remporté par le groupe Saur en Arabie saoudite. Le consortium dirigé par Saur avec ses partenaires Miahona et Manila Water group avait déjà remporté le contrat du Cluster Nord-Ouest en décembre 2020, couvrant notamment les villes de Médine et Tabuk. Cette activité municipale complète le partenariat stratégique de Saur avec Marafiq, premier opérateur privé saoudien de services d’eau et d’électricité qui exploite les grandes villes industrielles du Royaume, situées dans les régions couvertes par les Clusters remportés par Saur : Jubail (Est) et Yanbu (Nord-Ouest). Ce nouveau contrat conforte la position de Saur dans la région et confirme la stratégie internationale du groupe qui vise un chiffre d’affaires de 50 % à l’international à horizon 2024.
Saur

 

 

Évènements

 

09 octobre 2021, Lyon – France
12ème édition de la Conférence Gestion des Effluents Non Domestiques

Organisée par le GRAIE et la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), la Conférence sur la gestion des Effluents Non Domestiques (END) est l’opportunité pour les collectivités, leurs partenaires techniques (exploitants, bureaux d’études, scientifiques), les organismes institutionnels (agences de l’eau, services de l’État, départements, régions) de se rencontrer, afin d’échanger et de réactualiser leurs connaissances sur cette thématique d’enjeu majeur. Afin d'accorder plus de temps aux discussions entre les exploitants des systèmes d'assainissement et les acteurs des opérations collectives, le GRAIE propose une journée de séminaire, la veille, le 18 octobre, qui s’articule autour d’échanges d’expériences en ateliers.
Programme et inscriptions

 

12-15 octobre 2021, Lyon – France
Pollutec
Avec plus de 400 conférences et animations, Pollutec propose à chaque édition un programme d'envergure internationale constitué de rencontres, d'ateliers et de démonstrations dédiés à l'actualité des secteurs de l'environnement et à la mise en relation entre professionnels. Cette année, le salon a choisi de rediffuser en live une sélection de conférences sur les thématiques majeures du salon. Ces conférences seront accessibles gratuitement sur inscription et seront également disponibles en replay sur la nouvelle plateforme digitale Pollutec Learn & Connect.
En 2020, 3 100 rendez-vous virtuels ont été organisés à travers l'opération des Green Days avec 60 pays représentés. Cette année, Pollutec offre la possibilité d'organiser des rendez-vous en physique, en virtuel ou hybride avec son public.
Pollutec – Pollutec Learn & Connect

 

14-15 octobre 2021, Paris – France
Colloque 2021 du PIREN-Seine
2021 marque la reprise des colloques de restitution du PIREN-Seine. Ainsi, le colloque de 2021 du programme, qui sera le premier de la phase 8, sera l'occasion de faire le point sur le lancement et les premiers résultats des actions de recherche menées depuis le 1er janvier 2020. Ce colloque se tiendra les 14 et 15 octobre 2021, au Centre international de conférences Sorbonne Université (CICSU) de Jussieu, à Paris. Il sera précédé, le 13 octobre, d'une journée de restitution de la ZA-Seine, dans le même lieu.
Le 14 octobre verra la présentation de la phase 8 du PIREN-Seine et de ses enjeux : les données et métadonnées du PIREN-Seine, suivie de 2 sessions de travail : 1. Quel avenir pour un bassin et des territoires soumis aux changements globaux ? ; 2. Analyse spatio-temporelle du fonctionnement de l’hydrosystème Seine pour mieux appréhender sa résilience face aux extrêmes. La journée du 15 octobre se répartira entre trois nouvelles sessions : 3. De nouvelles approches pour comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques ; 4. Dynamique des contaminants dans le socio-écosystème Seine ; 5. L’eau dans la Métropole au XXIe siècle : ambitions et enjeux.
Le PIREN-Seine est un groupement de recherche dont l’objectif est de développer, à partir de mesures de terrain et de modélisations, une vision d’ensemble du fonctionnement du système formé par le réseau hydrographique de la Seine, son bassin versant et la société humaine qui l’investit. Le bassin de la Seine qui représente 12 % du territoire national, supporte le quart de la population de la France, un tiers de sa production agricole et industrielle, et plus de la moitié de son trafic fluvial. Le fonctionnement écologique de l’ensemble du système fluvial et sa modélisation, depuis les bactéries jusqu’aux poissons, sont basés sur l’étude fine des processus physiques, chimiques et biologiques des milieux. Les modèles développés par le PIREN-Seine simulent les variations écologiques et biochimiques de l’hydrosystème, depuis les ruisseaux jusqu’à l’entrée de l’estuaire. Chaque année, le PIREN-Seine organise un colloque de restitution des actions de recherche qui ont été menées au sein du programme durant l’année écoulée. Cette réunion, qui implique tous les acteurs concernés, est l’occasion pour les partenaires de suivre l’évolution des recherches, pour chercheurs et gestionnaires d’échanger sur les dernières actions menées, mais également d’aborder des thématiques ancrées dans l’actualité.
Programme et inscriptions 

 

21 octobre 2021, Paris – France
Congrès 2021 de l'ANEB
Le génie écologique du sol au service d’une société durable
À l’occasion du lancement de sa nouvelle collection dédiée au génie écologique, Techniques de l’Ingénieur organise, en collaboration avec Lionel Ranjard et Pierre-Alain Maron de l’INRAE Bourgogne-Franche Comté,  une journée de conférences pour aborder les enjeux de la préservation des sols par le génie écologique. Cette journée aura lieu le jeudi 21 octobre 2021 à l’espace Chaptal à Paris.
Les sols sont menacés par les activités anthropiques (artificialisation, pollution, pratiques agricoles intensives…), or ils fournissent de précieux services pour les sociétés humaines allant de la production alimentaire à la mitigation des changements climatiques. Comprendre leur fonctionnement biologique et écologique permet de développer des politiques de préservation et d’utilisation durable de cette ressource. L’approche pluridisciplinaire du génie écologique répond à ces enjeux en proposant des solutions fondées sur la nature pour préserver ou restaurer la biodiversité et garantir le bon fonctionnement des écosystèmes. Lors de cette journée de conférences, des spécialistes issus de la recherche et d’organismes publics et privés présenteront leurs travaux et les connaissances permettant d’améliorer la compréhension, la préservation et la résilience de l’écosystème sol dans toute sa richesse biologique et fonctionnelle. La matinée sera consacrée aux problématiques en milieu rural et l’après-midi sera dédiée aux spécificités en milieu urbain.
Programme et inscriptions 

 

22 octobre 2021, La Garde – France
Rencontres régionales de l'Eau et de l'Assainissement

Après une 8ème rencontre le 1er octobre à Belleville-en-Beaujolais (Rhône), Les Rencontres de l'Eau et de l'Assainissement se dupliqueront à La Garde, dans le Var en Provence-Alpes-Côte d'Azur le 22 octobre. Trois conférences sont inscrites au programme : 1. Eau potable, anticiper les changements climatiques et sécuriser la ressource ; 2. Valorisation des eaux usées ; 3. Le point de vue de l’Agence de l’eau et bilan des plans de rebond et relance.
Programme – Bulletin de participation 

 

26-28 October 2021, UNESCO – Online
Climate-resilient water management approaches
As the climate changes, droughts, floods, melting glaciers, sea-level rise and storms intensify or alter, often with severe consequences to human lives and the economy. In order to ensure water security for humans and the environment while simultaneously meeting the world’s ambitious climate and development goals, decision makers and regulators will need to adopt a new paradigm for resilient water management that embraces the uncertain future ahead. This is the focus of a three-day conference, organized on 26-28 October 2021 just ahead of the next UN Climate Change Conference (COP26), to raise awareness and build capacity around new approaches to assessing and addressing Climate-Resilient Water Management Approaches, including their vast potential within global climate policy and sustainable development agendas. It will combine expert panels and high-level policy discussions to provide concrete inputs to COP26, and for the implementation of the next phase of UNESCO’s Intergovernmental Hydrological Programme (IHP-IX, 2022-2029) focused on "Science for a water secure world in a changing environment".
Programme and registration

 

04 novembre 2021 – Web
Conférence Ingersoll Rand sur le traitement des eaux usées

Robuschi, fabricant de soufflantes, et Milton Roy, fabricant de pompes, tous deux membres du conglomérat Ingersoll Rand, invitent les opérateurs du secteur des eaux usées à s'inscrire à leur conférence virtuelle le 4 novembre 2021. L'événement en ligne se déroulera en anglais et comprendra de nombreux experts de l'industrie qui discuteront des questions-clés affectant ce secteur à forte consommation d'énergie à travers une série de séminaires et de discussions, tout en mettant en évidence la gamme complète de solutions d'équipement Ingersoll Rand pour les applications d'eau et d'eaux usées. La conférence d'une journée, gratuite, se déroulera dans un environnement virtuel où les participants pourront prendre part à trois séminaires, discuter avec des experts du secteur de l'eau et télécharger une série de contenus pour les aider dans leurs décisions d'achat et de spécifications. La conférence fournira aux délégués un certain nombre de nouvelles informations pour les aider à comprendre les spécifications, le fonctionnement et les performances des soufflantes et des pompes à vide. Certaines études suggèrent que le prix initial de ces machines peut représenter moins de 10 % des coûts totaux du cycle de vie des équipements industriels, les coûts énergétiques et de maintenance représentant au moins 5 fois plus que les coûts initiaux. L’objectif de la journée est de fournir aux opérateurs les dernières informations qui les aideront à mettre en œuvre une stratégie à long terme solide pour réduire le coût de possession et améliorer le temps de fonctionnement dans les applications critiques de traitement des eaux usées.
Et bonus : pour chaque participant, 10 euros seront versés à l'organisation caritative WaterAid.
Programme et inscriptions

 

09-10 November 2021, Brussels – Belgium
Water Knowledge Europe 2021
Water Knowledge Europe 2021 Autumn Edition is finally coming back in its physical format on November 9-10. The event will allow you to enjoy a physical networking experience at the BluePoint Centre, in Brussels, while providing you all the information you need to know about the newest Horizon Europe (HEU) Work Programmes 2021-2022. Main focus over: The new calls for proposals 2022 of the Work Program 2021-2024 /Opportunities for the Water Sector with Panagiotis Balabanis, DG RTD at the European Commission; The new LIFE Program 2021-2027 /Funding opportunities for the water sector with Malgorzata Piecha from the European Climate, Infrastructure and Environment Executive Agency (CINEA); Water4All, the water partnership for 2021-2027 and beyond /Opportunities for collaborations for the water sector, from R&I calls for proposals to demonstration initiatives.
Programme and registration  

 

23 novembre 2021, Lyon – France
Journée Restauration Écologique du Rhône

Cette journée gratuite et ouverte à tous (élus, services de l’État et des collectivités, scientifiques, gestionnaires, associations, bureaux d’études…) est organisée par le GRAIE et les scientifiques du programme RhônÉco avec le soutien des partenaires du Plan Rhône. La matinée sera réservé aux conférences sur trois thèmes : 1. La restauration du Rhône : une démarche de gestion environnementale inscrite dans la trajectoire socio-écologique du fleuve ; 2. 20 ans de suivis scientifiques de la restauration du Rhône : quels résultats et quels enseignements pour la gestion des grands fleuves ? 3. Demain, la restauration du fleuve Rhône : comment répondre collectivement aux changements socio-environnementaux annoncés ?  L’après-midi sera réservée à une visite de terrain avec le SMIRIL, la CNR et les scientifiques, permettant d’échanger sur les effets à long terme du relèvement des débits réservés et de la restauration des lônes. Elle sera l’occasion de présenter les travaux qui s’engagent dans le cadre du projet de démantèlement des marges alluviales du Rhône.
Inscriptions

 

30 novembre 2021, Paris – France
L'eau, grande absente du défi climatique européen ?
Green Deal, loi Climat, réforme de la PAC... : l'eau est-elle la grande absente du défi climatique européen ? C'est la question à laquelle le Cercle Français de l'Eau nous propose de réfléchir à l'occasion de son colloque annuel, organisé le 30 novembre à Paris, à la Maison de la Chimie.
Inscriptions

 

1er décembre 2021 – Web
Territoires littoraux et changement climatique

Le CEREMA et l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) organisent le webinaire "Territoires littoraux et changement climatique – Témoignages de collectivités engagées dans l'appel à partenaires gestion intégrée du littoral" le 1er décembre de 9h à 17h30 (UTC+1). Cet événement en ligne et ouvert à tous s’inscrit dans le cadre de l’appel à partenaires gestion intégrée du littoral initié en 2019. Cette journée sera l’occasion de donner la parole aux collectivités engagées mais également aux experts.
Ce webinaire a comme objectifs d’éclairer sur les grands enjeux et défis à venir pour les territoires littoraux et de partager les problématiques des territoires lauréats de l’appel à partenaires. Au programme de cette journée, une conférence introductive de Valérie Masson–Delmotte (physicienne, directrice de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternative et membre du Haut-Conseil pour le climat) et 4 tables rondes introduites par des experts : Stéphane Costa (professeur de géographie physique, Université de Caen Normandie), Hélène Rey-Valette (économiste de l’environnement et enseignante-chercheuse au Centre d’Économie de l'Environnement de Montpellier), Denis Bailly (économiste et enseignant-chercheur, directeur adjoint du Centre de Droit et d’Économie de la mer) et à Alexandre K. Magnan, (géographe, à l’Institut du développement durable et des relations internationales, IDDRI-Sciences Po).
Inscriptions

 

01-02 décembre 2021, Aix-en-Provence – France
CYCL’EAU Provence-Alpes-Méditerranée

Pour cette première édition dans le Grand Sud, le salon professionnel CYCL’EAU s’installe à Aix-en-Provence pour réunir et fédérer l’ensemble des acteurs publics et privés de la filière eau autour d'un programme de conférences thématiques (innovation et changement climatique, désimpermébilisation, coopération internationale, protection des milieux) en lien avec les enjeux du territoire.
L'événement accueillira également le 2ème Forum régional de l'Eau, organisé par la  Région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur. Piloté par le pôle de compétitivité Aqua-Valley, membre du France Water Team, et par le cluster EA-écoentreprises, un village de l'innovation accueillera une vingtaine de startups qui présenteront leurs solutions pour une gestion intelligente des réseaux.
CYCL'EAU

 


11-14 January 2022, Paris – France
EauMega Conference

Second International Conference on Water, Megacities and Global Change
Bringing together scientists, policy makers, operators, basin authorities and civil society to address water security and global challenges in Megacities
Paris, New York, Beijing, Mumbai, Tokyo, Buenos Aires, Mexico, Lagos… all Megacities – urban centers which accommodate more than 10 million inhabitants - are facing mega-challenges related to providing water services for their inhabitants, while managing their environment. Climate change effects of intensifying magnitude and global challenges such as sea level rise, increasing temperatures or urbanization, threaten these cities. Now, there is a need for action to achieve resilient cities. A transversal and multidimensional solution is proposed, based on the collaboration among scientists who advance knowledge, operators and basin authorities (in public and private sectors) who innovate technically and socio-politically, and local politicians who can support new, fairer and more efficient models of water governance, in constant interaction with civil society. The Second International Conference on Water, Megacities and Global Change will take place from 11 to 14 January 2022 at UNESCO Headquarters in Paris, to bring all these actors together, 6 years after its first edition, also known as EauMega 2015.
The objectives of the conference are:  Produce a scientific and technical overview of water challenges and solutions that Megacities face and use to mitigate the effects of climate change, by concretizing the exchange of their expertise in the specific field of water; Strengthen the dialogue between science and policy actors at local level; Activate the cooperation platform of the Megacities Alliance for Water and Climate (MAWAC) by concretizing the exchange of their expertise in the specific field of water and climate; Review the Strategic Global Framework of MAWAC, prepared by the Working Group of UNESCO Intergovernmental Hydrological Programme (IHP).
Pre-programme English / Français – Registration free & open to all

 

10-14 October 2022, Nanjing – China
14th International Symposium on Ecohydraulics – ISE 2022

The IAHR Ecohydraulics Committee and the local organizing committee organize the 14th International Symposium on Ecohydraulics (ISE 2022) that will be held on October 10-14, 2022 in Nanjing, China. Ecohydraulics is a rapidly developing inter-discipline of ecology and hydraulics brought about by the ever-growing concern of aquatic and riparian ecology. Launched in 1994, the International Symposia on Ecohydraulics aim to provide a platform for scientists and engineers worldwide to discuss cutting-edge scientific progress, compare and evaluate state-of-the-art technical methods, and recommend them to the end-users. The symposium  will have six keynote sessions and 40 general sessions under the themes of "Ecohydraulics in Practice" and "Fundamentals of Ecohydraulics". There will be another 10 special sessions.
ISE 2022  

 

 

Formations

 

Programmation architecturale, urbaine et en génie urbain
L'École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette, l’École des ingénieurs de la Ville de Paris et l’École d’urbanisme de Paris proposent une formation de haut niveau et unique en France à la programmation architecturale, urbaine et en génie urbain. L’objectif est de former des experts de la programmation stratégique, collaborative et inventive, au service de la transition écologique, capables de :  élaborer et conduire des démarches programmatiques ; rédiger des documents de programmation ; maîtriser les activités connexes à la programmation. La formation débutera le 28 janvier 2022 et les recrutements sont d’ores et déjà ouverts.
Informations et retrait des dossiers de candidature

 

Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
AgroParisTech, Suez et sa Fondation avec l’Agence française de développement, l’ESSEC Business School et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse, s’engagent pour une Chaire partenariale de classe mondiale de quatre ans, afin de répondre aux défis climatiques et urbains des pays émergents. Le partenariat académique est également étendu avec la mise en place d’accords avec deux établissements africains (UCAD-ESP au Sénégal, KNUST au Ghana). Ce projet pédagogique et scientifique au cœur du pôle Eau d’AgroParisTech et du Centre international de l’UNESCO porte une offre de formations enrichie avec notamment le développement du e-learning.
Garantir l’accès de tous à une eau et un assainissement de qualité, tout en assurant une gestion durable des ressources en eau, représente un défi considérable pour les opérateurs des services publics ou privés, notamment dans les pays émergents et en développement. Créée en 2009, la Chaire AgroParisTech Suez-Eau pour Tous, centre de formation et de recherche unique, ayant déjà formé près de 300 managers et dirigeants des services d’eau et d’assainissement des pays en développement, répond à la volonté de Suez et d’AgroParisTech de contribuer au renforcement des compétences des cadres et dirigeants pilotant ces services et participer ainsi à l’atteinte des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Avec l’accélération de l’urbanisation et du changement climatique, AgroParisTech, Suez, la Fondation Suez et l’AFD poursuivent leur partenariat pour construire un centre de classe mondiale de formations au management stratégique des services publics d'eau et d'assainissement, à destination des cadres dirigeants et équipes de direction générale, des hauts-managers en instance d’accéder à ces fonctions et des cadres opérationnels ou fonctionnels en position de management. L’ESSEC, établissement leader de la formation en management en Europe, dont l’ambition est d’accompagner et influencer la transition écologique et sociale de nos sociétés par la formation et la recherche, devient nouveau partenaire académique et contribuera à enrichir la pédagogie orientée résultats et service sur le management stratégique et de projets.  Ancré dans l'écosystème universitaire de recherche montpelliérain, ce pôle s’appuie sur une dynamique universitaire régionale. AgroParisTech est membre de l’Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement, du Centre international de recherche interdisciplinaire sur la dynamique des systèmes hydriques, labellisé UNESCO, en raison de ses formations d’excellence, travaux et recherches internationaux sur l’eau, et porteur de la KIM WATERS au sein de l’i-Site Montpellier Université d’Excellence (MUSE). Montpellier accueille en outre le pôle de compétitivité eau France Water Team et renforce les liens avec les professionnels du secteur de l’eau. La Chaire est au cœur de ce pôle d’excellence.
Les formations, qui y sont déployées depuis 2021 à distance, englobent : des formations sur les différentes fonctions d’une entreprise de service public de l’eau et de l’assainissement, ses enjeux globaux (exploitation des infrastructures, gestion clientèle, gestion des ressources humaines, gestion du patrimoine, contrôle des coûts, finance …) pour permettre aux responsables de diagnostiquer, fixer des objectifs à moyen et long terme, construire les plans d’action afférents, les piloter ; des formations sur les problématiques de direction générale : management et planification stratégiques, cadrage et coordination des plans d’actions par fonction, relations institutionnelles, relations avec les parties prenantes ; des formations sur le management de projet : cadrage, diagnostic opérationnel, conception d’un plan d’action, conduite, réception, méthodologies et outils, résolution de problèmes ; des formations continues à l'international auprès des acteurs de l’eau in situ (Afrique et Asie notamment).
Le MS OpT – International Executive Master "Eau pour Tous" proposé par la Chaire et porté par AgroParisTech est accrédité par la Conférence des Grandes Écoles et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse est partenaire de la Chaire par le financement de bourses pédagogiques, dans le cadre de sa politique internationale d’intervention pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays du Sud. La Chaire y développe des formations pour davantage de transferts de savoir-faire vers des écoles de management internationales ou des centres d'excellence africains ou asiatiques, en enseignement supérieur et en recherche, afin d’établir une stratégie de déconcentration des formations et de renforcement des capacités des organismes de formation partenaires au Sud.
La Chaire soutient des programmes de recherche visant au développement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement par l’amélioration du management des services, notamment par l’analyse des conditions économiques, politiques, institutionnelles et managériales, et par l’analyse du cadre de gouvernance. Les actions de recherche sont définies sur la base des propositions du conseil scientifique, dont les membres sont des personnalités reconnues de la recherche. La Chaire entend favoriser la progression et le partage des savoirs, en étant un lieu de rencontre entre managers des services de l’eau et de l’assainissement, et chercheurs. Elle organise tous les deux ans des rencontres scientifiques destinées à un public international. Depuis sa création en 2009, la Chaire depuis sa création totalise : 13 promotions du MS OpT – International Executive Master (7 francophones et 6 anglophones) ; 243 auditeurs formés au sein de l’International Executive Master pour le titre de "manager des services urbains d’eau et d’assainissement" venant de 55 pays sur 4 continents ; plus de 100 sociétés et institutions de l’eau et de l’assainissement d’Asie et d’Afrique ayant renouvellé l’inscription de leurs managers à l’International Executive Master ; plus de 50 intervenants, professionnels des secteurs de l’eau et l’assainissement, et une trentaine de coaches par promotion, dont une vingtaine de collaborateurs Suez ; 48 directeurs généraux formés au management stratégique venant de 20 pays d’Afrique et d’Asie.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Interview – Xavier Litrico, directeur scientifique et de la recherche du groupe Suez et président du comité d’orientation stratégique de la Chaire


Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de : développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ; intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ; valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.
Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, ont créé une formation aux métiers de l’eau. À la clé de cette formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers" depuis 2016, est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
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Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'hommes, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières