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Instantanés mai 2022

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

La surconsommation des pays riches dégrade l’environnement des enfants du monde entier
La majorité des pays riches créent des conditions de vie délétères et dangereuses pour les enfants du monde entier, selon le nouveau bilan publié par le Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF. Le Bilan Innocenti 17, intitulé "Places and Spaces: Environments and Children's Well-Being" (Lieux et espaces : Environnements et bien-être des enfants), analyse dans quelle mesure 39 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l’Union européenne (UE) offrent aux enfants un cadre de vie sain, en s’appuyant sur toute une série d’indicateurs tels que l’exposition à des substances polluantes nocives (pollution atmosphérique, pesticides, humidité du domicile, plomb) ; l’accès à la lumière, aux espaces verts et à des routes sûres ; et les contributions des pays à la crise climatique, à la consommation des ressources et à la production de déchets d’équipements électroniques et électriques (DEEE). Selon ce rapport, si chaque individu sur le globe vivait comme un habitant des pays étudiés, il faudrait 3,3 planètes pour couvrir l’ensemble des besoins de l’humanité ; et si chacun consommait les ressources au rythme d’un Canadien, d’un Américain ou d’un Luxembourgeois, ce chiffre grimperait à 5. Si l’Espagne, l’Irlande et le Portugal font globalement figure de bons élèves dans ce classement, aucun des pays de l’OCDE et de l’UE ne parvient toutefois à fournir des environnements sains à tous les enfants du monde sur l’ensemble des indicateurs étudiés. À l’inverse, les pays les moins riches de l’OCDE et de l’UE, en Amérique latine comme en Europe, ont un impact nettement moins prononcé sur l’état général de la planète. "Non seulement la majeure partie des pays riches ne parviennent pas à fournir à leurs propres enfants un cadre de vie sain, mais pire, ils contribuent à la destruction de celui d’autres enfants, ailleurs dans le monde", explique Gunilla Olsson, directrice du Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF. "Par ailleurs, certains pays offrant des environnements relativement préservés à leur propre jeunesse contribuent fortement à la pollution qui détériore les conditions de vie des enfants dans d’autres pays."
Le rapport fait par ailleurs état des constatations suivantes. Dans le groupe de pays étudiés, plus de 20 millions d’enfants ont des niveaux élevés de plomb dans le sang. Or, le plomb compte parmi l’un des contaminants environnementaux les plus dangereux pour l’organisme. Si la Finlande, l’Islande et la Norvège figurent dans le trio de tête pour ce qui est de fournir un environnement sain à leur propre jeunesse, ils se situent à l’inverse aux trois dernières places si l’on considère leur impact sur la planète selon trois indicateurs (taux d’émissions, volume de déchets électroniques et niveau de consommation). En Islande, en Lettonie, au Portugal et au Royaume-Uni, 1 enfant sur 5 est exposé à l’humidité et aux moisissures chez lui, tandis qu’à Chypre, en Hongrie et en Turquie, cette situation concerne plus de 1 enfant sur 4. De nombreux enfants respirent un air toxique à l’extérieur comme à l’intérieur. Le Mexique enregistre ainsi un nombre d’années de vie en bonne santé perdues parmi les plus élevés du fait de la pollution atmosphérique (3,7 ans pour 1 000 enfants) ; c’est en Finlande et au Japon que ce chiffre est le plus faible (0,2 an). En Belgique, en Israël, aux Pays-Bas, en Pologne, en République tchèque et en Suisse, plus de 1 enfant sur 12 est exposé à des taux élevés de pollution liée aux pesticides. Outre le fait d’être associées à l’apparition de cancers, notamment de leucémies chez l’enfant, ces substances peuvent également avoir des effets délétères sur le système nerveux, cardiovasculaire, digestif, reproductif, endocrinien, sanguin et immunitaire des enfants. Aussi, l’UNICEF appelle à prendre les mesures pour protéger et améliorer l’environnement des enfants. 
UNICEF

 

L’OMS tire la sonnette d’alarme concernant l’impact de l’industrie du tabac sur l’environnement
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié aujourd’hui de nouvelles informations sur la mesure dans laquelle le tabac nuit à l’environnement et à la santé humaine, et a lancé un appel afin que des mesures soient prises pour rendre l’industrie plus responsable des destructions qu’elle cause.  Chaque année, l’industrie du tabac est responsable de plus de 8 millions de décès, de la destruction de 600 millions d’arbres, 200 000 hectares de terres, de la perte de 22 milliards de tonnes d’eau et de l’émission de 84 millions de tonnes de CO2. Le tabac est cultivé majoritairement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où il existe un besoin vital en eau et en terres agricoles pour la production des denrées alimentaires destinées à la région. Au lieu de cela, ces ressources sont utilisées pour cultiver des plants de tabac mortels, tandis que la déforestation gagne de plus en plus de terrain. Le rapport de l’OMS intitulé : "Le tabac : un poison pour notre planète" (en anglais) souligne que l’empreinte carbone de l’industrie qui provient de la production, de la transformation et du transport du tabac équivaut à un cinquième du CO2 produit par l’industrie du transport aérien commercial chaque année, contribuant ainsi au réchauffement climatique. "Les produits du tabac représentent les principaux déchets sur la planète, et contiennent plus de 7 000 produits chimiques toxiques, qui pénètrent dans notre environnement lorsqu’ils sont jetés. Environ 4 500 milliards de filtres à cigarettes polluent nos océans, nos fleuves, nos trottoirs, nos parcs, nos sols et nos plages chaque année", a déclaré le Dr Ruediger Krech, directeur du département Promotion de la santé à l’OMS. Des produits comme les cigarettes, le tabac sans fumée et les cigarettes électroniques contribuent également à l’accumulation de pollution par les plastiques. Les filtres à cigarettes contiennent des microplastiques et constituent le deuxième type de pollution par les plastiques le plus élevé au monde.
Les coûts associés au nettoyage des produits du tabac qui sont jetés incombent aux contribuables plutôt qu’à l’industrie qui est à l’origine du problème. Chaque année, cela coûte à la Chine environ 2,6 milliards de dollars US et à l’Inde environ 766 millions USD. Le coût pour le Brésil et l’Allemagne s’élève à plus de 200 millions USD. Des pays comme la France et l’Espagne et des villes comme San Francisco ont décidé d’agir. En effet, suivant le principe du pollueur-payeur, ils ont réussi à instaurer une législation en matière de responsabilité élargie des producteurs qui rend l’industrie du tabac responsable du nettoyage de la pollution qu’elle crée. L’OMS exhorte les pays et les villes à suivre cet exemple, et à soutenir les cultivateurs de tabac afin qu’ils se réorientent vers des cultures durables, à imposer de fortes taxes sur le tabac (qui pourraient également inclure une taxe environnementale) et à proposer des services de soutien destinés à aider les gens à arrêter de fumer.
OMS


Records battus en 2021 pour quatre indicateurs majeurs
Quatre indicateurs-clés du changement climatique – la concentration des gaz à effet de serre, l’élévation du niveau de la mer, le réchauffement et l’acidification des océans – ont établi de nouveaux records en 2021. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), ceci démontre une fois encore la réalité des changements provoqués par les activités humaines à l’échelle planétaire, sur terre, dans les océans comme dans l’atmosphère, changements qui ont des répercussions délétères et pérennes sur le développement durable et les écosystèmes.
Les conditions météorologiques extrêmes, qui sont la traduction au quotidien du changement climatique, ont causé un préjudice économique de plusieurs centaines de milliards de dollars, se sont soldées par un bilan humain très lourd et eu un impact majeur sur la qualité de la vie de très nombreuses personnes. Leurs répercussions sur la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau et les déplacements de populations se sont accentuées en 2022. Le rapport de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2021 confirme que les sept dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées. Si 2021 n’a été "que l’une" des sept années les plus chaudes, c’est à cause des épisodes La Niña du début et de la fin de l’année qui ont entraîné un refroidissement temporaire sans pour autant inverser la tendance générale à la hausse des températures. En 2021, la température moyenne sur la planète était supérieure d’environ 1,11 °C (± 0,13 °C) à sa valeur préindustrielle. Critiquant "la lamentable et récurrente incapacité de l’humanité à s’attaquer au dérèglement climatique", le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a profité de la publication de ce rapport phare de l’OMM pour appeler à la mise en œuvre de toute urgence de la "solution évidente" constituée par la transformation des systèmes énergétiques afin de sortir de "l’impasse" des combustibles fossiles. Dans un message vidéo, M. Guterres a proposé cinq mesures essentielles pour donner un véritable élan à la transition vers les énergies renouvelables. Il s’agit notamment d’améliorer l’accès aux technologies et aux équipements correspondants, d’un triplement des investissements privés et publics dans ce domaine et de la fin des subventions aux combustibles fossiles, qui s’élèvent à environ 11 millions de dollars des États-Unis par minute. "Les énergies renouvelables constituent la seule solution pour parvenir à une véritable sécurité énergétique, garantir la stabilité des prix de l’électricité et créer des emplois durables. Si nous agissons ensemble, la transition vers les énergies renouvelables peut constituer un facteur majeur de promotion de la paix dans le monde au XXIe siècle", a déclaré M. Guterres. "Le monde doit agir au cours de cette décennie pour éviter que les effets du changement climatique ne s’aggravent et pour maintenir l’augmentation de la température en dessous de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels", a-t-il ajouté.
Le rapport de l’OMM sur l’état du climat mondial s’inscrit en complément du 6ème Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui porte sur la période prenant fin en 2019. Le rapport de l’OMM est accompagné d’une présentation en images et fournit aux décideurs des informations et des exemples pratiques sur l’évolution des indicateurs du changement climatique utilisés dans les rapports du GIEC au cours des dernières années à l’échelle mondiale et sur les répercussions des phénomènes extrêmes au niveau tant national que régional en 2021. Le rapport de l’OMM sera l’un des documents officiels lors des négociations des Nations unies sur le changement climatique qui se tiendront en Égypte cette année dans le cadre de la COP27.
Plus de détails – OMM

 

Donner la priorité à l'eau et à l'assainissement
Plus de 350 participants de 57 pays se sont réunis à Jakarta pour une rencontre de haut rang organisée par le gouvernement indonésien, le partenariat mondial des Nations unies Assainissement et Eau pour tous (SWA) et l'UNICEF. 50 ministres de l'eau, de l'assainissement, de la santé, de l'environnement et de l'économie étaient là pour discuter de la pandémie de COVID-19, de l'urgence climatique et d'une économie mondiale en difficulté qui menacent des décennies de progrès en matière de développement durable. Lors de la session inaugurale, Patrick Moriarty, président du comité directeur du SWA, a déclaré : "l'eau et l'assainissement sont indispensables pour prévenir les urgences de santé publique, ils font partie intégrante du soutien au développement économique et sont impératifs pour rendre les communautés résilientes au changement climatique." Environ 74 % des catastrophes naturelles survenues entre 2001 et 2018 étaient liées à l'eau ; 40 % de la population mondiale sont très vulnérables aux impacts du changement climatique et l'accès universel à l’assainissement générerait 86 milliards de dollars par an en productivité accrue et en réduction des coûts de santé. "L'eau et l'assainissement sont le fondement de tout développement durable et la clé pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir. Lorsque 300 000 enfants meurent encore chaque année de maladies liées à une eau insalubre et à un assainissement inadéquat, nous savons que nous devons faire plus", a déclaré Catherine Russell, directrice générale de l'UNICEF.  
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Mise en œuvre de la 9ème phase du PHI
Les représentants des États membres de l'UNESCO se sont réunis à l'occasion de la 25ème session du Conseil intergouvernemental du Programme hydrologique intergouvernemental (PHI) de l'UNESCO, à Paris, du 26 au 29 avril 2022. Au centre des débats figurait le plan stratégique de mise en œuvre de la 9ème phase du Programme (PHI-IX, 2022-2029), intitulée "La science pour un monde où la sécurité de l’eau est assurée dans un environnement en mutation".
Le Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau (2022), Eaux souterraines : rendre visible l’invisible, indique qu'environ 4 milliards de personnes vivent dans des régions qui souffrent d'une grave pénurie d'eau pendant au moins un mois par an. L'édition 2021 du rapport révèle que plus de 2 milliards de personnes vivent déjà dans des zones soumises à un stress hydrique. Quelque 3,4 milliards de personnes, soit 45 % de la population mondiale, n'ont pas accès à des installations sanitaires gérées de manière sûre. Selon des évaluations indépendantes, le monde sera confronté à un déficit hydrique global de 40 % d'ici à 2030. Cette situation sera aggravée par des défis mondiaux tels que le COVID-19 et le changement climatique. Les 36 membres du Conseil du PHI ont décidé que le plan opérationnel du PHI-IX sera mis en pratique par le biais d'un processus inclusif de groupes de travail thématiques et de groupes intersectoriels composés de représentants de la famille de l'eau de l'UNESCO, comprenant les comités nationaux du PHI, les centres liés à l'eau sous l'égide de l'UNESCO, les chaires UNESCO et les partenaires. Le plan stratégique comprend cinq domaines prioritaires interdépendants : 1. la recherche scientifique et l'innovation ; 2. l'éducation relative à l'eau dans la quatrième révolution industrielle, y compris la durabilité ; 3. Le rapprochement entre les données et les connaissances ; 4. la gestion intégrée des ressources en eau dans des conditions de changement global ; 5. la gouvernance de l'eau basée sur la science pour l'atténuation, l'adaptation et la résistance. Ils ont été conçus dans le cadre d'un processus inclusif et consultatif avec les États membres de l'UNESCO. Cette nouvelle et ambitieuse 9ème phase du Programme hydrologique intergouvernemental de l'UNESCO, qui s'étendra sur 7 ans (2022-2029), annoncera une toute nouvelle façon de travailler pour le programme, avec des activités qui ne ciblent pas les secteurs mais qui se concentrent plutôt sur la nature transversale de l'eau. L'éducation à l'eau sera l'une des activités prévues, parmi beaucoup d'autres, pour sensibiliser à cette nature transversale de l'eau et éduquer toutes les parties prenantes sur le besoin toujours croissant de faire de la sécurité de l'eau une réalité mondiale. Les activités d'éducation à l'eau prévues cibleront les experts, les non-experts et les médias. Elle offrira en outre une plateforme pour étendre la coopération au sein de la communauté scientifique internationale, et contribuera ainsi à résoudre de nombreux problèmes non résolus dans le domaine de l'hydrologie. En effet, des problèmes émergents à la suite du rythme toujours croissant des changements environnementaux liés aux comportements humains, et une meilleure compréhension de l'hydrologie est indispensable afin de prendre en compte ces interactions entre les activités humaines et les systèmes d'eau pour élaborer des scénarios de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et permettre à l'eau de contribuer au développement mondial et à la paix.
Un événement scientifique parallèle, s’est tenu au siège de l'UNESCO à la veille de la 25e session du Conseil, et visait à discuter et à façonner la contribution scientifique du PHI-IX à la Conférence des Nations unies sur l'eau de 2023.
PHI-IX, 2022-2029

 


RECHERCHE INNOVATION
Novel tool for the assessment of salinity in fresh-water habitats
The salinisation of fresh-water habitats is a growing threat to biotic communities. To protect the biodiversity and ecosystem services and goods associated with these systems, effective monitoring is essential. Here, researchers present the Salinity Association Group Index (SAGI), a novel tool for the assessment of salinity in fresh-water habitats. Three case studies demonstrate how SAGI can enhance our understanding of salinity-mediated ecological impacts on aquatic macroinvertebrate communities.
Salinisation is a global threat to fresh-water habitats that is predicted to intensify with climate change. Increases in salinity can result in substantial modification of fresh-water biotic communities through both direct effects (such as toxicity) and indirect effects (such as altering prey resources, competitive interactions, predator abundances, and facilitating the spread of invasive species). The monitoring and management of at-risk habitats is, therefore, essential. Salinity can be inexpensively and effectively determined using traditional monitoring techniques, such as point-sampling chemical assessment. However, these techniques are typically periodic, meaning intermittent changes in salinity concentrations may be missed. Moreover, such methods do not show the ecological consequences of salinity increases in fresh-water habitats. Complementing traditional techniques with biological assessments may help to resolve these issues. This study introduces the Salinity Association Group Index (SAGI), a novel index for the assessment of salinity increases on fresh-water macroinvertebrate communities. The tool uses the presence and abundance of different macroinvertebrate taxa in a fresh-water biological pond-net sample to determine the ecological effect resulting from changes in salinity. First, individual taxa are assigned to one of five salinity association groups (SAGs) based on their known association with salinity. A SAGI score is then calculated for the sample that accounts for the SAGs and abundance of all taxa present. The researchers illustrate the application of SAGI using three case studies, carried out in England at different temporal resolutions. The researchers collected data where salinity was considered to be the greatest stress on the ecological communities. The case studies were chosen because they were known to be affected by saline ingress. The results show that SAGI is an effective and robust metric in reflecting changes in the macroinvertebrate community structure resulting from changing salinity in natural conditions, such as tidal waters. The researchers demonstrated SAGI’s efficiency as an effective evidencegathering tool under different scenarios – including across multiple sites along a river length and salinity gradient, and for a single site subject to saline ingress over multiple decades. The researchers also found that the index was highly effective in comparison to alternative salinityspecific biotic indices adapted for use with this dataset. Based on these findings, the researchers propose SAGI as an effective tool for application in future monitoring programmes and investigations, applicable in areas of coastal water inflow. They note that the index is compatible with data derived from established survey techniques employed by regulatory bodies and for Water Framework Directive assessments, amongst others.
By assessing the response of macroinvertebrates to changes in water salinity, relevant decisionmaking institutions can identify sites of risk and take appropriate steps towards conservation and management of fresh-water habitats more accurately and quickly.
European Commission – DG Environment

 

Météo agricole : 1ère édition du baromètre trimestriel de Weenat
Alors que depuis fin avril, des dizaines de départements du sud de la France connaissent déjà des épisodes de sécheresse précoce, Weenat lance son premier baromètre agro-météo autour des indicateurs de suivi de la ressource en eau. L’objectif est de décrypter et mieux comprendre les impacts de la météo sur les cultures et les rendements agricoles.
L’agriculture est plus que jamais concernée par le changement climatique. Si on lui reproche souvent d’en être l’une des causes, on oublie qu’elle en est aussi la première victime. Depuis quelques années, les récoltes sont en effet menacées par une météo de plus en plus extrême. Dans ce baromètre, les experts agro-météo de Weenat, Emmanuel Buisson, directeur Recherche et Innovation, et Maxime Zahedi, ingénieur agronome, donnent des clés de compréhension sur les impacts des phénomènes météo sur l’agriculture. Quels sont les événements marquants depuis le début de l’année ? Quelles sont les régions agricoles les plus concernées par un déficit hydrique ? Quels sont les risques sur les cultures et les rendements à venir ?
Un début d’année plus chaud : +1 °C en moyenne au-dessus des valeurs saisonnières – Après un hiver marqué par des températures très douces pour la saison et des coups de chaud fin décembre, en février puis en mars, le mois d’avril vient contraster cette tendance hivernale. Un épisode de froid sur les premiers jours d’avril a une nouvelle fois été remarquable, avec notamment de fortes gelées observées localement dans le Sud-Ouest et le Centre, et des records de températures basses. Sur ces 4 premiers mois de l’année, on enregistre +1 °C en moyenne au-dessus des valeurs climatologiques des 10 dernières années sur la majeure partie du pays (moyenne des températures enregistrées entre le 15 décembre 2021 et le 30 avril 2022). Dans les Hauts-de-France et de la Normandie à l’Alsace, cette valeur passe même au-dessus de la barre de +1,5 °C. "La température influence grandement l'évolution des stades culturaux ainsi que l'évapotranspiration du sol et des plantes. Des températures élevées accélèrent le cycle cultural, le développement racinaire et foliaire, et accentuent donc leur besoin précoce en eau. Elles entraînent également un assèchement des sols à leur surface. La situation n'est généralement pas problématique en sortie d'hiver car le sol dispose d'une quantité suffisante d'eau pour subvenir aux besoins des plantes. Mais le problème peut vite s'aggraver dans les zones à pluviométrie déficitaire", explique Maxime Zahedi.
Un début d’année plus sec que la normale : 69 % de la France en déficit hydrique (pourcentage obtenu à l’aide de la technologie Météo Vision développée par Weenat, données actualisées au 30 avril 2022)– Alors que plus des deux tiers de la France enregistrent actuellement un déficit de pluviométrie en comparaison des valeurs des 10 dernières années, le Sud-Est, et plus notablement la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, connaît une sécheresse agricole "inhabituellement précoce", avec un  assèchement des sols particulièrement marqué selon Météo France (entre 20 % et 30 % de déficit de la recharge hivernale sur cette région). Le Nord de la France n’est pas épargné non plus. Les fortes températures, combinées à un déficit de pluie de l’ordre de 20 %, engendrent déjà de premiers signes de sécheresse localement. Concernant la recharge hivernale, Météo France place également le Centre-Val de Loire et le Grand-Est en déficit de 20 à 30 %. En avril, plusieurs épisodes pluvieux et neigeux intenses ont été enregistrés dans les régions au sud de la Loire. Malgré des sols secs, la pluie a été relativement efficace sur la plupart de ces régions, permettant une recharge partielle des sols en surface et un vrai bénéfice pour la végétation et les cultures. Ce phénomène ne rattrape cependant pas le déficit hivernal. Le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) indiquait début avril que la période de vidange des nappes phréatiques françaises avait débuté dès février avec 2 à 3 mois d’avance. La raison est simple : "les faibles précipitations enregistrées au niveau national depuis l’automne ne permettent pas une recharge suffisante en eau des sols et des nappes phréatiques. Pour l’agriculture, c’est problématique car on assiste à une sécheresse préoccupante des sols superficiels, c’est-à-dire du premier mètre de terre situé en dessous de la surface, dont la bonne recharge est indispensable au bon développement des cultures tout au long du cycle végétatif", précise Maxime Zahedi. Sur le terrain, de nombreux agriculteurs ont commencé leurs irrigations précocement. Dans la vallée du Rhône par exemple, certains ont déjà apporté deux irrigations sur leurs cultures céréalières alors qu’à cette même date elles sont habituellement nulles. 
Les prévisions des experts Weenat pour les prochaines semaines – À l’heure actuelle, les prévisions saisonnières annoncent un été contrasté. L’instabilité anticyclonique risque de provoquer des situations orageuses localisées. "Ces pluies dites aussi convectives, sont moins efficaces pour la recharge en eau du sol et la captation par la végétation. L’eau ruisselle directement vers les cours d’eau sans s’infiltrer dans le sol", précise Emmanuel Buisson. Le mois de mai s’annonce chaud et sec et juin comme le plus chaud et le plus ensoleillé des trois prochains mois. Le risque de canicule n’est pas indiqué pour le moment, mais le déficit de précipitations va probablement s’accentuer sur la France et les fortes chaleurs vont assécher les sols plus vite. Des phénomènes qui vont ainsi aggraver des situations déjà très critiques dans beaucoup de régions. "Pour les cultures, les prochaines semaines seront décisives car la demande en eau des plantes va devenir de plus en plus importante pour assurer leur bon développement. Si juin s’avère sec et chaud, les besoins en irrigation seront intenses et impacteront les niveaux des nappes phréatiques. Qu’en sera-t-il en juillet et en août, période pendant laquelle les plantes auront le plus besoin d’eau ?", alerte Maxime Zahedi. "Dans ces conditions climatiques inhabituelles et hétérogènes, les prises de décisions sont d’autant plus difficiles pour l’agriculteur et le pilotage de l’irrigation est alors stratégique. Des outils sont nécessaires pour affiner et orienter ses décisions", conclut Emmanuel Buisson. 

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AgTech nantaise fondée en 2014 par Jérôme Le Roy, Weenat est la première station météo connectée française qui facilite le quotidien des professionnels de l’agriculture. Grâce à une application mobile et des capteurs agro-météo connectés pour tous types d’agricultures, Weenat fournit aux agriculteurs des solutions clés en main pour suivre en temps réel les conditions climatiques et agronomiques de leurs parcelles du semis à la récolte. Chaque agriculteur peut ainsi gérer au mieux ses ressources en optimisant sa rentabilité, son temps et son impact environnemental avec de véritables outils d’aide à la décision pour une agriculture durable et performante. En mai 2021, Weenat a fait l’acquisition de Weather Measures, le leader français de la météorologie spatialisée pour le secteur agricole créé en 2015. Son algorithme de traitement de données multisources permet de fournir une météo spatialisée (historique, temps réel, prévisionnelle) au km2 sur l’ensemble d’un territoire. Le nouvel ensemble intègre ainsi toute la chaîne de valeur de la donnée agro-météo permettant d’améliorer les performances agronomiques des agriculteurs et de leurs conseillers. Weenat compte aujourd’hui 40 collaborateurs, plus de 150 partenaires et distributeurs agricoles (coopératives, négoces, instituts de recherche et agro-industriels), plus de 15 000 utilisateurs, 10 000 capteurs installés et développe son offre dans 8 pays européens (France, Espagne, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Suisse).
Weenat

 

Le big data crée une tempête dans les modélisations du climat
L’intensification des tempêtes a atteint les niveaux prévus en 2080 ; un constat qui impose de revoir les modèles du climat
Le climat de la Terre change plus vite que prévu. Une nouvelle étude menée par l’Institut Weizmann des Sciences (Israël) révèle que les tempêtes dans l’hémisphère sud ont déjà atteint des niveaux d’intensité précédemment prévus pour ne se produire qu’en 2080. Une équipe de scientifiques dirigée par le Dr Rei Chemke du département des Sciences de la Terre et des Planètes de l’Institut Weizmann a révélé une intensification considérable des tempêtes hivernales dans l’hémisphère sud. L’étude a été menée en collaboration avec le Dr Yi Ming de l’Université de Princeton et le Dr Janni Yuval du MIT (États-Unis).
Jusqu’à présent, les modèles climatiques n’ont prévu une intensification des tempêtes hivernales d’origine humaine que vers la fin de ce siècle. Dans cette nouvelle étude, Rei Chemke et son équipe ont comparé les simulations de modèles climatiques avec les observations de tempêtes actuelles. Leur découverte est alarmante : il est désormais clair que l’intensification des tempêtes au cours des dernières décennies a déjà atteint les niveaux prévus pour l’année 2080. "Une tempête hivernale est un phénomène météorologique qui ne dure que quelques jours. Individuellement, chaque tempête n’a pas beaucoup de poids climatique. Cependant, l’effet à long terme des tempêtes hivernales devient évident lors de l’évaluation des données cumulatives recueillies sur de longues périodes", explique le Dr Chemke. Cumulativement, ces tempêtes ont un impact significatif, affectant les transferts de chaleur, d’humidité et de quantité de mouvements dans l’atmosphère, ce qui affecte par conséquent les différentes zones climatiques de la Terre. Un exemple est le rôle que jouent les tempêtes dans la régulation de la température aux pôles de la planète. Les tempêtes hivernales sont responsables de la majorité du transport de chaleur des régions tropicales vers les pôles. Sans leur contribution, les températures moyennes au pôle seraient inférieures d’environ 30 °C. De même, l’intensification collective de ces tempêtes constitue une menace réelle et significative pour les sociétés de l’hémisphère sud au cours des prochaines décennies. "Nous avons choisi de nous concentrer sur l’hémisphère sud parce que l’intensification enregistrée là-bas a été plus forte que dans l’hémisphère nord", explique Rei Chemke. "Nous n’avons pas examiné l’hémisphère nord, mais il semble que l’intensification des tempêtes dans cet hémisphère soit plus lente que dans l’hémisphère sud. Si la tendance persiste nous observerons une intensification plus importante des tempêtes hivernales ici dans les années et les décennies à venir." Dans son laboratoire de l’Institut Weizmann, Rei Chemke étudie les mécanismes physiques sous-jacents au changement climatique à grande échelle. Dans cette étude, lui et ses collègues de recherche ont cherché à comprendre si ces changements dans les régimes climatiques étaient causés par des facteurs externes (comme l’activité humaine) ou s’ils résultaient des fluctuations internes du système climatique mondial. Ils ont analysé des modèles climatiques qui simulaient des schémas d’intensification des tempêtes sous l’influence isolée de causes climatiques internes, sans impact externe. Ils ont montré qu’au cours des 20 dernières années, les tempêtes se sont intensifiées plus rapidement que ce qui peut être expliqué par le seul comportement climatique interne. De plus, les chercheurs ont découvert le processus physique derrière l’intensification de la tempête. Une analyse du taux de croissance des tempêtes a montré que les changements dans les courants-jets atmosphériques au cours des dernières décennies ont provoqué ces escalades, que les modèles climatiques actuels sont incapables de refléter avec précision. Cette étude a deux implications immédiates et considérables : elle montre, d’une part, que non seulement les projections climatiques pour les décennies à venir sont plus graves que les évaluations précédentes, et cela suggère également que l’activité humaine pourrait avoir un impact plus important sur l’hémisphère sud que ce qui avait été estimé précédemment ; d’autre part, qu’une correction du biais dans les modèles climatiques est nécessaire afin que ceux-ci puissent fournir une projection climatique plus précise à l’avenir.
Publication dans Nature Climate Change – 26 mai 2022
Israël Science info

 

Projet de recherche pour encourager la réduction des pesticides en milieu agricole
Un groupe de chercheurs québécois tentera de mettre en lumière des exemples concrets des bienfaits de la réduction des pesticides sur la santé des terres agricoles pour inciter les producteurs à adopter des pratiques durables et écologiques.
"Pour les agriculteurs et les agricultrices, c'est important, l'environnement. Dans un monde parfait, ils voudraient réduire leur utilisation de pesticides mais, là encore, il faut qu'ils voient les résultats et s'assurent qu'ils n'auront pas de perte de rendement", soutient la professeure Valérie Langlois de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), qui mènera les travaux avec sa collègue Isabelle Lavoie. Si les conséquences des pesticides sont bien documentées, à l'inverse, les démonstrations sont peu nombreuses quant aux gains potentiels pour la biodiversité quand on en diminue l’usage. "Cela semble évident, mais en même temps si personne ne le fait… C'est ce dont les agriculteurs ont besoin, une conviction que cela fonctionne", fait valoir l’experte en écotoxicogénomique. Grâce à un financement de près de 1,3 million de dollars CAN, son équipe va étudier durant les quatre prochaines années les effets des mélanges de contaminants les plus communs dans les grandes cultures et les zones maraîchères. Les chercheurs vont observer la réaction des organismes vivants des écosystèmes, comme les collemboles, en retirant graduellement les pesticides. La démarche visera à établir un équilibre entre une réduction des pesticides et le maintien d'un rendement intéressant pour les producteurs. Le groupe de scientifiques, qui inclut également deux expertes en agronomie et agroalimentaire entamera son travail de terrain dès cet été auprès d'agriculteurs se trouvant à différents stades de transition biologique. Une partie de la recherche s'effectuera également en laboratoire. Baptisé AgriSolEau, le projet s'attardera sur la concentration des pesticides dans les ruisseaux avoisinants des terres agricoles dans le but d’améliorer la mesure de la qualité de ces cours d'eau. L’hypothèse de départ est que les contaminants vont se coller aux biofilms qui se forment sur les roches et font partie de la chaîne alimentaire de plusieurs espèces aquatiques. Le fait que les animaux s'en nourrissent augmente probablement la charge de pesticides ; il s’agira donc d’examiner les concentrations dans les biofilms pour avoir une meilleure indication de la contamination, détaille Mme Langlois. L’équipe va échantillonner des algues microscopiques et des invertébrés et évaluer les taux d’accumulation à l’issue d’ingestions ou d’une seule exposition des branchies.
Le projet de recherche de l'INRS est l’un des onze projets financés dans le cadre d'un programme sur l'agriculture durable, soutenu par le Fonds de recherche du Québec "Nature et Technologies" et du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.
La Presse canadienne

 

Des plantes économes en eau mais finalement encore fort coûteuses
La startup israélienne Tomgrow et l’Université de Tel Aviv ont mis au point une technologie qui va créer une petite révolution dans le monde des plantes. Cette technologie, baptisée MediumX, va permettre de se contenter d’arroser ses plantes une à deux fois par an, au lieu d’une à deux fois par semaine, tout en leur assurant une bonne santé et une longue vie.
La technique utilise une plateforme efficace, bonne pour l’environnement et facile d’utilisation. Elle va permettre, dans un premier temps aux agriculteurs et aux entreprises puis aux particuliers, de faire pousser des plantes de manière autonome et en espaces fermés sans avoir besoin de les arroser régulièrement et avec un contrôle quotidien de l’état de la plante. MediumX se présente sous forme d’un cube de gel transparent dans lequel est plantée le végétal au lieu d’être mis en terre. Ce cube est composé de 99 % d’eau et de produits nourrissants et constitué d’une grille nanométrique en 3D qui peut conserver l’eau et les éléments indispensables pour la plante. Ainsi, la plante est conservée de manière optimale pendant une longue durée et elle ne se sert quotidiennement que de ce dont elle a besoin. Cette technologie permet de ne plus se préoccuper de l’arrosage des végétaux sinon une à deux fois par an et procure, par ailleurs, une économie de 75 % des besoins en eau par rapport à une plante en terre. MediumX comporte également un capteur qui surveille, scanne et transmet régulièrement les informations sur l’état de la plante dans un cloud. Il s’agit de données telles que la teneur en eau et en engrais, la présence de parasites ou l’insuffisance de lumière ; et même si quelqu’un a essayé de cueillir la plante. Toutes ces données sont recueillies en temps réel et contribuent à préserver la plante sur le long terme. De telles plantes se vendront à partir de 960 shekels, soit quand même plus de 260 euros. Dans un premier temps, elles seront destinées aux entreprises et aux hôtels, aéroports et grandes surfaces, avant d’être commercialisées auprès des particuliers.
Israel Valley – Tomgrow

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L’impression 3D pourrait freiner l’effondrement des récifs coralliens
"Le déclin rapide des récifs coralliens a accru le besoin d’explorer des méthodes interdisciplinaires pour la restauration des récifs", explique Natalie Levy. "Étudier comment conserver la biodiversité des récifs coralliens est une question-clé, mais il est également urgent d’investir dans la technologie qui peut améliorer l’écosystème corallien et notre compréhension de l’environnement des récifs."
Des chercheurs de quatre universités israéliennes viennent de mettre en évidence une méthode d’impression 3D qu’ils ont développée pour préserver les récifs coralliens. Leur innovation est basée sur la structure naturelle des récifs coralliens au large de la ville côtière israélienne d’Eilat, mais leur modèle est adaptable à d’autres environnements marins et peut aider à freiner l’effondrement des récifs coralliens partout dans le monde. Le process commence par la numérisation de photographies sous-marines de récifs coralliens. À partir de ces informations visuelles, un modèle 3D du récif est assemblé avec une précision maximale. Des milliers d’images sont photographiées et envoyées au laboratoire pour calculer la forme complexe du récif et comment cette forme favorise l’évolution de la diversité des récifs. Ensuite, les chercheurs utilisent une méthode moléculaire de collecte d’informations génétiques environnementales qui fournit des données précises sur les organismes du récif. Ces données sont intégrées à d’autres paramètres et alimentent un algorithme 3D, permettant de construire un modèle interactif du récif. Le modèle tridimensionnel peut être conçu pour s’adapter précisément au récif concerné. L’étape finale est la translation et la réalisation d’un récif céramique en impression 3D. Les récifs sont fabriqués dans une céramique unique naturellement poreuse sous l’eau qui fournit les besoins de construction et de restauration les plus idéaux pour la zone touchée, ou pour l’établissement d’une nouvelle structure de récif comme base pour la continuation de la vie. "L’impression tridimensionnelle avec un matériau naturel facilite la production d’unités très complexes et diverses, ce qui n’est pas possible avec les moyens habituels de production de moules", explique le Pr Ezri Tarazi. Le processus, qui combine des algorithmes de numérisation 3D ainsi qu’un échantillonnage d’ADN environnemental et un algorithme d’impression 3D, permet un examen approfondi et précis des données de chaque récif ainsi que l’adaptation du modèle imprimé à un environnement récifal spécifique. De plus, les données peuvent être réintroduites dans l’algorithme pour vérifier le niveau d’efficacité et d’efficience de la conception après sa mise en œuvre, sur la base des informations collectées au cours du processus. "Les récifs artificiels existants ont du mal à reproduire la complexité des habitats coralliens et à héberger des espèces de récifs qui reflètent les environnements naturels. Nous introduisons une nouvelle interface 3D personnalisable pour produire des structures évolutives, en utilisant des données réelles collectées à partir des écosystèmes coralliens", souligne Natalie Levy. Les chercheurs installent actuellement plusieurs récifs imprimés en 3D dans le golfe d’Eilat. Ils pensent que leurs résultats les aideront à appliquer cette innovation à d’autres écosystèmes de récifs dans le monde.
La recherche a été dirigée par le Pr Oren Levy et la doctorante Natalie Levy, de la Faculté des sciences de la vie Mina et Everard Goodman de l’Université Bar-Ilan, le Pr Ezri Tarazi et le doctorant Ofer Berman, de la Faculté d’architecture et d’urbanisme du Technion, le Pr Tali Treibitz et le doctorant Matan Yuval de l’Université de Haïfa et le Pr Yossi Loya de l’Université de Tel Aviv.
Publication dans Science of the Total Environment
Traduit et adapté par Esther Amar – Israël Science Info

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EXPOSITION
01 April-22 September 2022, Paris – France
Aqua Mater: Sebastião Salgado blends water and art

1 April to 22 September 2022, visitors to the Défense in Paris, France, can experience an exhibition that is an ode to the beauty and the fragility of freshwater and those who depend upon it. Franco-Brazilian artist Sebastião Salgado has chosen citations from literature to accompany his stunning black and white photos. He cites the French writer Bernard Clavel, for instance, who wrote, "Homme, n’oublie jamais qu’un fleuve est une vie !" (Never forget that a river is a life). Sebastião Salgado’s photos take the visitor on a breathtaking and often moving world tour of water. The scenes depicted range from a glacier in Patagonia to women fishing for shrimp in Indonesia and zebras drinking from a watering hole in Namibia.
The exhibition has been organized by the Fonds de Dotation Contemplation, a French NGO, with partners that include UNESCO. "The organizers of the exhibition approached us because UNESCO was responsible for this year’s celebration of World Water Day, on 22 March, the theme of which is groundwater", explains UNESCO programme specialist Alice Aureli. An exhibition panel provided by UNESCO’s Intergovernmental Hydrological Programme explains why groundwater is so important. To reinforce its ecological message, the exhibition is housed in a temporary pavilion made of bamboo that has been designed by Colombian architect Simón Vélez. The exhibition may be visited from 10 am to 7 pm from Tuesday to Sunday until 22 September.
Aqua Mater

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Europe

 

France
La directive Habitats-Faune-Flore fête ses 30 ans
La directive européenne Habitats-Faune-Flore, qui a posé les fondements juridiques de la préservation de la biodiversité européenne, fête ce mois ses 30 ans.  À l’occasion de cet anniversaire, France Nature Environnement dresse le bilan de l’état de conservation de la biodiversité à l’échelle française. La fédération présente aussi les suites données à ses 15 propositions formulées en 2007 pour contribuer à faire du réseau Natura 2000 un outil ambitieux de la reconquête de la biodiversité. En un mot, le bilan est faible : des espèces protégées toujours menacées, un faible taux de sites Natura 2000 dans les secteurs à enjeux, un faible taux de contrats de gestion, une faible efficacité du dispositif Natura 2000, un faible nombre d’habitats et d’espèces en bon état de conservation. Pour Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement : "Si la directive Habitats-Faune-Flore a permis des avancées en faveur de la biodiversité, le manque de volonté politique a fait perdre une dizaine d’années dans sa mise en œuvre et explique que ses effets après 30 ans soient limités. Mais Natura 2000 demeure un outil novateur et pertinent. France Nature Environnement demande donc au nouveau gouvernement de relancer d’urgence son application pour réellement lutter contre l’effondrement de la biodiversité."
Bilan des 30 ans de la directive Habitats-Faune-Flore

 

L’été sera chaud, et sec
C’est ce qui transpire de la carte des risques de sécheresse publiée par le ministère de la Transition écologique. "[La carte] montre que l’été 2022 pourrait être marqué par des étiages ou des baisses de nappe marquées sur la totalité du territoire", selon le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH) chargé par le Comité national de l’eau pour suivre l’état des ressources en eau. Concrètement, les nappes phréatiques accusent à ce stade des niveaux de baisse significatifs qui se traduiront à l’été par des niveaux de baisses marqués. Il a en effet peu plu cet automne et cet hiver 2021, saisons qui habituellement réalimentent les nappes phréatiques. En cas de pénurie, des restrictions d’eau graduelles et temporaires pourront être déclenchées par les préfets pour préserver les utilisations prioritaires de santé, sécurité civile et d’approvisionnement en eau potable. Propluvia répertorie les arrêtés sécheresse et informe des mesures de restrictions d'eau en vigueur dans les départements concernés. Les mesures de limitation des prélèvements sont progressives en fonction de seuils définis : vigilance, alerte, alerte renforcée, crise. Elles sont adaptées aux différents usages : 1. Usages domestiques : sensibilisation, puis limitation de plus en plus fortes des prélèvements pour l’arrosage des pelouses, des espaces verts, le lavage des voitures, le remplissage des piscines jusqu’à l’interdiction totale de ce type d’utilisation (hors usage eau potable) ; 2. Agriculture (80 % des prélèvements entre juin et août) : interdiction d’irriguer 1 jour par semaine, plusieurs jours par semaine ou à certaines heures jusqu’à l’interdiction totale de l’irrigation ; 3. Industrie : des mesures spécifiques ont été prises sur les unités les plus consommatrices (mesures imposant une réduction progressive d’activité, le recyclage de certaines eaux de nettoyage, la modification de certains modes opératoires).
Propluvia

Carte grand format

 

Sécheresse : L'irrigation augmente quand la ressource diminue
Lors de la réunion du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH) du 18 mai 2022, France Nature Environnement alerte sur l’augmentation de l’irrigation en France. Les chiffres du Recensement général agricole 2020 qui viennent de paraître sont éloquents : la surface agricole utile diminue, mais la part de surface agricole utile irriguée augmente, partout, dans toutes les régions. Les parcelles jusque-là en agriculture pluviale sont peu à peu converties à l'irrigation. À l’heure où la sécheresse touche tout le territoire, ces transformations de l’agriculture ajoutent des pressions sur une ressource en eau déjà gravement menacée. Selon les chiffres du Recensement général agricole 2020, l’irrigation a augmenté dans toutes les régions de France. En France métropolitaine, on constate une augmentation de 14 % de la surface irriguée entre 2010 et 2020. Certaines régions déjà en grand déficit hydrique augmentent ainsi la pression sur leurs ressources. Par exemple la région Occitanie, qui connaît déjà de grandes difficultés dans la gestion de l’eau, voit une augmentation de 12,90 % de sa surface agricole utile irriguée. D’autres régions commencent à prendre cette direction. C’est le cas des Hauts-de-France, où l’irrigation explose : à surface agricole utile quasi constante, l’irrigation a augmenté de près de 78 %.
La double particularité de l’usage irrigation est qu'il est concentré sur l’été, c’est-à-dire durant les mois où la ressource est la moins disponible, et que l’eau prélevée ne retourne pas dans les milieux aquatiques, comme c’est le cas par exemple des prélèvements eau potable, puisqu’elle est utilisée par les cultures arrosées. Ces prélèvements ont donc un impact beaucoup plus fort sur une ressource en eau fragilisée, et pour cela ils doivent être gérés dans un cadre collectif, inexistant dans de nombreux territoires. Le Varenne agricole qui a présenté sa feuille de route le 1er février s’est basé sur des données d’irrigation périmées, datant de 2010. Or les données de 2020, curieusement inutilisées, montrent une évolution préoccupante : la surface agricole se réduit, mais les parcelles restantes ont tendance à se convertir à l’irrigation, impactant nécessairement les ressources en eau des territoires. De nombreuses questions se posent : quelles sont les principales cultures arrosées ? Où sont les données publiques sur les nouveaux prélèvements ? Quel est le contrôle des volumes prélevés ? Comment éviter les risques de déséquilibre déjà observés sur un tiers du territoire français ? Pour Florence Denier-Pasquier, administratrice FNE et spécialiste de la gestion quantitative de l’eau, "la sécheresse actuelle nous oblige à regarder la situation en face. Il y a un vrai risque que les cumuls de nouveaux prélèvements pour l’irrigation soient incompatibles avec l’effondrement des ressources en eau disponibles. Le changement climatique évolue vite et il est urgent d’avoir une politique beaucoup plus cohérente de gestion quantitative de l’eau, fondée sur des données à jour." 
La sécheresse actuelle est aussi sérieuse qu’elle était prévisible, dans un contexte de changement climatique et d’aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes. Dès qu’un manque de précipitations hivernales survient, comme ce fut le cas début 2022, nous nous retrouvons face à une situation précaire vis-à-vis de la ressource en eau. C'est une mise en tension de tous les usages, que ce soit pour l’eau potable, le refroidissement des centrales nucléaires, la production d’hydroélectricité, de nombreuses productions économiques et bien sûr l’agriculture. Sur chaque territoire, l’eau est une ressource en partage entre usagers, qui doit être gérée collectivement dans le respect des milieux aquatiques. La réponse d’urgence à cette crise est dans les mains des préfets. Il en va de leur responsabilité de prévenir ces situations, dans le cadre de la nouvelle réglementation Sécheresse nationale, et de leur vigilance pour assurer le contrôle de tous les prélèvements. FNE rappelle qu’une vraie prévention des sécheresses se prépare en amont, et non au moment de la crise. La réponse de long terme se situe dans les choix des politiques publiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, dont la politique de l’eau et des milieux aquatiques, gravement malmenée par le récent Varenne agricole.
En 2019, les Assises de l’eau ont mis autour de la table tous les usagers de l’eau et les acteurs de la protection des milieux aquatiques afin d’arriver à des accords inédits, dont un objectif de réduction des prélèvements d’eau de 10 % en 5 ans et de 25 % en 15 ans. Les derniers chiffres de l’irrigation vont en sens inverse. Pour mieux gérer ces crises, vouées à se multiplier et à s’aggraver, il est nécessaire de mettre en place une réelle politique publique organisant la sobriété de tous les usages de l'eau. Ces usages sont interdépendants, et aujourd’hui le compte n’y est pas : les économies faites dans un secteur sont réduites à néant par la surconsommation d’un autre. Pour partager l'eau, il faut partager les efforts, et donc organiser collectivement la sobriété et que les prélèvements impactants soient effectivement réduits. La sobriété doit s’accompagner d’un ensemble de solutions fondées sur la nature : l'agroécologie, la préservation de zones humides et de paysages bocagers, la désimperméabilisation et la renaturation des sols, qui permettent de ralentir le cycle terrestre de l’eau douce. Elles favorisent leur stockage dans les sols et les nappes phréatiques et permettent d’assurer une meilleure disponibilité de la ressource, sans avoir à la stocker dans des infrastructures artificielles où l’eau s’évapore.
Il est temps de revenir à l’objectif collectif des Assises de l’eau, nous ne ferons pas l’économie des économies d’eau ! 
France Nature Environnement

 

Sécheresse : 64 % des Français craignent une pénurie d'eau 
Voilà des semaines que la météo est particulièrement clémente sur l'hexagone. Ce qui nous est agréable est, malheureusement problématique pour nos ressources naturelles en eau. L'hiver n'a pas été assez pluvieux et l'été s'annonce particulièrement sec. Le déficit en eau continue de s'aggraver et des préfets imposent déjà des restrictions… Demain, le manque d'eau ? Les Français ont désormais conscience du risque : 64 % craignent une pénurie d'eau dans leur région. La majorité d'entre eux est consciente que le cycle de l'eau est bouleversé par les impacts du changement climatique et près de 9 Français sur 10 savent qu'ils ont un rôle à jouer dans la préservation des ressources. Enfin, plus de 8 Français sur 10 seraient favorables à de nouveaux usages des eaux usées pour préserver les ressources.
Les Français et l'eau – Baromètre 2021 CIEAU / Kantar

 

Au cœur de l’été, les agences de l’eau sensibilisent aux enjeux de l’eau
À travers 23 programmes courts inédits de moins d’1 minute, l’objectif est de proposer au public des solutions inspirantes à partir d’initiatives prises par des maîtres d’ouvrages en faveur de la préservation des ressources en eau dans un contexte de changement climatique. 78 diffusions sont prévues du 20 juin au 17 juillet sur France Télévisions (France 2, France 3 et France 5). Six thématiques sont mis en images et introduites par une question en guise d’interpellation : 1. Gestion durable de l’eau en ville faire de l’eau de pluie un atout : Comment faire de la pluie une ressource naturelle en ville ? (Grand Lyon) ; Comment rafraîchir les villes lors d’une canicule ? (Gennevilliers) ; L’eau peut-elle être un levier pour améliorer le cadre de vie ? (Hénin-Carvin) ; L’eau et la nature en ville peuvent-elles améliorer le cadre de vie d’un habitat social ? (Grand Nancy) – 2. Ces milieux naturels, nos alliés ! Peut-on rendre à une rivière urbaine sa vie naturelle ? (Haute Vallée de Chevreuse) ; Comment faire lorsqu’un obstacle empêche des poissons de passer ? (Fédération du Nord pour la pêche et la protection du milieu aquatique) ; Préservation des zones humides : la nature peut-elle nous faire réaliser des économies ? (Indre-et-Loire) ; Comment protéger la posidonie des ancres des navires ? (Port-Cros) ; Favoriser à la fois biodiversité et agriculture ? (Saône-Beaujolais) – 3. Des systèmes agricoles résilients et favorables à la ressource en eau : L’agriculture peut-elle être une alliée de la qualité de l’eau ? (Lorraine) ; Protection des captages : comment distribuer une eau de qualité à moindre coût (Val du Thouet) Comment favoriser l’agriculture biologique ? (SCEA de la Gronde) ; Concilier élevage, maraîchage et qualité de l’eau ? (Pays de Saint-Omer) – 4. Sobriété en eau : Peut-on réduire les prélèvements d’eau potable d’une collectivité alors que sa population augmente ? (Mirecourt) ; Est-il possible pour une usine de réduire sa consommation en eau ? (Guerbet, Lanester) ; L’agroécologie, qu’est-ce que c’est ? (Felix Noblia) ; Les golfs peuvent-ils être économes en eau ? (Bonifacio) ; Peut-on irriguer sans pomper dans les rivières ? (Les Landes) – 5. Réduction des pollutions domestiques : Le développement touristique peut-il faire bon ménage avec l’eau ?  (Fort-Mahon plage et Quend) – 6. Micros mais costauds, ces polluants que l’on ne voit pas : Comment parler de pollution sans faire peur ? (Strasbourg) ; Comment traiter les nouveaux polluants dans l’eau ? (Projet SAVE) ; Parfois la pollution apparaît là où on ne l’attend pas (Société nantaise de galvanisation) ; Où en est-on avec la pollution plastique des rivières ? (Seine-Aval).
Les agences de l’eau ont débuté la sensibilisation du public en décembre 2018 avec la campagne digitale En Immersion. Cette campagne au long cours (36 mois) a permis de créer un lien régulier avec une communauté qui n’a cessé de croitre (16 millions de personnes touchées). Cette nouvelle étape vise à accroître cette sensibilisation.
Agences de l’eau

 

Lancement de la seconde promotion de l’Accélérateur Eau
Afin de répondre aux enjeux du secteur de l’eau, les acteurs de la filière réunis au sein de la Filière française de l’eau, Bpifrance et les pouvoirs publics lancent la seconde promotion de l’Accélérateur Eau. Durant douze mois, quatorze entrepreneurs français participeront à ce programme sélectif, ciblé et personnalisé afin d’accélérer leur croissance.
En 2017, les acteurs de la filière, fédérations et pôles de compétitivité, ont créé la confédération du secteur de l’eau : la Filière française de l’eau, regroupant l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. Caractérisée par une grande diversité d‘acteurs et de métiers dispersés sur le territoire français, la filière Eau représente en France près de 5 000 entreprises, 53 000 emplois directs et indirects, 28 milliards d’euros de chiffre d’affaires ainsi que 132 millions de personnes desservies en eau potable par des acteurs français hors de l’hexagone. Comme l’ensemble des grandes filières à l’échelle nationale, cette filière Eau est confrontée à des enjeux majeurs : l’alimentation en eau potable d’une population urbaine croissante, l’émergence de nouveaux types de polluants dont la détection et l’élimination font appel aux technologies de pointe du secteur et la raréfaction de la ressource. À ces défis mondiaux s’ajoutent les défis locaux de l’entretien et du renouvellement des infrastructures d’eau et d’assainissement, particulièrement dans les zones rurales. La filière doit donc s’organiser pour être en mesure de répondre à de nouveaux défis liés aux enjeux énergétiques et environnementaux. Confrontées à des problématiques sectorielles mais aussi transverses (énergie, agriculture, biodiversité), elle doit poursuivre la recherche de nouvelles solutions prennent en compte tous ces changements, qu’ils soient sociétaux, climatiques, environnementaux, ou économiques. Dans ce contexte, les industriels et les pouvoirs publics ont défini conjointement les axes stratégiques de développement de la filière en signant un contrat stratégique de filière le 31 janvier 2019. Celui-ci prévoit au titre de ses projets structurants le déploiement d’un programme d’accélération des entreprises du secteur, auquel ont souhaité s’associer Bpifrance et le ministère du Travail (DGEFP). Le déploiement de ce programme d’accélération, spécifiquement dédié aux entreprises de la filière Eau, couvre l’ensemble du tissu de TPE-PME dont la compétitivité repose sur de fortes collaborations.  L'outil est articulé autour de trois leviers qui seront activés tout au long des douze mois d’accompagnement : le conseil, la formation et la mise en relation. Les 14 entreprises de la deuxième promotion de l’Accélérateur Eau sont : Algavi, Aquatech Innovation, Aquasys, Cimentub, Ecosec, Fonto de Vivo, JM Concept, LVD Environnement, Mascara Nouvelles Technologies, Phytocontrol, Saint Dizier Environnement, SBCEA, SFEC, Water Connect.
Bpifrance

 

SEINE-NORMANDIE
SDAGE 2022-2027 : Les grandes orientations
La publication de l'Agence de l'eau explique les grandes orientations et les dispositions phares pour conserver et améliorer la qualité des milieux aquatiques et des eaux souterraines sur le bassin Seine-Normandie.
SDAGE 2022-2027

Le prix de l'eau, édition 2021
Cette nouvelle publication de l’Agence de l'eau Seine-Normandie présente les résultats de la 7ème enquête intervenue en complément et de manière articulée avec l'Observatoire national. Cette édition 2021 sur le bassin Seine-Normandie montre un prix de l'eau stable depuis 2015, avec une baisse de la part des redevances prélevées par l'agence de l'eau et une hausse de la part des services d'assainissement, qui contribuent à assurer une meilleure qualité des milieux aquatiques.
Le prix de l'eau, édition 2021

 

ADOUR-GARONNE
Sauvez l'eau avec l'Escape Game HÉROS H2O
Destiné à tous les publics à partir de 10 ans, l'Escape Game HÉROS H2O a commencé son itinérance en Nouvelle-Aquitaine.
Le changement climatique a des répercussions sur la ressource en eau et la qualité des milieux naturels : raréfaction de la ressource, dégradation de la qualité de l’eau, sècheresse, inondations plus fréquentes et intenses, érosion des côtes… Ces effets auront une influence sur la gestion quantitative et qualitative de l’eau et donc sur tous les pans de la vie quotidienne : la santé, l’économie (agriculture, viticulture, tourisme…), l’environnement, les paysages. Tous les acteurs doivent se mobiliser : spécialistes de l’eau, agriculteurs, industriels, collectivités et, bien sûr, les particuliers. Il convient donc de sensibiliser les habitants aux enjeux du changement climatique sur la ressource en eau et de les mobiliser pour adopter des pratiques écoresponsables pour limiter leur consommation d’eau et contribuer à protéger les milieux aquatiques. L’Escape Game HÉROS H2O a été imaginé et conçu en réponse à l’appel à projets "Villes et territoires intelligents pour l’eau", initié par l’Agence de l’eau Adour-Garonne, qui vise à favoriser l’émergence d’approches innovantes pour contribuer durablement à la réduction de la pression des villes et des territoires sur la ressource en eau et les milieux aquatiques, en replaçant l’usager au cœur de la gestion de l’eau et en anticipant les enjeux de demain.
HÉROS H2O – Accès gratuit sur inscription

 

Odyssy 2022 : La Garonne, de la source à l'océan
Pour cette 2ème édition d’Odyssy, cap sur le fleuve emblématique du Grand Sud-Ouest : la Garonne ! Pendant 5 jours, du 22 au 26 juin, 36 jeunes volontaires, partiront en explorateurs à la découverte des enjeux de l'eau. Durant leur périple, ils visiteront des installations et iront à la rencontre de celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour la qualité de l’eau et la préservation des milieux aquatiques. De quoi porter un autre regard sur une ressource essentielle à la vie quotidienne et à l’économie du territoire. Cet évènement grand public a également pour objectif de renforcer la mobilisation citoyenne face aux défis climatiques.
Odyssy 2022

 

LOIRE-BRETAGNE
La nature, source de solutions
L’étude "Évaluation socio-économique des solutions fondées sur la nature liées à l’eau : Retour d’expériences sur des territoires du bassin Loire-Bretagne" caractérise les services écosystémiques restaurés et analyse les bénéfices marchands et non marchands générés ainsi que les bénéficiaires concernés. Elle met en lumière l’intérêt des solutions fondées sur la nature, des solutions multifonctionnelles car bénéfiques à la fois pour l’eau, la biodiversité, le stockage carbone ou encore la structure des sols.
Évaluation socio-économique des solutions fondées sur la nature liées à l'eau – Retour d'expériences sur des territoires Loire-Bretagne

 

Podium
Le 8 mai à la station de comptage du barrage de Langeac (Haute-Loire), l’association Logrami a enregistré le premier saumon de l’année remontant l’Allier pour rejoindre la frayère qui l’a vu naître. Aussitôt le gestionnaire du barrage de Poutès a été alerté et deux vannes du barrage relevées pour le laisser passer avec ses congénères en direction du Haut-Allier.
Premier Saumon 2022

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PUBLICATION
De la pierre au papier, une carte innovante du sous-sol de Paris et ses environs
Pour mieux présenter les riches ressources géologiques du Bassin parisien, le service géologique national BRGM vient de dévoiler une nouvelle carte ludique et pédagogique centrée sur Paris. Vous y retrouverez de la roche, notamment le gypse ayant servi à la construction de la capitale, mais aussi de l'eau : l'Île-de-France dispose de plusieurs nappes phréatiques superposées, principalement dans des terrains calcaires et sableux. Ces nappes sont isolées par deux écrans argileux majeurs, souvent marqués en surface par la présence de sources dont l’eau a pu être captée et acheminée au cœur de la capitale. Ainsi, des aqueducs ont été construits au fil des siècles pour approvisionner Paris, et ont laissé des traces dans le paysage (on peut d’ailleurs les suivre sur la carte) ou dans les toponymes (Arcueil tire par exemple son nom des arches de l’aqueduc). Les compositions en sels minéraux contenus dans l’eau varient selon la nature des roches environnantes. Entre le nord et le sud de Paris, on ne trouve ainsi pas les mêmes teneurs en sulfates, carbonates, calcium, magnésium et sodium. Car si le plateau de Longboyau (au sud) est constitué de calcaire de Champigny, c’est du gypse qui surmonte le niveau argileux du plateau de Romainville (au nord).
Carte géologique pédagogique de Paris et ses environs – BRGM  

 

APPELS À PROJETS
Outremers – 12ème appel à projets Te Me Um
En 2022, l’OFB, structure coordinatrice du programme Terres et Mers Ultramarines (Te Me Um) ainsi que ses 12 structures partenaires, lancent un nouvel appel à projets en faveur de la biodiversité des outremers. Le programme Te Me Um accompagne les acteurs de la biodiversité des territoires ultramarins français, favorise leur coopération et facilite la mise en œuvre d’actions locales pour la conservation de la biodiversité. La 12ème édition permet d’apporter un soutien à différents types d’initiatives, auxquels sont associés trois appels à projets : les micro-projets, les compagnonnages et les projets partenaires. Ces trois appels à projets sont ouverts à tous les acteurs de la biodiversité localisés en outremer (associations, collectivités, GIP, établissements publics). Les démarches sont dématérialisées et les dossiers de candidature seront étudiés par des groupes d’instruction localisés dans les territoires.
L’appel à micro-projets – Te Me Um a pour but d’accompagner de petites initiatives en faveur de la préservation de la biodiversité en outremer. Cette démarche permet de favoriser un effet levier à la mise en place d'actions, par exemple engager une première expérience de gestion de projet pour de petites structures, dans la perspective d’un projet plus ambitieux ou de compléter les financements sur une opération plus importante. Les micro-projets sont financés à hauteur de 10 000 euros maximum et doivent être réalisés dans l’année qui suit le financement.
Le soutien aux compagnonnages – Te Me Um vise à renforcer les compétences des acteurs de la biodiversité ultramarine. Le compagnonnage se déroule sur une période d'une ou deux semaines pendant laquelle un professionnel est accueilli par une autre structure dans le but d’échanger, d’acquérir ou perfectionner des compétences spécifiques. Le compagnonnage permet d’aider individuellement les professionnels d’outremer : dans le cadre d’un projet précis qu’ils souhaitent développer et qui nécessite un savoir ou un savoir-faire spécifique, déjà expérimenté ailleurs (lorsque la thématique, de par sa spécificité, n'est dans aucun programme de formation ou que les outils à acquérir nécessitent un certain temps de mise en pratique avec l'aide d'un expert). Te Me Um prend en charge les frais de déplacement à hauteur de 5 000 euros maximum.
Le soutien aux projets partenaires –Te Me Um vise à soutenir les initiatives en faveur de la préservation de la biodiversité d’outremer portées par les membres du comité de pilotage du programme. Seuls les membres de Te Me Um ou les référents locaux sont éligibles pour un montant de 20 000 euros maximum sur 1 an.
Te Me Um – OFB

 

Écophyto 2021-2022
Lancement du second volet de l’appel à projets national

Dans le cadre du plan Écophyto II+, des appels à projets nationaux sont lancés chaque année pour soutenir des projets en faveur d'une réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, et de la limitation des risques et des impacts qui y sont liés. Un appel à projets a ainsi été lancé par l'Office français de la biodiversité (OFB) et les ministères co-pilotes du plan en 2021. Il comprend plusieurs volets distincts et vise à subventionner des projets qui s’inscrivent dans les actions du plan Écophyto en complément de ses actions structurantes (réseau des fermes Dephy). Le premier volet a été lancé en octobre 2021 pour un montant total initial de 5,3 millions d’euros.
Un second volet de cet appel à projets national vient d’être lancé, qui porte exclusivement sur l’action 27 "Construire avec les outre-mer une agroécologie axée sur la réduction de l’utilisation, des risques et des impacts des produits phytopharmaceutiques". Ce volet est doté d’une enveloppe indicative de 600 000 euros. Il vise à recueillir des propositions contribuant à la mise en œuvre de l'action 27, dont les priorités sont : les projets visant le développement et le transfert auprès des conseillers et agriculteurs (professionnels ou particuliers avec jardins familiaux) des solutions alternatives notamment de biocontrôle ou les préparations phytopharmaceutiques non préoccupantes (PNPP) ; les projets concernant les alternatives aux herbicides en cultures tropicales ; les méthodes de lutte excluant les produits de synthèse contre les rongeurs classés ravageurs des cultures (rats en particulier) sélectives et sans danger pour les autres espèces animales ou végétales dans les écosystèmes tropicaux. La question des alternatives est à envisager dans le cadre d’une approche intégrée de la protection des cultures dans une optique de re-conception des systèmes de production pour réduire fortement l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans les DOM. La coopération inter-DOM sur une même problématique, y compris entre les DOM Antilles-Guyane et Réunion-Mayotte, ainsi que la capacité des projets à être transférés rapidement aux agriculteurs professionnels et/ou aux particuliers, sont également des facteurs de sélection importants pour les projets candidats. Les projets peuvent porter sur les grandes cultures type canne à sucre et banane, mais également sur les cultures légumières de plein champ, le maraîchage, ainsi que sur les jardins familiaux.
Dépôt des dossiers – 10 juin 2022

 

AAP de recherche
Caractérisation et quantification des microplastiques en milieux continentaux – sols, eaux et transferts

L’Office français de la biodiversité (OFB) et l’ADEME lancent un appel à projets de recherche sur le transfert microplastiques dans les écosystèmes continentaux. L’ADEME et l’OFB souhaitent, via cet appel à projets, aider au développement et à la valorisation opérationnelle d’éléments de connaissance ou de méthodologie pour anticiper les besoins réglementaires de surveillance et de gestion de ces pollutions. Cet appel à projets vise à sélectionner des candidatures en vue de constituer un ou plusieurs projets de recherche et développements permettant de traiter les sujets suivants : 1. Développements méthodologiques en matière de métrologie des microplastiques en s’inscrivant dans une démarche d’intercomparaison (notamment quel pourrait être le cadre métrologique de référence, permettant le diagnostic des sources et des flux de microplastiques continentaux lors de leur transfert entre divers compartiments environnementaux – sol, air, eau, sédiments –, depuis le bassin versant jusqu’à l’estuaire ?) 2. Questions de recherche environnementale (notamment dans quelle mesure la quantité et la nature des microplastiques dispersés sur les sols d’un bassin versant, du fait de l’entraînement de ces particules par ruissellement ou par voie aérienne, conditionnent-elles les concentrations – colonne d’eau, sédiments de fond – et les flux de microplastiques des eaux qui drainent ce bassin versant ?Ou encore, comment apprécier (semi-)quantitativement la contribution de ces apports diffus au cours d’eau, notamment en comparaison des apports ponctuels associés aux rejets canalisés d’eaux usées et d’eaux pluviales ?) Les matrices à investiguer pour comprendre les flux sont potentiellement : les sols (surface, subsurface), les eaux de rivières et estuaires (surface, subsurface, sédiments), les eaux souterraines, l’air, les matrices biologiques, les eaux de rejets, les matières d’épandages. Les zones à échantillonner sont potentiellement : les environnements des sources de microplastiques suspectées comme étant majeures sur le bassin versant (BV) ; les lits majeurs et mineurs des cours d’eau drainant le BV.
Dépôt des dossiers – 15 juin 2022

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Loire-Bretagne
Pour une transition agricole en faveur de l'eau
La Région Pays de la Loire et l’Agence de l’eau Loire-Bretagne lancent un appel à projets à destination des opérateurs économiques des secteurs agricole et agro-alimentaire avec comme objectif le soutien aux démarches structurantes de transition permettant d’améliorer et de préserver les ressources en eau. L’appel à projets vise par exemple à appuyer l’émergence et le développement de productions répondant aux impératifs de reconquête de la qualité des eaux, telles que l’agriculture biologique et les cultures à bas niveau d’impact. Il s’adresse aux acteurs économiques en capacité de proposer des projets structurants de transition du secteur agricole. Une priorité est donnée aux industries de transformation et aux organismes intervenant pour la collecte et la mise en marché. Il concerne aussi bien les filières alimentaires que la filière énergie, les matériaux biosourcés. Les lauréats seront intégrés au partenariat du Life Revers’eau.
Session 1 – 2 septembre 2022
Session 2 – 3 mars 2023
Dépôt des dossiers

Réduire les consommations en eau des exploitations agricoles
L’Agence de l’eau Loire-Bretagne lance deux appels à projets visant les exploitations agricoles spécialisées en productions végétales sous serres, et en élevage. Ils visent à réduire les consommations en eau de ces exploitations agricoles dans l'objectif de : reconquête du bon état des masses d’eau ; préservation et partage de la ressource ; adaptation au changement climatique. Ces appels à projets s’appuient sur le régime d’État SA.63945 (2021/N), relatif aux "Aides aux investissements dans les exploitations agricoles liés à la production primaire". En application de ce régime d’État, les bénéficiaires ne sont que des petites et moyennes entreprises.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2022

 

Rhin-Meuse
Spécial bailleurs sociaux
Aménagements urbains : Place à l’eau et à la nature !
Dans le cadre de sa politique "Eau et nature en ville", l’Agence de l’eau Rhin-Meuse lance un appel à projets à destination des bailleurs sociaux publics et privés afin de les accompagner, de les soutenir financièrement et d’impulser une nouvelle dynamique en matière d’aménagement urbain durable et de gestion de l’eau en ville. Sur le bassin Rhin-Meuse, une cinquantaine de bailleurs gestionnaires d’un patrimoine bâti de près de 430 000 logements sont concernés.  Les projets soutenus dans le cadre de cet appel à projets pourront concerner des études, des travaux tels que les opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales et de végétalisation associée, d’économies d’eau, de reconquête de la biodiversité… mais aussi des actions de sensibilisation et de communication. Une enveloppe financière de 3 millions d’euros est dédiée à cette opération.
Session 2 – 30 juin 2022
Dépôt des dossiers

J’ai un projet pour le Rhin
L’appel à initiatives "J’ai un projet pour le Rhin" a pour objectif d’encourager les projets renforçant les liens entre le fleuve et les citoyens, qu’ils soient portés par des associations, des collectivités locales, des entreprises, mais aussi des particuliers (seuls ou en collectif) et contribuant à valoriser le patrimoine naturel que constitue l’ensemble de l’écosystème rhénan. L’ambition est de mobiliser le plus grand nombre et de renouer le lien entre le grand public et le Rhin. L’idée est d’écrire une nouvelle page d’histoire du fleuve en s’appuyant sur une dynamique économique, associative et citoyenne. Les critères d’éligibilité des projets sont souples, aux fins de laisser aux initiatives locales la possibilité d’émerger. Les domaines retenus sont au nombre de quatre : Écotouristique ; Culturel et patrimonial ; Économique ; Environnemental. Les initiatives portées devront permettre la découverte, voire la redécouverte du fleuve contribuant ainsi à une prise de conscience quant à sa fragilité, à son importance vis-à-vis de l’enjeu d’adaptation au changement climatique et à la nécessité de poursuivre des actions à 360° en faveur de sa préservation.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2022

 

 

Afrique

 

Maroc
Renforcement du partenariat interministériel

Le Ministère public et le ministère de l'Équipement et de l'Eau ont signé une convention visant à renforcer la coopération dans le domaine scientifique, à garantir le droit à un environnement sain et à favoriser l'échange d'expertises. Paraphée par le ministre de l'Équipement et de l'Eau, Nizar Baraka, et le procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du Ministère public, El Hassan Daki, cette convention vise à assurer la mise en œuvre optimale des principes constitutionnels de la primauté de la loi, à garantir le droit à un environnement sain, à préserver les ressources naturelles et à assurer leur durabilité. Elle vise également à atteindre un bon nombre d'objectifs communs, notamment relatifs à la protection des biens publics de l'État ; cela vise en particulier à améliorer l'efficacité de traitement des infractions liées à l'occupation et à l'exploitation illégales du domaine public de l'État et du domaine public hydraulique et des carrières. Les parties espèrent que ce partenariat contribue à l'amélioration de l'efficacité du système national de régulation de l'exploitation des ressources naturelles de l'État et à la lutte contre les violations dont celles-ci font l'objet.
Maghreb Arabe Presse (Rabat) – AllAfrica  

 

L'APNI et l'INRA lancent le projet Olive-FertiClim
L'Institut africain de la nutrition des plantes (APNI) et l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont signé un mémorandum d'entente pour le lancement du projet Olive-FertiClim, visant à améliorer l'efficience de l'utilisation de l'eau et des éléments nutritifs pour la résilience des systèmes oléicoles marocains aux changements climatiques. Le projet, coordonné par l'INRA Marrakech et l'INRA Meknès, fait partie des quatre projets retenus sur une centaine de candidatures reçues à travers l'Afrique dans le cadre de l'appel à projet du Fonds africain de recherche sur la nutrition des plantes (APNRF). Ce projet, conçu pour relever les défis et contraintes relatifs aux faibles rendements, au changement climatique et à la gestion inappropriée de la fertilité des sols, vise à favoriser une oléiculture durable et compétitive. Il s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole nationale Génération Green 2020-2030. Les stratégies innovantes de gestion des oliveraies basées sur des ressources génétiques dotées d'une grande élasticité au stress hydrique permettront d'atténuer la vulnérabilité des agriculteurs face aux changements climatiques.
Fondée en 2019 et basée à Benguérir, l'APNI a pour mission d'améliorer la nutrition des plantes pour une Afrique résiliente et en sécurité alimentaire.
Libération (Casablanca) – AllAfrica  

 

Tunisie
SONEDE : L'eau au bout de la souffrance
Les coupures d'eau sont devenues coutume et les raisons avancées sont toujours les mêmes. Avec la montée du mercure, le leitmotiv de la maintenance ne fait que plonger les citoyens dans l'abattement et dans un état spleenétique. Plus de 36 heures de coupure d'eau pour les banlieusards, c'est trop. La SONEDE avance à reculons. C'est l'impression de la majorité des habitants de la banlieue nord avec ces coupures d'eau fréquentes. L'annonce récente relative à la perturbation et l'interruption de la distribution d'eau potable dans certains quartiers de la banlieue nord a jeté une lumière crue sur une flagrante carence au niveau de la maintenance des réseaux de la SONEDE sur fond de manque d'agents d'entretien et des équipements défaillants. Plus l'eau se fait rare, plus les perturbations de la distribution sont fréquentes et, paradoxalement, plus les tarifs de l'eau augmentent.
Samir Dridi, La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Burkina Faso
ONEA : De graves manquements à corriger

L’auteur de la tribune libre publiée par le quotidien Le Pays salue l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) pour les efforts déployés ces dernières années : les nombreux quartiers de Ouagadougou qui ont été connectés, les coûts des branchements qui ont été revus à la baisse… "Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt. (…) Bien des quartiers ont connu et continuent de vivre des coupures d'eau pouvant parfois se prolonger sur deux, voire trois jours. Ce qui fait naturellement des mécontents, surtout que nous venons de traverser une période de canicule où les températures frôlaient parfois les 50° à l'ombre. (…) Et ce n'est pas tout : nombreux sont les clients qui se plaignent de la facturation, estimant parfois être victimes d'une arnaque." D'autres ne décolèrent pas parce qu'ayant été floués pour avoir voulu régler leur facture par voie électronique. Nombreux sont ceux qui, du fait de problèmes techniques récurrents, ont dû payer deux fois la même facture puisqu'ils n'ont eu droit à aucun égard lorsqu'ils se sont adressés au service contentieux de l'ONEA. À cela, il faut ajouter la qualité (ou négligence) de certains agents releveurs qui, sous prétexte que telle ou telle cour dispose d'un chien méchant, ou pour une tout autre raison, décident de ne pas y entrer, alors même que des gens s'y trouvent en permanence. En conséquence, les factures s'empilent et le consommateur se retrouve avec un gros problème à gérer. L’impayé peut s’attarder jusqu’à une année entière.
Tribune libre, Le Pays (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Mystérieuse guerre de l'eau
Des individus attaqueraient les installations d’approvisionnement en eau, menaçant plus de 250 000 personnes. Des organisations humanitaires parlent d'une "guerre de l'eau" et évoquent des faits très graves. Des individus, non encore identifiés, saboteraient les installations hydrauliques, pollueraient les points d'eau de manière ciblée et attaqueraient les transports, menaçant la sécurité de plus de 250 000 personnes. C'est le cas notamment à Djibo, ville du nord du pays, où des pompes et les forages ont été détruits. Rien que cette année, 32 installations hydrauliques auraient été attaquées. Dans la région, des centaines de milliers de personnes ont déjà fui, en raison du terrorisme et de la violence. Marine Olivesi, la porte-parole du Conseil norvégien pour les réfugiés au Burkina Faso, ne cache pas son inquiétude. Elle assure que les attaques ont commencé en février. "Avant cela, la population disposait d'environ 3 à 6 litres d'eau par jour et par personne", explique-t-elle. "C'est déjà un chiffre inquiétant. (…) Depuis ces attaques, les gens ont consommé la moitié de l'eau disponible. Cela signifie qu'une personne à Djibo a actuellement moins de 3 litres d'eau par jour."
Les groupes terroristes et des bandes armées sont accusés. Ils utiliseraient l'eau comme une arme. Leur objectif supposé : aggraver encore la situation sécuritaire déjà difficile dans le pays. Depuis 2015, des attentats extrémistes y sont régulièrement perpétrés. Il s'agit de faire régner la terreur au nom d'un islam radical, mais aussi de contrôler le trafic de drogue. Le problème s'étend désormais au-delà de la ville de Djibo.
Dunja Sadaqi, Deutsche Welle (Bonn) – AllAfrica

 

Accident minier : Noyés à plus de 500 mètres
Les corps sans vie de 4 mineurs ont été retrouvés le 25 mai dans la mine canadienne de zinc de Perkoa, dans la région du Centre-Ouest du Burkina Faso. Depuis le 16 avril, 8 mineurs, piégés à plus de 500 mètres de profondeur, ont été portés disparus suite à une inondation dans la mine. Lors d'une rencontre tripartite, le 18 mai [NDLR. plus d'un moi après l'accident] avec les familles et les représentants du gouvernement, la compagnie exploitante, Trevali Mining à Perkoa, s’était engagée à renforcer le dispositif de pompage des eaux dans les galeries dans le cadre de la poursuite des opérations de recherche des 8 travailleurs. Mais avant même de retrouver les cadavres de 4 d’entre eux, la découverte de la chambre de refuge vide laissait présager le pire.
Beyon Romain Nebie, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica
BBC

 

Congo-Brazzaville
La Congolaise des Eaux : Les syndicalistes s'insurgent contre l'absence de dialogue

Dans une déclaration rendue publique le 25 mai à Brazzaville, le collège des structures syndicales les plus représentatives de La Congolaise des Eaux (LCDE) dénonce le refus manifeste de dialogue du ministère de l'Énergie et de l'Hydraulique pendant que la situation de l’entreprise se détériore. Les syndicalistes ont constaté que LCDE est traversée de plusieurs maux dont les esquisses de solutions ne seront trouvées que par le dialogue avec les partenaires sociaux. Ainsi la convention collective signée le 29 décembre 2020 et qui devait être applicable en 2021 est-elle restée dans les tiroirs du ministère. S’y ajoute la non visibilité des actions liées aux réformes décidées par le gouvernement. Dans le même temps, les pénuries d'eau constatées dans plusieurs villes congolaises sont dues en grande partie aux problèmes organisationnels, financiers et matériels. Aussi les syndicats invitent la tutelle à prendre les dispositions nécessaires pour remettre de la cohésion et de la sérénité dans le climat social de l'entreprise. Ils sollicitent du président du conseil d'administration la création des conditions permissives pour la bonne marche de l'entreprise et l'amélioration des résultats attendus et demandent au Premier ministre d'interpeller les responsables à ce sujet.
Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

Congo-Kinshasa
Le CICR favorise l’AEP par des partenariats et des dispositifs de financement novateurs

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) mène un vaste projet d'approvisionnement en eau dans la ville de Goma, en République démocratique du Congo, qui vise à assurer un accès à l'eau potable à plus de 330 000 personnes à un coût abordable d'ici 2026. Pour pouvoir être mis en œuvre, ce projet de grande ampleur bénéficie de la confiance de partenaires-clés et de dispositifs de financement public-privé novateurs. Sur les 800 000 habitants de Goma, plus de la moitié sont privés d'accès de base à l'eau potable. Dès lors pour satisfaire leurs besoins, soit ils se rendent au lac Kivu pour puiser de l'eau qu'ils doivent ensuite transporter sur de longues distances dans des jerrycans de 20 litres, soit ils s'acquittent de sommes colossales aux points de distribution d'eau. Dans les deux cas, les gens risquent de tomber malades, ce qui accentue la pression qui pèse déjà sur les communautés les plus vulnérables. Le projet Eau pour Goma Ouest comprend deux volets : d'un côté, construire un réseau d'approvisionnement en eau potable composé de stations de traitement des eaux, de stations de pompage et de réservoirs et, de l'autre côté, investir dans des mesures d'accompagnement pour garantir la pérennité du système et l'exécution des travaux d'urgence qui s'imposent. D'un montant de 40 millions de francs suisses, le projet conjugue des sources de fonds affectés à l'action humanitaire et au développement et des investissements du secteur privé. La Banque mondiale, la Direction suisse du développement et de la coopération, l'Agence suédoise de coopération internationale au développement et la Fondation Lombard Odier soutiennent déjà le projet. Quelque 17 millions de francs suisses ont été levés en mai 2022, dont 15 millions prévus par la Banque mondiale. Par ailleurs, un financement supplémentaire de 8 millions est toujours recherché pour achever l'élaboration et poursuivre les activités d'urgence essentielles.
Afin que le projet reste abordable et pertinent pour les habitants de la ville, le CICR travaille en étroite collaboration avec des partenaires locaux et soutient la création de la Régie provinciale, un organisme chargé de contrôler la qualité du service fourni par la compagnie privée des eaux. "Les approches nouvelles et les partenariats innovants constituent des outils importants pour assurer la stabilité à long terme d'une région en proie à un enchaînement de crises et de conflits depuis trop longtemps", indique le président du CICR, Peter Maurer.
CICR (Genève) – AllAfrica

 

Afrique australe
Le drame de Durban a des conséquences pour tout le sous-continent

Les pluies exceptionnelles qui ont frappé en avril la province du KwaZulu-Natal, dans l'est de l'Afrique du Sud, ont fait plus de 400 victimes dans tout le pays, provoquant des glissements de terrain et des inondations. La ville de Durban a été gravement touchée. Son port, le plus fréquenté d'Afrique subsaharienne et porte d'entrée du cœur industriel de l'Afrique du Sud, a été contraint de réduire ses activités en raison des dégâts subis. Le fonctionnement réduit du port de Durban a de graves répercussions non seulement sur l'économie sud-africaine (environ 60 % des exportations sud-africaines transitent par le port de Durban), mais aussi sur celle des pays voisins et éloignés. Par exemple, les exportations de cobalt extrait en République démocratique du Congo, qui transitent par le port d'escale sud-africain, ont été perturbées. Une autre infrastructure locale importante qui a été endommagée est la raffinerie de Durban dont la suspension des opérations a un impact sur l'économie nationale et régionale, sans parler des dommages causés par la contamination due au déversement d'hydrocarbures provenant des gisements endommagés.
Il y a aussi la tragédie des familles laissées sans abri par les inondations. La solidarité de l'Eglise catholique leur est venue en aide. Plus d'une centaine de familles ont reçu des colis alimentaires donnés par Caritas Durban le 14 mai. La livraison a été effectuée par une délégation conduite par le président de Caritas Durban, Mgr Siegfried Mandla Jwara, archevêque de Durban, accompagné de Mgr Peter Wells, nonce en Afrique australe, ainsi que de son premier secrétaire, Mgr Dario Paviša, qui ont visité trois des zones touchées par les inondations dévastatrices. Le Nonce Apostolique a transmis la solidarité du Saint Père et a noté que le Pape François a promis ses prières et sa préoccupation pour ce qui se passe dans les zones touchées par les inondations. L'archevêque Wells a également rappelé l'engagement du Saint-Père à ce que les pays du Sud reçoivent une aide pour faire face à l'urgence causée par le COVID-19 et l'envoi par le Pontife de fonds pour l'achat d'aide alimentaire car il est préoccupé par la sécurité alimentaire en Afrique australe.
Fides News Agency (Vatican) – AllAfrica  

 

Barrage de la Renaissance
L’Égypte rappelle ses positions

La polémique suscitée par la construction de l'un des plus grands barrages d'Afrique sur le Nil Bleu, en Éthiopie, continue d'être au centre des préoccupations des autorités égyptiennes. "L'Égypte, depuis les années 1960, a travaillé pour la coopération avec les pays du Nil. (…) Les eaux du Nil constituent la seule source de vie de l'Égypte. (…) Il faut éviter de politiser cette question. (…) Je souhaite que notre pays frère, l'Éthiopie, revienne à de meilleurs sentiments pour coopérer avec les autres pays du Nil. Que les bailleurs de fonds, la communauté internationale aident les blocs et non les pays pris individuellement. (…) Face au changement climatique et à la sécheresse, l'Égypte a intérêt à promouvoir la coopération, la solidarité entre les pays africains. Cette solidarité est nécessaire pour le développement de notre continent. Nous espérons qu'on y arrivera un jour." En s'exprimant ainsi, le dimanche 15 mai 2022, au siège du Conseil égyptien des Affaires étrangères (CEAE), devant les représentants des médias africains invités en Égypte du 15 au 29 mai 2022, l'ambassadeur Marwan Badr, membre dudit Conseil, traduit sa détermination et celle de l'Égypte entière à voir enfin le bout du tunnel dans cette polémique née entre les deux pays : l'Égypte et l'Éthiopie.
Tout a commencé en avril 2011 où l'Éthiopie a procédé à la pose de la première pierre du Grand barrage de la Renaissance, à construire dans le nord-ouest de ce pays, près de la frontière avec le Soudan, sur le Nil bleu. Il est annoncé comme le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique avec une capacité de près de 6 500 mégawatts. Le point majeur de discorde entre les deux pays réside dans les plans de remplissage du réservoir de ce barrage. Les autorités éthiopiennes accordent un intérêt particulier à la réalisation de ce grand projet et s'empressent de l'achever le plus tôt possible. Dans la mesure où ce barrage, estiment-elles, leur permettra de couvrir les besoins internes en électricité, donc l'autosuffisance énergétique. Elles ont donc engagé des travaux de remplissage du bassin qui ont pu avoir lieu en 2020. Ce qui a ravivé le courroux des autorités égyptiennes. La raison principale : en aval, l'Égypte qui tire son plus grand profit des eaux du Nil dont environ 85 % proviennent du bassin de l'Éthiopie, voit ses "droits historiques" sur le Nil menacés et craint un véritable danger pour son approvisionnement en eau. En clair, avec le remplissage du réservoir du plus grand barrage d'Afrique, le débit en aval pourrait baisser et impacter les réservoirs du lac Nasser et le barrage d'Assouan d'Égypte qui produit la grande partie de l'électricité du pays. L'Égypte craint aussi les répercussions de cette infrastructure sur les autres secteurs de son économie, notamment le transport sur le Nil, la réduction du volume d'eau d'irrigation pour l'agriculture, tout comme les activités de pêche et de navigation. Plusieurs tentatives de conciliation entre les deux pays n'ont pu aboutir. "Toutes les négociations avec l'Éthiopie sont restées vaines. On a compris que l'Éthiopie ne veut pas respecter les clauses de la déclaration de 2015, signée par les trois pays, à savoir le Soudan, l'Éthiopie et l'Égypte et ne veut pas le développement de la région du Nil. L'Égypte a interpellé le Conseil de sécurité des Nations unies, l'Union africaine, mais aucune réponse positive n'a été obtenue. Les changements à la tête de l'UA font qu'on recommence le processus chaque année. Ce qui fait qu'il n'avance pas pour son règlement", déplore le diplomate égyptien. Cependant, l'Égypte appelle toujours le concours de l'Union africaine et de toute autre volonté en vue d'une solution durable favorable aux deux parties. "L'Égypte a une tradition de solidarité, de coopération. Nous voulons maintenir la solidarité entre les pays. Cette coopération est nécessaire. Nous espérons qu'on y arrivera", souhaite l'ambassadeur Marwan Badr.
Germaine Boni, Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica

 

 

Asie

 

Inde
Irrigation : Le pays en quête d’une "révolution bleue"
L’Inde est le plus grand consommateur d’eau souterraine au monde. Mais pour faire face aux pénuries d’eau, cette politique originale d’irrigation doit aujourd’hui être repensée. L’Inde a connu ces derniers mois une vague de chaleur sans précédent, accompagnée de sécheresses. La problématique de l’eau est centrale dans ce pays de 1,3 milliard d’habitants, où l’on cherche depuis longtemps des solutions pour pallier des manques en eau qui vont aller croissant : les derniers rapports du GIEC indiquent que 40 % de la population indienne fera face à des pénuries de cette ressource d’ici 2050. Dès les années 1960, dans le sillage de la fameuse "révolution verte", le deuxième pays le plus peuplé de la planète a engagé une politique originale d’irrigation souterraine. On a assisté à une explosion de l’irrigation par les eaux souterraines qui ont pris le pas sur les eaux de surface. L’Inde est désormais le plus grand consommateur d’eau souterraine avec une extraction de 250 milliards de mètres cubes, soit davantage que la Chine et les États-Unis réunis. Depuis une dizaine d’années, l’infiltration des eaux de pluie pendant la mousson ne suffit plus à reconstituer le stock d’eau des nappes aquifères constituées de roches perméables au sein desquelles l’eau souterraine circule. La surexploitation de cette ressource se traduit par une baisse chronique du niveau des nappes dans de nombreuses régions du sous-continent. Les anciens puits ouverts sont secs, les sources tarissent, les rivières s’assèchent et les rares cours d’eau, pollués, s’infiltrent dans les nappes qu’ils polluent à leur tour. Les études détaillées, comme celles menées au Centre franco-indien de recherche sur les eaux souterraines à Hyderabad, montrent que la baisse du niveau des nappes est due à l’intensité des pompages et non à une mousson déficitaire. Les canicules récentes augmentent aussi les besoins en eau des populations et des plantes, ce qui accroît encore les prélèvements dans les nappes souterraines, dans un contexte de changement climatique et de pression démographique grandissante. 
On a longtemps pensé que répondre à la demande passait nécessairement par l’accroissement de l’offre, donc par des transferts massifs dès lors que les ressources locales se trouvaient surexploitées. Il s’agissait, en bref, d’aller chercher l’eau où elle était et de l’acheminer vers les zones insuffisamment pourvues. Mais ces grands projets ont par le passé montré les multiples coûts économiques, écologiques et humains qu’ils engendraient. Une autre façon d’accroître l’offre consiste, pour les eaux souterraines, à augmenter la recharge naturelle des nappes au moyen de dispositifs de recharge artificielle. Reposant sur l’idée simple de retenir l’eau de pluie durant la mousson pour l’utiliser en période sèche, ces techniques a priori pleines de bon sens n’en montrent pas moins des rapports coût-efficacité très élevés et une efficacité très localisée. Dès lors, ne faudrait-il pas repenser la politique de l’eau en termes de limitation de la demande plutôt que d’augmentation de l’offre ? Une solution plus globale pourrait aussi consister en un changement de politique agricole : produire du riz ou des cultures consommatrices en eau uniquement dans les régions du pays où l’eau est disponible. Après sa révolution verte, l’Inde réussira-t-elle le difficile pari de la révolution bleue ?
Jean-Christophe Maréchal, hydrogéologue, directeur de recherche – BRGM
Adrien Selles, hydrogéologue – BRGM Montpellier
The Conversation

 

Chine
Lac Qinghai : Création d'un parc national
La Chine a approuvé un plan pour établir un parc national au lac Qinghai. Situé dans la partie nord-est du plateau Qinghai-Tibet, dans la province du Qinghai (nord-ouest de la Chine), le lac Qinghai est le plus grand lac d'eau salée intérieur de Chine, avec une superficie de plus de 4 600 kilomètres carrés. De nombreux touristes y affluent chaque année pour profiter de ses beaux paysages, faisant de l’endroit l'une des attractions touristiques les plus populaires du pays. Mais le lac Qinghai est surtout un élément essentiel du système hydrologique qui maintient la sécurité écologique de la région du nord-est du plateau Qinghai-Tibet. En servant d'habitats à de nombreux animaux, ce lac accueille des milliers d'oiseaux migrateurs en hiver, notamment les mouettes de Saunders, et son écosystème aquatique fournit également un habitat important à la carpe nue du Qinghai, l'une des cinq espèces de poissons les plus célèbres de Chine.
Shuang Sheng, Yishuang Liu – People Daily

 

Découverte archéologique dans la province du Henan
Des chercheurs de l’Institut d’archéologie de l’Académie chinoise des sciences sociales ont découvert trois grandes installations de conservation de l'eau datant des dynasties Wei et Jin (220-420 de notre ère) dans la ville de Luoyang, dans la province du Henan au centre du pays. Selon Guo Xiaotao, chef adjoint de l'équipe, des documents historiques indiquent que ces voies d’eau étaient utilisées comme canaux de dérivation vers l'ancien palais de Luoyang.
China.org.cn

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L’estuaire pictural de Sanjiangkou
Le 25 mai, en amont de Nanning, capitale de la région autonome Zhuang du Guangxi, au sud de la Chine, après plusieurs jours de fortes pluies les deux rivières Yongjiang et Zuojiang ont dessiné d’immenses aplats de couleurs à leur confluence de Sanjiangkou.
Shuang Sheng, Yishuang Liu – People Daily 

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Amériques

 

Canada
Mort d’un ours polaire au sud du Saint-Laurent
La présence et la mort d'un ours polaire pour la première fois au sud du fleuve Saint-Laurent ont fait réagir. Qu'est-ce qui explique sa présence sur le territoire et que faut-il en retenir ? Radio-Canada s’est adressée à Dominique Berteaux, professeur à l'Université du Québec à Rimouski et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biodiversité nordique.
Radio-Canada

 

Canada – Québec
Impossible de connaître la quantité d’eau prélevée par les embouteilleurs

Il est impossible de savoir quel volume d’eau est prélevé au Québec par les entreprises qui l’embouteillent pour la vendre. La Cour du Québec a donné raison aux multinationales qui affirment que ces informations sont de nature confidentielle, au terme d’une action en justice lancée par le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) et l’organisme Eau Secours.
Les entreprises Amaro, Pepsi, Coca-Cola, Naya et Eska, notamment, n’auront pas à dévoiler les volumes d’eau qu’elles pompent au Québec en vue de la vendre. Cette information existe, puisqu’elle est transmise au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC). Mais ce dernier ne la rend pas publique. Le CQDE avait lancé en 2018 des démarches afin d’obtenir l’accès à ces informations. Mais le MELCC, suivi par la Commission d’accès à l’information, avait refusé de transmettre les données sur les volumes prélevés. En janvier 2021, la cause a donc été portée en appel devant la Cour du Québec. Dans une décision rendue récemment, la Cour du Québec a confirmé ce refus de la Commission d’accès à l’information de transmettre les informations au CQDE et à Eau Secours. Le jugement rappelle que la Commission d’accès à l’information a conclu que lesdites informations sont "de nature commerciale" et présentent "un caractère objectivement confidentiel puisque l’ensemble de l’industrie traite ces renseignements de manière confidentielle et qu’elles ne font pas partie du domaine public." Le jugement souligne aussi "le caractère hautement compétitif de l’industrie des embouteilleurs en raison de la très mince marge de profit et que les entreprises se livrent à une compétition serrée." Pour l’avocat du CQDE, Marc Bishai, il serait pourtant essentiel que les citoyens puissent savoir quelle quantité d’eau est puisée par les entreprises au Québec. "L’eau n’est pas une ressource inépuisable. Il est donc essentiel d’en faire une gestion responsable, d’autant plus dans un contexte de changements climatiques. On voit déjà des sécheresses, par exemple, et des pénuries d’eau dans certains contextes. Cet enjeu de transparence est toujours d’actualité." Le CQDE souhaite maintenant interpeller le public afin que les Québécois exigent une révision du cadre juridique pour "lever le secret", ce qui semble impossible dans le contexte actuel. Interpellé par Québec Solidaire lors de l’étude des crédits du MELCC, le ministre Benoit Charette a refusé de prendre un tel engagement. Il a simplement évoqué l’idée que le ministre de l’Environnement d’un futur gouvernement du Québec pourrait s’intéresser au dossier. Plus tôt cette année, le Parti libéral et le Parti québécois ont réclamé la révision à la hausse de la tarification pour l’utilisation de l’eau, inchangée depuis 2010. En 2018, on rapportait notamment que 2 milliards de litres d’eau embouteillée au Québec avaient généré moins de 150 000 de dollars CAN de revenus au Trésor québécois. La même année, l’Ontario avait touché 23 millions pour l’eau prélevée. Au Québec, le taux de la redevance de base est de 2,50 dollars par million de litres d’eau. Il existe cependant un tarif de 70 dollars par million de litres d’eau pour l’eau en bouteille, la fabrication de boissons, de certains produits minéraux et chimiques, de pesticides, ou l’extraction de pétrole et de gaz. En comparaison, l’Italie exige 2 000 dollars par million de litres et le Danemark, 10 000 dollars par million de litres, rappelle l’article qui précise que le Règlement du Québec sur la redevance exigible pour l’utilisation de l’eau vise toutes les industries qui prélèvent ou utilisent 75 000 litres d’eau et plus par jour.
Alexandre Shields – Le Devoir

 

Mise en ligne du Répertoire d'information sur l'eau
Le Répertoire d’information sur l’eau permet à chaque utilisateur de rechercher rapidement des références documentaires publiques, gouvernementales et non gouvernementales (rapports de recherche, lois et règlements, guides, capsules vidéo, etc.), des données et des sites Web en lien avec l’eau. Des filtres permettent d'affiner la recherche et d'ordonner les résultats.
Répertoire d'information sur l'eau

 

Mise à jour de l'Atlas hydroclimatique du Québec méridional
L’Atlas hydroclimatique décrit le régime hydrique actuel et futur du Québec méridional dans le but de soutenir la mise en œuvre de pratiques de gestion de l’eau résilientes aux changements climatiques. L’Atlas comporte trois outils : 1. Stations hydrométriques (carte des stations hydrométriques avec les informations de débits et de niveaux et les liens vers les données) ; 2. Portraits (séries temporelles de débit journalier pour la période 1970-2022 pour près de 10 000 tronçons de rivières jaugés et non jaugés) ; 3. Indicateurs (indicateurs hydrologiques pour la période historique et estimés pour le climat futur pour près de 10 000 tronçons de rivières jaugés et non jaugés).
Atlas hydroclimatique Québec méridional

 

Canada – Québec, Territoire de l’Abitibi
Des écologistes exigent l’abolition de permis d’exploration minière

Des organisations environnementales pressent le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, d’abolir un peu plus de 5 000 permis d’exploration minière qui recoupent les eskers de l’Abitibi-Témiscamingue, afin de préserver des sources d’eau potable et des milieux naturels. Ce dernier rappelle que le Québec a déjà atteint ses cibles de protection du territoire.
Dans le cadre d’une demande formelle adressée au ministre Jonatan Julien, les organismes font valoir que ce dernier peut abolir des permis d’exploration minière pour des motifs d’utilité et d’intérêt public en s’appuyant sur les dispositions de la Loi sur les mines. Ils réclament donc l’abolition de 5 161 claims miniers de l’Abitibi-Témiscamingue qui recoupent en partie ou en totalité des eskers, soit des formations géologiques qui datent des périodes de glaciation. Ces permis représentent un peu moins de 17 % des quelque 28 000 claims de cette région, où 22 % du territoire se trouve sous permis d’exploration minière. C’est le minimum pour réparer un non-sens historique. Il faut protéger ces eskers qui sont fragiles et uniques au monde à bien des égards, fait valoir le co-porte-parole de Québec Meilleure Mine, Rodrigue Turgeon. À l’heure actuelle, 60 % de la superficie des eskers de la région sont recouverts en partie ou en totalité par des permis d’exploration. Le fait de mettre un terme à ces titres miniers, mais aussi de protéger les autres eskers permettrait de protéger des sources d’eau potable et des milieux naturels. Selon les données publiées par les organismes, les aires protégées représentent à peine plus de 8 % du territoire de l’Abitibi-Témiscamingue, contre une moyenne de 17 % pour le territoire du Québec. Selon M. Turgeon, il est donc important que le ministre Jonatan Julien retire ces permis. Mais puisque la Loi sur les mines prévoit des compensations financières pour les travaux d’exploration qui auraient été effectués, un tel geste devrait coûter plusieurs millions de dollars au gouvernement du Québec. Aux côtés de Québec Meilleure Mine, les organismes Eau Secours, l’Action Boréale, le regroupement Vigilance Mines de l’Abitibi et du Témiscamingue et MiningWatch Canada jugent toutefois que cette mesure permettrait de miser sur un développement plus durable pour la région, notamment en s’appuyant sur l’attrait des milieux naturels protégés.
Interpellé par Le Devoir, le ministre Jonatan Julien a assuré que son ministère prendra le temps d’analyser attentivement la demande des groupes écologistes. Le ministre a cependant indiqué que le gouvernement caquiste a déjà atteint sa cible de protection des milieux naturels terrestres pour 2020, soit 17 %.
Alexandre Shields, Florence Morin-Martel – Le Devoir

Une pétition est en ligne
Les lacs d'esker, que l'on trouve entre autres en Abitibi, sont alimentés par un réseau aquifère issu de la fonte des glaciers il y a des milliers d'années. Ils abritent un écosystème unique qui reste à découvrir selon Guillaume Grosbois, professeur associé en écologie aquatique à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). 
Mes Opinions

 

 

Économie

 

USA – H2O Innovation remporte 7,9 millions de dollars de nouveaux projets
H2O Innovation annonce que sa ligne d’affaires Technologies de traitement d’eau et Services (WTS) a récemment remporté trois nouveaux projets de systèmes de traitement d’eau et d’eaux usées. Ces nouveaux contrats, d’une valeur totale de 7,9 millions de dollars CAN, portent le carnet de commandes de WTS à 40,4 millions de dollars.
Le premier projet consiste en un remplacement d’un système municipal d’eau potable utilisant l’ultrafiltration (UF) dans la ville de Georgetown, au Texas. Le projet pilote a été complété avec succès à l’hiver dernier, ce qui a permis à H2O Innovation d’obtenir le contrat pour le système de 3,6 MGD (13 627 m3/j) par la suite. Le système initial, qui avait été fourni par un autre fabricant, n’offrait pas à la ville la flexibilité désirée au niveau du remplacement des modules de membranes. C’est grâce à la technologie à plateforme ouverte FiberFlexMC que H2O Innovation a été sélectionnée pour réaliser le projet. Le second projet est celui d’un système d’osmose inverse (RO) à double passage pour l’alimentation des chaudières d’un client industriel situé au Wisconsin. La Société a remporté ce contrat en raison de sa capacité à livrer l’installation dans un délai très serré. Finalement, le dernier projet octroyé à H2O Innovation consiste en un système de bioréacteur à membranes (MBR) d’une capacité de 276 000 GPD (1 045 m3/j) pour un client industriel du Texas.
H2O Innovation

 

Genesys-PWT effectue sa première campagne de production de nettoyants en poudre
H2O Innovation annonce que sa ligne d’affaires de produits chimiques de spécialité a terminé sa première campagne de production de ses nettoyants de spécialité en poudre dans son usine de fabrication nouvellement agrandie de Cheshire, au Royaume-Uni. De plus, Genesys-PWT a conclu de nouveaux contrats avec divers sites miniers en Amérique du Nord au cours des derniers mois.
La première campagne de production a permis de fabriquer le nettoyant acide de spécialité Genesol 721, qui sera expédié à l’entrepôt d’H2O Innovation, situé aux États-Unis, en vue des futures commandes passées en Amérique du Nord et du Sud. L’installation nouvellement agrandie de Cheshire augmentera la production de sa gamme de produits chimiques de spécialité grâce à ses capacités de fabrication de poudres à la pointe de la technologie. "Compte tenu de leur compacité, ces nettoyants en poudre ont une plus faible empreinte aquatique, réduisent les frais de transport et entraînent moins d’émissions de CO2 que les produits équivalents vendus sous forme liquide. Ces avantages nous ont motivé à investir dans l’expansion de l’usine de fabrication. Nous constatons également une tendance croissante en faveur des nettoyants de spécialité présentant des caractéristiques conformes aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)", a déclaré Frédéric Dugré, P-DG d’H2O Innovation. En raison de la demande croissante pour les produits chimiques écoresponsables, l’équipe de Genesys-PWT a également modernisé son établissement de Vista, en Californie, en agrandissant son entrepôt et son usine de fabrication de produits chimiques de spécialité et en modernisant son laboratoire.
Par ailleurs, Genesys-PWT a récemment livré sa gamme de produits GenMine à plusieurs sites miniers au Canada et aux États-Unis. Cette ligne de produits, spécifiquement développée pour le secteur minier, est conçue pour traiter des eaux complexes présentant des niveaux extrêmes de pH, de gypse et de métaux lourds. L’équipe travaille en étroite collaboration avec des entreprises de l’industrie minière afin d’accroître la fiabilité de leur actif lié à l’eau tout en respectant les objectifs en matière d’eau et d’ESG. Cette gamme de produits permet de contrôler le niveau de sulfate de calcium dans les eaux minières acides, d’augmenter les taux de récupération des installations membranaires utilisées pour le traitement des eaux résiduaires avant leur rejet dans l’environnement et de réduire les temps d’arrêt du système pendant les cycles de nettoyage en place. 
H2O Innovation

 

Dakar, Sénégal – Suez remporte la conception et construction de l’usine d’assainissement de la baie de Hann
L’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), à la suite d’un appel d’offres international, a confié à Suez et à son partenaire, Consortium d’Entreprises (CDE), la conception et la construction de la station de traitement des eaux usées de la baie de Hann. D’une capacité de 26 000 m3/j, cette station d’épuration s’inscrit dans le cadre du programme de dépollution de la baie entrepris par le gouvernement sénégalais. Elle permettra la préservation de l’écosystème marin de la baie et l’amélioration de la situation sanitaire pour 500 000 habitants de 9 communes de Dakar. Le contrat est signé avec l’ONAS, représentant le Gouvernement du Sénégal, pour un montant total de 49 millions d’euros (dont 25 millions d’euros pour Suez), avec le concours financier de l’Agence française de développement, d’Invest International du Royaume des Pays-Bas et de l’Union européenne. L’usine sera dotée d’un procédé de traitement des eaux usées la rendant plus économe en énergie, en réactifs chimiques, et moins émettrice d’odeurs. En effet, un système de traitement des odeurs est prévu afin d’améliorer le confort des riverains et d’intégrer durablement l’ouvrage dans l’environnement de la zone du projet.
La baie de Hann, qui était considérée comme l’une des plus belles du monde dans les années 1970, subit aujourd’hui une intense pollution industrielle et humaine, et ses eaux sont devenues impropres à la pêche et à la baignade. 80 % des industries manufacturières du Sénégal sont installées à proximité et rejettent leurs effluents en mer, sans traitement suffisant. La baie reçoit également les eaux usées domestiques non traitées des habitations riveraines. L’objectif du programme entrepris par le Gouvernement du Sénégal consiste à restaurer la qualité des eaux de la baie en réduisant la quantité des eaux usées qui y sont rejetées par les industries, et dans une moindre mesure, par les ménages. Outre la station d’épuration, le programme comprend un émissaire marin pour le déversement en mer des eaux usées traitées, un système de transport des eaux usées de la baie comprenant un intercepteur et des stations de pompage pour la collecte des effluents provenant des industriels et des populations, y compris du port autonome de Dakar. Pour la pérennité des infrastructures avec un entretien approprié, la réglementation dans le domaine de l’assainissement a été revue et un arrêté sera mise en place pour l’application du principe pollueur-payeur. Cela permettra à la fois d’améliorer la situation sanitaire des populations, de protéger le milieu marin et de favoriser le retour des activités socio-économiques dans la zone dont la pêche et le tourisme.
Suez

 

Accord Saur et Veolia en vue de l'acquisition de la division européenne Mobile Water Services de Veolia
Saur et Veolia annoncent la signature d'un accord en vue de l'acquisition par Saur de la division européenne Mobile Water Services de Veolia, l'un des principaux acteurs de l'eau mobile en Europe doté d’une flotte moderne, dans le cadre des engagements pris par Veolia auprès de la Commission européenne en matière de concurrence. L'accord est formalisé par la signature d’une option de vente unilatérale qui permettra aux parties de procéder à la transaction pour un montant total d'environ 190 millions d'euros. Cette acquisition représente une étape majeure pour le développement des activités Eau Industrielle de Saur, renforçant l'ambition stratégique du groupe d'être un fournisseur de solutions de traitement de l’eau innovantes et durables permettant de remplir un service essentiel pour les clients industriels face aux enjeux de la transition hydrique. Cette opération permet également d'augmenter la part des activités récurrentes ainsi que la base d’actifs au sein du segment Eau Industrielle de Saur.
La division européenne Mobile Water Services de Veolia (MWS Europe) deviendra la plateforme mondiale de services d’eau mobile de Nijhuis Saur Industries (NSI). Avec l'ajout de MWS Europe, NSI renforce son offre de solutions mobiles pour l'eau, dont l'osmose inverse, l'ultrafiltration et la déionisation, avec une position de leader et une large base installée sur des marchés en croissance en Europe. MWS Europe comprend une base d'actifs de près de 400 unités mobiles, emploie 70 personnes réparties entre le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Benelux, l'Espagne, la Pologne et la Suède, et dispose d’un portefeuille diversifié de plus de 600 clients. Au sein du groupe Saur, les clients de MWS Europe auront accès aux solutions avancées de traitement de l'eau et des eaux usées de Saur et de NSI.
La transaction devrait être clôturée avant la fin de l'année 2022, sous réserve de l'obtention des autorisations antitrust et de la satisfaction des conditions habituelles pour ce type de transaction. Saur s’est engagé à respecter l’ensemble des engagements sociaux pris par Veolia.
Saur  

 

Saur finalise l'acquisition d'Aqua-Chem
Le groupe Saur a finalisé l'acquisition de la société américaine de purification d'eau Aqua-Chem, conformément aux conditions annoncées le 15 mars 2022 et après avoir reçu l'autorisation des autorités antitrust. Aqua-Chem a intégré Nijhuis Saur Industries (NSI) et devient la plateforme nord-américaine de Saur pour l'eau industrielle. Avec l'ajout d'Aqua-Chem, les clients industriels du groupe bénéficient d'un portefeuille de solutions avancées de purification d'eau et de traitement des eaux de process avec des références uniques dans les secteurs de la pharmacie et des sciences de la vie, des boissons, de l'énergie ainsi que dans l'industrie de défense.
Saur 

 

IDE Water Technologies reçoit le prix GWE 2022 de l’entreprise de désalinisation
IDE Water Technologies, une société pionnière dans le domaine de solutions de dessalement et de traitement de l’eau, a reçu ce 20 mai le prix Global Water Award, pour la catégorie de l’entreprise de dessalement de l’année 2022, décerné par Global Water Intelligence (GWI). IDE a été sélectionnée parmi un panel de concurrents pour ses innovations de pointe dans le domaine de la technologie de l’eau et des solutions de dessalement. Annoncés lors du Global Water Summit 2022 à Madrid, en Espagne, les prix récompensent les entreprises ayant fait preuve d’innovation dans les domaines de l’eau, des eaux usées et du dessalement. Les candidats sont jugés pour leur capacité à améliorer les performances opérationnelles, l’adoption de la technologie et les modèles financiers durables, et sont élus par les abonnés au magazine GWI, GWI WaterData et Water Desalination Report.
"Nous sommes ravis d’être nommés Entreprise de dessalement de l’année 2022 par Global Water Intelligence", a déclaré Alon Tavor, P-DG d’IDE Water Technologies. "Chez IDE, nous sommes évidemment passionnés pour fournir des solutions de traitement et de dessalement de l’eau de pointe à nos clients, petits et grands, à travers le monde. C’est un honneur d’être récompensés pour nos solutions innovantes par une organisation réputée au sein de notre industrie, notre mission consiste à repousser les limites du traitement de l’eau pour assurer un accès de haute qualité pour tous." IDE est fournisseur mondial de solutions de dessalement et de traitement de l’eau ; certains de ses plus grands projets de dessalement sont en cours d’exécution sur quatre continents. La société, qui fournit environ 3 millions de m3/j d’eau de haute qualité à des municipalités, sociétés de pétrole et de gaz, mines, raffineries et centrales électriques du monde entier, continue de consacrer des efforts considérables dans le développement de procédés révolutionnaires et de technologies de traitement de l’eau pour réduire le prix du dessalement de l’eau de mer et maximiser les capacités de réutilisation des eaux usées industrielles et municipales.
Israël Science Info – IDE Water Technologies

 

 

Évènements

 

07-09 juin 2022, Ardes-sur-Couze – France
Colloque final du programme Tourbières du Massif Central
La fin du programme "Tourbières du Massif Central" est proche, et l’heure du colloque final est arrivée ! Le Pôle-relais tourbières de la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels organise pour l’occasion, à Ardes-sur-Couze (Puy-de-Dôme), un colloque qui sera axé autour de : la Connaissance, la Restauration, la Sensibilisation et l’Avenir des tourbières du Massif Central. Le programme sera disponible dans les prochains mois mais les personnes souhaitant communiquer sur un projet ou se préinscrire peuvent dès à présent contacter l'organisateur.
Formulaire

 

14-15 June 2022, Brussels – Belgium
Water Innovation Europe 2022
Call open to be one of the WIE2022 award winners, sponsors, exhibitors or media partners
Media organization, water expert, researcher, business, international or national institution have a role to play at the Water Innovation Europe 2022 event, coming up on June 14-15, under the theme ''What is the role of water in the net-zero society?''. The call is now open to apply for your participation through 4 different categories to leave your mark on this year’s edition.
With over 500 participants from all around Europe last year, Water Europe annual conference Water Innovation Europe has grown to become the landmark event of the European water sector every summer. The event brings together all the aspects of the sector: scientists and technology developers, utility representatives, large water users, European and national/regional policy makers and finance experts. Water Innovation Europe offers an open platform for information gathering and networking among the most influential stakeholders from within and beyond the water sector. Its objectives are to: Shape Europe’s Water Future with op-note speakers of the water sector offering new perspectives and insights; to collaborate, debate and discuss with a targeted panEuropean audience; Connect, network and be part of the discussions with EU level decision makers and leading actors and companies from across the whole water value chain; Learn about new technologies, innovations and projects that will allow you to get the vibe of the current and future market trends and how you can take advantage of them; Contribute actively to achieve a Water-Smart Society.
Water Innovation Europe 2022 

 

29-30 juin 2022, Rennes – France
Carrefour des gestions locales de l’eau

Prévue initialement en janvier 2022, la 23ème édition du Carrefour des gestions locales de l’eau, organisée par le réseau IDEAL en partenariat avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et la Région Bretagne, se tiendra les 29 et 30 juin 2022 à Rennes. Chaque année, ce rendez-vous majeur dans le domaine de l’eau en France réunit les décideurs des collectivités en charge de l’eau pour confronter leurs analyses et leurs expériences.
Une réunion plénière sur le thème "Quelles réponses face au défi climatique pour l’eau dans l’Union européenne ?" et deux ateliers ("Face à l’urgence climatique, quels défis relevés sur nos territoires ?" et "Faire de l’adaptation au changement climatique l’enjeu-clé de l’aménagement durable du littoral du bassin Loire-Bretagne") seront organisés en parallèle des échanges sur le stand de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne.
Information et inscriptions

 

30 juin 2022, Rennes – France
La politique de l’eau en France est-elle à la hauteur des enjeux ? Focus sur les agences de l’eau
Organisée par le Cercle Français de l'Eau dans le cadre du Carrefour des gestions locales de l'eau, cette conférence se focalisera sur les acquis et défis des agences de l'eau. Les enjeux sont colossaux : raréfaction de la ressource, conflits d’usages, pollutions, dégradation des milieux, etc., depuis la loi de 1964, les agences de l’eau sont les chevilles ouvrières de la politique de l'eau en France. Où en sont-elles aujourd’hui face aux exigences communautaires ? Quelles pistes pour renforcer leur action climatique ? Interviendront : Bruno Cinotti, membre du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), co-rapporteur "Audit interne des agences de l’eau", Olivier Thibault, directeur de l’Eau et de la Biodiversité (DEB)au ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Thierry Burlot, président du Comité de Bassin Loire-Bretagne et président du Cercle Français de l'Eau (CFE).
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29 juin-01 juillet 2022, Grand-Bornand – France
PREVIRISQ Inondations 2022

Retour sur la catastrophe du Grand-Bornand et sur celles de 2020 en Allemagne et Belgique. En quoi ces évènements extrêmes impactent les territoires ? Comment ils s’y adaptent, réagissent et agissent ? Deux tables rondes seront animées par la Société Hydrotechnique de France (SHF) et l’Association française pour la prévention des catastrophes naturelles et technologiques (AFPCNT) avec en invités : André Perillat-Amédé, maire du Grand-Bornand Martial Saddier, président du Conseil départemental de la Haute-Savoie et président du Comité de bassin Rhône-Méditerranée Bruno Forel, président du SM3A et co-président de l'Association nationale des élus de bassins (ANEB) et Frédéric Molossi, président de l'ANEB. Les 3 journées se poursuivront à travers des exercices de mises en situation et des présentations sur les nouveaux outils et études en cours, ainsi que des forums et des visites pour rencontrer les acteurs nationaux et territoriaux de la prévention des inondations.
PREVIRISQ Inondations

 

04-08 juillet 2022, Lyon – France
I.S.Rivers 2022
Avec 210 communications orales et posters, I.S. Rivers permet de prendre connaissance des dernières expériences opérationnelles, techniques et scientifiques françaises et internationales. Depuis 2012, I.S. Rivers met en réseau à une échelle internationale des chercheurs, gestionnaires, techniciens, décideurs, tous acteurs des fleuves et grandes rivières. Son ambition est toujours aussi forte : partager les avancées scientifiques et expériences conduites sur ces milieux, favoriser le croisement des approches permettant d’échanger sur les leviers d’action pertinents pour une gestion durable des fleuves et grandes rivières. Face à la pandémie, la ZABR et le GRAIE ont organisé 4 webinaires qui ont permis de rassembler la communauté I.S.Rivers et de maintenir la dynamique pour se réunir nombreux, en présentiel, en 2022. 77 fleuves et grandes rivières sont à l’honneur en 2022. Ils sont à découvrir selon 4 parcours thématiques, sous l’angle de leur trajectoire, leur fonctionnement, leur restauration écologique et leurs enjeux de gestion, et des interactions qu’ils tissent avec les hommes et les sociétés. 
Programme

 

07-09 juillet 2022, Forcella Piccola dell’Antelao – Italie
Ressources en eau : Des Dolomites à la mer
Le symposium "Ressources en eau : des Dolomites à la mer" aura lieu du 7 au 9 juillet. L'événement, dirigé par la ville de Venise et co-organisé par le Bureau régional de l'UNESCO pour la science et la culture en Europe, au Rifugio Galassi, discutera de la nécessité de promouvoir la gestion durable de l'eau, notamment dans les zones de montagne. Le symposium examinera comment protéger au mieux les ressources en eau des zones de montagne à la mer et passera en revue les meilleures pratiques en matière de gestion de l'eau et de contribution à la réalisation de l'ODD 6 Eau propre et Assainissement. Lors du symposium, le Bureau régional de l'UNESCO présentera les travaux du Programme hydrologique intergouvernemental (PHI), du Programme mondial d'évaluation des ressources en eau et de ses Rapports mondiaux sur la mise en valeur des ressources en eau. Plusieurs chaires UNESCO seront également présentes à l'événement, ainsi que le Réseau mondial des musées de l'eau, une initiative dirigée par l'UNESCO-PHI.
UNESCO

 

11 juillet 2022, Bordeaux – France
Micropolluants dans l'eau, un enjeu pour le vivant

La mutation de nos modes de vie et de consommation continue de produire de nouveaux polluants organiques ou minéraux qui peuvent avoir un impact notable sur les usages et les écosystèmes. La présence de ces micropolluants dans les milieux aquatiques est susceptible d’avoir une action toxique sur les organismes vivants, même à des concentrations très faibles. Initié par l’Agence de l’eau Adour-Garonne et l’Office français de la biodiversité en partenariat avec Bordeaux Métropole, la région Nouvelle-Aquitaine et le comité stratégique de la Filière Eau, le colloque souhaite mettre en avant les nouvelles connaissances, le lien entre les activités à terre et la qualité des eaux, y compris marines ainsi que les leviers pour réduire cette pollution en cohérence avec l’ambition nationale d’une transition écologique.
Eau Grand Sud-Ouest

 

27 août-03 septembre 2022, Les Mathes – France
Université d'été du MNLE à La Palmyre

Le Mouvement national de lutte pour l'environnement (MNLE) organisera cet été sa 27ème Université sur le thème "Territoires Villes Espaces publics Habitat Travail". Le programme est ambitieux, destiné à cerner les enjeux du vivre en ville (nous sommes 80 % d'urbains), et du vivre à la campagne (70 % du territoire national est rural). Quelles relations entre les deux ? Bien des villes sont devenues invivables, et nombre de territoires ruraux, privés de tout. Comment redonner à nos campagnes l'intensité de vie et les services publics dont elles ont besoin, dans un rapport harmonieux avec la ville ?
Inscriptions

 

08 septembre 2022 Lalacelle – France
Les tourbières et le carbone : De la recherche scientifique à la gestion conservatoire
Colloque organisé en partenariat avec les Parcs naturels régionaux Maine-Normandie et Cotentin Bessin, ainsi que le Pôle-relais tourbières de la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels.
Le groupe d’étude des tourbières est une association à but non lucratif dont l’objectif principal est de mettre en relation les professionnels impliqués dans la gestion et la connaissance des tourbières afin de favoriser les échanges et les faire progresser collectivement dans leurs domaines respectifs. Il organise annuellement une session de terrain et, tous les deux ans, un colloque accompagne la session de terrain. Cette année, le thème est celui des tourbières et du carbone, du point de vue des scientifiques et des gestionnaires d’espaces naturels. Ce sujet est en plein développement avec une actualité riche que les organisateurs tenteront de synthétiser et de porter à la connaissance du plus grand nombre. L’objectif est d’une part de faire le point sur les différents programmes de recherche en cours et leurs principales conclusions et d’autre part d’aborder le point de vue des gestionnaires et la façon dont ils intègrent cet enjeu carbone dans leur démarche de gestion des tourbières.
Programme

 

10-14 October 2022, Nanjing – China
14th International Symposium on Ecohydraulics – ISE 2022

The IAHR Ecohydraulics Committee and the local organizing committee organize the 14th International Symposium on Ecohydraulics (ISE 2022) that will be held on October 10-14, 2022 in Nanjing, China. Ecohydraulics is a rapidly developing inter-discipline of ecology and hydraulics brought about by the ever-growing concern of aquatic and riparian ecology. Launched in 1994, the International Symposia on Ecohydraulics aim to provide a platform for scientists and engineers worldwide to discuss cutting-edge scientific progress, compare and evaluate state-of-the-art technical methods, and recommend them to the end-users. The symposium will have six keynote sessions and 40 general sessions under the themes of "Ecohydraulics in Practice" and "Fundamentals of Ecohydraulics". There will be another 10 special sessions.
ISE 2022

 

07-08 novembre 2022, Paris – France
La ressource en eau en Île-de-France
La ressource en eau en Île-de-France dans un contexte de dérèglement climatique : regards croisés et dialogue territorial. Le colloque régional, organisé par la FNE Île-de-France, se tiendra à l'Hôtel de Ville de Paris. Il abordera les thèmes suivants : Ressource en eau dans le bassin de la Seine : quel état des lieux ? Conflits d'usages à venir, quelles solutions pour le partage de la ressource ? Comment crée-t-on du savoir scientifique dans le domaine de l'eau ? Comment construire une culture commune autour de ces sujets dans les territoires ?
Inscriptions

 

22 novembre 2022, Lyon – France
Journée Technique de l'Observatoire des sédiments du Rhône
Cette journée de restitution est organisée par le GRAIE et les scientifiques de l’Observatoire des sédiments du Rhône (OSR) avec le soutien des partenaires du Plan Rhône. Elle permettra d’échanger sur les apports opérationnels de l’OSR, un dispositif ayant pour mission de produire, rassembler et diffuser des connaissances sur les processus hydro-sédimentaires et les pollutions associées. La journée sera marquée par la diffusion d’un ouvrage de synthèse L’Observatoire des Sédiments du Rhône. 12 années de recherche pour la connaissance et la gestion sédimentaire du fleuve. Les chercheurs et les acteurs de la gestion du fleuve présenteront les dernières avancées scientifiques et les outils de l’OSR ainsi que les perspectives de recherche appliquée à horizon 2030. 
OSR-GRAIE 

 

07-08 décembre 2022, Paris – France 
Sommet de l'eau des Nations unies sur les eaux souterraines 
Le Sommet ONU-Eau sur les eaux souterraines sera le point culminant de la campagne 2022 "Eaux souterraines : Rendre visible l’invisible", mise en œuvre par la Task Force de l’ONU-Eau, coordonnée par l’UNESCO et le Centre international d’évaluation des ressources en eaux souterraines (IGRAC), au nom de l’ONU-Eau. Les principaux messages du Sommet seront transmis à la Conférence 2023 des Nations unies sur l’eau. Le Sommet a pour objectif d’attirer l’attention sur les eaux souterraines au plus haut niveau international, en culmination de la campagne "Eaux souterraines : Rendre visible l’invisible" qui a été conduite toute l’année. Le Sommet utilisera comme référence le Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau 2022 (WWDR 2022) axé sur les eaux souterraines, et le Cadre mondial d’accélération de l’ODD 6 comme ligne directrice pour définir des actions vers une utilisation et une protection plus responsables et durables de cette ressource naturelle vitale. Le sommet unifiera les déclarations de tous les événements majeurs liés aux eaux souterraines dans un message pour la Conférence 2023 des Nations unies sur l’eau. Dans le cadre du Sommet de l'ONU sur les eaux souterraines, les 7 et 8 décembre 2022, un appel à manifestation d'intérêt pour l'organisation d'événements parallèles au Sommet est ouvert. Les événements parallèles pré-Sommet auront lieu le 6 décembre 2022 au siège de l'UNESCO à Paris, la veille du début du Sommet. Tous les événements parallèles acceptés se tiendront dans les mêmes locaux et seront annoncés sur le portail du Sommet comme faisant partie du programme. Ces événements parallèles sont l'occasion de rendre les eaux souterraines visibles et de contribuer à façonner les messages qui seront transmis à la Conférence 2023 des Nations unies sur l’eau en mars 2023. La date limite est fixée au 10 juillet 2022.
UNESCO

 

 

Formations

 

Gestion à la source des eaux pluviales urbaines
Formation sur l'outil OASIS – Paris, 11 octobre 2022
Fin 2021, le LEESU (Ponts ParisTech) et le CEREMA ont mis en ligne l'outil OASIS qui vise à faciliter la prise en compte des évènements fréquents dans le dimensionnement des dispositifs de gestion à la source des eaux pluviales urbaines. L'équipe de développement d'OASIS organise une formation à l'outil le 11 octobre 2022 de 14h00 à 17h30. Le lieu de la formation (facilement accessible depuis Paris) sera précisé au cours de l'été. L'objectif est de rassembler les utilisateurs potentiels autour d'applications d'OASIS pour différents cas d'études, dans un format interactif. La formation comprendra une courte introduction, une séquence dédiée aux cas d'études pour laquelle les participants seront répartis en plusieurs groupes, ainsi qu'une restitution commune. Le nombre de participants étant limité, la priorité sera donnée aux premiers inscrits.
Inscriptions


Veolia – Premier forum de recrutement 100 % digital 
Le 17 février 2022, Veolia lançait son premier forum de recrutement 100 % digital à l’attention des étudiants de Bac+4/+5 et diplômés des écoles et universités en France. Plus de 1 900 jeunes à la recherche d’un stage, d’une alternance, d’un VIE ou d’un premier job ont répondu présent en s’inscrivant via la plateforme européenne Talent Space de JobTeaser, pour découvrir les offres et les métiers du groupe.
Veolia

 

Chaire AgroParisTech-Suez – 47 nouveaux diplômés
Ce 14 mars a eu lieu la remise des diplômes pour les 47 managers opérationnels du Master OpT de la Chaire AgroParisTech Suez – Eau pour Tous, venus de 31 pays, en présence du Dr Letitia A. Obeng, Mentor de la promotion 2021-2022.
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Les 47 diplômés de la promotion 2021-2022 / Dr Letitia A. Obeng (dont 18 sont des femmes) ont développé une vision stratégique pour leurs services, qu’ils et elles vont mettre en œuvre à leur retour dans leur pays en tant que managers. Ils et elles ont développé toutes les capacités pour mettre en œuvre et avoir un réel impact sur la gestion de l’eau et l’assainissement dans leur pays. 
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"

 

Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
AgroParisTech, Suez et sa Fondation avec l’Agence française de développement, l’ESSEC Business School et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse, s’engagent pour une Chaire partenariale de classe mondiale de quatre ans, afin de répondre aux défis climatiques et urbains des pays émergents. Le partenariat académique est également étendu avec la mise en place d’accords avec deux établissements africains (UCAD-ESP au Sénégal, KNUST au Ghana). Ce projet pédagogique et scientifique au cœur du pôle Eau d’AgroParisTech et du Centre international de l’UNESCO porte une offre de formations enrichie avec notamment le développement du e-learning.
Garantir l’accès de tous à une eau et un assainissement de qualité, tout en assurant une gestion durable des ressources en eau, représente un défi considérable pour les opérateurs des services publics ou privés, notamment dans les pays émergents et en développement. Créée en 2009, la Chaire AgroParisTech Suez-Eau pour Tous, centre de formation et de recherche unique, ayant déjà formé près de 300 managers et dirigeants des services d’eau et d’assainissement des pays en développement, répond à la volonté de Suez et d’AgroParisTech de contribuer au renforcement des compétences des cadres et dirigeants pilotant ces services et participer ainsi à l’atteinte des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Avec l’accélération de l’urbanisation et du changement climatique, AgroParisTech, Suez, la Fondation Suez et l’AFD poursuivent leur partenariat pour construire un centre de classe mondiale de formations au management stratégique des services publics d'eau et d'assainissement, à destination des cadres dirigeants et équipes de direction générale, des hauts-managers en instance d’accéder à ces fonctions et des cadres opérationnels ou fonctionnels en position de management. L’ESSEC, établissement leader de la formation en management en Europe, dont l’ambition est d’accompagner et influencer la transition écologique et sociale de nos sociétés par la formation et la recherche, devient nouveau partenaire académique et contribuera à enrichir la pédagogie orientée résultats et service sur le management stratégique et de projets.  Ancré dans l'écosystème universitaire de recherche montpelliérain, ce pôle s’appuie sur une dynamique universitaire régionale. AgroParisTech est membre de l’Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement, du Centre international de recherche interdisciplinaire sur la dynamique des systèmes hydriques, labellisé UNESCO, en raison de ses formations d’excellence, travaux et recherches internationaux sur l’eau, et porteur de la KIM WATERS au sein de l’i-Site Montpellier Université d’Excellence (MUSE). Montpellier accueille en outre le pôle de compétitivité eau France Water Team et renforce les liens avec les professionnels du secteur de l’eau. La Chaire est au cœur de ce pôle d’excellence.
Les formations, qui y sont déployées depuis 2021 à distance, englobent : des formations sur les différentes fonctions d’une entreprise de service public de l’eau et de l’assainissement, ses enjeux globaux (exploitation des infrastructures, gestion clientèle, gestion des ressources humaines, gestion du patrimoine, contrôle des coûts, finance …) pour permettre aux responsables de diagnostiquer, fixer des objectifs à moyen et long terme, construire les plans d’action afférents, les piloter ; des formations sur les problématiques de direction générale : management et planification stratégiques, cadrage et coordination des plans d’actions par fonction, relations institutionnelles, relations avec les parties prenantes ; des formations sur le management de projet : cadrage, diagnostic opérationnel, conception d’un plan d’action, conduite, réception, méthodologies et outils, résolution de problèmes ; des formations continues à l'international auprès des acteurs de l’eau in situ (Afrique et Asie notamment).
Le MS OpT – International Executive Master "Eau pour Tous" proposé par la Chaire et porté par AgroParisTech est accrédité par la Conférence des Grandes Écoles et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse est partenaire de la Chaire par le financement de bourses pédagogiques, dans le cadre de sa politique internationale d’intervention pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays du Sud. La Chaire y développe des formations pour davantage de transferts de savoir-faire vers des écoles de management internationales ou des centres d'excellence africains ou asiatiques, en enseignement supérieur et en recherche, afin d’établir une stratégie de déconcentration des formations et de renforcement des capacités des organismes de formation partenaires au Sud.
La Chaire soutient des programmes de recherche visant au développement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement par l’amélioration du management des services, notamment par l’analyse des conditions économiques, politiques, institutionnelles et managériales, et par l’analyse du cadre de gouvernance. Les actions de recherche sont définies sur la base des propositions du conseil scientifique, dont les membres sont des personnalités reconnues de la recherche. La Chaire entend favoriser la progression et le partage des savoirs, en étant un lieu de rencontre entre managers des services de l’eau et de l’assainissement, et chercheurs. Elle organise tous les deux ans des rencontres scientifiques destinées à un public international. Depuis sa création en 2009, la Chaire depuis sa création totalise : 13 promotions du MS OpT – International Executive Master (7 francophones et 6 anglophones) ; 243 auditeurs formés au sein de l’International Executive Master pour le titre de "manager des services urbains d’eau et d’assainissement" venant de 55 pays sur 4 continents ; plus de 100 sociétés et institutions de l’eau et de l’assainissement d’Asie et d’Afrique ayant renouvellé l’inscription de leurs managers à l’International Executive Master ; plus de 50 intervenants, professionnels des secteurs de l’eau et l’assainissement, et une trentaine de coaches par promotion, dont une vingtaine de collaborateurs Suez ; 48 directeurs généraux formés au management stratégique venant de 20 pays d’Afrique et d’Asie.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Interview – Xavier Litrico, directeur scientifique et de la recherche du groupe Suez et président du comité d’orientation stratégique de la Chaire


Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de : développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ; intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ; valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.
Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, ont créé une formation aux métiers de l’eau. À la clé de cette formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers" depuis 2016, est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
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Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'hommes, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières