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Instantanés juillet-août 2021

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

29 juillet, Jour du dépassement
L’humanité a consommé l’ensemble des ressources planétaires : le "Jour du dépassement" est revenu au niveau de 2019, après une brève accalmie en 2020 liée à la crise sanitaire, selon l’ONG américaine Global Footprint Network. "À plus de cinq mois de la fin de l’année, ce 29 juillet nous avons épuisé le budget planétaire de ressources biologiques pour 2021. Si nous avions besoin d’un rappel de l’urgence climatique et écologique à laquelle nous sommes confrontés, le Jour du dépassement de la Terre s’en charge", indique dans un communiqué Susan Aitken, responsable politique à Glasgow, ville qui accueillera la COP26 sur le climat en novembre prochain. De façon imagée, il faudrait ainsi cette année 1,7 planète Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale de façon durable. La date est calculée en croisant l’empreinte écologique des activités humaines (surfaces terrestre et maritime nécessaires pour produire les ressources consommées et pour absorber les déchets de la population) et la "biocapacité" de la Terre (capacité des écosystèmes à se régénérer et à absorber les déchets produits par l’Homme, notamment la séquestration du CO2).Le rebond cette année s’explique à la fois par une hausse de l’empreinte carbone de 6,6 % ainsi qu’une diminution de la biocapacité forestière mondiale de 0,5 % due en grande partie au pic de déforestation en Amazonie, selon l’ONG.
Le Devoir

 

Nouveau rapport du GIEC : Rien de nouveau car rien ne bouge !
Qu’apprend-on de nouveau du dernier rapport du GIEC sur le climat ? Pas grand-chose. Le dérèglement climatique continue. Les effets dévastateurs se font ressentir. L’avenir s’assombrit. Autant d’éléments qui sont connus depuis longtemps tout comme les causes de ce dérèglement. C’est sur la compréhension de l’être humain que ce rapport interroge le plus : alors que les mécanismes du réchauffement climatique anthropique sont compris depuis plus d’un demi-siècle, alors que l’on sait ce qui doit être fait pour l’arrêter, les émissions de gaz à effet de serre continuent de croître, amplifiant la catastrophe à venir. L’état d’urgence climatique est là. Il est vital d’en prendre la mesure. Par où commencer ? Les fontes record de glaces au Groenland ? La Sibérie, le Canada, la Grèce, la Turquie, la Californie en feu ? Les pluies torrentielles en Allemagne, en Belgique et en Chine ? La famine à Madagascar ? L’humanité se prend de plein fouet les premiers effets du dérèglement climatique qu’elle a causé. Or ces effets ne sont en aucun cas une surprise. Ils sont prévus, anticipés depuis des décennies par les scientifiques. Si l’on se retourne sur les 50 dernières années d’évolution du climat, deux constantes apparaissent : d'une part, que toutes les prévisions des climatologues se sont révélées justes ; d'autre part, que toutes les promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont été bafouées. En 2022, l’humanité battra un nouveau record d’émissions de gaz à effet de serre. Le rapport du GIEC manque de mots pour alerter sur le danger d’extinction de l’espèce humaine. Tout simplement. Et pourtant, rien ne bouge.
Face à ce danger existentiel, la mobilisation doit être immédiate, globale, totale. En 18 mois de pandémie du COVID 19, l’humanité a fait la preuve qu’elle était capable de se mobiliser, de financer la recherche scientifique, de modifier fondamentalement ses comportements afin de réduire cette menace sanitaire. Face à un danger bien plus grand, notre mobilisation doit être aussi grande. Les émissions de gaz à effet de serre sont d’abord une résultante des modes de vie et de consommation des pays les plus riches. L’état d’urgence climatique doit être déclaré afin que toutes les actions politiques soient guidées et évaluées à l’aune de leur impact sur la réduction des émissions et de l’empreinte carbone. Pour Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement : "Depuis 30 ans, l’humanité, de COP en COP, de rapport du GIEC en rapport du GIEC se montre incapable de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, et suit la courbe du pire scénario climatique. C’est littéralement suicidaire. Nous devons refuser le destin qui nous est promis. Nous devons nous lever et agir, enfin, concrètement, pour réduire drastiquement nos émissions de carbone. Oui ce sera très difficile. Oui, il faudra changer radicalement nos modes de vie. Mais plus on attend, et plus ce sera difficile. Et le changement radical de nos modes de vie est inéluctable face au dérèglement climatique. La question n’est pas : doit-on changer nos modes de vie, mais bien souhaite-t-on piloter ce changement de la manière la plus socialement juste possible, ou attend-on de le subir dans toute sa violence ? Faisons preuve d’ambition, de vision, de courage et aussi de créativité pour construire ce monde vivable. Pour nous. Pour nos enfants. C’est un impératif pour nos politiques et pour chaque citoyen et citoyenne. Écoutons les scientifiques et agissons." 
Le rapport du GIEC en 18 graphiques – Le Monde
France Nature Environnement

 

Des crues révélatrices de la vulnérabilité climatique
Les inondations catastrophiques qui ont frappé l'Allemagne et la Belgique, puis la Chine, sont un douloureux rappel que le changement climatique génère des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes sur la planète. Dans le centre de la Chine, au moins 33 personnes ont perdu la vie, dont 12 prises au piège dans un tunnel de métro après des jours de pluies diluviennes. Cette catastrophe, survenue quelques jours seulement après les crues qui ont fait au moins 160 morts en Allemagne et 31 en Belgique, soulignent à quel point le monde va devoir s'adapter à la multiplication de phénomènes de ce type à l'avenir. "Les gouvernements doivent réaliser que les infrastructures construites dans le passé, et même les plus récentes, sont vulnérables face à ces événements météorologiques extrêmes", estime Eduardo Araral, professeur associé à l'Institut de politique de l'eau à l'École de politique publique Lee Kuan Yew de Singapour. En Europe, le changement climatique devrait se traduire par une augmentation du nombre de grosses tempêtes se déplaçant lentement comme celle qui a déversé des trombes d'eau sur l'ouest de l'Allemagne et la Belgique pendant deux jours la semaine dernière, selon une étude publiée le 30 juin dans les Geophysical Research Letters. Le réchauffement de l'atmosphère provoqué par le changement climatique augmente l'humidité dans l'air et la quantité de pluie qui s'abat lorsque les nuages percent. D'ici à la fin du siècle, des tempêtes de ce genre pourraient être 14 fois plus fréquentes qu'aujourd'hui, estiment les chercheurs sur la base de modélisations. D'Allemagne en Chine, les inondations ont exposé l'extrême vulnérabilité des régions densément peuplées face à ce type de phénomènes météorologiques. "Il faut des mesures techniques, comme le renforcement des digues et des barrières anti-inondations. Mais il faut aussi réinventer les villes", note Fred Hattermann, chercheur au Potsdam Institute pour la recherche sur le changement climatique. Selon le scientifique, cela passe notamment par des mesures d'adaptation verte, comme l'aménagement aux abords des villes de polders ou de plaines pouvant être inondées, afin de limiter le risque de crues soudaines. Mais en cas de pluies diluviennes, cela peut ne pas suffire et il va falloir apprendre à vivre avec ces phénomènes, ajoute-t-il. Le coût des aménagements nécessaires pour rendre les habitations et les infrastructures plus résistantes au changement climatique se chiffre en milliards de dollars. Mais les images dramatiques des rescapés de Zhengzhou (Chine) émergeant du métro avec de l'eau jusqu'à la taille, ou celles d'Allemands hébétés dans leurs villages engloutis sous les eaux et les coulées de boue rappellent le prix de l'inaction.
Une femme observe la rue inondée devant sa résidence à Erfstadt, en Allemagne. Photo Thilo Schmuelgen.
Radio-Canada

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Nombre record de personnes déplacées par les désastres climatiques
Au cours de l’année 2020, un nombre record de personnes ont été déplacées en raison de désastres, selon l’Internal Displacement Monitoring Center (IDMC). L’organisme fait état de 30,7 millions de nouveaux déplacements liés aux catastrophes climatiques et géophysiques, soit trois fois plus que ceux causés par les conflits et la violence (9,8 millions). Les régions les plus problématiques sont l’Asie de l’Est et le Pacifique, ainsi que l’Asie du Sud, en raison de leur vulnérabilité face aux cyclones, aux moussons et aux inondations. Dans ces régions, des millions de personnes vivent dans les deltas, sur les côtes et dans d’autres terres basses propices aux inondations et à l’érosion. L'événement le plus perturbateur de l’année dans la région a été le cyclone Amphan, qui a provoqué près de cinq millions d’évacuations au Bangladesh, en Inde, au Myanmar et au Bhoutan en mai 2020. La vulnérabilité climatique n’est toutefois pas la seule raison expliquant l’ampleur du phénomène, précise Vincent Fung de l'Internal Displacement Monitoring Center. Le manque de planification lors de la construction, que ce soit sur le plan du choix de l’emplacement ou sur celui des matériaux, vient aggraver une situation déjà fragile. Le taux d’urbanisation dans la région Asie de l’Est et Pacifique Est le plus élevé du monde, l'urbanisation rapide et souvent non planifiée augmente le risque de déplacement en cas de catastrophe en concentrant les populations dans les zones exposées aux aléas. Par ailleurs, de gigantesques projets tels que des barrages modifient les bassins fluviaux et amplifient les risques d’inondation ou de sécheresse. Au cours des prochaines années, les inondations pourraient entraîner le déplacement de six millions de personnes par an, en moyenne, en Asie du Sud, ce qui en fait la région ayant le plus haut risque de déplacement du monde, souligne l'IDMC. L’Amérique du Nord n’est pas épargnée. Le cinquième pays le plus touché du monde, les États-Unis, est victime des tempêtes tropicales, mais aussi des feux de forêt. Ce sont eux qui causent le plus grand nombre de déplacements en Amérique du Nord. Au Canada, 26 000 déplacements ont eu lieu en 2020, la plupart aussi causés par des inondations, des températures extrêmes et des feux de forêt. Le plus grand risque de déplacement au Canada viendra cependant dans quelques décennies, entre 2050 et 2100, estime Robert McLeman, professeur agrégé à l'Université Wilfrid-Laurier, à Waterloo. L’élévation du niveau des mers touchera alors plus fortement les régions côtières, notamment Vancouver et Charlottetown, tandis que la fonte du pergélisol pourrait entraîner la relocalisation de villages entiers.
Les phénomènes environnementaux à évolution lente, comme l’élévation du niveau de la mer, sont moins spectaculaires que les cyclones, mais tout aussi préoccupants sur le long terme. C’est le cas également de la sécheresse, qui touche des millions de personnes en Afrique. Des pays d’Afrique subsaharienne comme le Mali, l’Éthiopie, la Somalie ou le Kenya risquent d’en subir les effets, précise M. McLeman. En ce qui concerne la sécheresse, le processus de déplacement est un peu différent. Les possibilités d’intervenir et d'aider les fermiers exposés. Font que les sécheresses ne causent pas le déplacement du même nombre de personnes, mais cela demeure très difficile pour les gens qui tentent de survivre dans un environnement hostile. Un récent rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) explique comment les conditions climatiques incertaines du Mali, dans le Sahel, agissent ainsi contre les efforts de consolidation de la paix.
La Banque mondiale prévoit qu’il y aura 143 millions de déplacés internes en 2050 si les événements climatiques extrêmes s’intensifient, comme le projettent les modèles. L’Organisation internationale des migrations (OIM) s'inquiète également de l’augmentation de la température dans des zones du monde très chaudes. Près d'un million de personnes vivent déjà dans des régions tropicales et subtropicales où le stress thermique est très fort. Avec la hausse des températures, l’OIM estime que de 30 à 60 millions de personnes se retrouveraient dans des régions où, pendant les mois les plus chauds, l’air ambiant serait trop chaud pour le fonctionnement normal du corps humain. Des migrations importantes sont donc à prévoir.
Ximena Sampson – Radio-Canada

 


Why is water managed so poorly? Prof. Hubert Gijzen, UNESCO Regional Director speaks
The UNESCO Regional Director for Eastern and Southern Africa, Prof. Hubert Gijzen has bemoaned poor management of water, especially ground water in many parts of the world. He was speaking during the University of Zimbabwe Seminar on Integrated Urban Water Resources Management Plan for Harare (Zimbabwe) held on 30 July 2021. 
"Water is life" – we all know this slogan. Without it, our life expectancy shrinks to merely a few days. This is captured well by British poet Auden who said: "Thousands have lived without love, not one without water". So indeed, water is life, yet judging from the way we manage water, it seems that water continues to be one of the most under-valued resources on planet earth," said Prof. Hubert Gijzen.  He added: "It is absolutely amazing for such crucial resource as water, on which our lives and that of future generation depend is so undervalued, and therefore mismanaged. In fact, I would go further and say, I don’t know any other main resource that is so poorly managed like water." Particularly, management of ground water is extremely worrisome, as people cannot directly see the water. 
The Regional Director said some of the reasons leading to poor management of water include: ignorance; unawareness of the negative impacts of poor water management; negative attitude; poor and uncoordinated institutional arrangements; lack of ownership; and lack of vision and leadership. Offering solutions, Prof. Gijzen said there is need for a better understanding and awareness of the water vulnerabilities and challenges. He said there is need to generate a broad understanding about the fact that if managed properly, water can be an instrument of poverty alleviation, economic development and can potentially bring prosperity to all. "In Agenda 2030 water is covered under SDG 6, but if managed properly, water can become the catalytic driver of all SDGs. This is true also for the SADC region, which in recent years, has experienced both extreme droughts, floods and cyclones. The extent of the impacts is difficult to imagine, but I would go as far as saying that "water is the defining issue for sustainable development here in the SADC Region", and this is probably so for many other regions as well." He also said there is need for a vision that links long term sustainable water management to all other relevant sectors: energy, food, economy, health and environment; a compelling yet simple/concise strategy, agreed and operationalized at large scale; as well as commitment (political, financial, intellectual and general public).
UNESCO

 

Water and Gender Call for Action: Information Briefing to UNESCO Permanent Delegations
A recent assessment by the UNESCO World Water Assessment Programme (WWAP) shows progress towards gender equality to be off-track with respect to international agreements and declarations. Consequently, WWAP is promoting a Call for Action (CfA) to "Accelerate the Achievement of Gender Equality in the Water Domain", which calls upon leaders and key decision-makers to ensure the swift implementation of concrete actions, including urgent gender-transformative strategies. On that behalf, WWAP organized an online information session on 12 July 2021 to present the Call for Action to the UNESCO Member States’ permanent representatives, chaired by the UNESCO Assistant Director-General for Natural Sciences, Shamila Nair-Bedouelle. During his address, Massimo Riccardo (Ambassador of the Italian Republic to UNESCO) underlined the tremendous importance borne by ‘water and gender equality’, as gender equality and women empowerment are key priorities of Italy’s G20 presidency, and announced the organization of a Ministerial Conference on the empowerment of women during their term. He called upon all Member States to take concrete actions in line with the recommendations made within the UNESCO WWAP "Call for Action" Initiative. The statement was seconded by the Ambassador of the Republic of Slovenia to UNESCO, Meta Bole, who pointed water out as one of the key priorities of Slovenia’s presidency to the European Council. She offered Slovenia’s full support to the Call for Action: during its presidency, Slovenia will organize together with UNESCO WWAP, a 2-day conference on water and gender equality (October 2021), with as focus to accelerate concrete and transformative actions towards gender equality in water, improving humanitarian support, human development and peace. Michela Miletto, Director of the UNESCO WWAP, pointed out that the existence of a data gap on gender and water remains a huge stumbling stone to the progress towards the Agenda 2030 achievement as well as other international commitments made. She highlighted the existing solutions to address this very issue, and focused on the unique WWAP methodology developed for the collection of sex-disaggregated data, its comprehensive capacity development programme, and above all, the novel initiative "Call for Action: Accelerating Gender Equality in the Water Domain – Bridging the data gap and developing concrete actions". Within this framework, she explained the findings of both the "Taking Stock assessment" and the political "Position Paper" on which the Call is based. This Position Paper stipulates a list of recommendations for concrete actions to change the current status-quo of gender equality in the water domain. Finally, Ms. Miletto explained the modalities to become an official member of the Coalition of Multi-stakeholders supporting the Call for Action –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  to express such interest.
In the second half of the Information Session, a panel of four high-level speakers representing Member States, regional organizations, and UNESCO Chairs took place, highlighting existing challenges in the field of water and gender, showcasing national or regional efforts made so far in promoting the participation and leadership of women in water affairs, and responding to the Call for Action: Euphrasie Kouassi Yao, Special Advisor to the President of Cote d’Ivoire on Gender, holder of the "Water, Women and Decision-making" UNESCO Chair); Almotaz Abadi, Managing Director, UfM Water, Union for the Mediterranean Secretariat; Concepcion Marcuello Olona, Coordinator of International Water Issues, Directorate General of Water, Ministry for the Ecological Transition and the Demographic Challenge, Spain; Mary Mbiro Khimulu, Chairperson of Kenya Water Sector Trust Fund Board of Directors, Former Ambassador/Permanent Delegate of the Republic of Kenya to UNESCO. The speakers flagged similar issues in both developing and developed countries for what concerns women’s underrepresentation in academic as well as professional water-related positions, and the far going negative socio-economic consequences this gives rise to. The elimination of gender inequalities hand-in-hand with enhanced capacity development and awareness were identified as imperative for the achievement of not only SDG5 and 6, but of all SDGs within the 2030 Agenda for Sustainable Development. In line with this, the speakers expressed their support to the WWAP "Call for Action" Initiative, and called upon Member States to implement the available methodologies developed by WWAP.
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La noyade : 3ème cause de décès par traumatisme non intentionnel
La noyade est la troisième cause de décès par traumatisme non intentionnel dans le monde. On estime à 236 000 le nombre annuel de décès par noyade au niveau mondial, mais il se peut que les estimations mondiales sous-évaluent sensiblement le véritable problème de santé publique posé par la noyade. Ce sont aussi les enfants, les personnes de sexe masculin et les personnes qui sont souvent en contact avec l’eau qui sont les plus exposés à la noyade.
La noyade est le processus d’altération de la fonction respiratoire résultant d’une submersion/immersion dans un liquide ; le sujet en sort indemne, avec une pathologie, ou il décède. D’après les estimations, 236 000 personnes sont mortes par noyade en 2019 ; il s’agit donc d’un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Cette même année, les traumatismes étaient responsables de près de 8 % de la mortalité totale au niveau mondial. La noyade est la troisième cause de décès par traumatisme non intentionnel. Elle représente 7 % de l’ensemble des décès causés par un traumatisme. La charge et les décès imputables aux noyades se retrouvent dans toutes les économies et toutes les régions ; toutefois : plus de 90 % des décès par noyade non intentionnelle se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire ; plus de 50 % des noyades enregistrées dans le monde ont lieu dans la région OMS du Pacifique occidental et dans la région OMS de l’Asie du Sud-Est ; et c’est dans la région OMS du Pacifique occidental que les taux de décès par noyade sont les plus élevés. Ils y sont de 27 à 32 fois supérieurs à ceux de l'Allemagne ou du Royaume-Uni. Malgré le peu de données disponibles, plusieurs études fournissent des informations sur le coût des noyades. Aux États-Unis, 45 % des personnes qui décèdent par noyade font partie du segment le plus actif de la population sur le plan économique. Dans ce seul pays, la noyade sur le littoral représente un coût direct et indirect de 273 millions de dollars des États-Unis par an. En Australie et au Canada, le coût annuel total des noyades s’élève à 85,5 millions et 173 millions de dollars US. respectivement. Il existe une grande incertitude quant au nombre estimé de décès par noyade au niveau mondial. Les méthodes officielles de classification des données concernant la noyade excluent les décès par noyade intentionnelle (suicide ou homicide) et les décès causés par les inondations et les accidents de transport maritime ou fluvial. Les données provenant des pays à revenu élevé semblent indiquer que ces méthodes de classification entraînent une forte sous-représentation pouvant aller jusqu’à 50 % du nombre total de victimes dans certains cas. Dans de nombreux pays, les statistiques concernant les noyades n’ayant pas entraîné la mort ne sont pas facilement accessibles ou ne sont pas fiables.
L’OMS a publié en novembre 2014 le Rapport mondial sur la noyade. C’était la première fois que l’OMS rédigeait un rapport exclusivement consacré à la noyade. Ce document souligne le fait que la noyade a été largement occultée jusqu’ici et que les pouvoirs publics, les chercheurs et les communautés politiques doivent agir davantage pour accorder la priorité à la prévention des noyades et à son intégration dans d’autres programmes de santé publique. Le rapport fournit des recommandations aux pouvoirs publics afin qu’ils adaptent les programmes de prévention efficaces à leur contexte et qu’ils les mettent en œuvre, qu’ils améliorent les données sur les noyades et qu’ils élaborent des plans nationaux de sécurité aquatique. Il fait aussi valoir la nature multisectorielle des noyades et appelle à resserrer la coordination et la collaboration entre les institutions des Nations unies, les pouvoirs publics, les principales ONG et les établissements universitaires afin de prévenir les noyades. En mai 2017, l’OMS a publié un Guide pratique de prévention de la noyade, qui s’appuie sur le rapport mondial pour donner des conseils concrets aux spécialistes sur la manière d’appliquer des mesures de prévention des noyades.
OMS



EAUMEGA 2022
The water challenge in Latin American and Caribbean megacities
In May 2019, with the support of the Brazilian National Water and Basic Sanitation Agency (ANA), the First Regional Meeting of the Megacities Alliance for Water and Climate in Latin America and the Caribbean (MAWAC-LAC) was held, attended by around 100 participants from Bogota, Buenos Aires, Rio de Janeiro, Sao Paulo and Santiago. Despite restrictions due to the pandemic, the online format has been advanced in 2021, which aims to bring together members and experts from Latin American megacities on 26 May, and to strengthen the regional MAWAC-LAC chapter. The objective of this event is to exchange experiences among members of the Regional Megacities Alliance LAC, and to advance with preparations for the region's participation at the 2nd International Conference "Water, Megacities and Global Change" (EauMega 2022). Lidia Brito, Director of UNESCO's Regional Bureau for Science in Latin America and the Caribbean, claimed that "in the region, almost 80% of the population is urban," stressing the importance of this initiative. Considering the river basin as a management unit, Carlos Berroeta, coordinator of the IHP-LAC Urban Water and Human Settlements Working Group, highlighted the importance of moving towards the Sustainable Development Goal (SDG 6). He also noted the need to address climate change, which is increasingly affecting the region, through droughts and floods for instance. He also stressed the urgency of implementing Integrated Water Resources Management. In this regard, it is important to have representatives from each of the four areas involved in urban water management (decision-makers, water and sanitation utilities, academia and basin authorities) for each of the megacities. The challenges in each city:
Bogotá – Luz Amparo Medina, District Director of International Relations of the Mayor's Office of Bogota, said that Colombia is focusing on climate action and water resources management, through the SDGs and with the commitments made internationally. He mentioned that in order to place Latin America as a region committed to water conservation and environmental action, the Alliance could contribute to identifying risks for megacities in the provision and improvement of public services, the consolidation of a community of practice of water operators, the creation of a platform for the exchange of information and knowledge, and the creation of a platform for the exchange of information and knowledge.
Buenos Aires – Juan Carlos Bertoni, President of the National Water Institute, Argentina, commented the experience of the Buenos Aires Metropolitan Area (AMBA), the challenges presented by floods in this area and the actions taken for their management (construction of large tunnels, radar system, use of nature-based solutions). Andrés Dos Santos (from the City of Buenos Aires) provided information on the projects to renaturalise piped streams, and Andrés Carsen (from ACUMAR) spoke about the objectives and lines of action of the Integrated Environmental Sanitation Plan for the Matanza Riachuelo Basin and the monitoring network of groundwater and surface water quality.
Lima – Diana Porlles Hurtado, Climate Change and Water Resources Management Specialist of the Municipality of Lima, spoke about the current and future challenges of water management and the effects of climate change in her city, where the Metropolitan Environmental Commission (CAMET) has been created, a space for coordination and agreement that brings together the Municipality of Lima with the National Water Authority (ANA), the water and sanitation operator SEDAPAL and the National Service of Meteorology and Hydrology of Peru (SENAMHI). In this regard, Luis Metzger Terrazas, Deputy Director of Hydrological Forecasting of the National Service of Meteorology and Hydrology of Peru (SENAMHI), pointed out the need to strengthen alliances between institutions to reduce the gap between services and information related to water resources.
Mexico City – Claudia Hernandez, General Director of the Mexico City Water System, on behalf of Rafael Carmona, General Coordinator of the Mexico City Water System, made a presentation on the main characteristics of the city and the main challenges faced by the water supply and sanitation system operator: insufficient investment, limited citizen participation for the care and preservation of water resources, insufficient operational staff, limited applicability of water resource management models. Ms Claudia Hernandez also presented the Integrated Water Resources Management Programme (2019-2024) implemented in Mexico City.
Río de Janeiro – Lucas Padilha, representative of Eduardo Cavaliere, Secretary of Environment of the Municipality of Rio de Janeiro, presented the concern of the increase in ecological imbalances in the region. Meteorological phenomena affect the safety of the city, and specific actions are needed. He also mentioned the monitoring operation centres, and the challenge of improving energy efficiency and water economy, as well as increasing the coverage of drinking water and sanitation. Paulo Canedo, Professor at the Federal University of Rio de Janeiro (UFRJ), highlighted the importance of considering the existing cross-connections between rainwater and domestic wastewater, and their implication in the contamination of water resources; while Rosa Fomiga, Professor at the State University of Rio de Janeiro (UERJ), stressed the need to achieve water security in urban supply.
São Paulo – Thor Ribeiro, representative of the Mayor's Office of São Paulo, presented the challenges they face in the region, in terms of freshwater supply and what the new law on basic sanitation supply entails. He mentioned the formation of a Water Security Commission that helped to implement emergency infrastructure during the COVID-19 situation, and has brought together companies, members of civil societies, the State, the Municipality, members of academia and the regulatory body. Mara Ramos, an engineer of SABESP, presented the company that provides water and sanitation services. This company has a Master Water Plan until 2045 and an Adaptation Plan for Climate Variations for the management of Water Resources in the Metropolitan Region of Sao Paulo. Andreza de Araújo, the representative of the President of the Alto Tieté Basin Committee, pointed out that a collaborative space for dialogue, conflict mediation and the construction of pacts between Civil Society, State and Municipalities on water resources.
Santiago – Carlos Berroeta presented the city of Santiago on behalf of Oscar Cristi Marfil, Director General of Water of the Ministry of Public Works. He mentioned the important development of water and sanitation in Santiago.
During this meeting, the participants decided to collaborate to realize a series of products, among which the important items are the elaboration of technical papers and regional session for EauMega 2022, and the preparation of seminars on water in megacities.
EauMega 2022

 

CALL FOR ARTICLES
Special Issue "Water and Human Settlements of the Future"
The Special Issue aims at collecting original research and literature review articles on the state of the art and recent theoretical advances on water research, policy, and practice in cities worldwide, in relation to major global challenges and responses/solutions to these challenges. We particularly welcome articles related to integrated urban water management, water and urban metabolism, water-sensitive cities and sponge cities, urban biodiversity and nature-based solutions for climate and health emergency, and water circular economy, including articles with specific focus on policies, strategies, actions, and appropriate technologies. Connections between traditional ecological knowledge and ancestral hydro-technologies with nature-based solutions, and articles with a focus on developing context and informal settlements are also very welcome.
This Special Issue is grounded in the knowledge and research activities developed in the frame of the VIII Phase (2014–2021) of the Intergovernmental Hydrological Programme (IHP) of UNESCO, specifically on the thematic area of water and human settlements of the future. Thereby, the aim of this Special Issue is to further contribute to supporting evidence-based policy makings through fostering scientific advances to meet today’s global urban water challenges.
Dateline – 15 October 2021 

 


RECHERCHE INNOVATION
Une startup israélienne veut éliminer le sucre des jus de fruits
L’entreprise Better Juice, fondée par un biochimiste et une biotechnicienne, aide les fabricants de jus de fruits à réduire voire à supprimer totalement le fructose. Les boissons tel le jus d’orange ou de pomme renferment 6 cuillères à café de sucre. Le jus de raisin en contient jusqu’à 14. À l’aide d’enzymes naturelles, Better Juice élimine à la fois le sucrose, le fructose et le glucose. Ce processus n’altère en aucune façon l’odeur et la saveur du produit. Il le rend seulement moins sucré. Il ne se produit pas non plus de fermentation et aucune enzyme n’est ajoutée au produit. L’entreprise qui est soutenue par Kitchen FoodTech Hub, un incubateur de Strauss (un très important fabricant de produits alimentaires) précise que sa technique n’a qu’une influence minime sur les coûts et qu’elle peut être facilement intégrée au cycle de fabrication. Elle est également très écologique car la plus grande partie des produits résiduaires sont biodégradables ou utilisables comme nourriture pour animaux.
Israel Valley – Better Juice

 

Un média filtrant 100 % biosourcé pour piéger les métaux dissous
Dans la nature, les écorces fixent les polluants par phénomène d’échanges d’ions et de chélation. Le procédé Biosorb de PearL exploite ces propriétés : les écorces sont broyées, activées et insérées dans un non-tissé de fibres courtes de lin jusque-là non valorisées. Le média filtrant ainsi obtenu piège à moindre coût par sorption les métaux dissous et radionucléides sur une plage de concentration de 10 mg/l à moins de 5 µg/l. Écologique, économique et performant, le procédé ne nécessite aucun produit chimique et ne génère ni boues ni déchets liquides.  Palladium, platine, plomb, etc. : les métaux piégés sur le filtre peuvent également être récupérés si intérêt. Cette solution biomimétique de dépollution des eaux s’inscrit ainsi doublement dans une démarche d’économie circulaire avec la valorisation des sous-produits des filières bois et lin, d'une part,  et le recyclage de métaux à haute valeur ajoutée, d'autre part. Elle est couverte par trois brevets internationaux.
Dans sa version industrialisée, l’unité de traitement sur Biosorb est désormais disponible sous forme de skids de filtration mobiles et modulaires équipés de cartouches aisément manipulables. Le skid s’installe clé en main sur site en moins d’une heure sans génie civil, et nécessite un entretien et un suivi réduits au strict minimum. Une fois saturés en polluants, les filtres en fibres naturelles peuvent être incinérés avec récupération d’énergie ou de métaux, ou éliminés en centre d’enfouissement de classe 1. PearL détermine gratuitement dans son laboratoire les performances d’abattement sur Biosorb des polluants ciblés et les conditions de mise en œuvre sur site, à partir d’un simple échantillon de 2 litres. L’entreprise dispose d’unités pilotes permettant de valider la solution in situ en conditions réelles d’exploitation durant quelques semaines. Un suivi analytique des performances de traitement en routine peut également être assuré sur demande. Référencé dans les innovations Pollutec 2021, le nouveau module Biosorb sera présenté sur le village Startups Eau du salon.
PearL

 

BlueGreen remporte le GWA 2021 pour sa technologie d’élimination écologique des algues toxiques
BlueGreen Water Technologies a remporté le prix Global Water Awards (GWI) dans la catégorie Breakthrough Technology Company of the Year. Spécialisée dans les solutions innovantes aux proliférations d’algues toxiques, BlueGreen a été sélectionnée en tant que société de technologie à un stade précoce qui a réalisé la percée commerciale la plus impressionnante sur le marché mondial des technologies de l’eau pour sa solution révolutionnaire de traitement des proliférations de cyanobactéries dans les plans d’eau, quels que soient leur emplacement, leur taille ou leur forme. BlueGreen a transformé la méthodologie de traitement des cyanobactéries grâce à l’utilisation de ses formulations de produits brevetées, Lake Guard Blue et Lake Guard Oxy, qui flottent à la surface de la masse d’eau infectée pour déclencher une "réponse suicide" au sein des espèces d’algues toxiques. La prolifération se dissipe en quelques heures, sans nuire à la flore ou à la faune de l’écosystème aquatique.  Avec des milliers d’applications commerciales potentielles sur quatre continents et l’utilisation d’une technologie de satellites exclusive, BlueGreen opère à l’échelle mondiale pour suivre les proliférations d’algues bleu-vert toxiques, puis les traite pour contrer et réhabiliter la source d’eau infectée. "Nous sommes extrêmement fiers que notre technologie permette la vie en rendant l’eau à nouveau sûre", a déclaré le Dr Moshe Harel, fondateur, inventeur et CSO chez BlueGreen. "C’est un honneur d’être sélectionné comme entreprise technologique de pointe de l’année et d’être reconnu pour le travail révolutionnaire et l’engagement à permettre aux gens d’accéder à de l’eau propre partout, chaque jour. Les proliférations de cyanobactéries continuent d’augmenter en fréquence et en gravité d’une saison à l’autre dans le monde, mettant en danger les humains et les animaux", a déclaré le Pr Aaron Kaplan, président du conseil scientifique de BlueGreen. BlueGreen a terminé le traitement du lac Chippewa (1,3 km2), le plus grand lac naturel intérieur de l’Ohio, en août 2019. Le traitement a mis fin à cinq ans de niveaux de toxicité élevés dans le lac, qui reste exempt d’algues toxiques depuis. La société a également connu un succès mondial au lac Nanhu (12 km2) à Yueyang, en Chine, et aux barrages Roodeplaat (2020) et Setumo (2021) en Afrique du Sud. L’État de Floride a récemment retenu les services de l’entreprise pour remédier aux proliférations d’algues nuisibles dans le lac Minnela (8 km2). Elle a également été appelée par le DEP de Floride pour des déploiements d’urgence, conçu pour empêcher l’accumulation de cyanobactéries et sa prolifération depuis le lac Okeechobee à travers le canal C-44 de 21 miles de long dans les voies navigables de Floride (octobre 2020), ainsi que dans le C-43 80 Canal des milles (juin 2021). Le portefeuille de BlueGreen se compose actuellement de deux solutions disponibles dans le commerce, Lake Guard Blue et Lake Guard Oxy, approuvées par l’EPA et conformes à la norme NSF/ANSI/CAN 60 pour l’eau potable. Ces produits sont conçus pour éliminer les proliférations toxiques de cyanobactéries, communément appelées "algues bleu-vert", ne laissant aucune trace dans l’eau.
Les nominés pour les Global Water Awards sont présélectionnés par un panel d’experts indépendants qui les inscrivent dans des catégories de prix. "L’industrie de l’eau est essentielle pour protéger les populations partout dans le monde, malgré le manque de ressources, les couvre-feux de confinements extrêmes et les difficultés financières", déclare Christopher Gasson, éditeur de GWI. "Dans l’ensemble de l’industrie, tous les lauréats travaillent dur pour assurer l’accès à l’eau des populations, tout en allant de l’avant pour mener à bien des projets majeurs, finaliser des accords, innover et accélérer dans tous les domaines d’activité. Plus que jamais, il est essentiel que nous reconnaissions ces réalisations." 
Esther Amar – Israël Science Info

 

Grand prix mondial Hassan II pour l'eau
Après Kyoto en 2003, Mexico en 2006, Istanbul en 2009, Marseille en 2012, Daegu-Gyeongbuk en 2015 et Brasilia en 2018, le Grand prix mondial Hassan II pour l'eau sera remis pour la septième fois lors de la session d'ouverture du Forum mondial de l'eau qui se tiendra en mars 2022 à Dakar (Sénégal). S'agissant du choix de la thématique de cette prochaine édition, Ahmed Reda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), a jugé important de mettre en avant le concept de la sécurité hydrique en relation avec le développement de l'agriculture et la sécurité alimentaire. De son côté, Driss Dahak, membre de l'Académie du Royaume, a relevé que le Prix sera attribué dans le respect de l'esprit des objectifs du Conseil, notamment l'identification des situations critiques des ressources en eau, d'importance locale, régionale et globale, sur la base de l'évolution de la situation de ces ressources au niveau mondial. Il a aussi appelé à prendre en compte la dimension juridique de la gestion de l'eau lors de la décision de la thématique de cette édition. Sont éligibles au Prix les personnes, groupes de personnes, institutions ou organisations qui ont accompli une importante contribution dans le domaine du thème arrêté par le Prix.
Le Grand prix Hassan II pour l'Eau est l'une des prestigieuses distinctions mondiales dans le secteur de l'eau. Elle récompense l'excellence dans la coopération et la solidarité dans les domaines de la gestion et du développement des ressources en eau. Le prix a été créé en 2000 lors du 2ème Forum mondial de l'eau, dans le cadre d'une initiative conjointe du Maroc et du Conseil Mondial de l'Eau, en mémoire de feu SM le Roi Hassan II pour ses actions en faveur de la coopération internationale et la solidarité pour une gestion durable des ressources en eau et leur préservation.
Maghreb Arabe Presse (Rabat) – AllAfrica  

 


INITIATIVE
Faire revivre les mangroves
Les mangroves jouent un rôle important dans certains des plus grands défis auxquels le monde est confronté aujourd'hui. Elles assurent une défense entre la terre et la mer, absorbent le carbone, contribuent à la sécurité économique et alimentaire et abritent certaines des espèces les plus rares et les plus colorées. Cependant, les mangroves disparaissent à un rythme accéléré. Dans certaines zones de la région de l'océan Indien occidental, l'un des deux plus importants points chauds de mangrove au monde, ainsi que l'Asie du Sud-Est, plus de 80 % des mangroves ont déjà disparu.
La Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes est un cri de ralliement mondial visant à modifier notre relation avec la nature et passer de la dégradation à la restauration. Le PNUE propose six choses à faire pour commencer à faire renaître les mangroves dès aujourd'hui : 1. Comprendre l'importance des mangroves ; 2. Comprendre ce qui cause leur perte ; 3. Faire des choix durables ; 4. Apprendre comment fonctionne la restauration ; 5. Devenir un défenseur et un activiste ; 6. Se faire entendre.
Pour plus d'informations sur la restauration des mangroves, contactez  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  – responsable de la gestion des programmes à l'unité Écosystèmes marins et côtiers du PNUE.
Photo Shaun Wolfe / Ocean Image Bank
PNUE

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Ô MERDE !
Une exposition audacieuse du Musée de la civilisation de Québec
Fèces, excrément, crotte, bronze, étron, colombin ou merde : peu importe son nom, le caca est tabou. On le qualifie avec vulgarité, on en parle avec humour, quasi jamais sérieusement, pourtant il y a tant à dire et à apprendre sur cette matière organique universelle ! L’exposition du Musée de la Civilisation de Québec, montée en partenariat avec H2O Innovation, propose d’y mettre le nez, pour mieux comprendre son histoire sociale, ses enjeux et sa revalorisation. Un solide corpus d'objets anciens et contemporains provenant des collections du Musée et de prêteurs étrangers fait écho au discours scientifique, intelligent et sensible du parcours. On y aborde autant l'histoire, l'anatomie, le microbiote intestinal, l'anthropologie, que les enjeux écologiques sociaux et environnementaux actuels sans oublier ses représentations dans l'art car, oui, la merde est inspirante !
Comité scientifique :  Catherine Bourgault, conseillère en assainissement au Centre for Affordable Water and Sanitation Technologies (CAWST, Calgary) ; François-Joseph Lapointe, chercheur, professeur, (bio)artiste UdM (Montréal) ; Corinne Maurice, chercheure, UMcGill (Montréal) ; Alain Veilleux, chercheur, professeur adjoint INAF-ULaval (Québec) ; Céline Vaneeckhaute, ingénieure jr, professeure adjointe ULaval (Québec).
Musée de la civilisation de Québec – YouTube

 

 

Europe

 

Produits phytopharmaceutiques
Publication des données provisoires des ventes

Les données provisoires des ventes agrégées à l’échelle de la France entière pour l’année 2020, issues des déclarations réalisées début 2021 sont désormais disponibles. Elles font notamment apparaître, qu’en 2020, les ventes se sont élevées à 44 036 tonnes (hors produits utilisables en agriculture biologique et produits de biocontrôle) soit 20 % en dessous de la moyenne 2012-2017. Cette diminution se confirme en tendanciel puisque la moyenne triennale est la plus faible depuis 10 ans ; elle diminue plus récemment de 5,7 % entre 2017-2019 et 2018-2020. La poursuite de la diminution prononcée des substances les plus préoccupantes (CMR1) qui ont été réduites de 93 % par rapport de leur niveau de 2016. Quant aux évolutions sur le glyphosate, si elles montrent qu’une baisse des usages est enclenchée, elles ne font pas encore apparaître les principaux résultats des travaux engagés sur ce produit (révision des autorisations de mises sur le marché par l’ANSES fin 2020 et début 2021). Ces travaux devraient toutefois conduire à une baisse des usages à partir de 2021, baisse qui pourra alors être observée en 2022.
France Environnement

 

Écophyto II+
Résultats du second volet de l’appel à projets national 2020-2021

Lancé dans le cadre du plan Écophyto II+, l’appel à projets national Écophyto 2020-2021 permet de soutenir des projets en faveur de la réduction de l’utilisation et des impacts des produits phytopharmaceutiques. Cet appel a projets a suscité 24 candidatures, pour un montant total de demandes de subventions à hauteur de 4 801 531 d’euros. Toutefois l'enveloppe budgétaire limitée à 1 550 000 d’euros a conduit à une sélection importante et, au terme de ce second volet, 15 projets lauréats ont été retenus. Ils couvrent des domaines variés des actions ouvertes sur ce volet et s’intéressent à un large panel de situations, y compris dans les outremers.
Liste des lauréats

 

Plastiques à usage unique
Fin de la période de tolérance pour les nouvelles interdictions
La France est engagée depuis plusieurs années sur la question de la réduction des emballages à la source. Alors que l’Europe s’apprête à interdire un certain nombre de produits en plastique à usage unique à partir de samedi dans le cadre de la directive Single Use Plastic, la France s’est délibérément engagée dans la démarche, notamment par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Plusieurs produits en plastique à usage unique sont déjà interdits à l’instar des gobelets, verres et assiettes jetables depuis janvier 2020 ou encore des pailles, couverts jetables, confettis en plastique et également des boîtes en polystyrène expansé (boîtes à sandwich) depuis le 1er janvier 2021. Des objectifs ont été fixés pour les industriels, qui doivent supprimer 450 000 tonnes d'emballages en plastique à usage unique d'ici 2025. L’objectif fixé par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire est d’atteindre zéro emballage plastique d'ici 2040.
Les emballages jetables seront interdits dans les fast-foods dès le 1er janvier 2023 : tous les repas pris sur place devront être servis dans de la vaisselle réutilisable. Enfin, même si peu de gens le savent : un tarif réduit est appliqué sur les boissons lorsqu’un client vient avec son propre récipient depuis la promulgation de la loi en février 2020.
France Environnement

 

Éviter-Réduire-Compenser : L'Office de la biodiversité mobilisé
Moyen important de la mise en œuvre de la transition écologique pour un aménagement durable des territoires, la séquence Éviter-Réduire-Compenser (ERC) engage les aménageurs, maîtres d'ouvrage, bureaux d’étude, opérateurs économiques, etc., à intégrer les enjeux environnementaux à leurs plans, programmes et projets. Cette séquence institue les priorités suivantes : éviter tous les impacts sur l’environnement ; réduire les impacts qui n’ont pu être évités ; compenser tout impact résiduel significatif qui n’aurait pu être ni évité, ni réduit. La séquence ERC est donc un levier essentiel pour atteindre de nombreux objectifs environnementaux dont l'absence de perte nette de biodiversité ou la zéro artificialisation nette. La maîtrise de ses différentes phases par l'ensemble des acteurs de l'aménagement est néanmoins hétérogène car elle nécessite des connaissances tant sur le fonctionnement des écosystèmes et l’état de la biodiversité dans nos territoires que sur sa réglementation. Aussi, aux côtés du ministère de la Transition écologique, l'OFB renforce son action visant à la sensibilisation et à la formation de l’ensemble des acteurs pour faciliter mais aussi contrôler, à travers ses missions de police de l’environnement, la mise en œuvre des principes réglementaires régissant la séquence ERC. Plusieurs outils ont ainsi été mis à disposition : un guide méthodologique copiloté avec le Commissariat général au développement durable relatif à l’approche standardisée du dimensionnement de la compensation écologique publié le 1er juin 2021 avec l’appui d’un groupe de travail pluri-acteurs ; un guide technique produit par l'OFB et paru en 2018 intitulé "Bonnes pratiques environnementales. Protection des milieux aquatiques en phase chantier", réalisé afin d’accompagner les opérateurs économiques lors de leurs travaux. L'OFB accompagne également les services de l’État dans le cadre de l’instruction de projets, plans et programmes nécessitant une validation de l’administration.
Enfin, l'OFB lance l’outil en ligne ERC-Biodiv. Ce centre de ressources, fruit d’un travail de construction de plus de deux ans, a été inauguré par la secrétaire d’État à la Biodiversité, Bérangère Abba, lors du comité de pilotage national ERC qui s'est tenu le 1er juin 2021 sous sa présidence. Le site propose des tutoriels, un accès à la jurisprudence ERC ainsi qu’un "jeu sérieux".
Photo Michel Bramard / OFD
ERC-Biodiv

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Faire face aux épisodes de sécheresse
Même si cet été 2021 se montre de ce point de vue clément en France, les quatre dernières années ont été marquées par des périodes de sécheresse sur l'ensemble du territoire national. Pour faire face à ces périodes d'insuffisance de la ressource en eau, les préfets peuvent prendre des mesures exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de l’eau sur un périmètre appelé zone d'alerte, selon 4 niveaux de gravité et pour une durée limitée. L’été 2020 par exemple, au plus fort de la crise, 88 départements ont ainsi fait l'objet de restrictions d’eau. Depuis juin 2011, les usagers professionnels et particuliers peuvent retrouver l’ensemble des arrêtés sécheresse sur le site Propluvia. Animé par le ministère de la Transition écologique, le site leur propose désormais de se localiser précisément sur la carte par commune ou par un système de géolocalisation, pour savoir s’ils sont concernés par un épisode de sécheresse et, le cas échéant, prendre connaissance des mesures de restrictions en vigueur sur le territoire.
Propluvia

 

Édition 2021 de l’appli Qualité rivière
L’édition 2021 de l’application "Qualité rivière" des agences de l’eau est disponible sur smartphone, tablette et sur PC depuis cette année. Elle informe sur la qualité écologique des eaux des 12 000 points de surveillance des rivières de France et sur les espèces de poissons qui s’y trouvent. Pour ceux qui aiment se jeter à l’eau, l’appli renseigne en temps réel sur la qualité bactériologique des eaux de baignade grâce aux données du ministère de la Santé. Vacanciers, pêcheurs, amateurs de sports d’eau… cette appli, gratuite, sera pour eux une source d’information complète et utile en cette période estivale.
La connaissance et la collecte de données sur l’état des milieux aquatiques font partie des missions fondamentales des agences de l’eau. Elles pilotent le réseau des stations de surveillance réglementaire de tous les milieux aquatiques (rivières, eaux souterraines, lacs, estuaires…). Mais elles coordonnent et rassemblent également les données d’organismes partenaires tels que les DREAL et l’Office français de la biodiversité pour les poissons, ou encore les suivis réalisés par les structures de gestion des milieux aquatiques. Chaque année, elles collectent ainsi plus de 16,5 millions de données sur l’état des milieux aquatiques qui sont disponibles sur le portail d’information sur l’eau. 
EauFrance

 

Les agences de l’eau publient 4 premières fiches "repères"
Les agences de l’eau portent des politiques en faveur de l’adaptation au changement climatique, la santé, la préservation des milieux aquatiques et la réduction des pollutions de l’eau. Elles mobilisent de 2019 à 2024, plus de 12 milliards d’euros pour impulser des changements de pratiques, de paradigme… Pour faciliter la compréhension des enjeux, expliciter en quoi elles peuvent être facilitatrices dans l’action et éclairer les décisions, les agences de l’eau proposent la publication de fiches thématiques "repères".
Les 4 premières fiches abordent les thèmes suivants : L’eau en France. Les agences de l’eau investissent pour préparer durablement l’avenir – Eau et Santé. Les agences de l’eau protègent les ressources en eau potable – Eau et Urbanisme. Les agences de l’eau engagées pour une refondation écologique des villes – Eau et Solidarités internationales. Les agences de l’eau agissent pour l’accès universel aux services d’eau et d’assainissement. Ces fiches donnent des repères objectivés et des exemples concrets d’actions réalisées sur les différentes territoires d’intervention des agences de l’eau. Cette collection s’enrichira chaque année.

 

Recherche Innovation 
Participation du GRAIE au projet européen Co-UDlabs

Le GRAIE, Groupe de recherche, animation technique et information sur l’eau, participe à Co-UDlabs, un nouveau projet Horizon 2020 de 4 millions d'euros qui vise à intégrer les activités de recherche et d'innovation dans le domaine de l'hydrologie urbaine afin de répondre aux défis urgents en matière de santé publique, de risques d'inondation et d'environnement. Le projet a pour ambition de faciliter le transfert des connaissances et des outils élaborés vers les praticiens, afin de contribuer à l’innovation et à l’évolution des pratiques.
Co-UDlabs (Building Collaborative Urban Drainage research labs communities) est un projet de quatre ans qui a débuté en mai 2021 et rassemble 17 plateformes de recherche expérimentales à taille réelle, uniques en hydrologie urbaine et hébergées par sept organismes de recherche européens, dont l'OTHU, Observatoire de terrain en hydrologie urbaine, porté par INSA Lyon. Le GRAIE est partenaire du projet et leader du groupe "Intégration sectorielle et stratégie de pérennisation", en charge de la stimulation et l’animation des interfaces entre chercheurs, praticiens et législateurs.
GRAIE

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Le territoire rhônalpin en manque d'eau
À l’occasion de sa journée d’échanges sur le partage de l’eau organisée à Lyon, l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse a réuni près de 150 participants (collectivités, représentants du monde agricole et économique) pour faire le point sur la disponibilité en eau dans le nord du bassin Rhône-Méditerranée et sur les stratégies adoptées pour gérer collectivement une ressource en tension. Des plans de gestion de la ressource en eau (PGRE) sont très largement engagés, en concertation avec tous les usagers de l’eau. Ils les incitent en priorité à économiser l’eau. Il s’agit aujourd’hui de garder le cap de cette ambition commune.
Sur le territoire rhônalpin, les études révèlent un manque d’eau d’environ 40 millions de mètres cubes pour satisfaire l’ensemble des usages sur les bassins versants et laisser un débit suffisant dans les rivières pour préserver la qualité de l’eau et la vie biologique. Plus des deux-tiers des bassins versants sont aussi en situation de déséquilibre en eau ou en équilibre fragile. Le changement climatique est à l’œuvre partout sur ce territoire : 7 nouveaux bassins versants, jusque-là préservés, montrent les signaux d’une aggravation des tensions sur l’eau et pourraient d’ici 2022, s’ajouter aux 42 déjà en déficit : Lange Oignin (Haut-Bugey), Avant-pays savoyard, Fier et Lac d'Annecy, Guiers Aiguebelette, Combe de Savoie, Isle Crémieu (Isère), Rivières du Beaujolais.  Incontestablement, le changement climatique va accroître les tensions sur l’eau. À l’horizon 2050-2070, le débit moyen des principales rivières de France devrait diminuer d’au moins 10 à 40 % ; celui du fleuve Rhône risque de subir une baisse de 40 % d’ici à la fin du siècle. La stratégie et les mesures à prendre sont connues et déjà engagées dans des plans de gestion de la ressource en eau (PGRE), qui deviennent progressivement des projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) en application des décisions nationales prises dans le cadre des Assises de l’eau. Construits en concertation entre l’ensemble des usagers du territoire, ces projets de territoire visent à garantir un partage équilibré entre les besoins des différents usages (eau potable, irrigation, industrie…) tout en laissant un volume d’eau suffisant dans les rivières et les nappes pour leur bon fonctionnement et leur bon équilibre. Des règles de partage de l’eau sont définies, avec une répartition par usage et type d’usagers, et un programme d’actions mis en place. En Rhône-Alpes, 20 PGRE sont adoptés, 6 sont en cours d’élaboration (Séran, Cance, Gier, Galaure, Drôme des collines et Payre Lavezon) et 3 non encore engagés (Méouge Berre, Sud-Ouest Lémanique). En six ans, 5 millions de mètres cubes ont été économisés en Rhône-Alpes et 15 millions de mètres cubes ont été substitués grâce à des prélèvements dans des nappes ou des rivières plus abondantes. La dynamique est donc lancée mais il reste essentiel de pouvoir rendre compte de la mise en œuvre effective des plans d’actions définis, de constater leur efficacité, et de développer une vision prospective de l’évolution de la ressource et des besoins dans le contexte du changement climatique.
Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse

 

LOIRE-BRETAGNE
Ne pas agir peut coûter plus cher qu’agir
Retour sur l’étude menée sur le territoire du SAGE Couesnon
Afin d’inciter aux changements de pratiques, une étude consacrée au coût de l’insuffisance de l’action pour l'eau et les milieux a été menée sur le territoire du SAGE Couesnon pour le compte de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne.
Combien coûte le fait "de ne rien faire" ou du moins "de moins agir" pour améliorer la qualité des eaux et des milieux aquatiques ? Menée en partenariat avec le syndicat du bassin du versant du Couesnon et les acteurs locaux, l'étude sur le coût de l'insuffisance de l'action pour l'eau et les milieux dans le bassin du Couesnon consiste à comparer le rapport coûts-bénéfices de deux scénarios : le premier poursuit les actions déjà en cours ou programmées qui permettent de maintenir l’état des eaux et des milieux aquatiques voire de progresser légèrement ; le second plus ambitieux met en œuvre des actions complémentaires dont le résultat attendu est le bon état de l’eau et des milieux. Les coûts du premier scénario sont moins importants à moyen terme mais les bénéfices socio-économiques sont moindres. Il apparaît donc plus avantageux d’agir plus dès à présent pour y gagner dans un horizon assez proche.
Ne pas mettre en place d’actions permettant de restaurer l’état des eaux a pour conséquence de ne pas pouvoir bénéficier des services dits écosystémiques, c'est-à-dire rendus par les écosystèmes s’ils sont restaurés. Pour chacun des deux scénarios, les actions ont été chiffrées et les bénéfices associés estimés. Les actions étudiées étaient la lutte contre les pollutions diffuses, la correction des dysfonctionnements des systèmes d’assainissement ou encore la restauration des bocages et milieux aquatiques. Au total, ne pas agir suffisamment empêche d'engranger 27 millions d'euros de bénéfices. Un exemple de bénéfices apportés est la plantation de haies : en stockant davantage de carbone ces haies rendent un service écosystémique très important, dont le montant a été estimé à 64 millions d’euros sur 30 ans. De la même manière, une amélioration de la qualité de l’eau au regard des nitrates et pesticides permet d’éviter des dépenses de potabilisation supplémentaires, soit 25 millions d’euros sur 30 ans. Les autres bénéfices chiffrés concernent l’amélioration de l’esthétique paysagère et de la biodiversité, la moindre occurrence des inondations ainsi que la diminution des pollutions bactériologiques et virales impactant notamment la conchyliculture.
Agence de l’eau Loire-Bretagne

 

Évaluation de la gestion quantitative Sud Marais poitevin
Trois programmes d’actions du Sud Vendée (Marais poitevin, bassins Lay, Vendée et Autizes) visant à rétablir une gestion équilibrée de la ressource en eau ont été évalués. L’objectif pour l’Agence de l’eau Loire-Bretagne est d’alimenter la réflexion engagée au moment de la révision du 11ème programme d’intervention (2019-2024), en lien avec la perspective du développement de nouveaux projets de territoires pour la gestion des eaux (PTGE). Les questions posées ont porté sur l’atteinte des objectifs environnementaux, la cohérence avec les autres interventions publiques et les apports de la gouvernance mise en place. L’étude a été conduite en 9 mois, de juillet 2020 à mars 2021. Une note présente les recommandations, faites à l'issue de l'évaluation, pour le retour à la gestion équilibrée.
Agence de l’eau Loire-Bretagne

 

SEINE-NORMANDIE
Palaiseau-Saclay : Le SEDIF renforce son réseau
L’aménagement du plateau de Saclay est l’un des enjeux majeurs du Grand Paris. D’ici 2030, les besoins en eau seront multipliés par trois dans ce secteur qui constituera un pôle d’excellence scientifique de renommée mondiale. Pour accompagner ce développement, le SEDIF investit dans deux projets d’envergure : le bouclage par une conduite de liaison entre le réservoir de Palaiseau et celui de Saclay, ainsi que la construction d’un nouveau réservoir et d’une station de pompage à Palaiseau. "Il s’agit d’un de nos projets phares, pour 50 millions d’euros, et le plus grand projet d’extension de réseau avec 10 kilomètres de conduite et d’un nouveau réservoir supérieur à 3 000 mètres cubes", précisent André Santini, président du SEDIF et Grégoire de Lasteyrie, vice-président du SEDIF, maire de Palaiseau et président de la Communauté Paris-Saclay, qui tous les deux affirment porter une attention particulière à l’opération d’intérêt national (OIN) de l’aménagement du plateau.
Dans cette perspective, le SEDIF, qui rappelle disposer de capacités de production suffisantes pour faire face aux besoins à long terme du plateau, a établi un schéma directeur pour définir les renforcements d’ouvrages nécessaires et répondre aux nouveaux besoins d’alimentation en eau potable et de défense incendie. L’usine de production qui assure l’alimentation en eau potable de ce secteur est située à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). D’une capacité maximum de 600 000 m3/j, elle produit aujourd’hui en moyenne 329 000 m3/j. Sa capacité de production couvre les besoins de la zone (quartiers de Polytechnique, du Moulon et de Corbeville). Pour répondre à la demande de la Communauté Paris Saclay (CPS), qui souhaite diversifier ses ressources pour une partie de ses achats d’eau, des interconnexions (à créer) permettront d’assurer un secours mutuel entre les autorités organisatrices. Un projet de canalisation en fonte d’un diamètre de 600 mm et long d’une dizaine de kilomètres est en cours. Il relie la station de pompage de Palaiseau et le château d’eau du SEDIF situé au nord de la ville de Saclay, et permettra la création d’un bouclage entre ces deux sites sécurisant l’apport en eau depuis Choisy-le-Roi par une double alimentation. La taille de ce projet et son linéaire important ont nécessité une coordination avec de nombreux acteurs locaux ou nationaux tels que des communes, des collectivités locales, des départements, de grandes entreprises internationales et la Société du Grand Paris. Par ailleurs, le Syndicat a engagé en 2020 la refonte globale de son site de Palaiseau qui s'insère dans le quartier Camille Claudel, en fort développement avec plus de 1 500 logements. Cette refonte comprend : la construction d’une nouvelle station de pompage ; la construction d’un nouveau réservoir ; la rénovation d’un réservoir et la démolition d’un autre ; enfin, la requalification des aménagements extérieurs afin d'intégrer la gestion des eaux de ruissellement.
SEDIF 

 

RHIN-MEUSE
Brassage gagnant
Le premier contrat industrie Eau et Climat a été signé le 6 juillet 2021 entre la brasserie Licorne, implantée à Saverne dans le Bas-Rhin, et l’Agence de l’eau Rhin-Meuse. Il porte l’ambition à travers 20 actions de déployer des solutions concrètes pour une prise en compte des enjeux environnementaux sous climat changeant. Grâce au contrat industriel Eau et Climat proposé par l’agence pour une approche globale intégrant l’eau et la biodiversité, le brasseur alsacien, qui produit chaque année entre de 850 000 à 900 000 hectolitres, renforce ses investissements en faveur du développement durable. Déjà engagé dans une démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises), le brasseur va adapter son activité et son process pour prendre en compte les effets du changement climatique. Le premier objectif visé est une réduction de 25 % des consommations en eau qui représentent environ 320 000 mètres cubes par an. Des premiers investissements engagés en 2020 et 2021 (remplacement des tours de refroidissement, déploiement d’outils de mesures, automatisation…) doivent permettre un premier gain de 54 000 m3/an. Ces efforts seront poursuivis en 2022 par un travail spécifique sur les installations de nettoyage pour permettre la réutilisation des eaux du dernier rinçage dans le process. Une étude pilote sera également menée sur la faisabilité de réutiliser une partie des eaux en sortie de station d’épuration pour assurer des opérations de nettoyage et donnera lieu si les résultats sont concluants à des travaux en 2023. Ces travaux liés aux économies d’eau s’élèvent au total à 900 000 euros avec une aide de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse de 365 000 euros, dont 142 200 euros déjà attribués.
Le second axe du contrat industriel Eau et Climat porte sur la gestion intégrée et durable des eaux de pluie. Deux étapes jalonnent cet enjeu : en 2021, création de noues d’infiltration puis, en 2023, désimperméabilisation des parkings. Les noues (légères dépressions végétalisées) permettront d’infiltrer un maximum d’eaux de toitures et de voiries (représentant une surface de 29 000 m2) réduisant de fait le volume d’eaux pluviales évacuées vers le réseau urbain.  Les autres avantages sont le respect du cycle de l’eau grâce à l’infiltration directe de l’eau de pluie là où elle tombe et la création d’aménagements pour la microfaune. D’autres actions en faveur de la biodiversité sur l’emprise du site industriel (7 hectares) sont prévues : l’aménagement de prairies fleuries, la plantation d’une haie champêtre, la mise en place de gîtes pour la faune. Ces travaux en faveur de la biodiversité s’élèvent au total à 316 000 euros avec une aide de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse de 126 400 euros.
Agence de l’eau Rhin-Meuse

 

Consultation
Projet de partie faîtière du plan de gestion du district hydrographique international de la Meuse

Jusqu’au 31 décembre 2021, la population est invitée à donner son avis sur le projet de partie faîtière du plan de gestion 2022-2027 du district hydrographique international (DHI) de la Meuse. Avec le plan de gestion actualisé du district hydrographique de la Meuse, les parties contractantes à la Commission internationale de la Meuse (CIM) renforcent leur coopération afin de relever conjointement le défi ambitieux de la directive cadre sur l’eau (DCE) pour les eaux de surface et souterraines et les écosystèmes aquatiques associés.
La Meuse prend sa source à 384 mètres d'altitude à Pouilly-en-Bassigny en France. De sa source à son embouchure, aux Pays-Bas, sa longueur est de 905 kilomètres. Le fleuve et ses affluents constituent avec les eaux souterraines correspondantes ainsi qu’avec les eaux de transition et côtières le district hydrographique international de la Meuse, dont la superficie totale est de 34 347 kilomètres carrés comptant environ 8,8 millions d’habitants. Les objectifs sont de : 1. Réduire les pressions sur les eaux de surface liées aux apports atmosphériques (HAP notamment) et aux relargages de polluants persistants par les sédiments (métaux, PFOS, PCB, dioxines et furanes) ainsi que réduire les nitrates et les pesticides qui ont fait leur apparition dans les ressources destinées à l’alimentation en eau potable (encadrement réglementaire des pratiques agricoles plus strict et incitation à des pratiques agricoles plus vertueuses) ; 2. Réduire les pressions sur les masses d’eaux souterraine (nitrates et pesticides) afin d’améliorer leur état chimique ; 3. Respecter les objectifs de qualité pour l’eau potable ; 4. Poursuivre la coordination entre les États sur l’avancement des programmes de mesures et les résultats des programmes de surveillance.
Les citoyens sont invités à adresser leurs questions, souhaits d'adaptation et observations sur ce projet de second plan de gestion Meuse d'ici le 20 septembre 2021 –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Agence de l’eau Rhin-Meuse

 

APPELS À PROJETS
Outremers
Restauration écologique des milieux humides
L’appel à projets ReMHOM lancé par Office français de la biodiversité est dédié aux milieux humides dans les départements et collectivités d’Outremer (DROM et COM). Doté de 2 millions d’euros, il s’inscrit dans le cadre des crédits de l’OFB. Il vise à permettre de supprimer les pressions directes sur les milieux et/ou de lancer des actions de restauration sur des sites dont les pressions à l’origine de la dégradation ont été supprimées ou fortement réduites. Les opérations d’acquisition de connaissance pourront être éligibles lorsqu’elles sont un préalable à la planification d’opérations de restauration de grande ampleur.
Dépôt des dossiers – 10 septembre 2021

 

Loire-Bretagne
4 appels à projets jouent les prolongations

1er octobre 2021, c'est la nouvelle date limite de dépôt des demandes d'aides financières pour 4 appels à projets dont la durée vient d'être prolongée. Cela concerne : l’AAP Réduire les rejets d’eaux usées ; l’AAP Alimentation en eau potable des collectivités ; l’AAP Rétablissement de la continuité écologique ; l’AAP Réduire les pollutions par les micropolluants et s'adapter au changement climatique.
Le détail de chacun des appels

 

Seine-Normandie
Accompagner l'agriculture pour s'adapter au changement climatique
L'Agence de l'eau Seine-Normandie lance un nouvel appel à projets qui vise à accompagner les structures qui développent des solutions pour une agriculture qui cherche à atténuer l'impact de son activité sur la ressource en eau et la changement climatique déjà à l'œuvre ; et de façon concomitante, améliorer la qualité des sols en faveur de la gestion de l'eau. Les candidatures sont ouvertes aux exploitations agricoles, chambres consulaires, instituts techniques agricoles, coopératives agricoles, associations, collectivités ou entreprises du bassin Seine-Normandie.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2021

 

Rhin-Meuse
Soutien aux filières favorables à la protection de la ressource
Pour la 4ème année consécutive, les Agences de l’eau Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée Corse et Seine-Normandie et la Région Grand Est reconduisent leur coopération autour de l’appel à manifestation d’intérêt "Soutien aux filières favorables à la protection de la ressource en eau". L’appel vise à faire émerger, sur les zones à enjeux "eau", des systèmes agricoles exemplaires, innovants, pérennes, respectueux de la ressource en eau et viables économiquement. Il s’adresse aux collectivités, organismes de développement agricole, collectifs d’agriculteurs, associations ou syndicats, coopératives, négoces, industriels, centres de gestion, distributeurs… Les projets éligibles sont : 1. les projets d’études et d’animation (sur une période de 2 ans maximum) permettant d’étudier la faisabilité et de développer des projets de filières proposant des solutions pérennes et efficaces pour la protection de la ressource en eau ou des milieux humides ; 2. les investissements (sur une période de 3 ans maximum) rendus nécessaires à la concrétisation du projet global. En amont du dépôt du dossier, les porteurs de projets sont invités à contacter l’un des partenaires de l’appel à manifestation d’intérêt afin de bénéficier d’un accompagnement dans l’élaboration de leur projet.
Dépôt des dossiers – 1er septembre 2021

Reconversion des friches industrielles – Études et techniques de dépollution exemplaires
L’Agence de l'eau Rhin-Meuse, l’ADEME, la région Grand Est renouvellent l'appel à projets Reconversion des friches industrielles. Ce dispositif a pour objectif de soutenir financièrement des actions de gestion de la pollution dans le cadre d’opérations de reconversion de friches industrielles menées dans le respect de la méthodologie nationale "sites et sols pollués". Les démarches éligibles sont les études préalables de gestion des pollutions (plan de gestion, plan de conception des travaux, essais pilotes…), les travaux de dépollution des sols et des eaux souterraines (privilégiant au maximum l’utilisation de techniques exemplaires). Les opérations de reconversion de friches industrielles devront viser un projet structurant conçu et inscrit dans une ambition de développement durable appliquée à l’urbanisme (écoquartier, approche environnementale de l’urbanisme AEU…). L’AAP s’adresse à tous les acteurs publics et privés (collectivités, bailleurs, aménageurs, promoteurs) qui développent un projet de reconversion de friches industrielles et pour lequel ils sont amenés à engager des travaux de dépollution.
Session 1 – 29 octobre 2021
Session 2 – 28 février 2022
Dépôt des dossiers 

 

Adour-Garonne
Appel à projets EC’EAU – Économie circulaire de l’eau

Le bassin Adour-Garonne et plus largement les territoires des régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie sont confrontés à d’importants enjeux quantitatifs et qualitatifs en matière de ressource en eau. D’un point de vue quantitatif, on estime ainsi le déficit actuel entre besoins et ressources de 200 à 250 millions de mètres cubes pour l’ensemble du bassin Adour-Garonne. La réutilisation des eaux non conventionnelles (eaux usées traitées, eaux pluviales, eaux grises, eaux d’exhaure, etc.) est une des solutions, qui, si elle ne se substitue pas aux mesures d’économies d’eau, permet de répondre pour partie aux pénuries d’eau et de lutter localement contre les effets du changement climatique dans une approche d’économie circulaire de l’eau. L’objectif de cet appel à projets est de favoriser, auprès des différents acteurs du bassin Adour-Garonne et plus largement ceux des régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, l’émergence de projets intégrés de réutilisation des eaux, en les accompagnant depuis l’étude d’opportunité jusqu’à la réalisation de leur projet Il vise à accompagner : les porteurs de projets dans leurs réflexions préalables quant à la mise en place de projets de réutilisation sur leurs territoires ; les projets les plus ambitieux quant à la réduction de pression quantitative ou qualitative sur la ressource en eau et quant à l’approche systémique de la gestion de l’eau ; les projets innovants permettant d’alimenter les réflexions nationales, d’anticiper les futures évolutions réglementaires dans le domaine et de répondre aux enjeux émergents liés à ces pratiques.
Dépôt des dossiers – 30 mars 2022

 

 

Afrique

 

Maroc
"L'eau pour le développement" au menu d'une rencontre avec la Banque mondiale

Une rencontre de haut niveau sous le thème "L'eau pour le développement" a été organisée à Rabat, par le ministère de l'Équipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, en partenariat avec la Banque mondiale. Lors de cette rencontre tenue en visioconférence, à laquelle a pris part le ministre de l'Équipement, du transport, de la logistique et de l'eau, l'accent a été mis sur la situation actuelle et les réalisations dans le secteur de l'eau ainsi que les contraintes et les défis à relever pour assurer l'approvisionnement durable du pays en eau. Selon les projections réalisées dans le cadre du plan national de l'eau (PNE) 2020-2050, l'approvisionnement du Royaume en eau de manière durable nécessite un budget d'environ 400 milliards de dirhams, dont 115,4 milliards de dirhams dédiés au programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation (PNAEPI) 2020-2027, officiellement lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en janvier 2020. Le vice-président de la Banque mondiale pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, Ferid Belhaj, a mis l'accent sur la centralité de l'eau pour le développement au Maroc. Il a également expliqué que la pénurie de l'eau croissante et aggravée par les changements climatiques, donne aujourd'hui à la question de l'eau une dimension quasi-existentielle.
Plus de 130 participants ont suivi cette rencontre, représentant toutes les parties prenantes du secteur de l'eau, y compris des représentants des entités gouvernementales concernées, des agences d'aide au développement, des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, des universités, des think tanks et de la société civile. Ce panel de haut niveau sera suivi d'une série de webinaires techniques, qui seront également co-organisés par le ministère de l'Équipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau et la Banque mondiale, qui porteront sur les thèmes : "L'eau dans l'économie nationale", "Le financement de l'eau", "Le rôle des acteurs privés dans le secteur de l'eau" et "L'eau et la régionalisation avancée".
Maghreb Arabe Presse (Rabat) – AllAfrica  

 

Algérie
Signature de trois stations de dessalement à Alger

Des lettres d'engagement ont été signées entre les deux filiales de Sonatrach, AEC et GCB, avec la société Cosider Canalisation, pour la réalisation de trois stations de dessalement d'eau de mer, à Bordj El Kiffan, El Marsa (Alger) et Corso (Boumerdès) pour alimenter la région Est de la capitale avec une capacité globale de 150 000 mètres cubes par jour. Les documents ont été signés en présence du ministre de l'Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, et celui des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique, Kamel Hasni, des walis d'Alger et de Boumerdès et des cadres dirigeants de l'Algérienne des Eaux (ADE). Le projet de Bordj El Kiffan sera réalisé dans un délai de cinq mois, celui d'El Marsa mis en service également cinq mois après son lancement, mais de manière partielle, avant d'atteindre son niveau de production optimum dans un délai neuf mois. Quant au projet de Corso, il est prévu pour entrer en service partiellement six mois après son lancement et tourner à plein régime dans un délai de douze mois. Les ressources supplémentaires qu'assureront les trois stations complèteront les 280 000 mètres cubes issus des 222 nouveaux forages réalisés par le ministère des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique (102 forages) et par la wilaya d'Alger (120 forages) avec l'assistance de Sonatrach et Cosider) et qui seront livrés en totalité au plus tard le 15 septembre, permettant une production moyenne de 1 million m3/j pour la saison estivale 2022.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Nouveau plan d'urgence pour doter chaque wilaya côtière d'une station de dessalement d'eau de mer
Un nouveau plan d'urgence permettant de doter l'ensemble des wilayas côtières d'une station de dessalement d'eau de mer (SDEM) est en préparation, a indiqué le ministre de l'Énergie et des Mines, Mohamed Arkab. Intervenant en marge de la cérémonie de signature de lettres d'engagement pour la réalisation de trois SDEM à l'est d'Alger, M. Arkab a annoncé qu'un nouveau plan d'urgence est en préparation sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Les projets concernent les wilayas d'Oran, Mostaganem, Jijel, Skikda, Béjaïa et Tizi Ouzou, a précisé le ministre, affirmant que l'objectif est d'implanter une station de dessalement dans chaque wilaya du littoral algérien. Ces SDEM permettraient de "contribuer à l'alimentation en eau potable des habitants de ces régions et palier à la raréfaction des eaux superficielles induite par les changements climatiques", a-t-il expliqué.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica

 

Les citernes d'eau envahissent les terrasses et balcons de la capitale
L'installation de citernes d'eau, toutes tailles et formes confondues, sur les terrasses et balcons des maisons est devenue un phénomène qui se propage au niveau des quartiers populaires et nouveaux des communes de la wilaya d'Alger, un phénomène dû aux changements ayant récemment affecté le programme de distribution d'eau potable dans la wilaya. Dès la publication de la décision de la Société des Eaux et de l'Assainissement d'Alger (SEAAL) portant mise en œuvre d'un programme d'urgence pour la distribution d'eau en raison de la raréfaction des ressources en eau, l'opération de vente de citernes s'est transformée en commerce florissant pour les vendeurs en gros et en détail, de sorte que le citoyen s'est retrouvé à la recherche du meilleur endroit dans son appartement pour installer une citerne qui lui épargne la peine d'attendre l'eau du robinet, qui s'épuise au plus fort de l'été. Cette image défigurée se manifeste avec tous ses détails, dans les immeubles de la cité jouxtant Maqam Echahid dans la commune d'El-Madania. Ainsi, le lotissement connu sous le nom de "cité Confort", déjà se caractérisant par la prolifération notable des paraboles sur les balcons et les terrasses, voit son image au cours des derniers jours, devenir encore plus dégradée avec l'introduction de ces nouvels éléments induits par la crise de l'eau : des citernes vertes, bleues et métalliques. Le constat est identique dans les autres quartiers et communes : à la cité des Annassers dans la commune de Kouba, dans celle d'Ain Naâdja, à Birtouta, Kheraissia, etc. Le président du Club des risques majeurs, le Pr Abdelkrim Chelghoum précise que ce type d’installation est interdite par la loi car il s'inscrit dans le cadre de travaux de modification et d'élargissement des bâtiments. L'installation d'une citerne de 1 500 ou 3 000 litres signifie un poids de plus de 1,5 ou 3 tonnes, constituant un facteur de fragilisation du bâtiment en cas de tremblement de terre.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Tunisie
Nouveau code des eaux : Le projet ne fait pas l'unanimité

L'adoption du nouveau code des eaux actuellement en discussion l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) constituerait un tournant dangereux pour le pays, estime Raoudha Gafraj, experte en ressources en eau et changements climatiques. Selon elle, ce nouveau code témoigne de l'incapacité du ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche à gérer le secteur. L’experte pointe des contradictions dans le projet, notamment entre l'affirmation de la mainmise de l'État sur les ressources en eau et la régularisation de la vente de l'eau par des privés, laquelle constitue une forme de privatisation. L'assainissement des eaux, pouvant faire l’objet de concessions depuis 2008, constitue un second exemple de privatisation. S'agissant de la garantie d’égalité de l'accès à l'eau et à l'assainissement que le projet du nouveau code entend réaliser, elle estime cet objectif irréaliste notamment en matière d’assainissement pour les agglomérations rurales de moins de 3 000 habitants. En outre, le nouveau projet n'a pas traité de manière approfondie le rapport entre les ressources en eau et les changements climatiques. Toutefois, cet avis n'est pas partagé par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) ayant participé aux négociations sur le projet du nouveau code.
L'Assemblée des représentants du peuple (ARP) a entamé la discussion du projet de loi organique n° 66/2019 portant sur la promulgation du code des eaux lors d'une séance marquée par les habituels confrontations entre les députés d'Ennahdha et ceux du PDL (Parti destourien libre). La refonte du code des eaux est notamment exigée, selon des experts, par les bailleurs de fonds internationaux, dont la Banque mondiale. Le fait que cette discussion survienne en pleine canicule n’arrange évidemment pas les choses.
Tunis Afrique Presse (Tunis) – AllAfrica  

Le code de l'eau : Un texte sans faille ?
Entretien avec Raoudha Gafrej
– Selon l’experte en eau et adaptation au changement climatique, le texte, qui a été amendé plusieurs fois, demeure "obsolète" car il ne présente aucune vision prospective pour l'avenir du secteur.
Imen Haouari, La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Libye
L'accès à l'eau potable menacé par le vandalisme

Le vandalisme des systèmes d'eau en Libye prive les enfants et leurs familles d'eau et augmente la probabilité de propagation des maladies hydriques dans les zones touchées, déplore le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF). "Lorsque l'accès est coupé, les enfants sont souvent contraints de s'en remettre à des sources non sûres. Cela augmente leurs risques de contracter des maladies, en particulier chez les très jeunes enfants", a déclaré la représentante spéciale adjointe de l'UNICEF en Libye, Cristina Brugiolo. Selon le l'UNICEF, une station principale de la rivière artificielle située sur le système Hassawna a été vandalisée, affectant l'approvisionnement en eau de quatre villes principales : Beni Walid, Misrata, Khoms et Zliten, ainsi que d'autres zones environnantes. La rivière artificielle fournit 60 % de toute l'eau douce utilisée dans le pays. Les attaques répétées des assaillants contre ses principaux systèmes menacent la sécurité de l'eau de tout le pays et font courir à des millions de personnes le risque immédiat de ne plus avoir accès à l'eau potable, a rapporté l'agence onusienne. Au cours des dernières semaines, l'un des puits du système d'approvisionnement en eau d'Al-Hasawna, Al-Joufra, a été détruit et totalement mis hors service. Le 24 juillet, une fuite importante s'est produite sur l’autre système, oriental, entre Tazerbo et Benghazi, près de la ville d'Awjila, entraînant le gaspillage d'un grand volume d'eau. Ces incidents interviennent alors que la chaleur étouffante de l'été libyen frappe les habitants, que les coupures d'électricité sont importantes et que la pandémie de coronavirus se propage rapidement, avertit le Fonds.
L'UNICEF appelle les partenaires nationaux et internationaux à faire de la question urgente de la protection des infrastructures d'eau une préoccupation prioritaire et à renforcer les mesures de sécurité, y compris le déploiement potentiel de forces civiles sur les champs de captage. Selon le Fonds, l'allocation urgente des ressources nécessaires pour effectuer la maintenance permettrait d'assurer la continuité des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement.
UN News Service – AllAfrica 
L'eau, cadeau du désert – Le reportage de H2O sur la rivière artificielle

 

Sénégal
DAKAR 2022 : Oumar Guèye mise sur les élus territoriaux

Le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l'Aménagement des territoires, Oumar Guèye, a appelé les élus territoriaux sénégalais à mettre à contribution leur leadership et leurs carnets d'adresses pour la mobilisation effective et la participation significative des collectivités territoriales, de leurs réseaux et de leurs partenaires au 9ème Forum mondial de l'eau, prévu du 21 au 26 mars 2022 à Dakar. Selon lui, du local au mondial, l'implication et la contribution des élus locaux sont un enjeu d'importance pour le Forum tant l'eau est une problématique multi-échelles avec des enjeux multiformes qui croisent les compétences des collectivités territoriales dans des domaines variés.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 

Inauguration de KMS3 : Macky présente son bilan dans l'hydraulique
Le président de la République, Macky Sall, qui profité de l’inauguration de la la troisième usine d'eau de Keur Momar Sarr (KMS3), dans la région de Louga, pour présenter son bilan dans l’hydraulique. Depuis son accession à la présidence en 2012, le gouvernement a investi environ 1 250 milliards de francs CFA pour la mise en place d’infrastructures de production et de traitement et la sécurisation d'ouvrages hydrauliques, à travers tout le pays. Ces investissements intègrent la sécurisation des usines KMS1 et 2, la réalisation de 120 forages en milieu urbain et de 596 autres en milieu rural, ainsi que la réalisation de diverses stations de production et de traitement d'eau, a précisé le président. Connectée sur tout son parcours jusqu’à Dakar, à 216 kilomètres, l’usine KMS3 dispose actuellement d’une capacité de production de 100 000 mètres cubes par jour mais qui est prévue pour être augmentée jusqu’à 200 000 m3/j. "Cela devrait régler de façon durable l'approvisionnement en eau pour toutes les localités traversées sur l'axe Dakar, Thiès et Mbour, et anticiper les nouveaux besoins des pôles urbains de Diamniadio, du lac Rose et de la zone de l'aéroport international Blaise Diagne", estime le chef d’État. 850 000 branchements sociaux sont également prévus.
Dakar profitera par ailleurs de 100 000 m3/j supplémentaires avec la réalisation de l'usine de dessalement de l'eau de mer de Ouakam qui prévoit également le renouvellement de plus de 450 kilomètres de réseaux. Le président précise que ces investissements ont pour objectif de sécuriser sensiblement la fourniture en eau pour Dakar et réduire les risques liés à l'approvisionnement par des forages. Il ajoute enfin, qu’avec la finalisation de l'étude sur la sécurité de l'eau, le gouvernement définira prochainement un programme d'investissement stratégique axé sur la satisfaction durable en eau à l'horizon 2050. Il présidera un conseil présidentiel à cet effet.
Ibrahima Diallo, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica  

 

Lisbonne disposée à partager son expérience réussie avec Dakar
Le Portugal est disposé à partager avec le Sénégal son "expérience réussie dans le cadre du Partenariat portugais pour l'eau, en tant que source d'inspiration pour un développement durable des services d'eau", a affirmé Tiago Bastos, directeur et conseiller économique et commercial à l'Agence pour l'investissement et le commerce extérieur du Portugal (AICEP). Dans un entretien accordé à l'APS, Tiago Bastos signale que son pays a "mis en place, au cours des deux dernières décennies, une profonde réforme du secteur, en développant d'une manière intégrée l'approvisionnement public en eau de la population." Celui-ci est passé de 81 % à 94 %, tandis que la qualité de l'eau propre à la consommation humaine est passée de 50 % à 98 %, a-t-il indiqué. Il ajoute que le taux d’accès à l'assainissement s'est lui-même hissé de 30 % à 70 %. En poste à l'ambassade du Portugal à Dakar, M. Bastos souligne que cette expérience réussie peut être partagée avec le Sénégal. Aussi, l'ambassade du Portugal à Dakaret l’AICEP ont-elles organisé un webinaire intitulé Water Forum Portugal-Sénégal. Le conseiller économique rappelle que "le Portugal a connu, au cours du dernier quart de siècle, un développement remarquable dans le domaine des ressources en eau, en particulier dans le service des eaux urbaines." "Il y a 25 ans, il y avait un déficit de qualification. Mais grâce aux investissements réalisés à partir des années 1993, nous sommes à 118 stations de production d'eau et à 1000 stations de traitement des boues de vidange", a présenté Claudio Jésus, un des intervenants, lors de cette session. Ces résultats sont obtenus grâce à la création des sociétés régionales d'eau et d'assainissement qui travaillent avec les collectivités territoires. Outre la mise en place des structures à l'échelle décentralisée, des stratégies ont été développées pour mobiliser des ressources financières à l'échelle nationale et auprès des institutions européennes de financement. Alavo Mendez, chef d’entreprise, a dégagé les pistes de coopération avec le Sénégal. Parmi des domaines possibles de coopération, il y a la construction des émissaires en mer, l'échange d'expérience sur les techniques de traitement des eaux entre autres. Aujourd'hui, les conditions de collaboration plus que réunies entre les deux pays. "Il y a des opportunités dans le domaine de l'eau parce que nous avons besoin de l'expertise pour la construction de nos ouvrages. C'est pour cela que nous lançons des appels d'offres internationaux", a réagi Charles Fall, directeur général de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES). Le directeur général de l'Office National de l'Assainissement du Sénégal (ONAS), le docteur Ababakar Mbaye est revenu sur la politique de l'assainissement : "Même si le Sénégal a réalisé des progrès en matière d'accès aux services d'assainissement aussi bien en milieu urbain et rural, il y a un besoin d'introduire des technologies plus adaptées." 
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica 
Salla Gueye et Idrissa Sane, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica  

 

Manque d'eau et cherté des factures : Le collectif de défense des consommateurs donne l'alerte
Le manque d'eau au Sénégal, devenu très récurrent dans certaines zones ou quartiers de Dakar, préoccupe le Collectif pour la défense des consommateurs. Le 13 juillet 2021, au lendemain de l’inauguration de la nouvelle usine KMS3, le Collectif a organisé une conférence de presse au siège de FRAPP / France Dégage, pour redonner l'alerte. Néné Diakité, représentante du Collectif explique : "la raison pour laquelle nous sommes là, c'est par rapport au manque d'eau au Sénégal que tout le monde pleure. À part cela, il y a aussi le manque de communication de la SEN'EAU et la cherté des factures." "Les mères de familles ne ferment plus l'œil la nuit parce qu'elles sont obligées de se réveiller à une certaine heure pour puiser de l'eau avant la coupure. Parfois même, l'eau vient (mais au compte-goutte et) quand arrivent les factures, on paye (une eau) que nous n'avons même pas consommée." Selon la représentante, des foyers qui payaient entre 3 000 et 4 000 francs CFA pour un branchement social avec la Sénégalaise des Eaux doivent désormais s’acquitter de 30 000 à 35 000 francs CFA auprès de la SEN'EAU. Pour le délégué général du FRAPP (Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine) ces problèmes sont en lien direct avec la mise en œuvre, en janvier 2020, du contrat d'affermage de la SEN'EAU ayant choisi pour partenaire technique le groupe Suez.
Barthélémy Coly, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica

 

Populations de Bambadiong : Le désespoir en dépotoir !
Le village de Bambadiong, dans le département de Goudomp, crie sa détresse et sa colère face à son dénuement quasi général en services sociaux de base. Situé dans la commune de Karantaba, à l’est de Sédhiou, Bambadiong a vu le 28 juillet sa place publique rouge de monde. Les populations y organisaient un sit-in monstre pour réclamer de l'électricité, de l’eau et les autres services de base. Jeunes, moins jeunes, adultes et anciens, ils étaient tous en foulards, brassards, boubous ou pagnes rouges, rien que du rouge pour crier leur colère et leur désespoir.
Moussa Drame, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica  

 

Burkina Faso
AEP : Des députés analysent le système de tarification de l'ONEA

Le Réseau des parlementaires burkinabè pour l'eau potable, l'hygiène et l'assainissement (REPHA), a organisé, le jeudi 8 juillet 2021 à Ouagadougou, un atelier visant à outiller les députés sur les techniques et méthodes de plaidoyer et sur le nouveau système de facturation de l'ONEA. Selon le coordonnateur du réseau, le député Halidou Sanfo, il importe que les représentants du peuple prennent connaissance du nouveau système de facturation de l'ONEA qui, depuis un certain temps, a causé "d'énormes incompréhensions, des remous au sein de l'opinion". Il a soutenu sa position en indiquant que les élus nationaux parlent au nom du peuple, ce qui leur donne le champ libre de connaître les contours de cette nouvelle facturation afin de rendre compte à la population. L'atelier a été également l'occasion de renforcer les capacités des parlementaires en matière d'eau potable et assainissement au Burkina Faso. Ainsi, selon les statistiques présentées par les élus, le taux d’accès à l’eau est de 74 % sur l'ensemble du territoire national avec des disparités importantes et celui de l’accès à l’assainissement n’est que de 22%. Aussi pour Halidou Sanfo, il est nécessaire d'outiller les députés afin de susciter leur engagement. C'est pourquoi l'atelier a été défini comme un cadre pour doter les parlementaires de techniques et méthodes de plaidoyer, ainsi que pour accroître l'impact de l'engagement des députés pour l'accès à l'eau potable et à l'assainissement en faveur des populations burkinabè.
Wanlé Gérard Coulibaly et Wahabou Oubda, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Ouagadougou : Gestion à distance des forages
Le maire de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé, et le directeur général de l’entreprise française Oshun, Jean-Marc Philip, ont signé une convention d'environ 200 millions francs CFA pour la mise en place d'un centre de télégestion des forages dans les zones périurbaines de Ouagadougou. Le centre sera connecté à 20 installations Oshunconnect. "Le projet entre dans le cadre d'un financement de la délégation du Trésor français, représentée par l'ambassade de France au Burkina Faso. Il consiste à mettre en place une phase-pilote pour équiper 20 infrastructures d'eau dans la zone périurbaine de Ouagadougou", explique la présentatrice de l'initiative, Marine Muller-Cissé, précisant que ce sont les bornes-fontaines et les forages communautaires au bout ou hors du réseau de l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) qui vont être munis de systèmes de traitement d'eau. Ces dispositifs sont pourvus de logiciels capables de faire le suivi en temps réel des ouvrages d'eau, a-t-elle indiqué. Selon le directeur général de Oshun le projet va prendre une année pour équiper l'ensemble des sites équipés dès janvier 2022, et son enjeu est énorme au regard de l'immensité de Ouagadougou dont la population croît à un rythme exponentiel. 
L'entreprise Oshun (dont le nom signifie déesse des eaux) est spécialisée dans le traitement de l'eau en Afrique de l'Ouest et déjà présente à Bobo-Dioulasso, dans la région des Hauts-Bassins. "Nous traitons au point d'usage, au plus près des consommateurs pour leur garantir la qualité de l'eau et connectons l'ensemble de nos systèmes à tout instant", explique Jean-Marc Philip qui mettra en lumière sa vision lors du Forum mondial de l'eau à Dakar au Sénégal, en mars 2022 où la ville de Ouagadougou sera à l'honneur. Pour le maire de Ouagadougou, "ce projet-pilote va permettre de constituer un maillon important pour contrôler au mieux la qualité de l'eau consommée par nos populations des zones périphériques et de renforcer les capacités du rôle de la police de l'eau afin d'interdire les forages pollués et de les purifier."
Boukary Bonkoungou, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Côte d'Ivoire
Haut-Sassandra : Accès à l’eau garanti jusqu'en 2040

Le ministre de l'Hydraulique, Laurent Tchagba a affirmé que l'accès à l'eau potable des populations de Daloa et des localités environnantes sera garanti jusqu'en 2040. Il s'exprimait à l'occasion de la cérémonie d'inauguration des unités compacte Degrémont (UCD) et du lancement des travaux de renforcement en eau potable dans la ville de Daloa. À en croire le ministre, les problèmes d'adduction d'eau potable pour les populations de Daloa seront d’ici 24 mois un lointain souvenir.
Beker Yao, L'Intelligent d'Abidjan (Abidjan) – AllAfrica  

 

Cameroun
Yaoundé : Évolution appréciable des services AEP

Tel est l’appréciation du ministre de l'Eau et de l'Énergie, Gaston Eloundou Essomba qui a récemment visité les différents lots du projet d'alimentation en eau potable de Yaoundé et ses environs, à partir du fleuve Sanaga. Globalement, le projet affiche un taux d'exécution physique et financière de 78 %. Aussi le ministre annonce la disponibilité des premières gouttes d'eau à Yaoundé et ses environs d'ici la fin de l’année 2022. Au terme de ce projet, la ville de Yaoundé et ses environs bénéficieront d'un volume supplémentaire de 300 000 mètres cubes d'eau par jour, extensible à 400 000 mètres cubes, l'offre actuelle se situant à 185 000 m3/j.
Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica  

 

AEP des zones rurales : La Corée du Sud en appui
Les ministres en charge de l'Économie, Alamine Ousmane Mey, de l'Énergie et de l'Eau, Gaston Eloundou Essomba et le directeur pays de l'Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), Lee Gyuhong, ont signé le 1er juillet à Yaoundé, un mémorandum d'entente de 3,6 milliards de francs CFA. Relatif au projet d'approvisionnement en eau potable dans les zones rurales au Cameroun, ce don de la Koica va servir à mettre en place des systèmes d'approvisionnement en eau potable dans les zones rurales de quatre communes du Cameroun, notamment celles de Matomb et Ebebda dans la région du Centre, Massok dans le Littoral et Koutaba dans la région de l'Ouest. La contrepartie du Cameroun qui s'élève à 542,7 millions de francs (soit 15 % du montant global), est destinée à la gestion du projet ainsi qu'à la prise en charge des taxes et droits de douane durant toute la durée d'exécution du projet. Spécifiquement, le projet vise l'amélioration du taux d'accès à l'eau potable, à travers la construction et la réhabilitation des ouvrages d'adduction en eau. Il s’agit également d'améliorer l'assainissement de l'eau des ménages, des marchés, des écoles et des hôpitaux, et de mettre en place des comités de gestion et de renforcer la gestion durable des ouvrages d'approvisionnement en eau potable. Dans le détail, cela englobe : le passage du taux d'accès à l'eau potable, pour l'ensemble des communes ciblées, de 35,75 % à 85,56 %, la construction de 85 % des ouvrages dédiés, la réhabilitation des points d'eau à hauteur de 15 % et la formation de 93 comités de gestion des ouvrages d'adduction d'eau.
Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica  

 

Centrafrique
Privés d'eau potable à cause de la présence de cadavres dans les rivières

Certains villages périphériques de Bangui sont privés d’eau depuis que des rivières de Kpata ont été polluées par des cadavres. Alors que ces villages doivent souvent se contenter de l'eau des marigots, ces sources se sont elles-mêmes taries avec la crise sécuritaire de janvier lorsque des cadavres ont été jetés dans les rivières.
Jean Fernand Koena, Deutsche Welle (Bonn) – AllAfrica

 

Congo-Brazzaville
Eau potable : La pénurie fait vivre les forages privés à Pointe-Noire

De nombreux quartiers de Pointe-Noire continuent d'utiliser des forages privés par manque d'approvisionnement en eau potable de La Congolaise des Eaux (LCDE). Cependant, la qualité de ses eaux de forage serait souvent impropre, selon les habitants eux-mêmes de Pointe-Noire. Les propriétaires de ces ouvrages ne tiennent pas compte des mesures d'hygiène aussi bien dans la construction que dans la fourniture d'eau. De plus, les agents du service d'hygiène n'étendent pas leur inspection dans tous les quartiers de Pointe-Noire, selon certains observateurs. Le directeur de cabinet de l'ancien ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, avait par ailleurs averti dès 2019 que la prolifération non contrôlée de ces forages d'eau à travers la ville est une menace pour la nappe souterraine. Contraints de payer au prix fort une eau impropre, les Ponténégrins se demandent quand l'eau de LCDE arrivera dans leurs quartiers. En 2019, le gouvernement, avec l'appui des partenaires techniques et financiers, avait mis en œuvre un projet de cartographie des auto-producteurs d'eau visant la mise en place d'un système de suivi et de contrôle de leur activité dans la ville de Pointe-Noire en vue de prévenir le risque de rupture de l'interface eau douce/eau saumâtre. Mais bon…
Faustin Akono, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

Congo-Kinshasa
Inauguration du centre hydro-informatique

Fruit d’une coopération entre la République démocratique du Congo et la République arabe d'Égypte pour un investissement de 10,5 millions de dollars US, le centre hydro-informatique a été réalisé dans le cadre du projet de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). C’est donc en présence du ministre égyptien des Ressources hydrauliques et Irrigation, Dr Mohamed Abdelaty, que le vice-première ministre, ministre de l'Environnement et Développement durable de la RDC, Eve Bazaiba Masudi, a inauguré à Limete le Centre hydro-informatique du Congo, dont l’acronyme sera CHIC. Le partenariat entre la RDC et l'Égypte prévoit également le renforcement des capacités des experts congolais dans ce domaine. D’autres coopérations sont en discussion : en matière d’irrigation mais également pour la construction d’un barrage, a signifié le ministre égyptien des Ressources hydrauliques et Irrigation, à l’instar des coopérations entre son pays et l'Ouganda et la Tanzanie.
Signé en mars 2012 au Caire, le partenariat avait été timidement amorcé en 2014. En 2017, la RDC avait sollicité un prolongement pour une deuxième phase jusqu'en 2022.
Lucien Dianzenza, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

Le Parc national de la Salonga retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril
Le Comité du patrimoine mondial, réuni en ligne courant 16 juillet, a décidé de retirer le Parc national de la Salonga, en République démocratique du Congo, de la Liste du patrimoine mondial en péril en raison des améliorations apportées à son état de conservation. Le Comité a accueilli favorablement la clarification fournie par les autorités nationales qui stipule que les concessions pétrolières chevauchant le bien sont nulles et non avenues et que ces blocs seront exclus des futures mises aux enchères. Il a également observé que la gestion du parc a été grandement améliorée, notamment en ce qui concerne le renforcement des mesures anti-braconnage. Le suivi régulier de la faune sauvage montre que les populations de bonobos demeurent stables au sein du bien malgré les pressions passées et que la population d'éléphants de forêt a lentement commencé à se reconstituer. Le Comité a reconnu les efforts déployés pendant toutes ces années par les autorités nationales, le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO et l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) pour parvenir à cette importante réalisation.
Inscrit en 1984 sur la Liste du patrimoine mondial et en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial en péril, le Parc national de la Salonga est la plus grande réserve de forêt tropicale humide d'Afrique. Situé au cœur du bassin central du fleuve Congo, ce parc est très isolé et accessible uniquement par voie d'eau. Il abrite de nombreuses espèces endémiques menacées, telles que le bonobo, le paon du Congo, l'éléphant de forêt et le crocodile africain à museau étroit ou faux gavial d'Afrique. 
Patrimoine mondial – UNESCO

 

AMCOW
Lancement des Directives africaines pour l'Élaboration de Politiques d'Assainissement

Le Conseil des ministres africains de l'eau (AMCOW) a procédé au lancement des Directives africaines pour l’Élaboration de Politiques d'Assainissement (ASPG). Ces directives ont été élaborées en collaboration avec les États membres et leurs partenaires œuvrant dans le secteur de l'eau et de l'assainissement sur le continent. Elles les étapes à suivre ou à mettre à jour dans l'élaboration d'une nouvelle politique d'assainissement, de même que les exigences requises pour une politique d'assainissement complète.
Le président de l'AMCOW, par ailleurs ministre namibien en charge de l'Agriculture, de l'Eau et de la Réforme foncière, Carl Gustav Schlettwein, a rappelé que la Namibie s'était d’ores et déjà engagée depuis 2008 à créer une politique d'assainissement autonome sur la base des directives de l'ASPG. Le pays sera donc l'un des tout premiers à bénéficier de l'ASPG. La nécessité de l'ASPG a été conçue en 2017 après qu'un appui initial à l'élaboration d'une politique en matière d'assainissement dans quatre pays ait révélé que d'énormes efforts devaient être consentis pour un appui individuel par pays. AMCOW a ensuite mené une analyse plus approfondie des politiques et stratégies nationales d'assainissement dans 26 pays en 2019. Les résultats de cette évaluation ont indiqué qu'aucun de ces 26 pays ne disposait de politique d'assainissement répondant de manière adéquate aux exigences fondamentales d'un environnement favorable à l'assainissement nécessaire, visant à rendre active l'amélioration. L'évaluation a notamment révélé que cinq ans après le début de l'ère des Objectifs de développement durable (ODD), près de 61 % des politiques étaient encore axées sur les Objectifs du millénaire pour le développement. "Cette situation a fait naître le besoin d'élaborer des directives stratégiques, répondant aux normes en matière d'assainissement afin de soutenir l'élaboration, l'examen et la révision des politiques ", a déclaré le secrétaire exécutif par intérim de l'AMCOW, Thomas Banda. "L'ASPG a pour objectif de permettre aux États membres de répondre aux engagements ainsi qu'aux besoins continentaux et mondiaux en matière d'assainissement afin de rendre plus active l'accès de tous à un assainissement maîtrisé en toute sécurité et d'éradiquer la défécation en plein air. Il s'agit notamment de la Déclaration d'AfricaSan Ngor de 2015 et des ODD 2030, en particulier l'objectif 6.2."
Les ministres en charge de l'assainissement et de l'hygiène au Sénégal, au Nigeria, au Cameroun, en Afrique du Sud, au Kenya, en Éthiopie et en Égypte ont tous félicité l'AMCOW pour le développement de l'ASPG et se sont engagés à s’approprier l’outil.
Infos Plus Gabon (Libreville) – AllAfrica  

 

Barrage de la Renaissance
L'Algérie propose sa médiation

L'Algérie est capable de traiter sérieusement le dossier du barrage de la Renaissance et de faire avancer les négociations, a déclaré Dr Tarek Fahmi, professeur en sciences politiques à l'Université du Caire.
Dans une intervention téléphonique dans l’émission Raï Aam (Opinion publique) de la chaîne égyptienne TEN, le Dr Tarek Fahmi a souligné que "l'Algérie est un État important à l'échelle régionale aux plans arabe et africain", précisant qu'elle a obtenu le feu vert des trois parties pour agir sur le dossier du barrage. Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, devrait présenter les résultats de sa tournée au Président Abdelmadjid Tebboune, une tournée qui pourrait hisser le niveau de la médiation de l'Algérie dans ce dossier à un rôle direct avec les parties concernées, prévoit le Dr Tarek Fahmi, voire proposer une nouvelle initiative à l'Union africaine. Ramtane Lamamra avait entamé une tournée dans plusieurs pays africains, à commencer par la Tunisie, avant de se rendre en Éthiopie, au Soudan et en Égypte (les trois pays confrontés à la crise du barrage de la Renaissance).
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica

 

 

Asie

 

Israël
Après la Californie, Google ouvre un Moonshot Lab à Tel-Aviv

Le laboratoire de Google Moonshot Lab est à la recherche de solutions techniques inédites pour faire du monde "un lieu radicalement meilleur". Un premier Moonshot Lab a été créé en 2010 ; le second, qui sera ouvert à Tel-Aviv, sera dirigé par le Dr Adi Aron Gukat, géophysicienne spécialisée dans la politique et le droit environnemental. Elle aura pour mission de constituer une petite équipe de scientifiques, entrepreneurs et chercheurs israéliens capables de développer des idées dans les domaines des techniques agricoles, des énergies propres, de la robotique, de la durabilité et de l’informatique. Des coopérations avec des universités, des startups et des entreprises sont également prévues.
Les laboratoires Moonshot visent à développer des "solutions radicales, paraissant relever de la science-fiction et semblant impossibles aujourd’hui" et proposer des technologies "permettant d’espérer que ces solutions seront implantables dans les cinq à dix prochaines années".
Israel Valley

 

Eco Wave Power, Technion et Haïfa University, partenaires du DTO ILIAD de l’UE
Le leader mondial de l’énergie houlomotrice Eco Wave Power rejoint le consortium ILIAD, financé à hauteur de 17 millions d’euros par l’Union européenne dans le cadre du pacte vert européen va développer et lancer un DTO (Digital Twin of the Ocean). Intégrant toutes les infrastructures et installations numériques d’observation de la Terre et de modélisation existantes au sein de l’UE, ce DTO exploitera des données issues de nombreuses sources : réseaux sociaux, objets connectés, cloud, Big Data, avec pour objectifs de détecter en temps réel des paramètres océaniques et prévoir divers événements spatio-temporels à l’aide de répliques numériques de l’océan. Le consortium ILIAD comprend 56 partenaires de 18 pays différents d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Parmi les différents partenaires figurent des organisations de premier plan telles que Wavec-Offshore Renewables, le Technion (Israël), l’Université de Haïfa (Israël), le University College Cork-Université nationale d’Irlande, l’Université d’Édimbourg, l’Université technique de Varna et d’autres, aux côtés desquels ILIAD DTO rassemblera une communauté d’utilisateurs large et diversifiée, qui utiliseront les solutions technologiques innovantes du projet pour relever leurs défis. Le consortium créera une place de marché pour distribuer des applications, des plug-ins, des interfaces, des données brutes, des données de science citoyenne, des informations synthétisées et des services à valeur ajoutée en combinaison.
Eco Wave Power (EWP) est reconnue comme une technologie pionnière par le ministère israélien de l’Énergie et labellisée "Solution efficace" par la fondation Solar Impulse. Le projet d’EWP à Gibraltar a reçu un financement du Fonds de développement régional de l’UE et du programme-cadre Horizon 2020 de la Commission. L’entreprise est également reconnue par les Nations unies et a reçu le Global Climate Action Award.
Esther Amar – Israël Science Info

 

Central Asia
UN World Water Development Report 2021 Valuing Water

Regional online launch for the countries of Central Asia, Southern Caucasus, Afghanistan and Mongolia
On June 8, 2021, an online presentation devoted to the presentation of the UN World Water Development Report 2021, was organized by the UNESCO Cluster Office in Almaty in cooperation with the Public Fund "Cooperation for Sustainable Development" and the Central Asia Regional Water Network CAR@WAN. Representatives of governmental and non-governmental organizations, research institutes and universities took part in the event. Also among the participants were experts who participated in the preparation of the report itself, which made the event special. The total number of participants was more than 130 people (76 of them were women). During the meeting, the participants were able to get informed about the main conclusions and recommendations of the Report, and also regional experts made their presentations in a panel discussion on the topics presented in the report and relevant for the whole of Central Asia. In their presentations, the experts answered several important questions regarding the value of hydrological infrastructure, agriculture, energy, and sanitation, including issues related to the COVID-19 pandemic. The participants of the event actively discussed the main topics during the discussion, in particular, the problems of water supply in the regions, water treatment, tools and methodologies for assessing the value of water resources and appropriate adaptation measures. Due to the interactive nature of the event, each participant shared their opinions and expanded their understanding of the value of water.
The report gives insight into the main trends concerning the state, use and management of freshwater and sanitation, based on work by members and partners of UN-Water. The report provides decision-makers with knowledge and tools to formulate and implement sustainable water policies. It also offers best practice examples and in-depth analyses to stimulate ideas and actions for better stewardship in the water sector and beyond.
Download the Report

 

Chine
Le premier grand projet hydroélectrique du pays célèbre ses 40 ans
Le barrage de Gezhouba, le premier projet de contrôle de l'eau à grande échelle sur l'artère fluviale majeure du fleuve Yangtsé, a célébré le 30 juillet le 40ème anniversaire de sa mise en service pour la production d'électricité, avec près de 600 milliards de kilowattheures d'électricité produits à ce jour. Le barrage de Gezhouba est un monument dans l'histoire de la construction hydroélectrique chinoise, symbolique de l’engagement du pays dans la production hydroélectrique. Son fonctionnement de 40 ans "à haute fiabilité, longévité et zéro défaut" a apporté une contribution importante au développement économique et social du pays, rappelle le Quotidien du Peuple.
Le barrage de Gezhouba est situé à Yichang, dans la province centrale du Hubei, sur le point de division entre les cours supérieur et moyen du fleuve Yangtsé. Sa construction avait été approuvée par le Président Mao Zedong, et le Premier ministre Zhou Enlai en avait personnellement organisé la démonstration et rédigé le rapport, explique Lu Zhaoce, le premier ingénieur en chef de la centrale hydroélectrique de Gezhouba, ajoutant que depuis sa mise en chantier en 1970 et la mise en service du premier groupe électrogène en 1981, jusqu’à l'achèvement de l'ensemble du projet en décembre 1988, plus de 100 000 travailleurs de tout le pays ont été mobilisés dans sa construction. Le barrage est long de 2 606,5 mètres avec une hauteur maximale de 53,8 mètres. La capacité de son réservoir est de 1,58 milliard de mètres cubes. Actuellement, avec l'amélioration constante de la technologie, le débit de crue maximum du complexe peut atteindre 110 000 mètres cubes par seconde. Depuis son achèvement, le barrage de Gezhouba a déclenché plus de 60 crues éclair sur le Yangtsé, réduisant efficacement la pression des opérations de contrôle des inondations en aval et aidant à protéger la vie et les biens des habitants sur les cours moyen et inférieur du fleuve.
Les ingénieurs rappellent aussi que le barrage a consacré de grands efforts à la protection des esturgeons de Chine et d'autres espèces de poissons précieuses du fleuve Yangtsé. Sa construction avait naguère fait peser une menace sur la survie de l'esturgeon de Chine. En 1982, son administration a créé l'Institut chinois de recherche sur l'esturgeon, qui a ensuite été repris par la Three Gorges Corporation, les deux parties mobilisant une combinaison de mesures telles que l'élevage artificiel, le stockage et la libération et la création de réserves naturelles.
Photo News.cn – China.org.cn

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Le WWF salue les efforts de la Chine en matière de conservation de la biodiversité
La prochaine conférence des Nations unies sur la biodiversité organisée à Kunming sera une "opportunité absolument historique" pour aborder les défis écologiques et une chance pour la Chine de "pousser l'ambition vers un accord mondial pour la nature", a estimé Marco Lambertini, directeur général du WWF International dans une interview exclusive à Xinhua.
La 15ème réunion de la Conférence des parties (COP15) à la convention sur la diversité biologique (CDB) se tiendra en octobre à Kunming en Chine. Les délégués de plus de 150 pays définiront de nouveaux objectifs pour la conservation de la biodiversité pour cette décennie. Tout comme la COP21 à Paris "a rassemblé tout le monde autour d'une vision claire sur le climat", la COP15 "a le potentiel de développer un plan similaire pour la nature", a déclaré M. Lambertini. Le pays a connu une "croissance exponentielle de la conscience, de l'engagement et de l'action", a-t-il dit, en soulignant qu'en 2017 et 2018, le gouvernement chinois a investi plus de 260 milliards de yuans par an dans la biodiversité, six fois plus qu'il y a dix ans, "donc clairement, le gouvernement joint le geste à la parole". Ces réalisations peuvent en partie être attribuées à la croissance des plateformes chinoises de financement participatif en ligne, telles que Wechat et Alipay, qui ont permis au public de contribuer au financement des efforts de conservation de la nature. Pour Marco Lambertini, c'est là un procédé innovant et génial dont devraient s’inspirer de nombreux pays.
Shuang Sheng et Yishuang Liu – People Daily

 

L'anserelle de Coromandel est apparue dans le Yunnan
Récemment, trois rares anserelles de Coromandel ont été découvertes dans la zone humide de la réserve naturelle provinciale de Beihai à Tengchong, dans la province du Yunnan, au sud-ouest du pays. L'anserelle de Coromandel, l'une des espèces bénéficiant d'une protection nationale de niveau 2, est le plus petit représentant des anatidés. Sa taille adulte atteint 30 centimètres de long et son poids environ 200 grammes. En général, ces petits oiseaux proches des canards vivent dans les rivières, les lacs, les étangs et les marécages. Ils construisent des nids dans des trous d'arbres et se nourrissent principalement de graines et de légumes et également d'insectes et de crustacés. La réserve naturelle provinciale de Beihai à Tengchong s’est engagée de longue date dans la protection de sa biodiversité, aussi son écosystème a-t-il été particulièrement préservé.
Shuang Sheng et Yishuang Liu – People Daily

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De rares ibis falcinelles repérés dans le Hubei
Des ibis falcinelles ont été repérés dans une base agricole de la province du Hubei, au centre de la Chine. Ces ibis, qui bénéficient d'une protection nationale de classe 1, ont été surnommés le "panda des oiseaux" en raison de leur rareté. Autrefois considérés comme une espèce de disparition en Chine, ils sont apparus ces dernières années dans une poignée d'endroits. C'est la deuxième année consécutive qu'ils ont été aperçus dans les rizières ou à proximité d’élevages de crevettes installés sur les rives de la rivière Hanjiang, à Jianghan... en bordure d'un champ pétrolifère.
Photo Chen Dezhi
Ying Xie et Yishuang Liu – People Daily

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Un agriculteur a bâti une Grande Muraille verte dans le désert
Shi Guangyin, agriculteur à Yulin dans la province du Shaanxi, dans le nord-ouest du pays, a reçu la Médaille du 1er juillet, la plus haute distinction du Parti communiste chinois (PCC), pour ses contributions exceptionnelles à la lutte contre la désertification. La ville de Yulin a été longtemps menacée par des vents violents, des poussières en suspension et des terres arides, principalement causés par le désert de Maowusu, le huitième plus grand désert de Chine. Aussi, dans les années 1950, ses habitants ont-ils commencé à contenir le désert par le reboisement. 93,24 % des terres désertifiées de la ville ont été mises sous contrôle et plus de 573 000 hectares de sables mouvants ont été fixés ou semi-fixés. En 1984, Shi Guangyin a conclu un contrat avec le gouvernement local pour le contrôle de la désertification et, depuis trois décennies, un groupe d'habitants locaux, dirigé par lui a ainsi planté avec succès plus de 53 millions de tonnelles et d'arbustes sur 250 000 mu (plus de 16 000 hectares) des terres sableuses, salines et alcalines, édifiant une "Grande Muraille verte" qui s'étend aujourd'hui sur plus de 50 kilomètres et qui a modifié les conditions naturelles difficiles de la région en apportant des avantages sociaux, écologiques et économiques importants.
Shuang Sheng, Yishuang Liu – People Daily

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La Chine met en place un moratoire indépendant sur la pêche en haute mer
Selon des informations récentes du ministère de l'Agriculture et des Affaires rurales, la Chine a officiellement mis en œuvre des mesures pour suspendre la pêche en haute mer dans certaines parties de l'Atlantique Sud-Ouest et le Pacifique Est pour les périodes du 1er juillet au 30 septembre et du 1er septembre au 30 novembre respectivement. Suivant ce moratoire, tous les bateaux de pêche au calmar chinois devront arrêter leurs opérations de prises afin de protéger les ressources. Selon des experts de l'Association chinoise des pêches océaniques, de l'Université océanique de Shanghai et d'autres organisations mandatés pour analyser et démontrer les effets des moratoires sur la pêche en 2020, en comparaison avec la même période, la production cumulée de calmars de janvier à avril 2021 a été augmentée et l'état de la ressource amélioré.
Ying Xie, Yishuang Liu – People Daily

 

 

Amériques

 

Groenland
Une vague de chaleur provoque un épisode de fonte massive des glaces

Une vague de chaleur au Groenland, avec des températures plus de 10 degrés supérieures aux normales saisonnières, a provoqué un épisode de fonte "massive" de la calotte glaciaire groenlandaise, ont averti des glaciologues. Des températures inhabituelles de plus de 20 degrés, avec des records locaux, ont été enregistrées fin juillet dans le nord du Groenland, selon l'institut météorologique danois DMI. Sur le petit aéroport de Nerlerit Inaat, dans le nord-est du Groenland, le mercure a atteint 23,4 degrés, le plus haut niveau mesuré depuis le début des relevés de la station météo et plus chaud que la température maximale enregistrée au Danemark ce jour-là… Cette vague de chaleur, qui a également touché une grande partie de l'immense territoire arctique, s'est traduite par un rythme accéléré de fonte de la calotte glaciaire qui a perdu environ 8 milliards de tonnes chaque jour, soit le double du rythme moyen lors de la période estivale, selon les données du Polar Portal, un outil de modélisation géré par des instituts de recherche danois. À titre de comparaison, cet immense volume d'eau fondue relâché quotidiennement suffirait pour couvrir de cinq centimètres d'eau l'ensemble de la surface de la Floride.
Radio-Canada

 

Canada
Winnipeg enregistre un record de sécheresse

Winnipeg a atteint un nouveau record du mois de juillet le plus sec depuis 1873 alors qu’une vague de sécheresse se poursuit depuis 21 mois dans la province de Manitoba. Rob Paola, anciennement météorologue à Environnement Canada aujourd’hui à la retraite, indique que l’aéroport de Winnipeg a enregistré 8,5 millimètres de pluie au mois de juillet, alors que la moyenne depuis 30 ans est de 75,8 millimètres. Le déficit de précipitations est désormais proche de 400 millimètres. Le précédent record de sécheresse en juillet avait été établi en 2011 avec 10 millimètres de pluie. Les effets de cette sécheresse historique peuvent être observés partout avec des récoltes qui s’amenuisent, des manques d’eau localement ou encore des feux de forêt.
Radio-Canada

 

Des feux de forêt intenses peuvent nuire à l’eau potable
De grands feux de forêt suivis de fortes précipitations peuvent avoir d’importantes répercussions sur les bassins versants et, par conséquent, sur la quantité et la qualité de l’eau potable disponible dans une région donnée, met en garde un chercheur du service canadien des forêts.
Selon François-Nicolas Robinne, l’enchaînement de sécheresses, feux de forêt et précipitations peut créer un chaos dans les bassins versants d’une région. Il souligne que la végétation et les éléments organiques des forêts servent à absorber et à distribuer l’eau des pluies plus uniformément. Ils sont aussi un filtre naturel pour les sédiments et les toxines qui s’y trouvent. Or, lorsque tout cela brûle, ce genre d'effet d'éponge de la forêt et de la végétation disparaît et l’on se retrouve avec une plus grande quantité d'eau qui s'écoule plus tôt dans la saison. Dans le pire des cas, cela peut entraîner des crues soudaines. Les débris qui s'écoulent affecteront probablement la quantité d'eau potable disponible pour une collectivité. À cela viennent s'ajouter les répercussions des sécheresses. L’eau disponible se retrouve en moindres quantité et qualité. Le chercheur estime que l'approvisionnement en eau est généralement perturbé lorsqu'au moins 20 % de la superficie d'un bassin versant est brûlé. Ce seuil a été atteint dans neuf bassins en Colombie-Britannique depuis le début de la saison des feux de forêt. Selon lui, le Canada a besoin de plus de données et d'analyses sur les effets historiques et continus des incendies de forêt sur les bassins versants. Le chercheur recommande notamment aux collectivités des zones sujettes aux incendies de réduire la végétation sensible au feu dans leur bassin versant.
La Presse canadienne – Radio-Canada

 

3 millions de dollars pour l’action climatique et la sensibilisation des jeunes Canadiens
Le gouvernement du Canada investira un montant de 3 326 206 dollars dans le projet du défi climatique des collectivités pour 2050 (Project 2050: Community Climate Challenge). Grâce à ce financement, l’organisme Éco Héros mobilisera 300 000 enfants de six à douze ans partout au pays afin de contribuer à l’objectif de la "carboneutralité" du Canada en agissant de concert à la maison, à l’école et dans la collectivité. Au moyen de matériel éducatif abordant les principales causes des changements climatiques au Canada, le projet d’Éco Héros fera la démonstration de façons de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans notre quotidien et de progresser vers l’objectif du Canada pour 2050. Le financement de ce projet provient du Fonds pour dommages à l’environnement du gouvernement du Canada, dans le cadre du Fonds d’action et de sensibilisation pour le climat. Ce dernier a été créé à la suite de l’amende de 196,5 millions de dollars payée par Volkswagen pour avoir contourné les règles du Canada en matière de protection de l’environnement. Cette somme est la plus importante amende environnementale imposée dans l’histoire du Canada.
Canada Gouvernement

 

Protection des terres humides dans la région des Prairies
Le Canada annonce un financement de plus de 25 millions de dollars visant à permettre la conservation, la restauration et l’amélioration des terres humides et des prairies essentielles des provinces des Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba). Les fonds profiteront aux ONG Canards Illimités Canada, Conservation de la Nature Canada et à la Société protectrice du patrimoine écologique du Manitoba pour des projets de conservation et de restauration d’habitats, notamment de reconversion de terres cultivées en prairies, et d’amélioration de gestion. Ces initiatives font partie des quatorze projets financés par le Fonds des solutions climatiques axées sur la nature en 2021-2022. Ensemble, ils devraient permettre de conserver jusqu’à 30 000 hectares de terres humides, de prairies et de zones riveraines, d’en restaurer jusqu’à 6 000 hectares et d’améliorer la gestion d’une superficie pouvant atteindre 18 000 hectares. L’annonce appuie l’objectif du Canada visant à protéger 25 % des terres et 25 % des océans d’ici 2025.
Canada Gouvernement

 

GNL Québec ne verra pas le jour, affirment trois nations innues
Trois nations innues qui s’opposent formellement au projet GNL Québec n’excluent pas de recourir aux tribunaux pour défendre leurs droits ancestraux et bloquer la construction du gazoduc et de l’usine de liquéfaction de gaz naturel. Les promoteurs du projet disent accueillir les "préoccupations" des Premières Nations et ils estiment pouvoir leur démontrer que l’exportation de gaz albertain exploité par fracturation contribuera à la lutte contre la crise climatique. "Il est clair, net et précis qu’un tel projet ne se fera pas sans notre consentement", a souligné au Devoir le vice-chef de Mashteuiatsh, Charles-Édouard Verreault. "Le projet ne verra pas le jour. C’est certain, étant donné que nous avons des droits ancestraux sur ce territoire", a-t-il ajouté, au nom du regroupement de nations innues de Mashteuiatsh, Essipit et Pessamit qui s’opposent à GNL Québec. Le chef a également soutenu que les Premières Nations n’excluent pas de lancer une action en justice afin de bloquer la construction de l’usine de liquéfaction du Saguenay, mais aussi du gazoduc de 780 kilomètres qui doit l’alimenter en gaz naturel provenant de l’Ouest canadien. Dans un message à la population du Saguenay – Lac-Saint-Jean, les trois nations rappellent leurs droits ancestraux et leur intention de protéger leur territoire. Elles ajoutent qu’en cette époque de changement climatique, une telle protection implique une approche globale.
Alexandre Shields – Le Devoir

Société Générale se retire du projet GNL Québec
La banque française Société Générale n’est plus impliquée dans le projet de liquéfaction de gaz naturel GNL Québec. GNL Québec a indiqué jeudi avoir mis fin "dans les dernières semaines" à sa relation avec la banque. Le président de l’entreprise, Tony Le Verger, a soutenu par communiqué qu’il était "courant pour les entreprises d’infrastructure de changer de conseiller lors des phases de pré-construction d’un projet en développement".
L’information du retrait de la banque française circulait depuis fin mai. Exprimant leur satisfaction, de nombreux groupes environnementaux ont dit voir dans cette nouvelle le "scepticisme croissant des investisseurs à l’égard des projets axés sur les énergies fossiles". Le vaste chantier de GNL Québec prévoit l’érection d’un terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié sur les rives du Saguenay. Il est assorti de la construction d’un gazoduc de 750 kilomètres pour alimenter l’usine en gaz naturel provenant de l’Ouest canadien. Le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) publié en mars dernier concluait que les risques associés à ce projet de 10 milliards de dollars surpassaient largement ses avantages. De multiples organisations, dont la Coalition Fjord, Greenpeace, Nature Québec, la Fondation David Suzuki, Équiterre et la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), ont affirmé dans un communiqué conjoint se réjouir d’apprendre le retrait officiel de la banque française du projet GNL Québec. À leurs yeux, "la Société Générale quitte le navire avant le naufrage". Le gouvernement du Québec doit rendre sa décision sur l’avenir de ce projet controversé d’ici l’automne.
Texte et photo de Alexandre Shields – Le Devoir

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L'importance du fleuve Saint-Laurent
Le fleuve Saint-Laurent est le troisième cours d'eau en importance en Amérique du Nord et prend sa source dans les Grands Lacs. La chercheuse en écologie marine Lyne Morissette en brosse un portrait. "La province s'est bâtie le long de ce fleuve. Il est tellement important que, cette année, on a même proposé de donner une personnalité juridique au Saint-Laurent", affirme-t-elle.
Chronique audio de 13 mn – Radio-Canada

 

États-Unis
Bayer se prépare à des échecs judiciaires liés au glyphosate

Le groupe allemand Bayer, propriétaire de Monsanto, a annoncé qu’il allait enregistrer une provision supplémentaire d’un montant brut de 5,6 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros), pour faire face aux conséquences potentielles de poursuites liées au glyphosate devant la justice américaine.
Depuis le rachat en 2018 de l’agrochimiste américain Monsanto, producteur de l’herbicide Roundup accusé d’être cancérogène, Bayer affronte une salve de procédures aux États-Unis. L’annonce intervient après qu’un juge américain a rejeté en mai le plan proposé par Bayer pour tenter de limiter le coût des futures réclamations en recours collectif visant le Roundup. Dans cette offre, le géant allemand prévoyait de mettre de côté jusqu’à 2,5 milliards pour parer aux poursuites futures, un montant jugé insuffisant par le juge selon qui cet arrangement ne protègerait pas suffisamment les intérêts des personnes ayant utilisé le Roundup avant février 2021 et qui n’ont pas encore été diagnostiquées d’un lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique. L’affaire est donc retournée entre les mains de la justice américaine et Bayer explique avoir établi "deux scénarios de base". Le premier scénario repose sur l’obtention d’une décision favorable de la Cour suprême des États-Unis, une issue pour laquelle le groupe allemand estime avoir "de bonnes chances" et "des arguments solides". Dans le cas contraire, une décision de justice défavorable au groupe supposerait que l’entreprise "active son propre programme de gestion des réclamations", a expliqué le patron Werner Baumann lors d’une conférence téléphonique. C’est pour ce cas de figure que la somme de 5,6 milliards a été provisionnée. Une décision finale est attendue en 2022.
Le Devoir

 

Une communauté amérindienne navajo secourue par la startup israélienne Watergen
La startup israélienne Watergen, qui a développé une technologie visant à produire de l’eau à partir de l’air, a installé un générateur dans une communauté amérindienne navajo dans le nord-est de l’Arizona, avec pour objectif d’aider la population à faire face à une grave pénurie d’eau. Près de 10 000 familles de la Nation Navajo manquent d’un accès à l’eau courante. Les nappes phréatiques locales ont été contaminées au fil des années par les mines et la situation a été exacerbée par le changement climatique.
Watergen a été fondée en 2009 et s’est développée aux États-Unis à partir de 2016. Son fondateur, Arye Kohavi, qui a été désigné par le magazine Foreign Policy en 2014 comme l’un des principaux innovateurs mondiaux et l’un des 100 plus grands "penseurs mondiaux", a fondé Watergen suite à son expérience comme commandant de la brigade de reconnaissance de combat de l’armée de défense d’Israël, souhaitant faciliter l’approvisionnement en eau de troupes engagées dans des zones arides. L’idée était de fournir à des troupes autonomes un système embarqué de 50 kilogrammes maximum permettant d’extraire l’eau de l’air ambiant pour produire 50 litres par jour.
Israel Valley

 

 

Économie

 

Laurel, Mississippi, États-Unis – H2O Innovation remporte le contrat d’O&M
H2O Innovation remporte le contrat d’opération et maintenance (O&M) pour la ville de Laurel, au Mississippi, d’une valeur totale de 10,4 millions de dollars canadiens sur 4 ans. Ce dernier portera le carnet de commandes d’O&M de l’entreprise à 83,2 millions de dollars. Ce contrat a été remporté dans le cadre d’un appel d’offres que la ville de Laurel a lancé dans le but de privatiser certains de ses services publics. Il comprend les services d’O&M pour l’entretien des rues et leur drainage. Dans le cadre du contrat, H2O Innovation accueillera 33 nouveaux collaborateurs à partir du 1er août 2021, anciennement employés par la ville. 
H2O Innovation

 

Bassin de Brive, France – Suez remporte la gestion du service AEP
Frédéric Soulier, président de l’Agglomération du bassin de Brive, et Maximilien Pellegrini, directeur général délégué Eau France de Suez, ont présenté le projet de délégation du service public de l’eau potable et de l’assainissement des communes de l’agglomération, soit 37 communes pour l’eau potable et 48 communes pour l’assainissement. Ce nouveau contrat débutera le 1er janvier 2022 pour une durée de 7 ans.
Le département de la Corrèze connaît chaque été des épisodes de sécheresse liés au changement climatique, aussi l’objectif central de la nouvelle DSP sera de réduire de 21 % de la quantité d’eau prélevée dans le milieu naturel. Le service de l’eau combinera les innovations techniques et les outils digitaux. Le déploiement de la télérelève sur l’ensemble de l’agglomération permettra aux usagers de suivre en temps réel leur consommation ; l’agglomération a par ailleurs décidé d’équiper gratuitement les foyers en matériel hydro-économe. Suez s’engage de son côté à augmenter le nombre de branchements renouvelés chaque année et à réduire ses délais d’intervention. Les données de fonctionnement du réseau seront regroupées et analysées en continu au sein d’un centre de pilotage implanté à Brive.
Suez

 

Dijon, France – Mise en chantier de l’unité de méthanisation des boues de la STEP EauVitale
La construction sera réalisée par Odivea, la première société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) multiservices de France. Associant Suez et Dijon Métropole, Odivea a été lancée en avril 2021 pour gérer les services publics de l’eau et de l’assainissement de près de 200 000 habitants de 15 communes de la métropole. "Cette nouvelle unité de méthanisation, qui sera mise en service en janvier 2023, permettra à la métropole de limiter son impact sur le milieu naturel et de poursuivre ses objectifs de transformation des services de l’eau et d’assainissement en services zéro déchet et à énergie positive", a déclaré François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole. Le projet dont le montant total est d’environ 15 millions d’euros bénéficie de près de 5,5 millions d’euros d’aides de l’État au titre du plan France Relance, représentant plus d’un tiers du coût total du projet. Il s’agit du seul projet à ce stade financé en région par l’État pour la création d’une unité de méthanisation adossé à une station d’épuration. "Pour l’État, cette opération ambitieuse et conséquente poursuit l’objectif d’investir massivement dans la modernisation des systèmes d’assainissement, notamment dans des équipements permettant l’hygiénisation des boues", a indiqué Fabien Sudry, préfet de la Côte-d’Or et préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté. L’État consacre 300 millions d’euros à la sécurisation des infrastructures de distribution d’eau potable et d’assainissement sur l’ensemble de la France. En région Bourgogne-Franche-Comté, près de 32 projets des collectivités territoriales sont soutenus, pour un montant total de près de 17 millions d’euros. La Côte d’Or est le premier département de la région Bourgogne-Franche-Comté bénéficiaire de ce volet de France Relance : 9 projets de modernisation des infrastructures d’eau et d’assainissement sont ainsi soutenus, pour près de 10 millions d’euros de subventions grâce au plan France Relance.
En complément de la construction de l’unité de méthanisation, Dijon Métropole construira une unité d’épuration du biogaz pour transformer le biogaz produit par la méthanisation en biométhane injecté sur le réseau public géré par GrDF. La production de biométhane qui débutera en janvier 2023 est estimée à 10 GWh/an soit l’équivalent des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire de 5 000 habitants de la métropole (soit 2 % des habitants de Dijon métropole).
Suez

 

Industrie – Suez poursuit la croissance de son activité sur ses marchés prioritaires
Au cours du premier semestre 2021, Suez a remporté de nombreux contrats industriels, représentant un chiffre d’affaires cumulé de 773 millions d’euros. Ces contrats concernent le traitement de l’eau et des déchets sur les marchés prioritaires, notamment la métallurgie, l’énergie et la construction & déconstruction et l’agroalimentaire.
Métallurgie – Au Royaume-Uni, British Steel Limited, l'un des principaux fabricants d'acier en Europe, a confié à Suez un contrat de services chimiques et de surveillance à distance pour son usine d'acier de Scunthorpe (North Lincolnshire). Dans le cadre de ce contrat, Suez fournira des produits chimiques, des services et des solutions numériques pour le traitement des eaux de refroidissement, des eaux des chaudières et des eaux usées. Les expertises de Suez permettront à British Steel Limited d'améliorer l'automatisation de ses process.
Énergie – Au Danemark, le consortium Suez-MTH remporte les contrats de construction et d'exploitation d'une station de traitement des eaux usées pour Danish Oil Pipe A/S (DOP). Celle-ci sera la plus grande station de traitement au monde basée sur la technologie MBBR (procédé biologique de traitement des eaux usées) pour le traitement des eaux produites issue de la production de pétrole brut. L’usine permettra de réaliser localement l’épuration de l’eau jusqu’ici acheminée vers d’autres usines.
Agroalimentaire – En Amérique du Nord, Suez-Water Technologies & Solutions s'associe à nouveau avec un client de longue date et leader du marché des produits apéritifs pour fournir des services de traitement et de réutilisation des eaux usées, avec pour objectif de renforcer son engagement en faveur de la protection de la ressource en eau. Suez assurera le traitement de plus de 300 000 m3/an d'eaux usées à l'aide des technologies Bioréacteur à membranes et d’osmose inverse, tout en produisant environ 250 000 m3/an destinés à être réutilisés dans le processus de production. L'usine sera mise en service au début de 2022 et sera opérationnelle en milieu d'année.  En France, Suez renouvelle son contrat pour une durée de 2 ans avec l’Alliance pour le Recyclage des Capsules en Aluminium pour la collecte des capsules en aluminium usagées issues de près de 1 400 déchetteries à travers le territoire. 
En France, Bayer accorde une nouvelle fois sa confiance au groupe pour la gestion globale de ses déchets répartis sur huit de ses sites dans l’hexagone ; ce nouveau contrat verra Suez assurer la gestion des déchets industriels (issus de la production, des produits agricoles, du traitement des eaux, etc.) et non dangereux (papiers, cartons, plastiques, biodéchets, etc.) pour les trois prochaines années. Enfin, toujours en France mais dans le secteur de la Construction et Déconstruction, Suez a remporté un contrat de prestation de services pour accompagner Tarmac Aerosave dans le développement de ses capacités de déconstruction & recyclage d’avions.
Suez

 

 

Évènements

 

03-11 septembre 2021, Marseille – France
Le Congrès mondial de la Nature 
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le gouvernement français ont convenu d’organiser le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille. L’événement, initialement prévu pour juin 2020, a été reporté en raison de la pandémie de COVID-19.
Le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble la communauté mondiale de la conservation de la nature, y compris les meilleurs experts internationaux en sciences, politiques et pratique de la conservation. Organisé tous les quatre ans, le Congrès permet aux 1 400 organisations membres de l’UICN, dont des États, la société civile et les peuples autochtones, de déterminer de façon démocratique les questions les plus urgentes en matière de conservation de la nature, ainsi que les actions à entreprendre pour y répondre. L’Assemblée des membres de l’UICN se terminera le 10 septembre.
Congrès mondial de la Nature

 

16 septembre 2021, Paris – France
Eau, bien commun : Quelle place donner au secteur privé et à la société civile dans une gestion de l'eau partagée et résiliente ?
Dans un contexte de changement climatique où les sécheresses et inondations deviennent de plus en plus fréquentes, intenses, et imprévisibles, et où les problèmes de partage de l’eau et de maîtrise des pollutions se multiplient (d’origine domestique, agricole ou industrielle), la gestion de l’eau comme ressource commune fait face à des défis importants. Il s’agit à la fois : d’assurer une utilisation de l’eau adaptée à la disponibilité de la ressource et un mode de répartition juste et équilibré entre ses usagers ; de mettre en place des structures d’investissements et de régulation qui garantissent la pérennité de cette ressource et des usages qui en sont faits, notamment l’accès à l’eau potable. Devant ces difficultés, il est légitime de se demander : Que recouvre la notion d’eau comme "bien commun", à la différence d’un "bien public" ? Pour répondre à ces enjeux, quels modes de gouvernance adopter ? Quel rôle peuvent jouer les structures de bassin versant dans la gestion et la préservation des ressources en eau ? Quelles contributions attendre du secteur privé et de la société civile dans une gestion de l’eau partagée et résiliente ?
Le Cercle Français de l’Eau accueillera l'Association nationale des élus de bassin (ANEB), François Demangeot, vice-président du Syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières (SMMAR, EPTB Aude), Maximilien Pellegrini, président de la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau (FP2E), Thierry Burlot, président du Comité de bassin Loire-Bretagne, président de l’Office français de la biodiversité (OFB) et président du Cercle Français de l’Eau. Les échanges seront animés par Bernard Barraqué, directeur de recherches émérite au CNRS.
Inscriptions

 

20 septembre 2021 – Web Conférence
Finance & Biodiversité : Comprendre et agir

Alors que la première partie de la COP15 se déroulera en octobre en prévision du rendez-vous d'avril 2022 à Kunming, le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) et Iceberg Data Lab publient un cahier Finance & Biodiversité à destination des investisseurs et des entreprises. À cette occasion, Alexis Masse, président du FIR et Matthieu Maurin, président d'Iceberg Data Lab organisent une web conférence exceptionnelle avec les interventions de :  Barbara Pompili, ministre française de la Transition écologique, Robert Costanza, professeur à  l'Australian National University et Senior Fellow au Stockholm Resilience Centre, co-fondateur de l'Économie écologique, et Bruno David, président du Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Lors de ce rendez-vous plusieurs investisseurs témoigneront également de la manière dont ils approchent concrètement le sujet de la biodiversité. La séance sera animée Lise Moret, présidente de la commission Recherche du FIR ainsi que par Charlotte Gardes, doctorante et membre de cette même commission.
Inscriptions

 

23-24 septembre, Toulouse – France
L’eau au cœur de l’aménagement : une stratégie gagnante !
Habitat, cadre de vie, paysage, ville durable, climat : le colloque Eau - Aménagement - Urbanisme 2021 est un temps fort du programme de travail engagé depuis plusieurs mois sur le plan national, par l’Association nationale des élus des bassins (ANEB) en interaction étroite avec le Ministère de la transition écologique et de nombreux autres partenaires. Organisé avec le Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (SMEAG), le colloque EAU propose 5 formats d’échanges et 9 thèmes d’ateliers regroupant plus de 70 intervenants. 
Colloque EAU

 

12-15 octobre 2021, Lyon – France
Pollutec
Avec plus de 400 conférences et animations, Pollutec propose à chaque édition un programme d'envergure internationale constitué de rencontres, d'ateliers et de démonstrations dédiés à l'actualité des secteurs de l'environnement et à la mise en relation entre professionnels. Cette année, le salon a choisi de rediffuser en live une sélection de conférences sur les thématiques majeures du salon. Ces conférences seront accessibles gratuitement sur inscription et seront également disponibles en replay sur la nouvelle plateforme digitale Pollutec Learn & Connect.
En 2020, 3 100 rendez-vous virtuels ont été organisés à travers l'opération des Green Days avec 60 pays représentés. Cette année, Pollutec offre la possibilité d'organiser des rendez-vous en physique, en virtuel ou hybride avec son public.
Pollutec – Pollutec Learn & Connect

 

14-15 octobre 2021, Paris – France
Colloque 2021 du PIREN-Seine
2021 marque la reprise des colloques de restitution du PIREN-Seine. Ainsi, le colloque de 2021 du programme, qui sera le premier de la phase 8, sera l'occasion de faire le point sur le lancement et les premiers résultats des actions de recherche menées depuis le 1er janvier 2020. Ce colloque se tiendra les 14 et 15 octobre 2021, au Centre international de conférences Sorbonne Université (CICSU) de Jussieu, à Paris. Il sera précédé, le 13 octobre, d'une journée de restitution de la ZA-Seine, dans le même lieu.
Le 14 octobre verra la présentation de la phase 8 du PIREN-Seine et de ses enjeux : les données et métadonnées du PIREN-Seine, suivie de 2 sessions de travail : 1. Quel avenir pour un bassin et des territoires soumis aux changements globaux ? ; 2. Analyse spatio-temporelle du fonctionnement de l’hydrosystème Seine pour mieux appréhender sa résilience face aux extrêmes. La journée du 15 octobre se répartira entre trois nouvelles sessions : 3. De nouvelles approches pour comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques ; 4. Dynamique des contaminants dans le socio-écosystème Seine ; 5. L’eau dans la Métropole au XXIe siècle : ambitions et enjeux.
Le PIREN-Seine est un groupement de recherche dont l’objectif est de développer, à partir de mesures de terrain et de modélisations, une vision d’ensemble du fonctionnement du système formé par le réseau hydrographique de la Seine, son bassin versant et la société humaine qui l’investit. Le bassin de la Seine qui représente 12 % du territoire national, supporte le quart de la population de la France, un tiers de sa production agricole et industrielle, et plus de la moitié de son trafic fluvial. Le fonctionnement écologique de l’ensemble du système fluvial et sa modélisation, depuis les bactéries jusqu’aux poissons, sont basés sur l’étude fine des processus physiques, chimiques et biologiques des milieux. Les modèles développés par le PIREN-Seine simulent les variations écologiques et biochimiques de l’hydrosystème, depuis les ruisseaux jusqu’à l’entrée de l’estuaire. Chaque année, le PIREN-Seine organise un colloque de restitution des actions de recherche qui ont été menées au sein du programme durant l’année écoulée. Cette réunion, qui implique tous les acteurs concernés, est l’occasion pour les partenaires de suivre l’évolution des recherches, pour chercheurs et gestionnaires d’échanger sur les dernières actions menées, mais également d’aborder des thématiques ancrées dans l’actualité.
Programme et inscriptions

 

20-22 octobre 2021, Amiens – France
Congrès 2021 de l'ANEB
Climat : Mettons les pieds dans l'eau !
Solutions pour une gestion locale de l’eau à la hauteur des enjeux climatiques sur les bassins

L'ANEB, Association nationale des élus des bassins, organise son prochain Congrès à Amiens, dans la continuité du colloque des 20 ans des inondations de la Somme organisé par l’AMEVA (syndicat mixte Aménagement et valorisation du bassin de la Somme) le 20 octobre.
Les changements climatiques et leurs impacts rendent la mise en œuvre des principes de gestion de l'eau en bien commun indispensable. Autour d'exposés et de retours d'expérience, il s'agira de co-construire des propositions visant une gouvernance et un financement de la gestion globale de l'eau adaptés à ce contexte.
Programmé et inscriptions  

 

21 octobre 2021, Paris – France
Le génie écologique du sol au service d’une société durable
À l’occasion du lancement de sa nouvelle collection dédiée au génie écologique, Techniques de l’Ingénieur organise, en collaboration avec Lionel Ranjard et Pierre-Alain Maron de l’INRAE Bourgogne-Franche Comté,  une journée de conférences pour aborder les enjeux de la préservation des sols par le génie écologique. Cette journée aura lieu le jeudi 21 octobre 2021 à l’espace Chaptal à Paris.
Les sols sont menacés par les activités anthropiques (artificialisation, pollution, pratiques agricoles intensives…), or ils fournissent de précieux services pour les sociétés humaines allant de la production alimentaire à la mitigation des changements climatiques. Comprendre leur fonctionnement biologique et écologique permet de développer des politiques de préservation et d’utilisation durable de cette ressource. L’approche pluridisciplinaire du génie écologique répond à ces enjeux en proposant des solutions fondées sur la nature pour préserver ou restaurer la biodiversité et garantir le bon fonctionnement des écosystèmes. Lors de cette journée de conférences, des spécialistes issus de la recherche et d’organismes publics et privés présenteront leurs travaux et les connaissances permettant d’améliorer la compréhension, la préservation et la résilience de l’écosystème sol dans toute sa richesse biologique et fonctionnelle. La matinée sera consacrée aux problématiques en milieu rural et l’après-midi sera dédiée aux spécificités en milieu urbain.
Programme et inscriptions

 

23 novembre 2021, Lyon – France
Journée Restauration Écologique du Rhône

Cette journée gratuite et ouverte à tous (élus, services de l’État et des collectivités, scientifiques, gestionnaires, associations, bureaux d’études…) est organisée par le GRAIE et les scientifiques du programme RhônÉco avec le soutien des partenaires du Plan Rhône. La matinée sera réservé aux conférences sur trois thèmes : 1. La restauration du Rhône : une démarche de gestion environnementale inscrite dans la trajectoire socio-écologique du fleuve ; 2. 20 ans de suivis scientifiques de la restauration du Rhône : quels résultats et quels enseignements pour la gestion des grands fleuves ? 3. Demain, la restauration du fleuve Rhône : comment répondre collectivement aux changements socio-environnementaux annoncés ?  L’après-midi sera réservée à une visite de terrain avec le SMIRIL, la CNR et les scientifiques, permettant d’échanger sur les effets à long terme du relèvement des débits réservés et de la restauration des lônes. Elle sera l’occasion de présenter les travaux qui s’engagent dans le cadre du projet de démantèlement des marges alluviales du Rhône.
Inscriptions

 

 

Formations

 

Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
AgroParisTech, Suez et sa Fondation avec l’Agence française de développement, l’ESSEC Business School et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse, s’engagent pour une Chaire partenariale de classe mondiale de quatre ans, afin de répondre aux défis climatiques et urbains des pays émergents. Le partenariat académique est également étendu avec la mise en place d’accords avec deux établissements africains (UCAD-ESP au Sénégal, KNUST au Ghana). Ce projet pédagogique et scientifique au cœur du pôle Eau d’AgroParisTech et du Centre international de l’UNESCO porte une offre de formations enrichie avec notamment le développement du e-learning.
Garantir l’accès de tous à une eau et un assainissement de qualité, tout en assurant une gestion durable des ressources en eau, représente un défi considérable pour les opérateurs des services publics ou privés, notamment dans les pays émergents et en développement. Créée en 2009, la Chaire AgroParisTech Suez-Eau pour Tous, centre de formation et de recherche unique, ayant déjà formé près de 300 managers et dirigeants des services d’eau et d’assainissement des pays en développement, répond à la volonté de Suez et d’AgroParisTech de contribuer au renforcement des compétences des cadres et dirigeants pilotant ces services et participer ainsi à l’atteinte des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Avec l’accélération de l’urbanisation et du changement climatique, AgroParisTech, Suez, la Fondation Suez et l’AFD poursuivent leur partenariat pour construire un centre de classe mondiale de formations au management stratégique des services publics d'eau et d'assainissement, à destination des cadres dirigeants et équipes de direction générale, des hauts-managers en instance d’accéder à ces fonctions et des cadres opérationnels ou fonctionnels en position de management. L’ESSEC, établissement leader de la formation en management en Europe, dont l’ambition est d’accompagner et influencer la transition écologique et sociale de nos sociétés par la formation et la recherche, devient nouveau partenaire académique et contribuera à enrichir la pédagogie orientée résultats et service sur le management stratégique et de projets.  Ancré dans l'écosystème universitaire de recherche montpelliérain, ce pôle s’appuie sur une dynamique universitaire régionale. AgroParisTech est membre de l’Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement, du Centre international de recherche interdisciplinaire sur la dynamique des systèmes hydriques, labellisé UNESCO, en raison de ses formations d’excellence, travaux et recherches internationaux sur l’eau, et porteur de la KIM WATERS au sein de l’i-Site Montpellier Université d’Excellence (MUSE). Montpellier accueille en outre le pôle de compétitivité eau France Water Team et renforce les liens avec les professionnels du secteur de l’eau. La Chaire est au cœur de ce pôle d’excellence.
Les formations, qui y sont déployées depuis 2021 à distance, englobent : des formations sur les différentes fonctions d’une entreprise de service public de l’eau et de l’assainissement, ses enjeux globaux (exploitation des infrastructures, gestion clientèle, gestion des ressources humaines, gestion du patrimoine, contrôle des coûts, finance …) pour permettre aux responsables de diagnostiquer, fixer des objectifs à moyen et long terme, construire les plans d’action afférents, les piloter ; des formations sur les problématiques de direction générale : management et planification stratégiques, cadrage et coordination des plans d’actions par fonction, relations institutionnelles, relations avec les parties prenantes ; des formations sur le management de projet : cadrage, diagnostic opérationnel, conception d’un plan d’action, conduite, réception, méthodologies et outils, résolution de problèmes ; des formations continues à l'international auprès des acteurs de l’eau in situ (Afrique et Asie notamment).
Le MS OpT – International Executive Master "Eau pour Tous" proposé par la Chaire et porté par AgroParisTech est accrédité par la Conférence des Grandes Écoles et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse est partenaire de la Chaire par le financement de bourses pédagogiques, dans le cadre de sa politique internationale d’intervention pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays du Sud. La Chaire y développe des formations pour davantage de transferts de savoir-faire vers des écoles de management internationales ou des centres d'excellence africains ou asiatiques, en enseignement supérieur et en recherche, afin d’établir une stratégie de déconcentration des formations et de renforcement des capacités des organismes de formation partenaires au Sud.
La Chaire soutient des programmes de recherche visant au développement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement par l’amélioration du management des services, notamment par l’analyse des conditions économiques, politiques, institutionnelles et managériales, et par l’analyse du cadre de gouvernance. Les actions de recherche sont définies sur la base des propositions du conseil scientifique, dont les membres sont des personnalités reconnues de la recherche. La Chaire entend favoriser la progression et le partage des savoirs, en étant un lieu de rencontre entre managers des services de l’eau et de l’assainissement, et chercheurs. Elle organise tous les deux ans des rencontres scientifiques destinées à un public international. Depuis sa création en 2009, la Chaire depuis sa création totalise : 13 promotions du MS OpT – International Executive Master (7 francophones et 6 anglophones) ; 243 auditeurs formés au sein de l’International Executive Master pour le titre de "manager des services urbains d’eau et d’assainissement" venant de 55 pays sur 4 continents ; plus de 100 sociétés et institutions de l’eau et de l’assainissement d’Asie et d’Afrique ayant renouvellé l’inscription de leurs managers à l’International Executive Master ; plus de 50 intervenants, professionnels des secteurs de l’eau et l’assainissement, et une trentaine de coaches par promotion, dont une vingtaine de collaborateurs Suez ; 48 directeurs généraux formés au management stratégique venant de 20 pays d’Afrique et d’Asie.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Interview – Xavier Litrico, directeur scientifique et de la recherche du groupe Suez et président du comité d’orientation stratégique de la Chaire


Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de : développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ; intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ; valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.
Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, ont créé une formation aux métiers de l’eau. À la clé de cette formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers" depuis 2016, est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
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Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'hommes, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières