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Instantanés juin 2022

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Résilience aux tsunamis : L’UNESCO formera les populations à risque
Lors de la Conférence des Nations unies sur les océans à Lisbonne, Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, a annoncé un nouveau programme mondial "Tsunami ready", visant à préparer 100 % des populations côtières à la menace d’un tsunami d’ici 2030. Le programme définit douze indicateurs couvrant toutes les étapes, de l’évaluation des risques à la préparation et à la réponse, adaptés aux besoins locaux. Des partenaires clés se sont déjà manifestés pour soutenir l'UNESCO dans cet engagement, notamment le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) et l’Union européenne, ainsi que des pays donateurs clés comme l’Australie, les États-Unis, le Japon et la Norvège.
Même si les tsunamis sont relativement rares, ils restent plus fréquents qu'on ne le pense. Le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique de l’UNESCO, hébergé par les États-Unis, a déjà répondu à lui seul à 125 tsunamis, soit une moyenne de 7 par an. Bien que la majorité des tsunamis touchent les populations côtières des régions du Pacifique et de l’océan Indien, toutes les régions océaniques sont à risque. Les statistiques montrent que la probabilité d'une vague de tsunami de plus de 1 mètre en Méditerranée dans les 30 prochaines années est proche de 100 %. 78 % des tsunamis sont dus à l'activité sismique, 10 % à l'activité volcanique et aux glissements de terrain, et 2 % à l'activité météorologique. Au-delà de la Décennie des Nations unies pour l’océan (2021-2030), le nouvel objectif "Tsunami ready" s'aligne sur les objectifs convenus au niveau international, notamment l’Agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030. 
UNESCO

 

Crise climatique : Les ONG ne sont plus en mesure de répondre aux demandes d’aide
Les pays riches doivent payer davantage et les grands pollueurs doivent aussi contribuer à aider les pays les plus pauvres à faire face aux changements climatiques, selon Oxfam, car les organismes humanitaires ne sont plus en mesure de répondre aux demandes d'aide de ces pays. Les changements climatiques exercent une pression sur les organismes humanitaires, à un point tel que les besoins de financement de l'aide humanitaire des Nations unies liés à des conditions climatiques extrêmes sont huit fois plus élevés qu'il y a 20 ans, selon un nouveau rapport d'Oxfam. Le rapport intitulé "L'heure des comptes. Pour un financement équitable des pertes et dommages dans un contexte d’escalade des impacts climatiques" a été publié en marge de la conférence de Bonn sur les changements climatiques qui s’est tenue du 6 au 16 juin.
Oxfam France

 

Sécurité alimentaire : Contribution record de la production halieutique et aquacole
Sous l’impulsion de la forte croissance de l’aquaculture, la production halieutique et aquacole mondiale a atteint des niveaux records alors que les produits alimentaires aquatiques apportent une contribution de plus en plus essentielle à la sécurité alimentaire et à la nutrition au XXIe siècle, d’après un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon l’édition 2022 de La Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, la croissance de l’aquaculture, en particulier en Asie, a permis à la production halieutique et aquacole totale d’atteindre en 2020 un record absolu de 214 millions de tonnes, à savoir 178 millions de tonnes d’animaux aquatiques et 36 millions de tonnes d’algues. La production d’animaux aquatiques en 2020 était supérieure de 30 % à la moyenne observée dans les années 2000, et de plus de 60 % à la moyenne des années 1990. Ces résultats sont en grande partie imputables à une production aquacole record de 87,5 millions de tonnes d’animaux aquatiques. Le secteur continue de se développer, et la FAO estime que des changements porteurs de transformation plus ciblés sont nécessaires si l’on veut que le secteur halieutique et aquacole soit plus durable, plus inclusif et plus équitable. Une "transformation bleue" de la production, de la gestion, du commerce et de la consommation des produits alimentaires aquatiques doit s’opérer pour que l’on puisse atteindre les objectifs de développement durable fixés par l’ONU. "La croissance de la pêche et de l’aquaculture est un aspect vital de notre action visant à éliminer la faim et la malnutrition dans le monde, mais de nouveaux changements sont nécessaires dans le secteur face aux défis que nous devons relever", déclare le directeur général de la FAO, Qu Dongyu. "Nous devons transformer les systèmes agroalimentaires afin que les produits alimentaires aquatiques soient récoltés et capturés de manière durable, que les moyens d’existence soient préservés et que la biodiversité et les habitats aquatiques soient protégés." 
Les produits alimentaires aquatiques contribuent plus que jamais à la sécurité alimentaire et à la nutrition. La consommation mondiale de ces produits (à l’exclusion des algues) a progressé à un taux annuel moyen de 3 % depuis 1961, soit près du double de la croissance démographique mondiale annuelle, pour atteindre 20,2 kilogrammes par habitant, plus de deux fois la consommation enregistrée dans les années 1960.
FAO

 


RECHERCHE INNOVATION
BWT France et Chimie ParisTech – PSL vont développer des solutions de traitement à base d'actifs verts
BWT France, spécialiste européen du traitement de l’eau, annonce la signature d’un partenariat avec la prestigieuse école Chimie ParisTech – PSL. Signée pour 2 ans, cette collaboration a pour ambition d’aboutir sur la formulation de solutions vertes de traitement de l’eau pour la protection des installations contre les dépôts et les bactéries.
La nécessité croissante de recourir à des traitements de l’eau plus responsables implique d'initier une démarche scientifique basée sur la recherche d’une alternative verte et durable. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de substituer une partie des traitements chimiques actuels qui, essentiellement issus de l’industrie chimique, représentent des risques humains, environnementaux et économiques (liés à la production et à l’approvisionnement). Dans ce contexte, BWT a pour ambition de conserver son avance technologique dans tous les domaines du traitement de l’eau en identifiant, développant et optimisant en permanence les procédés de traitement d’eau utilisés dans le monde entier. Ainsi, BWT France souhaite développer et industrialiser des solutions à base de principes actifs verts (biosourcés et biodégradables) pour la protection des installations contre les dépôts et bactéries, afin d’offrir à ses clients la possibilité de traiter l’eau avec un impact environnemental moindre. Cependant, le biosourcing des plantes et de leurs vertus pour le domaine du traitement de l’eau demeure peu abordé dans la littérature et la recherche scientifique publique. En effet, les données existantes sont peu représentatives puisque les analyses sont réalisées en laboratoire, dans des conditions très spécifiques. Il est alors malaisé de transposer et d’utiliser ces données dans un contexte industriel. BWT France a ainsi souhaité faire appel à Chimie ParisTech – PSL, structure de recherche fondamentale d’excellence, pour l’accompagner dans ce projet. L'entreprise a également renforcé son expertise interne en embauchant une docteure en chimie, Alexandra Sauvêtre, chargée de mener à bien les expérimentations nécessaires à la concrétisation de ce projet. Alexandra Sauvêtre est ainsi hébergée au sein de Chimie ParisTech – PSL et peux bénéficier des ressources et matériels scientifiques de cette institution, le tout avec le soutien financier et technique de BWT France. D’autre part, la direction Industrie ainsi que le service Innovation et R&D de BWT France soutient le travail d’Alexandra Sauvêtre, en lui apportant des données terrain mais aussi des données réglementaires. Elle peut également bénéficier de l’appui des deux laboratoires intégrés de BWT France pour le sourcing, la caractérisation et la formulation d’une nouvelle génération de produits plus respectueux de l’environnement. Ce partenariat s’inscrit au-delà du simple financement puisque BWT envisage de produire une publication avec Chimie ParisTech, et le cas échéant un transfert de technologie par le dépôt conjoint d’un brevet.
Les objectifs des travaux sont de concevoir, expérimenter et formuler une nouvelle génération de produits contenant un ou plusieurs principes actifs verts (biosourcés et biodégradables) qui doit répondre à un certain nombre de critères. Tout d’abord, sur le plan environnemental, les principes actifs sélectionnés devront s’inscrire dans une démarche de durabilité en vue de limiter leur impact environnemental. Ainsi, leur origine, leur disponibilité, leur proximité seront pris en compte, et ce, tout au long du cycle de vie des produits. Car c’est en privilégiant un circuit court et une disponibilité suffisante, que la solution proposée sera alors considérée comme viable et respectueuse des engagements écologiques de BWT France et de ses clients. Par ailleurs, pour être industrialisée, la solution choisie devra représenter un coût final acceptable en plus d’assurer sa mission initiale de protection des installations au plus haut degré. Les principes actifs verts devront aussi respecter les normes réglementaires et de sécurité en vigueur, afin de ne pas représenter de danger pour la santé humaine. Ce respect des normes sécuritaires est fondamental dans la conception d’une gamme de produits formulés verts, et de son ancrage dans le monde industriel, notamment auprès des utilisateurs. In fine, ce partenariat de recherche vise à réduire drastiquement le recours aux solutions chimiques traditionnelles de traitement de l’eau (nonobstant leur nécessité dans certains cas) par l’utilisation d’une gamme de produits verts formulés qui présentent une efficacité comparable à des produits conventionnels. "Nos sociétés rencontrent des problématiques environnementales majeures, le développement de solutions vertes, respectueuses de l’environnement, représente donc un enjeu clé auquel la science peut apporter une réponse. Ce partenariat de recherche avec BWT nous permet d’appliquer et développer nos outils d'évaluation et de caractérisation mais aussi de capitaliser sur nos connaissances acquises sur les thématiques des dépôts minéraux et de la corrosion dans les eaux. Nos multiples collaborations et partenariats enrichissent continuellement un cycle vertueux dans un domaine d’activités en fort besoin", explique Tony Lourteau, assistant ingénieur sur la plateforme Paris Flow Tech.
BWT espère commercialiser sa première formulation verte dans le courant de la fin d’année 2022.
Chimie ParisTech – PSL
BWT France

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EXPOSITIONS
Plastic Invasion, nouvel espace au Seaquarium du Grau-du-Roi
Le Seaquarium Institut marin du Grau-du-Roi (Petite Camargue, France) ouvrira le 8 juillet un nouvel espace de 300 mètres carrés unique en France, consacré à la pollution plastique des mers et des océans : Plastic Invasion. Très graphique, l'espace a été mis en scène par l’artiste montpelliérain Gum. Tout à la fois ludique et pédagogique, Plastic Invasion veut donner envie de s’impliquer sur la thématique des déchets plastiques qui envahissent les mers et les océans. Au-delà de la prise de conscience de l’invasion du milieu marin par les déchets (plastiques), et de ses conséquences, l’exposition s’appuie sur l’actualité afin de donner des clés pour agir au quotidien contre cette pollution et rendre compte des nombreuses solutions innovantes qui existent aujourd’hui, à tous les niveaux, y compris dans notre quotidien.
Par ses œuvres teintées d’ironie Gum cherche à bousculer les consciences, les libérer utopiquement de toute oppression. L'artiste peint, graffe et écrit toujours avec de la couleur. Des jouets et des supers héros lui permettent d’aborder avec légèreté des thèmes qui pourtant ne le sont pas. Le clou de la visite sera un vortex de déchets plastiques…
Seaquarium

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01 April-22 September 2022, Paris – France
Aqua Mater: Sebastião Salgado blends water and art

1 April to 22 September 2022, visitors to the Défense in Paris, France, can experience an exhibition that is an ode to the beauty and the fragility of freshwater and those who depend upon it. Franco-Brazilian artist Sebastião Salgado has chosen citations from literature to accompany his stunning black and white photos. He cites the French writer Bernard Clavel, for instance, who wrote, "Homme, n’oublie jamais qu’un fleuve est une vie !" (Never forget that a river is a life). Sebastião Salgado’s photos take the visitor on a breathtaking and often moving world tour of water. The scenes depicted range from a glacier in Patagonia to women fishing for shrimp in Indonesia and zebras drinking from a watering hole in Namibia.
The exhibition has been organized by the Fonds de Dotation Contemplation, a French NGO, with partners that include UNESCO. "The organizers of the exhibition approached us because UNESCO was responsible for this year’s celebration of World Water Day, on 22 March, the theme of which is groundwater", explains UNESCO programme specialist Alice Aureli. An exhibition panel provided by UNESCO’s Intergovernmental Hydrological Programme explains why groundwater is so important. To reinforce its ecological message, the exhibition is housed in a temporary pavilion made of bamboo that has been designed by Colombian architect Simón Vélez. The exhibition may be visited from 10 am to 7 pm from Tuesday to Sunday until 22 September.
Aqua Mater

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Europe

 

Pesticides et biodiversité : La CE veut renforcer son action mais rien n'est joué
Pour réduire l'utilisation de pesticides et agir en faveur de la restauration de la nature, la Commission européenne a diffusé le 22 juin deux propositions de loi. Des textes qui inquiètent le secteur agricole et ne satisfont pas totalement les ONG. Les explications de Culture Agri.
Le texte était attendu de longue date. La proposition de révision la directive sur l’utilisation durable des produits phytosanitaires, dite directive Sud, doit permettre de réduire de 50 % le recours aux pesticides de synthèses et les risques associés, mais aussi d’interdire l’usage des produits les plus dangereux d’ici à 2030. Première nouveauté, et non des moindres : le texte sera désormais un règlement. Il sera donc directement applicable dans tous les États membres. En plus de l’ambition majeure sur les pesticides, le texte donne également la priorité à la lutte intégrée, l’interdiction des produits de synthèse dans les zones sensibles comme les zones Natura 2000, et prévoit des présentations annuelles par les États de leurs avancées. Rien n’est cependant encore joué. Le texte va en effet entrer dans un cycle de négociations, qui pourrait s’étaler sur deux ans minimum. D’ores et déjà, le gouvernement français insiste sur la nécessité de ne pas créer de distorsion de concurrence avec les pays tiers. Des inquiétudes partagées aussi bien dans le secteur agricole que du côté des ONG.
En parallèle de ce premier document, la Commission a également transmis aux Parlement et Conseil européens une proposition de loi concernant la restauration de la nature. Un enjeu majeur alors même que 80 % des habitats naturels de l’UE sont en mauvais état. L’objectif affiché est de couvrir, d’ici à 2030, 20 % des zones terrestres et marines de l’UE par des mesures de restauration de la nature, et d’ici à 2050, tous les écosystèmes qui doivent être restaurés. Pour cela, les États membres sont appelés à concevoir des plans nationaux de restauration et des objectifs contraignants, sur le plan juridique, devraient être mis en place.
Culture Agri

 

Irlande
La BEI renforce son soutien à la réhabilitation des tourbières
Darragh O'Brien, ministre du Logement, des Collectivités locales et du Patrimoine, et Christian Kettel-Thomsen, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), ont officiellement convenu de renforcer la coopération en faveur de la restauration des tourbières en Irlande. Le ministre O'Brien a déclaré : "L'Irlande a le privilège de posséder certaines des plus grandes réserves d'habitats tourbeux d'Europe, qui couvrent plus de 20 % du territoire irlandais. Des progrès significatifs sont réalisés en matière de restauration et de réhabilitation des tourbières en Irlande, mais la coopération entre le National Parks and Wildlife Service, qui est une voix forte pour la conservation de la nature, et la BEI peut contribuer au renforcement des ambitions en matière de biodiversité et de climat pour les tourbières au niveau national." "La Banque européenne d'investissement, "banque climatique" de l'UE, s'est engagée à soutenir les investissements visant à améliorer la résilience face à un climat changeant et plus extrême. La restauration des tourbières dégradées est essentielle pour revitaliser la nature et améliorer la résilience face au changement climatique. Les magnifiques habitats tourbeux que l'on trouve en Irlande sont d'une importance vitale pour la biodiversité et constituent d'importants réservoirs et puits de carbone", a déclaré Christian Kettel-Thomsen, vice-président de la BEI. La nouvelle coopération réunit l'État, les entreprises publiques, le secteur privé et les acteurs locaux dans le cadre d'une stratégie coordonnée de planification et de financement de la réhabilitation des tourbières. Le nouveau dispositif s'appuie sur la vaste expérience déjà acquise en Irlande et sur l'engagement des parties prenantes qui permet d'investir dans le capital naturel. L'initiative Peatland Finance Ireland permettra de restaurer 60 hectares de tourbières précédemment drainées afin d'augmenter les niveaux de stockage d'eau dans une partie des eaux d'amont de la rivière Liffey de 50 à 90 millions de litres. Ces eaux d'amont alimentent le réservoir de Poulaphouca (Blessington), une source d'eau potable pour la région du Grand Dublin. La restauration de la tourbière permettra également de protéger la biodiversité, d'améliorer le stockage du carbone et, probablement, d'améliorer la qualité de l'eau.
Il s'agit du premier projet de restauration de l'eau financé en Europe dans le cadre de l'engagement pris par le groupe Intel de parvenir à une "utilisation nette positive de l'eau" à l'échelle mondiale d'ici 2030. Ce projet de collaboration publique-privée est aussi l'un des premiers de ce type en Irlande pour la restauration de milieux aquatiques et la protection de la biodiversité. On estime à 4 000 hectares la superficie de la tourbière de couverture dégradée dans le parc national. Ces tourbières dégradées sont plus susceptibles d'être endommagées par des phénomènes météorologiques extrêmes tels que des pluies intenses et des périodes de sécheresse prolongées, qui devraient se produire plus fréquemment avec le changement climatique.
BEI

 

France
L'agriculture biologique doit être davantage soutenue
La Cour des comptes a rendu public le 30 juin un rapport d’évaluation sur le soutien à l’agriculture biologique. Les effets positifs de l’agriculture biologique sur la santé, la biodiversité, le climat y sont bien documentés et étayés par des études référencées. Ce rapport souligne également l’insuffisance de l’action publique en faveur de cette forme d’agriculture au travers de la politique agricole commune (PAC), voire les contradictions entre les politiques publiques via le soutien à l’agriculture de haute valeur environnementale (HVE), beaucoup moins exigeante. C’est le président de la Cour des comptes lui-même qui lors d’une conférence de presse a rappelé les lacunes de l’État français dans le soutien au développement et au maintien de l’agriculture biologique. En dépit d’une forte croissance de la production biologique depuis 2005, la consommation reste modeste. Pourtant nous le savons, les avantages de la production biologique sont nombreux : santé des producteurs et de leurs entourages, des consommateurs, préservation de la biodiversité, de la qualité de l’eau, de l’air, des sols, bien-être animal, climat, l’influence positive de cette agriculture sur ces domaines est indéniable. Pierre Moscovici, Premier Président de la Cour des comptes, l’a d’ailleurs bien souligné. De plus dans un contexte de tensions géopolitiques, l’agriculture biologique participe à la souveraineté alimentaire. Souveraineté vers laquelle nous devons impérativement nous tourner dans les années à venir afin de rompre notre dépendance à d’autres pays, en redéfinissant nos modes de productions et notamment en abandonnant nos dépendances aux engrais et produits de synthèse.
"Ce rapport met en exergue ce que nous affirmons de longue date sur les intérêts environnementaux, sociaux, sanitaires et économiques de l’agriculture biologique. Il est grand temps de mettre en œuvre réellement les pratiques agroécologiques. Nous demandons au gouvernement de prendre en compte ses conclusions dans les dernières négociations sur la politique agricole commune (PAC) et de soutenir fortement le développement et le maintien de l’agriculture biologique en France grâce aux aides à la conversion et à la rémunération des services rendus. Il faut une feuille de route claire du gouvernement et regarder précisément les moyens mis pour le déploiement de l’agriculture biologique qui devra atteindre 18% de la SAU à horizon 2027, comme l’ambitionne la France dans la PAC", explique Cécile Claveirole, responsable politique des questions agricoles et alimentaires à France Nature Environnement.
France Nature Environnement

 

Première édition d’HydroExpo, salon de l’entretien et de l’aménagement des environnements aquatiques
Du 1 au 3 juin, s’est tenu pour la première fois en France le salon HydroExpo, salon européen dédié aux professionnels de la gestion des milieux humides. Installé au lac d’Orient, le lac-réservoir de Seine dans l’Aube, HydroExpo a vocation à favoriser les échanges et à promouvoir les différents moyens, services et matériels utiles et innovants pour l’entretien, l’aménagement, la réhabilitation, la renaturation et la préservation de toutes les zones humides (lacs, canaux, littoraux, zones portuaires, étangs, rivières, etc.) autour des enjeux essentiels : la préservation du patrimoine construit et/ou du capital naturel aquatique ; l'entretien : comment intervenir favorablement et efficacement dans les zones humides ; l'aménagement : comment transformer et pérenniser les espaces aquatiques existants.
HydroExpo

 

Jeunes Reporters Lauréats
Jeunes Reporters pour l’Environnement est un programme et un concours d’éducation aux médias et à l’information qui encourage les jeunes de 11 à 25 ans à réaliser des reportages en lien avec les Objectifs de développement durable (ODD). Le 3 juin, l’association Teragir a désigné les quatre lauréats 2022 du concours national, nominés pour le concours international Young Reporters for the Environment (YRE). Le dernier Baromètre de confiance dans les médias Kantar-Onepoint 2022 avançait que seuls 38 % des 18-24 ans s’intéressaient à l’actualité, contre 51 % en 2021. Une des causes avancées pour expliquer ce désintérêt envers l’actualité est un traitement incomplet des problématiques liées aux changements climatiques. Dans le cadre du programme Jeunes Reporters pour l’Environnement, les jeunes sont invités à découvrir les fondamentaux du journalisme : la méthodologie pour mener un reportage, l’importance de mentionner et vérifier ses sources et plus particulièrement les spécificités du journalisme de solutions. Par la pratique, les Jeunes Reporters expérimentent la construction d’un reportage, du choix du sujet et de l’angle à la diffusion du reportage, pour sensibiliser le plus grand nombre. Cette année 230 reportages ont été déposés, sur des sujets variés en lien avec un ou plusieurs des ODD : la pêche fantôme, la pollution lumineuse, la fast fashion, etc.  Les reportages de l’édition 2022 sélectionnés sont : L’homme et la technologie mobilisés contre les filets fantômes, reportage vidéo réalisé par Alice Gapail et Nicolas Beublet de l’École de journalisme et de communication d’Aix-Marseille ; La pollution lumineuse, reportage vidéo réalisé par Thomas, Louis, Vicky, Benjamin, Lony, Ellie, Clémence, Maëlle, Clémence et Roxane – les reporters de l’ASCMO ; 57,4 millions, reportage vidéo réalisé par Titouan Pottier et Enzo Perret de l’École des Créateurs. Dans la catégorie Collaboration internationale du concours Young Reporters for the Environment : One planet, two schools: marching towards a better future, une vidéo réalisée par les élèves du Collège Chateaubriand de Saint-Malo en France et les élèves de DPS Nadergul, Hyderabad en Inde
Jeunes Reporters pour l’Environnement
Young Reporters for the Environment

 

LOIRE-BRETAGNE
Algues vertes : De nouveaux outils et un nouveau volet sanitaire
Les services de l’État déploient de nouveaux outils et un nouveau volet sanitaire pour lutter contre la prolifération des algues vertes en Bretagne. Le plan de lutte contre la prolifération des algues vertes (PLAV), prolongé de 2022 à 2027, s’organise autour d’un renforcement réglementaire et d’un certain nombre de dispositifs spécifiques d’accompagnement des exploitations agricoles. Les contrats territoriaux Algues vertes représentent l’outil contractuel permettant aux collectivités de participer à l’animation des actions volontaires, identifiées dans les arrêtés de zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE). En parallèle de ce renforcement du volet préventif du plan, un nouveau volet sanitaire, intégrant le déploiement de capteurs de dégagement d’hydrogène sulfuré, est mis en place en partenariat avec l’Agence régionale de santé (ARS), pour répondre aux enjeux liés à la protection des populations susceptibles d’être exposées aux émanations d’hydrogène sulfuré. Malgré les efforts engagés par les services de l’État et les collectivités territoriales bretonnes, en lien avec la profession agricole et les associations environnementales, les récentes évaluations de la politique de lutte contre la prolifération des algues vertes, dont celle publiée par la Cour des comptes en 2021, mettent en avant la nécessité de renforcer les moyens de l’État sur le volet réglementaire, le volet financier (aides directes aux agriculteurs) et la cohérence des politiques publiques.
L’Agence de l’eau Loire-Bretagne déploie un outil privilégié du 11ème programme d’intervention : le contrat territorial. Depuis 2010, huit territoires "algues vertes" ont un objectif de réduction des flux et des concentrations d’azote dans le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux Loire-Bretagne (SDAGE), en raison du mauvais état des eaux littorales. Ces mêmes territoires sont engagés dans des opérations territoriales accompagnées par les financeurs institutionnels (Agence de l’eau Loire-Bretagne, État, Conseil régional de Bretagne, Conseil départemental des Côtes d’Armor et du Finistère) visant la réduction des pollutions diffuses d’origine agricole et notamment dans les plans gouvernementaux de lutte contre les algues vertes 1 et 2 depuis 2011. 10 millions d’euros d’aides sont mobilisés par l’agence sur trois ans dans le cadre des contrats territoriaux. Ainsi par exemple : Travaux bocagers et de renaturation des zones humides, marais rétro-littoraux pour favoriser l’autoépuration (baie de la Fresnaye) ; Reliquats azotés des parcelles agricoles et diagnostic agronomique renforcé pour accompagner les changements de pratiques de fertilisation (baie de Saint-Brieuc et baie de la Forêt) ; Développement de l’herbe dans l’assolement du bassin versant pour passer de 50 à 60 % de la superficie agricole utilisée (Lieue de Grève et Douron) ; Amélioration des pratiques de fertilisation des systèmes légumiers avec un dispositif spécifique de suivi des reliquats azotés (Horn Guillec) ; Mobilisation du plus grand nombre d’exploitations agricoles laitières pour diminuer la consommation d’azote via un conseil spécifique (Quillimadec-Alanan) ; Programme de travaux zones humides très ambitieux en lien avec la recréation des ceintures de bas-fonds (baie de Douarnenez). Ces contrats reposent notamment sur les arrêtés Zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE), qui visent une amélioration des pratiques agricoles individuelles pour : la fertilisation, la couverture des sols, le pâturage et la gestion des prairies, la gestion des rejets des serres de productions végétales hors sols, la renaturation des zones humides et des bas-fonds de vallées. Les arrêtés ZSCE, pris pour chaque baie "algues vertes", listent un ensemble de mesures volontaires susceptibles de devenir obligatoires, à titre individuel, au terme de trois années. Ils font depuis le 22 juin 2022, l’objet d’une consultation du public.
Outre le maintien de dispositifs d’accompagnement déjà existants, de nouvelles aides seront mises à la disposition des agriculteurs, financées par des enveloppes dédiées. Le déploiement de ces nouvelles mesures contractuelles, ajoutées aux précédentes, vise à quadrupler le taux de contractualisation des agriculteurs des baies algues vertes, qui pourrait passer de 10 % aujourd’hui à 40 % dans trois ans. Parmi ces mesures, une nouvelle mesure agro-environnementale et climatique (MAEC) "algues vertes" spécifique élaborée par les services régionaux du ministère de l’agriculture et de l’alimentation sera déployée à partir de 2023. Par ailleurs, le nouvel outil financier des paiements pour services environnementaux (PSE) permettra de lancer dès 2022 la mobilisation des agriculteurs. Ces PSE sont expérimentés dans six territoires de Bretagne et promeuvent des pratiques adaptées aux enjeux de l'eau de ces territoires : la réduction de l’utilisation de l’azote minéral, l’amélioration de l’efficacité de la couverture hivernale des sols, la protection des chemins de l’eau, une forte réduction des fuites d’azote par l’atteinte de résultats adaptés pour les reliquats azotés dans les parcelles culturales, la reconstitution d’un maillage bocager ou la remise en herbe des zones humides. Parmi les six territoires retenus, trois structures étendent leur périmètre d'action afin de toucher davantage d’exploitations agricoles et bénéficiaient déjà de 2,9 millions d'euros d'aides pour l'accompagnement de 67 exploitations agricoles. L’élargissement du dispositif permettra de rémunérer environ 190 nouveaux agriculteurs. Au total, les six structures accompagnantes seront dotées de 8,2 millions d'euros supplémentaires, financés à hauteur de : 5,8 millions d'euros par l’agence de l’eau Loire-Bretagne, 1,4 million d'euros par l’État, 0,5 million d'euros par le conseil départemental du Finistère, 0,5 million d'euros par le conseil départemental des Côtes d’Armor.
À la suite de la publication des recommandations du Haut conseil de la santé publique de décembre 2021 et de février 2022, les services de l’État, dont l’Agence régionale de santé de Bretagne, ont décidé d’engager de nouvelles actions et d’inscrire un nouveau volet au sein du plan Algues vertes prévu sur la période 2022-2027. En effet, le développement des algues vertes en Bretagne représente un risque sanitaire pour les populations du fait de la production d’hydrogène sulfuré (H2S), gaz toxique, lors de leur décomposition. Le volet sanitaire du futur PLAV vise donc à répondre aux enjeux liés à la protection des populations susceptibles d’être exposées aux émanations d’hydrogène sulfuré. Afin de renforcer la surveillance du risque, l’État et l’ARS de Bretagne ont acté d’amplifier et de consolider le réseau de quatre capteurs déployé ces deux dernières années par Air Breizh (association agréée pour la qualité de l’air en Bretagne) sur la baie de Saint-Brieuc. Ainsi, huit capteurs d’hydrogène sulfuré (H2S) supplémentaires sont installés à proximité de zones d’échouage d’algues vertes à risque de putréfaction sur les baies "Algues vertes" des Côtes d’Armor et du Finistère depuis la fin du mois de juin 2022. Ce nouveau réseau de capteurs permet de suivre les teneurs en H2S et de détecter les situations d’émissions anormales de ce gaz afin, en cas de dépassement du seuil de 1 ppm (seuil fixé par le Haut conseil de santé publique), d’alerter les autorités et d’adapter les mesures de gestion de la zone et de protection de la population. Les sites retenus ont fait l’objet d’échanges avec les collectivités locales concernées, les services de l’État et Air Breizh afin de définir l’emplacement le plus approprié au vu des enjeux sanitaires et permettre une protection optimale des populations. En fonction des données collectées, ils pourront être amenés à évoluer ultérieurement. Ces données sont accessibles au public sur le site de l’association Air Breizh – airbreizh.asso.fr à partir de début juillet 2022. Enfin, l’ARS a formalisé d’autres outils et protocoles, notamment à destination de la population et des professionnels de santé des territoires concernés, pour les sensibiliser et les accompagner face à ces enjeux sanitaires spécifiques, mais aussi pour assurer un suivi des signalements qui seraient liés à une exposition à l’hydrogène sulfuré.
Agence de l’eau Loire-Bretagne


SEINE-NORMANDIE
Loi Climat et Résilience : Le  SIAAP profite des JO 2024 pour communiquer
Organiser les épreuves de natation dans la Seine pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 nécessite d’accélérer la mise en conformité des branchements des habitations au réseau d'assainissement. Le SIAAP profite de l'échéance pour lancer une campagne de communication en ligne afin de sensibiliser les usagers à la conformité des branchements de leur habitation au réseau d’assainissement.
Depuis le 1er janvier 2022, la loi Climat et Résilience a introduit l’obligation pour les propriétaires, lors d’une vente immobilière, de fournir un diagnostic de conformité de leur branchement. 71 communes franciliennes sont concernées. Pour accompagner les usagers à respecter cette obligation, le SIAAP, Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne, lance, avec le soutien financier de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, une campagne de communication en ligne dédiée à monbranchement.fr – le site Internet du SIAAP lancé en 2021 pour aider les usagers dans leur démarche de mise en conformité. Cette campagne est structurée autour de 3 axes forts : 1. La mise en lumière des obligations de la loi Climat et Résilience ; 2. Les conséquences environnementales des erreurs de branchements au réseau d’assainissement ; 3. Les informations sur l’accompagnement technique et les aides financières de l’agence de l’eau et des gestionnaires pour la mise en conformité. Le SIAAP, acteur majeur du Plan baignade, saisit ainsi cette opportunité des JO pour renforcer son action de sensibilisation des usagers. Le syndicat a également mis en place le dispositif de "prime solidaire" qui permettra de soutenir les usagers et les collectivités à hauteur de 30 millions d’euros jusqu’en 2023 pour le financement de leurs travaux de raccordement.
SIAAP 

 

RHIN-MEUSE
Coulées d’eau boueuse : Agir à la source
Face à la recrudescence des aléas climatiques et saisonniers, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse déploie une stratégie alliant une mosaïque de solutions. Elle présente trois retours d’expérience dans le Bas-Rhin avec : une succession de haies associées à des fascines sur la commune de Lampertheim et la mise en place d’une hydraulique douce à Eckwersheim et à Gougenheim.  Comment se protéger des coulées d’eau boueuse qui surviennent généralement au printemps et dont la fréquence et la violence n’ont cessé de croître au cours des dernières années ? Pour y répondre, il faut d’abord comprendre l’origine de ces phénomènes. Ils sont liés au relief, au sol et au changement climatique marqué par des pluies diluviennes de plus en plus fréquentes. Peuvent être également en cause les interventions de l’homme sur son environnement, qu’il s’agisse de pratiques culturales, du recul des prairies et de l’urbanisation. La lutte contre le ruissellement et l’érosion des terres agricoles est un enjeu essentiel tant pour la préservation du sol que pour le maintien de la qualité des milieux aquatiques et la protection des biens et des personnes. Pour réduire les risques que représentent les coulées d’eau boueuse, il est important d’agir en priorité sur les causes et simultanément au niveau de la circulation hydraulique, de l’espace agricole et de l’aménagement urbain. Parmi les actions préconisées : l’assolement concerté pour favoriser l’alternance de cultures d’hiver et d’été sur le bassin versant afin d’obtenir des damiers de terres déjà bien végétalisées lors de la survenue des orages au printemps. D’autres solutions existent comme les techniques culturales sans labour pour augmenter la capacité d’infiltration de l’eau dans le sol, les bandes enherbées pour intercepter la boue et limiter l’érosion des sols ou encore les fascines vivantes et les haies. Véritables atouts pour la biodiversité, ces dernières permettent de ralentir le ruissellement de l’eau, de filtrer et retenir la boue. La conjugaison de ces solutions optimise l’efficacité de la lutte contre les coulées d’eau boueuse.
Coulées boueuses – Agence de l’eau Rhin-Meuse

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Palmarès 2022 des rivières en bon état
40 nouvelles rivières des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse s’ajoutent aux 69 "Rivières en bon état", qui ont déjà reçu cette distinction écologique décernée par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse. Elle valorise les cours d’eau d’un bon niveau de qualité écologique et les actions des gestionnaires locaux qui ont permis d’assurer ce succès. Des panneaux ornés de 3 poissons bleus seront prochainement installés à proximité des points d’accès aux rivières lauréates. Y figurent :
En Occitanie : La Ganière amont (de sa source à la confluence avec le ruisseau de Maubert), et le ruisseau d’Abeau (de sa source à la confluence avec la Ganière), gérés par le Syndicat mixte d’aménagement du bassin versant de la Cèze dans le Gard – La Salandre, affluent du Galeizon (de sa source à la confluence), le Gardon de Saint Germain (de sa source à la confluence), le Gardon de Saint-Martin et le Gardon de Mialet, gérés par l’EPTB des Gardons dans le Gard et la Lozère – Le Gravezon géré par le Syndicat mixte des vallées de l’Orb et du Libron dans l’Hérault – Le Vidourle (de la source jusqu’à l’amont de Cros), le ruisseau de l’Esclafar et le ruisseau de la Valestalière (affluents du Vidourle) situés en amont de Cros, gérés par l’EPTB du Vidourle dans le Gard – Le Torgan (affluent du Verdouble) et le Verdouble amont (affluent de l’Agly), gérés par le Syndicat mixte du bassin versant de l’Agly dans les Pyrénées-Orientales et l'Aude – Le Lamanère, le Canidell et l’Ample (affluents du Tech), gérés par le Syndicat mixte de gestion et d'aménagement Tech-Albères dans les Pyrénées-Orientales.
En Bourgogne-Franche-Comté : La Clauge, du bois Baron à la route départementale 31, et ses affluents restaurés en amont de la route forestière de Grandjean, situés dans le massif forestier domanial de Chaux dans le Jura, géré par l’Office national des forêts – L’Ognon amont en Haute Saône (de sa source à l’entrée du Haut-du-Them), le Ballon (de sa source à la confluence avec l’Ognon), la Doue de l’eau (de sa source à la confluence avec l’Ognon), gérés par le Syndicat intercommunal du bassin de la Haute Vallée de l’Ognon – Le ruisseau de Panesière, de sa source au pont de la RD75, restauré par la Fédération départementale des chasseurs du Jura – Le ruisseau des Vurpillières dans le bassin versant du lac de Remoray, restauré par l’Association des amis de la Réserve naturelle du lac de Remoray.
En Auvergne-Rhône-Alpes : La Citelle (affluent du Jabron) de sa source à l’Oratoire, gérée par le Syndicat mixte du bassin du Roubion et du Jabron, dans la Drôme – L’Herbasse, du lieu-dit la Verne au lieu-dit Le Martinet à Valherbasse, gérée par le Syndicat intercommunal d'aménagement du bassin de l'Herbasse dans la Drôme – La Limone (affluent de l’Herbasse), du lieu-dit Chaffaure à Valherbasse au hameau du Poulet à Montchenu, gérée par le Syndicat intercommunal d'aménagement du bassin de l'Herbasse dans la Drôme.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur : Le Drac Noir et le Drac Blanc (Haut-Drac), de leur source à la confluence et la Souloise et ses affluents (la Ribière et le Riou), gérés par l’EPAGE de la Communauté locale de l’eau du Drac Amont dans les Hautes-Alpes – Le Chadoulin et son affluent (la Serpentine) et l’Ivoire et ses affluents (le ravin de Défens et le ravin des Garrets), en amont d’Allons, gérés par l’EPAGE Verdon dans les Alpes de Haute-Provence et la communauté de communes Alpes Provence Verdon.
En Corse : Le Valdu Malu, de sa source à la confluence avec la Gravona, géré par la communauté d’agglomération du Pays ajaccien – La Gravona amont (depuis la source de Gravona jusqu’au pont de Carbuccia), le ruisseau de Forcio (de sa source à la confluence), le Prunelli amont (de sa source au barrage de Tolla), le ruisseau de Penta (de sa source à la confluence) et l’Ese (de sa source au barrage de Tolla), gérés par la communauté de communes Celavu-Prunelli.
L’obtention de la distinction écologique "Rivière en bon état" est une démarche volontaire et toute structure gestionnaire peut en faire la demande auprès de l’agence de l’eau. Un comité interne à l’agence de l’eau, composé d’experts des milieux aquatiques ainsi que de spécialistes des données sur l’eau, décide de l’attribution de la distinction. Le comité examine cinq critères d’évaluation de la bonne qualité écologique des eaux dont certains sont fixés par la réglementation européenne comme la diversité biologique de la rivière et le niveau de pollution par les substances organiques ou chimiques. Les données sur les prélèvements d’eau par rapport au débit de la rivière, l’absence de dégradations physiques (digues, berges, seuils…) et la présence d’une gouvernance claire et efficace, garante de la pérennité du bon état de la rivière complètent le diagnostic de l’agence de l’eau. Attribuée pour 3 ans, la distinction écologique est reconduite pour une durée identique mais peut être retirée en cas de déclassement de l’état écologique de la rivière. 37 gestionnaires de rivières profitent déjà de cette reconnaissance qui constitue un facteur d’attractivité et un atout pour les territoires. Leurs efforts pour restaurer ou maintenir des cours d’eau en bon état sont ainsi valorisés auprès des citoyens. Pour Laurent Roy, directeur général de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse "la distinction "Rivière en bon état" existe depuis 8 ans et elle a déjà permis d’encourager et de récompenser les efforts de ceux qui démontrent que le bon état est atteignable. Elle permet de signaler des territoires dynamiques, qui se mobilisent pour leurs rivières, l’environnement et le cadre de vie des habitants."
Liste complète des rivières en bon état

 

Lac de Serre-Ponçon : Un espace naturel sensible infesté de microplastiques
Le lac de Serre-Ponçon est situé dans le sud des Alpes françaises, à la limite des départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence. Sous l’effet des vents dominants, l’Espace naturel sensible du Liou, situé à l’extrémité nord-est du lac, concentre l’essentiel du bois et des déchets flottants du lac. C’est là que des adhérents et observateurs attentifs de la nature du groupe LPO Écrins-Embrunais – Paul Sarlin, ornithologue, Henry Rippert, ornithologue, Pierre Girard, botaniste, et Jean-Paul Coulomb, bénévole LPO-PACA – ont prélevé en mai 2019 un échantillon d’humus de 1 mètre carré. La caractérisation des déchets présents cet échantillon et l’analyse moléculaire de ces derniers par spectrométrie Raman ont été réalisées en 2021 par des membres d’Expédition MED : Nicolas Gosset (actuellement en doctorat à l’Université Arctique de Norvège), sous la supervision scientifique de Laura Frère, chercheure indépendante, et avec l’encadrement de Bruno Dumontet.
À partir de l’analyse de l’échantillon d’humus, l’étude confirme que 72 % des particules analysées, de taille allant de 1 mm à plus de 5 cm, sont bien du plastique. Cela conduit à une estimation de 33 955 plastiques dans les 2 kilogrammes d’humus prélevés. En extrapolant ces résultats à l‘échelle du mètre carré, correspondant à 14 kilogrammes d’humus, la contamination serait de 237 685 plastiques. En ce qui concerne la fraction inférieure à 1 mm, le tri a été réalisé dans les mêmes conditions que pour les autres classes de taille. Partant de l’hypothèse que 72 % de cette fraction sont probablement des plastiques, cela donne une estimation de 184 422 plastiques à l’échelle du mètre carré. À l’échelle du site d’étude d’une superficie globale de 60 mètres carrés, l’extrapolation des données conduit à une contamination par plus de 14,3 millions de déchets plastiques de taille allant de 1 mm à plus de 5 cm et à une contamination par 11,1 millions de plastiques de taille inférieure à 1 millimètre. En regroupant l’ensemble de ces informations, l’estimation globale de la contamination, toutes classes de taille confondue, est de 422 107 déchets plastiques sur le mètre carré et de plus de 25,3 millions à l’échelle du site d’étude.
Expédition MED

 

Déjà bien SAGE
Les jeunes élèves ayant participé au projet "Autour de T’eau", piloté par le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement du bassin de Thau (CPIE BT) et le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT), sont devenus incollables sur le cycle de l’eau et le respect de l’environnement. Les sorties de terrain (la découverte de la zone humide de la conque à Mèze et la visite de la STEP de Mèze) comme les expériences réalisées en classe, leur ont permis de glaner toutes les informations requises pour devenir plus tard les acteurs locaux du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau. 

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ADOUR-GARONNE
Inauguration de la plus grande passe à poissons de France
EDF Hydro Sud-Ouest inaugure le plus grand ouvrage de franchissement piscicole d’un barrage en France. L'ouvrage a été réalisé au pied du barrage hydroélectrique de Malause dans le Tarn-et-Garonne. Près de 2 ans de travaux, la création d’une rivière de 450 mètres de long sur 5 hectares et plus de 8 millions d’euros ont été nécessaires pour la réalisation cet aménagement écologique remarquable qui permet aux poissons migrateurs de remonter la Garonne jusqu'à leurs lieux de reproduction dans les Pyrénées. Le projet a été conduit en lien avec les acteurs du territoire et cofinancé par EDF Hydro Sud-Ouest (60 %) et l’agence de l’eau (40 %).
Le bassin Adour-Garonne est le dernier bassin hydrographique d’Europe à accueillir les 8 espèces de poissons grands migrateurs (saumon, truite de mer, grande alose et alose feinte, lamproie marine et lamproie fluviatile, esturgeon et anguille). Cette caractéristique unique constitue à elle seule un enjeu majeur en termes de biodiversité et de patrimoine écologique. Premier obstacle depuis l’océan, la centrale hydroélectrique de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, a été équipée dès 1987 d’un ascenseur à poissons puis d’une rampe à anguilles pour permettre la franchissabilité de l’aménagement pour ces espèces. En permanence optimisé, le dispositif a permis, depuis la mise en œuvre en 1993 d’un système de vidéo-contrôle, de compter le passage de plus de 3,2 millions de poissons, les migrateurs représentant 56 % des espèces. En 2019, les services de l’État, l’Agence de l’eau Adour-Garonne et EDF Hydro Sud-Ouest se sont engagés à améliorer encore la franchissabilité de l’aménagement hydroélectrique de Golfech/Malause. Le projet a d’abord fait l'objet d’un modèle réduit développé avec l’Institut Mécanique des Fluides de Toulouse, grâce au travail conjoint des spécialistes du pôle éco-hydraulique de l’OFB et de l’ingénierie d’EDF. Se déployant sur 5 hectares, la rivière artificielle de 450 mètres de long permet aux poissons migrateurs de franchir les 8 mètres de dénivelé qui séparent le lit de la Garonne du lac de Saint-Nicolas pour poursuivre leur remontée vers leurs frayères. Sa mise en eau a été opérée au printemps. 

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PUBLICATIONS
12ème rapport national de l’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement
L’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement, mis en œuvre par l’Office français de la biodiversité avec l’appui des services de l’État, vient de publier son douzième rapport, à partir des données publiées par les collectivités organisatrices sur l’exercice 2020. Ce rapport a vocation à présenter un panorama de l’organisation et de la performance des services publics d’eau, d’assainissement collectif et non collectif.
Parmi les principaux éléments à retenir figurent : 1. Un prix de l’eau potable et de l’assainissement collectif en légère hausse par rapport à l’année précédente : prix global moyen de l’eau TTC au 1er janvier 2021 (pour une consommation de 120 m3) de 4,3 euros/m3 (contre 4,19 euros/m3 au 1er janvier 2020), dont 2,11 euros/m3 pour l'eau potable et 2,19 euros/m3 pour l'assainissement collectif ; cela représente une facture de 516 euros/an, soit 43 euros/mois pour l’abonné ; 2. Le maintien d’une très bonne qualité de l’eau : les taux de conformité microbiologique et physico-chimique sont stables, autour de 98 % pour l'année 2020 comme pour ces 10 dernières années ; 3. Un rendement du réseau de distribution d’eau potable qui reste également stable : le rendement moyen du réseau de distribution d’eau potable, à l’échelle nationale, est de 80 % en 2020 ; 4. Une proportion de services non conformes également stable avec 20 % en 2020 et en 2019 (un meilleur rendement moyen à l’échelle nationale n’est donc pas nécessairement synonyme de plus de services conformes en ce qui concerne le "rendement seuil", en vertu du décret Fuites ; 5. Le taux de conformité des dispositifs d’assainissement non collectif en hausse avec 61,5 % en 2020 contre 58,8 % en 2019 ; 6. Une disparité de connaissance technique du patrimoine : le niveau de connaissance et la gestion patrimoniale des réseaux d’eau potable est plus approfondie que celle des réseaux d’assainissement. En 2020, l’indicateur est   évalué respectivement à 101 et 63 points (sur un total de 120 points). Pour l’assainissement collectif, on observe une plus grande disparité interrégionale dans le niveau de connaissance : des efforts sont à poursuivre notamment pour les collectivités des Hauts-de-France et de la région parisienne (indicateur compris entre 40 et 50 points sur 120 points) ; 7. Les effets de la loi NOTRe : conséquence de la loi NOTRe, le regroupement des communes en intercommunalité s’est accéléré sur les dernières années (pour rappel, 24 033 collectivités pour 37 846 services en 2010). En 2020, on dénombre 14 211 collectivités (soit 16 % de moins qu’en 2019 et 41 % de moins qu’en 2010). En termes de nombre de services, cela se traduit en 2020 par au total 26 176 services comprenant 10 975 services d’eau potable, 12 623 d’assainissement collectif et 2 578 d’assainissement non collectif.
Rapport SISPEA Données 2020 France entière & Synthèse

 

Pour une réduction des micropolluants urbains
Les enseignements des 13 projets du dispositif "Innovations et changements de pratiques : lutte contre les micropolluants des eaux urbaines" 
Cette synthèse, coécrite par Vivien Lecomte(GRAIE) et Pierre-François Staub (OFB), présente les 13 projets retenus lors de l’appel à projets "Innovations et changements de pratiques" lancé conjointement en 2013 par le ministère de l’environnement, les agences de l’eau et l’Office français de la biodiversité (OFB). Elle propose un tour d’horizon des expériences de ces projets, mettant en avant à la fois les innovations éprouvées en matière de diagnostic territorial des sources et transferts polluants, et les solutions pour les réduire. Pour chaque domaine de solutions explorées, ce document synthétique renvoie le lecteur vers des ressources opérationnelles illustratives. Il s’agit d’outiller les collectivités dans leur lutte contre les micropolluants et au-delà, de les aider à répondre aux préoccupations de leurs concitoyens dans une perspective d’usage durable des produits domestiques ou professionnels dans la ville. 
Pour une réduction des micropolluants urbains

 

FORMATION
Nouvelle formation en ligne pour aider les entreprises à agir en faveur de la nature
En association avec le Mouvement des entreprises de France et avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité (OFB), la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) lance le MOOC Entreprises et Biodiversité, une plateforme d‘apprentissage en ligne gratuite et accessible à tous, afin d’encourager les entreprises à agir concrètement pour sauvegarder la biodiversité. Le MOOC propose une formation d’environ 9 heures visant à inciter les participants à mettre en place des actions collectives et coordonnées pour favoriser la prise en compte des enjeux environnementaux au sein de leur entreprise. Il peut être suivi à son propre rythme sur simple inscription par tous les professionnels qui le souhaitent, du dirigeant d’entreprise aux salariés volontaires en passant par les responsables RSE, qui recevront une attestation de suivi à l’issue de la formation. Au-delà de la sensibilisation aux enjeux de biodiversité, l’objectif principal reste la mise en œuvre de mesures concrètes et efficaces à l’échelle des entreprises, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité. Le parcours pédagogique, qui propose différents types d’outils (vidéo, fiches pratiques, exercices, quiz, etc.) est articulé autour de 3 axes : 1. Comprendre les risques et l’urgence d’agir face à l’érosion du vivant ; 2. Imaginer des solutions et mobiliser ses équipes ; 3. Agir à l’échelle de son site d’activités ou dans son fonctionnement quotidien. Le panel d’intervenants est composé d’experts scientifiques et d’entreprises pionnières (Eiffage, Groupe Rocher, Pocheco, Biobleud, Geochanvre, Cemex, Topager, etc.) qui présentent des initiatives concrètes et reproductibles.
En 2019, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a dressé le constat d’une érosion sans précédent de la biodiversité mondiale sous la pression des activités humaines (destruction des habitats, surexploitation des ressources, changement climatique, pollutions, introduction d’espèces exotiques envahissantes). Un projet d’évaluation méthodologique des conséquences de l’activité des entreprises sur la biodiversité et de la dépendance des entreprises à l’égard des contributions apportées par la nature sera présenté lors de la prochaine session plénière de l’IPBES à Bonn (Allemagne), du 3 au 9 juillet 2022. "Nombre d’entreprises sont souvent hâtivement pointées du doigt comme responsables de la dégradation de notre environnement. Plutôt que jeter la pierre, nous préférons tendre la main car elles ont un rôle majeur à jouer dans la transformation écologique de notre société, et certaines d’entre elles se sont déjà engagées avec détermination. Conjugué au changement climatique, l’effondrement de la biodiversité exige une mobilisation générale pour la sauvegarde du vivant. Notre MOOC contribuera à éclairer la démarche", a déclaré Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO. "La crise de la biodiversité a des impacts majeurs pour nos modes de vie mais elle reste encore trop souvent sous les radars des préoccupations. Les entreprises sont pourtant des maillons clés pour la mise en œuvre des changements en profondeur nécessaires : chacun peut et doit agir selon ses responsabilités, ses compétences, ses marges de manœuvres pour contribuer à la préservation du vivant. La formation d’un grand nombre d’acteurs est un levier puissant pour accompagner ceux qui souhaitent se mobiliser", estime Pierre Dubreuil, directeur général de l’OFB.
MOOC Entreprises et Biodiversité

 

APPELS À PROJETS
Repeupler l’anguille en France
Le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, avec le soutien technique et financier de l’Office français de la biodiversité (OFB), lancent un appel à projets pour le repeuplement de l'anguille en France pour la campagne de pêche 2022-2023. L’appel financera un certain nombre de projets de repeuplement dans les Unités de Gestion de l'Anguille suivantes : Artois-Picardie, Seine-Normandie, Bretagne, Loire, Garonne-Dordogne-Charente et Adour. Il est ouvert à tous les acteurs de la protection de la biodiversité : collectivités territoriales, organisations de producteurs, associations de pêcheurs professionnels fluviaux, associations de pêcheurs amateurs, associations de protection de poissons migrateurs, associations impliquées dans la gestion de la pêche ou des marais littoraux, comités des pêches, ONG…
Dépôt des dossiers – 06 août 2022


APPELS À PROJETS DES AGENCES
Loire-Bretagne
Pour une transition agricole en faveur de l'eau
La Région Pays de la Loire et l’Agence de l’eau Loire-Bretagne lancent un appel à projets à destination des opérateurs économiques des secteurs agricole et agro-alimentaire avec comme objectif le soutien aux démarches structurantes de transition permettant d’améliorer et de préserver les ressources en eau. L’appel à projets vise par exemple à appuyer l’émergence et le développement de productions répondant aux impératifs de reconquête de la qualité des eaux, telles que l’agriculture biologique et les cultures à bas niveau d’impact. Il s’adresse aux acteurs économiques en capacité de proposer des projets structurants de transition du secteur agricole. Une priorité est donnée aux industries de transformation et aux organismes intervenant pour la collecte et la mise en marché. Il concerne aussi bien les filières alimentaires que la filière énergie, les matériaux biosourcés. Les lauréats seront intégrés au partenariat du Life Revers’eau.
Session 1 – 2 septembre 2022
Session 2 – 3 mars 2023
Dépôt des dossiers

Réduire les consommations en eau des exploitations agricoles
L’Agence de l’eau Loire-Bretagne lance deux appels à projets visant les exploitations agricoles spécialisées en productions végétales sous serres, et en élevage. Ils visent à réduire les consommations en eau de ces exploitations agricoles dans l'objectif de : reconquête du bon état des masses d’eau ; préservation et partage de la ressource ; adaptation au changement climatique. Ces appels à projets s’appuient sur le régime d’État SA.63945 (2021/N), relatif aux "Aides aux investissements dans les exploitations agricoles liés à la production primaire". En application de ce régime d’État, les bénéficiaires ne sont que des petites et moyennes entreprises.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2022

Appel à initiatives
Lutte contre les macrodéchets plastiques

Les plastiques sont les déchets les plus répandus dans l’environnement marin. La proportion de déchets en mer provenant de la terre est estimée à environ 80 %. Cette pollution engendre non seulement une perte de biodiversité marine mais également de la pollution visuelle, une perte économique et touristique. L’appel à initiatives lancé par l’agence de l’eau Loire-Bretagne vise les collectivités, les acteurs économiques et les établissements publics concernés par des risques de transfert au milieu naturel de ces macro-déchets plastiques sur l’ensemble du bassin.
L’appel à initiatives vise les macrodéchets plastiques et répond aux deux actions 16 et 18 du Plan d’actions Zéro déchet plastique en mer (l’action 16 qui vise à expérimenter des dispositifs de lutte contre les macrodéchets dans les systèmes de traitement d’eaux usées et eaux pluviales et mettre en place des suivis de ces nouveaux dispositifs et des dispositifs existants afin de mesurer des flux réels ; l’action 18 qui vise à limiter les fuites de biomédia filtrants en plastique depuis les stations de traitement des eaux résiduaires urbaines). Les projets devront permettre de limiter les flux de pollutions plastiques au milieu naturel. Ils devront contribuer à expérimenter et mettre en œuvre des actions concrètes d’interception de la pollution par les macros-déchets plastiques, des systèmes d’assainissement des eaux usées et des eaux pluviales (y compris par des aménagements par gestion intégrée des eaux pluviales). Les projets devront s’inscrire dans le cadre d’une démarche globale, partenariale, mobilisatrice et ambitieuse, sur une thématique à enjeux à la croisée de différentes politiques publiques. Sont particulièrement visés : les collectivités territoriales et leurs groupements sur l’ensemble du bassin Loire-Bretagne ; les acteurs économiques et établissements publics concernés par des risques de transfert au milieu naturel de macro-déchets plastiques et biomédia filtrants en plastique. Un montant de 2 millions d’euros est consacré à cet appel à projet, avec des subventions au taux maximal de 70 %.
Dépôt des dossiers – 06 janvier 2023

 

Rhin-Meuse
J’ai un projet pour le Rhin
L’appel à initiatives "J’ai un projet pour le Rhin" a pour objectif d’encourager les projets renforçant les liens entre le fleuve et les citoyens, qu’ils soient portés par des associations, des collectivités locales, des entreprises, mais aussi des particuliers (seuls ou en collectif) et contribuant à valoriser le patrimoine naturel que constitue l’ensemble de l’écosystème rhénan. L’ambition est de mobiliser le plus grand nombre et de renouer le lien entre le grand public et le Rhin. L’idée est d’écrire une nouvelle page d’histoire du fleuve en s’appuyant sur une dynamique économique, associative et citoyenne. Les critères d’éligibilité des projets sont souples, aux fins de laisser aux initiatives locales la possibilité d’émerger. Les domaines retenus sont au nombre de quatre : Écotouristique ; Culturel et patrimonial ; Économique ; Environnemental. Les initiatives portées devront permettre la découverte, voire la redécouverte du fleuve contribuant ainsi à une prise de conscience quant à sa fragilité, à son importance vis-à-vis de l’enjeu d’adaptation au changement climatique et à la nécessité de poursuivre des actions à 360° en faveur de sa préservation.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2022

 

Rhône-Méditerranée Corse
Soutien à l'émergence de filières agricoles à bas niveau d'intrants

Dans le contexte de changement climatique et de pollutions des eaux par les nitrates et les pesticides encore significatives, un des leviers majeurs de la politique d’intervention de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse est l’accompagnement de la transition des systèmes agricoles vers des pratiques à faible impact sur la ressource en eau, tant du point de vue quantitatif que qualitatif. Afin de faciliter l’émergence de nouveaux projets de filières agricoles à bas niveau d’intrants, l’agence engage un appel à manifestation d’intérêt de 1,5 million d’euros. Sur les territoires des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse, cette initiative s’adresse : aux opérateurs économiques des filières (coopératives, collectifs d’agriculteurs, organismes de défense et de gestion de signes de qualité, négociants, industriels, distributeurs…) ; aux collectivités concernées par les enjeux de restauration de la qualité de l’eau ou de résorption des déséquilibres quantitatifs (notamment les collectivités à l’initiative de projets alimentaires territoriaux), aux organismes de développement agricole. L'appel cible l’accompagnement de la phase d’émergence de filières agricoles bas niveau d’intrants : étude de faisabilité d’une filière bas niveau d’intrants (étude de viabilité technique et économique dont étude de marché), animation associée, caractérisation de la vulnérabilité des zones à enjeux "eau" concernées et analyse de la réduction d’impact potentielle…
Dépôt des dossiers – 31 décembre 2022 

 

Mayotte
L'art et la mer

Le Parc naturel marin de Mayotte et la Direction des affaires culturelles de Mayotte s’associent pour lancer un appel à projets de résidences artistiques en faveur des enjeux écologiques de l'île, notamment en lien avec l’environnement marin. Sans distinction de frontières entre les esthétiques artistiques cet appel à projets porte l’ambition de démocratiser pratiques artistiques et transition écologique. Pour les artistes candidats il s’agira notamment de tisser des liens avec les différents publics présents sur le territoire (écoles, associations, collectivités) en organisant des actions de médiation, ceci en mettant en valeur, par leur travail artistique, la relation entre l’Homme et la mer à Mayotte, notamment par la valorisation du patrimoine culturel maritime mahorais et l’accompagnement d’une évolution des comportements face à l’environnement.
Dépôt des dossiers – 15 août 2022

 

 

Afrique

 

Maroc
Marrakech : Point sur la REUT 

Le Comité technique, bras opérationnel du Comité de vigilance instauré par le wali de la Région Marrakech-Safi, depuis le mois de novembre 2021, a annoncé l'adoption de plusieurs mesures de nature à assurer l'approvisionnement de la ville en eau potable et à garantir sa rationalisation dans un contexte marqué par une baisse considérable des retenues des barrages dans la région Marrakech-Safi qui enregistre un déficit des apports de l'ordre de 40 %.
C'est dans ce contexte que la Régie autonome de distribution d'eau et d'électricité de Marrakech (RADEEMA), l'Agence du bassin hydraulique de Tensift (ABHT) et la Branche Eau de l’Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) œuvrent ensemble pour gérer au mieux cette période critique afin d'assurer la continuité d'alimentation en eau potable de la "Cité ocre", à travers la réalisation d'investissements colossaux pour sécuriser l'alimentation de la ville à partir du barrage Al Massira et la généralisation progressive de l'utilisation des ressources non conventionnelles (eau usée traitée) issue de la STEP pour l'irrigation des espaces verts de Marrakech. Après les golfs et la palmeraie, ce sont aujourd'hui 26 espaces verts et jardins de Marrakech d'une superficie totale de 228 hectares, qui font l'objet d'un projet d'irrigation à partir des eaux usées de la STEP. D'un montant de 64,7 millions de dirhams, ce projet cofinancé par la Direction générale des collectivités territoriales, le Plan national de l'assainissement mutualisé et la Commune de Marrakech, est en cours de réalisation pour une mise en service début 2023. Une borne a également été conçue par la RADEEMA pour encourager l'utilisation des eaux usées traitées à la demande, dont la première cible identifiée sont les entreprises de nettoiement et de travaux.
Parallèlement, des actions de rationalisation de la demande en eau sont engagées par la RADEEMA ainsi qu’un programme de détection des fuites et des messages de sensibilisation à la préservation de la ressource. De son côté, l'ABHT initie des audits sur l'efficacité hydrique des gros consommateurs d'eau potable (administrations, écoles, hôpitaux, hôtels, mosquées, etc.), qui sont conduits par des bureaux d'études experts à l’appui d’un financement de la Région. L'objectif est de mettre à disposition des établissements (une centaine au total) un diagnostic précis accompagné d'un plan d'action opérationnel visant la sobriété eau.
Maghreb Arabe Presse (Rabat) – AllAfrica  

 

Algérie
Le dessalement d'eau de mer, l'option la plus sûre

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en visite d'inspection et de travail dans la wilaya d'Oran, pour la pose de la première pierre du projet de réalisation d'une station de dessalement de l'eau de mer à Cap Blanc, dans la commune d'Aïn El Kerm, a affirmé que le dessalement de l'eau de mer était "la politique de dessalement de l'eau de mer est la solution la plus sûre pour approvisionner le citoyen en eau potable". Dans ce contexte, il rappelle que le groupe Sonatrach a acquis les techniques et les technologies permettant la construction de stations de dessalement d'eau de mer. Rappelons que 5 stations de dessalement d'eau de mer d'une capacité de 300 000 mètres cubes par jour chacune sont prévues dans les différentes wilayas, permettant de porter la production à 3,3 millions de mètres cubes par jour.
Le Président rappelle aussi que si l'Algérie dispose de 74 barrages, pour l’essentiel construits après l'indépendance, ce réseau reste insuffisant eu égard à la sécheresse que connaît le pays depuis quatre ou cinq ans. "Même si l'eau devient rare, il est possible de la fournir aux citoyens pendant quelques heures par jour en attendant que la situation s'améliore", a-t-il indiqué, ajoutant que "l'eau est une affaire de gestion plus qu'une affaire de pénurie".
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica

 

Sénégal
Macky Sall lance les travaux de la première usine de dessalement du pays
Le président de la République, Macky Sall, a procédé au lancement des travaux de construction de l'usine de dessalement d'eau de mer des Mamelles. Financée par le Japon à travers son agence de coopération internationale (JICA), pour un montant de 137 milliards de francs CFA, l’usine aura une capacité de 50 000 m3/jour extensible à 100 000 m3/jour. Elle permettra, à terme, d'améliorer la disponibilité de l'eau à Dakar, en assurant l'approvisionnement de 15 % des besoins en eau potable de la capitale, a fait savoir le Président.
Le projet intervient près d'un an après l'inauguration de la troisième usine de traitement de l’eau potable Keur Momar Sarr (KMS3), d'une capacité actuelle de 100 000 m3/jour, extensible à 200 000 m3/jour. Le projet implique également la construction de réservoirs, la pose d'une conduite principale de distribution de 11,4 kilomètres ainsi que le renouvellement des conduites de distribution existantes dans la zone d'influence de l'usine, sur une longueur totale de 316 kilomètres. Au total, a rappelé le Président, ces travaux impacteront 16 communes, soit deux millions de personnes avec un gain journalier de 40 000 mètres cubes sur les avaries liées à la vétusté du réseau urbain, vieux de plus de cinquante ans. Le coordonnateur du projet, Adama Ndao, précise que "toutes les études préalables ont démontré que l'écosystème marin sera préservé et l'environnement immédiat de l'usine sera bien préservé""Les caractéristiques du fond marin des Mamelles avec une profondeur assez satisfaisante et un courant fort feront que la saumure, c'est-à-dire le liquide rejeté en mer après traitement, va naturellement retrouver ses caractéristiques marines."
Salla Gueye, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica  

 

L'usine de dessalement de Dakar : Une menace de trop sur l'écosystème marin
En réponse au ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, qui a soutenu, au journal de 20 heures de la RTS du 31 mai, qu'"il n'y a pas d'inquiétudes à avoir concernant d'éventuels impacts de l'usine de dessalement", Dr Aliou Ba, responsable de la campagne océan de Greenpeace Afrique dénonce une menace de trop sur l'écosystème marin sénégalais. "Cette usine constitue une menace supplémentaire sur les écosystèmes marins qui sont déjà à l'agonie", déclare le représentant de Greenpeace. Avec une capacité de production quotidienne de 50 000 mètres cubes, cette usine rejettera environ 25 000 mètres cubes de saumure dans l'écosystème marin par jour. Ce volume de concentré d'eau salée aura forcément un effet négatif sur l'écosystème marin dans la mesure où il va modifier radicalement les conditions physico-chimiques de l'eau pour favoriser la raréfaction, voire même la disparition de plusieurs espèces. Par ailleurs, "cette usine ne devrait pas être une priorité nationale, vu que le Sénégal possède des réserves d'eau exploitables et acheminables vers Dakar", dénonce Dr Aliou Ba. Greenpeace Afrique appelle les gouvernements japonais et sénégalais à renoncer à cet investissement qui constitue une menace pour l'environnement marin déjà fragile, et la sécurité alimentaire de nombreuses populations qui dépendent des ressources halieutiques pour leur survie.
Amagor Robert Niang, Greenpeace – AllAfrica  

 

Projet de renforcement des processus de gouvernance de l'eau
La FAO et le ministère de l'Agriculture et de l'Équipement rural ont organisé un atelier de validation des résultats du projet KnoWat (Mieux connaître l'eau) qui vise à renforcer les processus de gouvernance de l'eau. "Le projet financé par le ministère fédéral de l'Alimentation et de l'Agriculture d'Allemagne et mis en œuvre par la FAO vise à renforcer les processus de gouvernance de l'eau dans trois pays, à savoir le Sénégal, le Rwanda et le Sri Lanka", a expliqué le conseiller technique au ministère de l'Agriculture et de l'Équipement rural, Younoussa Mballo. Lancé depuis 2019, avec la participation effective de l'OMVS, des organisations de producteurs, du secteur privé et de la recherche, le projet constitue une contribution significative de la FAO dans l'amélioration du processus de gouvernance de l'eau au Sénégal. Concrètement, il vise la collecte de données auprès des services techniques et des utilisateurs (éleveurs, agriculteurs, forestiers, etc.) afin de disposer des éléments-clés pour l'élaboration de politiques facilitant la gouvernance de l'eau dans les trois pays. Le coût global du projet est estimé à deux millions de dollars US pour une durée initiale de trois ans. Du fait de la pandémie de COVID-19, il a été prorogé jusqu'en décembre 2022.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

La BOAD injecte 40 milliards de FCFA pour l'assainissement et la construction de classes
Le ministre de l'Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) ont signé deux conventions de financement relatives à l'assainissement de 10 villes du pays et à la construction de salles de classe, pour un total de 40 milliards de francs CFA. 25 milliards de francs CFA seront consacrés à la construction de 1 529 salles de classe et de blocs administratifs et sanitaires et 15 milliards de francs iront à l'assainissement de 10 villes dont Dakar et sa banlieue, Saint-Louis, Tambacounda, Kolda, Touba et Tivaouane. "Le Sénégal est le premier partenaire de la BOAD", a rappelé le ministre, précisant que l'État sénégalais détient aussi 18 % du capital de l'institution financière commune à huit pays d'Afrique de l'Ouest.
JP Malou, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica     

 

Le Sénégal sera représenté au Falling Walls par un projet sur l'épuration des eaux usées
Cheikh Ahmed Tidiane Dème, lauréat de la pré-sélection Falling Walls 2022 pour son projet portant sur un système d'épuration des eaux usées, représentera le Sénégal à la finale de cette compétition, prévue à Berlin en Allemagne en novembre prochain. La Fondation Naumann pour la Liberté, à l’origine de la conférence scientifique internationale, estime que le charbon écologique mis au point par le chercheur et baptisé "Bio-char" se prêterait aisément à une utilisation à grande échelle pour éviter les rejets sans traitement des déchets liquides.
Coïncidant avec l'anniversaire de la chute du mur de Berlin, l’évènement Falling Walls vise à faciliter la mise en œuvre de projets susceptibles d’apporter des réponses aux problèmes du monde. L'objectif de la compétition, rappelle le communiqué, est de libérer le talent de jeunes créateurs en les mettant en relation avec les entreprises et investisseurs.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica   

 

Burkina Faso
Attaque des installations de l'ONEA : 4 policiers tués, la distribution d'eau perturbée 
Le dimanche 12 juin 2022, dans la matinée, les éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), chargés de sécuriser les installations de pompage d'eaux de Yakouta, ont essuyé une attaque de la part d'hommes armés non identifiés. Selon le communiqué de la direction générale de la Police nationale, le bilan de cet incident est de 4 policiers tués, 2 policiers blessés et 2 policiers portés disparus. Cette attaque, selon l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA), aura pour corollaire la perturbation de la distribution de l'eau dans les ménages de la localité de Dori, située à une douzaine de kilomètres de Yakouta.
Ces attaques contre les infrastructures vitales se multiplient dans le nord du pays, où des centaines de milliers de personnes ont déjà fui en raison du terrorisme et de la violence.
Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Bénin
La Banque mondiale soutient l'AEP en milieu rural
La Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 250 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA, institution de la Banque mondiale en charge de l'aide aux pays les plus pauvres) pour permettre au Bénin de poursuivre son vaste programme d’accès à l’eau pour les habitants des zones rurales. Cette nouvelle opération axée sur la performance (PforR en anglais) vient consolider le programme d’accès universel à l’eau potable en milieu rural, baptisé AQUA-VIE. Elle permet d'augmenter l'accès au service d'approvisionnement en eau à travers des branchements à domicile et des bornes-fontaines, et de fournir un service d’eau de qualité assuré par des professionnels. Grâce à ce financement additionnel, 80 nouveaux systèmes d'approvisionnement en eau en milieu rural multivillages seront réalisés pour complémenter les 126 en cours de réalisation. À terme, le programme AQUA-VIE permettra de couvrir les besoins en eau potable de plus de 3 millions de personnes en zone rurale. La mise en œuvre du programme a déjà contribué à améliorer significativement les systèmes d’approvisionnement en eau en milieu rural au Bénin. En 2022, la couverture moyenne des services en eau dans les zones rurales s'élève à 73 % à l'échelle du pays contre 42 % en 2017. Axé sur la performance, le programme fournit un cadre pour mobiliser des financements publics et privés additionnels en faveur des populations rurales. 
Banque mondiale

 

Cameroun
Douala : L'eau, c'est la mort

Le parcours du combattant pour les populations de la capitale économique en quête d'eau potable. La situation se complique chaque jour un peu plus. L'unique recours reste les forages même si la qualité de l'eau est douteuse. L'eau reste et demeure l'une des denrées les plus rares pour les populations de la capitale économique. Les eaux de pluies, les forages, les puits ou les sources sont des alternatives auxquelles les habitants retournent. À Douala, les populations ont finalement tourné leur dos à la Camwater qui ne cessait de leur envoyer des factures. Ces dernières ont été tout bonnement boudées et les compteurs retirés. Pratiquement tous les quartiers sont concernés par cette pénurie et les forages pullulent ces différents coins. Interrogées sur la qualité de l'eau qui en sort, les ménagères avouent n'avoir pas d'autres choix même si cette eau est sujette à diverses maladies.
Aujourd'hui, les regards sont tournés vers les pouvoirs publics qui devraient selon les populations mettre la pression sur les responsables de l'entreprise afin qu'une solution soit trouvée. À défaut, que l'entreprise procède à une distribution de l'eau potable dans les différents quartiers.
Camer.be (Bruxelles) – AllAfrica

 

Congo-Kinshasa
Signature de 2 accords de financement, estimés à 900 millions USD
Le gouvernement congolais et la Banque mondiale ont signé, deux accords, financés à hauteur de 900 millions USD. 300 millions de dollars viendront soutenir un projet en cours en faveur de l'entreprenariat féminin et 600 millions de dollars seront destinés aux projets d'amélioration à l'accès à l'eau potable et à l'électricité. "C'est un projet avec un changement d'approche qui consiste à travailler avec la REGIDESO et la SNEL mais également en partenariat avec des entreprises privées", a expliqué le représentant de la Banque mondiale en RDC, précisant que le projet va privilégier de petites mais nombreuses opérations solaires et de petite hydraulique.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica

 

Des partenariats et des dispositifs de financement innovants initiés par la Croix-Rouge
Le projet du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) "Eau pour Goma Ouest" engagé en République démocratique du Congo va assurer un accès à l'eau potable à plus de 330 000 personnes à un coût abordable d'ici 2026.
À Goma, dans l'est de la RDC, l'eau ne manque pas. La ville est située sur les rives du lac Kivu, et il y pleut beaucoup. Mais cette eau est impropre à la consommation, quand bien même elle est utilisée par la majeure partie de la population à défaut de payer leur eau à des points de distribution où l'eau n'est pas toujours disponible en raison de l'état de dégradation des installations. Le temps presse, car la ville comptera 1,1 million d'habitants d'ici la fin de la décennie. Le projet va s’appuyer sur la présence du CICR à Goma depuis des dizaines d'années et sur sa connaissance approfondie du contexte pour un accès durable à l'eau potable à un prix abordable.
Comité International de la Croix-Rouge (Genève) – AllAfrica

 

Madagascar
La Banque mondiale réclame des réformes pour la compagnie d'eau et d'électricité
À Madagascar, la Banque mondiale et le gouvernement malgache ont signé un projet à 220 millions de dollars pour améliorer l'accès à l'eau potable. Mais l'institution a signifié son intention d'établir un contrat de performance avec la compagnie nationale d'eau et d'électricité, la JIRAMA. Depuis quelques semaines, les délestages se sont multipliés dans tout le pays, mettant la population à bout.
Ce sont 220 millions de dollars qui viendront de la Banque mondiale pour que la JIRAMA, actuellement en sous-capacité, se réapprovisionne en eau et desserve plus de villes en province. Mais avec à la clé cette fois un contrat de performance qui va conditionner certains décaissements prévus de s'étaler sur cinq à six ans. Pour la représentante de la Banque mondiale, la compagnie doit réformer sa gouvernance, avant d'ajouter que l'eau collectée à une borne-fontaine coûte trois fois plus cher que l'eau d'un branchement maison. "Est-ce que vous trouvez cela équitable ?", a-t-elle adressée aux responsables étatiques. "Il faut que le plan soit chiffré pour que la population puisse tenir la JIRAMA responsable avec des éléments mesurables." La compagnie nationale d'eau et d'électricité est, en effet, dans la tourmente. Les coupures quotidiennes d'eau et d'électricité de plusieurs heures se font sentir dans tout le pays et ce depuis plusieurs mois. Seulement 54,4 % de la population malgache a accès l'eau, toujours selon Banque mondiale.
Laure Verneau, Radio France Internationale – AllAfrica  

Contrat de performance
Hanitra R., Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica  

La Banque mondiale met la pression sur la JIRAMA
Garry Fabrice Ranaivoson, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica  

 

Somalie
Les pluies font défaut faisant planer la famine

Une quatrième saison des pluies consécutive ratée, la flambée des prix et une réponse humanitaire sous-financée ont entraîné une augmentation de 160 % du nombre de personnes confrontées à des niveaux catastrophiques d'insécurité alimentaire, de faim et de maladie en Somalie, selon une nouvelle évaluation de l'ONU.
Un nouveau rapport du Réseau d'alerte précoce contre la famine et de l'Unité d'analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), basé sur une évaluation rapide de plusieurs agences des Nations Unies, montre que 7,1 millions de personnes en Somalie (près de 50 % de la population) font maintenant face à une insécurité alimentaire de niveau critique ou pire jusqu'en septembre 2022 au moins. Parmi celles-ci, 213 000 personnes sont confrontées à la faim et à la famine, une augmentation drastique par rapport aux 81 000 prévues en avril. Davantage de zones sont menacées de famine, en particulier dans le sud du pays dans des régions où l'insécurité et les conflits rendent l'accès humanitaire plus difficile. Ces chiffres reflètent une situation de la sécurité alimentaire qui devrait se détériorer rapidement au cours des prochains mois. Les agences des Nations unies et leurs partenaires concentrent désormais leurs ressources limitées sur la prévention de la famine afin de protéger les plus vulnérables, alors que les organisations météorologiques préviennent qu'une autre saison des pluies inférieure à la moyenne pourrait suivre plus tard dans l'année. La sombre situation de la sécurité alimentaire survient alors que le financement humanitaire de la communauté internationale est jusqu'à présent en-deçà de ce dont les acteurs ont besoin pour éviter une catastrophe dans le pays. Le Plan de réponse humanitaire 2022 n'est actuellement financé qu'à hauteur de 18 %. "C'est une tragédie de voir le niveau de détresse que connaissent les communautés rurales en particulier, et nous sommes limités dans ce que nous pouvons faire pour prévenir cette souffrance extraordinaire. Nous appelons la communauté internationale à agir rapidement alors que nous avons encore un espoir d'empêcher l'effondrement des moyens de subsistance, de nouveaux déplacements potentiellement massifs de population des zones rurales vers les camps de personnes déplacées et une famine généralisée en Somalie", a déclaré Étienne Peterschmitt, représentant de la FAO en Somalie.
UN News Service

 

Soudan du Sud
Après les réfugiés de la guerre, les réfugiés climatiques

Le Canadien Reza Eshaghian a participé à près d’une dizaine de missions avec Médecins sans frontières (MSF), mais jamais ce médecin n’a été témoin d'effets aussi dramatiques des changements climatiques sur la santé des gens que lors d’une récente mission au Soudan du Sud. Plus de cinq ans après sa première mission au Soudan du Sud en 2016, en pleine guerre civile, le Dr Reza Eshaghian a pu constater l'aggravation de la situation dans ce pays aux prises avec des inondations historiques. Lors de son déplacement à la fin de 2021 et au début de 2022, le médecin de Vancouver a observé que les camps accueillant les réfugiés de la guerre civile sont maintenant aussi des camps pour réfugiés climatiques. "Normalement, on participe à des projets où les gens ont été déplacés à cause de conflits. Cette fois-ci, c’était de toute évidence en raison des changements climatiques. Depuis 2018, le Soudan du Sud a connu des précipitations supérieures à la moyenne, causant des inondations sans précédent. L'année 2021 a été particulièrement dévastatrice. Dans plusieurs régions, les eaux ne se sont jamais retirées et les fortes précipitations continuent", explique à Radio-Canada le Dr Eshaghian. Dans les États de Jonglei, d’Unity et d’Upper Nile, des centaines de milliers de personnes ont dû fuir leurs maisons. Ces réfugiés sont désormais isolés dans d’énormes enceintes entourées de digues de boue, de bâtons et de bâches de plastique qui retiennent l’eau des crues. Lorsque l’avion du Dr Eshaghian a survolé le camp de Bentiu, dans l’État d’Unity, il a été estomaqué par l’ampleur du problème. La région était complètement coupée du reste du monde. Ces inondations ne font qu’empirer la situation sanitaire dans ce pays. Les réfugiés dans le camp de Bentiu et autour de celui-ci se sont retrouvés sans eau, sans toilettes, sans nourriture. De plus, selon l’ONU, au moins 800 000 têtes de bétail ont péri par manque de nourriture. Le Dr Eshaghian a observé cet impact. "Les gens essayaient de sauver leur bétail pour pouvoir survivre, mais les animaux mouraient l’un après l’autre. Il y avait des cadavres partout dans les rues. C’était traumatisant." Le Docteur dit avoir eu le cœur brisé de voir que, même avec les rations distribuées par le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, la majorité des personnes ne mangeaient pas à leur faim. Pour aggraver la situation, voilà que le PAM a suspendu une partie de son aide alimentaire au Soudan du Sud. L’organisme dit manquer de financement en raison de la montée en flèche du prix des denrées alimentaires en raison de la guerre en Ukraine. Plus de 70 % de la population du Soudan du Sud devra composer avec une famine extrême cette année, a averti le PAM.
Photo Sean Sutton – MSF
Mélanie Meloche-Holubowski – Radio-Canada

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Asie

 

Chine
Début prochain du grand projet de transfert Yangtsé-Hanjiang
La construction du projet visant à canaliser l'eau du fleuve Yangtsé vers la rivière Hanjiang débutera d'ici la fin de ce mois, a annoncé le ministère chinois des Ressources en eau. Représentant un investissement total de près de 60 milliards de yuans (près de 9 milliards de dollars), le projet est destiné à compléter la voie médiane du projet d'adduction d'eau Sud-Nord du pays. Au-delà, les investissements dans la construction de systèmes de conservation de l'eau du pays devraient dépasser 800 milliards de yuans cette année, selon les données officielles.
Xinhua – China.org.cn

 

La Chine, lauréate en matière de Villes Ramsar
Par le label Ville des Zones Humides accréditée, la Convention de Ramsar souhaite encourager les villes proches de zones humides ou qui en dépendent à initier et renforcer une relation positive avec ces écosystèmes inestimables, notamment par une plus grande sensibilisation du public et la participation à la planification et à la prise de décisions au niveau municipal. Dans la deuxième édition d'accréditations, 25 villes à travers le monde ont été labellisée, dont 7 villes chinoises. Aujourd'hui, 43 villes sont accréditées au total dans le monde, dont 13 en Chine.
Riveraine du Grand Canal de Chine, Suzhou vient ainsi de recevoir le label. La ville compte plus de 300 lacs et plus de 20 000 rivières, dont le fleuve Yangtsé. Avec environ 4,03 millions de mu (268 667 hectares) de zones humides, Suzhou arrive à la première place dans le pays quant à la proportion de zones humides dans une ville enclavée.
Qi Xin, Quotidien du Peuple – People Daily

 

Heilongjiang : Mise en service de la centrale hydroélectrique de Huanggou
Vue aérienne de la centrale hydroélectrique de pompage-turbinage de Huanggou venant d’être mise en service le 19 juin. Disposant d’une capacité installée de 1,2 million de kW, la centrale hydroélectrique à accumulation par pompage est localisée dans l’extrême nord-est du pays, à Mudanjiang dans la province du Heilongjiang. 
Photo Wang Jianwei, Xinhua – China.org.cn

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Amériques

 

Canada
Rapport sur l’état des écosystèmes marins de l’océan Pacifique canadien
La côte Ouest du Canada abrite des écosystèmes marins et des espèces emblématiques uniques, qui contribuent tous à l’identité culturelle de la Colombie‑Britannique. Les monts sous‑marins, les cheminées hydrothermales et les récifs d’éponges siliceuses illustrent bien l’incroyable biodiversité que recèle l’océan Pacifique. Mais les changements climatiques rendent les eaux plus chaudes, plus acides, pauvres en oxygène, entraînant ainsi la perte d’habitat et d’espèces, et ayant des répercussions sur les réseaux trophiques marins. Joyce Murray, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, a annoncé la publication du rapport Les océans du Canada maintenant – Écosystèmes du Pacifique, 2021, soit le quatrième rapport de la série annuelle sur les océans, présentant l’état actuel et les tendances des écosystèmes marins au Canada. Le rapport a été préparé par Pêches et Océans Canada avec la participation d’Environnement et Changement climatique Canada, du gouvernement de la Colombie‑Britannique, et du Conseil de la Nation haïda. Il a été approuvé par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO en tant qu’activité aux termes de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable. Le rapport donne un aperçu de la santé de l’océan Pacifique du Canada, et révèle les connaissances sur les nombreux facteurs qui l’influencent. Il souligne les principaux défis auxquels sont confrontés les écosystèmes océaniques, les collectivités côtières, ainsi que les pêches, et d’autres activités océaniques, tels que les effets des phénomènes de réchauffement extrêmes sur la répartition des espèces et leurs habitats, et la manière dont les changements au réseau trophique marin peuvent se répercuter sur les moyens de subsistance et le bien‑être des collectivités côtières.
Au cours des dernières années le gouvernement du Canada a protégé 14,6 % de ses océans et se dit en voie d'en conserver et protéger 25 % d’ici à 2025 et 30 % d’ici à 2030.
Canada Gouvernement

 

Mines : Restaurer l'impossible
On trouve toujours dans la région de Thetford Mines des montagnes de résidus miniers qui menacent la rivière Bécancour et les lacs de la région. Des scientifiques et des entreprises tentent de trouver des solutions.
Radio-Canada en continu – 11 juin 2022

 

Canada – Québec
Les Québécois prêts à payer plus pour préserver les milieux humides
Pour protéger l’étang situé à deux pas de leur maison, la tourbière longeant la route à l’entrée de leur ville ou le marais qui accueille hérons et bruants, les Québécois sont prêts à en faire plus. Selon une étude, l’argent qu’ils débourseraient de leur poche pour la préservation et la restauration des milieux humides dépasserait l’enveloppe qu’y consacre déjà Québec. C’est ce qu’a constaté la Chaire de recherche du Canada en économie écologique, qui cherchait à déterminer si l’engagement de l’État à protéger ces milieux était à la hauteur de l'intérêt que les Québécois leur portent. D’après les résultats, les Québécois seraient prêts à faire un don annuel de 42,55 dollars, soit l’équivalent de 280 millions de dollars, à un organisme environnemental local responsable de la restauration des milieux humides. Une contribution qui s’avèrerait au-delà de la protection offerte par la loi, note l'étude. "Dans la population québécoise, il y a un appétit pour protéger ces milieux", souligne Jérôme Dupras, titulaire de la chaire de recherche, qui y voit un changement de perception probant. "Si le même exercice avait été mené il y a 20 ans, il y a fort à parier que les gens auraient été moins prompts à se manifester pour protéger ces milieux, encore moins à payer pour leur conservation et leur restauration", estime le professeur en économie écologique au département des sciences naturelles de l'Université du Québec en Outaouais. Une majorité des Québécois d’un bout à l’autre de la province qui ont participé à l’enquête menée par l’entreprise Léger se sont dits préoccupés par la perte des milieux humides (83 %), dont 13 % extrêmement préoccupés et 29 % très préoccupés.
Si le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques évalue que les milieux humides représentent 10 % du territoire québécois, soit environ 17 millions d’hectares, ceux-ci occupaient autrefois une plus grande superficie avant d’être mis à mal par le développement urbain, l'exploitation forestière et agricole, notamment. "En 2005, un moratoire sur la destruction des milieux humides avait été demandé, parce que plus de 80 % d’entre eux avaient été transformés dans les bassins versants des régions métropolitaines", explique Jérôme Dupras. Bien que les préférences exprimées par les répondants soient cohérentes à l’échelle de la province, certaines régions se sont montrées plus investies dans la protection des milieux humides. C’est le cas des régions les plus urbanisées, comme Montréal, Lanaudière, les Laurentides et Laval, où l’on a observé un plus fort consentement à payer. "Le seul consentement nul ou négatif a été observé au Saguenay-Lac-Saint-Jean. On pourrait faire l’hypothèse qu’il y a une moins grande sensibilité au sein de la population, parce qu’il y a une plus grande disponibilité de ces milieux-là, ou encore que l’usage de ces milieux est moins direct pour les résidents", estime M. Dupras. À l’inverse, les habitants des régions où le développement urbain s’est fait au détriment de ces milieux, qui se sont dégradés au fil des ans, ont pu être conscientisés à l’importance de leur préservation.
Ce coup de sonde de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique tombe à point : les MRC (municipalités régionales de comté) en sont à élaborer leurs plans régionaux pour la protection des milieux humides, qu'elles doivent soumettre au ministère de l'Environnement.
Valérie Boisclair – Radio-Canada

 

Le Forum d’action sur l’eau publie les Actions concertées 2022
Le Forum d’action sur l’eau vise à offrir un lieu de concertation aux instances gouvernementales et aux intervenants concernés par la gouvernance de l’eau. Son but est de renforcer la gestion intégrée des ressources en eau par bassin versant. Il permet d’améliorer la coordination de l'action gouvernementale et de mieux arrimer les priorités du gouvernement avec celles des acteurs locaux et régionaux, notamment les organismes de bassins versants. Pour ce faire, des groupes de travail sur des sujets particuliers sont créés afin d'élaborer des recommandations et des mesures à prendre pour renforcer la protection de l'eau. Depuis sa création en décembre 2020, le Forum d’action sur l’eau à mis sur pied 7 groupes de travail qui couvrent les sujets suivants : Protection des plans d’eau et accès aux plans d’eau ;​ Contrôle des plantes aquatiques exotiques envahissantes ; Assainissement des eaux usées et nouvelles technologies d’assainissement ; Production et diffusion des connaissances sur l’eau ;​ Conciliation de l’aménagement du territoire et de la gestion intégrée de l’eau ; ​Sensibilisation et communication relatives à l’eau ; Étiages sévères et disponibilité de l’eau​ ; Pollution par les microplastiques ; Pollution diffuse.
Forts de l’exercice de concertation émanant des activités du Forum, les membres sont parvenus à regrouper les fruits des travaux des groupes de travail dans une publication, Actions concertées sur l’eau 2022. Celle-ci fait état des premières retombées concrètes de cette concertation ainsi que des pistes de réflexion pour une meilleure gestion des ressources en eau et des milieux humides et hydriques. Cette première publication se veut donc un exercice de synthèse des principaux thèmes abordés par les groupes de travail et le résultat d’une démarche visant la recherche de consensus entre les différentes autorités concernées.
Actions concertées sur l’eau 2022  

 

Montréal : Un couvercle d'égout saute après des pluies diluviennes 
Des orages violents ont causé des inondations éclairs à Montréal. Un couvercle d'égout a même sauté en laissant sortir de l'eau comme un geyser.
Radio-Canada en continu – 17 juin 

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Nouvelle-Écosse
Un nouveau refuge marin ouvert à l’exploration pétrolière et gazière
L’exploration pétrolière et gazière n’est pas formellement interdite dans le nouveau "refuge marin" mis en place plus tôt en juin par le gouvernement Trudeau au large des côtes de la Nouvelle-Écosse, a appris Le Devoir. Ce genre de mesure de protection doit pourtant permettre au Canada de préserver des écosystèmes vulnérables aux activités humaines, mais aussi de respecter ses objectifs de protection des océans.
Le 8 juin, le ministère Pêches et Océans Canada (MPO) a annoncé la création du "Refuge marin des canyons orientaux", une zone de plus de 44 000 kilomètres carrés située au sud de la Nouvelle-Écosse. Selon le gouvernement fédéral, ce projet a été conçu "pour aider à sauvegarder le milieu marin unique de la région". Il s’inscrit aussi dans "l’engagement du gouvernement à conserver 25 % des océans du Canada d’ici 2025, et 30 % d’ici 2030". Le MPO dit avoir ciblé la zone à protéger "en fonction des preuves scientifiques" qui démontrent que le secteur compte des "concentrations denses de coraux d’eau froide [formant] des habitats importants qui abritent une vie marine diversifiée". Ils sont aussi "vulnérables aux perturbations causées par diverses activités maritimes, notamment les pêches de fond, réalisées à l’aide de chaluts, de casiers, et de palangres". Dans ce contexte, "toutes les pêches de fond commerciales et communautaires seront désormais interdites dans le refuge marin", précise le ministère fédéral. L’exploration pétrolière et gazière n’est toutefois pas formellement interdite dans le nouveau refuge marin, même s’il n’y a pas présentement de projet du genre dans la zone ni de permis d’exploration. "La norme de protection pour d’autres mesures efficaces de conservation par zone, y compris les refuges marins, exige que toutes les activités humaines soient évaluées au cas par cas. Certaines activités peuvent être autorisées si les risques qu’elles posent pour la zone sont effectivement évités ou atténués, et si les autres mesures efficaces de conservation par zone continuent de fournir des résultats en matière de conservation de la biodiversité", précise le MPO dans une réponse écrite. C’est le cas des activités pétrolières et gazières, qui seraient "assujetties au processus d’évaluation environnementale du Canada pour leurs répercussions". Le ministère ajoute qu’"à l’avenir, s’il y a des permis ou des activités pétrolières et gazières approuvés dans un refuge marin, mais qu’aucune extraction n’a lieu, la zone de chevauchement continuera de compter pour la cible de conservation marine du Canada". Concrètement, cela signifie qu’un secteur où une entreprise réaliserait des forages exploratoires serait toujours comptabilisé comme étant un milieu marin protégé. Cependant, si le gouvernement fédéral autorisait un projet d’exploitation pétrolière ou gazière, la zone serait retirée du refuge marin. Pour le biologiste Sylvain Archambault, qui analyse ce genre de dossier depuis plusieurs années, le gouvernement fédéral fait preuve d’incohérence. C’est ce qu’on appelle désormais en France, la politique du "en même temps"…
Alexandre Shields – Le Devoir 

 

États-Unis/Canada
Pollution transfrontalière : La Maison-Blanche demande à Ottawa de coopérer
L'administration de Joe Biden se joint à d'autres groupes et agences pour demander au Canada de participer à une étude sur la pollution transfrontalière des eaux causée par l'exploitation de mines de charbon dans le sud de la Colombie-Britannique. Dans un communiqué, le département d'État américain a indiqué que le président Biden soutenait la tenue d'une étude conjointe sur le sélénium provenant des mines de charbon de l'entreprise Teck Resources dans la vallée Elk. Le sélénium se retrouve ensuite dans les rivières et les lacs au sud de la frontière. Le département a réaffirmé le soutien de l'administration à en référer conjointement à la Commission mixte internationale, en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909, pour le bassin versant de Kootenai concernant les impacts transfrontaliers de l'exploitation minière, indique le communiqué. Affaires mondiales Canada n'a pas immédiatement répondu à la demande. Le 2 juin, le porte-parole Adrien Blanchard déclarait dans un courriel que le Canada envisageait diverses options dans ce dossier.
Les États-Unis sont préoccupés depuis des années par les mines de Teck Resources. Les États du Montana et de l'Idaho, huit sénateurs américains, l'Agence de protection de l'environnement (EPA), l'Institut d'études géologiques des États-Unis et six communautés autochtones des deux côtés de la frontière ont tous déclaré que le sélénium libéré par les mines menaçait les poissons dans leurs eaux en aval. Plusieurs de ces groupes ont demandé un renvoi à la Commission mixte internationale, créée pour arbitrer les différends relatifs aux eaux transfrontalières. Lors de ces renvois, l'examen du problème et la formulation de recommandations ont presque toujours été menés conjointement par les deux pays. Le Canada et les États-Unis, par l'intermédiaire de la Commission, ont ainsi travaillé conjointement sur les problèmes des Grands Lacs, du lac Champlain au Québec et du bassin de la rivière Souris au Manitoba. La Commission s'est dite prête à examiner la question et a demandé au Canada de participer. Le département d'État américain indique que la participation du Canada conduirait à des recommandations impartiales et une communication transparente, renforcerait la confiance et forgerait une compréhension commune de cette question parmi les gouvernements locaux, autochtones, étatiques, provinciaux et fédéraux, ainsi que les parties prenantes et la population des deux pays. Le communiqué met l'accent sur les préoccupations des Premières Nations, soulignant l'engagement de l'administration Biden-Harris à renforcer les relations de nation à nation.
Teck Resources a elle-même reconnu le problème. L'entreprise a dépensé 1,2 milliard de dollars pour le traitement des eaux usées des sites miniers et prévoit de dépenser 750 millions dollars supplémentaires. Elle soutient qu'environ 95 % du sélénium est maintenant éliminé des eaux usées. Teck conteste toutefois les normes de sélénium "déraisonnablement basses" fixées par le Montana. L'entreprise soutient que ces normes, qui s'appliquent au bassin partagé par les deux pays, sont même inférieures aux niveaux naturels de sélénium dans les rivières en amont des mines. Pourtant, la Commission mixte a déjà indiqué que les concentrations de sélénium dans certaines parties de ce bassin versant (le lac Koocanusa) sont plus de cinq fois supérieures aux limites fixées par le Montana, bien que les niveaux soient plus bas ailleurs.
La Presse canadienne – Radio-Canada

 

États-Unis
Plus du tiers des Américains aux prises avec des catastrophes climatiques

Inondations, incendies dévastateurs, orages et vague de chaleur possiblement dangereuse pour un tiers de la population : à l'approche de l'été, les États-Unis ont subi de plein fouet une série de catastrophes liées aux changements climatiques. Près de 120 millions d'Américains ont été concernés à un degré ou un autre par une alerte à la canicule qui s'est abattue sur une partie du Midwest et du sud-est du pays. Cette chaleur, alliée à un fort taux d'humidité, a généré des températures bien supérieures à 37 °C dans de nombreux endroits. Dans certaines zones, le mercure est ainsi monté à 43 °C. "Dans de nombreux cas, si vous avez une assez forte vague de chaleur, vous allez trouver tout autour de sa limite des orages et des tornades, des inondations soudaines, des pluies diluviennes", explique Alex Lamers, expert de la météo nationale américaine. À la frange septentrionale du dôme de chaleur, les fortes températures entrent en collision avec des masses d'air frais et créent de violents orages. Les images publiées par l'Agence des parcs nationaux ont témoigné des dégâts causés par des inondations dans le parc de Yellowstone. Les crues mesurées sur la rivière sont au-delà des niveaux record, précise le site Internet de l'agence. Des alertes à la canicule ont parallèlement été lancées dans plusieurs régions de Californie et d'Arizona, où les températures et une sécheresse chronique aggravent encore les risques d'incendie. Deux feux, chacun ayant déjà parcouru plus de 120 000 hectares, continuaient à brûler dans l'État du Nouveau-Mexique. La quasi-totalité du sud-ouest des États-Unis est en proie à une sécheresse historique et des dizaines d'incendies ont déjà éclaté dans la région avant même le début de l'été. Les pompiers constatent que la fréquence, la taille et l'intensité des feux de forêts et de broussailles n'ont cessé d'augmenter ces dernières années et l'année 2022 promet encore une fois d'être redoutable de ce point de vue étant donné l'état actuel de la végétation.
Selon Alex Lamers, s'il est difficile de faire un lien direct entre le réchauffement et un phénomène météorologique isolé, les changements climatiques sont indéniablement un facteur aggravant. Dans chaque phénomène météo, il y a une part de malchance, précise-t-il, mais tous ont le climat pour toile de fond et pour faire simple, les changements climatiques pipent les dés et augmentent la probabilité d'avoir des événements extrêmes.
Radio-Canada

 

 

Économie

 

Vendée, France – Première pierre de la future unité d’affinage du programme de REUT
Le programme Jourdain de Vendée Eau, pionnier de la REUT indirecte pour sécuriser l’eau potable se concrétise avec la pose de la première pierre de l’unité d’affinage qui permettra, dès la fin de l’année 2023, de produire de l’eau de très haute qualité à partir d’eaux usées. Vendée Eau a confié à Veolia la construction, la réalisation et l’exploitation de cette unité d’affinage.
Les sécheresses, plus précoces et plus intenses, réduisent depuis plusieurs années l’accès à l’eau potable d’un nombre croissant de communes. En Vendée, l’eau potable provient à 90 % des eaux superficielles contre 30 % en moyenne en France, soumettant ainsi la ressource en eau à une forte pression. Vendée Eau grâce à son bouquet de solutions anticipe le risque d’un futur déficit en eau sur la Vendée. Une des solutions est le Programme Jourdain, pionnier en France et en Europe, ce démonstrateur va venir expérimenter la réutilisation indirecte des eaux usées traitées. Le projet est soutenu financièrement par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, le Conseil régional des Pays de la Loire, le Conseil départemental de Vendée et le Fonds européen de développement régional (FEDER).
Éprouvée et fiable, la technologie de réutilisation des eaux usées traitées (REUT) est déployée en Europe et au niveau mondial depuis des années. Elle représente un très grand potentiel pour la France où le taux de la réutilisation des eaux usées est actuellement en dessous de 1 %. L’unité d’affinage du programme Jourdain réceptionnera les eaux usées traitées issues de la station d’épuration des Sables d’Olonne et opérera un processus de traitement en 5 étapes pour éliminer la salinité, les composés microbiologiques et les micropolluants tels que pesticides, composés pharmaceutiques ou industriels. Une fois achevée, elle fonctionnera pendant 12 mois avec un rejet dans l’océan pour garantir les performances de traitement. Puis, de 2024 à 2027, le démonstrateur Jourdain fonctionnera en situation réelle. À l’issue de cette étape expérimentale (2026-2027), ces résultats permettront, après évaluation, de démontrer la pertinence de la réutilisation, de faire évoluer la réglementation et d’envisager, à terme, une augmentation de sa capacité et une réplication dans d’autres territoires français et européens. "L’étape expérimentale Jourdain permet à Vendée Eau d’anticiper et planifier ce que devra être la solution optimale de réutilisation des eaux, dans sa configuration pérenne. L’horizon 2040-2050 se prépare aujourd’hui", déclare Jacky Dallet, président de Vendée Eau. Pierre Ribaute, directeur général Eau France de Veolia, commente : "Nous sommes tout particulièrement fiers d’accompagner Vendée Eau dans la réalisation de ce projet pionnier en France. La REUT, ou réutilisation des eaux usées, répond de manière concrète aux enjeux de la raréfaction de la ressource en eau que nous connaissons actuellement, et qui permettra, nous en sommes convaincus, d’alimenter dans un futur proche des millions de citoyens en eau potable d’une qualité irréprochable. Veolia développe son expertise dans la REUT depuis plus de 20 ans grâce au déploiement de technologies de pointe parfaitement maîtrisées tant sur les plans sanitaire qu'environnemental, et ce projet en est la parfaite illustration." 
Veolia

 

Strasbourg, France – L’Eurométropole choisit le système d’analyse compact de Bürkert France
Quinze équipements type 8905 ont été récemment installés sur le réseau offrant ainsi une solution fiable et compacte aux services de la collectivité.
Le service de l’eau et de l’assainissement de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg a pu tester le matériel sur différentes stations de pompage pendant six mois avant de s'engager. "Cela a été une aide à la décision importante. Nous avons pu nous projeter et voir que cela marchait. Les équipes sur le terrain ont rapidement été convaincues par la prise en main. L'installation et l'étalonnage se sont faits simplement", observe Jean-Marc Weber, responsable Prospective ouvrages et Qualité de l'eau à l’Eurométropole de Strasbourg. "La taille réduite du boîtier a également permis de pallier les contraintes relatives à la topologie de certaines zones classées par les ABF (Architectes des Bâtiments de France). L’installation de petites armoires sur la voirie offre un accès discret et facile aux installations. La fiabilité des mesures, les coûts réduits de maintenance ou encore la réactivité de l'entreprise eu égard à sa proximité a également fait pencher la balance en faveur du système développé par Bürkert", précise Jean-Marc Weber. Actuellement, quatre paramètres sont contrôlés sur l’EMS : le pH, la température, le chlore et la conductivité. Grâce à la flexibilité de l’équipement, d'autres types de mesure pourront être ajoutés en fonction des besoins futurs de la collectivité. En cas de perturbations et/ou dépassements, le système est capable de répondre, selon sa programmation, soit, par exemple, en interférant avec le process de traitement, soit en envoyant des messages au personnel responsable. Les analyseurs d'eau 8905 utilisent des systèmes microélectromécaniques appelés MEMS. Fabriquée en France, cette microtechnologie rend les capteurs aussi petits qu'un composant de carte à puce et sont d'une grande fiabilité.
Bürkert France

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Saur et Purecontrol vont optimiser la consommation d’énergie des stations de traitement des eaux
Saur annonce le lancement du partenariat avec la société française Purecontrol dont l’objectif est d’optimiser la consommation d’énergie des stations de traitement des eaux grâce à l’intelligence artificielle. Après plusieurs projets pilotes concluants, Saur lance un déploiement généralisé de la solution sur les installations exploitées par le groupe contribuant ainsi à sa stratégie Zéro Net Emission qui vise notamment à réduire de 83 % son intensité carbone d’ici à 2023.
Purecontrol est une solution de pilotage innovante basée sur l’intelligence artificielle, qui permet de réduire significativement les coûts opérationnels et l’empreinte carbone en optimisant les opérations pour les industries et les acteurs de la gestion de l’eau. Après plusieurs projets pilotes concluants, la solution sera progressivement installée sur les exploitations françaises gérées par Saur pour analyser et piloter le fonctionnement des équipements les plus énergivores. À terme, cette solution bénéficiera à l’ensemble des stations internationales de traitement des eaux exploitées par le groupe.
Saur s’engage avec Purecontrol pour simplifier les opérations sur le terrain : respect des normes environnementales, réduction des risques de défaillances, optimisation des coûts énergétiques. Le pilotage de l’exploitation s’adaptera instantanément selon les prévisions météorologiques, la qualité amont de l’eau, les tarifs énergétiques, ou l’état de fonctionnement des équipements. Des risques maîtrisés, un impact carbone optimisé et une aide à l’exploitation en temps réel pour les opérateurs terrain. Christophe Tanguy, directeur des opérations de Saur, a déclaré : "Ce nouveau partenariat résulte de notre volonté d’assurer une transition énergétique de nos exploitations pour les rendre plus efficientes sur l’ensemble du territoire français. Nous veillons à être exemplaires aussi dans notre gestion de l’énergie. Comme pour toutes les industries, notre enjeu est double : maîtriser les coûts et décarboner. Ce partenariat avec Purecontrol va clairement nous y aider. Il témoigne aussi de notre volonté de rassembler tous les acteurs locaux autour des enjeux de l’eau afin de concrétiser notre ambition de devenir le champion de la transition hydrique d’ici 2030." Pour Geoffroy Maillard, CEO et co-fondateur de Purecontrol, "la signature de ce partenariat avec Saur est une avancée majeure pour le développement de Purecontrol. C’est également une reconnaissance solide de la pertinence et l’expertise de Purecontrol pour les industriels et collectivités. Une chose est sûre, l’année 2022 marquera un tournant pour la croissance de Purecontrol, en France mais également à l’international." 
Saur – Purecontrol

 

Saur et Aquassay proposeront une offre adaptée aux enjeux de la transition hydrique
Saur signe un partenariat avec Aquassay, société d’ingénierie spécialiste de l’efficacité hydrique, pour développer et proposer à ses clients de nouvelles offres destinées à faire évoluer les usages de l’eau vers une consommation raisonnée. Avec ce partenariat, le groupe Saur confirme son ambition de devenir le champion de la transition hydrique d’ici 2030 et se positionne comme un partenaire de choix pour répondre aux enjeux de l’eau de ses clients.
Pour accompagner l’adaptation de territoires exposés à un stress hydrique croissant, lié au dérèglement climatique et à l’évolution des usages de l’eau, il est nécessaire de faire également évoluer la manière dont nous appréhendons ces usages, les mesurons, et les comprenons, afin de progresser vers une gestion plus intégrée de la ressource. C’est le fondement du partenariat entre Saur et Aquassay dont l’objectif est d’accompagner les clients du groupe, collectivités locales et industriels, dans le diagnostic de leurs usages de l’eau, l’analyse du potentiel d’économies de leurs installations et la mise en place de nouveaux modèles pour les accompagner dans leur transition hydrique. Ces stratégies explorent l’ensemble des leviers de l’efficacité hydrique : mieux consommer, mieux produire et moins rejeter, en agissant prioritairement sur la performance des usages et des traitements auprès des grands consommateurs. En cohérence avec sa stratégie RSE, sa feuille de route 2021-2025 et les indicateurs de performance sur lesquels le groupe s’est engagé fin 2021 à l’occasion de sa première émission d’obligations durables, Saur est déterminé à agir pour réduire les prélèvements en eau sur l’ensemble des installations qui lui sont confiées. Avec le soutien d’Aquassay, Saur sera en mesure de mieux identifier les leviers d’économies en eau à sa disposition, que ce soit sur la performance des réseaux et des usines de traitement ou du côté de la consommation finale par ses clients (industriels, collectivités, usagers).
"Ce nouveau partenariat est la démonstration de notre engagement en faveur de la coalition de l’ensemble des acteurs de l’eau pour redonner à l’eau la valeur qu’elle mérite. Je suis fier du partenariat conclu avec l’entreprise Aquassay, qui poursuit la même ambition que notre Groupe : assurer la transition hydrique de tous les acteurs, collectivités et industriels, par le développement de solutions concrètes d’optimisation des consommations afin de protéger et préserver la ressource la plus précieuse de notre planète", a déclaré Patrick Blethon, président exécutif du groupe Saur. Stéphane Gilbert, président d’Aquassay, rappelle : "En créant Aquassay en 2015, notre analyse de la situation était simple : gestion de l’eau, fin du monde "open bar". Notre ambition était donc de développer une nouvelle stratégie de gestion de l’eau, adaptée au monde contraint dans lequel nous entrons. Nous avons depuis démontré l’utilité de cette stratégie, ainsi que des méthodes et des outils qui lui sont associés, notamment en accompagnant des leaders industriels mondiaux. Aujourd’hui, l’accord signé avec le groupe Saur est une étape majeure du déploiement à grande échelle de cette stratégie et nous sommes tout particulièrement heureux d’avoir trouvé dans ce nouveau partenaire un allié pleinement engagé dans la transition hydrique, avec des objectifs et une intelligence métier à hauteur de cet enjeu mondial et vital."
Saur – Aquassay

 

Suez remporte plusieurs prix d’excellence dans le secteur de l’eau en Chine
Le prix annuel le plus prestigieux du secteur de l’eau en Chine a reconnu Suez comme l’une des entreprises de l’eau les plus influentes du pays en 2021. Suez est, en outre, la seule entreprise étrangère à recevoir ce prix chaque année depuis sa création. Dans le même temps, trois coentreprises de Suez, Macao Water, Jiangsu Sino French et Chongqing Sino French, ont été distinguées parmi les entreprises de l’eau les plus socialement responsables de Chine (Most Socially Responsible Water Company) pour leurs performances exemplaires et leur impact social. Parmi elles, Macao Water et Jiangsu Sino French reçoivent ce prix pour la 10ème année consécutive depuis sa première édition, en 2012. Par ailleurs, cinq projets d’infrastructure de traitement de l’eau de Suez en Chine ont été sélectionnés en tant qu’études de cas afin d’identifier les meilleures pratiques mises en place dans le secteur de l’eau. La station d’épuration de Tangjiatuo à Chongqing a également été reconnue comme une référence en matière de gestion sophistiquée du traitement des eaux usées. Depuis sa création en 2003, le prix des 10 entreprises de l’eau les plus influentes de Chine (10 Most Influential Water Companies) est largement considéré parmi les entreprises de l’eau chinoises comme une référence crédible et fiable. La sélection de 2021 a attiré les candidatures d’environ 400 entreprises du secteur de l’eau. Suez a été reconnue comme une "entreprise à capitaux étrangers modèle" (Model Foreign-invested Water Company) pour ses solutions innovantes, développées au cours de près de cinq décennies d’activités en Chine, ses services spécialisés de gestion de l’eau pour les clients municipaux et industriels, et son rôle de premier plan dans la valorisation de l’industrie chinoise de l’eau ainsi que sa contribution aux objectifs de décarbonation de la Chine pour 2030-2060.
"Au cours de ces 50 dernières années de croissance continue en Chine, Suez développé des relations solides dans le pays. Nous avons apporté aux gouvernements et clients industriels chinois notre technologie de classe mondiale, notre expertise opérationnelle et managériale et nos solutions innovantes pour contribuer à l’atténuation du changement climatique et à la gestion durable des ressources. Nous sommes très heureux et fiers d’accompagner la croissance rapide et dynamique des services à l’environnement en Chine. Je suis convaincu que les entreprises étrangères resteront des contributeurs importants au développement durable de la Chine à l’avenir. En 2022, Suez s’est lancée dans une nouvelle aventure. Nous avons continué à donner la priorité au développement commercial, en produisant des solutions phares dans la gestion de l’eau et des déchets avec des partenaires locaux, et en poursuivant notre engagement inconditionnel en faveur du développement durable de la Chine", a déclaré Steve Clark, directeur général Asie.
Suez 

 

Géorgie, États-Unis – H2O Innovation renouvelle son contrat à Monroe County
H2O Innovation renouvelle son contrat d’opération, de gestion et de maintenance (O&M) avec la ville de Monroe County, en Géorgie aux États-Unis, pour une période additionnelle de 5 ans. Ce contrat, d’une valeur de 3,3 millions de dollars canadiens, porte le carnet de commandes d’O&M de l'entreprise à 131,5 millions de dollars. Ce renouvellement comprend une augmentation annuelle basée sur l’indice des prix à la consommation (IPC) ainsi que l’ajout d’une nouvelle ressource.
Monroe County est un client de longue date d’H2O Innovation et est considéré comme l'une des communautés dont la croissance est la plus rapide au centre de la Géorgie, desservant maintenant plus de 3 800 clients. 
H2O Innovation

 

 

Évènements

 

07-09 juin 2022, Ardes-sur-Couze – France
Colloque final du programme Tourbières du Massif Central
La fin du programme "Tourbières du Massif Central" est proche, et l’heure du colloque final est arrivée ! Le Pôle-relais tourbières de la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels organise pour l’occasion, à Ardes-sur-Couze (Puy-de-Dôme), un colloque qui sera axé autour de : la Connaissance, la Restauration, la Sensibilisation et l’Avenir des tourbières du Massif Central. Le programme sera disponible dans les prochains mois mais les personnes souhaitant communiquer sur un projet ou se préinscrire peuvent dès à présent contacter l'organisateur.
Formulaire

 

14-15 June 2022, Brussels – Belgium
Water Innovation Europe 2022
Call open to be one of the WIE2022 award winners, sponsors, exhibitors or media partners
Media organization, water expert, researcher, business, international or national institution have a role to play at the Water Innovation Europe 2022 event, coming up on June 14-15, under the theme ''What is the role of water in the net-zero society?''. The call is now open to apply for your participation through 4 different categories to leave your mark on this year’s edition.
With over 500 participants from all around Europe last year, Water Europe annual conference Water Innovation Europe has grown to become the landmark event of the European water sector every summer. The event brings together all the aspects of the sector: scientists and technology developers, utility representatives, large water users, European and national/regional policy makers and finance experts. Water Innovation Europe offers an open platform for information gathering and networking among the most influential stakeholders from within and beyond the water sector. Its objectives are to: Shape Europe’s Water Future with op-note speakers of the water sector offering new perspectives and insights; to collaborate, debate and discuss with a targeted panEuropean audience; Connect, network and be part of the discussions with EU level decision makers and leading actors and companies from across the whole water value chain; Learn about new technologies, innovations and projects that will allow you to get the vibe of the current and future market trends and how you can take advantage of them; Contribute actively to achieve a Water-Smart Society.
Water Innovation Europe 2022 

 

29-30 juin 2022, Rennes – France
Carrefour des gestions locales de l’eau

Prévue initialement en janvier 2022, la 23ème édition du Carrefour des gestions locales de l’eau, organisée par le réseau IDEAL en partenariat avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et la Région Bretagne, se tiendra les 29 et 30 juin 2022 à Rennes. Chaque année, ce rendez-vous majeur dans le domaine de l’eau en France réunit les décideurs des collectivités en charge de l’eau pour confronter leurs analyses et leurs expériences.
Une réunion plénière sur le thème "Quelles réponses face au défi climatique pour l’eau dans l’Union européenne ?" et deux ateliers ("Face à l’urgence climatique, quels défis relevés sur nos territoires ?" et "Faire de l’adaptation au changement climatique l’enjeu-clé de l’aménagement durable du littoral du bassin Loire-Bretagne") seront organisés en parallèle des échanges sur le stand de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne.
Information et inscriptions

 

30 juin 2022, Rennes – France
La politique de l’eau en France est-elle à la hauteur des enjeux ? Focus sur les agences de l’eau
Organisée par le Cercle Français de l'Eau dans le cadre du Carrefour des gestions locales de l'eau, cette conférence se focalisera sur les acquis et défis des agences de l'eau. Les enjeux sont colossaux : raréfaction de la ressource, conflits d’usages, pollutions, dégradation des milieux, etc., depuis la loi de 1964, les agences de l’eau sont les chevilles ouvrières de la politique de l'eau en France. Où en sont-elles aujourd’hui face aux exigences communautaires ? Quelles pistes pour renforcer leur action climatique ? Interviendront : Bruno Cinotti, membre du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), co-rapporteur "Audit interne des agences de l’eau", Olivier Thibault, directeur de l’Eau et de la Biodiversité (DEB)au ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Thierry Burlot, président du Comité de Bassin Loire-Bretagne et président du Cercle Français de l'Eau (CFE).
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29 juin-01 juillet 2022, Grand-Bornand – France
PREVIRISQ Inondations 2022

Retour sur la catastrophe du Grand-Bornand et sur celles de 2020 en Allemagne et Belgique. En quoi ces évènements extrêmes impactent les territoires ? Comment ils s’y adaptent, réagissent et agissent ? Deux tables rondes seront animées par la Société Hydrotechnique de France (SHF) et l’Association française pour la prévention des catastrophes naturelles et technologiques (AFPCNT) avec en invités : André Perillat-Amédé, maire du Grand-Bornand Martial Saddier, président du Conseil départemental de la Haute-Savoie et président du Comité de bassin Rhône-Méditerranée Bruno Forel, président du SM3A et co-président de l'Association nationale des élus de bassins (ANEB) et Frédéric Molossi, président de l'ANEB. Les 3 journées se poursuivront à travers des exercices de mises en situation et des présentations sur les nouveaux outils et études en cours, ainsi que des forums et des visites pour rencontrer les acteurs nationaux et territoriaux de la prévention des inondations.
PREVIRISQ Inondations

 

04-08 juillet 2022, Lyon – France
I.S.Rivers 2022
Avec 210 communications orales et posters, I.S. Rivers permet de prendre connaissance des dernières expériences opérationnelles, techniques et scientifiques françaises et internationales. Depuis 2012, I.S. Rivers met en réseau à une échelle internationale des chercheurs, gestionnaires, techniciens, décideurs, tous acteurs des fleuves et grandes rivières. Son ambition est toujours aussi forte : partager les avancées scientifiques et expériences conduites sur ces milieux, favoriser le croisement des approches permettant d’échanger sur les leviers d’action pertinents pour une gestion durable des fleuves et grandes rivières. Face à la pandémie, la ZABR et le GRAIE ont organisé 4 webinaires qui ont permis de rassembler la communauté I.S.Rivers et de maintenir la dynamique pour se réunir nombreux, en présentiel, en 2022. 77 fleuves et grandes rivières sont à l’honneur en 2022. Ils sont à découvrir selon 4 parcours thématiques, sous l’angle de leur trajectoire, leur fonctionnement, leur restauration écologique et leurs enjeux de gestion, et des interactions qu’ils tissent avec les hommes et les sociétés. 
Programme

 

07-09 juillet 2022, Forcella Piccola dell’Antelao – Italie
Ressources en eau : Des Dolomites à la mer
Le symposium "Ressources en eau : des Dolomites à la mer" aura lieu du 7 au 9 juillet. L'événement, dirigé par la ville de Venise et co-organisé par le Bureau régional de l'UNESCO pour la science et la culture en Europe, au Rifugio Galassi, discutera de la nécessité de promouvoir la gestion durable de l'eau, notamment dans les zones de montagne. Le symposium examinera comment protéger au mieux les ressources en eau des zones de montagne à la mer et passera en revue les meilleures pratiques en matière de gestion de l'eau et de contribution à la réalisation de l'ODD 6 Eau propre et Assainissement. Lors du symposium, le Bureau régional de l'UNESCO présentera les travaux du Programme hydrologique intergouvernemental (PHI), du Programme mondial d'évaluation des ressources en eau et de ses Rapports mondiaux sur la mise en valeur des ressources en eau. Plusieurs chaires UNESCO seront également présentes à l'événement, ainsi que le Réseau mondial des musées de l'eau, une initiative dirigée par l'UNESCO-PHI.
UNESCO

 

11 juillet 2022, Bordeaux – France
Micropolluants dans l'eau, un enjeu pour le vivant

La mutation de nos modes de vie et de consommation continue de produire de nouveaux polluants organiques ou minéraux qui peuvent avoir un impact notable sur les usages et les écosystèmes. La présence de ces micropolluants dans les milieux aquatiques est susceptible d’avoir une action toxique sur les organismes vivants, même à des concentrations très faibles. Initié par l’Agence de l’eau Adour-Garonne et l’Office français de la biodiversité en partenariat avec Bordeaux Métropole, la région Nouvelle-Aquitaine et le comité stratégique de la Filière Eau, le colloque souhaite mettre en avant les nouvelles connaissances, le lien entre les activités à terre et la qualité des eaux, y compris marines ainsi que les leviers pour réduire cette pollution en cohérence avec l’ambition nationale d’une transition écologique.
Eau Grand Sud-Ouest

 

27 août-03 septembre 2022, Les Mathes – France
Université d'été du MNLE à La Palmyre

Le Mouvement national de lutte pour l'environnement (MNLE) organisera cet été sa 27ème Université sur le thème "Territoires Villes Espaces publics Habitat Travail". Le programme est ambitieux, destiné à cerner les enjeux du vivre en ville (nous sommes 80 % d'urbains), et du vivre à la campagne (70 % du territoire national est rural). Quelles relations entre les deux ? Bien des villes sont devenues invivables, et nombre de territoires ruraux, privés de tout. Comment redonner à nos campagnes l'intensité de vie et les services publics dont elles ont besoin, dans un rapport harmonieux avec la ville ?
Inscriptions

 

08 septembre 2022, Lalacelle – France
Les tourbières et le carbone : De la recherche scientifique à la gestion conservatoire
Colloque organisé en partenariat avec les Parcs naturels régionaux Maine-Normandie et Cotentin Bessin, ainsi que le Pôle-relais tourbières de la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels.
Le groupe d’étude des tourbières est une association à but non lucratif dont l’objectif principal est de mettre en relation les professionnels impliqués dans la gestion et la connaissance des tourbières afin de favoriser les échanges et les faire progresser collectivement dans leurs domaines respectifs. Il organise annuellement une session de terrain et, tous les deux ans, un colloque accompagne la session de terrain. Cette année, le thème est celui des tourbières et du carbone, du point de vue des scientifiques et des gestionnaires d’espaces naturels. Ce sujet est en plein développement avec une actualité riche que les organisateurs tenteront de synthétiser et de porter à la connaissance du plus grand nombre. L’objectif est d’une part de faire le point sur les différents programmes de recherche en cours et leurs principales conclusions et d’autre part d’aborder le point de vue des gestionnaires et la façon dont ils intègrent cet enjeu carbone dans leur démarche de gestion des tourbières.
Programme

 

22 septembre 2022, Lyon – France
Gestion des Effluents Non Domestiques
La gestion des effluents non domestiques est un enjeu majeur pour la maîtrise du système d’assainissement et la réduction à la source des micropolluants. Elle passe par la mise en place d'une organisation spécifique. Ce rendez-vous annuel, de portée nationale, dont c'est la 13ème édition, est une occasion unique d'échanger avec des collègues et professionnels du secteur et d'actualiser vos connaissances sur cette thématique. Trois orientations particulières au programme de cette année : 1. Les actualités locales et nationales autour de la gestion des effluents non domestiques et des micropolluants ; 2. Le diagnostic vers l’amont et le plan d’actions à l’échelle d’un territoire ; 3. Un zoom sur le secteur du "traitement de surface, de l’usinage et du travail des métaux".
Par ailleurs les organisateurs – le GRAIE et la FNCCR – attendent vos clichés pour présenter une exposition photo. L’objectif est de mettre en avant les problématiques rencontrées, les modes de faire et les solutions mises en œuvre par les collectivités et leurs partenaires au sein des territoires.
Programme

 

10-14 October 2022, Nanjing – China
14th International Symposium on Ecohydraulics – ISE 2022

The IAHR Ecohydraulics Committee and the local organizing committee organize the 14th International Symposium on Ecohydraulics (ISE 2022) that will be held on October 10-14, 2022 in Nanjing, China. Ecohydraulics is a rapidly developing inter-discipline of ecology and hydraulics brought about by the ever-growing concern of aquatic and riparian ecology. Launched in 1994, the International Symposia on Ecohydraulics aim to provide a platform for scientists and engineers worldwide to discuss cutting-edge scientific progress, compare and evaluate state-of-the-art technical methods, and recommend them to the end-users. The symposium will have six keynote sessions and 40 general sessions under the themes of "Ecohydraulics in Practice" and "Fundamentals of Ecohydraulics". There will be another 10 special sessions.
ISE 2022

 

14 octobre 2022, WEB Grand Est – France
Polluants émergents, partageons les connaissances

Perchlorates, bromures, métabolites, résidus médicamenteux, perturbateurs endocriniens… le Grand Est doit faire face à ces polluants, certains d’après-guerre, d’autres plus récents. Les polluants émergents sont un enjeu à part entière identifié dans le plan de gestion des eaux, SDAGE 2022-2027. Ce webinaire a pour objectif de partager, à partir de cas concrets, les connaissances sur les diagnostics réalisés mais aussi sur les plans d’actions déployés. Il porte également l’ambition de consolider une communauté de travail mobilisée face à l’enjeu des polluants émergents. Le rendez-vous s’inscrit en déclinaison du plan micropolluants et des 3èmes plans national et régional Santé Environnement.
Inscriptions

 

07-08 novembre 2022, Paris – France
La ressource en eau en Île-de-France
La ressource en eau en Île-de-France dans un contexte de dérèglement climatique : regards croisés et dialogue territorial. Le colloque régional, organisé par la FNE Île-de-France, se tiendra à l'Hôtel de Ville de Paris. Il abordera les thèmes suivants : Ressource en eau dans le bassin de la Seine : quel état des lieux ? Conflits d'usages à venir, quelles solutions pour le partage de la ressource ? Comment crée-t-on du savoir scientifique dans le domaine de l'eau ? Comment construire une culture commune autour de ces sujets dans les territoires ?
Inscriptions

 

22 novembre 2022, Lyon – France
Journée Technique de l'Observatoire des sédiments du Rhône
Cette journée de restitution est organisée par le GRAIE et les scientifiques de l’Observatoire des sédiments du Rhône (OSR) avec le soutien des partenaires du Plan Rhône. Elle permettra d’échanger sur les apports opérationnels de l’OSR, un dispositif ayant pour mission de produire, rassembler et diffuser des connaissances sur les processus hydro-sédimentaires et les pollutions associées. La journée sera marquée par la diffusion d’un ouvrage de synthèse L’Observatoire des Sédiments du Rhône. 12 années de recherche pour la connaissance et la gestion sédimentaire du fleuve. Les chercheurs et les acteurs de la gestion du fleuve présenteront les dernières avancées scientifiques et les outils de l’OSR ainsi que les perspectives de recherche appliquée à horizon 2030. 
OSR-GRAIE 

 

07-08 décembre 2022, Paris – France 
Sommet de l'eau des Nations unies sur les eaux souterraines 
Le Sommet ONU-Eau sur les eaux souterraines sera le point culminant de la campagne 2022 "Eaux souterraines : Rendre visible l’invisible", mise en œuvre par la Task Force de l’ONU-Eau, coordonnée par l’UNESCO et le Centre international d’évaluation des ressources en eaux souterraines (IGRAC), au nom de l’ONU-Eau. Les principaux messages du Sommet seront transmis à la Conférence 2023 des Nations unies sur l’eau. Le Sommet a pour objectif d’attirer l’attention sur les eaux souterraines au plus haut niveau international, en culmination de la campagne "Eaux souterraines : Rendre visible l’invisible" qui a été conduite toute l’année. Le Sommet utilisera comme référence le Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau 2022 (WWDR 2022) axé sur les eaux souterraines, et le Cadre mondial d’accélération de l’ODD 6 comme ligne directrice pour définir des actions vers une utilisation et une protection plus responsables et durables de cette ressource naturelle vitale. Le sommet unifiera les déclarations de tous les événements majeurs liés aux eaux souterraines dans un message pour la Conférence 2023 des Nations unies sur l’eau. Dans le cadre du Sommet de l'ONU sur les eaux souterraines, les 7 et 8 décembre 2022, un appel à manifestation d'intérêt pour l'organisation d'événements parallèles au Sommet est ouvert. Les événements parallèles pré-Sommet auront lieu le 6 décembre 2022 au siège de l'UNESCO à Paris, la veille du début du Sommet. Tous les événements parallèles acceptés se tiendront dans les mêmes locaux et seront annoncés sur le portail du Sommet comme faisant partie du programme. Ces événements parallèles sont l'occasion de rendre les eaux souterraines visibles et de contribuer à façonner les messages qui seront transmis à la Conférence 2023 des Nations unies sur l’eau en mars 2023. La date limite est fixée au 10 juillet 2022.
UNESCO

 

 

Formations

 

Gestion à la source des eaux pluviales urbaines
Formation sur l'outil OASIS – Paris, 11 octobre 2022
Fin 2021, le LEESU (Ponts ParisTech) et le CEREMA ont mis en ligne l'outil OASIS qui vise à faciliter la prise en compte des évènements fréquents dans le dimensionnement des dispositifs de gestion à la source des eaux pluviales urbaines. L'équipe de développement d'OASIS organise une formation à l'outil le 11 octobre 2022 de 14h00 à 17h30. Le lieu de la formation (facilement accessible depuis Paris) sera précisé au cours de l'été. L'objectif est de rassembler les utilisateurs potentiels autour d'applications d'OASIS pour différents cas d'études, dans un format interactif. La formation comprendra une courte introduction, une séquence dédiée aux cas d'études pour laquelle les participants seront répartis en plusieurs groupes, ainsi qu'une restitution commune. Le nombre de participants étant limité, la priorité sera donnée aux premiers inscrits.
Inscriptions

 

Chaire AgroParisTech-Suez – 47 nouveaux diplômés
Ce 14 mars a eu lieu la remise des diplômes pour les 47 managers opérationnels du Master OpT de la Chaire AgroParisTech Suez – Eau pour Tous, venus de 31 pays, en présence du Dr Letitia A. Obeng, Mentor de la promotion 2021-2022.
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Les 47 diplômés de la promotion 2021-2022 / Dr Letitia A. Obeng (dont 18 sont des femmes) ont développé une vision stratégique pour leurs services, qu’ils et elles vont mettre en œuvre à leur retour dans leur pays en tant que managers. Ils et elles ont développé toutes les capacités pour mettre en œuvre et avoir un réel impact sur la gestion de l’eau et l’assainissement dans leur pays. 
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"

 

Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
AgroParisTech, Suez et sa Fondation avec l’Agence française de développement, l’ESSEC Business School et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse, s’engagent pour une Chaire partenariale de classe mondiale de quatre ans, afin de répondre aux défis climatiques et urbains des pays émergents. Le partenariat académique est également étendu avec la mise en place d’accords avec deux établissements africains (UCAD-ESP au Sénégal, KNUST au Ghana). Ce projet pédagogique et scientifique au cœur du pôle Eau d’AgroParisTech et du Centre international de l’UNESCO porte une offre de formations enrichie avec notamment le développement du e-learning.
Garantir l’accès de tous à une eau et un assainissement de qualité, tout en assurant une gestion durable des ressources en eau, représente un défi considérable pour les opérateurs des services publics ou privés, notamment dans les pays émergents et en développement. Créée en 2009, la Chaire AgroParisTech Suez-Eau pour Tous, centre de formation et de recherche unique, ayant déjà formé près de 300 managers et dirigeants des services d’eau et d’assainissement des pays en développement, répond à la volonté de Suez et d’AgroParisTech de contribuer au renforcement des compétences des cadres et dirigeants pilotant ces services et participer ainsi à l’atteinte des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Avec l’accélération de l’urbanisation et du changement climatique, AgroParisTech, Suez, la Fondation Suez et l’AFD poursuivent leur partenariat pour construire un centre de classe mondiale de formations au management stratégique des services publics d'eau et d'assainissement, à destination des cadres dirigeants et équipes de direction générale, des hauts-managers en instance d’accéder à ces fonctions et des cadres opérationnels ou fonctionnels en position de management. L’ESSEC, établissement leader de la formation en management en Europe, dont l’ambition est d’accompagner et influencer la transition écologique et sociale de nos sociétés par la formation et la recherche, devient nouveau partenaire académique et contribuera à enrichir la pédagogie orientée résultats et service sur le management stratégique et de projets.  Ancré dans l'écosystème universitaire de recherche montpelliérain, ce pôle s’appuie sur une dynamique universitaire régionale. AgroParisTech est membre de l’Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement, du Centre international de recherche interdisciplinaire sur la dynamique des systèmes hydriques, labellisé UNESCO, en raison de ses formations d’excellence, travaux et recherches internationaux sur l’eau, et porteur de la KIM WATERS au sein de l’i-Site Montpellier Université d’Excellence (MUSE). Montpellier accueille en outre le pôle de compétitivité eau France Water Team et renforce les liens avec les professionnels du secteur de l’eau. La Chaire est au cœur de ce pôle d’excellence.
Les formations, qui y sont déployées depuis 2021 à distance, englobent : des formations sur les différentes fonctions d’une entreprise de service public de l’eau et de l’assainissement, ses enjeux globaux (exploitation des infrastructures, gestion clientèle, gestion des ressources humaines, gestion du patrimoine, contrôle des coûts, finance …) pour permettre aux responsables de diagnostiquer, fixer des objectifs à moyen et long terme, construire les plans d’action afférents, les piloter ; des formations sur les problématiques de direction générale : management et planification stratégiques, cadrage et coordination des plans d’actions par fonction, relations institutionnelles, relations avec les parties prenantes ; des formations sur le management de projet : cadrage, diagnostic opérationnel, conception d’un plan d’action, conduite, réception, méthodologies et outils, résolution de problèmes ; des formations continues à l'international auprès des acteurs de l’eau in situ (Afrique et Asie notamment).
Le MS OpT – International Executive Master "Eau pour Tous" proposé par la Chaire et porté par AgroParisTech est accrédité par la Conférence des Grandes Écoles et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse est partenaire de la Chaire par le financement de bourses pédagogiques, dans le cadre de sa politique internationale d’intervention pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays du Sud. La Chaire y développe des formations pour davantage de transferts de savoir-faire vers des écoles de management internationales ou des centres d'excellence africains ou asiatiques, en enseignement supérieur et en recherche, afin d’établir une stratégie de déconcentration des formations et de renforcement des capacités des organismes de formation partenaires au Sud.
La Chaire soutient des programmes de recherche visant au développement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement par l’amélioration du management des services, notamment par l’analyse des conditions économiques, politiques, institutionnelles et managériales, et par l’analyse du cadre de gouvernance. Les actions de recherche sont définies sur la base des propositions du conseil scientifique, dont les membres sont des personnalités reconnues de la recherche. La Chaire entend favoriser la progression et le partage des savoirs, en étant un lieu de rencontre entre managers des services de l’eau et de l’assainissement, et chercheurs. Elle organise tous les deux ans des rencontres scientifiques destinées à un public international. Depuis sa création en 2009, la Chaire depuis sa création totalise : 13 promotions du MS OpT – International Executive Master (7 francophones et 6 anglophones) ; 243 auditeurs formés au sein de l’International Executive Master pour le titre de "manager des services urbains d’eau et d’assainissement" venant de 55 pays sur 4 continents ; plus de 100 sociétés et institutions de l’eau et de l’assainissement d’Asie et d’Afrique ayant renouvellé l’inscription de leurs managers à l’International Executive Master ; plus de 50 intervenants, professionnels des secteurs de l’eau et l’assainissement, et une trentaine de coaches par promotion, dont une vingtaine de collaborateurs Suez ; 48 directeurs généraux formés au management stratégique venant de 20 pays d’Afrique et d’Asie.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Interview – Xavier Litrico, directeur scientifique et de la recherche du groupe Suez et président du comité d’orientation stratégique de la Chaire


Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de : développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ; intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ; valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.
Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, ont créé une formation aux métiers de l’eau. À la clé de cette formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers" depuis 2016, est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
Contact –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'hommes, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières