Instantanés juillet-août 2026Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations |
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NÉPAL
La catastrophe a été induite par un effondrement de glacier du Langtang Lirung, à une altitude d'environ 5 200 mètres. Que sait-on du lien avec le réchauffement climatique dû aux activités humaines pour les glaciers de ce secteur ?
Les éclaircissements de Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, Paris Saclay, co-responsable du centre Climat Société de l'Institut Pierre-Simon Laplace.
Une étude scientifique approfondie publiée en juin 2026 apporte des réponses très claires : perte de masse qui accélère depuis les années 1990 ; accélération du recul de la surface des glaciers de ce secteur depuis la fin du XXe siècle ; amincissement généralisé ; remontée en altitude de la ligne d'équilibre (là où l'accumulation contre-balance la fonte) de 175 mètres pour atteindre 5 500 mètres à partir des années 2010 ; réchauffement prononcé, amplifié en altitude (+0,3 °C par décennie 1964-2003 au-dessus de 4 000 mètres) ; amincissement qui s'est propagé vers l'amont des glaciers ; fragmentation des glaciers et déconnexion amplifiant le recul en altitude avec la formation de falaises de glace instables et, en vallée, la dégradation de langues de glaciers couvertes de débris.
Pour rappel, une analyse à l'échelle mondiale montre que chaque kg de CO2 émis (principalement par l'utilisation d'énergies fossiles, pétrole, charbon et gaz) entraîne la fonte d'environ 15 kg de glace de glaciers, et de multiples impacts qui peuvent devenir catastrophiques, comme au Népal.
Pour rappel, une analyse à l'échelle mondiale montre que chaque kilogramme de CO2 émis (principalement par l'utilisation d'énergies fossiles, pétrole, charbon et gaz) entraîne la fonte d'environ 15 kg de glace de glaciers, et de multiples impacts qui peuvent devenir catastrophiques, comme au Népal.
L'article co-écrit par une équipe internationale – Global and Planetary Change
CLIMAT
Intensification attendue du puissant épisode El Niño
Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), El Niño continue de s'intensifier progressivement et devrait dominer les régimes climatiques mondiaux au cours de la période d'août à octobre, augmentant ainsi la probabilité de températures supérieures à la normale dans une grande partie du monde et entraînant des changements significatifs dans les régimes de précipitations. Associé à des températures océaniques exceptionnellement élevées à l'échelle mondiale et à la probabilité d'une phase positive du dipôle de l'océan Indien, le phénomène El Niño en cours de formation devrait définir les régimes météorologiques de nombreuses régions du monde ces prochains mois.
OMM
Les océans enregistrent leur plus chaude journée de l'histoire
La température des eaux de surface des océans mondiaux a atteint 21,1 °C en moyenne le samedi 22 août, un record absolu sur une journée, sous l'effet du réchauffement climatique et du développement du phénomène El Niño, a annoncé l'observatoire européen Copernicus. Ce record de température dépasse celui établi en mars 2024, à 21,09 °C.
Alors que le phénomène El Niño revient tous les deux à sept ans, celui de cette année pourrait être le plus important jamais connu. Il s'ajoute à la tendance de fond du réchauffement des océans qui, elle, est causée par les activités humaines et ses émissions de gaz à effet de serre, alors même que les océans jouent un rôle de régulateur du climat en absorbant 90 % de la chaleur excédentaire générée par l'effet de serre.
Risques accrus dans le Pacifique Sud-Ouest
Selon le rapport sur l'état du climat dans le Pacifique Sud-Ouest 2025, que vient de publier l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la vaste étendue océanique du Pacifique Sud-Ouest se réchauffe et s'acidifie, ce qui nuit aux économies locales et aux écosystèmes marins, tandis que l'élévation du niveau de la mer menace les nations insulaires de faible altitude et les populations côtières vulnérables.
OMM
SOLS
Un nouveau rapport met en garde contre l'aggravation de la dégradation des sols, alors que l'adoption de solutions éprouvées tarde à se généraliser
La dégradation des sols continue de s'aggraver dans de nombreuses régions du monde, tandis que les pratiques éprouvées visant à protéger et à restaurer les sols ne sont toujours pas adoptées au rythme et à l'échelle requis, selon une nouvelle évaluation mondiale majeure publiée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Le rapport Status of the world's soil resources 2026 (État des ressources en sols dans le monde 2026), assorti de nouvelles recommandations élaborées conjointement avec la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CLD), a été présenté lors de la 17ème session de la Conférence des parties à la CLD (COP-17). Ces deux publications rassemblent de nouvelles données sur l'état des sols dans le monde et donnent des conseils pratiques pour accélérer l'action et aider les pays à prévenir, réduire et inverser la dégradation des terres agricoles et des sols.
Plus de la moitié des évaluations régionales et sous-régionales examinées font état d'un taux d'adoption faible ou très faible ; 58 % font état d'une tendance à la détérioration depuis 2015, et seulement environ 10 % signalent une amélioration. Pourtant, des pratiques éprouvées, notamment le labour réduit, la gestion intégrée des nutriments, la diversification des cultures, les cultures de couverture, les amendements organiques et l'agroforesterie, peuvent atténuer les menaces qui pèsent sur les sols tout en maintenant, voire en améliorant, la productivité agricole. Le défi consiste à généraliser leur adoption au rythme requis.
FAO
ODD
Rapports d'étape sur l'ODD-6 sur l'eau et l'assainissement
Du 7 au 15 juillet, le Forum politique de haut niveau sur le développement durable (en anglais HLPF) s'est tenu au siège des Nations unies à New York sous les auspices du Conseil économique et social (ECOSOC) afin d'assurer le suivi de la mise en œuvre de l'Agenda 2030 et de ses 17 Objectifs de développement durable (ODD). Cinq objectifs ont été passés en revue parmi lesquels l'ODD-6 relatif à l'eau et à l'assainissement.
Au-delà des chiffres, l'ODD-6 a eu un impact considérable, sa mise en œuvre a fait de l'eau et de l'assainissement une priorité politique à tous les niveaux ; elle a contribué à l'élaboration des politiques nouvelles et inspiré des approches innovantes, favorisant la coordination et la coopération. L'eau est aussi de plus en plus considérée comme un "superconnecteur" pour l'accélération des autres objectifs de développement durable et un facteur déterminant des transitions s'imposant au-delà de 2030. Néanmoins, les progrès restent inégaux selon les pays et régions du monde. Des lacunes persistantes en matière de capacités, de gouvernance, de performance opérationnelle et de financement ont limité les progrès. Il est essentiel de passer d'un financement fragmenté des projets à des systèmes plus solides et à des modèles d'investissement durables pour accélérer la mise en œuvre de l'objectif. Les progrès de la science, de la technologie et de l'innovation offrent des opportunités pour mieux comprendre l'évolution du cycle de l'eau et surmonter les obstacles qui, historiquement, ont freiné les progrès.
Les prochaines conférences des Nations unies sur l'eau, prévues en 2026 (Abu Dhabi, décembre) puis 2028, devront s'attacher à harmoniser les efforts et à renforcer la volonté politique, les partenariats et la coopération internationale, à l'appui également du secteur privé afin de combler le déficit de financement qui reste un obstacle majeur.
Rapports de synthèse et résumés – UN Water
RECHERCHE
Une campagne internationale observe pour la première fois ensemble l'océan, l'atmosphère et le vivant
Du 26 juin au 29 juillet, deux navires de recherche et une vaste flotte de plateformes autonomes se sont déployés au large de l'Afrique du Sud, dans la région du courant des Aiguilles, l'une des plus énergétiques de l'océan dans le monde. L'objectif de cette campagne inédite était d'observer simultanément et à très haute résolution l'océan et l'atmosphère, en couvrant d'un même mouvement leur physique, leur chimie et l'ensemble du vivant, des virus et des bactéries jusqu'aux oiseaux, en passant par mammifères marins. Cette campagne constitue le cœur du projet européen ERC Synergy WHIRLS.
ERC Synergy WHIRLS
Les lacs glaciaires récemment formés montrent comment les écosystèmes se développent
Avec le recul des glaciers, de nouveaux lacs apparaissent, offrant aux chercheurs une occasion unique d'observer, dès le début, le développement d'un nouvel écosystème. Mais d'où proviennent, dans ces nouveaux lacs, les nutriments organiques indispensables à l'apparition de la vie ? Une étude récemment publiée dans Science Advances par des chercheurs de l'EAWAG montre que la réponse ne réside pas seulement dans les lacs eux-mêmes, mais aussi dans leurs interactions avec les écosystèmes environnants.
EAWAG
Mesures de l'endommagement irréversible d'un aquifère dû à la sécheresse
Grâce à des observations satellitaires et à des mesures du niveau des eaux souterraines, une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP), du Laboratoire de Géologie de l'ENS Paris et de Géosciences Rennes, montre que la sécheresse de 2020-2022 a déclenché les premiers signes d'une perte irréversible de la capacité de stockage de l'un des principaux aquifères de Californie, situé dans la vallée de Sacramento. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour la surveillance et la gestion durable des ressources en eaux souterraines.
Les chercheurs ont combiné des mesures satellitaires de très haute précision de la déformation de la surface du sol avec des mesures du niveau des eaux souterraines réalisées dans des puits entre 2016 et 2022. En comparant les mouvements observés à ceux attendus pour une déformation purement élastique, ils ont pu identifier la part de l'affaissement qui ne peut plus être expliquée par les seules variations du niveau de l'eau souterraine. Leurs résultats montrent qu'au cours de la sécheresse de 2020-2022, l'affaissement du sol s'est brutalement accéléré et a dépassé le comportement attendu d'un aquifère capable de retrouver son état initial après recharge. Cette accélération révèle une compaction irréversible des matériaux de l'aquifère, qui réduit de façon permanente sa capacité de stockage des eaux souterraines.
Publiée dans la revue PNAS, l'étude montre que les observations satellitaires peuvent contribuer à prévenir de dommages irréversibles aux aquifères, avec des implications importantes pour le suivi de la capacité de stockage des aquifères et la gestion des ressources en eau souterraine à l'échelle mondiale.
CNRS
Les ours, mais pas qu'eux, toute la faune endémique du Groenland
L'image d'un ours polaire nageant est devenue l'un des symboles emblématiques du changement climatique dans l'Arctique. Mais de nouvelles recherches menées par l'Université d'Aalborg (Danemark) montrent que la hausse des températures affecte également certains des plus petits animaux du Groenland. Depuis plusieurs années, une équipe de chercheurs étudie la punaise des graines du Groenland, un petit insecte discret que l'on trouve presque partout sur le territoire insulaire. Leurs recherches montrent que ces punaises réagissent fortement aux variations de température. "Nous constatons que les punaises des graines peuvent tolérer à la fois le froid extrême et la chaleur extrême, mais qu'elles pourraient être plus vulnérables au réchauffement que prévu. Nous observons également que leur activité et leurs habitudes alimentaires changent lorsque les températures augmentent. En termes simples, elles mangent davantage et se nourrissent de types de graines différents à mesure que les températures augmentent", explique Simon Bahrndorff, maître de conférences au département de chimie et de biosciences. Selon les chercheurs, ces changements pourraient affecter les communautés végétales et déterminer quelles graines sont capables de germer. L'évolution des habitudes alimentaires de la punaise des graines n'est pas le seul signe indiquant que la faune entomologique du Groenland pourrait être en train de changer. Lors de leur séjour au Groenland en 2024, les chercheurs ont également observé une prolifération soudaine de chenilles du grand brocart (Eurois occulta), apparues en nombre considérable.
Dans le cadre de ses travaux au Groenland, l'Université d'Aalborg envoie chaque année des étudiants en biologie dans l'Arctique afin de poursuivre et de développer la recherche sur les effets du changement climatique.
Polar ectotherms more vulnerable to warming than expected – Trends in Ecology & Evolution
Acclimation to moderate temperatures can have strong negative impacts on heat tolerance of arctic arthropods – British Ecological Society
La biodiversité des îles, surexposée aux changements globaux
Alors qu'ils n'occupent que 7 % de la surface terrestre, les écosystèmes insulaires constituent près de 20 % de la biodiversité mondiale. Montée des eaux, invasions biologiques, les îles font face à de multiples pressions liées aux changements globaux en cours. Pourtant les stratégies mondiales de conservation de la biodiversité négligent encore ces territoires.
La première évaluation globale de l'exposition des îles de plus d'un kilomètre carré aux changements globaux vient d'être menée par des scientifiques du laboratoire Écologie Société Évolution (AgroParisTech-Paris/CNRS/Université Paris Saclay) et du Centre de synthèse et d'analyse sur la biodiversité (FRB). Elle révèle des chiffres alarmants : d'ici 2050, 65 % des écosystèmes insulaires seront menacés majoritairement par le changement climatique ; 22 % subiront principalement les effets des changements d'usage des terres, en particulier dans le Pacifique (Micronésie et les Fidji), la mer Baltique, le golfe du Bengale et l'Asie du Sud-Est ; et 13 % seront surtout menacées par les invasions biologiques, un risque accru pour les îles tempérées comme celles d'Europe du Nord.
CNRS
Les mangroves font leur retour. Voici ce qui fonctionne
Pendant des décennies, les forêts de mangroves ont été considérées comme l'un des écosystèmes disparaissant le plus rapidement au monde, en raison des pressions exercées par le développement côtier, la surexploitation, l'aquaculture, l'agriculture, la pollution et le changement climatique. Cependant, une étude mondiale récemment publiée dans la revue Science présente l'un des bilans les plus encourageants de ces dernières années en matière de conservation. À l'aide d'images satellites couvrant la période allant des années 1980 à 2023, les chercheurs ont suivi l'évolution annuelle de l'étendue des mangroves et de l'état de leur canopée, et ont constaté que les pertes mondiales avaient considérablement ralenti tandis que les gains avaient augmenté. Il semble que la régénération et l'expansion naturelles compensent désormais une grande partie du déclin historique, ce qui suggère que les mangroves sont bien plus résilientes qu'on ne le pensait auparavant. Ces résultats viennent étayer les conclusions du rapport de 2023 du PNUE, intitulé "The Decade of Mangrove Forest Change" (La décennie du changement des forêts de mangroves), qui indiquait que les pertes mondiales de mangroves s'étaient largement stabilisées et que des gains étaient observés au sein et autour de nombreux grands fleuves, estuaires et deltas du monde.
UNEP
La lumière artificielle empêche les poissons de récif de dormir et impacte les récifs coralliens
Une étude de l'Université Bar-Ilan en Israël révèle que la pollution lumineuse côtière perturbe le sommeil et est associée à une augmentation des marqueurs de dommages à l'ADN dans le cerveau des poissons de récif. L'étude démontre que même de faibles niveaux d'éclairage nocturne peuvent altérer de manière significative le comportement et la physiologie des poissons de récif. Les poissons exposés à la lumière artificielle dormaient moins, présentaient un sommeil fragmenté, devenaient plus agressifs et s'alimentaient à des heures inhabituelles, se comportant en fait comme si la nuit s'était transformée en jour. "La lumière artificielle nocturne se répand rapidement dans les environnements côtiers du monde entier", a déclaré le Pr Oren Levy, de la Faculté des sciences de la vie de l'Université Bar-Ilan et du laboratoire de biologie marine H. Steinitz à Eilat, qui a codirigé l'étude avec le Pr Lior Appelbaum et le doctorant Shachaf Ben-Ezra, également de la Faculté des sciences de la vie de Bar-Ilan.
L'étude a été publiée dans Current Biology.
Israël Science Info
Le changement climatique en ville : un risque sous-estimé pour la biodiversité
Avec le changement climatique, l'aire de répartition régionale des espèces animales et végétales se modifie : les espèces pour lesquelles la chaleur devient trop intense migrent vers des régions plus fraîches ou disparaissent. Dans les villes, ce risque est souvent sous-estimé. En effet, faute de données plus précises, il est souvent évalué à l'aide de données climatiques régionales qui ne tiennent pas compte de l'influence des îlots de chaleur urbains. Une nouvelle approche de modélisation, construite sur une étude de cas sur Zurich, permet d'établir des prévisions nettement plus fiables, et ainsi de mettre en place des mesures de lutte plus ciblées.
EAWAG
Localement de fortes concentrations de produits phytosanitaires dans les eaux karstiques
Dans les régions karstiques, les eaux souterraines sont particulièrement vulnérables à la pollution en raison de la faible épaisseur de la couche de sol. Une étude menée avec une fréquence de mesure nettement accrue montre désormais que les eaux souterraines provenant des sources karstiques du Jura peuvent être fortement polluées, en particulier après des précipitations. Jusqu'à 6 % des échantillons d'eau potable prélevés dans le Jura suisse pourraient dépasser la valeur limite, selon les auteurs de l'étude conduite par l'EAWAG et l'Office fédéral suisse de l’environnement.
EAWAG
Manganèse dans les eaux souterraines : 200 millions de personnes à risque
Le manganèse est un oligoélément essentiel. À de trop fortes concentrations, ce métal peut toutefois entraîner des problèmes de santé. Deux chercheurs de l'EAWAG ont établi une carte mondiale des risques liés au manganèse dans les eaux souterraines. Or, celles-ci fournissent de l'eau potable à la moitié de la population du globe. Selon l'étude, entre 180 et 220 millions de personnes pourraient consommer de l'eau présentant des concentrations élevées de manganèse, soit un nombre nettement supérieur aux estimations. Les régions d'Asie densément peuplées sont particulièrement touchées.
EAWAG
PFAS
Des effets neurologiques mis en évidence chez des oiseaux et des souris
Une équipe internationale menée par le Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS/La Rochelle Université) et au Centre de résonance magnétique des systèmes biologiques (CNRS/Université de Bordeaux) associant des chercheurs du Basic Science Department, Loma Linda University School of Medicine (États-Unis) et du Norwegian Polar Institute (Tromsø, Norvège), a mis en évidence pour la première fois les effets neurologiques d'un PFAS chez des embryons de goélands ainsi que chez des souris adultes.
Alors que l'industrie développe une nouvelle génération de PFAS pour remplacer progressivement la précédente, aujourd'hui plus réglementée, les effets de bon nombre de PFAS non-réglementés restent largement méconnus. Afin d'évaluer certains de leurs impacts potentiels, les chercheurs ont étudié un PFAS appelé 7:3 FTCA, de plus en plus détecté dans l'environnement et issu de la dégradation des alcools fluorotélomères toujours utilisés par l'industrie. Les chercheurs ont combiné deux approches complémentaires : l'une à partir de la faune sauvage, l'autre via un modèle de laboratoire. Ainsi, des embryons de goélands, espèce sentinelle des milieux côtiers, ont été exposés à des concentrations de 7:3 FTCA comparables à celles mesurées dans l'environnement. Les analyses révèlent une activation des cellules immunitaires du cerveau dans des régions spécifiques avec comme conséquences potentielles une perturbation de la maturation cognitive de ces zones cérébrales. En parallèle, des souris de laboratoire ont reçu quotidiennement cette molécule dans leur alimentation pendant trois semaines, à nouveau à des niveaux représentatifs des expositions environnementales. En conclusion, l'activation des cellules immunitaires du cerveau s'accompagne d'une augmentation de l'activité neuronale dans le cortex préfrontal ainsi que d'un comportement modifié : les animaux passent davantage de temps dans des zones éclairées et interagissent plus longtemps avec leurs congénères. Ces comportements traduisent une diminution de l'évitement des situations perçues comme risquées.
Cette étude, parue le 23 juillet dans Environmental Science & Technology Letters, met en lumière des effets neurologiques jusqu'ici peu documentés associés à cette nouvelle génération de PFAS, et appelle à mieux évaluer ces effets. Elle pourrait également servir à déterminer l'impact neurologique d'autres molécules, dans une approche One Health (Santé environnementale, humaine et animale).
CNRS
Moules d'eau douce
Une grande diversité sous la coque
Les moules d'eau douce indigènes comptent parmi les groupes d'animaux les plus menacés au monde. Or, en tant que filtres naturels de l'eau, elles jouent un rôle essentiel pour nos cours d'eau. Pour les protéger, il serait nécessaire de mieux les étudier. Or, comme de nombreuses espèces sont difficilement distinguables sur le plan morphologique, cela s'avère compliqué. Une étude de l'EAWAG montre que les données génétiques pourraient constituer une base précieuse.
Quand on trouve un coquillage au bord d'un lac, on ne voit généralement que sa coquille discrète. Celle-ci recèle pourtant un monde étonnant de diversité génétique. Les moules d'eau douce (Unionida) vivent principalement enfouies dans les sédiments, où elles filtrent l'eau jour après jour, contribuant ainsi à l'épuration et à la stabilisation de nos cours d'eau. De plus, les moules d'eau douce jouent le rôle d'"ingénieurs de l'écosystème" : lorsqu'elles sont présentes en grande densité, elles forment des bancs de moules. Ceux-ci modifient la structure du fond et créent des micro-habitats, tels que des cachettes et des zones de colonisation pour les invertébrés. Pratiquement aucun autre groupe d'animaux n'est aussi étroitement lié à la qualité de nos eaux et, en même temps, aussi gravement menacé. La perte d'habitat, la pollution, le déclin de leurs poissons hôtes et les espèces envahissantes les affectent dans le monde entier. En Suisse aussi, leurs populations ne cessent de diminuer. "Malgré leur importance écologique, on en sait étonnamment peu sur la plupart des espèces de moules indigènes", explique Julie Conrads, co-auteure de l'étude et chercheuse au département d'écologie aquatique de l'EAWAG. Les résultats de ses recherches ont récemment été publiés dans un article paru dans Aqua & Gas.
EAWAG
Toitures végétalisées
Des habitats complémentaires… mais avec des conditions de vie parfois difficiles pour leurs habitants
Les toitures végétalisées contribuent non seulement à améliorer le climat urbain, mais abritent également de nombreux organismes vivants. Des chercheurs de l'EAWAG ont désormais démontré que ces toitures végétalisées ne constituent pas seulement des habitats terrestres étendus, mais qu'elles abritent également d'autres espèces complémentaires. Il faut toutefois favoriser activement leur présence en mettant en place les mesures adéquates, car les conditions de vie des "habitants des toits" ne sont pas faciles.
EAWAG
La distribution géographique des papillons impactée mondialement par le réchauffement climatique
À l'échelle mondiale, la répartition géographique d'au moins une espèce de papillon connue sur dix s'est étendue au cours des dernières décennies, aussi bien en zones tempérées que dans la zone intertropicale. Le changement climatique ou les évènements météorologiques extrêmes sont impliqués dans cette évolution pour 78 % des espèces étudiées. C'est ce que révèle la revue de littérature scientifique la plus complète à ce jour sur les changements d'aire de répartition des papillons. Élaborée par une équipe de recherche internationale impliquant Jonathan Lenoir, chercheur au CNRS, son exhaustivité repose sur l'implication d'experts locaux issus de 90 pays qui a permis d'intégrer de nombreux résultats scientifiques jusqu'alors négligés car non traduits en anglais. Ces résultats sont parus le 5 août dans la revue Nature Ecology & Evolution.
CNRS
Adaptation de l'omble chevalier aux changements environnementaux
Comment deux populations ont divergé en moins d'un siècle ? Il y a près d'un siècle, des ombles chevaliers du Léman ont été introduits dans le lac d'Allos, créant deux populations isolées vivant dans des environnements très contrastés. Grâce à cette "expérience naturelle", des chercheurs de l'INRAE ont montré qu'en moins de 100 ans les deux groupes de poissons ont développé des différences marquées de morphologie, de croissance et de métabolisme, malgré une faible différenciation génétique. Les résultats de leurs travaux, publiés dans la revue Proceedings of Royal Society B, illustrent la capacité d'adaptation rapide des populations face aux changements environnementaux.
INRAE
Face au stress, comment les plantes organisent leur réponse
Comment une cellule végétale parvient-elle à distinguer un manque d'eau d'un simple changement de son environnement ? Des scientifiques décrivent dans la revue PNAS un mécanisme inédit qui permet aux plantes de répondre avec précision au stress osmotique, provoqué notamment par la sécheresse ou l'excès de sel. Leur étude révèle que des molécules oxydantes se concentrent à proximité de minuscules zones spécialisées de la membrane cellulaire, appelées nanodomaines membranaires, qui coordonnent la réponse au stress.
CNRS
Dans le désert le plus aride du monde, des plantes détiennent peut-être la clé de l'agriculture de demain
À plus de 3 000 mètres d'altitude dans l'Atacama (Chili), le désert le plus sec de la planète, des dizaines d'espèces végétales prospèrent sous un soleil implacable, avec presque aucune eau et des sols quasiment dépourvus de nutriments. Des conditions qui tueraient n'importe quelle plante cultivée en France, voire ailleurs dans le monde. Pourtant, ces espèces tiennent bon, génération après génération. Des chercheurs ont décidé de comprendre comment ces plantes dites extrêmophiles sont capables de résister à ces stress et comment on pourrait en tirer profit pour l'agriculture aujourd'hui soumise à des conditions climatiques de plus en plus extrêmes.
INRAE
L'agrivoltaïsme peut réduire la température des sols de plus de 20 °C
Des chercheurs italiens testent différentes cultures, configurations de panneaux et niveaux d'ombrage afin d'identifier les combinaisons les mieux adaptées à la production agrivoltaïque. Ils ont constaté que les systèmes agrivoltaïques peuvent faire baisser la température des sols de plus de 20 °C, ce qui pourrait aider les cultures à mieux faire face au stress thermique et hydrique dans les climats méditerranéens.
PV Magazine
Réduire les aliments ultra-transformés pourrait augmenter les émissions de GES
Les recommandations nutritionnelles américaines (Dietary Guidelines for Americans), actualisées tous les cinq ans, contribuent à façonner la politique alimentaire des États-Unis et influencent divers programmes, allant des repas scolaires et des services de restauration militaire aux initiatives nutritionnelles en milieu hospitalier. Les bénéfices environnementaux découlant d'une réduction des aliments ultra-transformés pourraient être annulés par une consommation accrue de protéines, notamment d'origine animale, selon l'Université Ben Gourion du Néguev. Les recommandations nutritionnelles américaines pour la période 2025-2030 pourraient entraîner une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, de l'utilisation des terres et de la consommation d'engrais par rapport au régime alimentaire américain moyen actuel, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs d'institutions israéliennes et américaines. Cette étude a examiné les conséquences environnementales de ces nouvelles recommandations en modélisant les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d'eau douce, l'utilisation des terres et l'usage d'engrais azotés associés aux changements alimentaires préconisés.
"De manière surprenante, nous avons constaté que l'élimination des aliments ultra-transformés pourrait réduire les impacts environnementaux. Toutefois, la recommandation d'augmenter, voire de doubler, la taille des portions pourrait considérablement accroître ces impacts si les protéines proviennent de sources animales", a déclaré Tamar Makov, du département de gestion et de l'École de durabilité et de changement climatique de l'Université Ben Gourion du Néguev (BGU). Parmi les autres auteurs de l'étude figurent Alon Shepon, du Musée d'histoire naturelle Steinhardt et du département de politique publique de l'Université de Tel-Aviv ; Gidon Eshel, du département de physique environnementale du Bard College ; et David L. Katz, de l'entreprise privée Diet ID.
La consommation d'eau a constitué la seule exception, affichant une baisse comprise entre 7 % et 19 % par rapport au régime alimentaire américain moyen actuel. Par ailleurs, les régimes riches en protéines végétales ont systématiquement engendré un impact environnemental moindre que les régimes tout aussi riches en protéines mais fondés principalement sur des aliments d'origine animale. "Comme le montre notre analyse, l'Américain moyen consomme déjà suffisamment de protéines", a expliqué Tamar Makov, de l'université Ben Gourion (BGU). "Consommer encore plus de protéines, en particulier d'origine animale, alourdirait inutilement le bilan environnemental. Réviser les recommandations pour les aligner sur les données scientifiques établies et privilégier les aliments d'origine végétale par rapport à ceux d'origine animale renforcerait l'intégrité environnementale, la santé publique et l'accessibilité alimentaire aux États-Unis." Ces résultats suggèrent que la simple réduction des aliments ultra-transformés pourrait ne pas améliorer le bilan environnemental de l'alimentation américaine si ces aliments sont remplacés principalement par des protéines d'origine animale. Les chercheurs concluent que réduire à la fois les aliments ultra-transformés et ceux d'origine animale, tout en privilégiant les alternatives végétales, permettrait de réduire considérablement l'impact environnemental tout en favorisant la santé publique et l'accessibilité alimentaire.
L'étude a été publiée dans la revue PNAS du 1er juin.
Israël Science Info
Un traitement des eaux usées moins énergivore grâce à des micro-algues
À la station d'épuration de Plobsheim (Strasbourg), des chercheurs de l'ENGEES et du laboratoire ICube expérimentent un procédé qui confie à des micro-algues une tâche aujourd'hui assurée par des machines très gourmandes en électricité : fournir l'oxygène nécessaire au traitement de l'eau. Baptisé Photorec, ce pilote vise une épuration plus sobre en énergie et une meilleure récupération de l'azote et du phosphore, deux ressources aujourd'hui largement perdues. Le procédé étudié dans Photorec – où les boues sont comme "photo-activées" – supprime la phase d’aération mécanique. L'oxygène est produit sur place par des micro-algues, des algues microscopiques qui réalisent la photosynthèse grâce à la lumière du soleil. Algues et bactéries cohabitent dans le même bassin, en symbiose : les algues fournissent l'oxygène aux bactéries, qui leur restituent en retour des éléments nutritifs.
L'aération est le premier poste de consommation électrique d'une station d'épuration : s'en passer représente donc un gain potentiel immédiat. Le sujet s'inscrit aussi dans un contexte favorable. La directive européenne révisée sur les eaux résiduaires urbaines (UE 2024/3019) fixe un objectif de neutralité énergétique d'ici fin 2045 pour les plus grandes stations et renforce les exigences sur l'azote et le phosphore. Les collectivités cherchent donc activement des solutions plus sobres. Le procédé vise aussi à mieux récupérer deux composants des eaux usées, l'azote et le phosphore, qui proviennent en grande partie de l'urine. Aujourd'hui traités comme des polluants à éliminer, ils sont aussi des nutriments essentiels à la croissance des plantes : récupérés, ils deviennent un fertilisant. Sur le pilote, l'équipe récupère potentiellement plus de 80 % du phosphore présent dans les eaux usées. Pour l'azote – dont les filières conventionnelles laissent partir les deux tiers à trois quarts dans l'atmosphère – le taux de récupération atteint actuellement 40 à 50 %, un résultat encore perfectible que le projet cherche à améliorer.
Néanmoins, le procédé n'a pas vocation à équiper les très grandes stations. Il se situe entre l'épuration conventionnelle, compacte mais énergivore, et le lagunage, rustique mais très gourmand en espace. Il vise en priorité les petites collectivités, qui disposent généralement de l'espace nécessaire. Né d'une réflexion sur le traitement des eaux en milieu rural au Vietnam à la faveur d'un partenariat de longue date qui relie l'ENGEES à l'Université des sciences et technologies de Hanoï, le projet explore aujourd'hui son adaptation aux climats tempérés, voire froids, encore peu documentés pour ce type de technologie. Les expérimentations se poursuivent jusqu'à l'été 2027. Après une première année consacrée à comprendre le comportement du système au fil des saisons, l'équipe entame une phase d'optimisation : améliorer la récupération de l'azote, fiabiliser le traitement et mieux maîtriser les paramètres de fonctionnement.
Communiqué
Marées noires
L'Université Ben Gourion met au point un aérogel capable d'absorber 100 fois son poids en pétrole
L'aérogel développé par l'Université Ben Gourion du Néguev est capable d'absorber 100 fois son poids en pétrole. En capturant et dégradant biologiquement la pollution pétrolière, il offre une approche prometteuse tant pour le confinement immédiat que pour la restauration environnementale à long terme.
Développée au sein du Laboratoire de biotechnologie environnementale de la BGU, cette technologie repose sur une approche en deux étapes combinant adsorption physique et dégradation biologique en milieu aquatique, grâce à un aérogel poreux composé de fibres de cellulose enrichies en azote et en phosphore. Ces nutriments favorisent le développement de bactéries dégradant les hydrocarbures, permettant ainsi au matériau non seulement de capturer les polluants, mais aussi de faciliter leur dégradation biologique ultérieure. L'équipe de recherche, dirigée par le Pr Ariel Kushmaro et pilotée par le Dr Danit Lisa Karsagi Biron, de la Faculté d'ingénierie de l'Université Ben Gourion, a mis au point cet aérogel via un procédé incluant un enrichissement en nutriments, une lyophilisation et une pyrolyse. L'aérogel offre une surface de fixation aux bactéries, les mettant en contact étroit tant avec les hydrocarbures adsorbés qu'avec les nutriments dont elles ont besoin. Le système crée ainsi des conditions propices à la dégradation microbienne des polluants capturés. Les chercheurs ont aussi découvert que le processus peut finalement conduire à la biodégradation de l'aérogel cellulosique lui-même, réduisant potentiellement la nécessité de retirer et d'éliminer le matériau adsorbant contaminé après le traitement.
Israël Science Info
Des chercheurs étudient des microbes mangeurs de pétrole
Une équipe composée de chercheurs de l'Université du Manitoba (Canada) et de gardiens du savoir inuit utilise les eaux de l'inlet Chesterfield, sur la rive ouest de la baie d'Hudson, comme laboratoire vivant pour étudier des microbes capables de se nourrir des résidus de pétrole dans l'océan. Éric Collins, maître de conférences et titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les services écosystémiques microbiens marins de l'Arctique à l'Université du Manitoba, indique que l'équipe de recherche a mis en évidence la capacité de ces microbes à consommer des combustibles fossiles. Il précise que ces organismes pourraient également être utilisés pour repérer des marées noires.
Radio-Canada
Méditerranée
Des cyclones vraiment tropicaux ?
La Méditerranée abrite chaque année des centaines de tempêtes, dont de rares cas de medicanes (ouragans méditerranéens), aux caractéristiques proches des cyclones tropicaux (cœur chaud, structure axisymétrique). Le débat scientifique persiste sur leur nature exacte : sont-ils des systèmes hybrides, ou de véritables cyclones tropicaux contraints par un bassin semi-fermé ? Le medicane Ianos (septembre 2020), l'un des plus intenses jamais observés, offre un cas d'étude idéal pour trancher. Cette étude révèle que ses dynamiques océan-atmosphère ressemblent fortement à celles d'un cyclone tropical, avec des spécificités méditerranéennes en raison de l'orographie complexe et des gradients océaniques prononcés.
CNRS
PUBLICATIONS
Vagues de chaleur marines
Quelles conséquences sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes côtiers ?
Plus intenses, longues et fréquentes, les vagues de chaleur marines impactent la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes côtiers. Ponte précoce des huîtres, modification des herbiers, déclin des populations des gorgones ou encore blanchissement des coraux et bénitiers, les effets sont concrets et mesurés. Les canicules marines se développent tant à la surface qu'en profondeur. Leur suivi est essentiel pour une adaptation des populations littorales d'autant qu'en plus de leurs impacts sur la biodiversité, elles peuvent aggraver l'intensité des canicules atmosphériques.
L'IFREMER consacre un dossier à ce sujet préoccupant – IFREMER
Éoliennes en mer & biodiversité
Résultats de l'expertise scientifique IFREMER-CNRS
Au cœur des stratégies de décarbonation et de souveraineté énergétique, l'éolien en mer occupe une place croissante dans les politiques publiques françaises et européennes. Son développement peut toutefois affecter des écosystèmes côtiers déjà soumis à de multiples pressions et confrontés à l'érosion de la biodiversité. Mandatés par les ministères en charge de l'énergie, de l'écologie et de la mer, l'IFREMER et le CNRS ont conduit une expertise scientifique collective afin d'établir l'état des connaissances sur les effets des parcs éoliens en mer sur la biodiversité marine et les socio-écosystèmes marins et côtiers, en appui aux missions portées par l'Observatoire national de l'éolien en mer (ONEM). L'expertise scientifique collective a été réalisée entre janvier 2024 et juin 2026 par un collectif pluridisciplinaire de chercheurs issus de 13 établissements publics de recherche français et belges.
Principaux enseignements et liens
C'est maintenant sûr : l’IA peut créer de nouveaux virus
"Et maintenant l’IA peut créer de nouveaux virus", a pu titrer la presse. La publication de Science du 6 août dans laquelle des chercheurs décrivent comment ils ont utilisé l'intelligence artificielle générative pour fabriquer une collection de 16 bactériophages provoque autant de fascination et d'espoir que d'émoi et de crainte.
Les bactériophages, ou phages, sont des virus infectant uniquement les bactéries. Ils sont déjà utilisés à travers le monde, notamment pour traiter des personnes atteintes d'infections persistances. "En laboratoire, un cocktail de virus conçus par IA a réussi à éliminer des bactéries Escherichia coli résistantes aux bactériophages naturels", rapporte The Guardian. En réalité, cette publication vient officialiser l'annonce déjà faite l'année dernière, quand les résultats avaient été rendus publics sur la plateforme de prépublication bioRxiv, alors qu’ils n'étaient pas encore passés sous le regard aguerri d'un comité de lecture. Ainsi, même si certains ont déjà eu connaissance de l’information en 2025, de nombreux médias s'en sont emparés ce 7 août. "Il faut dire que c'est une étape importante", s'enthousiasme dans The New York Times Patrick Cai, chercheur en biologie de synthèse à l'Université de Manchester, qui n'a pas participé à l'étude.
EN OPEN ACCESS DANS NATURE WATER
Défluoration réductrice des PFAS dans l'eau, assistée par plasmons dans des conditions ambiantes
La photocatalyse induite par les plasmons permet de décomposer les PFAS à température ambiante avec un apport minimal d'énergie, en parvenant à une défluoration complète ou quasi complète grâce à des mécanismes impliquant la production d'hydrogène induite par les plasmons et les électrons hydratés, conclut une étude conduite par John D. Fortner du département de génie chimique et environnemental de l'Université de Yale (New Haven, États-Unis) à laquelle s'est associé le département d'ingénierie de l'environnement et de l'énergie de l'Institut des sciences et technologies de Gwangju (République de Corée).
Plasmon-enhanced reductive defluorination of PFAS in water under ambient conditions – Nature Water
Produire de l'eau potable, de l'électricité tout en récupérant des ressources premières
Alors que la gestion des ressources et de l'énergie constitue l'un des défis mondiaux les plus urgents, plusieurs équipes chinoises se sont associées au département de génie mécanique de l'Université de Hong Kong pour présenter un séparateur d'eau de mer à énergie solaire, couplé à l'adsorption, permettant de récupérer simultanément de l'eau douce, du lithium et de l'uranium, tout en produisant de l'électricité verte.
Solar-powered resource separator for clean water production, electricity generation and critical resource recovery – Nature Water
ANALYSES
Ne réparons pas le passé. Préparons l'avenir
Les incendies de cet été conduisent aujourd'hui le gouvernement français à lancer des groupes de travail sur la réparation des territoires touchés et sur l'accélération de l'adaptation au changement climatique. C'est une étape importante. Lors de son intervention le 20 juillet dans l'émission "On ne plaisante pas avec l'info" de LCI - La Chaîne Info, Philippe Drobinski, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique, directeur du centre Energy4Climate et auteur principal du GIEC (AR7), a insisté sur un point essentiel : évitons une approche trop sectorielle de la réparation des forêts incendiées.
Une forêt ne peut pas être pensée isolément. L'eau est au cœur de tout. Elle est déjà l'objet de tensions croissantes entre les besoins des écosystèmes, de l'agriculture, de la production d'énergie, de l'industrie et des populations. Restaurer les forêts sans intégrer ces interactions reviendrait à traiter un symptôme plutôt que le système dans son ensemble… avec à la clé, des risques de maladaptation. La réparation doit donc être pensée en même temps que l'adaptation. Cela signifie concevoir dès aujourd'hui des paysages et des forêts capables de résister au climat de la fin du XXIe siècle, et non de reconstruire en fonction du climat d'hier ou même de celui d'aujourd'hui. Enfin, la résilience climatique ne peut pas se limiter au seul risque incendie. Chaque territoire subit des événements extrêmes de plus en plus connectés : sécheresses, canicules, incendies, mais aussi précipitations intenses, crues, tempêtes ou encore érosion des sols. Répondre à un risque sans tenir compte des autres, c'est risquer de créer de nouvelles vulnérabilités.
L'adaptation et la résilience constituent un défi beaucoup plus large que la seule réparation des dégâts. Elles nécessitent une vision systémique, fondée sur la science, qui articule les enjeux forestiers, hydrologiques, agricoles, énergétiques, écologiques et territoriaux. C'est à cette condition que nous construirons des territoires véritablement résilients face au changement climatique.
Philippe Drobinski
Que restera-t-il de l'été 2026 ?
Dans la foulée de cette interrogation, l'Institut de l'économie pour le climat I4CE énonce ses recommandations pour le budget 2027 en espérant que l'urgence climatique y trouve une place. Sa conviction est qu'il est "possible de faire mieux avec l'argent disponible".
I4CE
Un "mur d'investissements" pour l'adaptation au changement climatique, vraiment ?
Fin juin, en pleine canicule, la ministre française de la transition écologique Monique Barbut, a affirmé que la France était face à un "mur d'investissements" en matière d'adaptation au changement climatique. Or, si la hauteur du mur est bien connue quand on parle de décarbonation de l'économie – notamment depuis la publication du rapport de Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz en 2023, les choses sont moins évidentes pour ce qui est de l'adaptation.
Certains pays se sont déjà posé ces questions, allant jusqu'au chiffrage consolidé des besoins d'adaptation. Au Royaume-Uni par exemple, les travaux menés sous la houlette du Committee on Climate Change estiment à une fourchette d'environ 10 milliards à 11 milliards de livres sterling (de 11,7 milliards à 13 milliards d'euros) par an les investissements supplémentaires nécessaires pour l'adaptation d'ici 2030. Une autre étude menée en Allemagne par le think tank et cabinet de conseil Adelphi pour le compte de la Plateforme scientifique sur le climat (groupe d'experts créé par le gouvernement fédéral allemand en 2019) les estime, pour sa part, dans une fourchette de 8,6 milliards à 10,6 milliards d'euros par an. Ces deux études mobilisent une approche dite "énumérative", ou "bottom up", également utilisée également à l'Institut de l'économie pour le climat (I4CA). Elle consiste à identifier des listes d'actions à mettre en œuvre, de projets à mener pour l'adaptation (par exemple, un nombre d'opérations de rénovation, de chantiers de renforcement d'infrastructures, de construction de nouveaux équipements de protections, d'opérations de renaturation…), à estimer des coûts moyens par opération et à faire le total, comme on ferait l'addition de l'entrée au dessert pour obtenir sa note au restaurant.
Vivian Dépoues Vivian Dépoues, Research Associate à l'I4CE, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - Université Paris-Saclay –The Conversation
Pourquoi les pays les plus riches en biodiversité sont souvent les plus pauvres sur le plan économique
Une nouvelle étude, associant l'EAWAG, l’Université de Berne et la Wyss Academy for Nature (Suisse) et publiée dans People and Nature, constate que le lien entre biodiversité et pauvreté a été façonné par l'histoire coloniale et non par la nature elle-même – et soutient que la protection de la nature, qui repose sur l'hypothèse inverse, risque de reproduire ce schéma colonial.
EAWAG
ACTEURS
La Française Florence Rabier reçoit la plus haute distinction de l'OMM
L'Organisation météorologique mondiale a annoncé que sa plus haute distinction, le Prix de l'OMI, serait décernée à Mme Florence Rabier, ancienne directrice du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), pour son rôle pionnier dans le développement de la prévision numérique du temps et pour avoir contribué à transformer les avancées scientifiques en services opérationnels au service de la société. Nommé en l'honneur de l'Organisation météorologique internationale, prédécesseur de l'OMM, le Prix de l'OMI récompense des contributions exceptionnelles à la météorologie, à l'hydrologie et à la coopération internationale ; il est largement considéré comme l'équivalent du prix Nobel dans ce domaine. Les travaux du Dr Rabier sur l'assimilation des données satellitaires ont marqué un tournant dans la qualité des prévisions mondiales, notamment en réduisant considérablement les écarts entre les hémisphères.
Mme Rabier occupe actuellement le poste de directrice non exécutive du Met Office britannique.
WMO
INITIATIVE
La science seule ne suffira pas à sauver les récifs coralliens
Des scientifiques appellent à une action plus globale pour sauver les coraux, tandis qu'un groupement, le Consortium Art-Science pour les récifs coralliens, a été lancé afin de réunir artistes, designers et scientifiques pour protéger les écosystèmes les plus menacés de la planète.
Les récifs coralliens disparaissent à un rythme sans précédent, victimes du changement climatique, des vagues de chaleur marines, de la pollution et de l'aménagement du littoral, qui menacent l'un des écosystèmes les plus riches de la planète. Si la recherche scientifique a considérablement amélioré notre compréhension de cette crise et des moyens de restaurer les récifs endommagés, les membres affirment que la science seule ne suffira pas à les protéger. Des institutions de premier plan du monde entier appellent à une transformation profonde de la conservation des coraux, en intégrant la science à l'art, au design, à la culture et à l'engagement communautaire afin de sensibiliser le public et de susciter des actions concrètes.
ScienceAdvances
ON AIME
Chanter dans la canopée
Quand les oiseaux chantent selon 8 motifs et révèlent une diversité insoupçonnée
Si le chant des oiseaux nous semble si varié, sa structure est en réalité étonnamment simple. Une équipe internationale, menée par des chercheurs de l'Université Jean Monnet Saint-Étienne et de l'École pratique des Hautes Études – PSL et du CNRS, a analysé plus de 116 000 chants provenant de plus de 3 000 espèces de passereaux (oiseaux chanteurs). Les scientifiques montrent que cette diversité peut se décrire à l'aide de seulement 8 "motifs" acoustiques élémentaires. La façon dont ils se répartissent sur la planète reflète un compromis fondamental : transmettre une information riche tout en se faisant entendre à distance. Ces résultats ont été publiés dans la revue Science.
CNRS
Fuck la planète sur Arte
"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs". La petite phrase de Jacques Chirac en ouverture du Sommet de la Terre de 2002 revient instantanément à l'oreille, comme lancinante, après avoir visionné "Fuck la planète : le choix du réchauffement" sur Arte. Alors que la France panse ses plaies suite à un été 2026 caniculaire, le documentaire en trois volets de Jean-Robert Viallet et Jean-Baptiste Fressoz actionne la machine à remonter le temps.
Fuck la planète – Arte
Tourbanisation : un nouveau jeu pédagogique
Restaurer une zone humide, développer un territoire, composer avec les caprices du climat : Tourbanisation invite le public à comprendre les équilibres écologiques qui conditionnent le fonctionnement des tourbières. Le jeu a été co-conçu avec des lycéens dans le cadre du programme JUNON (jumeaux numériques au service des ressources naturelles en Région Centre-Val de Loire), en collaboration avec des professionnels du jeu vidéo.
Destiné au grand public et principalement aux enseignants, Tourbanisation constitue un support pédagogique pour les élèves pour aborder les enjeux liés aux zones humides, au changement climatique et à l'aménagement durable des territoires. En proposant une expérience interactive, le jeu complète les actions de médiation développées dans le cadre du programme JUNON.
Tourbanisation

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Les principaux fleuves européens affichent des niveaux d'eau historiquement bas
Les images de Copernicus Sentinel-2 acquises entre le 1er et le 3 août 2026 révèlent des niveaux d'eau exceptionnellement bas sur certains tronçons de quatre des plus grands fleuves d'Europe : la Loire près de Saumur en France, le Pô près de Crémone en Italie, le Rhin près de Boppard en Allemagne et le Danube près de Paks en Hongrie. De vastes bancs de sable et de gravier, habituellement cachés sous l'eau, sont clairement visibles sur chaque image, illustrant l'impact généralisé de la sécheresse prolongée qui touche une grande partie de l'Europe.
Les conséquences s'étendent bien au-delà des berges. Sur le Rhin, la baisse des niveaux d'eau limite le transport de marchandises et perturbe les chaînes d'approvisionnement industrielles dans toute l'Europe centrale. Le long du Danube, l'image montre la centrale nucléaire de Paks, où le faible débit du fleuve pose de sérieux problèmes opérationnels pour le refroidissement des réacteurs. En Italie, le niveau du Pô continue d'exercer une pression croissante sur l'irrigation, la production hydroélectrique et la disponibilité en eau douce, tandis que la Loire reflète des conditions hydrologiques caractéristiques du grave stress hydrologique qui touche une grande partie de l'Europe occidentale.
Copernicus Sentinel-2 imagery
Water4All 2026
Pré-annonce de l'AAP Transnational sur la gestion durable de l'eau
Le partenariat européen Water4All annonce le lancement prochain de son cinquième appel transnational conjoint sur la gestion durable des ressources en eaux. Les équipes de recherche sont invitées à préparer leurs projets en vue de l'ouverture officielle de l'appel le 8 septembre 2026.
Cet appel soutiendra des projets de recherche et d'innovation visant à répondre aux grands enjeux de la gestion durable des ressources en eau, notamment en matière de gestion intégrée des ressources en eau, de gestion des bassins versants et des eaux souterraines, de résilience des systèmes hydriques, de suivi des données et de solutions favorisant une gestion positive de l'eau. Les projets contribueront également à la mise en œuvre des politiques européennes et internationales en faveur d'une gestion durable de l'eau.
Annonce OneWater – Water4All
FRANCE
LOI D'URGENCE AGRICOLE
Dernières étapes avant une probable adoption que les ONG et élus qualifient de "mortifère"
Le 16 juillet se tenait la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi d'urgence agricole. Composée de 14 parlementaires (7 députés et 7 sénateurs) avec une majorité droite et extrême-droite, elle a validé la quasi-totalité des reculs entamés par l'Assemblée nationale et actés par le Sénat.
Deux néonicotinoïdes, l'acétamipride et le flupyradifurone, pourraient ainsi faire leur retour dans nos champs. L'usage de l'acétamipride a été "cantonné" à la filière noisette tandis que le flupyradifurone pourrait être autorisé pour les cultures de pommes, cerises et betteraves, ce qui affole les ONG au regard des superficies concernées avec des risques forts de contamination durable des eaux souterraines. Sur le volet "eau", la CMP a acté le doublement des volumes de stockage d'eau pour les usages agricoles au détriment d'une véritable réflexion sur le fond, de tous les autres usagers et du bon fonctionnement des écosystèmes. Concernant la protection des captages, certains membres de la CMP auraient réussi à totalement exclure les pesticides interdits de la prise en compte des captages prioritaires.
Les ONG de défense de l'environnement sont sur le pied de guerre, mais pas seules : accompagnées d'ONG de consommateurs et de nombreux élus des collectivités, notamment réunis au sein du réseau AMORCE et de France Eau Publique, qui alertent sur les risques majeurs que font peser ces dispositions relatives à l'eau sur la gouvernance progressivement établie depuis des décennies.
Le vote à l'Assemblée nationale est attendu lundi 20 juillet en soirée. Les ONG, qui appellent à un grand rassemblement devant l'Assemblée nationale, demandent au gouvernement le retrait de son projet et l'organisation d'un grand débat sur l'eau, impliquant tous les usagers.
Pour compléter ceci :
France : y a-t-il encore une gouvernance de l'eau ?
SOS Loire Vivante et ERN (European Rivers Network) ont organisé jeudi 16 juillet un webinaire avec Thierry Burlot, président du Comité de bassin Loire-Bretagne et président du Cercle Français de l'Eau, invité à intervenir sur le thème : "France : y a-t-il encore une gouvernance de l'eau ? Les outils sont-ils adaptés dans le cadre du changement climatique et pour les transferts d'eau interbassin ?" – Replay
La guerre de l'eau aura-t-elle lieu ?
Le Téléphone Sonne, avec Agathe Euzen (OneWater Eau Bien commun), Esther Crauser-Delbourg (Water Wiser), Nicolas Garnier (AMORCE) et Jocelyn Dubost (Jeunes Agriculteurs) – France Inter
La loi d'urgence agricole désormais devant le Conseil constitutionnel
Les ONG ont décidé de soutenir les saisines parlementaires, en déposant une contribution extérieure commune (Générations Futures, LPO, Welfarm, Pollinis, Biodiversité sous nos pieds, Notre Affaire à Tous), des contributions autonomes (France Nature Environnement, WWF France, MNLE) ou en soutenant activement ces initiatives à l'exemple de la Confédération paysanne. Parmi les articles de la loi contestés, le communiqué se concentre sur trois mesures particulièrement problématiques : la réintroduction de l'acétamipride et de la flupyradifurone ; le doublement annoncé des capacités de stockage de l'eau ; des dispositions limitant la transparence sur les impacts environnementaux des élevages. Au-delà des débats politiques, c'est une question essentielle qui est posée : comment construire des politiques agricoles qui répondent aux difficultés du monde agricole sans affaiblir les principes qui protègent durablement la santé, la biodiversité et les ressources naturelles ? La recherche scientifique montre que ces enjeux ne s'opposent pas. Une agriculture résiliente face au changement climatique repose sur des sols vivants, une biodiversité fonctionnelle, une gestion sobre de l'eau et une réduction des dépendances aux intrants les plus problématiques. Plus loin, c'est la place même que notre société accorde aux connaissances scientifiques et à la protection de l'environnement dans les décisions publiques qui nécessiterait d'être précisée.
Générations Futures
Pourquoi la droite et le centre ne lâchent rien sur les néonicotinoïdes et le stockage de l'eau
Rien n'y fera. Ni une pétition signée par 2,5 millions de citoyens, ni les censures du Conseil constitutionnel. La dernière loi d'urgence agricole reprend plusieurs dispositions déjà vivement contestées de la loi Duplomb : un accès facilité aux infrastructures de stockage de l'eau et une autorisation dérogatoire de certains néonicotinoïdes, désormais limitée à certaines filières et subordonnée à un avis de l'ANSES. Comment expliquer cette remarquable obstination à faire adopter des mesures aussi controversées ?
François Dedieu, directeur de recherche en sociologie à l'INRAE – The Conversation
14 août : le Conseil constitutionnel valide la loi d'urgence agricole
La quasi-totalité de la loi d'urgence agricole a été validée le 14 août par le Conseil constitutionnel, y compris les volets controversés sur la réintroduction dérogatoire de pesticides interdits et sur la gestion de l'eau.
Les Sages estiment que les dérogations concernant la réintroduction temporaire des pesticides interdits – l'acétamipride pour la filière noisette et le flupyradifurone pour les pommes, les cerises et les betteraves sucrières – relèvent de "l'intérêt général". Cette validation est seulement assortie de deux réserves concernant la zone géographique où la dérogation est accordée et le délai de deux mois donné à l'autorité sanitaire (ANSES) pour statuer.
Concernant l'eau, c'est une validation quasi sans réserve. La totalité des mesures visant à faciliter la construction d'ouvrages de stockage pour l'agriculture et à doubler les volumes stockés d'ici 2035 a été validée. Une seule réserve a été émise afin qu'un ouvrage de stockage ne puisse être considéré comme une zone humide (!) Le Conseil a toutefois censuré, car sans rapport avec le texte initial, plusieurs articles dont celui qui devait permettre au gouvernement de suspendre la redevance pour pollutions diffuses en cas de crise économique pour l'agriculture.
Conseil constitutionnel
SÉCHERESSE
Une géographie défigurée
Selon l'Observatoire européen de la sécheresse (EDO), plus de 85 % du territoire métropolitain de France était soumis à une alerte ou à un avertissement de sécheresse à la mi-juillet 2026, contre environ 65 % à la même période en 2025, et moins de 2 % en 2024, un été qui n'avait pas connu de sécheresse généralisée. Ces images en couleurs naturelles de Copernicus Sentinel-3 illustrent ce contraste. Sur l'image de droite, acquise le 8 août 2026, les tons beiges et ocres dominent le paysage, de la côte atlantique aux plaines du nord, les zones plus vertes se limitant principalement aux forêts et aux hautes terres. Sur celle du centre, acquise le 12 août 2025, des zones brun pâle s'étendent à l'ouest du pays et dans le bassin parisien. Sur l'image de gauche, acquise le 11 août 2024, les tons verts prédominent, offrant un repère clair.
Copernicus Sentinel-3 imagery

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Écoulements des petits cours d'eau
Chaque mois, l'Office français de la biodiversité publie la carte des écoulements des petits cours d'eau établie grâce au réseau ONDE. Au 1er août, 1 373 cours d'eau sont touchés par des ruptures d'écoulement ou des assecs. Avec 43 % de ruptures d'écoulement et d'assecs, le réseau ONDE enregistre la situation la plus critique jamais observée à cette période. Elle dépasse celle de la sécheresse de 2022. Au-delà de la disponibilité de la ressource en eau, les ruptures d'écoulement et les assecs affectent directement le fonctionnement des milieux aquatiques et la biodiversité qui en dépend.
OFB
Éclairage scientifique sur la canicule de juin 2026
La vague de chaleur survenue entre le 17 et le 30 juin sur toute une partie de l'Europe et principalement la France a été exceptionnelle par sa précocité, son intensité, sa durée et l'étendue des régions concernées. Elle a profondément affecté la qualité de l'air, les conditions de vie, de soin, de scolarité, de travail, de repos des populations, les infrastructures d'énergie et de transport, les ressources en eau, les écosystèmes marins et terrestres, les activités agricoles, les conditions météorologiques propices aux incendies, et les flux de carbone. Caractériser et comprendre un tel événement, les vulnérabilités qu'il met en lumière, et l'ensemble de ses conséquences nécessitera de croiser de nombreuses perspectives.
Ce dossier rassemble les analyses des équipes de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL), avec pour objectif de répondre à quatre questions essentielles : que s'est-il passé, en Europe, en France et en Île-de-France ? Pourquoi cette canicule a-t-elle été aussi exceptionnelle ? Quels en ont été les impacts sur la qualité de l'air, l'assèchement des sols et de la végétation, les conditions propices aux incendies, les écosystèmes marins et terrestres ? Quelles seront les caractéristiques des canicules à venir selon l'ampleur du réchauffement planétaire ? En combinant observations, analyses historiques, études de processus, modélisation, méthodes d'attribution et projections climatiques, ce dossier propose une lecture d'ensemble d'un événement emblématique d'un climat qui change rapidement en réponse aux perturbations dues aux activités humaines tout en mettant en lumière les défis scientifiques et sociétaux qu'il soulève.
Éclairage IPSL
Le gouvernement débloque +1 milliard d’euros pour l’agriculture
Agnès Gennevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire a annoncé une enveloppe d’un peu plus d’un milliard d’euros au titre du plan CACI (canicule, sécheresse, incendies). C’est moins que demandé par les syndicats, mais "considérable" au regard de la situation des finances publiques. Ces financements passeront notamment par l’indemnisation de solidarité nationale (ISN), principal dispositif de l’État pour compenser les pertes de récolte liées aux aléas climatiques exceptionnels. Au-delà de ce plan d’urgence assorti d’un « fonds de réarmement agricole (confié aux préfets et destiné à couvrir les achats de fourrages et semis et l’indemnisation des pertes liées aux incendies), le ministère s’est engagé sur un plan à plus long terme "de rebond de l’agriculture française".
FORÊTS
Le Conseil d'État annule le décret du plan d'un milliard d'arbres : le gouvernement doit revoir sa copie
Le Conseil d'État a rendu sa décision le 15 juillet concernant la validité du décret du 2 mai 2025 relatif au régime d'aide du plan de renouvellement forestier : ce dernier est annulé. Le gouvernement avait fixé les critères de ce plan sans consulter le public alors que ces subventions sont le cœur du dispositif d'adaptation des forêts au changement climatique. L'annulation du décret prive de fondement l'arrêté et le cahier des charges qui fixaient les conditions d'attribution des aides.
Depuis 2020, l'ONG Canopée Forêts vivantes dénonce une politique du chiffre qui privilégie trop souvent les coupes rases suivies de plantations, plutôt que l'amélioration et l'adaptation progressive des forêts existantes. Des critiques également formulées par le Haut Conseil pour le climat et la Cour des comptes.
Conseil d'État – Argumentaire Canopée
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FINANCEMENT DE LA DÉPOLLUTION DE L'EAU POTABLE
Deux rapports officiels divergents, mais un même constat d'échec
Quatre services d'inspections ont été missionnés par le gouvernement en septembre 2025 pour rendre un avis sur le financement de la dépollution de l'eau potable. Il en ressort un travail effectué en doublon et la publication de deux rapports distincts parus le 30 juillet : le premier signé par l'Inspection générale des finances (IGF) et le deuxième co-écrits par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD). Comme l'a souligné Le Monde, dans un article paru le 6 août, si les inspections sont en accord sur plusieurs aspects, les divergences sont nombreuses, tant dans la description de la situation, dans le choix des éléments jugés préoccupants soulignés dans les rapports, dans la méthodologie utilisée pour l'estimation des coûts ou encore dans certaines recommandations préconisées.
Rapport de l'IGF : "Financement de la dépollution des eaux destinées à la consommation humaine (PFAS, pesticides, nitrates)"
Des pollutions multiples affectent la qualité de l'eau en France. La principale source de pollution sont les pesticides et leurs métabolites. Les PFAS sont une pollution émergente, que l'on commence (2026) à mesurer sur l'ensemble du territoire. Un faisceau d'indices porte à croire que la situation pourrait se dégrader, avec une augmentation possible des non conformités dans l'eau distribuée.
Investir dans des interconnexions ou du traitement sera à la fois nécessaire pour respecter les limites de qualité de l'eau distribuée et coûteux. En outre, cela ne constituera pas une réponse efficace pour maîtriser durablement les pollutions et réduire l'exposition. La prévention, peu mobilisée aujourd'hui, est indispensable pour garantir une eau de qualité dans la durée. Une stratégie nationale, portée au plus haut niveau, combinant réglementation pour réduire les pollutions à la source, financements ciblés, principe pollueur-payeur et pilotage interministériel est urgente. La mission estime son coût à environ 2 milliards d'euros par an à court terme, ce qui nécessitera une hausse du prix de l'eau de 25 à 30 %.
Rapport IGF
Rapport IGAS/CGAAER/IDEDD : "Dépollution de l'eau potable : Stratégies et pistes de financement"
Dans leur très grande majorité, les dépassements actuels des limites de qualité de l'eau potable découlent de l'usage passé de substances polluantes désormais interdites. Cette situation est préoccupante pour la santé des populations, fragilise l'accès à l'eau, pèse sur la confiance de la population dans l'eau potable et sur les finances publiques.
Le service public de l'eau potable est fragilisé par un sous-investissement structurel et un modèle de financement insuffisamment couvert par le niveau du prix de l'eau, par l'application limitée du principe pollueur-payeur et par une solidarité territoriale restreinte. La mission propose une combinaison de recommandations visant par ordre de priorité à éviter la dégradation des ressources encore préservées, réduire les flux de pollution lorsque cela reste possible, et réserver les réponses curatives lourdes aux situations où elles sont devenues indispensables. La mission propose de plus une nouvelle doctrine d'anticipation, de qualification et d'intervention afin de mieux protéger l'eau potable et la ressource en eau, et formule un corpus de recommandations pour faire évoluer : la gouvernance nationale et territoriale, la doctrine d'intervention et de financement et l'organisation territoriale des services d'eau potable. Elles visent à améliorer l'efficacité du système de gestion de l'eau potable, sans qu'il soit nécessaire de modifier le cadre législatif actuel (hors loi de finances). La mission a également élaboré quatre scénarios de coûts et les a mis en regard des financements possibles avec comme deux points de sensibilité principaux le périmètre des actions et l'exigence normative, en retenant l'hypothèse d'un durcissement futur des normes applicables aux PFAS. Les scénarios, selon les niveaux d'ambition et les paramètres retenus, montrent ainsi un potentiel de surcoûts par rapport à la situation actuelle.
Pour faire face aux besoins de financements identifiés, la mission propose en priorité des recettes additionnelles potentielles issues de redevances mettant en œuvre le principe pollueur-payeur et un renforcement de la taxe GEMAPI. Cependant, ces recettes potentielles n'éviteront pas le recours à terme à une hausse du prix moyen de l'eau. Celle-ci doit être accompagnée de mécanismes de solidarité territoriale, de tarification sociale ou saisonnière et de soutien aux ménages les plus vulnérables. Un accroissement de l'endettement des collectivités est incontournable afin de financer les investissements et de lisser cette évolution sur une longue période.
Rapport et annexes
Générations Futures propose une lecture comparée des deux rapports.
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PFAS
Une nouvelle redevance pour réduire les rejets dans l'eau
À partir du 1er septembre 2026, une redevance sur les rejets de PFAS dans l'eau entrera en vigueur. Prévue par la réforme des redevances des agences de l'eau, cette mesure vise à accélérer la réduction de ces polluants persistants et à renforcer le principe pollueur-payeur.
Cette redevance s'appliquera aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) soumises à autorisation dont les activités entraînent des rejets de PFAS dans l'eau, lorsque la masse annuelle rejetée dépasse 100 grammes. Sont concernés les rejets directs dans les cours d'eau, plans d'eau ou nappes, mais aussi les rejets transitant par les réseaux publics ou privés de collecte des eaux usées. Son objectif est double : d'une part, inciter les industriels à réduire leurs émissions à la source ; d'autre part, accompagner les investissements nécessaires pour prévenir et traiter ces pollutions. Le tarif de la redevance est fixé à 100 euros pour 100 grammes de PFAS rejetés, avec une indexation sur l'inflation pour maintenir le caractère incitatif du dispositif dans le temps. Au-delà du seuil de 2 kilogrammes de PFAS une autosurveillance renforcée est instituée. Les recettes perçues permettront de financer des actions en faveur de la préservation de la ressource en eau et de la qualité des milieux aquatiques.
DATA CENTERS
Le soutien "effréné" du gouvernement dénoncé dans un rapport parlementaire
Une commission d'enquête a calculé que la puissance développée par les data centers pourrait monter, en environ cinq ans, à 15 gigawatts, soit l'équivalent de "24 % de la puissance nucléaire française". Cela représenterait un "risque d'accaparement de la production électrique par des opérateurs extra-européens et principalement par les hyperscalers", dédiés à l'IA. La plupart ont été contractualisés en 2025 et 2026. Menée par la rapporteuse Cyrielle Chatelain, cheffe du groupe écologiste à l'Assemblée, et présidée par le macroniste Philippe Latombe, la commission a produit un long rapport sur le secteur numérique, rendu public le 15 juillet.
Pour rappel, le Danemark prévoit d'établir une hiérarchie d'accès au réseau électrique, fortement contraint, qui classera en dernier les raccordements des centres de données.
Rapport AN
RECHERCHE
Réduire les pesticides : quelles conséquences économiques pour les filières agro‑alimentaires ?
Depuis près de vingt ans, la France cherche à réduire l'utilisation des pesticides à travers une succession de mesures et de plans qui n'ont pour l'instant pas atteint leurs objectifs initiaux. Cette réduction reste toujours un objectif car les impacts dommageables des pesticides sur la santé humaine comme sur la biodiversité sont de plus en plus confirmés par les travaux scientifiques récents. En outre, l'efficacité des pesticides peut s'éroder avec le temps et le changement climatique tend à augmenter leur utilisation. Mais peut-on atteindre en France une baisse significative de l'utilisation des pesticides sans nuire aux filières agroalimentaires ? Plusieurs chercheurs de l'INRAE ont contribué à cet article.
INRAE
Prix de thèse des Ponts 2026
Arthur Guillot-Le Goff est lauréat du prix de thèse des Ponts 2026 pour ses travaux de doctorat réalisés au LEESU (Laboratoire Eau Environnement Systèmes Urbains) et au LHSV (Laboratoire d'Hydraulique Saint-Venant). Sa thèse est intitulée "Modélisation hydrodynamique et microbiologique des milieux aquatiques urbains pour la prévention des risques sanitaires de baignade en eau libre".
PUBLICATIONS
France 2035, France 2050
Focus Environnement du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan
Alors que la transition écologique française est désormais planifiée et engagée, elle doit être accélérée face à l'intensification des conséquences du dérèglement climatique sur notre société. Ce "Focus" confronte un scénario tendanciel et un scénario souhaitable, déclinés aux horizons 2035 et 2050, afin de montrer comment une action résolue produira des bénéfices tangibles pour notre souveraineté, pour l'habitabilité de nos territoires, et pour notre cohésion nationale. Trois propositions clés sont formulées : 1. Donner aux collectivités territoriales, et notamment au bloc communal, les moyens de réaliser leur transition ; 2. Prioriser la réduction des pollutions, pesticides compris ; 3. Élargir rapidement la réassurance par l'État à l'ensemble des risques climatiques.
Strategie-plan.gouv
Prélèvements en eau
Infographie annuelle de la BNPE 2023
La Banque nationale des prélèvements en eau (BNPE) est l'outil national dédié aux prélèvements sur la ressource en eau, pour la France hexagonale et les départements d'outre-mer. Elle diffuse les données issues de la gestion des redevances par les agences/offices de l'eau et la DEAL Mayotte. Cette infographie a pour but de dresser un état des lieux et de donner les chiffres clés des données diffusées pour l'année 2023. L'état des lieux présenté ici a été réalisé sur la base d'une extraction des données de mars 2026.
En 2023, 33,8 milliards de mètres cubes d'eau ont été prélevés en France (hors barrages). Ces prélèvements représentent 83 185 prélèvements enregistrés par la BNPE, sur 100 % du territoire français : l'énergie est le secteur qui prélève le plus d'eau en France hexagonale, avec 55 % des volumes prélevés. En incluant les Outre-mer, l'énergie représente 51,8 % des volumes prélevés, soit plus de 17,5 milliards de m3 ; l'alimentation en eau potable représente 16,2 % des volumes prélevés au niveau national (5,5 milliards de m3), mais elle est l'usage largement dominant en Outre-mer, avec 77 % des volumes prélevés ; l'irrigation est l'usage qui génère le plus grand nombre de prélèvements (51 180). Elle représente en revanche 8,5 % du volume total (2,9 milliards de m3) ; les canaux représentent 17,3 % des volumes prélevés, soit 5,8 milliards de m3. L'industrie représente 6,2 % des volumes prélevés, soit 2,1 milliards de m3. Concernant l'origine de la ressource, les eaux de surface sont largement privilégiées (72 % des prélèvements), loin devant les eaux souterraines (16 %) puis les eaux littorales (12 %).
Infographie
OUTILS
Prévoir l'intensité des sécheresses à partir du débit des rivières
L'INRAE coordonne un outil opérationnel de prévision des débits des rivières, PREMHYCE (Prévision des étiages par des modèles hydrologiques, comparaison et évaluation), qui aide les services de l'État à anticiper les sécheresses sévères, de manière à prendre les mesures de restriction de consommation d'eau adaptées. Vazken Andréassian, hydrologue et directrice de l'unité de recherche impliquée, explique son fonctionnement
INRAE
Inondations majeures : Gérer la post-crise
Faire face aux suites d'une inondation majeure est une responsabilité et une tâche particulièrement mobilisatrices, longues et lourdes pour les acteurs, en premier lieu les collectivités locales et l'État.
Les crises sont différentes les unes des autres ; pour autant, il existe clairement un socle de points de vérification et d'actions que l'État et les collectivités, chacun dans leurs missions, doivent entreprendre, dans des délais participant de l'efficacité de ce qui est entrepris. Les identifier évite de ré-inventer la méthode à chaque fois et représente une sécurité et un gain de temps considérable. Dans le cadre d'un travail engagé par le Centre européen de prévention des risques d'inondation (CEPRI), l'IGEDD a établi une fiche réflexe à destination des collectivités locales. Elle vient compléter celle réalisée à l'attention des directions départementales des territoires (DDT-M). Cette checklist, synthétique et opérationnelle, s'inscrit dans une logique d'aide à la décision, sans se substituer aux choix et responsabilités de chacun. Elle identifie une centaine d'actions à mener, avec des périodes indicatives de mise en œuvre et les partenariats nécessaires. C'est une base à adapter à chaque crise, un document qui a vocation à être approprié, ajusté, complété et mis à jour au fur et à mesure de ses utilisations.
Checklist Collectivités – Checklist DDT-M
Ruissellements, un phénomène complexe à fort impact
Dans un contexte d'intensification des événements météorologiques, d'imperméabilisation croissante des territoires et d'augmentation des enjeux exposés au cours des dernières décennies, les ruissellements sont devenus une problématique majeure pour les collectivités. Le CEREMA présente des accompagnements réalisés auprès de collectivités afin de caractériser le phénomène, d'identifier les risques et de définir des actions pour réduire la vulnérabilité des territoires.
CEREMA
Quelle consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers sur la période 2011-2025 ?
Dans un contexte où les politiques publiques visent à préserver les espaces naturels et agricoles, la question de la consommation de l'espace et de son optimisation interroge de nombreux acteurs. La connaissance des tendances en matière de consommation du foncier permet d'alimenter la réflexion et de s'appuyer sur des données objectives au niveau local comme national. Chaque année, le CEREMA exploite les données fiscales pour étudier l'évolution de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF). L'analyse des données depuis 2011 permet de dessiner des tendances de court à long terme sur l'usage du foncier. Le Portail national de l'artificialisation, alimenté par le CEREMA sous pilotage de la Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature (DGALN), présente les données et les études.
CEREMA
Cartofriches : Près de 20 500 sites en friches répertoriés et caractérisés
L'outil Cartofriches recense les friches (industrielles, commerciales, d'habitat…) pour aider les collectivités et l'ensemble des porteurs de projets à les localiser et les caractériser afin de les réutiliser et ainsi de réduire l'artificialisation des sols. Élaboré par le CEREMA à la demande du ministère de la Transition écologique, il recense près de 20 500 sites, essentiellement à partir de la remontée d'observatoires locaux de friches.
Plus d'une trentaine de caractéristiques (enjeux environnementaux, zonage d'urbanisme, etc.) et des indices de mutabilité sont calculés par Cartofriches, apportant une plus-value aux observatoires locaux. Ces données sont intégrées dans l'outil UrbanSIMUL, ouvert gratuitement aux collectivités et acteurs publics, afin de mieux connaître le foncier et faciliter l'élaboration de stratégies opérationnelles.
CEREMA
Entretien et sécurité des ponts
L'enveloppe de 50 millions d'euros par an pérennisée
La France compte entre 200 000 et 250 000 ponts, dont 100 000 communaux. Pour les plus petites communes, l'entretien de ces infrastructures clés constitue, en raison de leurs ressources limitées, une charge lourde au fur et à mesure de leur vieillissement. Lancé en 2021 et doté d'un budget initial de 110 millions d'euros, le programme national ponts (PNP), est piloté opérationnellement par le CEREMA.
Ecologie.gouv
ACTEURS
Thomas Lombès, nommé directeur exécutif de l'agence de programme Agralife
Thomas Lombès est nommé directeur exécutif de l'agence de programme Agralife, pilotée par l'INRAE, à compter du 1er septembre et pour une durée de 4 ans. Créée en mars 2024, l'agence de programme Agralife contribue au pilotage national des stratégies de recherche dans les domaines de l'agriculture, de l'alimentation, des forêts et des ressources naturelles associées.
INRAE
Emmanuel Donnaint, nouveau directeur en Rhône-Alpes de l'agence de l'eau
Emmanuel Donnaint, ingénieur divisionnaire de l'industrie et des mines, est le nouveau directeur de la délégation de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse à Lyon depuis le 1er juillet dernier. Il succède à Nicolas Alban. Depuis près de 4 ans, Emmanuel Donnaint était conseiller agriculture, énergie, qualité de l'air et loup auprès du préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Rhône-Méditerranée Corse
Acculturation des élus aux compétences eau, assainissement, déchets
Avec le concours des agences de l'eau Rhin-Meuse, Seine-Normandie, Rhône-Méditerranée Corse, de l'Agence régionale de santé et de l'ADEME, l'ASCOMADE organise des parcours d'acculturation à l'intention des élus nouvellement entrés en responsabilités. Trois parcours sont accessibles gratuitement et en visioconférence : déchets, assainissement et eau potable. Chaque parcours se compose de 3 modules d'1 heure, pour : reposer les bases en termes de responsabilités ; identifier les facteurs externes dont le changement climatique ; présenter les solutions possibles.
Plusieurs choix de dates proposés jusqu'au 17 novembre 2026
ImaGeau et BRLIngénierie lancent une offre intégrée de suivi des ressources en eau pour les collectivités
Face à une variabilité croissante des ressources en eau sous l'effet du dérèglement climatique, les collectivités, les industriels et les gestionnaires d'infrastructures doivent pouvoir s'appuyer sur une connaissance plus fine de la ressource et sur des capacités renforcées d'anticipation pour éclairer leurs décisions. Pour répondre à cet enjeu, ImaGeau, filiale du groupe Saur spécialisée dans le suivi numérique des eaux souterraines, et BRLIngénierie, filiale du groupe BRL spécialisée dans la modélisation hydrologique et la gestion des eaux de surface, annoncent un partenariat stratégique et technologique visant à développer une offre intégrée de suivi, de prévision et d'aide à la décision, grâce à l'interopérabilité de leurs plateformes respectives. Officialisé le 8 juillet à Nîmes, ce partenariat associe deux expertises complémentaires afin d'offrir aux collectivités et aux gestionnaires de ressources en eau une vision plus globale de la ressource, des nappes phréatiques jusqu'aux cours d'eau.
Saur
La Fondation François Sommer inaugure un centre de formation, de recherche et de création artistique dédié à la faune sauvage
Propriété de la Fondation François Sommer, le Domaine de Belval, espace naturel de 1 050 hectares situé dans les Ardennes, accueille un nouveau Centre de formation, de recherche scientifique et de création artistique, entièrement consacré à l'étude, à la conservation et la gestion de la faune sauvage. Son inauguration, le 9 juillet, a été l'occasion de célébrer le 60ème anniversaire de la reconnaissance d'utilité publique de la Fondation et d'officialiser cinq conventions de partenariat avec des acteurs majeurs de la nature : l'OFB, l'ONF, la Région Grand Est, le Domaine de Chantilly et l'Association nationale des jeunes et nouveaux chasseurs (ANJC).
Dossier de presse
MOBILISATIONS
Après les canicules, sécheresses et incendies
Comment faire en sorte que les épisodes de canicule, de sécheresse et d'incendie intenses ne soient pas juste le début d'une longue série toujours plus brutale ? Le syndicat Solidaires, Médecins du Monde, Nous toutes, le syndicat des Sapeurs-Pompiers Volontaires de France, Greenpeace, la Fondation pour le logement, le Syndicat national des personnels infirmiers, la Fédération des assemblées générales étudiantes et France Nature Environnement donnent rendez-vous le mardi 15 septembre, devant le ministère de l'Économie à 19h30. Les différentes prises de paroles permettront aux organisations de porter leurs recommandations aux pouvoirs publics en amont du vote du budget en fin d'année.
PETA envoie une boîte d'allumettes à la ministre de l'Agriculture
Alors que la France connaît l'un des étés les plus dévastateurs de ces dernières années, marqué par des incendies de forêt qui ont ravagé des dizaines de milliers d'hectares, brûlé des habitations et provoqué la mort d'innombrables animaux sauvages et détruit leur habitat, l’association de protection animale PETA a adressé un cadeau aussi symbolique que percutant à la ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard : une boîte d'allumettes. En pleine aggravation de la crise climatique, ce geste souligne auprès du gouvernement que continuer à soutenir un système alimentaire fondé sur l'élevage revient à alimenter le dérèglement climatique qui favorise des canicules meurtrières, de fortes sécheresses et des feux de forêt toujours plus destructeurs. Il rappelle également qu'en rayant la viande de nos assiettes, nous pouvons, chacun à notre niveau, contribuer à éviter les catastrophes dévastatrices de demain.
PETA France
ADOUR-GARONNE
Eau et climat : L'Adour prépare l'avenir
Sur le bassin de l'Adour, les projections climatiques annoncent une réduction marquée de la ressource en eau disponible dans les décennies à venir, alors que les besoins restent importants. Pour répondre à ces défis, la stratégie territoriale de l'Adour s'appuie sur plusieurs leviers d'action.
L'entrée dans le 12ème programme de l'Agence, placé sous le signe de l'adaptation au changement climatique, a été l'occasion de renouveler les partenariats avec les grands acteurs du bassin à travers les contrats Eau et Climat. L'enjeu : que chaque investissement financé aujourd'hui soit conçu en anticipant les conditions de demain. En 2025, des contrats ont ainsi été signés avec l'Établissement public de bassin Adour, affluents et aquifères, le département des Pyrénées-Atlantiques, l'agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées et le Parc national des Pyrénées, dont les territoires de montagne comptent parmi les plus vulnérables. D'autres sont en cours de finalisation. En parallèle, le plan de sobriété a été décliné sur le bassin. Le travail mené a révélé que certains acteurs avaient déjà pris de l'avance : des industriels ont investi dans le recyclage de l'eau, des collectivités ont réduit leurs pertes grâce à l'instrumentation de leurs réseaux. L'enjeu est désormais d'inscrire l'ensemble du bassin dans cette dynamique de réduction des prélèvements. Le bassin doit par ailleurs relever deux autres défis : accompagner les petites communes de montagne dans la structuration de leurs services d'eau, et engager l'agriculture irriguée dans l'évolution de ses pratiques.
Adour-Garonne
LOIRE-BRETAGNE
La lutte contre la prolifération des algues vertes en Bretagne
Première enquête de suivi de la Cour des comptes et de la Chambre régionale
En juillet 2021, la Cour des comptes avait évalué la politique publique de lutte contre la prolifération des algues vertes en Bretagne. Cinq ans après cette évaluation, une formation commune, associant la Cour des comptes et la Chambre régionale des comptes Bretagne, a réalisé une enquête de suivi de cette évaluation. Ce rapport de suivi constitue un pilier fondamental du travail de la Cour puisqu'il permet d'apprécier le degré de mise en œuvre des 21 recommandations et pistes d'actions formulées en 2021, d'établir un bilan des actions engagées et de mettre en évidence les leviers d'action à consolider afin de renforcer l'efficacité de l'action publique pour les prochaines années. Depuis 2021, des progrès ont été accomplis du fait d'un renforcement progressif des moyens et des outils mobilisés pour faire face au phénomène de prolifération des algues vertes. Face à la persistance du phénomène, sa réduction significative nécessite toutefois de renouveler et d'intensifier les actions dans plusieurs domaines.
Un phénomène de prolifération des algues vertes persistant – La réduction des concentrations et des flux de nitrates dans les cours d'eau constitue le seul levier d'action permettant de limiter significativement la prolifération des algues vertes. Depuis 15 ans, l'évolution à la baisse de la pression azotée sur les terres agricoles et des teneurs en nitrates dans les cours d'eau bretons est significative, en dépit d'un ralentissement notable depuis 10 ans. Parallèlement, le niveau des échouages d'algues vertes a évolué de façon contrastée avec une tendance globale à la baisse dans les 8 "baies algues vertes" relevant du plan de lutte et une hausse dans une majorité de secteurs vasiers. Les niveaux de concentration en nitrates demeurent encore trop élevés pour endiguer durablement ce phénomène.
Des avancées réelles dans les moyens consacrés à la lutte – Depuis 2021, des avancées réelles ont été réalisées pour renforcer les moyens et les outils destinés à lutter contre ce phénomène. Elles se traduisent notamment par le renforcement du cadre réglementaire, avec l'adoption du 7ème programme d'action régional nitrates, la création de 8 zones sous contrainte environnementale et la révision du schéma directeur régional des exploitations agricoles. Parallèlement, les dispositifs d'accompagnement des agriculteurs ont été développés afin de soutenir l'évolution de leurs pratiques, grâce notamment à la mise en place de paiements pour services environnementaux et à l'élargissement des mesures agro-environnementales et climatiques. Ces actions s'accompagnent d'une hausse significative des moyens financiers mobilisés au service de cette politique publique.
Une action à renforcer pour obtenir des résultats significatifs – Pour obtenir un recul durable et significatif de la prolifération des algues vertes, il est indispensable de poursuivre et d'amplifier les actions engagées. Alors que plus de 80 % des surfaces d'échouage en Bretagne concernent les secteurs vasiers, la lutte doit désormais être renforcée sur ces territoires. Cela passe prioritairement par une révision rapide des schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) et par une mobilisation accrue de l'ensemble des acteurs locaux, sous la coordination des préfets de département. La définition d'objectifs clairs en matière de qualité de l'eau et d'évolution des pratiques agricoles est également essentielle afin de mieux orienter et dimensionner les efforts à engager. Dans le même temps, le renforcement du ciblage des contrôles des exploitations agricoles par les services de l'État, ainsi que l'optimisation des outils de contrôle, demeurent des leviers indispensables pour garantir l'efficacité et la crédibilité de l'action publique. L'évolution du foncier agricole dans les secteurs les plus sensibles doit rester une priorité. Les préfets de département ont un rôle central à jouer pour coordonner les acteurs compétents et mobiliser l'ensemble des leviers disponibles afin d'accélérer les transformations nécessaires. Enfin, la réussite de cette politique repose également sur l'engagement des acteurs économiques. Les principaux financeurs publics, que sont la Région Bretagne et l'Agence de l'eau, doivent conditionner leurs aides aux entreprises des filières agroalimentaires à des engagements concrets en faveur de la prévention des fuites d'azote.
À l'issue de ses travaux de suivi, la Cour formule ou réitère huit recommandations afin d'amplifier les mesures à destination des baies algues vertes et de les étendre avec la même ambition aux secteurs vasiers, conditions d'un impact décisif sur la qualité des eaux bretonnes et sur les échouages d'algues vertes.
Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, se rendra en Bretagne le 4 septembre. Cette séquence permettra de prolonger la présentation du rapport et d'échanger avec les acteurs locaux sur les suites à donner aux recommandations formulées par la Cour.
Rapport – Synthèse
SEINE-NORMANDIE
Résultats de l'enquête Sobriété auprès des collectivités
Entre fin 2025 et début 2026, les collectivités du bassin ont été sollicitées par l'agence de l'eau pour répondre à une enquête sur les mesures de réduction des prélèvements pour l'alimentation en eau potable, mises en œuvre ou envisagées. Cette enquête fait suite au Plan Eau, qui vise 10 % d'économie d'eau entre 2019 et 2030 et dont l'objectif est décliné dans la trajectoire de sobriété définie par la stratégie d'adaptation au changement climatique du bassin. Cette trajectoire fixe un objectif ambitieux de réduction de 14 % des prélèvements pour l'alimentation en eau potable entre 2019 et 2030, que les évolutions tendancielles ne permettront pas d'atteindre sans effort supplémentaire. Le document synthétise les résultats de l'enquête "Sobriété hydrique" et apporte des outils et des pistes complémentaires pour élaborer ou renforcer les stratégies de sobriété des collectivités du bassin.
Enquête – Guide "Collectivités et sobriété en eau"
RHÔNE-MÉDITERRANÉE
Le comité de bassin s'engage pour l'avenir de l'eau et l'habitabilité des territoires
Réuni le 2 juillet sous la présidence de Martial Saddier, président du Conseil départemental de la Haute-Savoie, en présence d'Étienne Guyot, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet coordonnateur du bassin, le comité de bassin Rhône-Méditerranée a examiné plusieurs dossiers majeurs pour la planification de la gestion de l'eau sur son territoire. Face au changement climatique, à l'effondrement de la biodiversité aquatique et à l'émergence de nouvelles pollutions, il prend pleinement ses responsabilités en préparant une politique de l'eau ambitieuse pour la période 2028-2033, dans un esprit constructif constant entre toutes les catégories d'usagers – collectivités, acteurs industriels et agricoles, associations.
Rhône-Méditerranée Corse
Accord cadre de partenariat entre l'agence de l'eau et le BRGM
Catherine Lagneau, présidente-directrice générale du BRGM, et Nicolas Mourlon, directeur général de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse, ont signé le 9 juillet un accord cadre de partenariat qui se prolongera jusqu'à 2030. Ce partenariat vise à renforcer la collaboration entre l'agence de l'eau et le BRGM pour approfondir la connaissance des eaux souterraines dans les bassins hydrographiques de Rhône-Méditerranée et de Corse. Il s'appuie sur la mutualisation de leurs expertises complémentaires, afin d'accélérer la recherche scientifique sur quatre thématiques stratégiques : 1. L'enrichissement des connaissances sur la qualité et les débits d'étiage des rivières en période de sécheresse, ainsi que sur les aquifères, au moyen de méthodes innovantes de caractérisation de la ressource (ex : projet ESTHER) ; 2. L'évaluation de la qualité physico-chimique et de la température des nappes souterraines et de leurs évolutions dans un contexte de changement climatique ; 3. La connaissance du fonctionnement des milieux et de l'impact des activités humaines sur la qualité et la quantité des nappes souterraines : vulnérabilité des nappes, modélisation des aquifères et de leur fonctionnement, représentation de l'interface entre les eaux souterraines et les autres milieux ; 4. L'évaluation des coûts et bénéfices monétaires et socio-économiques liés aux eaux souterraines, ainsi que les questions liées à la gouvernance et au partage des ressources en eau.
Le programme ESTHER (Évaluation et suivi des refuges thermiques) explore le rôle des eaux souterraines dans la régulation de la température des rivières et vise à mieux comprendre les refuges thermiques naturels potentiels pour la faune aquatique qui dépendent des échanges entre eaux souterraines et eaux de surface, en combinant observation in situ et modélisation hydrogéologique. À titre exploratoire, trois sites aux caractéristiques hydrologiques contrastées ont été équipés : le fleuve Argens, en Provence Verte ; le Drac, rivière alpine influencée par la fonte des neiges, (massif des Écrins) ; la Veyle, en région Dombes. Ces observations croisées permettront d'identifier les facteurs géologiques et hydrologiques clés de la formation et de la persistance de ces refuges thermiques. Lancé en 2023, ce programme se poursuivra jusqu'en 2028 dans le bassin du Rhône.
BRGM
APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
Trame verte et bleue Grand Est
Les projets associent un ou plusieurs partenaires pour mettre en œuvre un ensemble d'actions concrètes de restauration de la trame verte et bleue en respectant les grands critères suivants : être bâtis sur un diagnostic écologique du territoire suffisant ; permettre de restaurer la fonctionnalité écologique des milieux ; agir sur les trames les plus prioritaires du territoire ; être composés majoritairement d'actions concrètes ; intégrer les enjeux "eau" du territoire ; programmer une animation et une communication territoriale adaptées à la réalisation et à la valorisation du projet.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2026
Rhin-Meuse
Projets d'aménagement urbains
Deux appels concomitants : l'un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privés ou publics.
S'agissant des bailleurs sociaux, les projets éligibles sont : des études (missions d'appui technique, missions d'assistance à maîtrise d'ouvrage…) ; des travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales, de récupération en eau, de sobriété…) ; des actions de sensibilisation et de communication.
S'agissant des autres acteurs de l'aménagement urbain, parties prenantes, sont éligibles les études et les travaux qui visent des opérations : de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) et de la végétalisation associée ; d'économies d'eau (cuves de récupération d'eau de pluie, réutilisation…) ; de gestion écologique des espaces associés à ces opérations pour la reconquête de la biodiversité, de renaturation et recréation des milieux naturels fonctionnels.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026
AAC Protection des ressources en eau potable
La qualité des eaux brutes de 342 captages du bassin Rhin-Meuse est dégradée par des pollutions diffuses (nitrates et/ou pesticides). Si 69 % de ces captages identifiés comme prioritaires ont une aire d'alimentation de captage délimitée, seuls 43 % bénéficient d'un plan d'actions de reconquête de la qualité de l'eau. C'est pour donner un coup d'accélérateur et passer concrètement à l'action que l'Agence de l'eau Rhin-Meuse lance cet appel à candidatures inédit ouvert jusqu'au 16 décembre 2026. 30 aires d'alimentation en eau de captages seront accompagnées pour un budget de 500 000 euros, en ciblant les collectivités ayant peu ou pas de moyens en termes d'ingénierie technique. –
Dépôt des dossiers – 16 décembre 2026
Loire-Bretagne
Poissons migrateurs amphihalins
L'État, la Région Centre-Val de Loire et l'Agence de l'eau Loire-Bretagne lancent un appel à projets consacré aux poissons migrateurs amphihalins du bassin de la Loire. Les projets retenus pourront bénéficier d'un financement du Fonds européen de développement régional (FEDER), pouvant être complété par une aide de l'agence de l'eau.
Engagé dans le cadre du Plan Loire Grandeur Nature, ce nouvel appel à projets vise à soutenir des démarches de recherche, d'expérimentation, de suivi et d'acquisition de connaissances sur ces espèces et leurs habitats. Les projets pourront notamment porter sur la dynamique des populations, le fonctionnement des habitats, les interactions entre espèces ou encore les effets du dérèglement climatique sur les milieux aquatiques. L'appel s'adresse aux collectivités territoriales et groupements, établissements publics territoriaux de bassin, organismes de recherche, associations, entreprises et acteurs économiques concernés par la connaissance et la préservation des milieux aquatiques.
Dépôt des dossiers – 30 novembre 2026
Adour-Garonne
PSE pour la reconquête de la qualité des eaux brutes des captages pour l'eau potable
L'Agence de l'eau Adour-Garonne lance un nouvel appel à projets pour accompagner les territoires et les agriculteurs engagés dans la protection des captages d'eau potable dégradés ou vulnérables à destination des personnes responsables de la production et distribution d'eau (PRPDE) et syndicats mixtes ou établissements publics. Dans ce cadre, l'agence de l'eau propose un accompagnement financier pour encourager des pratiques agricoles favorables à la qualité de l'eau, notamment la réduction ou l'arrêt de l'utilisation des produits phytosanitaires, dans une démarche de progrès sur 5 ans. Les exploitations agricoles situées sur les aires d'alimentation de captages (AAC) ou dans des zones prioritaires peuvent bénéficier d'une rémunération fondée sur trois leviers : la couverture des sols ; la réduction des intrants ; le développement d'infrastructures agroécologiques (haies, bandes enherbées…).
Dépôt des dossiers – 30 novembre 2026 et 26 février 2027
Artois-Picardie
AMI Projets innovants pour protéger durablement les captages d'eau potable
Afin de renforcer la protection des ressources en eau destinées à l’alimentation en eau potable, l’Agence de l’eau Artois-Picardie lance un appel à manifestation d'intérêt (AMI) visant à favoriser l'émergence de projets et de partenariats dans le cadre des contrats d'actions pour la ressource en eau (CARE).
À ce jour, 8 CARE couvrant 13 captages prioritaires sont en cours de déploiement, tandis que 17 nouveaux projets de CARE, représentant 25 captages, sont en préparation sur le bassin Artois-Picardie. Pour accompagner cette dynamique, l'agence souhaite identifier de nouveaux partenaires capables de proposer des solutions répondant aux enjeux de ces territoires. Cet appel s'adresse notamment aux coopératives agricoles, associations, entreprises, organismes de conseil ou de formation et, plus largement, à tout porteur de projet susceptible de contribuer aux objectifs des CARE. Les projets pourront porter sur l'évolution des systèmes agricoles, la structuration de filières à bas niveau d'intrants, la diversification des productions, l'accompagnement collectif des agriculteurs ou encore l'innovation territoriale.
Dépôt des dossiers – 2 novembre 2026
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d'écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n'ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s'agit de rendre nos cours d'écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l'eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C'est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d'attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d'un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d'écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d'îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027
Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau
Les jeunes ont besoin de connaissances sur l'eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l'eau s'est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l'eau se transmet à l'international. La responsabilité des acteurs de l'eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l'eau. En reconnaissant l'importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l'eau, l'Agence de l'eau Artois-Picardie s'inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l'Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d'intégrer leur contribution à l'évolution du modèle français de gestion de l'eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l'eau, permettant l'implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l'un des sujets suivants : l'eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l'eau, la solidarité internationale pour l'eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l'engagement des acteurs de l'eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l'eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027
MER BALTIQUE
Prolifération d'algues
Chaque été, des proliférations de cyanobactéries réapparaissent en mer Baltique, lorsque la chaleur de l'eau, les vents légers et les nutriments charriés depuis la terre ferme favorisent la multiplication de ce type d'algues. Le 11 août, les autorités sanitaires de Rostock, en Allemagne, ont émis une alerte concernant la présence de ces algues le long de la côte et ont déconseillé la baignade.
Cette image, acquise par l'un des satellites Copernicus Sentinel-2 le 8 août 2026, montre la prolifération en cours dans le bassin d'Arkona, entre le sud de la Suède, l'île danoise de Møn et l'île allemande de Rügen. Des filaments vert vif dessinent des tourbillons de plusieurs dizaines de kilomètres de large, formés par les courants et le vent, tandis que l'eau d'un bleu plus foncé indique les zones où les algues n'ont pas atteint la surface.
Copernicus Sentinel-2 imagery

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ALERTES PRÉCOCES
Appel à propositions du ECMWF
Le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (en anglais ECMWF) lance un appel à propositions pour des projets pilotes régionaux SEWA (Strengthening Early Warning in Africa) sur les prévisions axées sur les impacts en Afrique. Ces projets pilotes régionaux contribueront à renforcer la préparation face aux phénomènes météorologiques dangereux et aux événements liés au climat dans toute l'Afrique.
Ces subventions marquent la prochaine étape du programme SEWA et s'appuient sur l'étude préliminaire récemment achevée, qui a mis en évidence des possibilités de renforcer les systèmes d'alerte précoce dans toute l'Afrique subsaharienne grâce à une meilleure collaboration, à un meilleur accès aux données et à des prévisions axées sur les impacts. Cet appel à projets soutiendra le développement de quatre projets pilotes régionaux portant sur des outils et services de prévision axés sur les impacts en Afrique de l'Ouest, centrale, orientale et australe, y compris les îles de l'océan Indien. Ces projets pilotes contribueront à renforcer les systèmes d'alerte précoce en combinant les prévisions météorologiques et les prévisions de risques avec des informations sur l'exposition, la vulnérabilité et les impacts, permettant ainsi aux utilisateurs de mieux anticiper les conséquences potentielles des phénomènes météorologiques et climatiques dangereux. Les données produites en Europe serviront de base à ces projets, illustrant ainsi comment les ensembles de données provenant du ECMWF, du programme Copernicus de l'UE et des États membres du ECMWF peuvent soutenir les services d'alerte précoce en Afrique.
ECMWF
FORUM AFRICAIN DE L'EAU
La Déclaration de Ndjamena trace la feuille de route du continent vers la sécurité hydrique
Le Forum africain de l'eau s'est achevé le 16 juillet sur un engagement fort des dirigeants africains à accélérer les investissements et les réformes pour garantir un accès universel à l'eau potable et à l'assainissement. Organisée conjointement par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre de haut niveau a réuni chefs d'État, ministres, institutions financières, partenaires techniques et acteurs du secteur privé autour d'un objectif commun : faire de l'eau un levier de développement durable en Afrique.
Au terme de deux jours de travaux, les participants ont adopté la Déclaration de Ndjamena, accompagnée du lancement des Pactes nationaux pour l'eau, des instruments destinés à harmoniser les politiques publiques, accélérer les réformes institutionnelles et mobiliser les financements nécessaires pour relever les défis de la sécurité hydrique sur le continent. Le Premier ministre du Tchad, Allah-Maye Halina, a insisté sur la nécessité de transformer les engagements pris en réalisations concrètes. "La Déclaration de N'Djamena est une ambition commune. Les Pactes nationaux pour l'eau offrent désormais un cadre pour aligner les politiques, les réformes, les financements et la mise en œuvre", a-t-il déclaré.
Les échanges ont mis en évidence le rôle stratégique de l'eau dans la croissance économique, la sécurité alimentaire, la création d'emplois, la résilience climatique et la stabilité des États africains. La directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale, Anna Bjerde, a rappelé que chaque investissement dans l'eau produit des retombées directes sur les économies africaines. "Chaque goutte d'eau utilisée de manière productive soutient un emploi, une récolte ou une entreprise", a-t-elle souligné. Senoussi Hassana Abdoulaye, maire de Ndjamena, dresse un tableau préoccupant de la situation hydrique du continent : plus de 400 millions d'Africains n'ont toujours pas accès à l'eau potable, tandis que les capacités de stockage diminuent, les superficies irriguées restent insuffisantes et les effets du changement climatique pourraient entraîner une baisse de près de 12 % du produit intérieur brut dans certaines régions d'ici 2050. Le maire a également évoqué la situation du lac Tchad, dont la superficie s'est considérablement réduite au cours des six dernières décennies. "Cette évolution est le miroir de notre fragilité collective et une ultime alerte qui nous interpelle", a-t-il averti.
Le Forum de Ndjamena constitue une étape majeure dans la préparation de la Conférence des Nations unies sur l'eau, que le Sénégal co-organisera avec les Émirats arabes unis à Abu Dhabi, du 8 au 10 décembre prochain.
Moussa Thiam, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica
ASSAINISSEMENT
650 millions d'Africains privés de services de base
Le continent reste confronté à un important déficit en matière d'assainissement, malgré des progrès enregistrés ces dernières années. Selon le rapport 2026 sur le développement durable en Afrique, coécrit par la Commission économique pour l'Afrique (CEA), la Commission de l'Union africaine et la Banque africaine de développement (BAD), et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'accès aux services d'assainissement gérés en toute sécurité demeure largement inférieur à la moyenne mondiale. Entre 2015 et 2023, la proportion de la population africaine bénéficiant de services d'assainissement gérés en toute sécurité est passée d'environ 24 % à 30 %. Une progression qui reste toutefois insuffisante au regard de la moyenne mondiale, qui s'établit à près de 60 %. Le rapport estime ainsi qu'environ 650 millions de personnes en Afrique restent privées de services d'assainissement de base. Dans plusieurs pays du continent, la défécation en plein air demeure par ailleurs une réalité, illustrant l'ampleur des investissements encore nécessaires dans les infrastructures sanitaires et l'accès aux services essentiels. Cette situation constitue un enjeu majeur pour les politiques publiques, dans un contexte où les pays africains cherchent à accélérer leurs progrès vers les Objectifs de développement durable.
Le déficit concerne également les infrastructures permettant d'adopter des pratiques élémentaires d'hygiène. En 2023, le rapport souligne que seulement 35 % de la population africaine disposait d'installations de base pour se laver les mains avec de l'eau et du savon. Ce taux représente moins de la moitié de la moyenne mondiale, soulignant la persistance d'un important écart entre l'Afrique et les standards internationaux en matière d'accès aux services d'eau, d'hygiène et d'assainissement.
Bassirou Mbaye, Le Journal de l'Économie Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
MAROC
Le pays face au grand défi de l'eau
Moins de 600 mètres cubes d'eau par habitant et par an : c'est le seuil critique sous lequel évolue aujourd'hui le Maroc, selon le ministère de l'Équipement et de l'Eau.
Alors que la raréfaction des ressources hydriques s'impose comme une contrainte majeure pour le continent africain, la gestion de l'eau est devenue au Maroc un enjeu primordial de la politique économique nationale. Entre impératifs de croissance, préservation des équilibres budgétaires et adaptation des filières productives, le Royaume fait face à des arbitrages stratégiques majeurs pour préserver la résilience de son modèle de développement. Les données institutionnelles traduisent l'ampleur du choc hydrique : selon les rapports de la Banque mondiale et des services hydrauliques nationaux, la dotation moyenne par habitant est passée de plus de 2 500 m3/an dans les années 1960 à moins de 600 m3/hab/an aujourd'hui, marquant une rétraction de 1 900 m3, et le pays évolue désormais sous le seuil critique de stress hydrique fixé à 1 000 m3/hab/an.
Sur le plan sectoriel, l'allocation des ressources révèle une dissymétrie structurelle. Les indicateurs du Haut-Commissariat au plan (HCP) et du ministère de l'Agriculture indiquent que le secteur agricole absorbe près de 85 % des ressources en eau douce du pays, pour une contribution directe fluctuant entre 12 et 14 % au PIB national. Ce décalage pèse directement sur les agrégats macroéconomiques. Les périodes de sécheresse récurrentes affectent la valeur ajoutée agricole et pèsent sur la balance commerciale, se traduisant notamment par la baisse du rendement des exportations maraîchères et le renchérissement des importations de céréales.
Afin de limiter ces risques, l'État a engagé un programme d'investissement public consacré à la sécurisation de l'approvisionnement en eau. Cette politique entre dans le cadre du Plan national de l'eau (PNE) et du Programme national pour l'approvisionnement en eau potable et l'irrigation (PNAEPI 2020-2027), dont l'enveloppe budgétaire globale a été portée à plus de 143 milliards de dirhams selon les données communiquées par les autorités.
Yahya Rhouat, Libération (Casablanca) – AllAfrica
TUNISIE
Course aux eaux minérales : L'été de l'exaspération
Si vous voyez un Tunisien courir derrière une bouteille d'eau minérale ou se ranger dans une longue file d'attente sous un soleil de plomb, ne soyez pas étonné, surtout dans les zones où l'eau du robinet est coupée à répétition ou encore dans certaines régions où elle n'est pas potable en raison d'une forte teneur en calcaire ou en chlore, quoique la SONEDE affirme, mordicus, que l'eau qu'elle distribue à ses abonnés est saine et ne nécessite aucun traitement avant consommation… Les 31 unités de production du pays ont peiné dès mi-juillet pour répondre à une demande démultiplée jusqu’à atteindre un montant estimé à 10 millions de litres par jour (contre 7 millions de litres durant le reste de l'année). C’est à tel point qu’un camion chargé d'eau minérale s’est fait attaqué alors qu'il était en chemin pour livrer sa cargaison…
Lassâad Ben Ahmed, La Presse (Tunis) – AllAfrica
Pénurie d'eau minérale ? Les producteurs expliquent les tensions sur le marché
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Les auteurs d'infractions liées à la rétention et à la spéculation sur les eaux minérales, notamment en cas de dissimulation des bouteilles ou de vente conditionnée, peuvent encourir jusqu'à 10 ans de prison et une amende de 100 000 dinars, conformément à la législation en vigueur, rappelle Anis Ezzine, avocat. Il ajoute que les sanctions peuvent être alourdies lorsque certaines circonstances aggravantes sont réunies, notamment en période de circonstances exceptionnelles.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Après la crise de l'été, le pays vise un stock de 200 millions de litres en 2027
Le ministère du Commerce et du Développement des exportations prévoit de porter à près de 200 millions de litres en 2027 le volume du stock régulateur d'eau conditionnée, contre environ 70 millions de litres en 2026, après les importantes perturbations d'approvisionnement enregistrées durant l'été. Cette décision vise notamment à mieux faire face aux épisodes de fortes chaleurs et aux aléas susceptibles d'affecter la production, a indiqué le directeur de l'Observatoire national de l'approvisionnement et des prix au ministère du Commerce, Ramzi Trabelsi, dans une déclaration à la radio privée Diwan FM. Le ministère du Commerce a également appelé les grandes surfaces commerciales à constituer des stocks propres, qui pourraient être commercialisés durant les périodes de forte demande.
Ramzi Trabelsi a rappelé que le stock régulateur constitué habituellement par les opérateurs se situait autour de 50 millions de litres, avec un volume pouvant atteindre 70 millions de litres par an. Les unités de conditionnement réalisent généralement leurs niveaux de production les plus élevés durant l'hiver. Cette période leur permet de constituer des stocks destinés à être écoulés pendant l'été, lorsque la consommation atteint son pic. La question a pris une importance particulière durant l'été 2026. Fin juillet, l'Office national du thermalisme et de l'hydrothérapie, chargé du secteur du conditionnement des eaux, indiquait que le pays avait entamé la saison estivale avec un stock d'environ 70 millions de litres. D'après la Chambre syndicale des grandes surfaces commerciales, cette réserve avait toutefois été épuisée dès le 15 juillet, alors qu'elle était initialement censée couvrir les besoins jusqu'à la fin du mois d'août. Les autorités et les professionnels du secteur ont expliqué cette consommation rapide des stocks par la forte progression de la demande, notamment sous l'effet des vagues de chaleur exceptionnelles mais aussi des perturbations répétées de l'approvisionnement en eau potable ainsi que les arrêts temporaires de production dans plusieurs unités de conditionnement, en raison de coupures d'électricité.
Au-delà de la hausse réelle de la demande, les comportements des consommateurs peuvent également accentuer les tensions sur le marché. Une étude de marché réalisée en 2013 avait relevé l'existence chez les Tunisiens d'un "comportement de stockage spontané" de l'eau conditionnée.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Évaporation des barrages, coupures d'électricité… : les ressources hydriques sous pression
La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la Tunisie accentue les difficultés d'approvisionnement en eau, en raison notamment des coupures d'électricité qui perturbent le fonctionnement des stations de pompage et des forages. La hausse des températures entraîne une multiplication des interruptions de courant, affectant directement la distribution de l'eau, explique la SONEDE qui s'appuie sur près de 1 500 stations de pompage alimentées en électricité, ainsi que sur 1 200 puits profonds qui dépendent entièrement du réseau électrique. Les perturbations de la distribution de l'eau s'expliquent principalement par trois facteurs. Le premier concerne les travaux programmés réalisés sur les infrastructures hydrauliques, qui font l'objet d'annonces préalables. Le deuxième est lié aux pannes affectant le réseau de canalisations, long d'environ 59 000 kilomètres, dont une grande partie est âgée de plus de 40 ans. Le troisième facteur réside dans les coupures d'électricité, qui perturbent directement le fonctionnement des stations de pompage et des puits.
Concernant l'évaporation de l'eau des barrages, le phénomène naturel est fortement amplifié par les récentes vagues de chaleur. Les pertes ont ainsi dépassé un million de mètres cubes d'eau par jour à la fin du mois de juin et durant les pics de chaleur, contre une moyenne habituelle comprise entre 500 000 et 600 000 m3/j pendant les périodes les plus chaudes. Les autorités n'ont pas retenu la solution consistant à recouvrir les barrages de sphères en plastique, afin de préserver la qualité de l'eau et de respecter les normes sanitaires. En revanche, un partenariat entre les ministères de l'Agriculture et de l'Enseignement supérieur a été lancé pour expérimenter la couverture de plusieurs lacs collinaires afin de limiter l'évaporation.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Jusqu'à 750 000 m3 perdus chaque jour par évaporation, alerte un expert
La crise de l'eau en Tunisie ne relève plus d'une situation conjoncturelle, mais résulte de l'accumulation de plusieurs années de politiques publiques qui ne sont plus adaptées à l'évolution démographique, aux nouveaux modes de vie et à l'augmentation de la demande en eau, estime l'expert en ressources hydrauliques et en développement Houcine Rahili.
Intervenant sur Express FM, Rahili a souligné que l'amélioration des précipitations enregistrée durant la saison 2025-2026 et la hausse du taux de remplissage des barrages à près de 50 % n'ont pas permis d'améliorer suffisamment l'approvisionnement en eau. Pour l'expert, la problématique ne se limite pas à la disponibilité de la ressource. Elle concerne également la capacité des infrastructures de transport, de pompage et de distribution à acheminer l'eau jusqu'aux citoyens. Une partie de ces réseaux a été mise en place il y a plus de 20 ou 30 ans et ne serait désormais plus en mesure de répondre aux besoins actuels, a-t-il expliqué. Cette vétusté des infrastructures constitue ainsi l'un des facteurs susceptibles d'expliquer pourquoi l'amélioration des ressources disponibles ne se traduit pas nécessairement par une amélioration de la distribution.
Houcine Rahili a également mis en garde contre une dépendance excessive à l'égard des barrages dans un contexte de hausse des températures. Selon lui, l'évaporation pourrait entraîner une perte quotidienne de 700 000 à 750 000 mètres cubes d'eau durant les périodes de fortes chaleurs, accentuant ainsi la pression sur les ressources hydriques.
Dans ce contexte, la Tunisie doit revoir sa politique de gestion de l'eau, a-t-il estimé, en misant En Tunisie, la disponibilité annuelle en eau s’établit entre 350 à 380 mètres cubes par habitant, contre une moyenne mondiale comprise entre 700 et 900 mètres cubes.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
1,1 million de m3 d'eau évaporés en une journée
Le pays expérimente une nouvelle technologie pour inverser la tendance
Dans le cadre du projet TEC-Eau, financé par la FAO et mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, une étude pilote a été lancée sur le lac collinaire de Kamech afin d'évaluer l'efficacité d'un film monomoléculaire sécurisé et conforme destiné à réduire les pertes d'eau par évaporation. Première expérimentation de ce type conduite en conditions réelles en Tunisie, cette initiative s'inscrit dans une démarche scientifique rigoureuse visant à identifier des technologies innovantes capables d'améliorer durablement l'offre en eau dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la succession des sécheresses et une pression croissante sur les ressources hydriques, précise un communiqué de la FAO publié lundi. L'étude, conduite avec l'appui scientifique du Centre de recherches et des technologies des eaux (CERTE) et des institutions nationales partenaires, permettra d'évaluer les performances techniques, économiques et environnementales de cette technologie, tout en vérifiant son innocuité sur la qualité de l'eau, les écosystèmes aquatiques et la biodiversité.
Avec un taux de mobilisation des ressources hydriques dépassant 90 % et un réseau de 37 grands barrages, 234 barrages collinaires et 925 lacs collinaires, la Tunisie concentre désormais ses efforts sur l'amélioration de l'efficience de ces infrastructures. Les pertes journalières par évaporation sur les 37 barrages ont atteint le pic de 1,1 million de mètres cubes le 12 juillet.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Vers une valorisation de 70 % des eaux usées traitées
La valorisation des eaux non conventionnelles dans le domaine agricole constitue l'un des axes majeurs de la stratégie nationale de l'eau à l'horizon 2050, face à l'aggravation du stress hydrique et des changements climatiques. Cet axe a fait l'objet d'une séance d'audition des représentants des ministères de l'Agriculture et de l'Environnement tenue le 16 juillet, par la commission des secteurs productifs, relevant du Conseil national des régions et des districts (CNRD). Lors de cette séance, les représentants du ministère de l'Agriculture ont souligné que la stratégie nationale de l'eau à l'horizon 2050 repose sur 43 programmes et 1 200 mesures. 53 % des fonds alloués à cette stratégie seront consacrés aux programmes de valorisation des eaux traitées dans le domaine agricole. L'objectif étant d'atteindre un taux de valorisation de 70 % des eaux usées traitées à des fins agricoles. Ce plan prévoit également d'améliorer l'efficacité des réseaux d'irrigation pour atteindre 83 % et celle des réseaux d'eau potable à 85 %, tout en instaurant des réformes institutionnelles pour renforcer la gouvernance du secteur de l'eau.
Ils ont, par ailleurs, rappelé que l'utilisation des eaux usées traitées pour l'irrigation a débuté en 1965. Ce système s'est élargi pour couvrir aujourd'hui 36 zones irriguées réparties sur 17 gouvernorats, représentant une superficie aménagée d'environ 7 819 hectares. Toutefois, les superficies réellement exploitées ne dépassent pas 2 778 hectares, ce qui correspond à seulement 36 % des zones aménagées. Par ailleurs, les quantités consommées au cours de l'année 2025 n'ont pas dépassé 10 % de la production totale d'eaux traitées. Ils ont également expliqué que les cultures bénéficiaires se répartissent principalement entre les arbres fruitiers (47 %) et les grandes cultures, notamment le fourrage (51 %), en plus d'une proportion limitée consacrée aux espaces verts et aux cultures industrielles. Pour rattraper ces retards, les orientations futures reposent sur l'intégration des eaux usées traitées dans le bilan hydrique national afin de porter les volumes valorisés à 450 millions de mètres cubes sur un total prévu de 560 millions de m3 à l'horizon 2050. Le plan futur comprend la réalisation de 120 projets de valorisation des eaux usées traitées. Parmi ces initiatives figurent des projets d'aménagement de zones irriguées s'étendant sur environ 56 000 hectares, des projets de recharge des nappes phréatiques, l'irrigation des espaces verts et des terrains de golf, ainsi que la fourniture d'eau pour des usages industriels. Pour encadrer ces initiatives, le ministère prépare un nouveau projet de décret qui instaurera une classification de la qualité de l'eau selon son usage et définira les mesures de sécurité nécessaires. Parallèlement, une plateforme électronique nationale sera créée pour centraliser et partager les données relatives aux projets avec les différents acteurs concernés.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
MAURITANIE
Du sable au vert aux alentours de Nouakchott
À environ une heure et demie de route à l'est de Nouakchott, le long de la route nationale N3, un vaste espace verdoyant surgit au cœur d'un paysage aride et rocailleux. Il s'agit du Parc des technologies vertes sino-africain, un projet de coopération entre la Chine et la Mauritanie. "Il ne s'agit pas d'un projet d'embellissement à court terme, mais d'une véritable transition écologique durable", souligne Tourad Medou, co-coordinateur du projet pilote de démonstration. Depuis la signature en 2017 du premier accord de coopération entre la Mauritanie et l'Académie des sciences de Chine, le projet a permis de stabiliser 100 hectares de terres sablonneuses, dont quatre hectares transformés en oasis productives, et de former 45 techniciens locaux aux techniques de reboisement accéléré, a indiqué la ministre mauritanienne de l'Environnement et du Développement durable, Messouda Baham Mohamed Laghdaf. "Ce projet offre un modèle susceptible d'être reproduit et étendu afin de lutter contre la désertification et de promouvoir le développement vert en Afrique subsaharienne", a-t-elle affirmé.
Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), environ 45 % des terres africaines sont touchées à des degrés divers par la désertification, tandis que 55 % sont exposées à un risque accru de dégradation. Les experts chinois précisent que le taux de couverture végétale dans une zone pilote de Mauritanie est passé de 3 % à 22 %. Au Niger, le taux de mortalité du bétail a diminué de 35 %, tandis que plus de 2 000 éleveurs ont vu leurs revenus augmenter grâce à des projets écologiques.
People Daily
SÉNÉGAL
L'ONAS vise le raccordement de 300 maraîchers de la bande des Niayes
L'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS) ambitionne de raccorder au moins 300 maraîchers de la bande des Niayes à son réseau de distribution d'eau épurée destinée à l'irrigation agricole, a déclaré son directeur général, Sény Diène. Selon le directeur général, ce projet s'inscrit dans une démarche d'économie circulaire, l'un des axes majeurs de l'Office. Il vise notamment à promouvoir la valorisation des sous-produits de l'assainissement, à travers l'utilisation des eaux épurées et des boues stabilisées. Selon lui, l'enjeu est désormais de franchir un nouveau palier dans la valorisation des sous-produits de l'assainissement.
Le Soleil (Dakar) – AllAfrica
Les acteurs de l'assainissement veulent reproduire les réussites du Sénégal
L'Association panafricaine des acteurs de l'assainissement (APAA) et ses partenaires veulent arriver à reproduire "les réussites du Sénégal" partout en Afrique, au bénéfice des populations et du développement durable, a déclaré son président, Ibra Sow, président de l'APAA. "Notre objectif est clair : faire en sorte que les réussites du Sénégal puissent être adaptées et reproduites partout en Afrique, au bénéfice des populations et du développement durable du continent", a-t-il indiqué en marge de la cérémonie de clôture d'une rencontre des acteurs africains de l'assainissement. Selon lui, le modèle sénégalais dans le domaine de l'assainissement est désormais "reconnu bien au-delà" des frontières du Sénégal et "inspire de nombreux pays africains, mais également des partenaires internationaux". "Notre priorité est de faire en sorte que les acteurs de l'assainissement soient pleinement reconnus dans tous les pays africains", a-t-il dit, précisant que dans plusieurs États, "les vidangeurs et les professionnels de l'assainissement sont encore marginalisés, alors qu'ils jouent un rôle essentiel pour la santé publique et la protection de l'environnement. Nous souhaitons que les gouvernements mettent en place des politiques similaires à celles développées au Sénégal afin d'accompagner ces acteurs. Notre ambition est qu'ils puissent exercer leur métier dans la dignité, bénéficier d'un meilleur accès au financement, être mieux formés et encouragés à innover, comme c'est déjà le cas au Sénégal."
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
Le modèle de l'ONAS inspire la RDC
Une délégation de la République démocratique du Congo (RDC), conduite par la cellule d'exécution des projets (CEP-O), a effectué une mission de benchmarking à l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS) afin de s'inspirer de l'expérience sénégalaise en matière de gestion de l'assainissement et de financement des infrastructures. À l'ouverture des travaux, le chef de la délégation congolaise, Steve Mtadi Kayiko, a indiqué que cette mission vise à capitaliser les bonnes pratiques développées par l'office, notamment dans la mobilisation des ressources financières, le recours aux partenariats public-privé, ainsi que le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de la ville de Kinshasa. Le président du conseil d'administration de l'ONAS, Alassane Ndao, a salué cette initiative, soulignant l'expertise acquise par l'établissement public sénégalais dans la gestion des eaux usées, des eaux pluviales et la conduite de projets structurants. Le directeur général de l'ONAS, Séni Diène, a pour sa part présenté plusieurs domaines dans lesquels l'expérience sénégalaise pourrait être mise à profit par la RDC. Il a notamment évoqué le traitement des eaux usées, la valorisation des sous-produits de l'assainissement – notamment les boues stabilisées, les eaux épurées et la production de biogaz –, ainsi que la mobilisation des investissements et la conduite de grands projets.
Le financement du secteur de l'assainissement a occupé une place centrale dans les échanges. Les participants ont relevé que le sous-financement demeure un défi majeur pour de nombreux pays africains.
Le Soleil (Dakar) – AllAfrica
Résultats alarmants d'une étude sur la qualité de l'eau en sachet
Les résultats d'une étude universitaire sur la qualité de l'eau en sachet plastique à Dakar sont inquiétants. Selon elle, 83 % de ces sachets vendus aux quatre coins du pays sont impropres à la consommation en raison de la présence de bactéries à des taux bien plus élevés que ce que recommande l'Organisation mondiale pour la santé (OMS). Dans 15 % des cas, des traces possibles de matières fécales sont même signalées.
En mai dernier, la police avait démantelé 12 sites clandestins de production de ces sachets d'eau, en périphérie de Dakar.
Léa-Lisa Westerhoff, Radio France Internationale – AllAfrica
Nord : Lancement d'un projet d'eau potable d'un coût de 28,5 milliards FCFA
Le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a présidé les cérémonies de démarrage d'ouvrages destinés à renforcer l'alimentation en eau potable dans les villes de Dagana, Matam, Podor et Richard Toll (nord du pays) d'un coût de 28,5 milliards de francs CFA. "Ces cérémonies entrent dans le cadre du nouveau cycle de solutions techniques à la croissance des besoins en eau dans des centres marqués par une insuffisance des volumes d'eau potable mobilisés", précise le communiqué de la SONES. Ces actions s'inscrivent dans le cadre du nouveau Projet de renforcement de l'alimentation en eau potable des villes fluviales de Dagana, Podor, Matam et Richard Toll, où les travaux ont été lancés en 2025. Cette initiative majeure est pilotée par l'État du Sénégal en synergie avec l'OMVS (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal) pour sécuriser l'accès à l'eau potable des populations riveraines.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
CÔTE D'IVOIRE
Worodougou : Première région certifiée "Fin de défécation" à l'air libre
La région du Worodougou est officiellement certifiée "Fin de défécation à l'air libre" (FDAL) par la Direction de l'assainissement en milieu rural du ministère de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité. Dans une note d'information, publiée le mercredi 1er juillet, l'UNICEF salue ce résultat historique. Selon l'institution onusienne, le Worodougou est la première région du pays à atteindre ce niveau. Elle illustre le succès des stratégies innovantes soutenues par l'organisation pour accélérer l'élimination de la défécation à l'air libre et pour renforcer durablement la santé, la dignité et le bien-être des populations rurales. Cette certification représente un succès en matière d'assainissement rural en Côte d'Ivoire, notamment en raison d'un taux de défécation à l'air libre qui s'élevait à 33,7 %, l'un des plus élevés du pays, avant la mise en œuvre de projets divers pour y faire face.
"La certification FDAL du Worodougou démontre qu'il est possible de transformer durablement notre environnement lorsque la mobilisation communautaire, le leadership politique et l'appui technique convergent. Cette réussite constitue un modèle pour la Côte d'Ivoire et toute la sous-région", a tenu à souligner le Représentant Résident de l'UNICEF en Côte d'Ivoire, Jean-François Basse.
Édouard Koudou, Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica
TOGO
9,84 milliards de FCFA pour l'eau potable à Lomé
Le Projet d'amélioration de l'alimentation en eau potable de Lomé (AEP Lomé Phase 2) mobilise 9,84 milliards de francs CFA pour renforcer les capacités de production, de stockage et de distribution d'eau potable dans le Grand Lomé, avec le soutien financier de l'Agence française de développement (AFD) et de l'Union européenne. Le projet prévoit une augmentation de la production de 15 000 mètres cubes d'eau par jour, ainsi que la construction de cinq châteaux d'eau, qui permettront d’étendre l'accès à l'eau potable à plus de 200 000 habitants supplémentaires.
Le programme comprend également des forages, la construction de conduites d'adduction et l'extension des réseaux de distribution. Le projet inclut aussi un volet dédié au contrôle de la qualité de l'eau. Un laboratoire d'analyse de l'eau potable et des eaux usées a été mis en service au centre de traitement de Cacavéli.
Togonews (Lomé) – AllAfrica
GABON
À Libreville, l'eau est plus rare qu'un billet de 10 000 francs CFA
La faible pluviométrie et la vétusté des installations provoquent une grave pénurie d'eau dans la capitale du Gabon et ses environs. Le 1er juillet, le gouvernement a déclaré l'État d'urgence hydrique sur l'ensemble du territoire. L'armée doit être mobilisée pour distribuer l'eau dans les quartiers. En attendant, les habitants de Libreville doivent composer avec cette pénurie. Le service n'est pas gratuit : pour 1 000 litres d'eau c'est 3 000 FCFA, 600 FCFA les 200 litres et 300 FCFA les petits récipients.
Yves Laurent Goma, Radio France Internationale – AllAfrica
L'État vend désormais de l'eau : À qui profite la pénurie ?
Le communiqué publié le 1er juillet par le ministre de l'Accès universel à l'Eau et à l'Énergie restera sans doute comme l'un des plus étonnants de l'histoire administrative du Gabon. En deux pages, il révèle une conception singulière de l'État, de l'économie et de la puissance publique. À sa lecture, une question surgit immédiatement : l'État gabonais est-il encore le garant d'un service public, ou est-il devenu un banal vendeur d'eau potable ? En réalité, c'est exactement ce que dit ce communiqué.
Pendant des mois, les robinets sont restés désespérément secs. Les populations ont dû survivre par leurs propres moyens. Des particuliers ont investi dans des citernes, acheté des camions et organisé des circuits de distribution pour pallier l'effondrement du service public. Que certains aient profité de cette situation pour pratiquer des prix abusifs ou développer des réseaux illégaux est incontestable. L'État devait intervenir. Personne ne le conteste. Mais une autre question mérite d'être posée : l'État intervient-il pour protéger les populations... ou pour éliminer la concurrence ? Car c'est bien l'impression que laisse ce communiqué. Tous les autres distributeurs sont interdits. Les véhicules sont saisis. Les installations démantelées. Les réseaux privés détruits. Puis, dans le même mouvement, l'État annonce qu'il distribuera lui-même l'eau... contre paiement.
Michel Ongoundou Loundah, Gabonews (Libreville) – AllAfrica
CONGO-KINSHASA
La REGIDESO rétablit l'eau potable sur la colline de Kele après six ans d'interruption
C'est la fin d'un calvaire qui aura duré six ans pour des milliers d'habitants de Tshikapa, au Kasaï. La REGIDESO a officiellement rétabli, samedi 18 juillet, la desserte en eau potable sur la colline de Kele, coupée depuis l'effondrement du pont qui la relie au centre-ville. Une reprise qui soulage des centaines de familles contraintes, durant plusieurs années, de parcourir de longues distances pour s'approvisionner en eau. Cette reprise de la desserte en eau potable constitue également un défi pour la REGIDESO. L'entreprise invite les abonnés en litige ou en retard de paiement à régulariser leur situation afin de garantir la continuité du service.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica
Lancement à Kinshasa des travaux d'assainissement par le Service national
Les jeunes du Service national, surnommés les Bâtisseurs, ont lancé une vaste opération d'assainissement de la capitale. Cette campagne vise à libérer les emprises publiques occupées anarchiquement et évacuer les immondices qui obstruent les caniveaux. Le coup d'envoi a été donné à Masina-Pascal, sur le boulevard Lumumba. Le déroulement de l'opération a entrainé le déguerpissement des marchands installés illégalement sur les emprises publiques, le ramassage des immondices dans les caniveaux et espaces publics et la collecte ainsi que l'évacuation par camion pour restaurer un environnement plus sain.
Vêtus d'uniformes bleus et de bottes jaunes, les jeunes bâtisseurs utilisent brosses, pelles et râteaux pour instaurer l'ordre et la propreté. Les habitants saluent l'initiative et recommandent la mise en place d'un mécanisme permanent de suivi afin d'empêcher le retour des marchands expulsés et de préserver la propreté des lieux.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica
MADAGASCAR
Une commission d'enquête parlementaire sur la JIRAMA
"C'est une première à Madagascar", selon Pety Rakotoniaina, député élu à Ikalamavony. Lors d'une séance tenue hier à Tsimbazaza, les techniciens et experts de la JIRAMA ont été auditionnés par les représentants de l'Assemblée nationale, en présence des membres de la Cour des comptes. Une commission d'enquête parlementaire a été mise en place afin d'examiner la gestion de la société nationale d'eau et d'électricité. Deux principaux volets motivent cette commission : le premier porte sur des soupçons de détournement de fonds ; le second concerne des dysfonctionnements dans la gestion. Face aux interrogations des députés, le général Hajatiana Rasolomanana, directeur général de la JIRAMA, a présenté les éléments de réponse de l'entreprise. Les députés ont demandé des précisions techniques supplémentaires. "Nous n'allons pas lâcher et nous irons jusqu'au bout de l'enquête", a déclaré Pety Rakotoniaina.
Ihariana Sarobidy, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica
Les forages se multiplient
Après plusieurs années marquées par les difficultés d'approvisionnement en eau potable, les habitants d'Antsiranana, la capitale du Nord, entrevoient progressivement une amélioration de leur quotidien. Dans plusieurs quartiers de la ville, les travaux de forage se multiplient, offrant une alternative concrète aux insuffisances du réseau de distribution de la JIRAMA.
La pénurie d'eau constitue depuis longtemps l'une des principales préoccupations des ménages d'Antsiranana. Les coupures répétitives et la faible pression du réseau obligent de nombreuses familles à parcourir plusieurs kilomètres pour s'approvisionner ou à acheter de l'eau à des prix souvent élevés. Face à cette réalité, les initiatives se sont intensifiées ces derniers mois. Plusieurs forages ont été réalisés dans différents quartiers, y compris à l'université d'Antsiranana, permettant à des milliers d'habitants de disposer d'un point d'eau de proximité. La réalisation de ces infrastructures repose sur plusieurs sources de financement. Des opérateurs privés ont investi dans la création de forages destinés aussi bien aux particuliers qu'aux entreprises. Parallèlement, l'État poursuit ses efforts à travers les financements accordés par certains ministères pour améliorer l'accès à l'eau potable dans les zones les plus vulnérables. Le compte d'investissement d'appui au développement (CIAD), voté par le Parlement permet également de financer des infrastructures de proximité répondant directement aux besoins exprimés par les populations. Toutefois, une grande partie des ouvrages réalisés à Antsiranana demeure le fruit de la solidarité internationale. Plusieurs ONG et partenaires étrangers financent ou cofinancent des projets de forage afin d'améliorer durablement les conditions de vie des communautés locales.
Mais si la construction de nouveaux forages constitue une avancée importante, leur durabilité dépendra de la mise en place d'un dispositif efficace de gestion et de maintenance. La formation des comités de gestion, la disponibilité des pièces de rechange ainsi que le suivi technique régulier demeurent des conditions essentielles pour garantir le bon fonctionnement des installations sur le long terme.
Raheriniaina, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica
MAURICE
Vulgariser le Land Drainage Master Plan
La Land Drainage Authority (LDA) a officiellement lancé le projet AdaptAction Project: Vulgarisation of the Land Drainage Master Plan and Capacity Building on the Sponge City Concept. Présidée par le ministre des Infrastructures nationales, Ajay Gunness, cette cérémonie est présentée comme une nouvelle étape dans la stratégie nationale de lutte contre les inondations et d'adaptation aux effets du changement climatique.
Mis en œuvre par la LDA en partenariat avec l'Agence française de développement (AFD) dans le cadre du programme AdaptAction, ce projet, d'une durée d'un an, vise à rendre le Plan directeur de drainage des terres plus accessible aux institutions, aux collectivités locales, aux professionnels du secteur et au grand public. Il prévoit également le renforcement des capacités autour du concept de "ville éponge". Le directeur de la LDA, Rishi Hauzaree, a rappelé que le LDMP, élaboré avec l'appui de l'AFD et rendu public en septembre 2025, constitue désormais une référence nationale pour la gestion des eaux pluviales. L'enjeu consiste désormais à transformer ce document technique en un outil pratique compris et appliqué par l'ensemble des acteurs concernés. Il a souligné que, selon le Global Risk Report 2024, les phénomènes météorologiques extrêmes figurent parmi les principaux risques auxquels fait face Maurice, tandis que les risques d'inondation pourraient augmenter de 18 % tous les dix ans. L'urbanisation rapide, l'imperméabilisation des sols et le non-respect des zones riveraines aggravent cette vulnérabilité, alors que les capacités hydrauliques de nombreuses rivières atteignent leurs limites.
Le projet prévoit notamment la production d'une version pédagogique du Master Plan, la réalisation d'un atlas retraçant l'évolution des paysages mauriciens ainsi que l'élaboration de guides techniques destinés aux ingénieurs, urbanistes, architectes, promoteurs et collectivités locales. Ces outils favoriseront l'intégration de solutions fondées sur la nature, telles que bassins de rétention, restauration des zones humides, infrastructures vertes et surfaces perméables.
Dhanishta Tania, L'Express (Port Louis) – AllAfrica
NIL BLEU
L'Égypte gère mal ses ressources en eau, dénonce l’Éthiopie
L'eau stockée dans les réservoirs situés en aval en Égypte subit des taux d'évaporation élevés en raison du climat désertique et chaud du pays, selon Fekahmed Negash, président de l'équipe consultative sur les eaux transfrontalières au sein du ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie.
M. Fekahmed, ancien membre de l'équipe éthiopienne chargée des négociations sur le GERD (Grand Barrage de la Renaissance) et ancien directeur exécutif du Bureau technique régional du Nil oriental (ENTRO), a souligné que les gorges profondes et étroites des hauts plateaux éthiopiens offraient des conditions bien plus favorables au stockage de l'eau. Le stockage de l'eau dans ces zones de haute montagne plus fraîches, a-t-il fait valoir, pourrait à terme profiter à l'ensemble des pays du bassin du Nil. Il a opposé ces conditions à celles du haut barrage d'Assouan, dont le vaste réservoir se trouve dans l'environnement désertique et chaud de l'Égypte et est exposé à d'importantes pertes par évaporation. Selon lui, le barrage perdrait entre 15 et 16 milliards de mètres cubes d'eau par an par évaporation.
Les avantages des réservoirs éthiopiens ne se limitent pas à la conservation de l'eau, a-t-il déclaré en indiquant que le développement de centrales hydroélectriques en cascade en Éthiopie pourrait produire de l'électricité au-delà des besoins nationaux, offrant ainsi aux pays en aval la possibilité d'accéder à une énergie propre et abordable.
Ces commentaires interviennent alors que le débat sur les projets éthiopiens de construction de nouveaux barrages sur l'Abay (Nil Bleu) refait surface.
Ethiopian News Agency (Addis Ababa) – AllAfrica
ISRAËL
Le statut de réserve forestière accordé à huit nouvelles forêts
Le gouvernement israélien a accordé le statut de réserve forestière à huit nouvelles forêts situées le long de la frontière nord, dans le cadre d’une initiative nationale visant à renforcer la protection des espaces boisés du pays. Le décret officialisant le classement de ces forêts couvrent une superficie d'environ 2 700 hectares a été signé par le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Avi Dichter. Cette décision leur confère une protection juridique renforcée, destinée à prévenir les dégradations et à imposer la prise en compte de leur statut dans les projets d'aménagement du territoire. Israël compte désormais plus de 90 000 hectares de réserves forestières, sur un total d’environ 150 000 hectares de forêts plantées. Le nouveau classement garantit une protection légale supplémentaire à ces 2 700 hectares, limitant les atteintes à l'environnement et empêchant tout changement d'affectation des sols.
Israël Science Info
CHINE
Fleuves en alerte
Après les inondations provoquées par le typhon Maysak dans certaines parties de la région autonome Zhuang du Guangxi (sud de la Chine), neuf cours d'eau dans six régions de niveau provincial à travers la Chine connaissaient mi-juillet des crues dépassant les niveaux d'alerte, selon le ministère des Ressources en eau. Entre le samedi 18 et le dimanche 19, des pluies torrentielles se sont abattues sur certaines parties du Yunnan, du Sichuan, du Guizhou, de Chongqing, du Hunan, du Hubei, du Jiangxi, de l'Anhui et du Guangxi. Le ministère a maintenu un niveau d'alerte III pour le contrôle des inondations dans le Liaoning et le Jilin, et un niveau IV dans le Guangdong, le Guangxi, le Heilongjiang, le Sichuan, le Shandong, le Hubei, le Hunan, Chongqing et le Guizhou.
La Chine dispose d'un système d'intervention d'urgence à quatre niveaux pour le contrôle des inondations, avec le niveau I étant le plus grave.
Par ailleurs, ce même week-end, huit personnes sont décédées et 34 personnes portées disparues à la suite d'un glissement de terrain provoqué par des pluies, le long d'un tronçon de la rivière Wujiang, à Chongqing, municipalité dans le sud-ouest de la Chine, ont indiqué les autorités locales.
Xinhua
Entrée en vigueur du code écologique et environnemental
Le 15 août, un code écologique et environnemental est entré en vigueur qui, précisent les autorités, renforce "le fondement juridique d'une coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature". Le code a été adopté en mars par la plus haute instance législative chinoise. Il s'agit du "deuxième code statutaire de la Chine", après le code civil. Il comprend 1 242 articles, répartis en 5 chapitres, englobant la lutte contre les pollutions, la protection des écosystèmes, le développement vert et à faibles émissions de carbone.
Le code a été élaboré en compilant, révisant et affinant plus de 30 lois sur l'écologie, plus de 100 règlements administratifs et plus de 1 000 lois et règlements locaux.
CANADA
Les changements climatiques au Canada sont désormais irréversibles selon un rapport fédéral
Les effets du changement climatique au Canada sont désormais en grande partie irréversibles, et les températures moyennes devraient augmenter d'au moins 3,5 °C d'ici la fin du siècle, indique un nouveau rapport fédéral d'Environnement et Changement climatique Canada, auquel ont contribué une vingtaine d'experts gouvernementaux et de climatologues.
Rapport sur le climat changeant du Canada 2026
Lancement d'un groupe d'experts sur la comptabilisation du capital naturel et son financement
La création de ce groupe d'experts s'inscrit dans la foulée de l'annonce faite par le premier ministre Mark Carney pour lancer la stratégie du Canada en vue de protéger la nature, intitulée "Une force de la nature", qui vient avec un investissement de 3,8 milliards de dollars pour protéger et restaurer la nature dans l'ensemble du pays.
Gouvernement Canada
Hydroélectricité
Un projet de plusieurs dizaines de milliards de dollars dans l'hydroélectricité et l'éolien
Le projet annoncé le 17 août porte prioritairement sur la centrale hydroélectrique de Churchill Falls, située au Labrador, dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Le Premier ministre canadien Mark Carney a évalué l'accord-cadre à environ 70 milliards de dollars canadiens, soit près de 43 milliards d'euros. Selon les éléments communiqués, l'ensemble des projets atteindrait 14 000 MW de puissance, en intégrant les volets hydroélectriques, éoliens et les infrastructures associées. Mark Carney a affirmé que ce volume permettrait d'"éclairer, chauffer et rafraîchir tous les foyers à Toronto, Montréal et Vancouver". L'accord a été conclu entre Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec, qui doit acheter une grande partie de l'électricité supplémentaire issue du Labrador. Hydro-Québec sera ainsi un acteur central de l'équilibre économique du projet, avec un accès à une large fraction de la production future. La réalisation reste toutefois dépendante du contexte politique québécois. Les prochaines élections générales provinciales sont en octobre et le Parti Québécois, formation indépendantiste donnée en tête dans les intentions de vote, a fait connaître son opposition aux termes de l'accord.
Connaissance de énergies
QUÉBEC
Ottawa et Québec s'entendent pour éliminer les doubles évaluations environnementales
Les évaluations environnementales devraient maintenant être plus simples au Québec. C'est du moins ce qui a été annoncé conjointement par la ministre de l'Environnement du Québec, Pascale Déry, et le lieutenant fédéral pour le Québec, le ministre Joël Lightbound. Les deux ministres ont dévoilé une entente de principe visant à accélérer l'évaluation environnementale pour les projets d'envergure, notamment dans les secteurs minier, portuaire et industriel. Depuis son entrée au pouvoir, le premier ministre Mark Carney fait de l'accélération des grands projets structurants l'un de ses chevaux de bataille. Les deux ministres ont juré qu'accélérer le processus d'évaluation n'aurait pas de conséquences néfastes. Aller plus vite ne veut certainement pas dire de le faire au détriment de l'environnement, a lancé Joël Lightbound.
Le Québec devient la huitième province à s'entendre avec Ottawa en la matière.
Radio-Canada
Québec multiplie par dix les amendes pour rejet de contaminant
Le ministère québécois de l'Environnement serre la vis : les entreprises qui exercent des activités industrielles à risque élevé seront passibles d'une amende dix fois plus élevée qu'auparavant si elles contreviennent à la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE). "Cette mesure vise à renforcer l'effet dissuasif des sanctions et à encourager les organisations concernées à investir davantage dans la prévention des risques, la conformité environnementale et la réduction de leurs impacts sur l'environnement", indique le ministère dans son communiqué. Cette nouvelle mesure vise notamment la filière des batteries et les raffineries de pétrole, ainsi que plusieurs secteurs assujettis au Programme de réduction des rejets industriels, soit les pâtes et papiers, l'industrie minière, les alumineries, les fonderies, les cimenteries, la sidérurgie, la production de chaux, la fabrication d'engrais chimiques, d'explosifs, de pneus et de verre, est-il précisé.
Le Devoir
Faire payer les dommages climatiques aux grands pollueurs
Un sondage montre que 79 % des Québécois souhaitent obliger les grandes entreprises polluantes à payer pour les dommages climatiques. Une fondation (la fondation David Suzuki) propose une loi pour créer un fonds de compensation financé par les industries fossiles au Québec.
Le Devoir
ALBERTA
Les poissons rouges menacent les écosystèmes aquatiques
L'Alberta signale la présence de poissons rouges dans plus de 100 plans d'eau à travers la province. Les autorités mettent le public en garde contre les risques environnementaux que présente l'introduction illégale de ces espèces dans des habitats qui ne sont pas naturellement les leurs. Il s'agit d'ailleurs d'un délit passible d'une amende de 100 000 dollars CA ou d'une peine d'emprisonnement d'un an. "Les poissons rouges ont leur place dans les aquariums, pas dans les eaux de l'Alberta", a affirmé le ministre provincial de l'Environnement et des Zones protégées, Grant Hunter, dans un communiqué. Selon Nicole Kimmel, spécialiste provinciale des espèces aquatiques envahissantes, la liste des cours d'eau où des poissons rouges ont été aperçus s'allonge chaque année.
Radio-Canada
ACTEURS
Nager 1 500 km : Le défi écologique d'une biologiste canadienne
La biologiste Isabelle Côté a descendu le fleuve Fraser à la nage, de sa source dans les Rocheuses jusqu'à Vancouver. Un défi qu'elle a réalisé en relais avec deux autres nageuses dans le but d'alerter la population sur les bouleversements des écosystèmes tout au long du fleuve qui traverse la Colombie-Britannique.
Radio-Canada
ÉTATS-UNIS
Financement des infrastructures pour les projets liés à l'eau potable et aux eaux usées
L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a lancé une nouvelle initiative visant à accélérer l'octroi des financements fédéraux destinés aux infrastructures hydrauliques, en réunissant les États, les services publics et les organisations sectorielles afin d'identifier les moyens de rationaliser les principaux programmes de financement.
Jess Kramer, administratrice adjointe de l'EPA chargée de l'eau, a récemment organisé ce que l'agence a qualifié de première table ronde consacrée à l'amélioration de la mise en œuvre des programmes fédéraux d'infrastructures hydrauliques, notamment les Fonds renouvelables des États pour l'eau potable et l'assainissement (Drinking Water and Clean Water State Revolving Funds, SRFs), le programme de prêts de la loi sur le financement et l'innovation des infrastructures hydrauliques (Water Infrastructure Finance and Innovation Act, WIFIA) et le programme de subventions pour les polluants émergents dans les petites communautés et les communautés défavorisées. La discussion a porté principalement sur la réduction des retards affectant les projets d'infrastructures liés à l'eau potable, aux eaux usées et aux eaux pluviales, en accordant une attention particulière aux obstacles rencontrés par les petites communautés et les communautés rurales à la recherche de financements.
EPA
Nouvelle liste de contrôle pour aider les États à renforcer de manière proactive les réseaux d'eau potable
L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a publié un important document d'orientation destiné aux États en vue de garantir que les réseaux publics d'approvisionnement en eau respectent les normes en matière d'eau potable. Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de l'initiative "Powering the Great American Comeback" de l'EPA sous l'administration Trump, précise le communiqué, en encourageant la prise de mesures proactives pour renforcer les réseaux d'eau potable tout en soutenant le rôle des États en tant que co-régulateurs au titre de la loi sur la salubrité de l'eau potable (Safe Drinking Water Act).
EPA
FLEUVE COLORADO
Une méga-sécheresse dépouille le lac Mead, miroir américain du changement climatique
Sur les hauteurs du lac Mead, près de Las Vegas, la sécheresse pousse le plus grand réservoir des États-Unis à son plus bas niveau historique et dessine une gigantesque auréole blanche sur les montagnes environnantes.
Pour construire Las Vegas, Los Angeles ou Phoenix dans cette région désertique, les États-Unis ont développé tout un système puisant dans le fleuve Colorado, qui serpente sur plus de 2 300 kilomètres jusqu'au Mexique. Il abreuve plus de 40 millions d'Américains dans sept États différents. Cette architecture comprend notamment deux barrages massifs, qui ont donné naissance au lac Mead et au lac Powell. Distants d'environ 500 kilomètres, ces deux réservoirs stockent l'eau du fleuve, issue de la fonte des neiges dans les montagnes Rocheuses, pour la redistribuer toute l'année, tout en produisant de l'électricité pour des centaines de milliers de foyers. La surexploitation historique du Colorado est aujourd'hui aggravée par le changement climatique. Au plus bas depuis fin juillet, le lac Mead a battu son précédent record de 2022 et n'est plus qu'à 25 % de sa capacité. Son voisin, le lac Powell, a également atteint son plus bas historique mi-août.
Le Devoir
PORTO RICO
Bad Bunny se mêle de la pénurie d'eau
Porto Rico est touché par une grave pénurie d'eau qui affecte plusieurs municipalités. Dans la capitale, San Juan, les citoyens ont accès à l'eau tous les deux jours, une situation qu'a dénoncée le chanteur Bad Bunny lors de deux concerts plus tôt cette semaine.
Radio-Canada
À Puerto Rico, pas besoin d’un ouragan pour vivre une nouvelle crise – Radio-Canada
GUYANE FRANÇAISE
Mines d'or : Le bilan mitigé de la réhabilitation des sols
Les mines d'or légales en Guyane ont l'interdiction d'utiliser du mercure dans le procédé d'extraction de l'or, mais cela ne signifie pas que leur impact sur l'environnement est négligeable. Des normes ont été mises en place pour limiter au maximum l'impact de l'exploitation minière pendant et après l'exploitation. Dans ce cadre, les compagnies minières ont l'obligation de réhabiliter leurs sites miniers après exploitation. Mais ces techniques, si elles limitent l'érosion des sols, ne suffisent pas à relancer toutes leurs fonctions biologiques.
BRGM
BRÉSIL
L'expansion agricole intensifie les transferts de pesticides
L'expansion agricole en Amérique du Sud a entraîné de profondes transformations de l'environnement, notamment dans la pampa – ces vastes étendues de prairies et savanes naturelles – ainsi que dans la forêt atlantique. En dépit de l'ampleur des surfaces affectées par ces changements, les effets à long terme de cette expansion sur les transferts de sédiments et de pesticides dans les cours d'eau de la région restent insuffisamment documentés. Une étude, conduite par le Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement et le laboratoire Environnements, Dynamiques et Territoires de la Montagne (EDYTEM) en collaboration avec le BRGM, l'Université de Bâle et leurs partenaires d'Amérique du Sud (Université fédérale de Santa Maria, Université fédérale du Rio Grande do Sul, Université de la République à Montevideo en Uruguay) et publiée dans le Journal of Hazardous Materials Advances, a permis de reconstruire l'impact de ces changements sur la dégradation des sols, dans le cadre du projet de recherche international CELESTE et du projet franco-suisse AVATAR.
Les résultats montrent que, depuis les années 2000, les flux sédimentaires ont globalement diminué de 62 % à l'aval du bassin versant de l'une des régions agricoles les plus productives du Brésil, l'État du Rio Grande do Sul. En parallèle de cette diminution, les sources de sédiments qui alimentent le réservoir ont également évolué. La contribution de la partie sud du bassin aux dépôts dans le réservoir a fortement augmenté, cette évolution pouvant s'expliquer par la construction de barrages, qui ont pu piéger une partie des sédiments dans le nord du bassin, ainsi que par la généralisation du semis direct. En revanche, contrairement à la diminution des apports sédimentaires, les flux de pesticides ont, quant à eux, fortement augmenté au cours de la période récente (2000-2023). Plusieurs composés détectés dans les sédiments superficiels présentent des concentrations supérieures aux seuils de référence au-delà desquels les pesticides sont considérés comme susceptibles de présenter un risque pour les communautés exposées à ces molécules. Ces résultats suggèrent un risque écologique potentiel pour les communautés benthiques.
CNRS
Riyad, Arabie saoudite – Nesma & Partners et Saur signent un protocole d'accord sur la réutilisation des eaux usées traitées
Nesma & Partners et Saur Saudi Arabia ont signé un protocole d'accord (MoU) pour poursuivre la conception et la construction de deux usines de réutilisation des eaux usées traitées à Riyad. La signature a lieu lors de la Table ronde des investissements France-Arabie saoudite, tenue à Paris en présence de SAR le prince Mohammed ben Salmane, prince héritier et premier ministre d'Arabie saoudite.
L’accord renforce la collaboration stratégique annoncée fin 2025, orientant la relation vers ces nouvelles opportunités à Riyad. Dans le cadre du protocole d'accord, les deux entreprises ont l'intention de former une coentreprise intégrante et non incorporée (joint-venture) pour poursuivre les travaux de conception-construction des deux usines de réutilisation des eaux usées traitées.
Sénégal – Sen'Eau (filiale de Suez) et TotalEnergies investissent dans l'énergie solaire pour accélérer la transition énergétique des services d'eau potable
Sen'Eau, société sénégalaise, créée par Suez et l'État du Sénégal, en charge de la production et de la distribution de l'eau potable, et TotalEnergies viennent d'inaugurer deux champs solaires sur les sites stratégiques de Keur Momar Sarr et de Méouane.
Acheminer l'eau potable depuis les sites de production situés à plus de 200 kilomètres de la capitale jusqu'aux usagers finaux, représente un défi technique et énergétique majeur pour Sen'Eau. Les deux champs solaires totalisent une capacité installée de 21 MW. La centrale de Méouane, a une capacité installée de 9 MW avec 15 300 panneaux solaires pour une capacité de production annuelle de 60 MWh. Cette centrale assure la couverture de 32 % des besoins en énergie du surpresseur de Mékhé. La centrale de Keur Momar Sarr est dotée d'une capacité installée de 11 MW avec 18 300 panneaux solaires pour une production annuelle de 72 MWh et assure 32 % des besoins en énergie des usines du site. La mise en service de ces infrastructures permet une réduction significative de la facture énergétique de Sen'Eau, qui représente 30 à 35 % des charges d'exploitation. Elles contribuent également à une baisse des émissions à hauteur de 27 700 tCO2/an.
Ce projet a généré 120 emplois pour les jeunes des localités concernées durant la phase de construction et permettra la création de 10 à 15 emplois permanents pour l'exploitation.
Bassin de Pompey, France – La Communauté de communes confie la gestion EP à Saur
La Communauté de communes du Bassin de Pompey (Meurthe-et-Moselle) a confié la gestion du service public de l'eau potable à Saur pour les douze prochaines années. Ce nouveau contrat, issu d'une procédure de mise en concurrence, permettra d'unifier progressivement la gestion de l'eau sur les 13 communes du territoire, avec une intégration échelonnée. Il s'inscrit dans une volonté de garantir aux habitants un service fiable, de proximité et tourné vers l'avenir, tout en préservant durablement la ressource en eau, un enjeu fort pour le bassin de vie du nord nancéien.
H2O Innovation publie son rapport annuel sur le développement durable
H2O Innovation vient de publier son Rapport sur le développement durable 2025, qui fait état des principales réalisations de la société en matière de réutilisation de l'eau, de produits chimiques durables, d'excellence opérationnelle et de croissance responsable tout au long de l'année.
H2O Innovation estime avoir contribué en 2025 au traitement de 62,3 milliards de gallons d'eaux usées (623 Mm3) et soutenu une capacité de traitement de l'eau de 829,7 MGD (8,297 Mm3/j), une capacité de traitement pour la réutilisation de l'eau de 133 MGD (1,33 Mm3/j) et une capacité de traitement des eaux usées de 243,9 MGD (2,439 Mm3/j). Le communiqué précise que la société a fait progresser plusieurs initiatives : la commercialisation de produits chimiques ultraconcentrés, le recours à des énergies renouvelables dans ses activités manufacturières, l'adoption d'emballages plus écologiques ainsi que l'expansion continue de ses systèmes WaterHub, qui permettent de récupérer et de réutiliser l'eau localement dans un même bassin versant.
Septembre-octobre 2026 –Seine-Normandie
Forums territoriaux des acteurs de l'eau 2026
Les Forums territoriaux des acteurs de l'eau du bassin Seine-Normandie ont pour objectif de partager des expertises et des actions inspirantes pour faire progresser la qualité de l'eau sur le bassin. Destinés aux élus, collectivités, agriculteurs, industriels, chambres consulaires, associations et partenaires de l'agence de l'eau, ces espaces d'échanges offrent un débat sur les enjeux et solutions liés à la protection de l'eau, de la biodiversité et à l'adaptation au changement climatique. Organisés par l'agence de l'eau, ces événements, conçus comme des colloques, sont devenus des rendez-vous annuels incontournables. Figureront au programme : les enjeux de protection de la ressource en eau potable et de la ressource agricole, ainsi que les démarches de sobriété en eau ; des tables rondes et interventions d'experts et d'acteurs de terrain autour des enjeux de sobriété, d'économies d'eau et de préservation de la ressource ; des retours d'expérience de collectivités et acteurs engagés, illustrant des actions concrètes en faveur de la sobriété en eau et de l'efficacité des usages de l'eau.
Dates
03 septembre 2026 – WEB
Déchets post-inondation : anticiper pour mieux les gérer
Alors que les catastrophes climatiques se multiplient et s'intensifient, l'ASTEE et le CEPRI (Centre européen de prévention du risque d'inondation) ont réuni leurs forces pour créer un groupe de travail conjoint sur la gestion des déchets post-inondations. Cette webconférence sera l'occasion de vous présenter le guide "Anticiper la gestion des déchets post-inondation" élaboré par le GT et de faire une démonstration des outils associés. Ces outils ont été créés spécifiquement pour aider les collectivités à identifier les fragilités de leur système de gestion des déchets face à une inondation : une méthode actualisée de caractérisation et de quantification des déchets produits par une inondation, accessible via une calculatrice simplifiée en ligne ou un tableur Excel détaillé téléchargeable ; un tableau de bord de gestion des déchets ; une checklist des questions essentielles à se poser.
ASTEE
09-10 septembre 2026, Dijon – France
5ème édition du Carrefour des Gestions Durables de l'Eau
Conçu comme un espace d'échanges et de démonstration, le CGDE propose un programme structuré autour de parcours thématiques sur : la performance des infrastructures ; la résilience et la sobriété ; les solutions fondées sur la nature ; l'urbanisme et le pluvial; l'assainissement non collectif.
Information
10 septembre 2026 – Paris + WEB
Carbone fossile, carbone vivant : penser la transition en système
Face au changement climatique, réduire notre dépendance au charbon, au pétrole et au gaz reste indispensable. Mais la transition ne peut se limiter à la seule décarbonation de nos économies : elle suppose également de préserver et de restaurer le carbone vivant dont dépend en partie notre capacité à stabiliser le climat et à faire face à ses impacts. Invité du prochain petit-déjeuner du Citepa, Christian de Perthuis, fondateur de la chaire Économie du Climat de l'Université Paris Dauphine-PSL, propose d'explorer les interactions entre carbone fossile et carbone vivant et, plus largement, de penser la transition comme un système d'interdépendances entre climat, biodiversité, eau, santé et économie.
Conférence en ligne ouverte à tous.
Inscriptions
17 septembre 2026, Paris – France
Visite Algohouse : le bâtiment de logements phytoremédiant
Le cluster Eau Milieux Sols Paris Île-de-France organise une visite consacrée au traitement des eaux grises pour arrosage de la façade végétale, à travers la découverte d'un projet innovant de réutilisation de l'eau au sein de la résidence étudiante AlgoHouse, située dans le 13ème arrondissement de Paris. Ce bâtiment de 165 chambres étudiants intègre un système de phytoépuration en toiture permettant de traiter les eaux grises issues des douches et des lavabos afin de les réutiliser pour l'arrosage d'une façade végétalisée de 350 m2, tout en contribuant au rafraîchissement du bâtiment et à la préservation de la ressource en eau.
Visite
17 septembre-01 octobre 2026 – Seine-Normandie
Forums territoriaux des acteurs de l'eau
Les forums territoriaux des acteurs de l'eau du bassin Seine-Normandie ont pour objectif de partager des expertises et des actions inspirantes pour faire progresser la qualité de l'eau sur le bassin. Destinés aux élus, collectivités, agriculteurs, industriels, chambres consulaires, associations et partenaires de l'agence de l'eau, ces espaces d'échanges offrent un débat sur les enjeux et solutions liés à la protection de l'eau, de la biodiversité et à l'adaptation au changement climatique. Les 5 forums organisés cet automne mettent à l'honneur la sobriété en eau et les économies d'eau ainsi que la protection de la ressource.
Dates et programmes
22 septembre 2026, Arras – France
8ème Académie de l'eau : L'empreinte eau
Comment repenser nos usages à partir de l'impact invisible de nos choix de vie ?
L'empreinte eau offre une vision globale des pressions exercées sur la ressource en eau, en intégrant les notions d'eau bleue, verte et grise pour refléter fidèlement l'impact des activités humaines. L'hydrologue Daniel Zimmer sera le grand témoin de cette édition.
Programme et inscriptions
22-23 septembre 2026 – Paris
Colloque annuel de restitution du PIREN-Seine
Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris.
Les inscriptions seront clôturées le lundi 14 septembre
Pré-programme et inscriptions
24 septembre 2026, ENS Paris-Saclay – Gif-sur-Yvette
Mystic : Quand l'aménagement rencontre l'hydrologie
Restitution d'une décennie de recherche sur le campus du Moulon
Le CEREMA, l'Université Gustave Eiffel et l'EPA Paris-Saclay organisent ce séminaire de restitution du partenariat de recherche Mystic.
Le projet a été l'occasion pendant presque une décennie d'observer et analyser les interactions entre l'aménagement du campus urbain du Moulon et l'hydrologie superficielle. La gestion des eaux pluviales a été mise en œuvre sur le quartier en suivant les principes de gestion à la source à l'aide d'ouvrages multifonctionnels végétalisés, et ceci malgré un contexte hydrogéologique peu favorable (sol peu perméable et nappe phréatique affleurante). La journée sera consacrée à la présentation des résultats de recherche, à une visite des solutions mises en œuvre et étudiées sur le quartier, ainsi qu'à une table ronde rassemblant les acteurs opérationnels et scientifiques du partenariat. La journée s'adresse autant à des acteurs opérationnels de l'aménagement et de la gestion des eaux pluviales, en particulier ceux du territoire, qu'à des scientifiques.
La journée est prévue uniquement en présentiel et gratuite sur inscription (ouverte à partir du 1er juin, avec un nombre limité de participants) – Inscriptions
24 septembre 2026 – WEB
Sobriété hydrique à l'échelle territoriale
Le Comité 21 organise un webinaire consacré à la sobriété hydrique et aux coopérations territoriales face aux tensions croissantes sur la ressource en eau.
La sobriété hydrique s'impose comme un enjeu majeur pour les territoires. Si les industriels sont parmi les premiers concernés par ces contraintes, la préservation de la ressource ne peut se concevoir qu'à l'échelle territoriale, en mobilisant l'ensemble des acteurs autour de stratégies collectives. Ce webinaire proposera d'explorer les enjeux de la sobriété hydrique en partant des contraintes physiques et réglementaires qui s'imposent aux industriels, pour montrer comment celles-ci conduisent à renforcer les coopérations entre entreprises, collectivités et acteurs du territoire. À cette occasion, Élodie Singlande, fondatrice d'EauRhéa, apportera un éclairage sur les évolutions réglementaires récentes et partagera des exemples concrets de démarches de sobriété hydrique mises en œuvre par les entreprises. Emmanuel Soyeux (Veolia) complétera cette approche par son retour d'expérience et illustrera les leviers ainsi que les conditions de réussite des démarches de coopération territoriale autour de la ressource en eau. La séance s'ouvrira par une revue des principales actualités de la transition écologique, avec un décryptage des évolutions récentes en matière de climat, de ressources et de vivant.
Inscriptions
24 septembre 2026, Courbevoie – France
La gestion durable et intégrée des eaux de pluie sur le bassin Seine-Normandie
L'ASTEE et l'Agence de l'eau Seine-Normandie organisent une matinée d'échanges sur la gestion durable et intégrée des eaux de pluie sur le bassin Seine-Normandie. Cet événement sera conclu par la signature de la Charte qualité nationale des ouvrages et aménagements de gestion durable et intégrée des eaux pluviales par l'Agence de l'eau Seine-Normandie. Au programme : Présentation de la charte et de la commission "Eaux pluviales & Aménagement" de l'ASTEE avec Didier Moers, animateur du GT Chartes Qualité de l'ASTEE (SIARP) et Guillaume Barjot, président de la commission Eaux pluviales & aménagement (Artelia) ; Retours d'expériences et démarches exemplaires de maîtres d'ouvrages du bassin Seine-Normandie.
ASTEE
29 septembre-01 octobre 2026, Tours – France
15èmes Assises nationales de la Biodiversité
Dans le même temps seront organisées, à Tours, les 11èmes Assises nationales des Espaces naturels sensibles et, à Mayotte, la 2ème édition des Assises Outre-Mer de la Biodiversité.
Les Assises de la Biodiversité rassemblent tous ceux qui s'engagent pour la préservation du vivant dans nos territoires : élus, directions générales, cadres techniques, experts de la faune et de la flore, acteurs associatifs ou responsables de la transition écologique. Ce rendez-vous est pensé comme un véritable carrefour d'échanges pour offrir à chacun des repères solides, des retours d'expérience terrain et des outils concrets adaptés à ses défis professionnels. Plusieurs visites de terrain sont proposées.
Programme est inscriptions
29 septembre-02 octobre 2026, Rome – Italie
OneWater – EuroMediterranean Water Forum
À destination des décideurs politiques, de la société civile, du monde universitaire et des entreprises, le Forum associe une plateforme d'échanges à une exposition mettant en avant les innovations technologiques et procédurales dans le secteur de l'eau. Sa mission est de favoriser la coopération et l'action commune, en impliquant non seulement les pays méditerranéens, mais aussi la Commission européenne, les États membres de l'UE, les Balkans et le Moyen-Orient.
OneWater
Forum alternatif
Le Forum Italiano dei Movimenti per l'Acqua (FIMA, Forum italien des mouvements pour l'eau), en collaboration avec le Mouvement européen pour l'eau et le People's Water Forum, appelle à la mobilisation à travers la tenue d'un Forum populaire.
European Water Movement
30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux
En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d'eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d'épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d'étendre les milieux naturels à l'ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d'eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d'intégration environnementale d'aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails
01 octobre 2026, Nanterre – France
Pollution chimique de l'environnement et santé publique
Organisée par la Fondation de l'Académie nationale de médecine, cette séance décentralisée vise à apporter au plus près des citoyens, grâce à des intervenants de haut niveau d'expertise, les meilleures informations objectives sur ces enjeux afin de bien expliquer les notions importantes de dangers, de risques, d'évaluation des risques, d'exposome et de prévention. Cinq interventions rythmeront l'après-midi : "Importance et grands enjeux de l’exposome", avec le Pr Robert Barouki, toxicologue, directeur de l’Institut thématique de santé publique de l’INSERM ; "De l’océan à l’assiette : surveiller la contamination des ressources marines", avec Wilfried Sanchez, directeur scientifique adjoint de l'IFREMER ; "Forces et risques de l’évaluation quantitative des risques", avec Éric Vial, directeur de l’évaluation des risques à l'ANSES ; "Les investissements, contraintes et retours d’expérience de la gestion des risques", avec Renaud Pellé, directeur départemental Hauts-de-Seine à l'ARS Île-de-France, et Emmanuelle Beaugrand, responsable du département Santé Environnement ; "Forces et faiblesses de la gestion et de la prévention", avec le Pr Yves Lévi, professeur honoraire de santé publique-santé environnement de l'Université Paris-Saclay.
Inscriptions
05–07 octobre 2026, Campus de la Transition, Forges – France
12èmes Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine
Organisées par le laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (LEESU) de l'École nationale des ponts et chaussées et l'équipe Transferts et interactions liés à l'eau en milieu construit (TEAM) du CEREMA, ces Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine (JDHU) offrent aux doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs dont les travaux portent sur des thématiques en lien avec l'hydrologie urbaine l'opportunité de présenter leurs travaux, d'échanger avec des chercheurs et praticiens du domaine, de s'exercer à l'animation de sessions scientifiques et d'élargir leur réseau professionnel. Elles ont également pour ambition de favoriser les collaborations scientifiques entre jeunes chercheurs et de promouvoir des approches multidisciplinaires, à l'interface entre sciences de l'ingénieur et sciences humaines et sociales.
JDHU
06-07 octobre 2026 – Paris + WEB
Comment et jusqu'où pouvons-nous encore nous adapter ?
Organisée par le groupe AFD dans le cadre de la présidence française du G7 et de sa série "Savoirs et sociétés face aux défis de l'adaptation", cette conférence internationale de haut niveau réunira chercheurs, décideurs publics, praticiens du développement et acteurs de la société civile autour des enjeux d'adaptation au changement climatique.
Pendant deux jours, les échanges porteront notamment sur : les villes face aux défis de l'adaptation ; l'adaptation conduite localement (Locally Led Adaptation, LLA) ; la mesure des progrès de l'adaptation ; les limites de l'adaptation ; imaginer les futurs de l'adaptation (Envisioning Adaptation) ; les nouveaux horizons de l'adaptation ; macroéconomie et finances publiques. Chaque session mettra en dialogue résultats de recherche, retours d'expérience de terrain et perspectives de politique publique, afin de mieux comprendre comment les connaissances sur l'adaptation peuvent être traduites en décisions, en pratiques et en coopérations concrètes. Les sessions feront également dialoguer expériences issues des pays partenaires de l'AFD, recherches internationales et enjeux rencontrés en France et en Europe, afin de favoriser des apprentissages croisés entre territoires confrontés aux impacts climatiques.
Inscriptions
06-08 octobre 2026, ENSI Poitiers – France
Journées Information Eaux 2026
Les Journées Information Eaux ont pour vocation d'apporter aux professionnels de l'eau une information d'actualité sur les questions de traitement et d'épuration des eaux, ainsi que sur les innovations technologiques et analytiques. En plus de 50 ans d'existence, ce congrès est devenu une référence incontournable dans le domaine du traitement de l'eau.
Programme et inscriptions
14-16 octobre 2026, Dunkerque – France
36ème Convention des Intercommunalités de France
Pré-programme
12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l'agriculture face au défi climatique
Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l'avenir de l'agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd'hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l'eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l'agriculture à la fois directement et indirectement. C'est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l'irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement
06 novembre 2026 – Paris + WEB
EAU : Enjeux et Urgence
Dans le cadre du 23ème Forum International Météo et Climat, une conférence sur le thème "EAU : Enjeux & Urgence" se tiendra à l'École des mines de Paris, et sera retransmis en livestream.
L'eau n'est plus seulement une ressource : elle est devenue un facteur de risque systémique, un enjeu de souveraineté et une condition d'habitabilité de nos territoires. Ce qui se joue sous nos pieds, dans les nappes, les sols, les fleuves et rivières, décide désormais de ce que nos sociétés pourront encore se permettre demain. En amont de la Conférence des Nations unies sur l'eau de décembre 2026, la conférence réunira des décideurs publics, acteurs économiques, chercheurs et innovateurs pour construire une architecture de décision transdisciplinaire, seule à même de répondre à l'urgence hydrique, Quatre sessions rythmeront la conférence : 1. L'habitabilité et l'assurabilité des territoires face au risque eau ; 2. La résilience hydrique et la sécurisation de l'accès à l'eau potable ; 3. L'arbitrage entre souveraineté hydrique et énergétique ; 4. Un temps dédié aux solutions à travers des pitchs d'innovation.
Pré-inscriptions
24-26 novembre 2026, Paris – France
Salon de la Biodiversité et du Génie écologique
Conjointement avec le Salon des Maires et des Collectivités locales à Porte de Versailles
Pensé comme un lieu d'échanges et d'expérimentation, le Salon proposera deux espaces : la Serre qui accueillera les conférences, tables rondes et débats dans un contexte marqué par l'essor des partenariats public-privé, le développement des solutions fondées sur la nature, la montée en puissance des mécanismes de compensation écologique et l'intégration croissante des indicateurs biodiversité et de la finance verte pour piloter et valoriser les actions ; l'Atelier, qui mettra en avant des démonstrations concrètes, des méthodes et des solutions directement applicables par les collectivités et les maîtres d'ouvrage.
Salon de la Biodiversité
02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference
11-22 janvier 2027
Première COP Océans
La première réunion formelle (COP-1) des États ayant ratifié le traité historique pour protéger la haute mer aura lieu du 11 au 22 janvier 2027, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.
Après des années d'attente pour les défenseurs des océans, le traité, désormais ratifié par 87 pays et signé par 144, est entré en vigueur, sur le papier, fin janvier. Mais la plupart des instruments qu'il prévoit auront besoin de décisions spécifiques des COP successives pour prendre vie, en particulier les futures aires marines protégées. Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l'importance de protéger ces océans foisonnant d'une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l'oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines. Aujourd'hui, environ 1 % seulement de la haute mer, qui représente près de la moitié de la planète et 60 % des océans, fait l'objet de mesures de conservation.
13-15 janvier 2027, Nairobi – Kenya
Conférence Éducation au Développement durable
Organisée par l'UNESCO en collaboration avec le gouvernement du Kenya, la conférence réunira des ministres, des jeunes leaders et des parties prenantes mondiales afin de mener un dialogue stratégique sur l'avenir de l'Éducation au Développement durable (EDD).
Conférence EDD
Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale.
Assainissement non collectif
1996–2026 : 30 ans d'engagement, et maintenant ?
En 1996, les arrêtés fondateurs de l'assainissement non collectif (ANC) ont marqué un tournant majeur pour la gestion des eaux usées en France. Trente ans plus tard, la filière n'a jamais été aussi dynamique. Les acteurs qui font vivre et évoluer l'ANC au quotidien seront réunis pour une webconférence exceptionnelle pour partager les expériences de terrain, confronter les visions, valoriser les innovations et ouvrir le débat sur les grands défis à venir : la transition écologique, l'adaptation réglementaire, la performance des installations, l'attractivité des métiers, la place de l'ANC dans les politiques publiques de l'eau. Au-delà d'un anniversaire, ce rendez-vous a été un moment de dialogue et de reconnaissance pour une filière engagée, technique, innovante et essentielle aux territoires.
REPLAY
CNAM Innovation
MASTER 2 Innovation Entreprise et société
Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM, Paris) ouvre à la rentrée 2026 un MASTER 2 Innovation Entreprise et Société avec deux parcours : l'un pour le privé (Prospective innovation transformation des organisations privées), l'autre pour le public (Prospective, innovation et management public).
CNAM Innovation
CANAL U
Adapter l'IA à la complexité des hydrosystèmes pour mieux apprendre l'hydro(géo)logie aux machines
Par Anne Johannet, professeure à l'École des Mines d'Alès.
Les travaux d'Anne Johannet portent sur l'utilisation des réseaux de neurones pour la modélisation de systèmes physiques dynamiques non linéaires, avec des applications majeures en hydrologie. Elle explore notamment comment adapter les approches d'intelligence artificielle à la complexité des hydrosystèmes afin d'améliorer leur compréhension et leur prédiction.
Vidéo
Impact des précipitations extrêmes sur la vulnérabilité aux glissements de terrain superficiels
Par Séverine Bernardie, ingénieure de recherche au BRGM.
Spécialiste des risques naturels, Séverine Bernardie s'intéresse aux conditions de déclenchement des glissements de terrain superficiels sous l'effet des pluies extrêmes. Ses recherches analysent en particulier les dynamiques des eaux souterraines et contribuent à l'évaluation de la résilience des vallées montagneuses face à ces aléas.
Vidéo
Faire des arbres une infrastructure hydraulique
Dans cet épisode d'1 mois, 1 labo, Hayat ZIME YERIMA, docteure en Sciences et Techniques de l'Environnement de l'École nationale des ponts et chaussées et ingénieure Eau et Environnement, explique le rôle des arbres de pluie dans la gestion des eaux pluviales en ville.
Vidéo
MOOC S'adapter au changement climatique avec les SfN
Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) proposent une approche concrète pour s'adapter aux effets du changement climatique en mobilisant la nature et ses dynamiques. Elles permettent de renforcer la résilience des territoires, de soutenir les activités et de concilier enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Afin d'accompagner leur appropriation et leur mise en œuvre, l'Office français de la biodiversité (OFB), dans le cadre du projet LIFE ARTISAN, lance le MOOC "S'adapter au changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature".
Ce MOOC gratuit, propose un apprentissage progressif et flexible, fondé sur des exemples concrets et des retours d'expérience, en Hexagone comme en Outre-mer. Il a été conçu pour apporter des contenus directement exploitables et s'adresse à un large public : techniciens de collectivités, élus, entreprises, bureaux d'études, associations, étudiants, universités et professionnels des différentes filières et toute personne ayant le désir face au changement climatique.
MOOC à paraître le 16 septembre 2026 – Inscriptions ouvertes
Agriculture : La formation des ingénieurs à l'heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd'hui à la "dépétrolisation" de l'économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l'économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d'accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s'élève déjà à 326 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d'ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d'ici 2050. L'objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l'agronomie et ses praticiens sont : l'allocation des sols en fonction des usages, la conception et l'optimisation des procédés de transformation, l'organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d'anticiper les métiers et les besoins d'expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d'ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C'est notamment le cas à l'Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l'ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation
EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d'une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l'IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U
Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s'attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d'accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes
Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d'ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia
Strasbourg, France – L'ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L'ENGEES, l'École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l'établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d'approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d'ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l'arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l'école, dont l'amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d'élaborer son nouveau projet d'établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l'ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d'aujourd'hui et de demain.
Communiqué
Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l'École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d'une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d'arbre de pluie à l'aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA
Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l'École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d'euros jusqu'en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l'enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l'anticipation et la réduction des impacts sur l'environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d'infrastructures ; 2. le développement de l'intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l'atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l'eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement
Paris, France – EIVP/ENGEES
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris
Paris, France – CNAM
L'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l'engagement dans une diffusion auprès d'un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l'obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l'énergie
Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d'enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d'Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l'étude des organes de vantellerie (portes d'écluses, vannes) des ouvrages d'ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d'eau, crues, sécheresses). L'objectif est de réaliser des estimations d'endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d'ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l'identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d'exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA
Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L'Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L'objectif des 11 partenaires est d'explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l'eau à l'échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l'autonomie alimentaire que pour l'économie et l'aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d'eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu'à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l'avenir. Les débits naturels des cours d'eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d'ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d'explorer et d'actionner tous les leviers d'adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d'économie d'eau en agriculture irriguée par l'amélioration technique et l'accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d'économie circulaire ; stocker davantage d'eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C'est l'objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes).
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique
Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous"
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l'Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l'ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d'Asie, d'Afrique et des Caraïbes, au sein de l'International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d'Asie et d'Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l'eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d'eau et d'assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l'urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l'école à l'horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s'y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l'acceptabilité sociale ou la place de l'humain dans les organisations. L'école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s'apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l'horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts.
IMT Atlantique – dossier de presse
Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l'adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l'élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS
Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l'eau
Le projet, dirigé par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d'un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s'associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l'INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l'eau.
INRS
Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l'AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d'Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica
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