CONCOURS PHOTO
Regards sur l’eau
Organisé par le Réseau régional de recherche sur l’eau en région Nouvelle-Aquitaine (R3 NAÏADES), le concours photo "Regards sur l’eau" a pour objectif de mettre en lumière les métiers, les paysages et les enjeux liés à l’eau, à travers le regard des chercheurs, d’étudiants, de gestionnaires, de techniciens et d’acteurs de terrain. Il vise à rendre visibles les liens entre l’eau et les territoires, tout en valorisant celles et ceux qui travaillent au quotidien sur ces questions. Les photographies contribueront également à illustrer les relations entre science, société et environnement, ainsi que la diversité des milieux aquatiques et des usages de l’eau. Les photographies lauréates feront par ailleurs l'objet d'une future exposition et leurs auteurs recevront un cadeau en reconnaissance de leur contribution.
Les catégories du concours sont : L’eau dans les paysages ; L’eau et le vivant ; Eau, usages et territoires ; L’eau invisible ; Eau, risques et adaptation ; Regards créatifs sur l’eau.
Soumission – 10 avril 2026
ACTEURS
L'INRAE et Suez renouvellent leur accord-cadre pour l’innovation au service de l’eau et de l’environnement
Partenaires depuis plus de 30 ans, l'INRAE et Suez renouvellent leur partenariat en faveur de la recherche scientifique dans les domaines de l’eau, des ressources et du climat. Cette collaboration a déjà abouti à 10 familles de brevets déposées, 8 thèses CIFRE, 35 articles scientifiques et plus d’une quinzaine de conférences nationales et internationales.
La reconduction de l’accord-cadre pour une durée de 5 ans en faveur d'engagements concrets pour renforcer l’impact des travaux de recherche et soutenir l’innovation industrielle : déployer davantage de plateformes et de démonstrateurs partagés en conditions réelles sur des sites des deux partenaires ; renforcer la circulation des talents et des savoir-faire via des thèses CIFRE, des formations conjointes et des passerelles entre équipes ; ouvrir l’écosystème d’innovation par des appels à projets ciblés, des collaborations territoriales et une ambition accrue au niveau européen.
INRAE
MOBILISATIONS
Procès contre Nestlé à Nancy
L'actualité du procès et de la mobilisation – en différé
GRAND EST
Strasbourg - La Wantzenau inaugure la plus grande installation de réutilisation d’eau en France
L’Eurométropole de Strasbourg, en collaboration avec Veolia et avec le soutien de la Région Grand Est, vient d’inaugurer une unité de recyclage de l’eau sur la station de traitement des eaux usées de Strasbourg - La Wantzenau. 700 000 m3 d’eau seront recyclés chaque année pour couvrir l’intégralité des besoins de la station : entretien des ouvrages, nettoyage des équipements et alimentation de procédés nécessitant des dilutions. Cette nouvelle unité constitue, à ce jour, la plus grande réalisation de réutilisation des eaux usées traitées mise en œuvre en France sur une station de traitement des eaux usées.
Développée et déployée par Veolia, l’unité de traitement repose sur un procédé directement inspiré des technologies de production d’eau potable (filtration haute performance et double désinfection reposant principalement sur des lampes ultra-violets) ayant été adapté au traitement des eaux usées. Ce procédé permet de produire une eau réutilisée de "classe A", le plus haut niveau de qualité défini par la réglementation européenne, garantissant un usage sécurisé pour les activités industrielles internes du site. D'un point de vue technique, cette eau répond en outre aux exigences pour des usages externes variés déjà mis en œuvre dans d’autres collectivités – nettoyage de voiries, arrosage d'espaces verts accessibles au public, ou processus industriels nécessitant une eau de haute qualité – et pourrait potentiellement, à l’avenir, être mise à profit au-delà des murs de la station.
RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Partenariat avec EDF Hydro
Le 10 mars, EDF Hydro et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération en signant le contrat régional 2025-2027 constitutif d'un programme d’actions dédié à la restauration des milieux aquatiques et à l’amélioration du bon état des eaux sur le territoire Rhône-Alpes. Ce contrat s’inscrit dans la déclinaison opérationnelle de l’accord-cadre 2025-2030 entre l’État, EDF, l’OFB et l’agence de l’eau visant à accélérer la reconquête de la biodiversité et des fonctionnalités naturelles des cours d’eau. Avec plus de 116 millions d'euros d’investissements prévus par EDF et 23,4 millions d'euros d’aides mobilisables par l’agence de l’eau, ce contrat marque un changement d’échelle. Il cible les pressions prioritairement identifiées par le SDAGE : continuité écologique, gestion des éclusées, hydrologie, sédiments et ripisylve.
Les deux partenaires piloteront ensemble le contrat, avec un suivi annuel fondé sur des indicateurs précis : avancement des actions, efficacité environnementale, consommation des enveloppes d’aide, nombre d’ouvrages rendus franchissables, etc.
Partenariat avec le Conservatoire du littoral
À l’occasion du lancement de la Journée mondiale des zones humides 2026 en Camargue, le Conservatoire du littoral et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ont renouvelé leur partenariat en faveur de la protection des zones humides littorales et lacustres. Dans le cadre de cet accord-cadre, le Conservatoire du littoral et l’agence de l’eau définiront et mettront en œuvre une stratégie foncière et opérationnelle partagée, ciblée sur des zones humides prioritaires identifiées conjointement. L’objectif fixé à l’horizon 2030 est l’acquisition d’au moins 1 000 hectares de zones humides, à préserver ou à restaurer, dans un contexte de raréfaction du foncier et de contraintes croissantes d’accès aux grandes propriétés.
Le nouvel accord-cadre concernera les délégations de rivages Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Corse ainsi que les Lacs Rhône-Méditerranée du Conservatoire du littoral.
ADOUR-GARONNE
Préservation des milieux naturels face au changement climatique
Les effets du changement climatique sont déjà perceptibles sur le bassin Adour-Garonne : modification des régimes hydrologiques, tensions accrues sur la ressource en eau, pressions renforcées sur les écosystèmes aquatiques et humides. Dans ce contexte, il devient indispensable de disposer de repères partagés et d’outils concrets pour adapter les pratiques de gestion. Ce webinaire a proposé un temps d’échange et d’expertise pour mieux comprendre les enjeux à l’échelle du bassin et accompagner l’évolution des stratégies territoriales. Quels sont les impacts du changement climatique à l’échelle du bassin Adour-Garonne ? Quels effets sont déjà observables sur les territoires ? Quelle est la vulnérabilité du bassin face aux évolutions à venir ?
Replay & doc.
L'Eau d'ici dans le Grand Sud-Ouest
Jeux interactifs, illustrations, expositions, guide pratique… La plateforme L'Eau d'ici du Grand Sud-Ouest offre au grand public d'explorer les enjeux qui nous concernent tous et de découvrir comment chacun peut agir à son niveau.
L'eau d'ici
APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
Trame verte et bleue Grand Est
Les projets associent un ou plusieurs partenaires pour mettre en œuvre un ensemble d’actions concrètes de restauration de la trame verte et bleue en respectant les grands critères suivants : être bâtis sur un diagnostic écologique du territoire suffisant ; permettre de restaurer la fonctionnalité écologique des milieux ; agir sur les trames les plus prioritaires du territoire ; être composés majoritairement d’actions concrètes ; intégrer les enjeux "eau" du territoire ; programmer une animation et une communication territoriale adaptées à la réalisation et à la valorisation du projet.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2026
Rhin-Meuse
Projets d’aménagement urbains
Deux appels concomitants : l’un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privés ou publics.
S'agissant des bailleurs sociaux, les projets éligibles sont : des études (missions d’appui technique, missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage…) ; des travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales, de récupération en eau, de sobriété…) ; des actions de sensibilisation et de communication.
S'agissant des autres acteurs de l’aménagement urbain, parties prenantes, sont éligibles les études et les travaux qui visent des opérations : de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) et de la végétalisation associée ; d’économies d’eau (cuves de récupération d’eau de pluie, réutilisation…) ; de gestion écologique des espaces associés à ces opérations pour la reconquête de la biodiversité, de renaturation et recréation des milieux naturels fonctionnels.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026
Rhône-Méditerranée Corse
Expérimentation de paiements pour services environnementaux (PSE)
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ouvre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour déployer, sur des territoires volontaires, des paiements pour services environnementaux (PSE) à destination des exploitations agricoles. L’objectif est de soutenir, à l’échelle des systèmes d’exploitation, le déploiement de pratiques agricoles à faible impact sur la ressource en eau, les milieux humides et la biodiversité qui leur est liée. Doté de 50 millions d'euros, cet AMI s’adresse aux opérateurs territoriaux (collectivités, syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable) désireux de déployer des PSE ambitieux à l’échelle de leur territoire.
Plus de 700 exploitations sur 21 territoires ont déjà été accompagnées par l’agence de l’eau en 2020 et 2021 grâce à une première expérimentation de paiements pour services environnementaux, mise en place lors de son 11ème programme, pour une période de 5 ans. Forte de cette expérience, et en phase avec les objectifs du Plan eau et de la Stratégie nationale pour la biodiversité, l’agence de l’eau lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour poursuivre cette expérimentation. Cette nouvelle édition couvre un périmètre d’objectifs plus large que la première qui était centrée sur la réduction des pollutions sur les aires d’alimentation de captage et les ressources stratégiques pour l’eau potable et sur la préservation de la biodiversité. Les projets attendus devront concourir à 2 objectifs parmi les suivants : sobriété en eau, reconquête de la biodiversité, restauration de la qualité de l’eau, amélioration du fonctionnement des zones humides, ou encore amélioration de l’infiltration de l’eau dans les sols. Les opérateurs territoriaux sont en première ligne de cet appel à manifestation d’intérêt. Collectivités (communes, départements) et leurs groupements (établissements publics de coopération intercommunale), syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable, peuvent se porter candidats. Il est attendu des projets portant une ambition de changement de pratiques agricoles à l’échelle d’un territoire. Pour engager l’implication du porteur territorial ainsi que la pérennité de la démarche sur le territoire, les aides de l’agence couvriront 80 % de la rémunération des services environnementaux rendus par les exploitations, le reste relevant de l’opérateur ou d’autres financeurs intéressés par la démarche.
Présélection – en cours. Les candidats retenus à l’issue de cette première phase, jusqu’au 30 avril 2027 pour le dépôt des projets PSE intégrant les engagements des agriculteurs.
Artois-Picardie
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d’écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n’ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s’agit de rendre nos cours d’écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l’eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C’est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d’attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d’un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d’écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d’îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027
Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau
Les jeunes ont besoin de connaissances sur l’eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l’eau s’est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l’eau se transmet à l’international. La responsabilité des acteurs de l’eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l’eau. En reconnaissant l’importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l’eau, l’Agence de l’eau Artois-Picardie s’inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l’Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d’intégrer leur contribution à l’évolution du modèle français de gestion de l’eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l’eau, permettant l’implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l’un des sujets suivants : l’eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l’eau, la solidarité internationale pour l’eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l’engagement des acteurs de l’eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l’eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027
UNION POUR LA MÉDITERRANÉE
Trois stratégies régionales jusqu'en 2030
À l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, les 43 États membres de l'Union pour la Méditerranée (UpM), ont adopté trois cadres stratégiques visant à définir, jusqu'en 2030, une vision commune sur la gestion de l'eau, de l'énergie, de l'alimentation, des écosystèmes, ainsi que sur le financement et la transformation numérique du secteur. Dans un communiqué, l'UpM a indiqué que cette initiative marque "la progression la plus significative dans la gouvernance euro-méditerranéenne de l'eau depuis la première réunion ministérielle sur le sujet".
La première de ces stratégies, dite d'interdépendance eau-énergie-alimentation-écosystèmes, a été développée avec le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) / Plan d'action pour la Méditerranée (PAM), le Partenariat mondial pour l'eau en Méditerranée (GWP-Med), le Partenariat pour la recherche et l'innovation en Méditerranée (PRIMA) et le projet Eau, Environnement, Biodiversité et Action climatique (WES-BCA) de l'Union européenne. Elle fournit un cadre régional pour une gouvernance intégrée "de la source à la mer" et répond aux besoins concurrents en eau des secteurs agricole, énergétique, urbain et écologique, tout en protégeant rivières, nappes phréatiques et zones côtières. Cette approche intégrée vise des politiques et des investissements concrets sur le terrain.
La deuxième stratégie relative au financement et aux investissements propose aux gouvernements, régulateurs, bailleurs de fonds et opérateurs une feuille de route pour garantir la viabilité économique des services d'eau, tout en assurant l'accès aux ménages à faibles revenus et aux communautés mal desservies. Enfin, le troisième cadre stratégique, centré sur la transformation numérique du secteur de l'eau, vise à accompagner les pays méditerranéens dans la numérisation de leurs systèmes afin de réduire les pertes, moderniser des infrastructures vieillissantes et faire face aux pénuries. Il encourage l'adoption de compteurs intelligents, de capteurs, de plateformes de données et de solutions d'intelligence artificielle pour renforcer l'efficacité et la qualité des services, tout en proposant des modes de mise en œuvre adaptés aux contextes nationaux.
L'UpM insiste sur l'importance des mécanismes de coordination régionale qui soutiennent son Agenda sur l'eau, notamment la plateforme régionale, les conférences annuelles sur le financement et l'investissement et les groupes de travail techniques, constituant le socle de cet effort collectif. "Aucun pays méditerranéen ne peut gérer seul les aquifères, les bassins fluviaux ou les écosystèmes côtiers partagés. Un manque d'investissement dans des infrastructures résilientes au changement climatique a des effets d'entraînement sur les chaînes d'approvisionnement, les flux migratoires et la stabilité régionale", avertit l'organisation. Le secrétaire général de l'UpM, Nasser Kamel, note que seule une coopération régionale soutenue permettrait à la communauté méditerranéenne de relever les défis urgents et d'agir de manière coordonnée.
Selon l'Union, l'agriculture absorbe la plus grande part de la consommation d'eau douce dans la région, soit entre 60 et 70 % des prélèvements. Les services d'eau et d'assainissement pour leur part consacrent jusqu'à un tiers de leurs budgets opérationnels à l'énergie, tandis que les systèmes énergétiques dépendent largement de l'eau pour le refroidissement, l'hydroélectricité et la production d'hydrogène. Ces interdépendances entre eau, énergie, alimentation et écosystèmes ont longtemps été traitées séparément, chaque secteur optimisant ses performances au détriment des autres, amplifiant les risques. Le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution accentuent ces pressions, affectant en priorité les communautés vulnérables, notamment les foyers ruraux, les zones informelles et les populations touchées par les conflits. La Méditerranée se réchauffe environ 20 % plus vite que la moyenne mondiale, intensifiant sécheresses, vagues de chaleur extrême, inondations et perturbations des écosystèmes. Ces dérèglements menacent la sécurité en eau, en alimentation et en énergie de plus de 500 millions de personnes dans la région, souligne l'UpM.
La Presse (Tunis)
Lancement du premier bureau africain Climat & Santé
Afin d’aider les pays africains à transformer les informations climatiques et météorologiques en mesures concrètes et quotidiennes de protection de la santé, le Centre africain d’applications météorologiques pour le développement (en anglais ACMAD), en collaboration avec le Programme conjoint Climat et santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a officiellement lancé le premier bureau africain Climat & Santé.
ClimaHealth
TUNISIE
En été, jusqu'à un million de m3 d'eau perdus chaque jour par évaporation
La Tunisie perd, durant l'été, près d'un million de mètres cubes d'eau par jour en raison de l'évaporation, un volume équivalant à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax. Face à ce phénomène aggravé par le changement climatique et la hausse des températures, le ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche œuvre actuellement à en réduire l'impact. C'est ce qu'a indiqué Hammadi Habib, secrétaire d'État chargé des eaux, en marge de la signature de 14 contrats-programmes de recherche conclus entre le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et plusieurs instituts et centres spécialisés. Il a souligné que ces initiatives visent notamment à développer des solutions scientifiques et technologiques pour limiter les pertes d'eau au niveau des barrages.
Le responsable a précisé qu'un programme conjoint a été mis en place entre les deux ministères pour traiter la problématique de l'évaporation. Parallèlement, d'autres projets sont en cours d'exécution, notamment pour assurer un suivi plus précis des nappes phréatiques.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Barrages : Le pays teste une solution inédite contre l'évaporation massive
Le secrétaire d'État a annoncé que le ministère a entamé une phase expérimentale, en collaboration avec le ministère de l'Enseignement supérieur, consistant à appliquer un "film protecteur" à la surface de l'eau pour limiter l'évaporation. Intervenant lors d'une rencontre au Centre de Biotechnologie de Borj Cédria, il a précisé que l'impact de ce film sur les eaux potables et d'irrigation est actuellement évalué par des analyses en laboratoire. Cette expérience pilote, explique-t-il, se déroule au barrage de Chiba (gouvernorat de Nabeul), avec l'objectif de généraliser le procédé à l'ensemble des installations hydrauliques après validation des résultats.
Abir Chemli, La Presse (Tunis) – AllAfrica
PowerChina élargit ses projets au pays dans l'énergie, l'eau et les infrastructures
Le directeur général du bureau Afrique du Nord de la société chinoise PowerChina, Xu Dedui, a exprimé son intérêt pour l'expansion des activités de l'entreprise en Tunisie, visant à couvrir plusieurs secteurs prioritaires pour le pays, tels que les infrastructures, l'énergie et l'eau. Cette déclaration a été faite lors d'une rencontre avec l'ambassadeur de Tunisie à Pékin, Adel Arbi, dans le cadre des efforts diplomatiques tunisiens visant à attirer davantage d'investissements chinois. Au cours de la rencontre, Xu Dedui a présenté un panorama des projets déjà réalisés par PowerChina en Tunisie, tandis que l'Ambassadeur Arbi, accompagné d'Abdelkhalek Dhakar, diplomate chargé de la coopération économique et commerciale, a salué la coopération active entre la Tunisie et la société chinoise et mis en avant la dynamique remarquable des relations bilatérales.
L'ambassadeur a en outre rappelé les incitations offertes par la Tunisie aux investisseurs étrangers, notamment pour les entreprises chinoises souhaitant lancer ou étendre leurs projets dans le pays. Selon le Centre de promotion des exportations, les échanges commerciaux tuniso-chinois ont atteint environ 9,2 milliards de dinars tunisiens en 2024, enregistrant une croissance de 8 % par rapport à 2023.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
SÉNÉGAL
Politique hydraulique
Le projet des Grands Transferts d'eau lancé en fin 2026
Le Sénégal s'apprête à lancer, à la fin de l'année, le projet des Grands Transferts d'eau. L'annonce a été faite le 26 mars par Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, lors d'une conférence de presse organisée à Diamniadio.
Le projet des Grands Transferts d'eau (GTE) constitue l'un des piliers majeurs de la nouvelle politique hydraulique du Sénégal. Selon le ministre, "les études sont intégralement terminées et nous sommes, aujourd'hui, dans les derniers ajustements avant le démarrage des travaux". Ce vaste programme vise à mobiliser les ressources en eau disponibles, notamment à partir du Lac de Guiers, pour les acheminer vers les zones urbaines et rurales en forte demande, en particulier Dakar, Mbour, Thiès ou encore Touba. L'infrastructure reposera sur des conduites de grande capacité, des stations de traitement modernes et des systèmes de distribution optimisés. Au-delà de l'aspect technique, le projet intègre une dimension sociale importante. "Il n'est plus acceptable que des localités traversées par des conduites d'eau ne puissent pas en bénéficier", a déclaré Cheikh Tidiane Dièye. Ainsi, plus de 50 localités seront raccordées au réseau dans le cadre de ce programme. Un volet agricole est également prévu avec l'acheminement de l'eau vers certaines zones pour soutenir les activités agricoles. "Nous voulons faire de l'eau un levier de développement économique et social", a-t-il ajouté. Pour les transferts d'eau vers Dakar, Mbour, Thiès et Touba, le projet devrait coûter plus de 1 000 milliards de francs CFA. Un financement que le Sénégal compte décrocher dans le cadre d'un partenariat public-privé.
Par ailleurs, le gouvernement renforce ses interventions en milieu rural à travers des projets structurants et un programme d'urgence destiné à améliorer rapidement l'accès à l'eau potable. L’objet est de faire converger l'hydraulique urbaine et rurale afin de réduire les disparités. La réforme prévoit également une nouvelle gouvernance intégrant l'État, le secteur privé et les collectivités territoriales. L'autre avancée majeure est la création d'une Autorité de régulation du secteur de l'eau et l'élaboration d'un nouveau Code de l'eau dont l'actuel date de 1981. "Le cadre actuel n'est plus adapté aux défis d'aujourd'hui. Il fallait le réformer en profondeur", a expliqué le ministre. Le calendrier est déjà fixé avec une mise en œuvre progressive jusqu'en 2029.
Babacar Guèye Diop, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica
Dossier LE SOLEIL
Par ailleurs, Babacar Guèye Diop, journaliste au quotidien Le Soleil, a entrepris une tournée sur le thème de l’hydraulique rurale.
Thies-Diourbel – Aquatech tire un bilan chaotique
Délégataire du service public de l'eau à Thiès et Diourbel, la société Aquatech ne gère que 126 forages sur un total de 264. Le fermier, en activité depuis avril 2018, se heurte à la défiance des populations qui ont créé des collectifs Aquatech Dégage. Chez le délégataire du service public de l'eau dans la région de Thiès et Diourbel, on ne tourne pas autour du pot. "Le bilan est chaotique", résume Modou Ngoné Niass, directeur de l'exploitation de la société Aquatech. Il évoque notamment une forte résistance des Associations d'usagers des forages (ASUFOR), de certaines autorités politiques, religieuses et coutumières. L'opérateur reproche aussi à l'État de ne pas suffisamment porter la réforme.
Babacar Guèye Diop, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica
Tambacounda – La SOGES noyée dans des difficultés du réseau
Depuis octobre 2018, la Société de gestion des ouvrages d'eau du Sénégal (SOGES) affiche des progrès dans l'exploitation des ouvrages. Mais des insuffisances structurelles continuent de freiner la performance du service.
Babacar Guèye Diop, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica
TOGO
Progrès notables dans l'accès à l'eau potable
Des progrès significatifs ont été enregistrés en matière d'accès à l'eau potable. De 60 % en 2020, le taux national a atteint 72 % en 2025, avec une performance notable en milieu rural où la desserte serait de 77 %, a indiqué le ministre délégué chargé de l'Eau et de l'Assainissement, Séna Alipui. Ces résultats sont le fruit d'investissements importants : réalisation d'infrastructures d'AEP, déploiement de postes d'eau autonomes solaires dans les zones rurales et modernisation des systèmes de production et de distribution urbains. Pour consolider ces acquis, le Togo a opérationnalisé le Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau, un instrument destiné à assurer un financement durable des actions de protection et de mobilisation de l'eau, tout en renforçant la résilience face aux changements climatiques. Des défis persistent néanmoins, notamment dans certaines régions confrontées au le stress hydrique, mais que les pouvoirs publics entendent relever à travers une approche inclusive.
Togonews (Lomé) – AllAfrica
La Banque mondiale répond à la soif des populations
Le Projet d'amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PASH-MUT), financé par la Banque mondiale à hauteur de 75 millions de dollars entre dans sa phase opérationnelle. Le PASH-MUT vise à améliorer l'accès à l'eau potable dans le Grand Lomé, renforcer les institutions du secteur, promouvoir l'hygiène et l'assainissement et améliorer la performance opérationnelle du fournisseur de services d'eau.
Togonews (Lomé) – AllAfrica
MADAGASCAR
D'importants volumes d'eau se perdent sans être exploités
Une grande partie des eaux de pluie se perd aujourd'hui en ruisselant, sans être suffisamment absorbée par le sol. Selon Luc Randriamarolaza, directeur général de la Météorologie, ce phénomène est une conséquence directe du changement climatique. "Les pluies tombent désormais sur de très courtes périodes, alors qu'elles devraient normalement s'étaler dans le temps pour permettre au sol de mieux les absorber et de les retenir", explique-t-il. Lors des cyclones, en particulier, les précipitations sont si intenses et concentrées que l'eau s'écoule rapidement en surface, sans être ni stockée ni réellement exploitée.
Ces propos ont été tenus à l'occasion de l'inauguration du système photovoltaïque installé au Centre opérationnel des prévisions hydrométéorologiques de la Direction générale de la Météorologie (DGM), à Ampasampito. Ce projet, réalisé en partenariat avec l'appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec l'appui technique du ministère de l'Énergie et des Hydrocarbures, à travers l'Agence de développement de l'électrification rurale (ADER), permettra de renforcer les systèmes d'alerte précoce, essentiels pour anticiper les risques climatiques et réduire les impacts des catastrophes naturelles. Au-delà du gaspillage d'une ressource précieuse, ce ruissellement massif accentue également les risques d'inondation dans plusieurs zones. Face à cette réalité, la gestion durable de l'eau s'impose comme une priorité. La mise en place de systèmes de stockage, de bassins de rétention ou encore d'infrastructures hydrauliques adaptées apparaît indispensable pour mieux valoriser ces volumes d'eau aujourd'hui perdus. "Si chacun fait l'effort de stocker l'eau, la pluie ne sera plus seulement synonyme de catastrophe. C'est pourquoi nous sensibilisons la population au captage et à la conservation des eaux de pluie", conclut la même source.
Alors que la saison des pluies touche à sa fin, les précipitations se font plus rares. La quantité de pluie tombée cette saison sera-t-elle suffisante pour affronter la saison sèche ?
Miangaly Ralitera, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica
MAURICE
Les détails de la stratégie nationale de gestion de l'eau
Le ministre de l'Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, a présenté la stratégie nationale de gestion de l'eau en réponse à une question du député Kaviraj Rookny. Face à la sécheresse exceptionnelle qui touche Maurice depuis 2024, un plan Marshall, approuvé en octobre 2025, vise à mobiliser 150 000 mètres cubes d'eau supplémentaires à court et moyen termes. Il repose sur six axes stratégiques : 1. Le développement des eaux souterraines ; 2. L’expansion des eaux de surface ; 3. Le développement d'usines de dessalement ; 4. La réutilisation des eaux rejetées par les centrales hydroélectriques ; 5. La réutilisation des eaux usées traitées ; 6. La gestion des eaux pluviales.
Vashish Nuckchhed Mahen Chitamun, L'Express (Port Louis) – AllAfrica
CHINE
5 secondes pour planter un arbre
À la lisière du désert du Taklamakan, les agents chargés du contrôle du sable ont multiplié par 10 l'efficacité de la plantation d'arbres, transformant ainsi le paysage désertique. Cela se passe dans le comté de Hotan de la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine). Le système de navigation par satellite BeiDou dirige avec précision les machines pour creuser des fosses et poser un réseau de conduites d'eau, tandis que le travail manuel aide à planter, couvrir et entretenir les plants. La plantation mécanisée combinée à une irrigation goutte-à-goutte assure un taux de survie des plants de plus de 85 %.
Au-delà de ces campagnes de contrôle du désert, la Chine a désigné le 12 mars Journée nationale de la plantation d'arbres en 1979 et a lancé une première campagne volontaire de plantation d'arbres en 1981. À l'approche de la Journée nationale, des activités de plantation sont organisées dans tout le pays pour encourager davantage de personnes à participer aux travaux de boisement.
People Daily
Récolte de varech
Environ 12 000 hectares de varech sont en train d'être cultivés dans des fermes marines de Rongcheng, dans la province du Shandong (est), qui est l'une des principales régions productrices de varech en Chine. Les ouvriers récoltent le varech arrivé à maturité par lots, laissant ainsi suffisamment d'espace pour la croissance des plus jeunes pousses.
Photo Li Xinjun, Xinhua – China.org.cn
Tous à l'eau
Depuis 2025, le district de Jiangbei dans la province du Zhejiang (est) s'appuie sur les installations professionnelles du centre aquatique du parc Xinghu pour intégrer des programmes tels que le paddle, le kayak et d'autres sports dans ses enseignements, afin que davantage de jeunes puissent faire l'expérience des sports nautiques près de chez eux. Les cours débutent chaque printemps.
Photo Xinhua – China.org.cn

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CANADA
Publication du Programme scientifique national sur l’eau douce
Les priorités pour les dix prochaines années
À l’occasion de la Semaine canadienne de l’eau, Julie Dabrusin, ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, a annoncé le lancement du Programme scientifique national sur l’eau douce, qui vise à mieux harmoniser la recherche et les travaux scientifiques sur l’eau douce partout au Canada.
Le Programme scientifique est le fruit de plus de deux années de consultations menées par Environnement et Changement climatique Canada. Plus de 800 experts scientifiques, détenteurs de savoir, spécialistes et utilisateurs de données scientifiques provenant de divers ordres de gouvernement et secteurs, d’organisations autochtones et de la communauté scientifique canadienne de l’eau douce y ont contribué. Il repose à la fois sur la science occidentale et le savoir autochtone, et il tient compte de la diversité des besoins scientifiques et des perspectives des partenaires et des parties prenantes partout au pays. Le Programme comporte des thèmes interreliés, notamment le rapprochement, l’intégration et le tissage des sciences et des connaissances autochtones ; la disponibilité de l’eau ; les pressions liées à l’utilisation des terres et la pollution de l’eau ; la résilience des écosystèmes d’eau douce et la biodiversité ; les dimensions socio-écologiques et la recherche économique. Au cours des prochaines années, de nouvelles connaissances seront acquises pour répondre à ces priorités communes. Les données et les connaissances scientifiques sur l’eau douce constituent le fondement d’une prise de décision efficace entourant la protection, la gestion et l’intendance de l’eau douce au Canada.
Le Programme scientifique est un pilier essentiel de l'engagement du gouvernement de : favoriser une économie durable, protéger la santé humaine, préserver la nature et la biodiversité, et faire face aux répercussions des changements climatiques.
Canada.ca
QUÉBEC
Le ministère de l'Environnement a publié le Rapport sur l’état des ressources en eau et des écosystèmes aquatiques 2025
LABRADOR
Projet minier Scully
La mine Scully, près de Wabush (région ouest du Labrador), souhaite agrandir son parc à résidus miniers. Ce projet de l’entreprise Tacora Resources, dont le minerai est acheminé par train jusqu’à Sept-Îles, suscite toutefois une vive opposition de l'ONG Eau Secours, selon laquelle il entraînerait la disparition de 17 cours d'eau et 24 lacs.
Radio-Canada
ÉTATS-UNIS
L'EPA lance une initiative visant à renforcer le soutien aux réseaux d'approvisionnement en eau
Le 4 mars, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a lancé l'initiative Real Water Technical Assistance (RealWaterTA), visant à renforcer les systèmes d'eau potable et d'eaux usées dans les zones rurales. Dans un mémorandum de Jess Kramer, administrateur adjoint de l'EPA chargé de l'eau, l'agence a lancé un appel à l'action afin d'aligner toute l'assistance technique pour les systèmes d'eau potable et d'eaux usées sur des services éprouvés, tels que l'expertise en ingénierie et en conception, le soutien opérationnel, le développement de la main-d'œuvre et la gestion financière. Les objectifs de RealWaterTA sont axés sur la santé publique et le respect de la loi sur la salubrité de l'eau potable (Safe Drinking Water Act) et de la loi sur la qualité de l'eau (Clean Water Act).
EPA
L'EPA sollicite l'avis du public sur un outil visant à favoriser l'accessibilité financière à l'eau
Par ailleurs, l'EPA sollicite l'avis du public sur ses lignes directrices relatives à l'évaluation de la capacité financière (FCA) dans le cadre de la loi sur la qualité de l'eau (Clean Water Act). À la lumière des commentaires du public, l'EPA envisagera de mettre à jour ses lignes directrices afin de mieux refléter la capacité des usagers à financer les mises à niveau des infrastructures et les impacts potentiels sur les communautés rurales et les petites localités. "L'une des priorités du Bureau de l'eau de l'EPA est la mise en œuvre concrète des dispositions de la loi sur la qualité de l'eau qui permettent aux familles américaines de continuer à payer des factures d'eau abordables. Cela revêt une importance particulière pour les communautés rurales, où les petits réseaux de distribution sont confrontés à de réelles difficultés pour financer la modernisation de leurs infrastructures hydrauliques", a déclaré Jess Kramer, administrateur adjoint de l'EPA chargé de l'eau. "Ce document d'orientation vise à trouver le juste équilibre nécessaire pour garantir à tous les Américains un accès à une eau sûre et propre, sans imposer de charges financières excessives à des familles déjà en difficulté."
EPA
Toxicité des métaux dans les cours d'eau
L'EPA et l'industrie des métaux poursuivent leurs recherches conjointes
L'EPA a annoncé le renouvellement d'un accord de recherche et de développement coopératif (CRADA) avec huit associations représentant les industries de l'aluminium, du cobalt, du cuivre, du plomb, du zinc et du nickel, afin de soutenir la recherche sur la toxicité des métaux et la vie aquatique. Cet accord prolonge un partenariat lancé en 2017 qui rassemble des scientifiques de l'EPA et des experts du secteur afin de collecter et d'analyser des données sur l'impact des métaux sur les écosystèmes aquatiques. Ces recherches contribuent à éclairer les recommandations fédérales que les États peuvent utiliser pour élaborer des normes de qualité de l'eau en vertu de la loi sur la qualité de l'eau (Clean Water Act).
WaterWorld
Un projet de loi bipartite vise à financer le traitement avancé des EU et l'élimination des PFAS
Les députés américains Haley Stevens (élue démocrate du Michigan) et Brian Fitzpatrick (élu républicain de Pennsylvanie) ont présenté le projet de loi bipartite "Advanced Wastewater Treatment Assistance Act", visant à aider les services publics à moderniser leurs infrastructures, à lutter contre les contaminants émergents, tels que les PFAS, et à maintenir des tarifs abordables pour les usagers. Ce projet de loi mettrait en place un programme fédéral de subventions d'un milliard de dollars sur cinq ans pour soutenir des projets de traitement avancé des eaux usées, couvrant jusqu'à 50 % des coûts des projets. Au moins 49 % des fonds seraient alloués aux communautés défavorisées, les bénéficiaires de ces subventions étant exemptés de l'obligation de participation aux coûts.
Wastewater Digest
Projet de loi en faveur des infrastructures hydrauliques
Soutenu par les législateurs californiens et les groupes industriels, le projet de loi vise à améliorer la flexibilité du financement des projets hydrauliques.
Le représentant Scott Peters (élu démocrate de Californie) a présenté un projet de loi visant à accroître le soutien financier fédéral aux projets d'infrastructure hydraulique dans les régions touchées par la sécheresse, en particulier dans l'ouest des États-Unis. Le projet de loi DROUGHT (Drought Relief Obtained Using Government Help Today) augmenterait le plafond fédéral de participation aux coûts pour certains projets financés dans le cadre du programme WIFIA (Water Infrastructure Finance and Innovation Act). Les règles actuelles limitent l'aide fédérale à 80 % des coûts du projet, mais le projet de loi porterait cette limite à 90 % pour les projets dans les zones touchées par une sécheresse extrême, ceux qui revêtent une importance régionale ou nationale, ou les projets destinés à des communautés historiquement défavorisées.
WaterWorld
CALIFORNIE
Chaleur record, fonte des neiges… Quelles conséquences pour les réservoirs californiens ?
La Californie est confrontée à une vague de chaleur record qui affecte le manteau neigeux de la Sierra Nevada, actuellement à 38 % de la moyenne pour la mi-mars, ce qui complique le stockage de l'eau.
De nombreux réservoirs californiens remplissent une double fonction : retenir les crues et stocker l'eau en prévision des périodes de sécheresse à venir. Ces deux fonctions s'opposent parfois, comme ce fut le cas au lac Mendocino, qui s'est asséché jusqu'à ne plus être qu'un étang de boue pendant la sécheresse de 2012-2016. Des règles d'exploitation fédérales rigides ont contraint le corps des ingénieurs de l'armée américaine à libérer des réserves d'eau vitales du barrage afin de faire de la place pour des crues hivernales qui ne se sont jamais produites. Les graves pénuries d'eau qui ont suivi ont donné naissance à un partenariat expérimental, baptisé Forecast Informed Reservoir Operations, entre le Centre pour les phénomènes météorologiques et hydrologiques extrêmes de l'Université de Californie à San Diego et des agences étatiques, fédérales et locales. Ce programme intègre des prévisions avancées et des observations météorologiques dans les décisions de lâcher d'eau du lac Mendocino. Il a empêché le réservoir de s'assécher lors de la dernière sécheresse, selon Don Seymour, directeur adjoint de l'ingénierie chez Sonoma Water, qui cogère le réservoir.
Aujourd'hui, à 265 kilomètres de là, dans les contreforts de la Sierra, l'agence Yuba Water envisage d'adopter le même programme pour New Bullards Bar, un réservoir environ huit fois plus grand que le lac Mendocino, alimenté par la fonte des neiges de la Sierra sur la rivière North Yuba. Le réservoir alimente en eau plus de 24 000 hectares de terres agricoles dans le comté de Yuba ainsi que des utilisateurs au sud du delta. Mais la fonte précoce des neiges complique les efforts visant à stocker cette eau.
Renewable Energy World
Rivière Tijuana : L'administrateur Lee Zeldin promet une solution à 100 % à la crise des eaux usées
Le 27 février, Lee Zeldin, administrateur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a tenu une conférence de presse dans une exploitation d'avocats située dans la circonscription du député Darrell Issa (région située entre San Diego et le lac Salton en Californie), au cours de laquelle il a fait le point sur les efforts déployés par l'administration Trump pour mettre fin de manière permanente et urgente à la crise des eaux usées de la rivière Tijuana. Au cours de son allocution, il a présenté les différents progrès réalisés depuis sa dernière visite dans la région au début du mois. "L'EPA de Trump travaille chaque jour à la mise en œuvre d'une solution permanente et urgente à 100 % pour résoudre la crise des eaux usées brutes de la rivière Tijuana, qui dure depuis des décennies. L'accord que nous avons signé avec le Mexique l'année dernière prévoit des délais réduits et des projets supplémentaires nécessaires du côté mexicain, sans coût supplémentaire pour les contribuables américains. Lorsque ces projets seront achevés en 2026 et 2027, et un autre en 2028, les Américains franchiront enfin la ligne d'arrivée tant attendue de cette crise et de ce cauchemar", a déclaré Lee Zeldin, administrateur de l'EPA.
Le Tijuana est un fleuve intermittent de 195 kilomètres, traversant les États de Basse-Californie (au Mexique) et de Californie (aux États-Unis) avant de se jeter dans l'océan Pacifique. Le cours d'eau a été l'objet de grandes controverses ces dernières décennies concernant la pollution, la régulation des inondations et la protection de la frontière américaine.
EPA
Frielas, Portugal – Les boues d’hier deviennent l’énergie de demain
À Frielas, près de Lisbonne, Luságua (Aquapor), filiale du groupe Saur, vient de remporter le contrat pour construire la première unité d’hydrolyse thermique du Portugal. Elle transformera les boues issues du traitement des eaux usées de 700 000 habitants en énergie verte et en biosolides agricoles. L'installation représente un investissement de 28,7 millions d’euros.
Le groupe Saur obtient la notation NZ-3 du Net Zero Assessment de Moody’s
Moody’s a attribué au groupe Saur le niveau NZ-3 de son Net Zero Assessment (NZA), confirmant la crédibilité de son plan de transition carbone au regard des objectifs de l’Accord de Paris. Cette évaluation par un tiers reconnaît la cohérence de la politique climat du groupe, la crédibilité du plan d’action mis en œuvre pour atteindre ses objectifs de réduction d’émissions et la maturité de sa gouvernance environnementale.
Saur vise une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de -15 % sur les scopes 1 et 2 d’ici 2032, puis de -90 % à horizon 2050, une étape décisive dans la trajectoire du groupe vers la neutralité carbone (net zero émissions) à horizon 2050. Ses émissions indirectes (scope 3), qui constituent la part majoritaire de son empreinte carbone, font l’objet d’un effort spécifique mobilisant l’ensemble de la chaîne de valeur. Moody’s a salué la cohérence des actions engagées et la solidité du dispositif de gouvernance climat mis en place. Pour atteindre ces objectifs, l'agence identifie trois grands axes structurants de la trajectoire climat du groupe : Électrification de la flotte (scope 1) ; Production et extension des énergies renouvelables et optimisation des procédés par l’IA (scope 2) ; Achats bas carbone, notamment pour les produits chimiques, et valorisation des boues (scope 3). Ces trois axes regroupent l’ensemble des leviers d’action du groupe et reflètent la structure de ses émissions. Ils se déclinent opérationnellement dans un plan plus large composé de neuf leviers.
09 avril 2026, Paris – France
Innover par la chimie pour relever le défi des PFAS
Colloque organisé par la Fondation de la Maison de la Chimie
Les per- ou poly-fluoroalkyls (PFAS) constituent une famille de produits dont la présence, même à l’état de traces dans les sols et les eaux, représente un enjeu important pour l’environnement et la santé humaine. Du fait de la solidité de la liaison carbone-fluor, ces produits sont stables et parfois difficiles à détruire. Comment la Chimie peut-elle répondre aux défis que pose ce sujet ? Deux rapports récents de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies ont commencé à répondre à cette question.
Programme et inscriptions
21 avril 2026 – INRAE Paris + WEB
Conférence Sciences en questions : Répondre à la crise de l'expertise scientifique
L’expertise est aujourd’hui accusée d’être déconnectée des problèmes et des réalités locales. Dans cette conférence, Brice Laurent, chercheur au Centre de sociologie de l’innovation (CSI) de Mines Paris-PSL, propose d’explorer une réponse fondée sur la dimension constitutionnelle de l’expertise. L'approche prendra appui sur le cas de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).
Inscriptions
28 avril 2026, Maidières (Meurthe-et-Moselle) – France
Les défis de l'industrie face au stress hydrique
Dans le secteur de l’industrie et de l’artisanat, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, en partenariat avec l’agence de développement économique Lorr’up, œuvre pour promouvoir la sobriété, l’efficacité des usages et le recyclage. Les solutions fondées sur la nature nécessitent également d’être développées et adaptées pour soutenir les activités économiques. Ces thématiques seront au cœur du colloque "Eau et Industrie, les défis de l’industrie face au stress hydrique".
Programme et inscriptions
28-30 avril 2026, La Rochelle Université – France
Colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable
La relation entre l’humanité et le système océanique connaît une transformation profonde. Le changement climatique, la perte de biodiversité, les pressions croissantes sur les zones côtières et les inégalités socio-écologiques grandissantes redéfinissent à la fois les écosystèmes marins et les sociétés humaines. Parallèlement, les cadres de gouvernance, les connaissances scientifiques et les représentations sociétales peinent à suivre le rythme et la complexité de ces transformations. Dans ce contexte, le colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable vise à créer un espace structuré de réflexion, de dialogue et de co-construction autour de l’avenir des relations humanité-océan.
Programme
05 mai 2026, Cachan – France
Forum EAU Paris Île-de-France 2026
Croissance économique durable et économie circulaire, Requalification et préservation des milieux, Sobriété et partage de la ressource, Adaptation des villes aux défis environnementaux, aux contraintes hydriques et aux nouveaux usages, comme la baignade seront les grands thèmes de la 8ème édition du Forum Eau Paris Île-de-France visant à mettre l'accent sur les innovations dans la gestion du cycle court et du grand cycle naturel de l’eau et la requalification des milieux.
[Évènement payant pour non membres du Cluster Eau Milieux Sols Paris Île-de-France]
Programme
07 mai 2026 – WEB
Comprendre les sources et les écodynamiques des PFAS
Premier rendez-vous des webinaires mensuels CONCERT’EAUX, initiés par R3 NAÏDES (le Réseau régional de recherche sur l'eau en Nouvelle-Aquitaine).
Inscription gratuite mais obligatoire
10 juin 2026 – Paris + WEB
Première édition des Rencontres thématiques de Météo et Climat
avec le soutien de l'IPSL – Institut Pierre-Simon Laplace
Au sommaire de cette journée, quatre sessions permettront d'explorer un défi central des politiques climatiques : l'évaluation concrète des progrès réalisés pour adapter nos territoires aux impacts du changement climatique. L'exposition guidée de la Tournée du Climat et de la Biodiversité sera également proposée dans l'après-midi.
Le comité scientifique qui prépare le programme de cette journée est présidé par Lola Vallejo, directrice Diplomatie et Partenariat à la Fondation Européenne pour le Climat, entourée d'Éric Brun, secrétaire général de Météo et Climat et ancien secrétaire général de l’ONERC ; Marie Carrega, cheffe du bureau de l'adaptation au changement climatique au Ministère de la Transition écologique ; Vivian Dépoues, responsable de la thématique Adaptation au changement climatique à l'I4CE ; Noëmie Leprince-Ringuet, directrice des opérations, Unité d'appui technique du Groupe de Travail II du GIEC ; Adrien Vogt-Schilb, économiste expert Climat & Développement et Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement.
Inscriptions
15-18 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF : Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s’adapter aux crises futures ?
Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l’eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l’eau du XXIe siècle ? Cette conférence se veut être un lieu d’échange d’expériences et de connaissances interdisciplinaires sur ces questions, en croisant les perspectives scientifiques, techniques, opérationnelles, sociétales et institutionnelles. Plus spécifiquement, les communications attendues s’inscriront dans un ou plusieurs des champs suivants : Connaissance des sécheresses et de leurs impacts ; Gestion des sécheresses et retours d’expérience ; Analyses prospectives et adaptation aux sécheresses futures.
Une session spéciale sera organisée en clôture de ce colloque par le réseau "Les Sciences humaines et sociales et les enjeux de l’eau" de la SHF et de l’Académie de l’eau.
Projets de communications attendus pour le 5 septembre 2025.
Détails
09-10 juin 2026, Rennes – France
URBATREE : L’arbre urbain, du gène au paysage
L’arbre est aujourd’hui au cœur du dispositif d’adaptation aux changements climatiques des territoires urbains, par l’offre de services écosystémiques qu’il rend à nos sociétés : bien-être, stockage de carbone, rafraîchissement, etc. Ces bienfaits sont cependant dépendants de sa vitalité et de sa capacité de récupération face aux perturbations intrinsèques aux systèmes urbains (artificialisation des sols, travaux, pollutions, etc.) et/ou liées à la variabilité climatique, avec une intensité et une occurrence croissantes des événements extrêmes. Si de nombreux travaux scientifiques sont actuellement en cours sur le sujet, il reste encore de nombreux verrous à lever pour accompagner les territoires et les gestionnaires fonciers dans leurs stratégies d’adaptation. L’idée de ce colloque, organisé par l’UMR LETG (Littoral - Environnement - Télédétection - Géomatique), est de réunir scientifiques, experts, praticiens et collectivités afin de dresser un état des lieux des connaissances et de questionner une feuille de route partagée dans le cadre de la stratégie nationale pour la ville durable.
URBATREE
15-18 juin 2026, Nancy – France
Congrès de l'ASTEE
Inventons ensemble les services Eau et Déchets de demain
Les services de l’eau et des déchets sont des composantes essentielles de nos territoires et de leur organisation. Ils doivent faire face et répondre à des enjeux majeurs : surveillance des eaux usées (DERU-2), PFAS, pesticides, nitrates et autres polluants, transition énergétique, atténuation et adaptation au changement climatique (infrastructures, équipements…), maîtrise des coûts, etc. Dans ce contexte, plusieurs questions s’imposent : comment préserver l’eau en quantité et qualité face aux tensions croissantes ? Comment mieux gérer, collecter, trier, recycler les déchets dans une perspective d’économie circulaire ? Comment garantir des services résilients tout en maîtrisant les coûts avec des modèles économiques à bout de souffle ? Enfin, quels leviers peuvent être mobilisés pour impliquer conjointement citoyens et acteurs locaux ? Ces sujets seront au cœur des présentations & échanges du 105ème congrès de l’ASTEE qui réunira plus de 600 experts, élus et chercheurs pour imaginer collectivement les services de demain et échanger sur des solutions mises en œuvre.
Programme
16-17 juin 2026, Lyon – France
Forum Eau & Climat, la réponse des territoires
Le Comité de bassin Rhône-Méditerranée, avec l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse et la DREAL de bassin, organise un forum "Eau & Climat, la réponse des territoires", sur deux jours pour : partager les expériences et débattre entre élus, décideurs économiques des secteurs industriels, tertiaires et agricoles, gestionnaires, aménageurs, scientifiques, représentants des services de l’État, associations ; découvrir les solutions d’adaptation au changement climatique en fonction des vulnérabilités de vos territoires ; rencontrer les opérateurs qui faciliteront les démarches.
Programme à venir
03 juillet 2026, Toulouse – France
Lab'Eau 2026
Dans un contexte de fortes mutations économiques, environnementales et territoriales, l’eau est au cœur des grands enjeux régionaux. Lab’Eau crée un espace de rencontres, de débats et d’opportunités business, pour accélérer les initiatives et faire émerger des solutions concrètes autour de la gestion de l’eau.
Lab'Eau
06-10 juillet 2026, Sète – France
École Ouverte OneWater 2026
Organisée par le programme national OneWater – Eau Bien Commun, cette école est dédiée à la formation et à la construction partagée d’une culture de l’eau comme bien commun, dans une approche résolument interdisciplinaire. Elle s’adresse en priorité aux jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et constitue une opportunité de participer aux actions du programme national OneWater – Eau Bien Commun et de contribuer à ses défis scientifiques.
Le programme comprendra notamment : l’acquisition de nouvelles connaissances sur les dimensions quantitatives et qualitatives des eaux de surface et souterraines, les eaux douces et salées et leurs interfaces ; une expérimentation concrète de l’interdisciplinarité et de la transdisciplinarité ; des approches de co-construction associant chercheurs et acteurs des territoires ; une réflexion sur les interdépendances des socio-hydrosystèmes en lien avec la biodiversité, les usages et les modes de gestion ; des bases pour comprendre les enjeux autour des données (observations, mesures…), leur gestion et leur FAIRisation ; des mises en pratique sur le terrain, sur le site d’observation et d’étude du bassin de Thau.
Inscriptions dans la limite des places disponibles – 17 avril 2026
22-23 septembre 2026 – Paris
Prochain colloque annuel de restitution du PIREN-Seine
Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris. Information à venir.
29 septembre-02 octobre 2026, Rome – Italie
OneWater – EuroMediterranean Water Forum
À destination des décideurs politiques, de la société civile, du monde universitaire et des entreprises, le Forum associe une plateforme d'échanges à une exposition mettant en avant les innovations technologiques et procédurales dans le secteur de l'eau. Sa mission est de favoriser la coopération et l'action commune, en impliquant non seulement les pays méditerranéens, mais aussi la Commission européenne, les États membres de l'UE, les Balkans et le Moyen-Orient.
OneWater
Forum alternatif
Le Forum Italiano dei Movimenti per l’Acqua (FIMA, Forum italien des mouvements pour l’eau), en collaboration avec le Mouvement européen pour l’eau et le People's Water Forum, appelle à la mobilisation à travers la tenue d'un Forum populaire.
European Water Movement
30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux
En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d’eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d’épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d’étendre les milieux naturels à l’ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d’eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d’intégration environnementale d’aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails
12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l’agriculture face au défi climatique
Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l’avenir de l’agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd’hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l’eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l’agriculture à la fois directement et indirectement. C’est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l’irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement
02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference
Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale.
CANAL U
Adapter l'IA à la complexité des hydrosystèmes pour mieux apprendre l’hydro(géo)logie aux machines
Par Anne Johannet, professeure à l’École des Mines d'Alès.
Les travaux d'Anne Johannet portent sur l’utilisation des réseaux de neurones pour la modélisation de systèmes physiques dynamiques non linéaires, avec des applications majeures en hydrologie. Elle explore notamment comment adapter les approches d’intelligence artificielle à la complexité des hydrosystèmes afin d’améliorer leur compréhension et leur prédiction.
Vidéo
Impact des précipitations extrêmes sur la vulnérabilité aux glissements de terrain superficiels
Par Séverine Bernardie, ingénieure de recherche au BRGM.
Spécialiste des risques naturels, Séverine Bernardie s’intéresse aux conditions de déclenchement des glissements de terrain superficiels sous l’effet des pluies extrêmes. Ses recherches analysent en particulier les dynamiques des eaux souterraines et contribuent à l’évaluation de la résilience des vallées montagneuses face à ces aléas.
Vidéo
Faire des arbres une infrastructure hydraulique
Dans cet épisode d'1 mois, 1 labo, Hayat ZIME YERIMA, docteure en Sciences et Techniques de l’Environnement de l’École nationale des ponts et chaussées et ingénieure Eau et Environnement, explique le rôle des arbres de pluie dans la gestion des eaux pluviales en ville.
Vidéo
MOOC S'adapter au changement climatique avec les SfN
Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) proposent une approche concrète pour s’adapter aux effets du changement climatique en mobilisant la nature et ses dynamiques. Elles permettent de renforcer la résilience des territoires, de soutenir les activités et de concilier enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Afin d’accompagner leur appropriation et leur mise en œuvre, l’Office français de la biodiversité (OFB), dans le cadre du projet LIFE ARTISAN, lance le MOOC "S’adapter au changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature".
Ce MOOC gratuit, propose un apprentissage progressif et flexible, fondé sur des exemples concrets et des retours d’expérience, en Hexagone comme en Outre-mer. Il a été conçu pour apporter des contenus directement exploitables et s’adresse à un large public : techniciens de collectivités, élus, entreprises, bureaux d’études, associations, étudiants, universités et professionnels des différentes filières et toute personne ayant le désir face au changement climatique.
MOOC à paraître le 16 septembre 2026 – Inscriptions ouvertes
Agriculture : La formation des ingénieurs à l’heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd’hui à la "dépétrolisation" de l’économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l’économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d’accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s’élève déjà à 326 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d’ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d’ici 2050. L’objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l’agronomie et ses praticiens sont : l’allocation des sols en fonction des usages, la conception et l’optimisation des procédés de transformation, l’organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d’anticiper les métiers et les besoins d’expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d’ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C’est notamment le cas à l’Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l’ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation
EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d’une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l’IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U
Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s’attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d’accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes
Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d’ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia
Strasbourg, France – L’ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L’ENGEES, l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l’établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d’approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d’ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l’arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l’école, dont l’amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d’élaborer son nouveau projet d’établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l’ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d’aujourd'hui et de demain.
Communiqué
Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l’École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d’une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d’arbre de pluie à l’aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA
Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l’École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d’euros jusqu’en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l’anticipation et la réduction des impacts sur l’environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d’infrastructures ; 2. le développement de l’intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l’atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l’eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement
Paris, France – EIVP/ENGEES
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris
Paris, France – CNAM
L’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l’engagement dans une diffusion auprès d’un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l’obtention d'un diplôme de l’enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l’énergie
Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d’enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d’Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l’étude des organes de vantellerie (portes d’écluses, vannes) des ouvrages d’ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d’eau, crues, sécheresses). L’objectif est de réaliser des estimations d’endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d’ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l’identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d’exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA
Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L’Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L’objectif des 11 partenaires est d’explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’économie et l’aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d’eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu’à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l’avenir. Les débits naturels des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d’ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d’explorer et d'actionner tous les leviers d’adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée par l’amélioration technique et l’accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d’économie circulaire ; stocker davantage d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C’est l’objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes).
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique
Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous"
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l’école à l’horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s’y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l’acceptabilité sociale ou la place de l’humain dans les organisations. L’école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s’apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l’horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts.
IMT Atlantique – dossier de presse
Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l’adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l’élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS
Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l’eau
Le projet, dirigé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d’un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s’associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l’INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau.
INRS
Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l’AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d’Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica