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Instantanés mars 2026

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

1er mars – Journée mondiale des herbiers marins
Les herbiers marins constituent l'un des écosystèmes marins les plus répandus sur Terre, couvrant environ 300 000 kilomètres carrés de fonds marins dans 159 pays. Ces herbiers marins monochromes ne sont peut-être pas aussi colorés que les récifs coralliens ou aussi mystérieux que les forêts de mangroves, mais ils constituent des refuges pour les poissons, protègent les côtes des tempêtes et sont des réservoirs de carbone essentiels, ce qui en fait certains des espaces naturels les plus précieux au monde. Malgré leur importance, ces écosystèmes sont en danger. Une superficie équivalente à un terrain de football disparaît toutes les 30 minutes et on estime que 7 % des herbiers sont perdus chaque année dans le monde. L'acidification des océans, le développement côtier et la hausse des températures océaniques due au changement climatique sont les principaux facteurs responsables de la disparition des herbiers marins.
World Seagrass Day

 

21 mars  Journée mondiale des glaciers
La science doit guider l'action
L'Année internationale de la préservation des glaciers, en 2025, a placé les glaciers au cœur des préoccupations mondiales. Il est désormais temps de passer à l'action concrète, en s'appuyant sur les données scientifiques. Tel est le message pressant adressé le 21 mars à l'occasion de la Journée mondiale des glaciers.
La cryosphère – qui comprend les glaciers, les calottes glaciaires, le pergélisol, la banquise et la neige – stocke environ 70 % de l'eau douce de la Terre. Elle rétrécit rapidement. Le renforcement du système de données sera la priorité absolue de la Veille mondiale de la cryosphère (Global Cryosphere Watch, GCW) de l'OMM au cours de l'année à venir, afin de garantir que nous disposions des données et des informations indispensables à la fourniture de services liés au climat et à la cryosphère.
Pour rappel, la décennie 2025-2034 a été déclarée Décennie d’action pour les sciences de la cryosphère. 
WMO

 

22 mars – Journée mondiale de l'eau
Donner aux femmes les moyens d'améliorer les sciences de l'eau

Lorsque les femmes sont exclues des connaissances et des processus décisionnels liés à l'eau, la science elle-même est incomplète. Le Rapport mondial 2026 des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau, publié le 22 mars comme chaque année à l'occasion de Journée mondiale de l'eau, affirme que l'autonomisation des femmes dans le domaine des sciences de l'eau est essentielle pour parvenir à une gouvernance de l'eau véritablement efficace et équitable. 
Rapport 

 

Banque mondiale
Un usage plus rationnel de l'eau pourrait nourrir 10 milliards de personnes et créer près de 250 millions d'emplois
Le rééquilibrage de l'utilisation des ressources en eau dans l'ensemble du système alimentaire mondial est essentiel pour répondre de manière durable à la demande alimentaire future et pourrait générer 245 millions d'emplois à long terme, principalement en Afrique subsaharienne, selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale publié le 19 mars, à la veille de la Journée mondiale de l'eau (22 mars).
Le rapport "Nourish and Flourish: Water Solutions to Feed 10 Billion People on a Livable Planet" (Nourrir et prospérer : des solutions hydriques pour nourrir 10 milliards de personnes sur une planète viable) souligne que les pratiques actuelles de gestion de l'eau dans l'agriculture, caractérisées par une surutilisation dans certains pays et une sous-utilisation dans d'autres, ne peuvent soutenir de manière durable la production alimentaire que pour moins de la moitié de la population mondiale. D’ici 2050, il faudra nourrir 10 milliards de personnes. Pour répondre à cette demande de manière durable, il sera essentiel de s’attaquer à la fois à la surexploitation qui épuise les ressources en eau dans les régions en situation de stress hydrique et à la sous-exploitation qui laisse inexploitées les ressources et les capacités de production dans les régions où l’eau est abondante.
Le rapport présente un nouveau cadre pour la gestion de l'eau dans l'agriculture qui établit un lien entre la disponibilité de l'eau, la production alimentaire et le commerce. En classant les pays en fonction de leur stress hydrique et de leur statut en matière d'importation ou d'exportation alimentaire, ce cadre permet d'identifier les zones où le développement de l'agriculture pluviale peut accroître la production alimentaire, celles où les investissements dans l'irrigation peuvent créer des emplois et stimuler la croissance, celles où l'utilisation de l'eau doit être rééquilibrée pour protéger les écosystèmes et la productivité future, et celles où le commerce offre une voie plus durable que la production locale. "La manière dont nous gérons l’eau pour l’alimentation aura des implications profondes sur l’emploi, les moyens de subsistance et la croissance économique. En faisant des choix plus judicieux quant aux lieux de culture, à la répartition de l’eau et à la manière dont le commerce soutient la sécurité alimentaire, nous pouvons renforcer la résilience, multiplier les opportunités et préserver les ressources dont nous dépendons tous", a déclaré Paschal Donohoe, directeur général et responsable de la connaissance du Groupe de la Banque mondiale. Pour atteindre ces objectifs, il faudra renforcer la participation et le financement du secteur privé parallèlement aux investissements publics, en s'appuyant sur des politiques, des institutions et des réglementations efficaces visant à stimuler la production alimentaire, à créer des emplois et à soutenir une croissance durable. Le financement public ne peut à lui seul garantir les services durables, l'innovation et l'envergure nécessaires pour développer l'irrigation, améliorer les performances et pérenniser les résultats. Les agriculteurs, qui sont les principaux utilisateurs de l'irrigation et ses principaux investisseurs, sont déjà disposés à co-investir lorsque l'accès au financement, à des équipements de qualité, aux marchés et aux outils numériques réduit les risques et les coûts de transaction auxquels ils sont confrontés.
On estime que l’extension de l’irrigation là où l’eau est disponible, parallèlement à la modernisation des systèmes existants, nécessitera entre 24 et 70 milliards de dollars supplémentaires par an jusqu’en 2050. Les gouvernements dépensent déjà environ 490 milliards de dollars par an pour soutenir l’agriculture, dont la majeure partie sous forme de subventions. La réorientation d’une partie des dépenses actuelles – combinée à une réforme réglementaire, au recours au financement mixte et à des partenariats public-privé – attirera des capitaux privés, y compris des co-investissements des agriculteurs eux-mêmes, et soutiendra une sécurité hydrique et alimentaire financièrement viable. 
Banque mondiale



RECHERCHE
Le dégel du pergélisol transfère d’importantes quantités de carbone vers les lacs
Des scientifiques du projet international PRISMARCTYC, réunissant des équipes du CNRS, indiquent dans une étude récente parue dans Commun Earth Environment que tout le carbone stocké dans le pergélisol n’est pas transformé en gaz à effet de serre lors de son dégel, mais que le cycle du carbone des lacs de fonte est modifié. Des concentrations sans précédent de carbone organique dissous, ont en effet été observées dans des lacs récents et des lacs anciens de plusieurs milliers d’années en Yakoutie centrale (Sibérie orientale).
CNRS 

Atlantique Nord
Les nanoparticules y constituent-elles la majeure partie de la pollution plastique ?

Une étude estime que ces très petits fragments de plastique pourraient constituer la forme dominante de pollution plastique marine dans l'Atlantique Nord. Une équipe de chercheurs néerlandais et allemands a entrepris une recherche avec le soutien financier du Conseil européen de la recherche. Ils ont prélevé des échantillons sur 12 sites répartis dans l'Atlantique Nord Sur chaque site, ils ont prélevé des échantillons à plusieurs profondeurs : un à moins de 10 mètres de la surface, un à moins de 30 mètres du fond marin et, dans les eaux plus profondes, un à une profondeur intermédiaire de 1 kilomètre. Lors du traitement des échantillons, ils ont analysé les particules de moins de 0,001 mm à l'aide d'une technique de spectrométrie de masse.
Les chercheurs ont trouvé des quantités importantes de nanoplastiques à tous les emplacements et à toutes les profondeurs. La concentration moyenne de plastique était la plus élevée dans la couche de mélange (près de la surface), avec 18,1 milligrammes par mètre cube (mg/m3). Elle est tombée à 10,9 mg/m3 dans la couche intermédiaire, puis à 5,5 mg/m3 dans la couche de fond.
DG Environnement – CE

La biodiversité microbienne cachée de l’océan Austral enfin révélée
Une étude dirigée par des chercheurs de l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM, UBO/CNRS/IRD) révèle l'existence d’une diversité planctonique exceptionnelle et spécifique de l’océan Austral, identifiée grâce à son ADN. Cette découverte va permettre de mieux comprendre le rôle de ces organismes microbiens dans le fonctionnement de l’océan Austral et du climat. Cette étude est parue dans Nature Communications.
CNRS

La biodiversité protège les forêts face au changement climatique
Les forêts abritent une grande partie de la biodiversité terrestre et jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat et la production de ressources comme le bois. Dans une étude publiée dans Global Change Biology, une équipe du CNRS associant le Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (Toulouse) et le Centre d’écologie fonctionnelle & évolutive (Montpellier) démontre que les forêts tempérées riches en espèces d’arbres résistent mieux au stress hydrique et maintiennent plus durablement leur productivité face au changement climatique. Ce bénéfice de la diversité tend cependant à disparaître dans les forêts à forte densité d’arbres. 
CNRS 

Jusqu’à 75 % des espèces animales affectées par les vagues de chaleur
Des milliards de moules carbonisées, des oisillons tombant de leurs nids surchauffés : les vagues de chaleur d’envergure entraînent des effets écologiques en cascade souvent désastreux mais aussi parfois plus nuancés, indique une étude scientifique.
La vague de chaleur intervenue du 25 juin au 2 juillet 2021 dans l’ouest de l’Amérique du Nord, alimentée par le changement climatique, a été parmi les plus extrêmes jamais enregistrées à l’échelle mondiale, avec des températures dépassant parfois les 50 °C. "Cette vague de chaleur a eu des répercussions écologiques considérables, notamment une augmentation de près de 400 % des feux de forêt et des conséquences négatives pour plus des trois quarts des espèces étudiées", indique Diane Srivastava, coauteure de l’étude, parue dans la revue Nature Ecology & Evolution, et professeure au Centre de recherche sur la biodiversité de l’université de Colombie-Britannique. Pour évaluer l’impact de la vague de chaleur, les chercheurs ont combiné des données météorologiques, écologiques et hydrologiques, ainsi que des informations sur les incendies de forêt et des modèles scientifiques. Sur les 49 espèces terrestres et marines étudiées, plus de 75 % des espèces ont été affectées négativement, avec des effets très variables : certaines populations ont chuté de près de 99 %, tandis que d’autres ont connu des augmentations allant jusqu’à 89 %. La variabilité des effets repose sur des facteurs tels que la disponibilité d’un couvert végétal, la capacité intrinsèque d’une espèce à supporter la chaleur et son comportement, notamment sa capacité à se mettre à l’ombre.
Le Devoir

Espèces invasives
Une meilleure évaluation de la manière dont elles redéfinissent les écosystèmes
Si les espèces exotiques envahissantes sont très souvent réduites à des prédateurs éliminant des proies sans défense, en réalité elles ne se contentent pas d’affaiblir certaines espèces mais remodèlent fondamentalement l’environnement lui-même. Afin de mieux évaluer les impacts des quelques 3 500 espèces envahissantes sur l’environnement, une équipe internationale de scientifiques menée par un chercheur du CNRS a développé une évolution du standard Environmental Impact Classification of Alien Taxa (EICAT). Mis en place par l’UICN (Union internationale pour la conversation de la nature) en 2020, cet outil prenait jusqu’à présent uniquement en compte 7 des 19 types d’impacts identifiés par les scientifiques. L’équipe est ainsi parvenue à intégrer pour la première fois les 12 impacts écologiques manquants dans l’outil mis à jour. Ces résultats sont parus dans la revue PLOS Biology.
CNRS

En Méditerranée, la propagation alarmante de la rascasse volante
Liban, Turquie, Chypre, Grèce, Italie… La rascasse volante (souvent désignée sous le nom de poisson-lion) est une espèce spectaculaire et redoutable, qui suscite l’inquiétude croissante des scientifiques et des autorités environnementales du pourtour méditerranéen. Prédateur invasif très agressif, ce poisson venimeux perturbe les équilibres fragiles des écosystèmes marins. Une nouvelle étude menée conjointement par l’Autorité israélienne de la nature et des parcs et l’Université de Tel Aviv, a été lancée afin d’évaluer s’il est encore possible de limiter sa prolifération et d’atténuer les dommages. L'objectif est de mieux comprendre l’ampleur de l’invasion du Pterois miles en Méditerranée et explorer des solutions concrètes pour en réduire l’impact écologique. Si des solutions efficaces sont identifiées, elles pourraient servir de modèle pour la gestion d’autres espèces invasives dans la région et au-delà.
Ce poisson, bien connu des plongeurs fréquentant la mer Rouge, est aujourd’hui considéré comme l’une des espèces invasives les plus problématiques au monde. Son arrivée en Méditerranée s’inscrit dans un processus plus large de migration d’espèces marines depuis la mer Rouge, souvent via le canal de Suez. Cette migration "lessepsienne" (du nom de l’architecte du canal) a déjà conduit à l’installation de centaines d’espèces non indigènes dans le bassin méditerranéen. Selon les chercheurs, d’ici quelques années, ce sont des centaines d’espèces de poissons, mollusques et crustacés qui auront franchi cette frontière artificielle, modifiant profondément la biodiversité locale.
Israël Science Info

Le WWF France et le CNRS enregistrent le premier électrocardiogramme d’un rorqual en liberté
C’est une avancée scientifique majeure pour la protection des grands cétacés. En août 2025, le CNRS et le WWF France ont réalisé, en Méditerranée, la toute première acquisition d’un électrocardiogramme (ECG) sur un rorqual commun en milieu naturel – une première mondiale pour ce grand cétacé. Ces travaux encore exploratoires doivent faire l’objet d’articles scientifiques. Ils permettent une meilleure compréhension du comportement de ces géants des mers, notamment face aux pressions humaines.
CNRS

Eaux usées
Vous avez dit vermifiltration ?

La vermifiltration est une technologie de traitement des eaux usées qui utilise la relation symbiotique entre les vers de terre, fréquemment l’Eisenia fetida (en langage commun le ver de fumier), et les micro-organismes pour traiter les eaux usées. Non seulement les vers décomposent la matière organique, qui devient ainsi plus facilement disponible pour les micro-organismes, mais ils aèrent également le vermifiltre en le fouillant, ce qui stimule la productivité des bactéries. Cette technologie présente plusieurs avantages : elle est peu coûteuse et robuste, ne nécessite que peu ou pas d'énergie et peut être construite avec des matériaux locaux et facilement disponibles (compost, biochar, gravier, sable, etc.). De plus, les eaux usées traitées peuvent être utilisées pour boucler les cycles de l'eau et des ressources. Ce procédé de traitement des eaux usées basé sur la nature se révèle de plus en plus prometteur dans le monde entier. Des chercheurs du département Sandec de l'EAWAG ont visité des installations de vermifiltration en Suisse et également en Inde afin d'étudier comment les différences locales influencent leur conception optimale.
EAWAG – voir aussi un précédent article 

 


PUBLICATION
Ces PFAS qui échappent à la surveillance environnementale
Comme bon nombre de polluants, les composés per- et polyfluoroalkylés, ou PFAS, atteignent souvent les mers et les océans. Si la présence de certains d’entre eux est surveillée, beaucoup d’autres ne font pas l’objet de réglementations. Ils sont pourtant observés à des taux élevés dans les écosystèmes marins, sans pour autant que leurs effets soient connus, révèlent des travaux inédits.
Des travaux conduits par l’IFREMER ont permis de rechercher simultanément des centaines de PFAS dans les moules et dans les huîtres de côtes françaises, en mettant en œuvre une méthode analytique de pointe, la spectrométrie de masse à haute résolution. Au total, près de 80 PFAS différents ont été détectés dans ces organismes, incluant des composés connus et réglementés, comme le PFOS et le PFOA, mais également de nombreux autres échappant aux programmes de suivi et à la réglementation. Ces travaux ont également permis d’identifier des zones fortement contaminées, présentant une grande diversité de PFAS à des concentrations plus élevées : les estuaires de grands fleuves (Seine, Loire et Rhône) et les zones fortement industrialisées, telles que l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône) sur la côte méditerranéenne.
Ninon Serre, docteure en chimie environnementale, et Yann Aminot, biogéochimiste des contaminants organiques, IFREMER – The Conversation

DOCUMENTAIRE
Tous empoisonnés. Le fléau des PFAS
La toxicité des PFAS envahit notre quotidien et menace autant notre santé que notre environnement. Ce film va à la rencontre de leurs victimes et de ceux qui luttent pour que cesse la production de PFAS. Des avancées législatives, pénales ou scientifiques font naître l’espoir que l’industrie chimique arrêtera un jour de produire ces poisons. Mais ceux qui nous polluent déjà sont là, pour toujours.
Documentaire de 89 minutes, de Stenka Quillet et Quentin Noirfalisse – ARTE

 


MOBILISATIONS
La Coalition antarctique s'oppose à la certification MSC de la pêche au krill antarctique
Elle invoque les échecs en matière de gestion, le changement climatique et les changements environnementaux dramatiques qui détruisent le fragile réseau de vie de l'océan Austral.
L'Antarctic and Southern Ocean Coalition (ASOC) a déposé une objection formelle auprès du Marine Stewardship Council (MSC, l'organisation qui gère un programme de certification volontaire visant à mettre fin à la surpêche et à garantir des produits de la mer durables) concernant la décision de recertifier la pêche au krill antarctique comme durable, malgré de sérieuses préoccupations liées à la pression croissante de la pêche industrielle et aux impacts dramatiques du changement climatique sur l'écosystème. Cette objection donne lieu à une procédure judiciaire indépendante qui se déroulera au cours des prochains mois et qui, si elle aboutit, pourrait entraîner une modification de la certification MSC de la pêche ou l'imposition de nouvelles conditions visant à protéger les stocks de krill et l'écosystème dans son ensemble.
Aujourd'hui, la demande de krill est largement motivée par la recherche de nouvelles sources de protéines pour l'aquaculture, car de nombreux stocks de poissons sauvages sont en déclin. La société norvégienne Aker QRILL représente environ 60 % de la récolte totale, principalement destinée à l'alimentation des saumons d'élevage, mais de petites entreprises chiliennes et sud-coréennes opèrent également sous le label MSC. L'année dernière, la pêche au krill a dépassé son quota et a été contrainte de fermer trois mois plus tôt que prévu pour la première fois de son histoire, après l'expiration d'une règle visant à gérer spatialement la pêche dans la péninsule antarctique, qui abrite environ un tiers de la population totale de l'espèce. En conséquence, la flotte internationale de pêche au krill a concentré ses efforts dans une zone relativement petite, qui est également une zone d'alimentation essentielle pour les baleines, les phoques, les pingouins et d'autres espèces marines. La pression croissante aggrave les effets du changement climatique et de la pollution sur le krill, alors que l'activité humaine empiète de plus en plus sur la dernière véritable région sauvage de la planète. Depuis les années 1970, on estime que la biomasse de krill a diminué de 70 à 80 % dans certaines parties de l'océan Austral. La décision ignore ce contexte écologique essentiel tout en soulignant que la pêche prélève moins de 1 % de la biomasse totale estimée du krill, et propose des scores de durabilité encore plus élevés dans la réévaluation actuelle.
ASOC

Baleines noires
Les États-Unis veulent abolir les limites de vitesse, le Canada s’inquiète

Des groupes environnementaux au Canada tirent la sonnette d'alarme au sujet d'une proposition du gouvernement américain visant à modifier une réglementation mise en place pour protéger une espèce de baleine en danger critique d'extinction. L'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) a proposé des modifications aux règles qui obligent les grands navires à ralentir à certains moments pour éviter les collisions avec les baleines noires de l'Atlantique Nord. 
Radio-Canada

Surfrider Foundation dévoile son rapport annuel sur les déchets aquatiques
Depuis 35 ans, Surfrider Foundation Europe agit pour protéger l’Océan. Cette protection se fait, notamment, grâce à la collecte et à la quantification des déchets présents sur les plages et aux abords des cours d’eau. Cette année encore, des milliers de citoyens se sont donc engagés aux côtés de l’ONG pour collecter ces précieuses données. Pour mieux comprendre leurs origines et leurs impacts, Surfrider publie son rapport annuel 2025 sur le sujet. Et c'est donc une nouvelle fois une augmentation du nombre de déchets ramassés : plus de 100 000 déchets en plus. L’ONG souligne surtout l’augmentation de 50 % en un an du nombre de déchets ramassés tous les 100 mètres. 
Surfrider 

 


EXPOSITION
Paris
Solarpunk : les Futurs de l’Espoir
Comment irait le monde si tout allait bien ? À l’heure où l’éco-anxiété gagne du terrain, une cinquantaine d’étudiants de l’Université PSL proposent d’imaginer un autre demain avec l’exposition "Solar Punk : les Futurs de l’Espoir", présentée au Centre de la vie étudiante Mazet dans le VIe arrondissement. À travers une collection d’œuvres inspirées des univers Solarpunk et Hopepunk, l’exposition invite à repenser notre rapport au futur : non plus comme une catastrophe annoncée, mais comme un horizon habitable, désirable et porteur d’espoir.
Jusqu'au 18 juin 2026 – Gratuit sur inscription

 

LE COIN DES TÊTARDS
Tournée du Climat et de la Biodiversité à Paris
La Tournée du Climat et de la Biodiversité est une exposition itinérante portant sur deux sujets étroitement liés, le climat et la biodiversité. Elle sera présente les mardi 9 juin et mercredi 10 juin au Campus des Cordeliers. Une médiation par des scientifiques est prévue. Cette exposition est portée par l'association Météo et Climat. Parrainée par le Ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, elle accessible à partir du CM1.
Fondée en 1852 sous le nom de Société Météorologique de France, Météo et Climat est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, présidée par le climatologue Jean Jouzel depuis 2009.
Inscriptions – Visite virtuelle


 

Europe

 

PFAS
Les experts de l'ECHA soutiennent la restriction européenne des PFAS
L'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) vient de publier les avis de ses comités d'experts scientifiques sur la proposition de restriction universelle des PFAS.
La proposition de restriction a été élaborée par les autorités du Danemark, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Norvège et de la Suède, puis soumise à l’ECHA le 13 janvier 2023. Son objectif est de réduire les émissions de PFAS dans l’environnement et de rendre les produits et les procédés industriels plus sûrs. Après trois ans d’évaluation scientifique, le public peut désormais prendre connaissance des recommandations des experts qui serviront de base aux travaux de la Commission européenne pour la rédaction de la proposition finale de restriction. Cette proposition sera ensuite soumise au vote des États membres dans le cadre de la législation sur les produits chimiques, le règlement REACH.
ECHA – Avis des comités d'experts
ECHA – Proposition de restriction
Décryptage – Générations Futures

 

APPEL À CONTRIBUTIONS
Révision ciblée de la législation européenne sur l'eau
La Commission européenne a lancé le 17 mars un appel à contributions d’une durée de quatre semaines afin d’étayer un réexamen et une révision ciblée de la directive-cadre sur l’eau (DCE).
Comme annoncé dans le plan d’action RESourceEU, la Commission intensifie ses efforts pour garantir l’approvisionnement de l’UE en matières premières critiques afin de protéger l’industrie et les chaînes d’approvisionnement contre les chocs géopolitiques et les fluctuations de prix. En s’appuyant sur les contributions des parties prenantes ayant une expérience dans la mise en œuvre de la DCE, la Commission entend remédier aux obstacles réglementaires et simplifier la législation afin de promouvoir la circularité et l’accès aux matières premières critiques, tout en maintenant des normes élevées qui protègent la santé humaine et l’environnement.
Consultation en ligne – 14 avril 2026

APPEL À CANDIDATURES
Water Resilience Stakeholder Platform
La Commission lance un appel à candidatures d'experts en vue de la création de la nouvelle plateforme des parties prenantes pour la résilience de l'eau.
La plateforme servira de forum de dialogue et d'expertise pour soutenir les objectifs suivants : restaurer et protéger le cycle de l'eau, bâtir une économie intelligente de l'eau et garantir l'accès à une eau propre et abordable pour tous. Cet appel intervient à un moment où les défis liés à l'eau font l'objet d'une attention croissante à l'échelle mondiale, les pressions accrues liées au changement climatique, à la pollution et aux tensions géopolitiques soulignant la nécessité d'une action coordonnée et inclusive. Les expertises recherchées sont : Efficacité hydrique et gestion de la demande ; Gouvernance de l'eau et mise en œuvre ; Financement, investissements et infrastructures dans le secteur de l'eau ; Numérisation du secteur de l'eau ; Recherche et innovation ; Industrie de l'eau et compétences ; Préparation aux aléas liés à l'eau et sécurité de l'approvisionnement en eau.
Soumissions – 17 avril 2026 

 

COUR DES COMPTES
Fonds de l’UE pour l’innovation : Trop lent pour le secteur des technologies propres
La lenteur du déploiement bride le potentiel du Fonds pour l’innovation en matière de compétitivité et de lutte contre le changement climatique. Telle est la principale conclusion d’un nouveau rapport de la Cour des comptes européenne. Doté d’un budget qui pourrait atteindre 40 milliards d’euros d’ici à 2030, ce fonds a pour ambition d’accompagner la commercialisation des technologies propres et de soutenir la transition vers une économie neutre pour le climat. Toutefois, son déploiement est limité, et sa contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre reste modeste.
ECA 

 

FRANCE
Avis de l'Autorité environnementale

Le projet MAGEO de mise au gabarit européen de l’Oise entre Compiègne et Creil
Porté par Voies navigables de France (VNF), le projet MAGEO constitue un maillon de la liaison Seine-Escaut dont l’opération la plus importante financièrement est le canal Seine-Nord-Europe (CSNE). D’un montant de 434 millions d'euros, l’opération prévoit pour l’essentiel l’élargissement du chenal de navigation et l’aménagement de certaines berges, ce qui nécessitera des mouvements de terres et de sédiments importants (3 millions de m3), la protection d’ouvrages ainsi que la création de "hauts-fonds" propices à la biodiversité et d’un site de compensation hydraulique et écologique à Verneuil-en-Halatte.
Avis de l'AE

 

Journée nationale de la résilience : AAP pour l'édition 2026
Le Gouvernement lance l’appel à projets de la cinquième édition de la Journée nationale de la résilience (JNR). Institutionnalisée afin de renforcer la culture du risque sur l’ensemble du territoire, la JNR vise à sensibiliser l’ensemble de la population aux risques naturels et technologiques et à diffuser les bons comportements à adopter avant, pendant et après une catastrophe. Ce dispositif interministériel se déploie tout au long de l’année avec un point d’orgue le 13 octobre, date de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe instaurée par l’Organisation des Nations unies.
Inondations, feux de forêt, tempêtes, mouvements de terrain, séismes, accidents industriels, pollutions… Les effets du changement climatique, combinés à la concentration des populations et des activités, exposent de plus en plus de territoires à des événements à la fois plus fréquents et plus intenses. Dans ce contexte, l’adaptation des territoires et la protection des populations passent par une meilleure connaissance des risques et par la capacité collective à s’y préparer. L’édition 2026 a pour objectif de susciter le plus grand nombre d’initiatives locales, en France hexagonale et en outre-mer. Les actions labellisées peuvent être portées par une diversité d’acteurs : collectivités territoriales, associations, entreprises, établissements scolaires et d’enseignement, citoyens, services de l’État, etc. Les projets proposés doivent répondre à au moins l’un des trois objectifs de cette Journée : Développer la culture sur les risques naturels et technologiques ; Préparer les populations à la survenance d’une catastrophe ; Développer la résilience collective face aux risques.
Demande de labellisation – 10 septembre 2026 (prétendants au titre de lauréat), 10 décembre 2026 

 

RECHERCHE 
AMI Synthèses scientifiques pluridisciplinaires
Dans le cadre de ses actions, le programme OneWater – Eau Bien Commun lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à soutenir la réalisation de synthèses scientifiques pluridisciplinaires sur des enjeux majeurs liés à l’eau. Cette initiative a pour objectif de croiser les disciplines et de produire des connaissances consolidées et partagées, afin d’éclairer les décideurs, acteurs publics et gestionnaires de l’eau. Cet appel soutiendra des collectifs de 5 à 8 chercheurs, issus de disciplines et d’organismes complémentaires, accompagnés d’un postdoctorant. Les projets retenus auront pour objectif de produire une synthèse scientifique pluridisciplinaire destinée à être soumise à une revue internationale de référence dans le domaine de l’eau. Cette production sera complétée par un article de vulgarisation et des actions de médiation à destination du grand public.
Les travaux porteront sur l’une des cinq thématiques suivantes : 1. Évolution du stockage de l’eau : naturel et artificiel, de surface et souterrain ; 2. Évolution de la qualité des eaux de surface et souterraine (des nutriments aux substances émergentes) ; 3. Dynamique de la biodiversité aquatique en France ; 4. Évolution de la gestion de l’eau en France et de son financement ; 5. Évaluation de l’accès à l’information et aux données sur l’eau en France et en Europe.
Candidatures – 15 juin 2026 

Chaire OCEAN-LEAVES
Une mobilisation scientifique majeure pour sauver les herbiers marins tropicaux français

La chaire OCEAN-LEAVES (optimisation de la conservation et de l’engagement pour les herbiers marins), portée par la Fondation UBO (Université de Bretagne Occidentale) et les scientifiques Claire Hellio et Fanny Kerninon, a été officiellement lancée à Brest le 31 mars.
Face à l’urgence de sauvegarder les herbiers marins, écosystèmes sous-marins formés de plantes à fleurs qui jouent un rôle essentiel pour l’équilibre des écosystèmes marins et terrestres, la chaire OCEAN-LEAVES va structurer la recherche en réunissant experts, institutions et partenaires publics et privés. Elle apportera des connaissances et des expertises essentielles pour définir des actions concrètes, éclairer les décisions politiques et renforcer les coopérations à l’échelle régionale, nationale et internationale.
Présentation et lien

 

PUBLICATIONS
Risques inondations par ruissellement
Comprendre ces phénomènes complexes et émergents pour agir

La Caisse centrale de réassurances (CCR) estime à plus de 13 millions le nombre de personnes exposées aux inondations par ruissellement en France hexagonale, dans son rapport de 2023. Environ 10 % de la surface du territoire métropolitain est concernée, soit l’équivalent des inondations par débordement de cours d’eau et submersion marine, avec une distribution très diffuse. La part des sinistres rattachable aux ruissellements (hors débordement et submersion) est estimée à 65 %, représentant plus de 50 % du montant total des indemnisations au titre des inondations. Qui plus est, si l'on s’intéresse aux périodes de retour des événements pluvieux générateurs, la majorité des sinistres (et des coûts) observés est attribuable à des événements fréquents. Que ce soit en matière de surfaces ou de populations exposées, les inondations liées aux ruissellements pèsent aujourd’hui davantage que les inondations liées aux débordements des cours d’eau et aux submersions marines. Dans un contexte de changement climatique, ce poids prépondérant du ruissellement ne va faire que croître.
Revue Techni-Cités – CEREMA

Continuités écologiques urbaines : Repenser les villes de demain
Les aires urbaines constituent des écosystèmes à part entière où la présence et l’intervention humaine sont prépondérantes : forte proportion de surfaces imperméabilisées liée au bâti et aux infrastructures, des éléments naturels peu présents, de petite taille, isolés et dégradés, des palettes végétales non représentatives de la nature environnante, la présence d’îlots de chaleurs urbains, des pollutions diverses… Toutefois, les villes possèdent une diversité d’espaces à la fois en termes de naturalité (artificiels, semi-naturels ou naturels), de superficie (espace ou élément ponctuel), de qualité et de connectivité, qui peuvent potentiellement constituer des lieux de vie ou de déplacement pour certains groupes d’espèces faunistiques et floristiques (micromammifères, oiseaux, insectes, plantes…). Il s’agit des jardins privés ou publics (boisements, pelouses…), des parcs, espaces verts, cimetières, friches, haies, alignements d’arbres, pieds d’arbres, cours d’eau, noues, points d’eau, bâtiments, façades et toitures végétalisés, etc. Les emprises et délaissés routiers ou ferrés sont ainsi des milieux intéressants pour certains groupes comme les papillons ou reptiles, car ils sont continus, assez peu fréquentés et composés d’habitats diversifiés tels que des friches herbacées, des pelouses, des prairies et des haies. Mais la qualité de ces espaces dépend de nombreux facteurs tels que le positionnement dans la ville, la gestion des espaces verts pratiquée, les traitements apportés (engrais, produits phytosanitaires), la pose de clôture, l’éclairage artificiel ou encore la fréquentation humaine.
CEREMA

Travaux en cours d'eau
Bonnes pratiques en phase chantier

Pour accompagner les acteurs du génie écologique, les collectivités territoriales et les services instructeurs, l’OFB et le CEREMA ont élaboré un guide technique relatif aux travaux en cours d’eau. L’objet de cet ouvrage est de proposer des bonnes pratiques à mettre en œuvre pour limiter l’impact des travaux sur le milieu naturel.
Les chantiers liés aux projets en cours d’eau, que ce soit au niveau des berges ou du lit des cours d’eau, présentent des risques importants de dégradation des milieux aquatiques. Ce guide technique met en lumière des solutions pratiques qui permettent d’anticiper et réduire ces risques. Il est destiné à tous les acteurs intervenant sur un chantier (maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, entreprises de travaux publics, syndicats de rivière, services instructeurs de l’État, établissements publics en charge des contrôles, bureaux d’études…). Il présente les critères de choix des bonnes pratiques environnementales, les dispositifs disponibles, leurs champs d’application potentiels, les spécifications techniques. Il explique les points de vigilance spécifiques, leurs avantages et leurs limites.
Sommaire – La nécessaire préservation des cours d’eau ; Connaissances préalables utiles à la réalisation d’un chantier en cours d’eau ; Organisation générale d’un chantier ; Mesures de sauvegarde de la biodiversité sur le chantier ; Fiches techniques d’interventions.
Gest'eau

Le bois mort, une ressource vitale pour la forêt
Le 21 mars était (aussi) la journée internationale des forêts. À cette occasion, l’Office français de la biodiversité nous a proposé de découvrir la biodiversité discrète des forêts, mise en lumière par deux projets déployés dans la Réserve naturelle nationale de Jujols (Occitanie) et la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage de la Petite-Pierre (Grand Est).
OFB

 

OUTILS
Une carte interactive mesurant le taux de pesticides dans l'air
Atmo France (fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air) publie PhytAtmo Dataviz, une nouvelle datavisualisation dédiée à la présence des pesticides dans l’air en France. Accessible à tous, cet outil inédit et interactif permet d’appréhender plus facilement des données souvent complexes et de leur donner du sens.
Cette première version s’appuie sur les données 2022 et 2023, issues des mesures réalisées par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) hexagonales et d’outre-mer. Une mise à jour intégrant les données 2024 est prévue au premier semestre 2026, puis chaque année. Les premières analyses mettent en évidence plusieurs constats. En premier lieu que les pesticides sont détectés sur l’ensemble du territoire : sur 72 substances recherchées environ 1/3 sont détectées et environ 1 sur 8 est quantifiée. Les niveaux varient selon les territoires et les périodes d’utilisation agricole. Un focus est réalisé sur le glyphosate, détecté à des niveaux inférieurs à 0,1 ng/m3, et également sur le lindane, un insecticide interdit depuis plus de 20 ans, mais encore présent du fait de sa persistance environnementale (quantifiée dans 61 % des prélèvements 2022-2023).
Atmo France – PhytAtmo Dataviz

RETRACE!
Déchets : Surfrider lance la collecte de données
à travers un programme de science participative

Depuis 1995, Surfrider organise à l’aide de ses bénévoles des collectes de déchets sur les plages et aux abords des cours d’eau pour sensibiliser les citoyens à cette pollution importante pour l’océan. En 30 ans, ces Initiatives Océanes ont rassemblés des centaines de milliers de participants, dont 17 172 sur la seule année 2025, et ont permis de collecter des dizaines de millions de déchets. Aujourd’hui alors que les collectes de déchets se sont démocratisées, Surfrider lance la collecte de données. C’est pour cela que les Initiatives Océanes, opérations de sensibilisation et de mobilisations deviennent Retrace!, un programme de science participative où chaque collecteur se transforme en scientifique de terrain en réalisant un comptage rigoureux des déchets. Chaque déchet sera ensuite analysé et catégorisé selon le protocole européen OSPAR. Cette classification permet d’alimenter une base de données européenne suivant la typologie, la fréquence et l’évolution des déchets dans le temps. C'est elle qui a permis, par exemple, l’adoption de la directive européenne sur les Single Use Plastics (SUP) conduisant à l’interdiction de la vente d’objets en plastique à usage unique.
Surfrider – dossier de presse 

 

REPLAYS & DOC.
Prévention du risque inondation et résilience territoriale
Cette conférence technique territoriale, organisée en décembre dernier par le CEREMA Normandie-Centre, avait pour objectif d'aborder la résilience aux inondations par les leviers de l'aménagement du territoire. L’adaptation du territoire, et la réduction de ses vulnérabilités passent par l’action sur l’urbanisation, l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols, mais aussi par une gestion intégrée des milieux aquatiques, tout comme la prévention contre les inondations. Elle doit également faire l’objet d’une démarche constructive participative pour définir une stratégie à moyen terme, faire des choix politiques et intégrer ses principes de prévention des inondations dans la planification urbaine et l’urbanisme.
Documents des présentations

Scénario Afterres2050
L’association AFTERRES a pour vocation de promouvoir des solutions compatibles avec les limites planétaires et les besoins sociaux fondamentaux, dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, de la forêt et de l’énergie. Elle œuvre à la défense de l’environnement, au service de l’intérêt général, sur la base des principes de sobriété, efficacité, équité, durabilité. Elle a récemment présenté son scénario d'Afterres2050, incluant : un portrait de l'agriculture et l'alimentation aujourd'hui en France, des grandes tendances à l'œuvre, des impacts sur l'environnement et la santé ; l'analyse des objectifs pour la France à la lecture des différents engagements nationaux et européens ; les leviers à activer, les solutions proposées par le scénario Afterres2050 pour les atteindre et les résultats en chiffres.
Replay – Diaporama    

 

CONCOURS PHOTO
Regards sur l’eau
Organisé par le Réseau régional de recherche sur l’eau en région Nouvelle-Aquitaine (R3 NAÏADES), le concours photo "Regards sur l’eau" a pour objectif de mettre en lumière les métiers, les paysages et les enjeux liés à l’eau, à travers le regard des chercheurs, d’étudiants, de gestionnaires, de techniciens et d’acteurs de terrain. Il vise à rendre visibles les liens entre l’eau et les territoires, tout en valorisant celles et ceux qui travaillent au quotidien sur ces questions. Les photographies contribueront également à illustrer les relations entre science, société et environnement, ainsi que la diversité des milieux aquatiques et des usages de l’eau. Les photographies lauréates feront par ailleurs l'objet d'une future exposition et leurs auteurs recevront un cadeau en reconnaissance de leur contribution.
Les catégories du concours sont : L’eau dans les paysages ; L’eau et le vivant ; Eau, usages et territoires ; L’eau invisible ; Eau, risques et adaptation ; Regards créatifs sur l’eau.
Soumission – 10 avril 2026


ACTEURS
L'INRAE et Suez renouvellent leur accord-cadre pour l’innovation au service de l’eau et de l’environnement
Partenaires depuis plus de 30 ans, l'INRAE et Suez renouvellent leur partenariat en faveur de la recherche scientifique dans les domaines de l’eau, des ressources et du climat. Cette collaboration a déjà abouti à 10 familles de brevets déposées, 8 thèses CIFRE, 35 articles scientifiques et plus d’une quinzaine de conférences nationales et internationales.
La reconduction de l’accord-cadre pour une durée de 5 ans en faveur d'engagements concrets pour renforcer l’impact des travaux de recherche et soutenir l’innovation industrielle : déployer davantage de plateformes et de démonstrateurs partagés en conditions réelles sur des sites des deux partenaires ; renforcer la circulation des talents et des savoir-faire via des thèses CIFRE, des formations conjointes et des passerelles entre équipes ; ouvrir l’écosystème d’innovation par des appels à projets ciblés, des collaborations territoriales et une ambition accrue au niveau européen.
INRAE

MOBILISATIONS
Procès contre Nestlé à Nancy
L'actualité du procès et de la mobilisation – en différé

 

GRAND EST
Strasbourg - La Wantzenau inaugure la plus grande installation de réutilisation d’eau en France
L’Eurométropole de Strasbourg, en collaboration avec Veolia et avec le soutien de la Région Grand Est, vient d’inaugurer une unité de recyclage de l’eau sur la station de traitement des eaux usées de Strasbourg - La Wantzenau. 700 000 m3 d’eau seront recyclés chaque année pour couvrir l’intégralité des besoins de la station : entretien des ouvrages, nettoyage des équipements et alimentation de procédés nécessitant des dilutions.  Cette nouvelle unité constitue, à ce jour, la plus grande réalisation de réutilisation des eaux usées traitées mise en œuvre en France sur une station de traitement des eaux usées.
Développée et déployée par Veolia, l’unité de traitement repose sur un procédé directement inspiré des technologies de production d’eau potable (filtration haute performance et double désinfection reposant principalement sur des lampes ultra-violets) ayant été adapté au traitement des eaux usées. Ce procédé permet de produire une eau réutilisée de "classe A", le plus haut niveau de qualité défini par la réglementation européenne, garantissant un usage sécurisé pour les activités industrielles internes du site. D'un point de vue technique, cette eau répond en outre aux exigences pour des usages externes variés déjà mis en œuvre dans d’autres collectivités – nettoyage de voiries, arrosage d'espaces verts accessibles au public, ou processus industriels nécessitant une eau de haute qualité – et pourrait potentiellement, à l’avenir, être mise à profit au-delà des murs de la station.

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Partenariat avec EDF Hydro
Le 10 mars, EDF Hydro et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération en signant le contrat régional 2025-2027 constitutif d'un programme d’actions dédié à la restauration des milieux aquatiques et à l’amélioration du bon état des eaux sur le territoire Rhône-Alpes. Ce contrat s’inscrit dans la déclinaison opérationnelle de l’accord-cadre 2025-2030 entre l’État, EDF, l’OFB et l’agence de l’eau visant à accélérer la reconquête de la biodiversité et des fonctionnalités naturelles des cours d’eau. Avec plus de 116 millions d'euros d’investissements prévus par EDF et 23,4 millions d'euros d’aides mobilisables par l’agence de l’eau, ce contrat marque un changement d’échelle. Il cible les pressions prioritairement identifiées par le SDAGE : continuité écologique, gestion des éclusées, hydrologie, sédiments et ripisylve.
Les deux partenaires piloteront ensemble le contrat, avec un suivi annuel fondé sur des indicateurs précis : avancement des actions, efficacité environnementale, consommation des enveloppes d’aide, nombre d’ouvrages rendus franchissables, etc.

Partenariat avec le Conservatoire du littoral
À l’occasion du lancement de la Journée mondiale des zones humides 2026 en Camargue, le Conservatoire du littoral et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ont renouvelé leur partenariat en faveur de la protection des zones humides littorales et lacustres. Dans le cadre de cet accord-cadre, le Conservatoire du littoral et l’agence de l’eau définiront et mettront en œuvre une stratégie foncière et opérationnelle partagée, ciblée sur des zones humides prioritaires identifiées conjointement. L’objectif fixé à l’horizon 2030 est l’acquisition d’au moins 1 000 hectares de zones humides, à préserver ou à restaurer, dans un contexte de raréfaction du foncier et de contraintes croissantes d’accès aux grandes propriétés.
Le nouvel accord-cadre concernera les délégations de rivages Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Corse ainsi que les Lacs Rhône-Méditerranée du Conservatoire du littoral.

 

ADOUR-GARONNE
Préservation des milieux naturels face au changement climatique
Les effets du changement climatique sont déjà perceptibles sur le bassin Adour-Garonne : modification des régimes hydrologiques, tensions accrues sur la ressource en eau, pressions renforcées sur les écosystèmes aquatiques et humides. Dans ce contexte, il devient indispensable de disposer de repères partagés et d’outils concrets pour adapter les pratiques de gestion. Ce webinaire a proposé un temps d’échange et d’expertise pour mieux comprendre les enjeux à l’échelle du bassin et accompagner l’évolution des stratégies territoriales. Quels sont les impacts du changement climatique à l’échelle du bassin Adour-Garonne ? Quels effets sont déjà observables sur les territoires ? Quelle est la vulnérabilité du bassin face aux évolutions à venir ?
Replay & doc.

L'Eau d'ici dans le Grand Sud-Ouest
Jeux interactifs, illustrations, expositions, guide pratique… La plateforme L'Eau d'ici du Grand Sud-Ouest offre au grand public d'explorer les enjeux qui nous concernent tous et de découvrir comment chacun peut agir à son niveau.
L'eau d'ici 


APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
Trame verte et bleue Grand Est

Les projets associent un ou plusieurs partenaires pour mettre en œuvre un ensemble d’actions concrètes de restauration de la trame verte et bleue en respectant les grands critères suivants : être bâtis sur un diagnostic écologique du territoire suffisant ; permettre de restaurer la fonctionnalité écologique des milieux ; agir sur les trames les plus prioritaires du territoire ; être composés majoritairement d’actions concrètes ; intégrer les enjeux "eau" du territoire ; programmer une animation et une communication territoriale adaptées à la réalisation et à la valorisation du projet.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2026

Rhin-Meuse
Projets d’aménagement urbains
Deux appels concomitants : l’un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privés ou publics.
S'agissant des bailleurs sociaux, les projets éligibles sont : des études (missions d’appui technique, missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage…) ; des travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales, de récupération en eau, de sobriété…) ; des actions de sensibilisation et de communication.
S'agissant des autres acteurs de l’aménagement urbain, parties prenantes, sont éligibles les études et les travaux qui visent des opérations : de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) et de la végétalisation associée ; d’économies d’eau (cuves de récupération d’eau de pluie, réutilisation…) ; de gestion écologique des espaces associés à ces opérations pour la reconquête de la biodiversité, de renaturation et recréation des milieux naturels fonctionnels.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026 

Rhône-Méditerranée Corse
Expérimentation de paiements pour services environnementaux (PSE)
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ouvre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour déployer, sur des territoires volontaires, des paiements pour services environnementaux (PSE) à destination des exploitations agricoles. L’objectif est de soutenir, à l’échelle des systèmes d’exploitation, le déploiement de pratiques agricoles à faible impact sur la ressource en eau, les milieux humides et la biodiversité qui leur est liée. Doté de 50 millions d'euros, cet AMI s’adresse aux opérateurs territoriaux (collectivités, syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable) désireux de déployer des PSE ambitieux à l’échelle de leur territoire.
Plus de 700 exploitations sur 21 territoires ont déjà été accompagnées par l’agence de l’eau en 2020 et 2021 grâce à une première expérimentation de paiements pour services environnementaux, mise en place lors de son 11ème programme, pour une période de 5 ans. Forte de cette expérience, et en phase avec les objectifs du Plan eau et de la Stratégie nationale pour la biodiversité, l’agence de l’eau lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour poursuivre cette expérimentation. Cette nouvelle édition couvre un périmètre d’objectifs plus large que la première qui était centrée sur la réduction des pollutions sur les aires d’alimentation de captage et les ressources stratégiques pour l’eau potable et sur la préservation de la biodiversité. Les projets attendus devront concourir à 2 objectifs parmi les suivants : sobriété en eau, reconquête de la biodiversité, restauration de la qualité de l’eau, amélioration du fonctionnement des zones humides, ou encore amélioration de l’infiltration de l’eau dans les sols. Les opérateurs territoriaux sont en première ligne de cet appel à manifestation d’intérêt. Collectivités (communes, départements) et leurs groupements (établissements publics de coopération intercommunale), syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable, peuvent se porter candidats. Il est attendu des projets portant une ambition de changement de pratiques agricoles à l’échelle d’un territoire. Pour engager l’implication du porteur territorial ainsi que la pérennité de la démarche sur le territoire, les aides de l’agence couvriront 80 % de la rémunération des services environnementaux rendus par les exploitations, le reste relevant de l’opérateur ou d’autres financeurs intéressés par la démarche.
Présélection – en cours. Les candidats retenus à l’issue de cette première phase, jusqu’au 30 avril 2027 pour le dépôt des projets PSE intégrant les engagements des agriculteurs.  

Artois-Picardie
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d’écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n’ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s’agit de rendre nos cours d’écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l’eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C’est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d’attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d’un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d’écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d’îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027

Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau

Les jeunes ont besoin de connaissances sur l’eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l’eau s’est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l’eau se transmet à l’international. La responsabilité des acteurs de l’eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l’eau. En reconnaissant l’importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l’eau, l’Agence de l’eau Artois-Picardie s’inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l’Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d’intégrer leur contribution à l’évolution du modèle français de gestion de l’eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l’eau, permettant l’implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l’un des sujets suivants : l’eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l’eau, la solidarité internationale pour l’eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l’engagement des acteurs de l’eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l’eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027  

 

 

Afrique

 

UNION POUR LA MÉDITERRANÉE
Trois stratégies régionales jusqu'en 2030

À l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, les 43 États membres de l'Union pour la Méditerranée (UpM), ont adopté trois cadres stratégiques visant à définir, jusqu'en 2030, une vision commune sur la gestion de l'eau, de l'énergie, de l'alimentation, des écosystèmes, ainsi que sur le financement et la transformation numérique du secteur. Dans un communiqué, l'UpM a indiqué que cette initiative marque "la progression la plus significative dans la gouvernance euro-méditerranéenne de l'eau depuis la première réunion ministérielle sur le sujet".
La première de ces stratégies, dite d'interdépendance eau-énergie-alimentation-écosystèmes, a été développée avec le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) / Plan d'action pour la Méditerranée (PAM), le Partenariat mondial pour l'eau en Méditerranée (GWP-Med), le Partenariat pour la recherche et l'innovation en Méditerranée (PRIMA) et le projet Eau, Environnement, Biodiversité et Action climatique (WES-BCA) de l'Union européenne. Elle fournit un cadre régional pour une gouvernance intégrée "de la source à la mer" et répond aux besoins concurrents en eau des secteurs agricole, énergétique, urbain et écologique, tout en protégeant rivières, nappes phréatiques et zones côtières. Cette approche intégrée vise des politiques et des investissements concrets sur le terrain.
La deuxième stratégie relative au financement et aux investissements propose aux gouvernements, régulateurs, bailleurs de fonds et opérateurs une feuille de route pour garantir la viabilité économique des services d'eau, tout en assurant l'accès aux ménages à faibles revenus et aux communautés mal desservies. Enfin, le troisième cadre stratégique, centré sur la transformation numérique du secteur de l'eau, vise à accompagner les pays méditerranéens dans la numérisation de leurs systèmes afin de réduire les pertes, moderniser des infrastructures vieillissantes et faire face aux pénuries. Il encourage l'adoption de compteurs intelligents, de capteurs, de plateformes de données et de solutions d'intelligence artificielle pour renforcer l'efficacité et la qualité des services, tout en proposant des modes de mise en œuvre adaptés aux contextes nationaux.
L'UpM insiste sur l'importance des mécanismes de coordination régionale qui soutiennent son Agenda sur l'eau, notamment la plateforme régionale, les conférences annuelles sur le financement et l'investissement et les groupes de travail techniques, constituant le socle de cet effort collectif. "Aucun pays méditerranéen ne peut gérer seul les aquifères, les bassins fluviaux ou les écosystèmes côtiers partagés. Un manque d'investissement dans des infrastructures résilientes au changement climatique a des effets d'entraînement sur les chaînes d'approvisionnement, les flux migratoires et la stabilité régionale", avertit l'organisation. Le secrétaire général de l'UpM, Nasser Kamel, note que seule une coopération régionale soutenue permettrait à la communauté méditerranéenne de relever les défis urgents et d'agir de manière coordonnée.
Selon l'Union, l'agriculture absorbe la plus grande part de la consommation d'eau douce dans la région, soit entre 60 et 70 % des prélèvements. Les services d'eau et d'assainissement pour leur part consacrent jusqu'à un tiers de leurs budgets opérationnels à l'énergie, tandis que les systèmes énergétiques dépendent largement de l'eau pour le refroidissement, l'hydroélectricité et la production d'hydrogène. Ces interdépendances entre eau, énergie, alimentation et écosystèmes ont longtemps été traitées séparément, chaque secteur optimisant ses performances au détriment des autres, amplifiant les risques. Le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution accentuent ces pressions, affectant en priorité les communautés vulnérables, notamment les foyers ruraux, les zones informelles et les populations touchées par les conflits. La Méditerranée se réchauffe environ 20 % plus vite que la moyenne mondiale, intensifiant sécheresses, vagues de chaleur extrême, inondations et perturbations des écosystèmes. Ces dérèglements menacent la sécurité en eau, en alimentation et en énergie de plus de 500 millions de personnes dans la région, souligne l'UpM.
La Presse (Tunis)

 

Lancement du premier bureau africain Climat & Santé
Afin d’aider les pays africains à transformer les informations climatiques et météorologiques en mesures concrètes et quotidiennes de protection de la santé, le Centre africain d’applications météorologiques pour le développement (en anglais ACMAD), en collaboration avec le Programme conjoint Climat et santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a officiellement lancé le premier bureau africain Climat & Santé. 
ClimaHealth

 

TUNISIE
En été, jusqu'à un million de m3 d'eau perdus chaque jour par évaporation
La Tunisie perd, durant l'été, près d'un million de mètres cubes d'eau par jour en raison de l'évaporation, un volume équivalant à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax. Face à ce phénomène aggravé par le changement climatique et la hausse des températures, le ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche œuvre actuellement à en réduire l'impact. C'est ce qu'a indiqué Hammadi Habib, secrétaire d'État chargé des eaux, en marge de la signature de 14 contrats-programmes de recherche conclus entre le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et plusieurs instituts et centres spécialisés. Il a souligné que ces initiatives visent notamment à développer des solutions scientifiques et technologiques pour limiter les pertes d'eau au niveau des barrages.
Le responsable a précisé qu'un programme conjoint a été mis en place entre les deux ministères pour traiter la problématique de l'évaporation. Parallèlement, d'autres projets sont en cours d'exécution, notamment pour assurer un suivi plus précis des nappes phréatiques. 
La Presse (Tunis) – AllAfrica

Barrages : Le pays teste une solution inédite contre l'évaporation massive
Le secrétaire d'État a annoncé que le ministère a entamé une phase expérimentale, en collaboration avec le ministère de l'Enseignement supérieur, consistant à appliquer un "film protecteur" à la surface de l'eau pour limiter l'évaporation. Intervenant lors d'une rencontre au Centre de Biotechnologie de Borj Cédria, il a précisé que l'impact de ce film sur les eaux potables et d'irrigation est actuellement évalué par des analyses en laboratoire. Cette expérience pilote, explique-t-il, se déroule au barrage de Chiba (gouvernorat de Nabeul), avec l'objectif de généraliser le procédé à l'ensemble des installations hydrauliques après validation des résultats.
Abir Chemli, La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

PowerChina élargit ses projets au pays dans l'énergie, l'eau et les infrastructures
Le directeur général du bureau Afrique du Nord de la société chinoise PowerChina, Xu Dedui, a exprimé son intérêt pour l'expansion des activités de l'entreprise en Tunisie, visant à couvrir plusieurs secteurs prioritaires pour le pays, tels que les infrastructures, l'énergie et l'eau. Cette déclaration a été faite lors d'une rencontre avec l'ambassadeur de Tunisie à Pékin, Adel Arbi, dans le cadre des efforts diplomatiques tunisiens visant à attirer davantage d'investissements chinois. Au cours de la rencontre, Xu Dedui a présenté un panorama des projets déjà réalisés par PowerChina en Tunisie, tandis que l'Ambassadeur Arbi, accompagné d'Abdelkhalek Dhakar, diplomate chargé de la coopération économique et commerciale, a salué la coopération active entre la Tunisie et la société chinoise et mis en avant la dynamique remarquable des relations bilatérales.
L'ambassadeur a en outre rappelé les incitations offertes par la Tunisie aux investisseurs étrangers, notamment pour les entreprises chinoises souhaitant lancer ou étendre leurs projets dans le pays. Selon le Centre de promotion des exportations, les échanges commerciaux tuniso-chinois ont atteint environ 9,2 milliards de dinars tunisiens en 2024, enregistrant une croissance de 8 % par rapport à 2023.
La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

SÉNÉGAL
Politique hydraulique 
Le projet des Grands Transferts d'eau lancé en fin 2026
Le Sénégal s'apprête à lancer, à la fin de l'année, le projet des Grands Transferts d'eau. L'annonce a été faite le 26 mars par Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, lors d'une conférence de presse organisée à Diamniadio.
Le projet des Grands Transferts d'eau (GTE) constitue l'un des piliers majeurs de la nouvelle politique hydraulique du Sénégal. Selon le ministre, "les études sont intégralement terminées et nous sommes, aujourd'hui, dans les derniers ajustements avant le démarrage des travaux". Ce vaste programme vise à mobiliser les ressources en eau disponibles, notamment à partir du Lac de Guiers, pour les acheminer vers les zones urbaines et rurales en forte demande, en particulier Dakar, Mbour, Thiès ou encore Touba. L'infrastructure reposera sur des conduites de grande capacité, des stations de traitement modernes et des systèmes de distribution optimisés. Au-delà de l'aspect technique, le projet intègre une dimension sociale importante. "Il n'est plus acceptable que des localités traversées par des conduites d'eau ne puissent pas en bénéficier", a déclaré Cheikh Tidiane Dièye. Ainsi, plus de 50 localités seront raccordées au réseau dans le cadre de ce programme. Un volet agricole est également prévu avec l'acheminement de l'eau vers certaines zones pour soutenir les activités agricoles. "Nous voulons faire de l'eau un levier de développement économique et social", a-t-il ajouté.  Pour les transferts d'eau vers Dakar, Mbour, Thiès et Touba, le projet devrait coûter plus de 1 000 milliards de francs CFA. Un financement que le Sénégal compte décrocher dans le cadre d'un partenariat public-privé. 
Par ailleurs, le gouvernement renforce ses interventions en milieu rural à travers des projets structurants et un programme d'urgence destiné à améliorer rapidement l'accès à l'eau potable. L’objet est de faire converger l'hydraulique urbaine et rurale afin de réduire les disparités. La réforme prévoit également une nouvelle gouvernance intégrant l'État, le secteur privé et les collectivités territoriales. L'autre avancée majeure est la création d'une Autorité de régulation du secteur de l'eau et l'élaboration d'un nouveau Code de l'eau dont l'actuel date de 1981. "Le cadre actuel n'est plus adapté aux défis d'aujourd'hui. Il fallait le réformer en profondeur", a expliqué le ministre. Le calendrier est déjà fixé avec une mise en œuvre progressive jusqu'en 2029.
Babacar Guèye Diop, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica

Dossier LE SOLEIL
Par ailleurs, Babacar Guèye Diop, journaliste au quotidien Le Soleil, a entrepris une tournée sur le thème de l’hydraulique rurale. 

Thies-Diourbel – Aquatech tire un bilan chaotique
Délégataire du service public de l'eau à Thiès et Diourbel, la société Aquatech ne gère que 126 forages sur un total de 264. Le fermier, en activité depuis avril 2018, se heurte à la défiance des populations qui ont créé des collectifs Aquatech Dégage. Chez le délégataire du service public de l'eau dans la région de Thiès et Diourbel, on ne tourne pas autour du pot. "Le bilan est chaotique", résume Modou Ngoné Niass, directeur de l'exploitation de la société Aquatech. Il évoque notamment une forte résistance des Associations d'usagers des forages (ASUFOR), de certaines autorités politiques, religieuses et coutumières. L'opérateur reproche aussi à l'État de ne pas suffisamment porter la réforme.
Babacar Guèye Diop, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica

Tambacounda – La SOGES noyée dans des difficultés du réseau 
Depuis octobre 2018, la Société de gestion des ouvrages d'eau du Sénégal (SOGES) affiche des progrès dans l'exploitation des ouvrages. Mais des insuffisances structurelles continuent de freiner la performance du service.
Babacar Guèye Diop, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica

 

TOGO
Progrès notables dans l'accès à l'eau potable

Des progrès significatifs ont été enregistrés en matière d'accès à l'eau potable. De 60 % en 2020, le taux national a atteint 72 % en 2025, avec une performance notable en milieu rural où la desserte serait de 77 %, a indiqué le ministre délégué chargé de l'Eau et de l'Assainissement, Séna Alipui. Ces résultats sont le fruit d'investissements importants : réalisation d'infrastructures d'AEP, déploiement de postes d'eau autonomes solaires dans les zones rurales et modernisation des systèmes de production et de distribution urbains. Pour consolider ces acquis, le Togo a opérationnalisé le Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau, un instrument destiné à assurer un financement durable des actions de protection et de mobilisation de l'eau, tout en renforçant la résilience face aux changements climatiques. Des défis persistent néanmoins, notamment dans certaines régions confrontées au le stress hydrique, mais que les pouvoirs publics entendent relever à travers une approche inclusive.
Togonews (Lomé) – AllAfrica

La Banque mondiale répond à la soif des populations
Le Projet d'amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PASH-MUT), financé par la Banque mondiale à hauteur de 75 millions de dollars entre dans sa phase opérationnelle. Le PASH-MUT vise à améliorer l'accès à l'eau potable dans le Grand Lomé, renforcer les institutions du secteur, promouvoir l'hygiène et l'assainissement et améliorer la performance opérationnelle du fournisseur de services d'eau.
Togonews (Lomé) – AllAfrica

 

MADAGASCAR
D'importants volumes d'eau se perdent sans être exploités

Une grande partie des eaux de pluie se perd aujourd'hui en ruisselant, sans être suffisamment absorbée par le sol. Selon Luc Randriamarolaza, directeur général de la Météorologie, ce phénomène est une conséquence directe du changement climatique. "Les pluies tombent désormais sur de très courtes périodes, alors qu'elles devraient normalement s'étaler dans le temps pour permettre au sol de mieux les absorber et de les retenir", explique-t-il. Lors des cyclones, en particulier, les précipitations sont si intenses et concentrées que l'eau s'écoule rapidement en surface, sans être ni stockée ni réellement exploitée.
Ces propos ont été tenus à l'occasion de l'inauguration du système photovoltaïque installé au Centre opérationnel des prévisions hydrométéorologiques de la Direction générale de la Météorologie (DGM), à Ampasampito. Ce projet, réalisé en partenariat avec l'appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec l'appui technique du ministère de l'Énergie et des Hydrocarbures, à travers l'Agence de développement de l'électrification rurale (ADER), permettra de renforcer les systèmes d'alerte précoce, essentiels pour anticiper les risques climatiques et réduire les impacts des catastrophes naturelles. Au-delà du gaspillage d'une ressource précieuse, ce ruissellement massif accentue également les risques d'inondation dans plusieurs zones. Face à cette réalité, la gestion durable de l'eau s'impose comme une priorité. La mise en place de systèmes de stockage, de bassins de rétention ou encore d'infrastructures hydrauliques adaptées apparaît indispensable pour mieux valoriser ces volumes d'eau aujourd'hui perdus. "Si chacun fait l'effort de stocker l'eau, la pluie ne sera plus seulement synonyme de catastrophe. C'est pourquoi nous sensibilisons la population au captage et à la conservation des eaux de pluie", conclut la même source.
Alors que la saison des pluies touche à sa fin, les précipitations se font plus rares. La quantité de pluie tombée cette saison sera-t-elle suffisante pour affronter la saison sèche ?
Miangaly Ralitera, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica

 

MAURICE
Les détails de la stratégie nationale de gestion de l'eau

Le ministre de l'Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, a présenté la stratégie nationale de gestion de l'eau en réponse à une question du député Kaviraj Rookny. Face à la sécheresse exceptionnelle qui touche Maurice depuis 2024, un plan Marshall, approuvé en octobre 2025, vise à mobiliser 150 000 mètres cubes d'eau supplémentaires à court et moyen termes. Il repose sur six axes stratégiques : 1. Le développement des eaux souterraines ; 2. L’expansion des eaux de surface ; 3. Le développement d'usines de dessalement ; 4. La réutilisation des eaux rejetées par les centrales hydroélectriques ; 5. La réutilisation des eaux usées traitées ; 6. La gestion des eaux pluviales.
Vashish Nuckchhed Mahen Chitamun, L'Express (Port Louis) – AllAfrica

 

 

Asie

 

CHINE
5 secondes pour planter un arbre
À la lisière du désert du Taklamakan, les agents chargés du contrôle du sable ont multiplié par 10 l'efficacité de la plantation d'arbres, transformant ainsi le paysage désertique. Cela se passe dans le comté de Hotan de la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine). Le système de navigation par satellite BeiDou dirige avec précision les machines pour creuser des fosses et poser un réseau de conduites d'eau, tandis que le travail manuel aide à planter, couvrir et entretenir les plants. La plantation mécanisée combinée à une irrigation goutte-à-goutte assure un taux de survie des plants de plus de 85 %.
Au-delà de ces campagnes de contrôle du désert, la Chine a désigné le 12 mars Journée nationale de la plantation d'arbres en 1979 et a lancé une première campagne volontaire de plantation d'arbres en 1981. À l'approche de la Journée nationale, des activités de plantation sont organisées dans tout le pays pour encourager davantage de personnes à participer aux travaux de boisement. 
People Daily

 

Récolte de varech
Environ 12 000 hectares de varech sont en train d'être cultivés dans des fermes marines de Rongcheng, dans la province du Shandong (est), qui est l'une des principales régions productrices de varech en Chine. Les ouvriers récoltent le varech arrivé à maturité par lots, laissant ainsi suffisamment d'espace pour la croissance des plus jeunes pousses.
Photo Li Xinjun, Xinhua – China.org.cn

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Tous à l'eau
Depuis 2025, le district de Jiangbei dans la province du Zhejiang (est) s'appuie sur les installations professionnelles du centre aquatique du parc Xinghu pour intégrer des programmes tels que le paddle, le kayak et d'autres sports dans ses enseignements, afin que davantage de jeunes puissent faire l'expérience des sports nautiques près de chez eux. Les cours débutent chaque printemps.
Photo Xinhua – China.org.cn

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Amériques

 

CANADA 
Publication du Programme scientifique national sur l’eau douce
Les priorités pour les dix prochaines années
À l’occasion de la Semaine canadienne de l’eau, Julie Dabrusin, ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, a annoncé le lancement du Programme scientifique national sur l’eau douce, qui vise à mieux harmoniser la recherche et les travaux scientifiques sur l’eau douce partout au Canada.
Le Programme scientifique est le fruit de plus de deux années de consultations menées par Environnement et Changement climatique Canada. Plus de 800 experts scientifiques, détenteurs de savoir, spécialistes et utilisateurs de données scientifiques provenant de divers ordres de gouvernement et secteurs, d’organisations autochtones et de la communauté scientifique canadienne de l’eau douce y ont contribué. Il repose à la fois sur la science occidentale et le savoir autochtone, et il tient compte de la diversité des besoins scientifiques et des perspectives des partenaires et des parties prenantes partout au pays. Le Programme comporte des thèmes interreliés, notamment le rapprochement, l’intégration et le tissage des sciences et des connaissances autochtones ; la disponibilité de l’eau ; les pressions liées à l’utilisation des terres et la pollution de l’eau ; la résilience des écosystèmes d’eau douce et la biodiversité ; les dimensions socio-écologiques et la recherche économique. Au cours des prochaines années, de nouvelles connaissances seront acquises pour répondre à ces priorités communes. Les données et les connaissances scientifiques sur l’eau douce constituent le fondement d’une prise de décision efficace entourant la protection, la gestion et l’intendance de l’eau douce au Canada.
Le Programme scientifique est un pilier essentiel de l'engagement du gouvernement de : favoriser une économie durable, protéger la santé humaine, préserver la nature et la biodiversité, et faire face aux répercussions des changements climatiques.
Canada.ca

 

QUÉBEC
Le ministère de l'Environnement a publié le Rapport sur l’état des ressources en eau et des écosystèmes aquatiques 2025

 

LABRADOR
Projet minier Scully
La mine Scully, près de Wabush (région ouest du Labrador), souhaite agrandir son parc à résidus miniers. Ce projet de l’entreprise Tacora Resources, dont le minerai est acheminé par train jusqu’à Sept-Îles, suscite toutefois une vive opposition de l'ONG Eau Secours, selon laquelle il entraînerait la disparition de 17 cours d'eau et 24 lacs.
Radio-Canada 

 

ÉTATS-UNIS
L'EPA lance une initiative visant à renforcer le soutien aux réseaux d'approvisionnement en eau
Le 4 mars, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a lancé l'initiative Real Water Technical Assistance (RealWaterTA), visant à renforcer les systèmes d'eau potable et d'eaux usées dans les zones rurales. Dans un mémorandum de Jess Kramer, administrateur adjoint de l'EPA chargé de l'eau, l'agence a lancé un appel à l'action afin d'aligner toute l'assistance technique pour les systèmes d'eau potable et d'eaux usées sur des services éprouvés, tels que l'expertise en ingénierie et en conception, le soutien opérationnel, le développement de la main-d'œuvre et la gestion financière. Les objectifs de RealWaterTA sont axés sur la santé publique et le respect de la loi sur la salubrité de l'eau potable (Safe Drinking Water Act) et de la loi sur la qualité de l'eau (Clean Water Act).
EPA 

 

L'EPA sollicite l'avis du public sur un outil visant à favoriser l'accessibilité financière à l'eau
Par ailleurs, l'EPA sollicite l'avis du public sur ses lignes directrices relatives à l'évaluation de la capacité financière (FCA) dans le cadre de la loi sur la qualité de l'eau (Clean Water Act). À la lumière des commentaires du public, l'EPA envisagera de mettre à jour ses lignes directrices afin de mieux refléter la capacité des usagers à financer les mises à niveau des infrastructures et les impacts potentiels sur les communautés rurales et les petites localités. "L'une des priorités du Bureau de l'eau de l'EPA est la mise en œuvre concrète des dispositions de la loi sur la qualité de l'eau qui permettent aux familles américaines de continuer à payer des factures d'eau abordables. Cela revêt une importance particulière pour les communautés rurales, où les petits réseaux de distribution sont confrontés à de réelles difficultés pour financer la modernisation de leurs infrastructures hydrauliques", a déclaré Jess Kramer, administrateur adjoint de l'EPA chargé de l'eau. "Ce document d'orientation vise à trouver le juste équilibre nécessaire pour garantir à tous les Américains un accès à une eau sûre et propre, sans imposer de charges financières excessives à des familles déjà en difficulté."
EPA

 

Toxicité des métaux dans les cours d'eau
L'EPA et l'industrie des métaux poursuivent leurs recherches conjointes

L'EPA a annoncé le renouvellement d'un accord de recherche et de développement coopératif (CRADA) avec huit associations représentant les industries de l'aluminium, du cobalt, du cuivre, du plomb, du zinc et du nickel, afin de soutenir la recherche sur la toxicité des métaux et la vie aquatique. Cet accord prolonge un partenariat lancé en 2017 qui rassemble des scientifiques de l'EPA et des experts du secteur afin de collecter et d'analyser des données sur l'impact des métaux sur les écosystèmes aquatiques. Ces recherches contribuent à éclairer les recommandations fédérales que les États peuvent utiliser pour élaborer des normes de qualité de l'eau en vertu de la loi sur la qualité de l'eau (Clean Water Act).
WaterWorld

 

Un projet de loi bipartite vise à financer le traitement avancé des EU et l'élimination des PFAS
Les députés américains Haley Stevens (élue démocrate du Michigan) et Brian Fitzpatrick (élu républicain de Pennsylvanie) ont présenté le projet de loi bipartite "Advanced Wastewater Treatment Assistance Act", visant à aider les services publics à moderniser leurs infrastructures, à lutter contre les contaminants émergents, tels que les PFAS, et à maintenir des tarifs abordables pour les usagers. Ce projet de loi mettrait en place un programme fédéral de subventions d'un milliard de dollars sur cinq ans pour soutenir des projets de traitement avancé des eaux usées, couvrant jusqu'à 50 % des coûts des projets. Au moins 49 % des fonds seraient alloués aux communautés défavorisées, les bénéficiaires de ces subventions étant exemptés de l'obligation de participation aux coûts.
Wastewater Digest

 

Projet de loi en faveur des infrastructures hydrauliques
Soutenu par les législateurs californiens et les groupes industriels, le projet de loi vise à améliorer la flexibilité du financement des projets hydrauliques.
Le représentant Scott Peters (élu démocrate de Californie) a présenté un projet de loi visant à accroître le soutien financier fédéral aux projets d'infrastructure hydraulique dans les régions touchées par la sécheresse, en particulier dans l'ouest des États-Unis. Le projet de loi DROUGHT (Drought Relief Obtained Using Government Help Today) augmenterait le plafond fédéral de participation aux coûts pour certains projets financés dans le cadre du programme WIFIA (Water Infrastructure Finance and Innovation Act). Les règles actuelles limitent l'aide fédérale à 80 % des coûts du projet, mais le projet de loi porterait cette limite à 90 % pour les projets dans les zones touchées par une sécheresse extrême, ceux qui revêtent une importance régionale ou nationale, ou les projets destinés à des communautés historiquement défavorisées. 
WaterWorld

 

CALIFORNIE
Chaleur record, fonte des neiges… Quelles conséquences pour les réservoirs californiens ?
La Californie est confrontée à une vague de chaleur record qui affecte le manteau neigeux de la Sierra Nevada, actuellement à 38 % de la moyenne pour la mi-mars, ce qui complique le stockage de l'eau.
De nombreux réservoirs californiens remplissent une double fonction : retenir les crues et stocker l'eau en prévision des périodes de sécheresse à venir. Ces deux fonctions s'opposent parfois, comme ce fut le cas au lac Mendocino, qui s'est asséché jusqu'à ne plus être qu'un étang de boue pendant la sécheresse de 2012-2016. Des règles d'exploitation fédérales rigides ont contraint le corps des ingénieurs de l'armée américaine à libérer des réserves d'eau vitales du barrage afin de faire de la place pour des crues hivernales qui ne se sont jamais produites. Les graves pénuries d'eau qui ont suivi ont donné naissance à un partenariat expérimental, baptisé Forecast Informed Reservoir Operations, entre le Centre pour les phénomènes météorologiques et hydrologiques extrêmes de l'Université de Californie à San Diego et des agences étatiques, fédérales et locales. Ce programme intègre des prévisions avancées et des observations météorologiques dans les décisions de lâcher d'eau du lac Mendocino. Il a empêché le réservoir de s'assécher lors de la dernière sécheresse, selon Don Seymour, directeur adjoint de l'ingénierie chez Sonoma Water, qui cogère le réservoir.
Aujourd'hui, à 265 kilomètres de là, dans les contreforts de la Sierra, l'agence Yuba Water envisage d'adopter le même programme pour New Bullards Bar, un réservoir environ huit fois plus grand que le lac Mendocino, alimenté par la fonte des neiges de la Sierra sur la rivière North Yuba. Le réservoir alimente en eau plus de 24 000 hectares de terres agricoles dans le comté de Yuba ainsi que des utilisateurs au sud du delta. Mais la fonte précoce des neiges complique les efforts visant à stocker cette eau.
Renewable Energy World

 

Rivière Tijuana : L'administrateur Lee Zeldin promet une solution à 100 % à la crise des eaux usées
Le 27 février, Lee Zeldin, administrateur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a tenu une conférence de presse dans une exploitation d'avocats située dans la circonscription du député Darrell Issa (région située entre San Diego et le lac Salton en Californie), au cours de laquelle il a fait le point sur les efforts déployés par l'administration Trump pour mettre fin de manière permanente et urgente à la crise des eaux usées de la rivière Tijuana. Au cours de son allocution, il a présenté les différents progrès réalisés depuis sa dernière visite dans la région au début du mois. "L'EPA de Trump travaille chaque jour à la mise en œuvre d'une solution permanente et urgente à 100 % pour résoudre la crise des eaux usées brutes de la rivière Tijuana, qui dure depuis des décennies. L'accord que nous avons signé avec le Mexique l'année dernière prévoit des délais réduits et des projets supplémentaires nécessaires du côté mexicain, sans coût supplémentaire pour les contribuables américains. Lorsque ces projets seront achevés en 2026 et 2027, et un autre en 2028, les Américains franchiront enfin la ligne d'arrivée tant attendue de cette crise et de ce cauchemar", a déclaré Lee Zeldin, administrateur de l'EPA.
Le Tijuana est un fleuve intermittent de 195 kilomètres, traversant les États de Basse-Californie (au Mexique) et de Californie (aux États-Unis) avant de se jeter dans l'océan Pacifique. Le cours d'eau a été l'objet de grandes controverses ces dernières décennies concernant la pollution, la régulation des inondations et la protection de la frontière américaine. 
EPA  

 

 

Économie

 

Frielas, Portugal – Les boues d’hier deviennent l’énergie de demain
À Frielas, près de Lisbonne, Luságua (Aquapor), filiale du groupe Saur, vient de remporter le contrat pour construire la première unité d’hydrolyse thermique du Portugal. Elle transformera les boues issues du traitement des eaux usées de 700 000 habitants en énergie verte et en biosolides agricoles. L'installation représente un investissement de 28,7 millions d’euros.

 

Le groupe Saur obtient la notation NZ-3 du Net Zero Assessment de Moody’s
Moody’s a attribué au groupe Saur le niveau NZ-3 de son Net Zero Assessment (NZA), confirmant la crédibilité de son plan de transition carbone au regard des objectifs de l’Accord de Paris. Cette évaluation par un tiers reconnaît la cohérence de la politique climat du groupe, la crédibilité du plan d’action mis en œuvre pour atteindre ses objectifs de réduction d’émissions et la maturité de sa gouvernance environnementale.
Saur vise une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de -15 % sur les scopes 1 et 2 d’ici 2032, puis de -90 % à horizon 2050, une étape décisive dans la trajectoire du groupe vers la neutralité carbone (net zero émissions) à horizon 2050. Ses émissions indirectes (scope 3), qui constituent la part majoritaire de son empreinte carbone, font l’objet d’un effort spécifique mobilisant l’ensemble de la chaîne de valeur.  Moody’s a salué la cohérence des actions engagées et la solidité du dispositif de gouvernance climat mis en place. Pour atteindre ces objectifs, l'agence identifie trois grands axes structurants de la trajectoire climat du groupe : Électrification de la flotte (scope 1) ; Production et extension des énergies renouvelables et optimisation des procédés par l’IA (scope 2) ; Achats bas carbone, notamment pour les produits chimiques, et valorisation des boues (scope 3). Ces trois axes regroupent l’ensemble des leviers d’action du groupe et reflètent la structure de ses émissions. Ils se déclinent opérationnellement dans un plan plus large composé de neuf leviers.

 

 

Évènements

 

09 avril 2026, Paris – France
Innover par la chimie pour relever le défi des PFAS
Colloque organisé par la Fondation de la Maison de la Chimie
Les per- ou poly-fluoroalkyls (PFAS) constituent une famille de produits dont la présence, même à l’état de traces dans les sols et les eaux, représente un enjeu important pour l’environnement et la santé humaine. Du fait de la solidité de la liaison carbone-fluor, ces produits sont stables et parfois difficiles à détruire. Comment la Chimie peut-elle répondre aux défis que pose ce sujet ? Deux rapports récents de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies ont commencé à répondre à cette question.
Programme et inscriptions

 

21 avril 2026 – INRAE Paris + WEB
Conférence Sciences en questions : Répondre à la crise de l'expertise scientifique

L’expertise est aujourd’hui accusée d’être déconnectée des problèmes et des réalités locales. Dans cette conférence, Brice Laurent, chercheur au Centre de sociologie de l’innovation (CSI) de Mines Paris-PSL, propose d’explorer une réponse fondée sur la dimension constitutionnelle de l’expertise. L'approche prendra appui sur le cas de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).
Inscriptions

 

28 avril 2026, Maidières (Meurthe-et-Moselle) – France
Les défis de l'industrie face au stress hydrique

Dans le secteur de l’industrie et de l’artisanat, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, en partenariat avec l’agence de développement économique Lorr’up, œuvre pour promouvoir la sobriété, l’efficacité des usages et le recyclage. Les solutions fondées sur la nature nécessitent également d’être développées et adaptées pour soutenir les activités économiques. Ces thématiques seront au cœur du colloque "Eau et Industrie, les défis de l’industrie face au stress hydrique".
Programme et inscriptions

 

28-30 avril 2026, La Rochelle Université – France
Colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable

La relation entre l’humanité et le système océanique connaît une transformation profonde. Le changement climatique, la perte de biodiversité, les pressions croissantes sur les zones côtières et les inégalités socio-écologiques grandissantes redéfinissent à la fois les écosystèmes marins et les sociétés humaines. Parallèlement, les cadres de gouvernance, les connaissances scientifiques et les représentations sociétales peinent à suivre le rythme et la complexité de ces transformations. Dans ce contexte, le colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable vise à créer un espace structuré de réflexion, de dialogue et de co-construction autour de l’avenir des relations humanité-océan.
Programme

 

05 mai 2026, Cachan – France
Forum EAU Paris Île-de-France 2026

Croissance économique durable et économie circulaire, Requalification et préservation des milieux, Sobriété et partage de la ressource, Adaptation des villes aux défis environnementaux, aux contraintes hydriques et aux nouveaux usages, comme la baignade seront les grands thèmes de la 8ème édition du Forum Eau Paris Île-de-France visant à mettre l'accent sur les innovations dans la gestion du cycle court et du grand cycle naturel de l’eau et la requalification des milieux.
[Évènement payant pour non membres du Cluster Eau Milieux Sols Paris Île-de-France]
Programme

 

07 mai 2026 – WEB
Comprendre les sources et les écodynamiques des PFAS
Premier rendez-vous des webinaires mensuels CONCERT’EAUX, initiés par R3 NAÏDES (le Réseau régional de recherche sur l'eau en Nouvelle-Aquitaine).
Inscription gratuite mais obligatoire  

 

10 juin 2026 – Paris + WEB
Première édition des Rencontres thématiques de Météo et Climat
avec le soutien de l'IPSL – Institut Pierre-Simon Laplace

Au sommaire de cette journée, quatre sessions permettront d'explorer un défi central des politiques climatiques : l'évaluation concrète des progrès réalisés pour adapter nos territoires aux impacts du changement climatique. L'exposition guidée de la Tournée du Climat et de la Biodiversité sera également proposée dans l'après-midi.
Le comité scientifique qui prépare le programme de cette journée est présidé par Lola Vallejo, directrice Diplomatie et Partenariat à la Fondation Européenne pour le Climat, entourée d'Éric Brun, secrétaire général de Météo et Climat et ancien secrétaire général de l’ONERC ; Marie Carrega, cheffe du bureau de l'adaptation au changement climatique au Ministère de la Transition écologique ; Vivian Dépoues, responsable de la thématique Adaptation au changement climatique à l'I4CE ; Noëmie Leprince-Ringuet, directrice des opérations, Unité d'appui technique du Groupe de Travail II du GIEC ; Adrien Vogt-Schilb, économiste expert Climat & Développement et Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement.
Inscriptions

 

15-18 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF : Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s’adapter aux crises futures ?

Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l’eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l’eau du XXIe siècle ? Cette conférence se veut être un lieu d’échange d’expériences et de connaissances interdisciplinaires sur ces questions, en croisant les perspectives scientifiques, techniques, opérationnelles, sociétales et institutionnelles. Plus spécifiquement, les communications attendues s’inscriront dans un ou plusieurs des champs suivants : Connaissance des sécheresses et de leurs impacts ; Gestion des sécheresses et retours d’expérience ; Analyses prospectives et adaptation aux sécheresses futures.
Une session spéciale sera organisée en clôture de ce colloque par le réseau "Les Sciences humaines et sociales et les enjeux de l’eau" de la SHF et de l’Académie de l’eau.
Projets de communications attendus pour le 5 septembre 2025.
Détails

 

09-10 juin 2026, Rennes – France
URBATREE : L’arbre urbain, du gène au paysage

L’arbre est aujourd’hui au cœur du dispositif d’adaptation aux changements climatiques des territoires urbains, par l’offre de services écosystémiques qu’il rend à nos sociétés : bien-être, stockage de carbone, rafraîchissement, etc. Ces bienfaits sont cependant dépendants de sa vitalité et de sa capacité de récupération face aux perturbations intrinsèques aux systèmes urbains (artificialisation des sols, travaux, pollutions, etc.) et/ou liées à la variabilité climatique, avec une intensité et une occurrence croissantes des événements extrêmes. Si de nombreux travaux scientifiques sont actuellement en cours sur le sujet, il reste encore de nombreux verrous à lever pour accompagner les territoires et les gestionnaires fonciers dans leurs stratégies d’adaptation. L’idée de ce colloque, organisé par l’UMR LETG (Littoral - Environnement - Télédétection - Géomatique), est de réunir scientifiques, experts, praticiens et collectivités afin de dresser un état des lieux des connaissances et de questionner une feuille de route partagée dans le cadre de la stratégie nationale pour la ville durable.
URBATREE

 

15-18 juin 2026, Nancy – France
Congrès de l'ASTEE
Inventons ensemble les services Eau et Déchets de demain

Les services de l’eau et des déchets sont des composantes essentielles de nos territoires et de leur organisation. Ils doivent faire face et répondre à des enjeux majeurs : surveillance des eaux usées (DERU-2), PFAS, pesticides, nitrates et autres polluants, transition énergétique, atténuation et adaptation au changement climatique (infrastructures, équipements…), maîtrise des coûts, etc. Dans ce contexte, plusieurs questions s’imposent : comment préserver l’eau en quantité et qualité face aux tensions croissantes ? Comment mieux gérer, collecter, trier, recycler les déchets dans une perspective d’économie circulaire ? Comment garantir des services résilients tout en maîtrisant les coûts avec des modèles économiques à bout de souffle ? Enfin, quels leviers peuvent être mobilisés pour impliquer conjointement citoyens et acteurs locaux ? Ces sujets seront au cœur des présentations & échanges du 105ème congrès de l’ASTEE qui réunira plus de 600 experts, élus et chercheurs pour imaginer collectivement les services de demain et échanger sur des solutions mises en œuvre.
Programme

 

16-17 juin 2026, Lyon – France
Forum Eau & Climat, la réponse des territoires

Le Comité de bassin Rhône-Méditerranée, avec l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse et la DREAL de bassin, organise un forum "Eau & Climat, la réponse des territoires", sur deux jours pour : partager les expériences et débattre entre élus, décideurs économiques des secteurs industriels, tertiaires et agricoles, gestionnaires, aménageurs, scientifiques, représentants des services de l’État, associations ; découvrir les solutions d’adaptation au changement climatique en fonction des vulnérabilités de vos territoires ; rencontrer les opérateurs qui faciliteront les démarches.
Programme à venir   

 

03 juillet 2026, Toulouse – France
Lab'Eau 2026
Dans un contexte de fortes mutations économiques, environnementales et territoriales, l’eau est au cœur des grands enjeux régionaux. Lab’Eau crée un espace de rencontres, de débats et d’opportunités business, pour accélérer les initiatives et faire émerger des solutions concrètes autour de la gestion de l’eau.
Lab'Eau

 

06-10 juillet 2026, Sète – France
École Ouverte OneWater 2026

Organisée par le programme national OneWater – Eau Bien Commun, cette école est dédiée à la formation et à la construction partagée d’une culture de l’eau comme bien commun, dans une approche résolument interdisciplinaire. Elle s’adresse en priorité aux jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et constitue une opportunité de participer aux actions du programme national OneWater – Eau Bien Commun et de contribuer à ses défis scientifiques.
Le programme comprendra notamment : l’acquisition de nouvelles connaissances sur les dimensions quantitatives et qualitatives des eaux de surface et souterraines, les eaux douces et salées et leurs interfaces ; une expérimentation concrète de l’interdisciplinarité et de la transdisciplinarité ; des approches de co-construction associant chercheurs et acteurs des territoires ; une réflexion sur les interdépendances des socio-hydrosystèmes en lien avec la biodiversité, les usages et les modes de gestion ; des bases pour comprendre les enjeux autour des données (observations, mesures…), leur gestion et leur FAIRisation ; des mises en pratique sur le terrain, sur le site d’observation et d’étude du bassin de Thau.
Inscriptions dans la limite des places disponibles – 17 avril 2026 

 

22-23 septembre 2026 – Paris
Prochain colloque annuel de restitution du PIREN-Seine

Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris. Information à venir. 

 

29 septembre-02 octobre 2026, Rome – Italie
OneWater – EuroMediterranean Water Forum

À destination des décideurs politiques, de la société civile, du monde universitaire et des entreprises, le Forum associe une plateforme d'échanges à une exposition mettant en avant les innovations technologiques et procédurales dans le secteur de l'eau. Sa mission est de favoriser la coopération et l'action commune, en impliquant non seulement les pays méditerranéens, mais aussi la Commission européenne, les États membres de l'UE, les Balkans et le Moyen-Orient.
OneWater

Forum alternatif
Le Forum Italiano dei Movimenti per l’Acqua (FIMA, Forum italien des mouvements pour l’eau), en collaboration avec le Mouvement européen pour l’eau et le People's Water Forum, appelle à la mobilisation à travers la tenue d'un Forum populaire. 
European Water Movement

 

30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux

En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d’eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d’épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d’étendre les milieux naturels à l’ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d’eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d’intégration environnementale d’aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails

 

12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l’agriculture face au défi climatique

Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l’avenir de l’agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd’hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l’eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l’agriculture à la fois directement et indirectement. C’est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l’irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement

 

02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference

 

Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale. 

 

 

Formations

 

CANAL U
Adapter l'IA à la complexité des hydrosystèmes pour mieux apprendre l’hydro(géo)logie aux machines

Par Anne Johannet, professeure à l’École des Mines d'Alès.
Les travaux d'Anne Johannet portent sur l’utilisation des réseaux de neurones pour la modélisation de systèmes physiques dynamiques non linéaires, avec des applications majeures en hydrologie. Elle explore notamment comment adapter les approches d’intelligence artificielle à la complexité des hydrosystèmes afin d’améliorer leur compréhension et leur prédiction. 
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Impact des précipitations extrêmes sur la vulnérabilité aux glissements de terrain superficiels
Par Séverine Bernardie, ingénieure de recherche au BRGM.
Spécialiste des risques naturels, Séverine Bernardie s’intéresse aux conditions de déclenchement des glissements de terrain superficiels sous l’effet des pluies extrêmes. Ses recherches analysent en particulier les dynamiques des eaux souterraines et contribuent à l’évaluation de la résilience des vallées montagneuses face à ces aléas.
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Faire des arbres une infrastructure hydraulique
Dans cet épisode d'1 mois, 1 labo, Hayat ZIME YERIMA, docteure en Sciences et Techniques de l’Environnement de l’École nationale des ponts et chaussées et ingénieure Eau et Environnement, explique le rôle des arbres de pluie dans la gestion des eaux pluviales en ville. 
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MOOC S'adapter au changement climatique avec les SfN
Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) proposent une approche concrète pour s’adapter aux effets du changement climatique en mobilisant la nature et ses dynamiques. Elles permettent de renforcer la résilience des territoires, de soutenir les activités et de concilier enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Afin d’accompagner leur appropriation et leur mise en œuvre, l’Office français de la biodiversité (OFB), dans le cadre du projet LIFE ARTISAN, lance le MOOC "S’adapter au changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature".
Ce MOOC gratuit, propose un apprentissage progressif et flexible, fondé sur des exemples concrets et des retours d’expérience, en Hexagone comme en Outre-mer. Il a été conçu pour apporter des contenus directement exploitables et s’adresse à un large public : techniciens de collectivités, élus, entreprises, bureaux d’études, associations, étudiants, universités et professionnels des différentes filières et toute personne ayant le désir face au changement climatique.
MOOC à paraître le 16 septembre 2026 – Inscriptions ouvertes

 

Agriculture : La formation des ingénieurs à l’heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd’hui à la "dépétrolisation" de l’économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l’économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d’accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s’élève déjà à 326 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d’ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d’ici 2050. L’objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l’agronomie et ses praticiens sont : l’allocation des sols en fonction des usages, la conception et l’optimisation des procédés de transformation, l’organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d’anticiper les métiers et les besoins d’expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d’ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C’est notamment le cas à l’Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l’ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation

 

EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d’une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l’IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U

 

Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s’attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d’accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes

 

Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d’ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia 


Strasbourg, France – L’ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L’ENGEES, l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l’établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d’approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d’ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l’arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l’école, dont l’amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d’élaborer son nouveau projet d’établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l’ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d’aujourd'hui et de demain.
Communiqué

 

Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l’École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d’une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d’arbre de pluie à l’aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA  


Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l’École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d’euros jusqu’en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l’anticipation et la réduction des impacts sur l’environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d’infrastructures ; 2. le développement de l’intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l’atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l’eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement

 

Paris, France – EIVP/ENGEES 
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris

 

Paris, France – CNAM
L’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l’engagement dans une diffusion auprès d’un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l’obtention d'un diplôme de l’enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l’énergie  

 

Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d’enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d’Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l’étude des organes de vantellerie (portes d’écluses, vannes) des ouvrages d’ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d’eau, crues, sécheresses). L’objectif est de réaliser des estimations d’endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d’ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l’identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d’exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA

 

Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L’Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L’objectif des 11 partenaires est d’explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’économie et l’aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d’eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu’à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l’avenir. Les débits naturels des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d’ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d’explorer et d'actionner tous les leviers d’adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée par l’amélioration technique et l’accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d’économie circulaire ; stocker davantage d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C’est l’objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes). 
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique 

 

Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous" 
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous" 

 

Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l’école à l’horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s’y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l’acceptabilité sociale ou la place de l’humain dans les organisations. L’école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s’apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l’horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts. 
IMT Atlantique – dossier de presse 

 

Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l’adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l’élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS 

 

Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l’eau
Le projet, dirigé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d’un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s’associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l’INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau.
INRS 

 

Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l’AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d’Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica