Instantanés octobre 2025Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations |
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OCÉANS
La 9ème édition du rapport Copernicus sur l'état des océans renouvelle l’alerte
L'édition 2023 du rapport Copernicus sur l'état des océans (OSR-9) met en évidence les liens profonds et étendus entre les changements océaniques en cours et les changements dans les écosystèmes marins, la société humaine et l'économie. Les océans du globe sont touchés par des températures record, une accélération de l'élévation du niveau de la mer et une acidification continue. Aucune partie des océans n'est épargnée par ce que l'ONU a qualifié de triple crise planétaire : changement climatique, perte de biodiversité et pollution. L'OSR-9 souligne également l'importance de la surveillance régionale en complément des évaluations mondiales et présente des systèmes et des cadres de surveillance nouveaux et améliorés pour aider à suivre l'état des océans.
Communiqué – Rapport
L'océan Arctique peut-il ralentir le réchauffement planétaire ?
Le brise-glace Amundsen (Garde côtière canadienne) a mené une expédition cruciale en Arctique pour étudier les micro-organismes sous la glace. Des découvertes inattendues pourraient changer notre compréhension du rôle de l'océan Arctique dans la régulation du climat de la planète.
Le reportage de Radio-Canada
Le réchauffement de l’océan Austral menace la viabilité de 60 % des plateformes glaciaires antarctiques
Une équipe internationale pilotée par des scientifiques de l’Université Grenoble Alpes et du CNRS au sein de l’Institut des géosciences et de l’environnement de Grenoble (IGE, CNRS/INRAE/IRD/UGA, Grenoble INP-UGA), démontre, dans une étude publiée dans la revue Nature que 60 % des plateformes de glaces flottantes situées sur le pourtour de la calotte glaciaire antarctique pourraient être vouées à disparaître sur le long terme. Ces plateformes freinent aujourd’hui la contribution de la calotte à l’augmentation du niveau des mers. Sous des émissions anthropiques de gaz à effet de serre élevées représentant un réchauffement global de 12 °C d’ici 2300, l’océan se réchaufferait, générant une forte fonte sous les plateformes. Ceci entraînerait leur disparition sur le long terme et réduirait donc drastiquement leur rôle de frein, avec des répercussions sur la vitesse de l’augmentation du niveau des mers. Dans un scénario de considérables réductions d’émissions limitant le réchauffement global à 2 °C, 63 plateformes sur 64 auraient encore des chances de subsister jusqu’en 2300, voire au-delà.
CNRS
Le satellite SWOT révèle les propriétés des vagues extrêmes
Le satellite franco-américain SWOT vient d'établir un nouveau record : 19,7 mètres, la plus grande hauteur de vague jamais mesurée dans l’océan. Surtout, sa capacité unique à cartographier finement l'océan permet de reconstituer les propriétés des vagues au cœur même des tempêtes, là où aucun instrument ne passe jamais. Une avancée majeure pour comprendre les phénomènes extrêmes.
CNRS
Le Diable de mer, reclassé par l’IUCN
Il est désormais "en danger critique d’extinction" au niveau mondial ! En seulement 7 ans, la population mondiale s’est effondrée, certaines sous-espèces, comme celle de Martinique, sont même déjà éteintes. Un signal d’alarme révélateur de la santé fragile de nos océans.
Espèce emblématique de la Méditerranée, le Diable de mer ou raie Mobula mobular peut atteindre jusqu’à 3,5 mètres d’envergure et vit en groupes pouvant atteindre jusqu’à 40 spécimens se déplaçant de la surface jusqu’à 1 000 mètres de profondeur. Habituellement observées au large, les raies Mobula mobular s’aventurent désormais plus près des côtes. Leur pêche est totalement interdite en France, mais elles font l’objet de captures parfois accidentelles mais également ciblées et de grande envergure, ailleurs dans le monde. Cet été, de nombreux échouages sur les côtes françaises ont alerté la communauté scientifique et mis lumière leur extrême vulnérabilité. La pollution et le réchauffement des eaux, la suractivité maritime, les captures accidentelles et l’absence de protection renforcée menacent directement leur survie.
Depuis des années, La Fondation de la Mer agit et soutient les missions de l’association Ailerons, qui œuvre à la préservation du Diable de mer à travers la photo-identification, un suivi satellitaire et des collectes de données et échantillons génétiques qui permettent d’obtenir des informations sur la répartition de la population de diables, ainsi que sur leurs comportements de migration et de reproduction. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre d’un travail scientifique d’envergure international, essentiel à la protection de l’espèce.
Fondation de la Mer – Association Ailerons

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Vers de nouveaux outils pour mieux mesurer l’impact de l’homme sur les poissons migrateurs
Les saumons et les anguilles parcourent plusieurs milliers de kilomètres au cours de leur vie. Intrigantes et fascinantes, ces espèces extraordinaires sont aujourd’hui en danger, menacées par la pêche, les barrages, la dégradation des habitats et le changement climatique. Pendant deux ans, les scientifiques du projet DIASPARA, coordonné par l’INRAE et cofinancé par l’Union européenne, ont développé des outils qui vont permettre de fournir des diagnostics beaucoup plus exhaustifs à même de soutenir la prise de décision des gestionnaires.
INRAE
ALPES DU SUD
Quand un ancien océan façonne la chaîne des Baous aujourd’hui
Une équipe de scientifiques du CNRS Terre & Univers a mis en évidence, pour la première fois, le rôle déterminant de failles anciennes dans le façonnement du front alpin au sud-est de la France. Ces travaux, qui viennent de paraître dans Tectonophysics, apportent un nouvel éclairage sur le débat scientifique autour du style tectonique au front des Alpes : plutôt que d’opposer tectonique en couverture et tectonique en socle, il faut envisager une combinaison des deux. Ils soulignent également le rôle majeur des failles héritées dans le contrôle de la géométrie des chevauchements, de la localisation des déformations et même de la sismicité actuelle dans la région. Au-delà de l’intérêt scientifique, ce nouveau modèle structural ouvre également des perspectives concrètes : il permet une meilleure compréhension du sous-sol et des réservoirs souterrains. Dans une région où les ressources en eau sont à la fois précieuses et vulnérables, notamment dans les zones karstiques très présentes dans l’arrière-pays, cette avancée améliore notre connaissance des circulations d’eau et des capacités de stockage naturelles.
CNRS
NATURE
Le Congrès mondial de la nature de l’UICN s'achève sur une vision ambitieuse
Le Congrès mondial de la nature de l’UICN s’est clôturé le 15 octobre à Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Cette édition a réuni plus de 10 000 participants, sur place et en ligne, et a été la première à accueillir un Sommet mondial des peuples autochtones et de la nature.
Les membres ont approuvé la Vision stratégique à vingt ans et un nouveau programme pour la prochaine période quadriennale. L’Appel à l’action d’Abu Dhabi appelle la communauté mondiale, sous la direction de l’UICN, à accélérer les actions urgentes et pratiques dans cinq domaines clés : réaffirmer la nature comme fondement du bien-être, renforcer le multilatéralisme, assurer la justice et l’inclusion, faire progresser les connaissances et l’innovation et accroître les ressources pour la nature et l’action climatique. Il définit une vision collective pour un changement transformateur, unissant les gouvernements, les communautés et les secteurs pour parvenir à un avenir juste, résilient et positif pour la nature, pour les personnes et la planète. Cinq motions défendent l'impérative nécessité de faire évoluer notre relation juridique et politique aux écosystèmes vers une coexistence respectueuse. Parmi elles, celle de "rendre les droits de la nature opérationnels et évaluer leur mise en œuvre dans les territoires". Y figure aussi la première politique sur la biologie de synthèse en relation avec la conservation de la nature, une motion visant à reconnaître l’écocide comme un crime.
Les principales annonces scientifiques comprenaient la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées, qui a révélé des menaces croissantes pour les phoques de l’Arctique dues aux changements climatiques. Une autre évaluation a révélé que près de 100 espèces supplémentaires d’abeilles sauvages en Europe ont été classées comme menacées. L’UICN a également lancé le 4ème rapport Perspectives du Patrimoine mondial, qui révèle que les changements climatiques menacent 43 % des sites naturels du Patrimoine mondial.
L’UICN a accueilli plus de 100 nouveaux membres, dont six États : l’Arménie, le Tadjikistan, les Îles Marshall, le Gabon, Tuvalu et le Zimbabwe.
UICN
FORÊTS
Les Nations unies alertent sur la nécessité de tripler les investissements d'ici 2030
Deux rapports publiés le 14 octobre par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) constatent que les forêts tropicales les plus menacées de disparition sont également les plus vitales pour les populations. Les investissements annuels dans les forêts devront tripler d'ici 2030, être multipliés par six d'ici 2050 et s'orienter vers la protection des forêts à haut risque.
UNESCO
ÉNERGIES FOSSILES
Les émissions de méthane des chaînes d'approvisionnement en pétrole brut et en gaz naturel sont considérablement sous-estimées
Une nouvelle étude, commandée par la Renewable Carbon Initiative (RCI) et réalisée par des experts en ACV du nova-Institut (Hürth, Allemagne), révèle que les récentes mises à jour des principales bases de données d'inventaire du cycle de vie (ICV), y compris les versions 3.9 à 3.11 d'Ecoinvent et Carbon Minds, exposent une sous-estimation importante des émissions de méthane dans l'approvisionnement en pétrole brut et en gaz naturel. Ces nouvelles conclusions ont été identifiées grâce à des données satellites améliorées sur le torchage, le venting et les fuites fugitives.
Ces révisions révèlent des incohérences flagrantes dans les rapports d'émissions des sources industrielles comme ceux de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ou l'Association internationale des producteurs de pétrole et de gaz (IOGP). Par exemple, les émissions mondiales de méthane provenant de la production pétrolière seraient désormais 15 fois plus élevées selon les données de l'AIE que selon les chiffres de l'IOGP, avec des écarts atteignant un facteur 10 pour la Russie et un facteur étonnant de 40 pour l'Arabie saoudite. Des écarts similaires existent pour le gaz naturel, où les données de la Banque mondiale montrent des émissions jusqu'à 3,8 fois supérieures aux estimations de l'IOGP dans certains pays producteurs clés.
Ces révisions des données signifient que l'empreinte carbone des matières premières fossiles clés et des produits dérivés, telle que suivie dans ces bases de données ICV, a considérablement augmenté ces dernières années. Par exemple, l'impact climatique attribué au naphta – la matière première la plus courante – a presque décuplé en raison des émissions de méthane. En conséquence, les principaux produits pétrochimiques ont connu une augmentation marquée de leur empreinte carbone : par exemple, l'empreinte du naphta a presque doublé, celle de l'éthylène et du propylène a augmenté d'environ 30 %, et celle du butadiène a augmenté de 60 à 90 % par rapport aux données ACV précédentes. Les plastiques qui en sont dérivés, notamment le polyéthylène (PE), le polypropylène (PP) et le polytéréphtalate d'éthylène (PET), affichent désormais une empreinte carbone de 20 à 30 % supérieure. Dans le même temps, les chiffres actualisés des bases de données montrent que l'avantage climatique des produits à base de carbone renouvelable est encore plus important que prévu. Des études de cas récentes utilisant les dernières données d'Ecoinvent indiquent désormais une empreinte carbone de 40 à 50 % inférieure pour les plastiques biosourcés par rapport à leurs équivalents fossiles – une augmentation significative par rapport à l'estimation précédente d'environ 30 %. Et ceci sans inclure l’absorption du carbone biogénique, qui accentue davantage ces avantages.
Le rapport exhorte les décideurs politiques à intégrer rapidement les données ICV mises à jour dans leurs stratégies climatiques et lors de l'évaluation des produits fossiles par rapport aux alternatives renouvelables. Ne pas le faire risque de fausser la représentation des coûts environnementaux des produits chimiques fossiles, en particulier dans la législation européenne telle que le Règlement sur les emballages et les déchets d'emballages (PPWR). Les recommandations principales du rapport incluent : la mise à jour régulière des bases de données ICV pour refléter les nouvelles avancées scientifiques et technologiques ; l'élargissement du suivi des émissions pour inclure les champs de pétrole et de gaz abandonnés ; l'harmonisation des rapports entre les bases de données (Ecoinvent, Sphera, PlasticsEurope) ; l'encouragement au soutien politique pour les solutions à base de carbone renouvelable afin d'aligner la défossilisation industrielle sur les objectifs climatiques.
Renewable Carbon Initiative Report
MINÉRAUX DE TRANSITION
Un rapport des Nations unies appelle à un financement et à des investissements responsables
Le système financier, la gouvernance et la réglementation de l’exploration et de l’exploitation minière doivent être réformés afin de garantir des flux de capitaux plus importants et de permettre une transition vers une énergie propre, affirment les auteurs d’un nouveau rapport du Groupe international d'experts sur les ressources (IRP), hébergé par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). L’extraction minière représente désormais 50 % de l’extraction annuelle mondiale de matières premières, contre 31 % en 1970. Dans ce contexte, le financement d’une exploitation minière responsable sera essentiel pour assurer une transition énergétique réussie et équitable.
PNUE
FINANCEMENTS
L’Alliance bancaire mondiale sur le climat cesse ses activités
Le groupe bancaire mondial lancé par Mark Carney en 2021 pour lutter contre le changement climatique a voté pour sa propre dissolution. Un porte-parole de l'Alliance bancaire Net Zéro, soutenue par les Nations unies, a déclaré que ses membres avaient voté pour mettre fin à la structure par adhésion et utiliser plutôt les directives climatiques élaborées par le groupe comme référence. À la suite de ce vote, l'Alliance a cessé immédiatement ses activités.
L'actuel premier ministre du Canada avait lancé le groupe en tant qu'envoyé spécial des Nations unies pour le financement de l'action climatique, en amont de la conférence des Nations unies sur le climat à Glasgow, en Écosse, en 2021. L'Alliance bancaire était un pilier de l'Alliance financière de Glasgow pour la carboneutralité, qui visait à associer le secteur financier aux efforts climatiques. À ce moment, M. Carney avait déclaré qu'elle servirait de forum stratégique pour assurer une transition plus large, plus profonde et plus rapide vers une économie carboneutre. À son apogée, l'Alliance bancaire comptait plus de 140 banques mondiales, toutes engagées à fixer des objectifs de décarbonation à court et à long terme afin d'accélérer la réduction des émissions. La pression politique soutenue de républicains américains a conduit de grandes banques américaines à quitter l'Alliance après l'élection de Donald Trump en novembre dernier. Elles ont été progressivement suivies par d'autres.
Radio-Canada
CONSULTATION
Enquête de consultation sur le rapport de synthèse 2026 des Nations unies concernant l'ODD-6
Après près de dix ans de mise en œuvre, ONU-Eau mène une consultation mondiale afin de recueillir des points de vue sur l'impact et les enseignements tirés de l'ODD-6 relatif à l'eau et l'assainissement. Cette consultation s'inscrit dans le cadre de la préparation du troisième rapport de synthèse des Nations unies sur l'ODD-6, qui sera présenté lors du Forum politique de haut niveau (FPHN) en juillet 2026. Le rapport de synthèse évaluera les progrès accomplis dans la réalisation de l'ODD-6 afin de garantir l'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous et leur gestion durable.
Consultation Survey [NDLR. Malheureusement à l'envoi de vos réponses, en dépit d'une date limite de soumission fixée au 21 novembre, vous risquez de tomber sur ceci : "Le nombre maximal de réponses est atteint. Contactez le propriétaire du formulaire pour continuer"… et sans aucun contact !]
RECHERCHE
Océans : Les poissons, un puits de carbone invisible menacé par la pêche et le changement climatique
Les océans jouent un rôle majeur dans le stockage du carbone, notamment à travers la biomasse qu’ils abritent. Le cycle de vie des poissons contribue ainsi à piéger durablement le CO2 dans les abysses, mais la pêche industrielle a affaibli ce mécanisme essentiel, également menacé par le changement climatique. Restaurer les populations marines en haute mer pourrait renforcer ce puits de carbone naturel tout en limitant les conflits avec la sécurité alimentaire.
L'article d'une équipe internationale à laquelle participe l'Université de Montpellier – The Conversation
Ces microbes affamés de méthane qui pourraient refroidir la planète
À quelque 80 kilomètres au large des côtes toscanes, dans une étendue d’un bleu étincelant ponctuée d’îlots rocheux et inhospitaliers – dont la véritable île de Montecristo –, des créatures anciennes prospèrent sous les vagues. Elles se nourrissent d’un composé improbable : le méthane, un puissant gaz à effet de serre qui s’échappe de fissures dans le plancher océanique. Depuis peu, des chercheurs tentent de mettre ces micro-organismes au travail pour une tâche urgente. Si leur appétit pouvait être redirigé vers d’autres sources de leur gaz favori – c’est-à-dire les centaines de millions de tonnes de méthane émises chaque année par les sites pétroliers et gaziers, le bétail et les zones humides –, ils pourraient peut-être contribuer à ralentir le réchauffement climatique. Mais avant cela, les scientifiques doivent mieux comprendre ces microbes, présents sur Terre depuis des milliards d’années, mais encore mystérieux à bien des égards.
Raymond Zhong, The New York Times – Le Devoir
Les sols désertiques émettent des gaz à effet de serre en quelques minutes, même sans vie microbienne
Une étude menée par des chercheurs de l’Université Ben Gourion du Néguev (Israël) révèle que les sols désertiques peuvent émettre de puissants gaz à effet de serre quelques minutes après avoir été humidifiés, même en l’absence de vie microbienne. Publiée par le Dr Isaac Yagle et le Pr Ilya Gelfand des Instituts Blaustein pour la recherche sur le désert de l’Université Ben Gourion, cette étude remet en question les hypothèses de longue date selon lesquelles les microbes du sol seraient les seuls responsables des émissions pulsées de gaz post-pluie comme le dioxyde de carbone (CO2), le protoxyde d’azote (N2O) et le monoxyde d’azote (NO). Ces explosions de gaz, fréquentes dans les zones arides après les pluies, sont connues pour contribuer significativement au réchauffement atmosphérique et à la pollution.
Israël Science Info
La cistude d’Europe, une tortue prédatrice pour certaines espèces exotiques envahissantes
Face à l’érosion de la biodiversité, la réintroduction d’espèces constitue une stratégie pour contrer les effets des invasions biologiques, en replaçant volontairement des espèces indigènes dans leur habitat naturel afin de restaurer la biodiversité locale. Dans ce contexte, un projet de réintroduction de la tortue cistude d’Europe (Emys orbicularis) est mené dans la vallée du Rhin supérieur, dans la région transfrontalière du Neu-Woerr, située entre Lauterbourg en France et Neuburg am Rhein en Allemagne. Ce site, labellisé "Suivi à long terme en écologie et évolution (SEE-Life)" par l'institut CNRS Écologie & Environnement, a bénéficié d’une restauration écologique comprenant la création de plusieurs points d’eau, ceci afin de favoriser l’installation de cette nouvelle population de tortues. Cependant, cette zone humide a été largement envahie par deux espèces exotiques envahissantes (EEE) : la moule zébrée (Dreissena polymorpha), originaire de la région ponto-caspienne (mers Noire et Caspienne) et l'écrevisse calicot (Faxonius immunis), originaire d’Amérique du Nord. Ces deux espèces dégradent la qualité écologique des zones humides, la moule zébrée à travers l'exploitation intensive du phytoplancton, et l'écrevisse calicot par sa consommation intensive de macrophytes et de macroinvertébrés. Une équipe franco-allemande de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC – CNRS/Université de Strasbourg) et de l’Université de Kaiserslautern-Landau a mené une étude sur les interactions trophiques entre la cistude et ces deux espèces envahissantes. Des tests ont été réalisés en captivité afin d’observer les préférences de proies des cistudes, en leur proposant des écrevisses calicot de sexe, taille et dureté de carapace différentes, ainsi que des moules zébrées de tailles diverses. Des échantillons fécaux de tortues ont été prélevés et analysés par génomique environnementale, ciblant l'écrevisse calicot, présente de part et d’autre de la frontière. Les résultats confirment que les cistudes se nourrissent d'écrevisses calicot, aussi bien dans la nature qu’en captivité. Elles préfèrent les petits individus, sans préférence pour les écrevisses femelles considérées comme moins agressives. Elles s'attaquent également aux moules zébrées, mortes ou vivantes, avec une préférence pour les plus petits gabarits lorsqu’ils sont vivants.
Cette étude fournit de nouvelles informations sur le régime alimentaire de cette espèce de tortue, et souligne les bénéfices écologiques des programmes de réintroduction, notamment lorsque l'espèce facilitée contribue à la régulation d'espèces exotiques envahissantes.
CNRS – photo Jean-Yves Georges

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Un outil logiciel capable de prédire les performances des biofiltres
Un nouvel outil logiciel puissant, capable de prédire avec précision les performances des biofiltres utilisés par l'industrie de l'eau, pourrait réduire les difficultés liées au maintien de la pureté de l'eau du robinet. Des chercheurs de la James Watt School of Engineering de l'Université de Glasgow ont développé cet outil, appelé Environmental Buckingham Pi Neural Network, ou EnviroPiNet. L’outil utilise des techniques d'apprentissage automatique associées à une modélisation physique sophistiquée pour prédire la capacité des biofiltres à éliminer les composés organiques carbonés de l'eau avec une précision pouvant atteindre 90 %. Il est désormais disponible en ligne et peut être utilisé gratuitement.
Les biofiltres constituent une méthode écologique pour éliminer le carbone et d'autres contaminants de l'eau. Cependant leur performance se dégrade au fil du temps à mesure que les déchets s'y accumulent, aussi ces biofiltres doivent-ils être surveillés de près pour s'assurer que la qualité de l'eau ne se dégrade pas en même temps qu'eux. La possibilité de modéliser avec précision les performances des biofiltres dans des applications réelles pourrait aider le secteur de l'eau à prendre des décisions plus éclairées sur leur utilisation et leur remplacement. Néanmoins, le développement d'outils logiciels destinés à faciliter ces tâches a été freiné par le manque de données de haute qualité sur l'environnement physique complexe des installations de traitement des eaux usées. Dans un nouvel article publié dans la revue Scientific Reports, l'équipe montre comment EnviroPiNet combine un théorème mathématique appelé Buckingham Pi avec l'apprentissage automatique pour faire des prévisions précises sur les performances des biofiltres malgré le peu de données disponibles. L'équipe a compilé un ensemble de données sur les performances des biofiltres à partir de publications scientifiques antérieures et de ses propres tests en laboratoire, qu'elle a utilisé pour entraîner l'algorithme d'apprentissage automatique. Elle a utilisé 80 % des données disponibles pour entraîner le modèle et, une fois celui-ci entraîné, a validé ses performances en testant sa capacité à modéliser les données contenues dans les 20 % restants de l'ensemble de données. EnviroPiNet a été capable de prédire avec précision les performances des biofiltres dans 90 % des cas, ce qui représente une nette amélioration par rapport aux autres modèles testés par l'équipe à partir du même ensemble de données.
Uzma K. Khan, auteure principale de l'article a déclaré : "Les biotechnologies environnementales présentent des défis uniques, car elles impliquent des systèmes microbiens complexes et dépendent souvent de données collectées dans des conditions limitées ou contrôlées. Ce manque de données diversifiées et très variables peut rendre les modèles prédictifs moins généralisables et réduire leur précision dans des scénarios réels. Même avec les méthodes de surveillance modernes à haute résolution, les défis liés à la qualité, à l'intégration et à la représentativité des données persistent, soulignant la nécessité d'améliorer les stratégies en matière de données afin d'améliorer les performances des modèles. EnviroPiNet est le premier outil de ce type à fournir des prévisions très précises à partir des données disponibles, ce qui est un résultat très encourageant. Nous travaillons actuellement avec des partenaires du secteur de l'eau afin de trouver des moyens de tester les performances d'EnviroPiNet dans des conditions réelles. Nous espérons qu'il s'agira d'un outil précieux pour aider à affiner les performances des biofiltres afin de les optimiser sans avoir recours à des tests physiques coûteux et complexes, ce qui permettra de réduire les coûts et d'augmenter l'efficacité sans compromettre la qualité de l'eau."
L'équipe explore déjà comment EnviroPiNet pourrait être adapté à d'autres utilisations, notamment dans le domaine de la santé.
A machine learning model guided by physical principles for biofilter performance prediction – Scientific Reports
Eaux usées
Nature Water consacre son édition d’octobre aux traitements des eaux usées. Y figure en accès libre un article sur la Contribution du traitement des eaux usées aux émissions urbaines de gaz à effet de serre et d'ammoniac
La croissance démographique et l'urbanisation stimulent la demande en matière de traitement centralisé des eaux usées, principale source d'émissions de N2O et de CH4. Une équipe du département de génie civil et environnemental de l'Université de Princeton (États-Unis) a conduit la première évaluation complète des émissions de CH4, N2O et NH3 à l'échelle diurne, quotidienne et saisonnière dans 96 installations de récupération des ressources en eau (WRRFs) aux États-Unis, qui traitent collectivement 9 % des eaux usées centralisées du pays.
Comprehensive assessment of the contribution of wastewater treatment to urban greenhouse gas and ammonia emissions, Mark A. Zondlo et al. – Nature Water
PUBLICATIONS
PFAS – Importance industrielle et gestion des crises environnementales et sanitaires
Depuis plus de 80 ans, les PFAS sont présents dans de très nombreux secteurs de notre quotidien : énergie, aéronautique, automobile, électronique, médical, agrochimie, emballages, textiles, etc. Leur succès repose sur des propriétés chimiques exceptionnelles. Mais, derrière cette performance se cache une réalité alarmante : une pollution planétaire persistante, des risques sanitaires graves, et des défis technologiques complexes.
Ce rapport stratégique de l'Académie des technologies française propose une lecture claire et structurée d’un problème mondial en pleine évolution. Il éclaire les enjeux industriels, les impacts sur la santé et l’environnement, les réponses réglementaires en cours, et surtout, les solutions concrètes pour une transition maîtrisée.
Rapport
L’IA peut-elle rendre l’agriculture plus durable ?
Croissance démographique, changement climatique, raréfaction des ressources naturelles sont autant de défis auxquels l’agriculture est confrontée. Pour les surmonter, la transition agroécologique apparaît comme une voie prometteuse et l’intelligence artificielle comme un nouveau levier à explorer pour une agriculture plus performante, moins consommatrice d’intrants, durable et équitable. L'INRAE consacre un dossier au sujet.
INRAE
ANALYSES
Comment réduire l'utilisation des pesticides ?
Malgré leur impact bien connu sur la santé humaine et les écosystèmes, les pesticides de synthèse restent souvent le choix par défaut des agriculteurs désireux de protéger leurs champs et leurs cultures. En partenariat avec le projet européen AGROWISE, Le 1 Hebdo d'octobre explore la diversité des façons de réduire leur utilisation – et de repenser notre relation avec l'agriculture.
Le 1 Hebdo
Alternatives aux néonicotinoïdes en culture de betterave : les avancées de la recherche
Voici quatre ans que des scientifiques testent et étudient les alternatives aux néonicotinoïdes pour les cultures de betteraves. Les pistes de solutions sont nombreuses et complémentaires.
The Conversation
ACTEURS
Cinq scientifiques récompensés par le Prix international UNESCO-Al Fozan 2025
Le Prix international UNESCO-Al Fozan 2025 célèbre cinq scientifiques remarquables qui ont réalisé des avancées révolutionnaires dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM). Les lauréat sont : pour l'Afrique, Ndaudika Mulundileni, co-fondateur et directeur général du Mindsinaction STEAM Centre (Namibie) ; pour les États arabes (Maroc), Mounia Laassiri, chercheuse postdoctorale en physique des particules au Brookhaven National Laboratory (Maroc) ; pour l'Asie et le Pacifique, Lijing Cheng, professeur en sciences de l’océan et du climat à Institut de physique atmosphérique (Académie chinoise des sciences) ; pour l'Europe et l'Amérique du Nord ; Kyriaki Michailidou, professeure associée en génétique du cancer du sein, responsable de l’unité de biostatistique à l'Institut de neurologie et de génétique de Chypre ; pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Rosa Vásquez Espinoza, spécialisée dans la biologie chimique et les sciences de l’environnement, fondatrice et directrice exécutive, de l'Amazon Research Internacional (Pérou).
UNESCO
EXPÉDITION
Under Antarctica 2025
Ce 29 octobre, la glaciologue Heïdi Sevestre et l’explorateur Matthieu Tordeur ont entamé un parcours de 4 000 kilomètres à travers le continent le plus froid et le plus inhospitalier de la planète, un territoire qu'ils vont traverser en kite-ski. Pendant trois mois, ils mèneront une mission scientifique inédite : cartographier les glaces de la calotte polaire Antarctique grâce à deux radars embarqués. Leur objectif est de mieux comprendre la stabilité de l’inlandsis antarctique et sa contribution future à l’élévation du niveau des mers.
Sous la surface de l’Antarctique se cache un monde complexe : l’épaisseur, la structure et la composition de la glace conservent la mémoire du climat de la Terre. Grâce à leurs instruments de mesure, les deux explorateurs espèrent atteindre des couches de glace vieilles de plus de 130 000 ans, témoins d’un précédent épisode de réchauffement global. Cette mission, placée sous l’égide de l’UNESCO et le haut patronage du Ministère de la Mer et de la Pêche, s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale de la préservation des glaciers (2025) et de la Décennie de l’action pour les sciences de la cryosphère (2025-2034). Elle pourrait fournir des données précieuses pour anticiper les futurs bouleversements climatiques.
Under Antarctica
EXPOSITIONS
Paris
MIGRATIONS & CLIMAT
Comment habiter notre monde ?
Musée national de l’histoire de l’immigration
De la Vendée à Mayotte, du delta du Mékong aux îles du Pacifique, Migrations & Climat explore l’impact des phénomènes naturels sur les circulations humaines et animales. Art, science et récits personnels s’entrecroisent dans une exposition-monde qui bouscule nos certitudes et invite à imaginer de nouveaux possibles, pour habiter au mieux le monde de demain.
Palais de la Porte Dorée – jusqu'au 5 avril 2026
Paris
DÉSERTS
La grande exposition du Muséum
Le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris invite à un voyage inédit au cœur des milieux désertiques de notre planète, de l'emblématique Sahara aux déserts polaires, en passant par les déserts de Sonora, d'Atacama, de Gobi… Le point commun à ces milieux : des conditions hors normes à priori hostiles à la vie. Et pourtant, animaux et végétaux y ont développé d’ingénieuses stratégies d’adaptation que le public découvre à travers les spécimens d’une biodiversité surprenante, issus de différentes régions du monde. L’exposition présente également les méthodes déployées par les humains pour vivre dans ces environnements contraignants, mais aussi les menaces qu’ils font peser sur ces milieux fragiles. L’occasion par ailleurs de faire découvrir l’expérience du désert comme terrain privilégié de recherche. À travers près de 200 spécimens et objets de natures variées, pour la plupart issus des riches collections du Muséum, ainsi que des dispositifs mécaniques et multimédias ou de grandes projections, l’exposition offre une approche scientifique, ludique et esthétique de ces milieux fascinants.
Dossier de presse – prolongation jusqu'au 19 avril 2026
La Rochelle
CARBONE BLEU
Quand le littoral et les marais s’en mêlent
Les écosystèmes littoraux de nos côtes sont mis à l’honneur à travers cette exposition entre art et science. Au-delà de leurs valeurs paysagères, les marais, les vasières et les herbiers marins participent à la captation du carbone atmosphérique. Ils sont essentiels à la vie et à la lutte contre le changement climatique. Proposée par le laboratoire Littoral Environnement et Sociétés (LIENSs, CNRS/La Rochelle Université), cette exposition a été réinventée avec une nouvelle scénographie, des œuvres d’art, des vidéos et créations sonores pour une expérience augmentée à la découverte de nos poumons bleus.
Comm'on lab La Rochelle Université jusqu'au 29 novembre – Livret
Londres
ANTARCTICA: The Melting Silence
Une coalition de grandes organisations environnementales du monde entier dévoile Antarctica: The Melting Silence (Antarctique : la fonte silencieuse), une expérience cinématographique immersive révolutionnaire qui implante les lointaines étendues sauvages de l’Antarctique au cœur de Londres. L’installation, réalisée par Alex Wolf et présentée pour la première fois à l’Outernet London dans le cadre du Jour de la Terre, fusionne technologie de pointe et activisme environnemental pour appeler à la protection de 30 % de l’océan Austral d’ici 2030. L’installation pourra être vue jusqu’en avril 2026.
Outernet London
MOURIR MOINS BÊTE
Les pouvoirs insoupçonnés des plantes
Sans yeux mais elles voient, sans larynx elles n'en sont pas moins très bavardes, elles savent garder l'équilibre mais aussi coopérer entre elles et entretenir un réseau social. Les plantes seraient donc intelligentes ? Si ceci n'est pas facile à affirmer, elles possèdent à tout le moins des capacités très étonnantes. Intelligence ou capacités biologiques, l'INRAE vous laisse juger.
INRAE

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En Australie, l’invraisemblable record de nage d’une morue
Une morue de Murray a abattu 860 kilomètres à la nage dans l’un des plus importants fleuves d’Australie, un périple commencé en 2022 et qualifié de jamais-vu par les scientifiques.
Le poisson d’eau douce, surnommé Arnie en référence à l’ex-nageuse vedette australienne Ariarne Titmus, avait été repéré pour la première fois début 2022 à Mullaroo Creek, à 13 heures de route à l’ouest de Sydney, a retracé lundi Zeb Tonkin, chercheur à l’Institut Arthur Rylah. Le carnassier, alors âgé de quatre ans, e entrepris son périple quand des inondations ont frappé la région au printemps de cette année-là, et voyagé sur 760 kilomètres vers l’amont en moins de deux mois. La voie était totalement libre, car les barrages installés sur le fleuve Murray avaient été retirés pour laisser les eaux de crues s’écouler. Arnie a ensuite fait demi-tour au cours des 12 derniers mois et nagé 100 kilomètres de plus en direction de son point de départ. Les chercheurs de l’institut n’ont découvert la performance qu’il y a quelques semaines en partageant des données avec des confrères.
Le Devoir
TÊTARDS
Psssst, approchez-vous !
Elle s'appelle Lule, et nous guide dans un monde invisible mais pourtant très important. Un monde où les microorganismes ont des supers pouvoirs, où les plantes nous rendent des services insoupçonnés, où notre corps s’avère une véritable usine… Dans cette série animée, l'INRAE nous invite à explorer et décortiquer les mécanismes biologiques qui régissent la vie… et c'est fascinant !
INRAE
CONSEIL ENVIRONNEMENT
Conférence COP-30 sur les changements climatiques
Réunis le 21 octobre, les ministres de l'environnement et du climat de l'Union européenne ont approuvé les conclusions du Conseil relatives aux préparatifs de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP-30) de 2025, qui se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre. Ces conclusions serviront de position générale de négociation de l'UE.
La COP de cette année marque le dixième anniversaire de l'accord de Paris. Avant la COP30, les parties devraient faire part de leurs nouveaux engagements en matière de climat, qui montreront si l'objectif de limitation de la hausse des températures à 1,5 °C fixé par l'accord de Paris reste réalisable. Dans ses conclusions, le Conseil souligne son soutien sans faille à la coopération multilatérale en matière de climat et présente les priorités de l'UE avant la COP30, en insistant sur l'urgence d'une action mondiale en faveur du climat.
Conseil européen
Stratégie européenne pour la résilience hydrique
Les ministres ont également adopté des conclusions sur la stratégie européenne pour la résilience hydrique, publiée par la Commission européenne en juin 2025.
Cette stratégie vise à restaurer et à protéger le cycle de l'eau tout en créant une économie durable, résiliente, compétitive et circulaire, qui utilise l'eau de manière intelligente, et en garantissant l'accès à une eau sûre et abordable. Elle définit une feuille de route pour rendre l'Europe résiliente sur le plan hydrique, notamment en luttant contre la pénurie d'eau grâce à une utilisation plus efficace des ressources.
Conseil européen
Feu vert pour la directive européenne sur la surveillance des sols
Le Parlement européen a voté jeudi 23 octobre en faveur de la directive européenne sur la surveillance des sols. Avec 341 voix pour et 220 contre, la nouvelle loi a été adoptée. Il s'agit d'une étape importante pour l'eau potable en Europe, car environ 75 % de l'eau potable en Europe provient des eaux souterraines. Vingt jours après la publication de la directive sur la surveillance des sols au Journal officiel de l'UE, les États membres disposeront de trois ans pour mettre en œuvre la nouvelle législation.
La Commission européenne a proposé un projet de loi sur la surveillance des sols dès juillet 2023. Ce projet répondait à une préoccupation majeure puisqu'environ 60 % des sols européens sont en mauvais état en raison de l'urbanisation, des pratiques agricoles intensives et du changement climatique. La directive sur la surveillance des sols vise à garantir que d'ici 2050, tous les sols en Europe soient en bonne santé. L'objectif est que chaque État membre mesure l'état de ses terres agricoles et industrielles, partage ces données et identifie les zones contaminées. Au cours des deux dernières années, la Commission européenne, le Parlement européen et les États membres ont négocié le texte final de la nouvelle loi. Le rapporteur du Parlement européen, Martin Hojsík, a dû renoncer à certaines des ambitions initiales. La proposition initiale de la Commission européenne comprenait des objectifs contraignants pour les États membres, mais le texte final ne contient plus que des objectifs non contraignants. Les pays sont autorisés à décider eux-mêmes comment assurer la surveillance des sols et comment agir en cas de contamination.
Water News Europe
FINANCEMENT
Le prochain CFP doit consentir 300 milliards d’euros à l’eau et à la résilience hydrique
Water Europe a publié une nouvelle prise de position intitulée "Le cadre financier pluriannuel : garantir l'avenir de l'Europe grâce à des investissements stratégiques dans le domaine de l'eau", dans laquelle elle demande que 300 milliards d'euros soient consacrés à l'eau dans le prochain CFP et que la stratégie de résilience hydrique soit mise en œuvre.
Le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE (CFP 2028-2034) est l'occasion de renforcer la résilience dans le domaine de l'eau, de favoriser la compétitivité et de renforcer la préparation de l'Europe face aux sécheresses et aux inondations. L'UE peut faire de l'eau un pilier de la résilience, de la compétitivité et de la sécurité, notamment en investissant dans des solutions innovantes. Investir dans l'eau n'est pas un coût : c'est un moteur de croissance qui doit être stimulé. Chaque euro investi génère 2,35 euros de production économique et 16 000 emplois pour chaque milliard d'euros dépensé.
Les recommandations clés du rapport sont : 1. Garantir des fonds dédiés dans les principaux segments du budget européen à hauteur de 300 milliards d'euros, à savoir : 255 milliards d'euros dans le Fonds européen pour la prospérité et la sécurité économiques, territoriales, sociales, rurales et maritimes durables + 35 milliards d'euros dans le FEC pour soutenir la recherche et l'innovation et mettre en place des chaînes d'approvisionnement industrielles efficaces en matière d'utilisation de l'eau + 10 milliards d'euros dans les fonds Mécanisme de protection civile de l'Union et Europe mondiale ; 2. Mettre en place des critères de performance également pour les aspects quantitatifs ; 3. Veiller à ce que les objectifs liés à l'eau soient prioritaires dans les plans nationaux uniques ; 4. Soutenir les objectifs horizontaux liés à l'eau, qui stimuleront les synergies avec d'autres stratégies pertinentes.
Multiannual Financial Framework – Water Europe
La BEI déroule sa Climate Bank Roadmap 2.0
À l'heure où certains reviennent sur leurs engagements en matière de climat, le Groupe BEI entend redoubler ses efforts en faveur du climat en engageant la deuxième phase de sa feuille de route. "Nous voulons une Europe sûre. Une Europe à la pointe de la technologie. Une Europe où les coûts énergétiques sont abordables pour tous. Cela passe par le virage écologique." Au cours des quatre prochaines années, la Banque poursuivra sur la lancée de la première phase en mettant l'accent sur la compétitivité européenne, en augmentant le financement de l'adaptation au changement climatique et en simplifiant les procédures afin d'accélérer les investissements. Le Groupe BEI doublera ses financements en faveur de l’adaptation aux changements climatiques par rapport aux cinq années précédentes, pour les porter à 30 milliards d’euros au cours de la période 2026-2030. Une nouvelle initiative de 17 milliards d’euros aidera 350 000 petites et moyennes entreprises (PME) européennes à investir dans les économies d’énergie.
Groupe BEI
FRANCE
SNML 2024-2030
Mise en ligne du kit de communication de la Stratégie nationale pour la Mer et le Littoral
En juin 2024, la France a adopté la seconde stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML). Il s’agit du document de référence qui fixe le cap des politiques publiques françaises pour les espaces maritimes et littoraux des six prochaines années, de 2024 à 2030. Cette stratégie, élaborée dans une démarche de concertation avec le conseil national de la mer et des littoraux (CNML), vise à répondre aux défis environnementaux, économiques et sociaux majeurs pour les espaces maritimes et littoraux français.
Le kit de communication est disponible ICI
FORÊTS
La forêt française commence à ne plus jouer son rôle de puits de carbone
C'est une alerte statistique qu'il ne faut pas négliger. Dans son dernier inventaire national forestier, présenté le 14 octobre, l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) révèle la très importante baisse de la séquestration du carbone par les forêts françaises et le bilan négatif des flux de carbone des forêts du Nord-Est de l'Hexagone durant la période 2015 à 2023. "Les forêts jouent un rôle central dans la lutte contre le changement climatique : lors de leur croissance, les arbres captent le CO2 atmosphérique et stockent le carbone dans leur bois", rappelle l'établissement public. Or, les forêts peinent désormais à jouer ce rôle.
Bien que la forêt française continue de s'étendre (17,6 millions d'hectares en 2022 contre 10 Mha il y a un siècle) et que le stock de bois augmente (2 900 millions de mètres cubes en 2022 contre 2 400 Mm3 en 2005), "une inflexion est constatée depuis 2017 avec une accentuation des crises et des pressions", explique Antoine Colin, coordinateur de l'Observatoire des forêts françaises à l'IGN. Des pressions qui résultent des sécheresses, des bioagresseurs (champignons, insectes), des feux de forêt, des tempêtes et des grands mammifères. Il en résulte une détérioration sanitaire des forêts et une mortalité des arbres en très forte hausse (+ 125 % en dix ans).
Inventaire national forestier – memento 2025
Inventaire national forestier – outil de visualisation
Données sur les forêts du territoire métropolitain
Étude publiée dans Nature
BIODIVERSITÉ
Une enquête sur les habitats terrestres des crapauds verts
Où trouve-t-on les amphibiens suite à la période de reproduction ? À quoi ressemblent leur gîtes estivaux et hivernaux ? Ces questions se posent lors de l’étude de ces espèces menacées. Si elles sont davantage étudiées dans leur milieu aquatique, leur vie sur terre après leur période de reproduction est encore très méconnue. Le déficit de connaissance au niveau de l’habitat terrestre des amphibiens, et particulièrement des crapauds verts, est un frein à la préservation de l’espèce. Afin de compléter les connaissances sur les déplacements des amphibiens sur terre, après la période de reproduction, le CEREMA et l'association BUFO spécialisée dans l'étude des amphibiens en Alsace mènent une étude télémétrique sur l'habitat terrestre des crapauds verts, une espèce considérée comme en danger. Une vingtaine d'individus a été équipée d'émetteurs et suivie durant un été.
CEREMA

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8 territoires lauréats du concours Capitale française de la Biodiversité
Depuis 2010, le concours Capitale française de la Biodiversité identifie, valorise et diffuse les meilleures actions réalisées par des communes et intercommunalités françaises en faveur de la biodiversité. Cette année, une soixantaine d’entre elles ont témoigné de leurs réussites et fiertés autour d’un thème volontairement très large "Culture(s) & Biodiversité" : arts mais aussi culture scientifique et naturaliste, patrimoine, traditions, histoire et même agriculture, horticulture… Muttersholtz (Grand Est) a été réélue Capitale française de la Biodiversité 2025 ; Mesnières-en-Bray (Normandie, catégorie des communes de moins de 2 000 hab.), Angoulême (Nouvelle-Aquitaine, catégorie des communes de moins de 20 000 hab.) et Tours (Centre-Val de Loire, catégorie des communes de moins de 100 000 hab.) sont élues Meilleures Communes pour la Biodiversité 2025 ; la Communauté de communes Côte d'Émeraude (Bretagne, catégorie des intercommunalités rurales), la Communauté de communes Bruyères Vallons des Vosges (Grand Est, catégorie des intercommunalités rurales), Agglopolys agglomération de Blois (Centre-Val de Loire, catégorie des intercommunalités urbaines) et CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo (Pays-de-la Loire et Bretagne, catégorie des intercommunalités urbaines) sont élues Meilleures Intercommunalités pour la Biodiversité 2025.
Ecologie.gouv
PFAS
L'ANSES reconnaît officiellement l'omniprésence des PFAS
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a compilé les informations issues de la littérature scientifique et des bases de données à disposition en septembre 2024 concernant les taux de PFAS dans différents milieux. Ce travail a permis de mettre en évidence la pollution aux PFAS dans différents compartiments que sont l'alimentation, l’air, les poussières, les sols, les milieux aquatiques, les produits de consommation et le sérum humain. De nombreuses données sont disponibles concernant la présence de PFAS dans l’eau en particulier. 8 PFAS sont quantifiés dans plus de 20 % des analyses d’eau distribuée (PFPeA, PFHxA, PFBA, PFOA, PFOS, PFHxS, PFHpA et PFBS). La compilation des données met en évidence qu'il y a beaucoup moins d'analyses dans l'eau conditionnée (193 échantillons) que dans l'eau distribuée (7 816 échantillons). Générations Futures précise qu'il est également intéressant de regarder les taux de PFAS identifiés dans les produits de consommations tels que les textiles et les cosmétiques. Le PFOA, cancérogène avéré, est ainsi quantifié dans 57 % des analyses de textile et dans presque 60 % des analyses de cosmétiques !
L'ONG regrette que les PFAS polymères n’aient pas été pris en compte dans ce travail tout comme les pesticides, les biocides et les médicaments appartenant à la famille des PFAS. Elle rappelle que plus de 2 300 tonnes de pesticides PFAS ont été achetés en 2023 et vraisemblablement disséminés dans l’environnement. Par ailleurs, le travail de l’ANSES met en évidence, sans surprise, que les données disponibles sont plus nombreuses quand une réglementation est en place : c’est notamment le cas pour les milieux aquatiques et l’alimentation. Dans les compartiments où il n’y a pas de surveillance obligatoire, les données sont parcellaires, ce qui est notamment le cas pour l’air et les poussières. Enfin, concernant la présence de PFAS dans le sérum humain, aucune étude n’a été recensée sur les travailleurs français alors qu’ils sont extrêmement exposés dans certains secteurs d’activités (industrie chimique, pompiers, etc).
Le deuxième rapport catégorise les PFAS à inclure dans des stratégies de surveillance afin de mieux documenter leur présence et leurs concentrations dans les différents milieux. Les recommandations de l’ANSES en matière de surveillance vont ainsi bien au-delà de la réglementation actuelle en élargissant le nombre de PFAS à surveiller et les milieux concernés. L’Agence préconise ainsi de surveiller : 5 autres PFAS en plus que ceux déjà réglementés dans l’eau distribuée ; 31 PFAS dans le sérum humain ; 22 PFAS dans la plupart des aliments et 24 dans les fruits et légumes alors que la réglementation actuelle est extrêmement limitée avec seulement à 4 PFAS dans les poissons, viandes et œufs. L’ANSES intègre systématiquement le TFA dans ses recommandations avec une surveillance pérenne dans l’eau distribuée et à titre exploratoire dans l’alimentation. Il reste cependant qu'aucune information n'est donnée au sujet des boues issues des stations d’épuration alors que celles-ci peuvent pourtant être à l’origine de fortes contaminations dans l’eau distribuée.
Dans la suite de cette publication, Générations Futures demande aux autorités : de mettre en œuvre les recommandations de l'ANSES en matière de surveillance, notamment l'intégration du TFA dans l'ensemble des dispositifs de surveillance ; d’initier une campagne d’analyse des PFAS dans les boues issues des stations d’épuration ainsi que dans les rejets atmosphériques des industries ; de lancer des études épidémiologiques auprès des travailleurs et des riverains de sites de production de PFAS, ainsi qu’auprès des travailleurs exerçant des professions à fort risque d’exposition comme les salariés de l’industrie chimique ou les pompiers ; de soutenir une proposition de restriction universelle des PFAS ambitieuse à l'échelle de l'Union européenne.
Générations Futures – communiqué
ANSES – communiqué
L’avis et les deux rapports relatifs aux composés per- et poly- fluoroalkylés (PFAS) dans différents compartiments : bilan de la contamination et catégorisation en vue de leur surveillance – ANSES
CONSOMMATION
Le label national "anti-gaspillage alimentaire" s’étend à la restauration
Après la distribution, le label national "anti-gaspillage alimentaire" s’élargit à la restauration. Deux nouveaux référentiels, l’un pour les restaurants, l’autre pour les unités de préparation, publiés le 10 octobre permettent désormais aux établissements de ce secteur de s’engager dans une démarche concrète et reconnue de lutte contre le gaspillage.
Ecologie.gouv
Mode durable : L'affichage du coût environnemental en place depuis le 1er octobre
Les entreprises textiles ont désormais la possibilité d’afficher le coût environnemental des vêtements qu’elles vendent grâce à une étiquette simple et lisible. Véritable avancée vers une mode plus durable, ce dispositif sera progressivement déployé en magasin et en ligne. Ouvert sur la base du volontariat, il offre aux marques l’opportunité de s’engager pour plus de transparence et de permettre aux consommateurs de faire des choix plus responsables.
Ecologie.gouv
Lutter contre les déchets plastiques : 1,6 milliard d’euros économisés par an
Il y a près de 20 ans, l’Union Européenne s’est fixée des objectifs clairs de réduction des emballages plastiques non recyclés. L’atteinte de ces objectifs, essentielle pour réduire la pollution aux plastiques des eaux, des sols, et des organismes, passe par à la fois la réduction de la production et de l’utilisation des emballages plastiques et la mise en place de filières efficaces de collecte et de recyclage pour les emballages restant. Afin d’inciter les Etats à mettre en place ces politiques, les pays membres de l’Union Européenne doivent payer une contribution de 80 centimes d’euros par kilogramme d’emballages plastiques non recyclés. La France est en retard sur les deux aspects (réduction des emballages plastiques et recyclage avec 23% d’emballages plastiques recyclés en France en 2021 contre une moyenne européenne de 41% et même 48% pour l’Allemagne et l’Italie), elle doit donc payer une contribution qui atteint 1,564 milliard d’euros en 2023, ce qui la place au 1er rang européen. Par comparaison, l’Italie paie 655 millions d’euros et l’Espagne 686 millions.
C'est la FNE qui nous communique ces précisions dans un dossier "Budget : Où trouver les milliards ?". Appliquer les normes de qualité de l’air nous permettrait d'économiser 11 milliards d’euros par an, auxquels pourraient encore s'ajouter 19 milliards pour la malbouffe.
FNE
RECHERCHE
Le BRGM a effectué 4 campagnes de géophysique héliportée pour percer les secrets des eaux souterraines
Courant ce mois d'octobre, dans quatre régions françaises (Pyrénées, Normandie, Hauts-de-France et Vosges), des hélicoptères, équipés d'une antenne destinée à sonder le sous-sol, ont sillonné le territoire pour améliorer la connaissance des eaux souterraines. Grâce à des mesures réalisées depuis l’aéronef, les scientifiques peuvent obtenir une image 3D des couches géologiques jusqu'à environ 300 mètres de profondeur sans contact direct avec le sol. Ces données, croisées avec des observations géologiques et hydrogéologiques, permettent d'améliorer la compréhension des écoulements souterrains.
ÉTUDES & PUBLICATIONS
La deuxième vie de nos eaux usées
La revue Ressources de l’INRAE consacre un dossier aux eaux usées. Au sommaire de ce dossier : Que deviennent nos eaux usées ? Réutiliser les eaux usées traitées, ça s’expérimente ! L’eau, ça se recycle ? Réemploi des eaux usées traitées : galerie d’innovations. Ces articles sont accessibles en ligne.
INRAE
REUT : Le CEREMA interroge les acteurs de terrain sur les difficultés et la conduite des projets
La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) intéresse de plus en plus de territoires. Ces projets sont cependant complexes à mettre en œuvre et des difficultés réglementaires, financières, organisationnelles peuvent survenir. Le CEREMA s’est intéressé aux obstacles rencontrés par les acteurs et à la manière dont ils sont parvenus à les dépasser.
En 2022 une centaine de projets étaient en cours en France, mais ce panorama des projets de REUT actualisé en 2022 a aussi montré aussi que de nombreux projets sont abandonnés, bien souvent avant leur mise en œuvre opérationnelle. La Direction de l’eau et de la biodiversité de la Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature (DGALN) a demandé au CEREMA d’identifier les difficultés rencontrées dans le déploiement et la pérennisation des projets de REUT en s’appuyant sur les retours d’expérience des acteurs de terrain : collectivités, services déconcentrés de l’Etat, bureaux d’études, exploitants de station d’épuration. Le CEREMA a donc retracé la trajectoire des projets de REUT et leurs caractéristiques (usages des eaux traitées, besoin initial, organisation des acteurs) et procédé en deux étapes : des entretiens avec les intervenants de 25 projets qui ont été arrêtés à différents stades ou qui ont été relancés après un premier échec ; un questionnaire envoyé à 125 acteurs de projets de REUT, portant sur les conditions de réussite et de pérennité de leur projet de REUT, qu’il soit au stade de développement ou déjà mis en œuvre.
Réutilisation des eaux usées traitées : Comprendre et dépasser les difficultés. Étude des retours d’acteurs de terrain – CEREMA
Essentiel du CEREMA
Économies d'eau, chaque goutte compte
Ce nouvel "Essentiel" du CEREMA s'adresse principalement aux élus et à leurs équipes, et présente les leviers d'action pour réaliser des économies d’eau et initier une dynamique de sobriété hydrique sur leur territoire.
CEREMA
Focus de l'IGEDD sur…
une contribution et une régulation de la publicité pour une consommation plus durable
En décembre 2024, un rapport conjoint de l’Inspection générale des finances, de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable et de l’Inspection générale des affaires culturelles a été remis au Premier ministre. Son objectif : évaluer le rôle de la publicité et des communications commerciales (promotions, parrainages, influenceurs rémunérés, relations publiques) dans la consommation des Français et proposer des pistes pour les rendre plus compatibles avec la transition écologique.
L'IGEDD revient sur ce travail de réflexion en rappelant que, chaque année, les communications commerciales représentent environ 34 milliards d’euros de dépenses en France, soit l’équivalent des investissements de recherche et développement des entreprises. Dans un contexte où la France a pris, dans sa Stratégie nationale bas carbone par exemple, des engagements visant la neutralité carbone d’ici 2050, la question se pose : ces messages encouragent-ils à consommer plus ? Dans l’affirmative, peuvent-ils évoluer pour soutenir des modes de vie et de consommation plus durables ?
IGEDD
OUTILS
Préserver le milieu marin dans la gestion du littoral
Un référentiel technique de l'OFB et du CEREMA
Comment concilier gestion du trait de côte et préservation des milieux marins ? Un référentiel intégrant les dernières connaissances est disponible pour les acteurs de la gestion du littoral. Il offre une vue d'ensemble des approches de gestion du trait de côte et présente les principales techniques mobilisées, en précisant leurs effets potentiels sur les écosystèmes marins et les mesures environnementales associées.
Ce nouveau référentiel, qui porte sur les deux aléas les plus fréquents : les submersions marines et le recul du trait de côte, comprend deux volumes :
- Le Tome 1 présente l’organisation institutionnelle et réglementaire de la gestion du trait de côte. Il décrit la dynamique des littoraux, les aléas et les enjeux associés puis détaille le cadre réglementaire et les acteurs impliqués à l'échelle nationale, des façades maritimes aux aires marines protégées (dont les sites Natura 2000), pour apporter une vision globale de l’organisation de la gestion du trait de côte. Il présente également les leviers d’action mentionnés dans les différents textes réglementaires et stratégies à différentes échelles : Stratégie nationale de gestion des risques d’inondation (SNGRI), plans de gestion des risques d’inondation (PGRI), schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), stratégies locales de gestion des risques d'inondation (SLGRI), etc.
- Le Tome 2 synthétise l’état des connaissances sur les impacts potentiels des différentes méthodes de gestion du trait de côte sur les écosystèmes marins. Il identifie les principales pressions engendrées par ces techniques et les aménagements, propose une évaluation des risques pour les habitats et les espèces, et propose des mesures permettant de réduire ces impacts, selon la séquence Éviter-Réduire-Compenser, avec des tableaux synthétiques facilitant l’usage pratique de ces informations.
Dans mon eau : quels polluants chimiques dans mon eau du robinet ?
Générations Futures et Data for Good publient un site avec une carte interactive exclusive sur la présence des principaux polluants chimiques dans l’eau du robinet. Grâce à cet outil n'importe qui pourra savoir, où qu'il habite, s'il est exposé via l’eau du robinet à des pesticides et leurs métabolites, des PFAS, des nitrates, du CVM ou du perchlorate.
À mesure que la surveillance des polluants (notamment des pesticides et PFAS) se renforce, de nouvelles situations problématiques sont révélées mais il est très difficile d’avoir une vision claire de sa qualité. Les données existent, mais elles sont difficilement accessibles, complexes, et surtout illisibles pour le grand public. C’est pourquoi Générations Futures et Data For Good ont créé Dans Mon Eau, un outil inédit, simple et accessible à tous, qui rassemble les données officielles du contrôle sanitaire, actualisées dès que de nouveaux résultats sont disponibles. Il permettra un accès plus facile du public à ces informations, comme le demandait un récent rapport les inspections des ministères de l’Écologie, de la Santé et de l’Agriculture. Cet outil a déjà permis d’acquérir une meilleure vision de la situation globale et de ces différentes pollutions de l’eau du robinet en France. De manière générale, la qualité de l’eau est globalement bonne en France avec actuellement plus de 87 % des UDI (unités de distribution d’eau potable) conformes à la réglementation et sans dépassement de limites sanitaires (ce chiffre exclut les métabolites de pesticides non pertinents). Cependant une grande hétérogénéité sur le territoire est constatée. Le Nord de la France est particulièrement concerné par la majorité des cas de non conformité et des recommandations de non consommation de l’eau. La très grande majorité des cas de non conformité à la réglementation, recensés au 29 août 2025, est due à la présence de métabolites de pesticides.
Dans mon eau
VIDÉO
Bassin houiller lorrain
Comment gérer la remontée de la nappe phréatique ?
Après la fin des mines en Lorraine et des pompages associés, la nappe se reconstitue et son niveau remonte. Des actions sont nécessaires pour prévenir les inondations. Le BRGM a réalisé un web-série d'explications. Trois épisodes de 2 minutes sont disponibles : La remontée de la nappe de Grès ; Le champ captant ; Pompage et traitement des eaux minières.
BRGM
ACTEURS
La Cour des comptes inspecte le réseau des chambres d'agriculture
Créées en 1851 et devenues dans les années 1960 un vecteur majeur du conseil aux paysans, les chambres d'agriculture jouent aujourd’hui encore un rôle central auprès des agriculteurs dans un contexte de transitions économique, sanitaire, environnementale et de souveraineté. Régies par le statut d’établissements publics et gouvernées par des élus, elles regroupent 100 établissements, emploient 8 200 salariés et disposent d’un budget annuel de près de 800 millions d'euros, financé pour les trois quarts par des ressources publiques. La Cour des comptes, dans son rapport, porte une appréciation sur leur fonctionnement et leur action, en examinant l’effectivité de leur structuration en "réseau des chambres d’agriculture", leur performance économique et financière, l’exercice des missions de service public, ainsi que la tutelle exercée par l’État. Si des avancées récentes sont à mettre à l’actif du Ministère de l’agriculture et de Chambres d’agriculture France, des transformations restent nécessaires afin de renforcer la cohérence du réseau, l’accompagnement des agriculteurs dans les transitions et la responsabilité budgétaire, alors que le nombre de paysans continue de diminuer et que la part de l’agriculture dans le PIB s’est stabilisée à moins de 2 %.
Cour des comptes
Municipales 2026 : Les entreprises de l'eau forcent la prise en compte
L’eau potable s’impose comme une priorité électorale pour 7 Français sur 10, selon une étude
Sécheresses, inondations, pollution des ressources, hausse des coûts de traitement… alors que les effets du changement climatique se font sentir sur tout le territoire, les Français sont de plus en plus nombreux à se préoccuper des diverses thématiques liées à l’eau. La Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) a commandé une étude auprès de la marketplace Kantar. Selon les données recueillies, 72 % des citoyens attendent des candidats qu’ils fassent de l’eau un axe central de leur programme. Parmi eux, 64 % pensent que la campagne électorale doit être l’occasion de parler des solutions pour agir contre les pollutions de l’eau et 61 % d’échanger sur les moyens d’avoir une consommation plus responsable de l’eau. Ces attentes confirment une prise de conscience collective : la gestion de l’eau ne relève plus du seul champ technique, mais constitue un enjeu de gouvernance locale, économique et environnementale : 91 % des personnes interrogées estiment qu’il ne faut pas ralentir les investissements dans les services d’eau. L’eau est également perçue comme un vecteur de dynamisme territorial, levier d’emploi local et d’innovation. Les Français y voient une source d’emploi, d’innovation et de croissance durable : 79 % reconnaissent que les entreprises de l’eau créent des emplois locaux et non délocalisables au service des collectivités et des habitants (de fait les entreprises de l’eau totalisent 28 000 salariés œuvrant dans près de 800 implantations locales). 81 % de Français sont aussi convaincus qu’elles développent des métiers à la pointe de l’innovation.
Forte de cette estime, la FP2E a organisé à la Maison de l'Amérique latine (Paris) une rencontre-débat autour du thème de la valeur de l’eau, et publie ses "10 engagements au service des territoires". À travers ce mémorandum, les entreprises de l’eau s’engagent notamment à : renforcer l’accompagnement technique et financier des collectivités dans leurs stratégies de résilience hydrique ; innover pour limiter les pertes en eau, améliorer les performances des réseaux et développer les solutions fondées sur la nature ; soutenir un modèle économique adapté à la sobriété hydrique, pour garantir la continuité du service public à coût maîtrisé ; agir pour une plus grande transparence et pédagogie, en sensibilisant les citoyens à la valeur réelle de l’eau et à la chaîne d’expertise qui garantit sa qualité. "L’eau n’est plus seulement un sujet technique. La qualité et la disponibilité de cette ressource vitale est devenue une question démocratique, écologique et sociale. Les élus locaux sont en première ligne pour garantir un accès continu à une eau de qualité, pour les particuliers comme pour les professionnels, pour protéger les ressources et les milieux, et adapter leur territoire au changement climatique. Accorder à l’eau sa juste valeur, c’est aussi assumer de prévenir le coût de l’inaction. Il est décisif de repenser le modèle de financement du service public de l’eau, pour donner aux élus les moyens d’agir durablement. Nous serons à leurs côtés, avec des solutions éprouvées", conclut Estelle Grelier, présidente de la FP2E.
Les 10 engagements des Entreprises de l’eau au service des Territoires – FP2E
Un partenariat au service de la gestion intégrée des eaux pluviales
À l’occasion du Salon de l’Habitat & Déco s'étant tenu à La Teste-de-Buch dans le bassin d'Arcachon, Aqualyo, spécialiste des solutions connectées de récupération d’eau de pluie, et Quadra Terra, réseau de paysagistes experts en aménagements durables, ont signé un partenariat stratégique visant à proposer tant aux collectivités qu'aux particuliers des solutions de gestion intégrée des eaux pluviales, du captage à la restitution dans les sols, afin de réduire la pression sur l’eau potable.
Basée à Saint-Médard d'Eyrans, Aqualyo conçoit des systèmes modulaires et digitaux permettant de valoriser l’eau de pluie à la source ; basée à La Teste-de-Buch, Quadra Terra développe de son côté des aménagements paysagers durables favorisant l’infiltration naturelle, la perméabilité des sols et le retour de la biodiversité. Leur rapprochement permettra à la fois de déployer les solutions Aqualyo au niveau national via le réseau en forte croissance de Quadra Terra, et d’enrichir l’offre de ce dernier avec des technologies connectées de gestion de l’eau. Les deux entreprises proposent ainsi une approche intégrée, du captage à la restitution de l’eau dans les écosystèmes, au service d’un habitat plus autonome, résilient et respectueux de l’environnement. La mise en œuvre opérationnelle débutera dès cette fin d'année, avec un déploiement prévu dès le 1er trimestre 2026 dans le réseau de franchisés Quadra Terra.
Aqualyo – Quadra Terra
ACTIONS
Les Soulèvements de la Terre se jettent à l’eau contre le Canal Seine-Nord
Près de 2 000 personnes (1 000 selon les forces de l'ordre) ont défilé, samedi 11 octobre dans l’Oise, contre le chantier du Canal Seine-Nord Europe. La coalition des opposants s’apprête à contester chacun des 107 kilomètres de cet immense chantier du canal à grand gabarit (54 mètres de large) devant relier Compiègne dans l'Oise à Aubencheul-au-Bac dans le Nord. Présenté comme le "maillon central de la liaison fluviale Seine-Escaut", le canal traversera les Hauts-de-France et permettra aux péniches à grand gabarit (jusqu’à 185 mètres de long et 11,40 mètres de large) de circuler entre la France, la Belgique et les Pays-Bas.
Le projet, évalué selon une première estimation à 5,1 milliards d’euros, prend forme depuis une quinzaine d’années dans une relative confidentialité. Les premières valses de tractopelles, en 2022, à 2 kilomètres de Compiègne à vogue de péniche, ont fait éclore la mobilisation. Autour des militants historiques, réunis au sein de l’association Mégacanal Non Merci, des étudiants de l’école d’ingénieurs de Compiègne et le groupe régional des Soulèvements de la Terre, se sont agrégés. En mai 2025, la coalition inaugurait un "été des Soulèvements de la Seine", faisant le lien avec les autres luttes en cours sur le bassin versant (dont le projet Green Dock de Gennevilliers) pour réunir un bon nombre d'organisations militantes.
Le reportage de Reporterre
SEINE-NORMANDIE
Le point sur la contamination par les perfluorés sur le bassin
Dans les eaux du bassin Seine-Normandie, le nombre de composés perfluorés qui font l’objet d’une surveillance régulière dans les cours d’eau et les eaux souterraines est en augmentation depuis 2021. En 2024, une trentaine de substances est suivie de façon régulière sur les différentes stations de surveillance pour les eaux de surface et une quarantaine pour les eaux souterraines. Leurs concentrations dans les eaux varient de quelques nanogrammes à quelques dizaines de microgrammes.
Dans les cours d’eau, on observe la présence sur l’ensemble du bassin et de manière chronique sur la période 2021-2024 du sulfonate de perfluorooctane (PFOS), seul représentant de la famille disposant d’une norme de qualité environnementale (NQE) et dont la production a été arrêtée en 2000, et de l’acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS). Une plus faible contamination est cependant observée sur le territoire des bocages normands que sur le reste du bassin. Le suivi dans le temps semble montrer une amélioration de l’année 2024 sur la qualité des rivières vis-à-vis de ces composés.
Dans les eaux souterraines, on observe des valeurs fortes plus nombreuses (facteur 10) que dans les eaux de surface. Vingt substances font l’objet d’une surveillance régulière suite à la révision de la directive concernant les eaux de consommation. Une dizaine de points d’eau à surveiller de près a été détectée, dont un est en dépassement chronique dans les Hauts-de-Seine depuis 2018.
Note
Résultats de la consultation du public et des assemblées
Sur le bassin, la consultation du public sur les enjeux de l’eau (ou "questions importantes") a été organisée par le comité de bassin Seine-Normandie et le préfet coordonnateur de bassin du 25 novembre 2024 au 25 mai 2025. La consultation de certaines assemblées dites "obligatoires" a eu lieu sur la base de la même synthèse approuvée à l'unanimité par le comité de bassin en 2024, mais par courrier. À l’issue de cette consultation présentant les cinq grands enjeux de la politique "Eau", 1 519 avis ont été enregistrés, accompagnés de 787 contributions argumentées.
Synthèse
ÎLE-DE-FRANCE
Enquête publique Greendock
Les citoyens de la banlieue nord mobilisés
Du 15 octobre au 28 novembre, l’enquête publique Greendock vise à consulter les habitants de la banlieue nord de la capitale sur un projet d’entrepôt géant (650 mètres de long sur 35 mètres de haut, avec des construction à 4 mètres du fleuve)prévu sur les berges de Seine à Gennevilliers. Les nombreuses contributions dès l’ouverture de l’enquête ont entraîné son prolongement de 15 jours.
La très grande majorité de ces contributions sont négatives, d’autres questionnent l’opportunité du projet. La diversité des arguments illustre les nombreux aspects sur lesquels ce projet est critiqué. Face à cet engouement, la commissaire-enquêtrice a demandé un report de 15 jours qui a été accordé par la préfecture. Les citoyens auront ainsi plus de temps pour s’exprimer, en ligne ou directement via les permanences. Parmi les critiques formulées (près de 400 avis à fin octobre), on retrouve principalement : la protection de la Zone Natura 2000, située juste en face, pour laquelle la MRAE (autorité indépendante) a souligné des risques importants ; la protection des berges de Seine et de leurs paysages, qui sont des lieux de promenades, de loisirs, de respiration pour la banlieue nord ; des inquiétudes en matière de pollution et d'encombrements routiers pour un projet initialement présenté comme fluvial mais va s'avérer à plus de 90 % routier ; des remarques sur le développement du Port de Gennevilliers, suffisamment grand pour accueillir ce type de projet ailleurs ; des remarques sur l’emploi et le type d’activités logistiques (la construction par un promoteur immobilier australien et la location à des sous-traitants logistiques n’offrant aucune garantie de ce point de vue).
Le rapport indépendant de la Mission régionale de l’Autorité environnementale publié en avril 2025 a permis d’éclaircir de nombreux points – MRAE
Site du collectif Stop Greendock
Biodiv'ÎdF : L’atlas dynamique de la biodiversité en Île-de-France
L’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France et l’ensemble de ses partenaires mettent à la disposition des Franciliens un atlas dynamique de la biodiversité francilienne. Avec 5,6 millions d'observations, près de 17 000 espèces recensées et plus de 32 000 photos, l'atlas Biodiv'îdF illustre toute la richesse de la biodiversité en Île-de-France. Il permet des consultations par espèce ou par commune. Ce projet, soutenu par la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports (DRIEAT) et la Région Île-de-France, s'inscrit dans le cadre du Système d'information de l'inventaire du patrimoine naturel (SINP). Chaque nouvelle observation alimente les fiches des espèces, dans une volonté de partage et d'enrichissement des connaissances sur la biodiversité du territoire.
L'Atlas Biodiv'ÎdF
PAS-DE-CALAIS
Retour sur les inondations de 2023-2024
Le CEREMA auprès des acteurs locaux en amont pour se préparer, en post-crise, et pour établir un RETEX
À la suite de fortes inondations dans le Pas-de-Calais survenues fin 2023 et début 2024, l’État a engagé une réflexion collective sur le risque et sur les actions menées pour renforcer la résilience du territoire. Sur demande de la Préfecture du Pas-de-Calais, le CEREMA a accompagné l’État et les collectivités à plusieurs niveaux de temporalité et d’échelles territoriales : en post-crise pour inspecter les infrastructures endommagées, en amont pour déployer des plans de sauvegarde, et lors de la phase de retour d’expérience.
CEREMA
RHIN-MEUSE
Grand Prix Trophées de l’eau 2026
Le jury des Trophées de l’eau a retenu quatre actions exemplaires en faveur de l’eau et de la biodiversité. Le public a jusqu’au 1er décembre minuit pour donner son avis et choisir son action préférée ; celle-ci sera le prochain Grand Prix 2026 !
Les quatre actions sélectionnées sont : la requalification d’une ballastière en zone humide alluviale à Charmy-sur-Meuse (AAPPMA La Goujonnière Meusienne, Meuse) ; la création de bassins de déchloration des eaux de la piscine olympique de Forbachb (Communauté d’agglomération Forbach Porte de France, Moselle) ; les travaux de restauration et de prévention des inondations de la Kissel (Communauté de communes de Cattenom et Environs, Moselle) ; la relance de la culture du chanvre bio en Alsace en vue de la préservation des ressources en eau (Chanvr’eel, Bas-Rhin).
Rhin-Meuse
RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
La loi Climat et Résilience au centre de la Rencontre régionale des canalisateurs
Dès le 22 août 2026, avec la loi Climat et Résilience, la commande publique évolue pour prendre en compte les objectifs nationaux de développement durable (article 35). Les entreprises de travaux publics et les collectivités locales doivent anticiper cette (r)évolution. Le sujet a été le thème central de la Rencontre régionale de l’Eau et de l’Assainissement (23ème édition) des Canalisateurs du Sud-Est qui s’est déroulée le 3 octobre au complexe InSITU de Beaumont-Lès-Valence (Drôme). "Avec les élections municipales, l’année 2026 sera une année charnière et la gestion de l’eau une priorité stratégique. Au-delà des obligations, la loi Climat et Résilience est une opportunité pour améliorer nos pratiques puis tendre collectivement vers la réduction de 50 % des gaz à effet de serre des travaux publics d’ici 2030 et vers la neutralité carbone en 2050", a déclaré Michel Réguillon, président des Canalisateurs du Sud-Est, en félicitant "l’implication soutenue des collectivités locales régionales qui ont continué à investir en 2024 et 2025 malgré les incertitudes économiques et le manque de visibilité". Bien que les bénéfices concrets de l’intégration obligatoire des indicateurs environnementaux dans les marchés publics, prévue pour août 2026, ne devraient se faire sentir qu’entre trois et cinq ans, les professionnels et la maîtrise d’ouvrage saluent d’ores et déjà cette avancée porteuse d’effets vertueux. En effet, l’intégration des critères environnementaux va permettre la montée en compétence collective de la maîtrise d’œuvre, maîtrise d’ouvrage et des acteurs économiques. Cette évolution pérenne redonnera de la valeur aux variantes, qui favorisent l'innovation des entreprises (notamment TPE/PME) et l'apport de leur expertise.
Près de 150 professionnels, entreprises, élus et techniciens des collectivités ont participé à ce "think-thank des canalisateurs", en présence de Cyril Vallon, maire de Beaumont-lès-Valence, Nicolas Daragon, maire de Valence, président de Valence Romans Agglomération et vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et Pierre Rampa, président national des Canalisateurs.
OCCITANIE
Une consultation multi-acteurs inédite en France
L'INRAE et la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie lancent CoRAE – Consultation Recherche Agriculture Alimentation Environnement – une initiative pionnière en France, sous le parrainage de l’État et la Région Occitanie. Accompagnée par Agropolis International et soutenue par les agences de l’eau Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée Corse, cette démarche vise à renforcer l’impact des résultats scientifiques sur le territoire, en engageant un dialogue approfondi avec les acteurs d’Occitanie. Prévue pour durer un an, les premiers résultats de cette démarche participative seront dévoilés en juin 2026.
L’originalité de la démarche est qu’elle mobilise l’expertise collective pour concevoir et mettre en œuvre des dispositifs de concertation et de participation adaptés aux enjeux agricoles et territoriaux contemporains. Elle repose sur deux volets complémentaires : 1. Une concertation entre des groupes constitués de représentants des acteurs du territoire : agriculteurs, acteurs économiques, élus, autorités publiques, associations, chercheurs et enseignants ; 2. La mobilisation de trois panels d’acteurs tirés au sort : citoyens, agriculteurs, chercheurs. Cette consultation vise à : Identifier collectivement les besoins et priorités en innovation et recherche et développement ; Hiérarchiser et construire des stratégies alignées avec les enjeux territoriaux ; Renforcer la coopération entre acteurs régionaux de la recherche, de l’innovation et du développement ; Valoriser les résultats scientifiques sur le terrain ; Contribuer aux politiques publiques en région ; Favoriser la cohérence et la transversalité des projets existants et futurs.
INRAE
ADOUR-GARONNE
Ralentir l’eau : un enjeu commun pour adapter les territoires
Avec les effets de plus en plus marqués du changement climatique, la gestion des écoulements dans les bassins versants est devenue un sujet stratégique. Ralentir l’eau, c’est limiter les risques d’inondations, favoriser l’infiltration dans les sols, préserver la ressource et renforcer la résilience des territoires. Le 3 octobre, l’Agence de l’eau Adour-Garonne et la Plateforme des bonnes pratiques pour l’eau du Grand Sud-Ouest, sous l’égide de l’Entente pour l’eau et en partenariat avec idealCO, ont organisé à Bordeaux une journée d’échanges sur le sujet. Cette journée avait pour objectif de mettre en lumière les leviers techniques, financiers et organisationnels permettant d’agir, que ce soit en ville, en milieu rural ou agricole. Les discussions ont porté également sur les moyens de dépasser les blocages et de mobiliser les acteurs autour de projets communs.
Replay
LOIRE-BRETAGNE
Le SMAR Loir & Eure récompensé pour un projet de restauration de la continuité écologique
Depuis 1999, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne organise les Trophées de l’eau pour valoriser et récompenser des actions exemplaires qui contribuent à préserver la qualité de l’eau et des milieux aquatiques dans le bassin Loire-Bretagne, le plus vaste de France, couvrant 36 départements, près de 6 800 communes et 6 654 kilomètres de côtes. Cette année, le projet mené par le Syndicat mixte d'aménagement et de restauration des bassins versants du Loir et de l'Eure amont (SMAR) dans l'Eure-et-Loir a été retenu parmi 32 initiatives et est lauréat dans la catégorie "Agir pour la résilience des milieux aquatiques" pour la restauration de la continuité écologique sur l'amont du Loir, sur la commune de Cloyes-les-Trois-Rivières.
Le SMAR Loir & Eure 28 couvre un territoire regroupant 119 communes, représentant près de 96 500 habitants. Le syndicat intervient majoritairement sur le bassin versant du Loir et agit sur environ 500 kilomètres de cours d’eau à préserver. Sur la commune de Cloyes-les-Trois-Rivières, son action a porté sur l’un des secteurs les plus fragiles : le Loir aval, dont l’état écologique était dégradé à cause de la présence d’ouvrages empêchant la circulation des poissons, d’une morphologie altérée et de la présence de pesticides. Ce secteur bénéficie d’un classement Natura 2000 et abrite une île remarquable, couverte de l’une des plus vastes roselières du département, un véritable refuge pour la biodiversité locale. Le projet récompensé est la première opération d’effacement d’ouvrage menée par le syndicat sur le Loir. C’est une opération exemplaire de restauration globale de la rivière : effacement de trois ouvrages hydrauliques, restauration de la forme naturelle du lit, gestion des berges et de la ripisylve, lutte contre les espèces exotiques envahissantes, aménagements pour le pâturage et installation d’abreuvoirs pour préserver les pratiques agricoles, création de passages pour les pêcheurs. Après la phase d’effacement des ouvrages en février 2022 et un réajustement naturel du cours d’eau, des travaux de restauration ont été réalisés pour rétablir des écoulements continus et diversifiés sur 10 kilomètres, soit plus de 20 % du linéaire du Loir aval sur la commune. La réussite de cette démarche tient aussi à la concertation avec les riverains, les élus et les usagers du territoire tout au long du projet.
Loire-Bretagne
Un trophée remis au SENOM pour la valorisation du pâturage
Un partenariat inédit s’est formé entre un groupe d’agriculteurs, une organisation experte en conseil sur le pâturage, et un syndicat de l’eau, tous réunis autour d’un projet stratégique visant à améliorer la qualité de l’eau potable. Mardi 29 octobre, cette initiative lancée par le Syndicat d’eau Nord-Ouest Mayennais (SENOM) a été saluée par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne lors d’une cérémonie à Gorron.
Le SENOM, en collaboration avec PatureSens et les acteurs locaux, relance la culture du pâturage innovante et adaptée. L'objectif est de renforcer la présence et la qualité des prairies pâturées sur l’aire d’alimentation de captage, réconcilier les agriculteurs avec cette pratique grâce à des méthodes modernes et sur-mesure, et contribuer ainsi à la préservation de la ressource en eau par des pratiques agroécologiques exemplaires.
Loire-Bretagne
FLEUVE LOIRE
Livraison d'un des plus importants chantiers fluviaux de France
Voies navigables de France a confié à NGE, via sa filiale Travaux Maritimes et Fluviaux, le chantier du Duis de Bellevue, près de Nantes. Il s’agit d’une opération majeure pour NGE TMF, créée en 2023 et qui signe là une référence majeure. L'entreprise a assuré ce chantier aux côtés du Groupe Guintoli et de NGE Paysages, en groupement avec Charier, mandataire et CDES, sous maîtrise d’œuvre d'EGIS et de CNR.
Cet aménagement du Duis de Bellevue a constitué un des plus grands chantiers fluviaux actuellement à l'œuvre en France, tant en termes de chiffre d’affaires (23 millions d'euros) que de moyens matériels et personnels mobilisés. Son enjeu, mentionné dès le premier Plan Loire Grandeur Nature de 1994, est la restauration d’un équilibre morphologique du lit mineur de la Loire et des fonctions écologiques associées à travers la réalisation d’une digue immergée en enrochements, le "Duis", et de ses aménagements connexes. L'objectif de cet aménagement est générer une perte de charge permettant de réduire les pentes hydrauliques en amont de l’ouvrage et de favoriser le processus de dépôt progressif des sédiments. Les travaux ont été localisés en Loire et sur les berges en rives droite et gauche du fleuve à l’amont du pont de Bellevue, ainsi que dans le bras de Thouaré, sur les communes de Sainte-Luce-sur Loire, Basse Goulaine et Saint-Julien-de-Concelles.
Ces ouvrages ont été réalisés intégralement avec des moyens nautiques afin de limiter les nuisances et prendre en compte les contraintes spécifiques liées à l’environnement du projet. Un important dispositif matériel a été déployé pour permettre de lancer les opérations de dragage hydraulique, de transport fluvial des matériaux par barges, ainsi que la mise en place de 5 ateliers nautiques avec des pelles et grues sur pontons qui travaillaient simultanément. Au pic de l’activité en période estivale et automnale, plus d’une vingtaine d’unités flottantes ont été mobilisées. Les opérations ont été programmées sur deux périodes distinctes en 2024 et 2025 calées sur les contraintes environnementales vis-à-vis de la faune et de la flore, avec un travail entre les mois de juillet et novembre durant lesquels les débits du fleuve sont également les plus adaptés pour ce type d’intervention. La saison I a permis la réalisation des premiers travaux de préparation des fonds et des travaux connexes de protection des berges en rives droite et gauche, du tapis de dissipation et de dépose des épis rocheux existants. La saison II, aujourd'hui en phase d'achèvement, a permis la réalisation de l’ouvrage principal du Duis.

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APPELS À PROJETS
Rhône-Méditerranée Corse
Opérations groupées sectorielles – Réduction des émissions dispersées de micropolluants et/ou réalisation d’économies d’eau
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ouvre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour soutenir les projets collectifs portés au sein d’une branche ou d’une filière professionnelle et visant à réduire les rejets de substances dangereuses dans l’eau ou à économiser l'eau. Doté de 10 millions d'euros, cet AMI s’adresse aux fédérations et syndicats professionnels, chambres consulaires, associations, entreprises avec plusieurs sites d’implantation des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse qui projettent d’accompagner les petites et moyennes entreprises (industrie, artisanat, hôtellerie…) dans leurs opérations en faveur de la ressource en eau.
Dans un premier temps, les porteurs de projet devront envoyer à l’agence leur proposition sous forme d’une lettre d’intention. Puis, le jury sélectionnera les meilleurs projets, et laissera aux partenaires retenus 3 à 4 mois pour élaborer précisément le mode d’organisation de l’opération groupée qui, elle, durera 3 ans maximum. Les lauréats finaux pourront bénéficier d’une aide pouvant aller jusqu’à 70 % pour l’animation, l’accompagnement administratif et les actions de communication auprès des entreprises ciblées, qui seront elles-mêmes aidées pour la réduction des micropolluants dispersés et la réalisation d’économies d’eau.
Note d'intention – 05 novembre 2025 pour la seconde vague
Rhône-Méditerranée Corse
Expérimentation de paiements pour services environnementaux (PSE)
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ouvre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour déployer, sur des territoires volontaires, des paiements pour services environnementaux (PSE) à destination des exploitations agricoles. L’objectif est de soutenir, à l’échelle des systèmes d’exploitation, le déploiement de pratiques agricoles à faible impact sur la ressource en eau, les milieux humides et la biodiversité qui leur est liée. Doté de 50 millions d'euros, cet AMI s’adresse aux opérateurs territoriaux (collectivités, syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable) désireux de déployer des PSE ambitieux à l’échelle de leur territoire.
Plus de 700 exploitations sur 21 territoires ont déjà été accompagnées par l’agence de l’eau en 2020 et 2021 grâce à une première expérimentation de paiements pour services environnementaux, mise en place lors de son 11ème programme, pour une période de 5 ans. Forte de cette expérience, et en phase avec les objectifs du Plan eau et de la Stratégie nationale pour la biodiversité, l’agence de l’eau lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour poursuivre cette expérimentation. Cette nouvelle édition couvre un périmètre d’objectifs plus large que la première qui était centrée sur la réduction des pollutions sur les aires d’alimentation de captage et les ressources stratégiques pour l’eau potable et sur la préservation de la biodiversité. Les projets attendus devront concourir à 2 objectifs parmi les suivants : sobriété en eau, reconquête de la biodiversité, restauration de la qualité de l’eau, amélioration du fonctionnement des zones humides, ou encore amélioration de l’infiltration de l’eau dans les sols. Les opérateurs territoriaux sont en première ligne de cet appel à manifestation d’intérêt. Collectivités (communes, départements) et leurs groupements (établissements publics de coopération intercommunale), syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable, peuvent se porter candidats. Il est attendu des projets portant une ambition de changement de pratiques agricoles à l’échelle d’un territoire. Pour engager l’implication du porteur territorial ainsi que la pérennité de la démarche sur le territoire, les aides de l’agence couvriront 80 % de la rémunération des services environnementaux rendus par les exploitations, le reste relevant de l’opérateur ou d’autres financeurs intéressés par la démarche.
Notes d'intention – 30 novembre 2025. Les candidats retenus à l’issue de cette première phase, jusqu’au 30 avril 2027 pour le dépôt des projets PSE intégrant les engagements des agriculteurs.
Nouvelle-Aquitaine
AAP FEDER La réutilisation des eaux non conventionnelles
La Région Nouvelle-Aquitaine propose un appel à projets FEDER sur la réutilisation des eaux non conventionnelles avec pour objectif de favoriser une gestion durable et résiliente de la ressource en eau en Nouvelle-Aquitaine. Les projets pourront concerner : les eaux usées urbaines traitées issues de stations d’épuration domestiques ; les eaux industrielles ; les eaux d’exhaure ; les eaux de pluie et eaux pluviales ; les eaux grises…
Dépôt des dossiers – 15 juin 2026
SUISSE
Des pesticides dans les ruisseaux : Il reste encore beaucoup à faire
Trois études récentes mettent en lumière la pollution par les pesticides des ruisseaux et rivières suisses. Grâce à un screening complet de plus de 250 pesticides, elles montrent lesquels sont présents dans les eaux et quels sont les organismes aquatiques les plus menacés. Les études ont en outre examiné de quelles applications proviennent les pesticides présentant un risque particulièrement élevé et par quelles voies ils parviennent dans les eaux – une base importante pour pouvoir réduire de manière ciblée la pollution des eaux par ces substances. Pour ce faire, l'EAWAG, la plateforme Qualité des eaux du VSA (Association suisse des professionnels de la protection des eaux) et le Centre Écotox de Dübendorf ont collaboré.
EAWAG
L’UNESCO publie trois nouveaux volumes de l'Histoire générale de l'Afrique
Le projet de rédaction de l'Histoire générale de l’Afrique par l’UNESCO a été lancé en 1964 avec un objectif clair : raconter l’histoire de l’Afrique d’un point de vue africain. Au fil des années, plus de 550 experts africains et internationaux ont contribué à cette œuvre monumentale, qui s’achève avec la parution de trois nouveaux volumes en 2025. Aujourd’hui, l’UNESCO met ce riche corpus à la disposition des salles de classe du monde entier.
UNESCO
Avec l'Afrique, un nouveau modèle de coopération au développement
Un nouveau rapport de Pierre Jacquemot – L'aide publique au développement serait-elle entrée en phase terminale ? Alors que les critiques se multiplient à son encontre – sur son nom, ses concepts, voire, parfois, son imposture –, on assiste depuis deux ans à un reflux inédit de ses financements, en particulier vers l'Afrique. Pour l'ancien diplomate Pierre Jacquemot, cela peut constituer le point de départ d'une reconstruction tant conceptuelle que politique de la coopération internationale et une occasion pour inventer une grammaire nouvelle de la solidarité. Dans ce rapport, il formule en ce sens des propositions innovantes.
Fondation Jean Jaurès
TUNISIE
De nouveaux barrages seront construits sur la période 2026-2030
Le ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Azzedine Ben Cheikh, a révélé qu'un ensemble de projets dans le domaine des ressources hydrauliques seront réalisés en 2026, dans le cadre des efforts du ministère visant à garantir une gestion durable et efficace de ces ressources face aux défis climatiques et à la pression qu'elles subissent. Selon les déclarations du ministre lors d'une session plénière de dialogue faite devant le Conseil national des Régions et des Districts, l'année 2026 verra la poursuite de la mobilisation des ressources en eau de surface. Cela comprend les projets en cours pour la réalisation du barrage de Mellègue Supérieur, des réservoirs de Saïda et de Kalaâ Kebira, du barrage de Douimis, la maintenance du système de transfert d'eau du barrage de Barbara, ainsi que la poursuite du projet de protection contre les inondations dans la basse vallée de l'Oued Medjerda.
Mais surtout de grands projets futurs ont également été programmés pour la période 2026-2030. Ils comprennent la création de 4 nouveaux barrages (Siliana 1, Boulaaba, Mâleh Supérieur et Raghay) et de 10 barrages collinaires, en plus de la réalisation des projets du barrage de Siliana et du transfert des eaux du barrage de Barbara dans les gouvernorats de Siliana et du Kef. Parallèlement, un programme de mobilisation des ressources non conventionnelles a été élaboré, notamment par le dessalement de l'eau de mer. Le ministère rappelle également œuvrer au suivi en temps réel des données climatiques et hydrologiques en modernisant les stations de mesure et en renforçant les programmes de protection de la qualité de l'eau et de lutte contre la pollution dans les principaux bassins hydrographiques.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
SÉNÉGAL
Près de 1 000 hectares de cultures inondés après des lâchers d'eau du barrage de Manantali
Les récentes crues consécutives aux lâchers d'eau du barrage de Manantali ont submergé 946 hectares de terres agricoles dans le département de Bakel, a annoncé le préfet, Daouda Sène, à l'issue d'une réunion du comité départemental de gestion des inondations et des catastrophes naturelles.
Selon l'autorité administrative, sept localités étaient sous l'eau en début de mois. Le recensement faisait état de 200 familles sinistrées, soit 3 825 personnes affectées.
Le Soleil (Dakar) – AllAfrica
Un député appelle au déploiement de gros moyens pour faire face aux inondations
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
Les ambitions de Sen'Eau
L'ambition de Sen'Eau est de devenir "l'entreprise préférée des Sénégalais en 2029", a déclaré Magatte Niang, directeur général de cette société en charge de l'exploitation et de la distribution de l'eau potable au Sénégal. "Nous voulons être l'entreprise préférée des Sénégalais en 2029, ça résume toute dans notre ambition", a-t-il déclaré précisant que l’attention sera aussi portée sur l’accueil en agences. Faisant le bilan de cinq années d’exercice, le DG a également cité Suez, partenaire technique de la Sen'Eau à laquelle elle apporte son savoir-faire.
En 2020, 400 quartiers de Daker manquaient d'eau à Dakar. "Aujourd'hui, on en décompte zéro qui manque d'eau 24 heures sur 24. C'est cela le bilan des 5 ans. Et tout ce travail, on a pu le faire avec l'apport de tout le monde, et surtout avec toutes les nouvelles technologies qui ont été mises en place", a souligné M. Niang. Ce résultat doit beaucoup aux plateformes numériques mises en place pour mieux piloter la production et la distribution. En 5 ans près 130 000 branchements ont été réalisés, correspondant à quelque 1,2 million de nouveaux clients globaux incorporés.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
Faire du Sénégal un hub de formation pour le secteur de l'eau
Sen’Eau inaugurait ce même jour son Centre d'excellence et d'innovation. Sirtué sur le Front de Terre, ce nouveau pôle de formation ambitionne de devenir une référence pour le secteur de l'eau au Sénégal et en Afrique. Le centre forme déjà des jeunes aux métiers de la pose et de l'entretien des réseaux d'eau. La première promotion de 30 plombiers a été intégralement recrutée par Sen’Eau. D'ici 2026, un BTS électromécanique sera lancé en partenariat avec le CFPT Sénégal-Japon.
Lamine Diedhiou, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica
BASSIN DU CONGO
Forêts : Un rapport préconise des investissements stratégiques
Le bassin du Congo, qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale humide au monde, revêt une importance capitale pour les six pays qu’il traverse mais également pour la planète. Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, les forêts de la région sont non seulement essentielles à la stabilité du climat et à la biodiversité, mais aussi un pilier de la résilience économique. La valeur des services écosystémiques forestiers a presque doublé en seulement deux décennies, passant de 590 milliards de dollars en 2000 à 1 150 milliards de dollars en 2020. Sur la même période, la valeur totale des actifs forestiers a grimpé de 11 400 milliards de dollars à 23 200 milliards de dollars.
D'après le rapport, la gestion et la conservation des forêts ainsi que la disponibilité des données varient considérablement à travers la région. Des pays comme le Gabon et la République du Congo se distinguent en intégrant la durabilité des forêts dans leurs plans de développement nationaux, et en affichant des taux de déforestation relativement faibles ainsi que des indicateurs d’une forte biodiversité. Le Cameroun et la Guinée équatoriale sont en train de renforcer leur gouvernance forestière et d’expérimenter des politiques qui prennent en considération la valeur des écosystèmes. De leur côté, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine font face à des pressions complexes, notamment une croissance démographique rapide et une exploitation forestière, minière et agricole informelle, qui menacent la résilience des écosystèmes forestiers.
Congo Basin: Forest Ecosystem Accounts and Policy Recommendations – Plusieurs chapitres sont disponibles en français
CONGO-BRAZZAVILLE
La Banque mondiale approuve le Projet de renforcement de la résilience urbaine
La Banque mondiale a approuvé un financement de 60 millions de dollars pour le Projet de renforcement de la résilience urbaine (PRRU) visant à réduire les risques d'érosion et d'inondation et à améliorer l'accès à des infrastructures et à des services résilients au changement climatique et durables dans certaines zones de Brazzaville et de Pointe-Noire, les deux principales villes de la République du Congo. Le projet adopte une approche multisectorielle, en orientant les investissements vers la réduction des risques climatiques, les infrastructures urbaines et les équipements publics afin d'améliorer à la fois la résilience climatique et la vivabilité des deux métropoles. Il vise également à renforcer les institutions nationales et locales en améliorant leurs capacités de planification et de gestion urbaines résilientes.
Banque mondiale
Assainissement urbain : Le pays se dote d'une politique nationale
La Politique nationale d'assainissement (PNA) 2026-2030, a été validée le 14 octobre à Brazzaville au cours d'un atelier. Cette validation de la PNA s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l'une des recommandations de la première Conférence sur l'assainissement urbain en République du Congo. Son objectif principal : réduire considérablement le taux de maladies liées à l'insalubrité, en particulier dans la capitale Brazzaville, où les résidus sur la voie publique restent un problème récurrent.
L'atelier de validation était organisé par le ministère de l'Assainissement urbain, du Développement local et de l'Entretien routier en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF). Saluant l'engagement de toutes les parties prenantes, le ministre de l'Assainissement urbain, du Développement local et de l'Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, a rappelé que cette politique vise également à renforcer la gouvernance en matière d'assainissement.
Parfait Wilfried Douniama, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica
À l’issue de cette journée, le gouvernement congolais a présenté mercredi 15 octobre son plan d'assainissement destiné à coordonner les actions d'embellissement de ses différentes cités au cours des dix prochaines années.
Loïcia Martial, Radio France Internationale – AllAfrica
Un premier samedi d'octobre consacré à l'assainissement en milieu scolaire
La tradition du premier samedi du mois consacré à l'assainissement dans les grandes villes du pays a été respectée, le 4 octobre à Brazzaville, où le ministre Juste Désiré Mondélé, l'Assainissement urbain, du Développement local et de l'Entretien routier, et ses deux collègues, Jean-Luc Mouthou et Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, respectivement ministre de l'Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l'Alphabétisation, et ministre de l'Enseignement technique et professionnel « ont assaini » trois établissements scolaires. Sur place, les trois membres du gouvernement ont associé leurs forces à celles des organisations non gouvernementales, des autres partenaires et bonnes volontés pour nettoyer les endroits visités.
Parfait Wilfried Douniama, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica
CONGO-KINSHASA
La REGIDESO excédée par les pratiques du BTP
La REGIDESO accuse les entreprises de construction de routes de détruire ses conduites d'eau desservant les abonnés à Kinshasa. Le directeur général adjoint de l’entreprise publique, Jean-Bosco Mwaka, a indiqué que cette situation complique l'accès à l'eau potable dans plusieurs quartiers de la capitale. Il a précisé que des devis ont été émis depuis trois mois pour la réparation des tuyaux endommagés, mais que les entreprises concernées n'ont toujours pas procédé au paiement nécessaire.
Seul l'Office des voiries et drainage (OVD) prend parfois le soin d’informer l’entreprise de distribution d’eau avant d’entamer des travaux.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica
ANGOLA
Le pays réaffirme son engagement en faveur d'une gestion durable de l'eau
La ministre d'État chargée des Affaires sociales, Maria Bragança, a réaffirmé à Rome l'engagement de l'Angola en faveur d'une gestion durable de l'eau, considérant cette ressource comme un vecteur de paix, de cohésion sociale et de développement durable. S'exprimant lors du Forum mondial de l'alimentation, qui se tient cette année sous le thème « Dialogue sur l'eau », la ministre a déclaré que le pays avait réalisé d'importants investissements dans les infrastructures hydrauliques, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD), notamment l'Objectif 6 et à l'Agenda 2063 de l'Union africaine.
Selon Mme Bragança, l'Angola est confronté à des défis climatiques croissants, notamment des sécheresses prolongées dans le sud, des crues soudaines dans le nord et une importante variabilité saisonnière, qui affectent la sécurité alimentaire et le bien-être de la population. Face à cette réalité, elle a expliqué que le gouvernement mettait en œuvre un ensemble de mesures structurelles et d'urgence, axées sur trois axes principaux : Renforcer les infrastructures hydrauliques, notamment le canal de Cafu, qui transporte l'eau du fleuve Cunene vers les zones arides du sud du pays ; Améliorer la gestion et l'efficacité de l'utilisation de la ressource, grâce à des programmes de forage et de surveillance des aquifères souterrains ; Adapter et renforcer le volet institutionnel, par la formation communautaire et la gestion intégrée des bassins versants.
Officiellement ouvert par le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, le Forum mondial de l'alimentation vise à promouvoir des initiatives visant à lutter contre l'insécurité alimentaire et à accélérer l'action mondiale contre la faim et la malnutrition. Il a été précédé d’un Forum mondial de la jeunesse. Le thème de cette édition était "Main dans la main pour une meilleure alimentation et un meilleur avenir ", défini par quatre piliers, les "Quatre Meilleurs" : Meilleure Production, Meilleure Nutrition, Meilleur Environnement et Meilleure Vie.
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica
Le vandalisme entraîne des pertes annuelles de plus de 50 millions de dollars
Les actes de vandalisme et les vols d'équipements et de composants des réseaux d'électricité et d'eau en Angola ont entraîné des pertes annuelles estimées à plus de 50 millions de dollars, rendant impossible la mise en œuvre de nouveaux projets d'extension du réseau électrique du pays. Le fait est dénoncé par le ministre de l'Énergie et de l'Eau, João Baptista Borges dans une interview accordée à ANGOP. Le ministre rappelle que les équipements liés à l'énergie et à l'eau sont coûteux et largement importés. À titre d'exemple, il a cité le vol de ventouses servant à maintenir la pression dans les conduites d'eau, pour un montant d’environ 500 000 dollars américains. Ces ventouses sont ensuite vendues aux postes de pesage pour 5 000 kwanzas.
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica
AFRIQUE DU SUD
Une rivière devient un système de surveillance communautaire grâce à l’UNESCO
À la suite de la désignation par l'UNESCO de 26 nouvelles réserves de biosphère – marquant la plus grande expansion du réseau mondial de réserves de biosphère en 20 ans – des projets tels que BeResilient dans la réserve de biosphère de Vhembe en Afrique du Sud soulignent l'importance de renforcer la relation de l'humanité avec la nature et de combiner les connaissances traditionnelles avec la science.
La Réserve de biosphère de Vhembe est l’une des plus grandes réserves de biosphère du nord-est de l’Afrique du Sud. Son climat varie du tropical à la savane. Comme toutes les Réserves de biosphère de l'UNESCO, elle vise à renforcer la relation entre l’Homme et la nature. Des milliers de résidents vivent dans la réserve et dépendent de l’agriculture pour subsister. Cependant, leur mode de vie est menacé par les impacts du changement climatique. La rivière Luvuvhu fournit l’eau potable et l’irrigation à près de 70 % des foyers de la province du Limpopo. La sécheresse dans la région a fait que certains villages ont dû supporter jusqu’à quatorze jours sans eau courante. Saisonnièrement, des inondations obligent également les agriculteurs à retarder leurs semis. Les communautés ont donc pris des initiatives pour explorer comment utiliser les connaissances traditionnelles combinées à la science afin de mieux comprendre le changement climatique et prévenir certains évènements extrêmes.
UNESCO
MADAGASCAR
Les forêts humides de l'Atsinanana retirées de la Liste du patrimoine mondial en péril
Essentielles pour les communautés locales, ces forêts tropicales uniques étaient menacées par une forte pression sur leur biodiversité. Grâce aux efforts récents de l'UNESCO, l'Atsinanana, ainsi que deux autres sites africains, ne figurent plus sur la Liste du patrimoine mondial en péril, illustrant le pouvoir de la coopération internationale et de l'engagement local.
Pour les communautés vivant dans et autour du parc national d'Andohahela, à Madagascar, l'accès à l'eau est une préoccupation constante. Sans eau, impossible de cultiver leurs terres : beaucoup se tournent alors vers d'autres activités pour subvenir à leurs besoins, comme la coupe illégale de bois ou la culture sur brûlis. Ces difficultés ne sont pas propres à Andohahela, elles touchent l'ensemble des six parcs qui composent le site du patrimoine mondial des forêts humides de l'Atsinanana. C'est ce constat qui, en 2010, a conduit à l'inscription de ces forêts sur la Liste du patrimoine mondial en péril de l'UNESCO. Aujourd'hui, un tournant s'opère pour les forêts humides. Depuis leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril, la communauté internationale s'est mobilisée pour préserver ces écosystèmes d'exception, notamment à travers le projet BIOCOM mis en œuvre par l'UNESCO. En résultat, 63 % du couvert forestier a été restauré, tandis que la coupe illégale de bois et le braconnage des lémuriens ont atteint leur niveau le plus bas depuis dix ans. Grâce à cette initiative, l'UNESCO place les habitants vivant à proximité de parcs majeurs comme Andohahela et Marojejy au cœur des efforts de préservation. Plus de 550 personnes, en grande majorité des jeunes, ont ainsi bénéficié d'une formation professionnelle dans des domaines variés : maçonnerie, travail du métal, pisciculture, écotourisme, vannerie, cuisine ou encore guide touristique.
UNESCO
MAURICE
Un Plan Marshall pour faire face au déficit hydrique
Comme annoncé début octobre lors d'une visite à Beau Songes, le ministre de l'Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, a présenté le vendredi 10 octobre au Conseil des ministres son Plan Marshall de l'eau. Ce plan vise à mobiliser, de manière coordonnée, des ressources hydriques supplémentaires sur les deux à trois prochaines années afin de faire face au déficit d'eau, particulièrement durant les saisons sèches. Un comité multipartite a été mis sur pied, regroupant le ministère de l'Énergie et des Services publics, la Water Resources Commission, la Central Water Authority, la Wastewater Management Authority, le Central Electricity Board, la Land Drainage Authority et l'Irrigation Authority. Sa mission sera d’élaborer des mesures à court, moyen et long termes. Le Plan Marshall en lui-même repose sur six axes stratégiques : une exploitation accrue des eaux souterraines, l'expansion des ressources de surface, la valorisation des eaux de fuite, la réutilisation des effluents traités, la construction de mini-barrages et le dessalement.
Pour résoudre durablement les pénuries dans le Sud et le Sud-Ouest, la construction du barrage de la Rivière-des Anguilles sera accélérée. Par ailleurs, un prêt de 58 millions de dollars obtenu auprès de la State Bank of India financera 13 projets de renouvellement de canalisations sur 114 kilomètres. Enfin, le ministère collabore avec la Singapore Cooperation Enterprise afin de bénéficier d'une expertise technique destinée à moderniser la gouvernance et la prestation de services dans les secteurs de l'eau et de l'assainissement.
Mahen Chitamun, L'Express (Port Louis) – AllAfrica
CHINE
Pêche (surpêche ?) dans le réservoir de Longyangxia
Ces lumières sont celles de projecteurs de bateaux de pêche. Situé en amont du fleuve Jaune, le réservoir de Longyangxia (préfecture autonome tibétaine de Hainan) est devenu le haut-lieu de la pêche spécialisée dans les poissons d’argent. Ces dernières années, les communes riveraines ont mis la pêche du poisson d’argent au centre de leur activité, stimulant le développement des secteurs de la transformation et du transport. Une chaîne industrielle intégrée fusionnant pêche + transformation + culture et tourisme a ainsi progressivement été mise en place.
China.org – photo Xinhua

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88 rivières et lacs revitalisés dans le cadre d'une campagne de restauration écologique
La Chine a réussi à revitaliser 88 rivières et lacs clés à travers le pays, rétablissant les débits écologiques des cours d'eau restés asséchés pendant des décennies, a annoncé le ministère des Ressources en eau. Ces réalisations ont été obtenues dans le cadre d'un plan d'action national de "rajeunissement de la rivière mère" 2022-2025. Des plans de restauration sur mesure ont été créés pour chaque rivière et lac en fonction de leurs conditions spécifiques. Parmi les succès notables figurent le maintien d'un débit ininterrompu du fleuve Jaune pendant vingt-six années consécutives et le Grand Canal Beijing-Hangzhou, interrompu pendant un siècle et qui a vu l'eau rétablie sur toute sa longueur depuis quatre années consécutives. Dans le bassin de la rivière Haihe, autrefois en proie à une pénurie d'eau et à une grave pollution, une des efforts systématiques de réhabilitation ont inversé la dégradation écologique. La rivière Yongding, qui présentait des sections à sec depuis également vingt-six ans, voit quant à elle l'eau couler sur toute sa longueur depuis cinq ans, tandis que le lac Baiyangdian – une zone humide vitale du nord de la Chine – a maintenu des niveaux d'eau écologiques stables depuis sept ans.
Ying Xie, Yishuang Liu – People Daily
Désert de Gobi
Deux lacs, l'un d'eau douce, l'autre salin
Situés dans le comté autonome kazakh d'Aksay, à Jiuquan, dans la province du Gansu (nord-ouest de la Chine), les lacs Dasugan et Xiaosugan sont reliés et sont tous deux formés par l'eau de fonte des monts Qilian. Un phénomène unique est que le lac Xiaosugan en amont est un lac d'eau douce, tandis que le lac Dasugan en aval est un lac salin. Ensemble, ils entretiennent une zone humide écologique dynamique dans le vaste désert de Gobi, servant d'habitat de halte et de reproduction important pour les oiseaux migrateurs le long des routes migratoires de la Chine.
Photo Lang Bingbing, Xinhua – People Daily

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CANADA
Le lac Ontario ouvre ses vannes pour le fleuve Saint-Laurent
En raison de la sécheresse qui sévit dans le sud du Québec et en Ontario, le niveau de l'eau du fleuve Saint-Laurent est au plus bas. Le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, qui gère ce système hydrologique, a donc décidé d'ouvrir les vannes du lac Ontario pour permettre aux plaisanciers de retirer leurs embarcations de l'eau et éviter qu'elles ne s'enlisent dans la vase pour tout l'hiver. L'évènement serait anecdotique s'il n'était le témoignage d'une situation qui devient préoccupante pour la région réputée pour sa richesse en eau. Philippe Gachon, professeur titulaire en hydroclimatologie au Département de géographie de l’UQAM, constate une accélération du réchauffement climatique, vecteur de sécheresse, qui aura tendance à pousser les niveaux d'eau du fleuve vers les extrêmes, qu'ils soient élevés ou faibles. Ces bouleversements se répercutent ensuite sur la disponibilité des ressources en eau et peuvent dégrader sa qualité.
Le reportage de Danielle Kadjo – Radio-Canada
Les forêts canadiennes s'assèchent également plus rapidement que jamais, ce qui pourrait transformer la façon dont elles devront être gérées dans les décennies à venir.
Le reportage de Radio-Canada
QUÉBEC
L’inventaire de certaines espèces animales fait les frais des compressions budgétaires
Québec réduit sa collecte de données ou cesse complètement l'inventaire de certaines espèces animales, selon des données compilées par le Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), qui représente notamment les biologistes du ministère de l’Environnement. Ce changement de pratique, conséquence directe des compressions budgétaires, inquiète non seulement les biologistes touchés et leurs représentants syndicaux, mais aussi l'Association des biologistes du Québec et l'organisme Nature Québec. Le gouvernement soutient pour sa part qu'il pourra, malgré tout, continuer d'assurer la conservation des espèces en situation précaire au Québec.
Radio-Canada
MAIS PAS QUE… le suivi de la qualité de l’eau des rivières subit le même sort
Le suivi de la qualité de l’eau des rivières s’arrête deux mois plus tôt que prévu dans plus d’une centaine de stations d’échantillonnage, a appris Radio-Canada. Cette nouvelle a été annoncée par Québec début octobre à des dizaines d’organisations qui participent à la recherche sur l'eau. Celles-ci s’inquiètent des conséquences, au moment où l'enjeu du manque d’eau retient l'attention.
"Cette révision est requise en raison des récentes mesures annoncées par le gouvernement visant notamment à réduire les effectifs, et ce, sans toucher aux services directs à la population", explique le ministère dans une réponse par courriel à Radio-Canada. Ces 143 stations font partie du Réseau-rivières, qui fait le suivi de la qualité de l’eau des principales rivières du Québec. Ce réseau compte au total 224 stations d’échantillonnage. Tel que rapporté par Le Journal de Montréal cet été, ce réseau est déjà passé de 267 stations en 2024 à 224 stations en 2025.
Marianne Dépelteau, Thomas Gerbet – Radio-Canada
ÉTATS-UNIS
Les dommages de catastrophes climatiques atteignent un sommet
Supprimée par Donald Trump à son retour au pouvoir, puis ravivée par un scientifique, une base de données sur les catastrophes climatiques aux États-Unis dresse un bilan record des pertes enregistrées pour la première moitié de l'année 2025.
Entre les incendies meurtriers de Los Angeles et des tempêtes dans le centre et le sud du pays, le coût des dégâts liés aux événements météorologiques extrêmes survenus entre janvier et juin aux États-Unis sont évalués à plus de 101 milliards de dollars en prenant en compte l'inflation. C'est un record. Ce bilan aurait toutefois pu ne jamais être rendu public ; le suivi des catastrophes climatiques les plus coûteuses ayant été abruptement interrompu en mai par l'administration Trump. Mise à jour par l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) depuis 1980, cette base de données a en effet fait les frais des importantes coupes budgétaires décidées par le président. Les estimations publiées sont apportées par un climatologue de l'agence, ayant démissionné en mai et qui s'efforce depuis lors de poursuivre ce travail au sein de l'ONG Climate Central avec divers experts en météorologie, en économie ou encore en gestion des risques.
Radio-Canada
Côtes-d’Armor, France – Le Syndicat Mixte Arguenon-Penthièvre renouvelle sa confiance à Saur France
Le Syndicat Mixte Arguenon-Penthièvre (SMAP) renouvelle sa confiance à Saur France, son délégataire historique depuis 50 ans, en lui confiant pour les 12 années à venir la responsabilité de la production d’eau potable desservant un territoire d’environ 220 000 habitants. Ce nouveau contrat de 12 ans, d’un chiffre d’affaires annuel de 6,4 millions d’euros, associe modernisation des installations, innovations environnementales et sécurisation durable de l’approvisionnement en eau potable du territoire. La signature s’est tenue le 2 octobre, en présence de Michel Raffray, président du SMAP, et d’Estelle Grelier, présidente de Saur France.
Saur France déploiera ainsi : Bio Sentinelle, une solution de suivi renforcé de la qualité de l’eau brute ; des solutions de réduction des émissions carbone, telles que l’installation de six trackers solaires dès 2026 et la mise en place de variateurs de vitesse sur les pompes de reprise ; l’optimisation de la performance hydraulique grâce au remplacement du sable par la filtralite, permettant d’atteindre un rendement visé de 98,5 % ; des solutions d’économie circulaire avec la réutilisation des terres de décantation et l’utilisation de BioCO2 produit localement pour le traitement de l’eau ; une optimisation des ressources par la réduction des pertes en eau sur les feeders (objectif de 97 %), la maîtrise des consommations énergétiques et le pilotage fin des produits de traitement.
Le SMAP regroupe 121 communes et assure la production d’eau potable pour un tiers du département des Côtes d’Armor, tout en participant à l’interconnexion départementale et au soutien du Pays de Saint-Malo.
Yvelines & Hauts-de-Seine, France – Hydreaulys confie à Saur France le service public d’assainissement
À l’issue de la procédure de mise en concurrence, le syndicat Hydreaulys a retenu Saur France pour la délégation de son service public d’assainissement collectif et non collectif ainsi que des eaux pluviales urbaines. Saur France aura pour mission de maintenir le haut niveau de performance et de technicité d’un patrimoine réseaux et usines remarquable. Ce patrimoine comprend notamment : la station d’épuration de Carré de Réunion (350 000 équivalents-habitants) à Saint-Cyr l’École, qui intègre la plus grande unité de traitement membranaire d’Europe assurant grâce à l’ultrafiltration une épuration de l’eau à un niveau supérieur aux traitements classiques ; la station d’épuration de Val de Gally (40 000 équivalents-habitants) à Villepreux ; près de 20 km de gros collecteurs de plus de 2 mètres de diamètre.
Le contrat, qui débutera le 1er janvier 2026 pour une durée de 12 ans, représente un chiffre d’affaires annuel de 17 millions d’euros. Il est désormais le plus gros contrat en assainissement de Saur en France. Il couvre un territoire regroupant 500 000 habitants et sur 31 communes appartenant à trois EPCI principaux : Versailles Grand Parc, Grand Paris Seine Ouest et Saint-Quentin-en-Yvelines.
Grand Paris Seine & Oise, France – La Communauté urbaine renouvelle sa confiance à Suez pour l’exploitation de la station d’épuration des Mureaux
La Communauté Urbaine Grand Paris Seine & Oise (CU GPS&O) a renouvelé le contrat confié à Suez pour assurer l’assainissement des eaux usées de 24 communes des Yvelines. Ce contrat de 33 millions d’euros sur 8 ans porte l’ambition de faire de la station d’épuration des Mureaux, un ouvrage clé au service de la transition écologique en Île-de-France.
Maillon essentiel du système d’assainissement local, la station d’épuration des Mureaux dispose d’une capacité de traitement de 20 600 m3 d’eaux usées par jour, pour un équivalent de 120 500 habitants. En décembre 2019, le site était devenu la première station d’épuration d’Île-de-France à injecter du biométhane dans le réseau de gaz. Produisant environ 4 GWh/an de biométhane, soit la consommation de chauffage et d’eau chaude d’environ 800 logements, la station alimente en énergie les foyers et entreprises du territoire. Avec ce nouveau contrat, Suez s’engage à renforcer la performance des installations et la production d’énergie. Pour atteindre cette ambition au service de la CU GPS&O, la station bénéficiera de travaux structurants, pour un montant de 2,8 millions d'euros HT. D’ici 2026, l’installation d’une centrale photovoltaïque permettra de contribuer aux besoins de fonctionnement de la station, évitant l’émission de près de 25 tonnes de CO2 par an. Dans le même temps, la modernisation du système de traitement des boues, avec le remplacement et la réhabilitation de deux filtres-presses, permettra d’améliorer la qualité des boues et d’en faciliter la valorisation sous forme de compostage et de valorisation énergétique.
La station sera aussi dotée d’un jumeau numérique pour optimiser le pilotage, le fonctionnement et la maintenance du site au quotidien. Cette solution devra permettre de réduire de 7 % la consommation d’électricité (soit une baisse de 60MWh/an) et de diminuer de 15 % l’usage de réactifs chimiques (chlorure ferrique) dans le traitement des boues. Elle bénéficiera également de la solution Suez de pilotage intelligent des effluents acheminés vers l’usine et, en sortie de site, des eaux traitées déversées dans la Seine. Ces actions et le développement conjoint du solaire et du biométhane permettront à la station de s’inscrire dans une trajectoire de neutralité énergétique d’ici 2033, en conformité avec la nouvelle directive européenne 2024/3019 du 27 novembre 2024.
La station des Mureaux accueillera des visites et sera équipée d’une nouvelle salle pédagogique pour sensibiliser les scolaires et les habitants aux enjeux du cycle de l’eau et de la protection de la ressource. Le projet prévoit en complément une démarche d’ancrage territorial et d’insertion avec la mobilisation d’au moins 10 PME locales, des partenariats avec des acteurs du territoire (SeinergyLab, ValServices, Mur’Envol) et 120 heures d’insertion professionnelle par an.
AQUAchiara et Behring Waters s’unissent pour créer un leader français de l’eau microfiltrée
La plateforme Deltaqua, majoritairement détenue par le fonds d'investissement TowerBrook Delta, annonce la signature d’un accord pour l’acquisition de Behring Waters, spécialiste des solutions d’eau microfiltrée destinées aux secteurs de la santé, de l’hospitalité et du sport. Cette acquisition marque un deuxième temps fort dans la construction de la plateforme Deltaqua et fait suite à l’acquisition d’AQUAchiara en août 2024. Elle marque également une étape majeure dans la création d’un acteur français de référence de l’eau microfiltrée à rayonnement européen.
AQUAchiara, fondée en 2007 et basée à Paris, est un acteur pionnier des solutions d’eau microfiltrée et leader sur les marchés premium de l’hôtellerie, de la restauration et des entreprises. Behring Waters, fondée en 2006 et basée à Grenoble, est un acteur pionnier des solutions de traitement de l’eau au point d’usage à travers sa technologie brevetée de filtration (cavitation + UV). Acteur reconnu sur les secteurs sanitaire et médico-social, l’entreprise évolue également dans les secteurs de l’hospitalité (entreprises, transit, restauration collective et salles de sport, etc.).
03-08 novembre 2025, Provins – France
Forum EAU
Terre et Avenir, association d’éducation au développement durable, organise un Forum à Provins sur la thématique "Eau". Ouvert à tous, il proposera expositions, conférences et ateliers sur la préservation de l’eau et les solutions face aux défis climatiques.
Programme
07-09 novembre 2025, Strasbourg – France
Aquathon 2025 by Aquanova
Le Pôle Aquanova organise un hackathon de l’eau : l’Aquathon by Aquanova. Une invitation à rejoindre une communauté, partager ses connaissances pour imaginer les solutions innovantes de demain qui permettront de relever les défis liés à l'eau et à l'adaptation au changement climatique. Professionnel de l’eau, étudiant, chercheur, gros ou petit usager, tout le monde peut porter un projet.
Aquathon 2025
18-20 novembre 2025, Paris – France
Workshop annuel des mégapoles d’Europe et d’Amérique du Nord
À la suite des workshops annuels des mégapoles d’Europe et d’Amérique du Nord qui ont eu lieu à New York (en 2023) et à Londres (en 2024), les représentants des mégapoles de Chicago, Londres, Los Angeles, New York et Paris se retrouveront en novembre de cette année à Paris avec la participation souhaitée d’Istanbul.
Depuis 2015, les efforts visant à établir l'Alliance des mégapoles pour l’eau et le changement climatique (MAWAC) dans son format particulier rassemblent décideurs, chercheurs et opérateurs, tous professionnels de l’eau urbaine impliqués dans les services des plus grandes villes du monde, afin de partager leurs expériences et de développer ensemble des projets communs pour accélérer leur nécessaire adaptation aux effets et défis du changement climatique en cours. Le workshop de Paris 2025 est organisé par le GTT International d’ARCEAU-IDF en partenariat avec la Métropole du Grand Paris et avec le soutien de l’Agence de l’eau Seine-Normandie et d’autres acteurs publics et privés de l’agglomération parisienne, sous les auspices du Programme hydrologique international (PHI) de l’UNESCO. Avertissement : le workshop est à participation limitée, sur invitation uniquement.
ARCEAU-IDF
18-20 novembre 2025, Paris – France
Salon de la Biodiversité et du Génie écologique
Organisé en partenariat avec l’Association des Maires de France, Les Éco Maires, l’Union professionnelle du génie écologique (UPGE) et avec le soutien de l’UNEP – Les Entreprises du Paysage, cet événement s’inscrit au cœur du Salon des Maires et des Collectivités Locales afin de faire converger les modèles et pratiques d’aménagement et d’urbanisme avec l’exigence de renaturation, de préservation des espaces naturels, de restauration des écosystèmes et de végétalisation des villes.
Le salon abordera des thèmes variés associés au contrôle, suivi et examen des milieux naturels, aux impacts de l’activité humaine et aux réalités des espaces et des écosystèmes au plus près de tous les acteurs du territoire : Protection et préservation de la nature et du vivant ; Aménagement, urbanisme et ingénierie écologique ; Biodiversité urbaine, espaces verts et renaturation des villes ; Économie circulaire, industrie et biodiversité ; Agriculture durable et agroécologie ; Engagement citoyen, éducation et sensibilisation ; Surveillance, contrôle et protection de la nature et du vivant.
Salon de la Biodiversité
19 novembre 2025 – WEB
Afterres 2050 – Agriculture, alimentation, énergie, climat
Après de longs mois de mobilisations agricoles, Solagro (association pour la promotion des énergies renouvelables dans l'agriculture) et les associations des journalistes de l'environnement (AJE), des journalistes de l'énergie (AJDE), des journalistes de l'agriculture et l'alimentation (AFJA)nous convient à un temps d’échange sur la transition écologique, agricole, alimentaire, climatique, énergétique. Ce séminaire proposera des clés de décryptage de ces enjeux complexes, grâce au scénario Afterres2050.
Le scénario Afterres2050 permet une projection dans l'avenir, pour concilier les enjeux d’une alimentation saine et durable pour tous, de remplacement des énergies fossiles, de préservation de nos écosystèmes, d’adaptation au changement climatique… en se basant sur des données chiffrées, des expertises techniques et sur le travail de terrain d’analyse des solutions existantes. Deux experts à l’origine du scénario Afterres2050, Christian Couturier, énergéticien et directeur de Solagro et Sylvain Doublet, agronome et responsable de l’activité bioressources et prospective à Solagro aborderont les thématiques suivantes : 1. La souveraineté alimentaire et la santé (les coûts associés et cachés du système alimentaire actuel, la réduction de la triple dépendance aux engrais, aux pesticides et au soja, la balance commerciale, les tensions sur les systèmes d’élevage) ; 2. La vulnérabilité climatique du système alimentaire et la gestion de la ressource en eau ; 3. La transition énergétique (dépasser les conflits d’usages des terres entre production alimentaire et énergétique ; le rôle respectif de la méthanisation, de l’agrivoltaïsme, de la filière bois et des agrocarburants dans le déploiement des énergies renouvelables).
L'invitation donne le lien vers l’Université Afterres qui se tiendra les 25 et 26 novembre à Toulouse.
Inscriptions
26 novembre 2025, Champs-sur-Marne – France
L’eau sous contraintes : un objet d’étude à l’intersection de multiples recherches
Transitions en débat 2025 à l'École nationale des ponts et chaussées
À l’occasion de la parution du 5ème opus de la revue Transitions, les nouvelles Annales des ponts et chaussées, "L’eau sous contraintes : un objet d’étude à l’intersection de multiples recherches", l’École organise une journée scientifique au croisement des sciences appliquées, des sciences humaines et sociales et des sciences de l’environnement. Tables rondes, visites de laboratoires, posters scientifiques, projection seront au programme de cette journée.
Programme
26 novembre 2025, Toulouse – France
Moulins & rivières : agir ensemble face au changement climatique
Journée technique organisée par l’Agence de l’eau Adour-Garonne et la Fédération des Moulins de France (FDMF) dans le cadre du projet "Moulins, acteurs de la rivière".
Programme et inscriptions
27 novembre 2025, Orléans – France
Identification et préservation des zones humides en région Centre-Val de Loire
La région Centre-Val de Loire dispose de la cartographie des zones humides la moins complète à l’échelle national, et le contexte de la nouvelle PAC avec la mise en place de la BCAE-2 (Bonnes conditions agricoles et environnementales) augmente également les pressions sur ces milieux. Dans ce contexte, ce séminaire vise à approfondir les connaissances sur les rôles et l’historique des zones humides, tout en découvrant les méthodes mises en œuvre pour identifier et préserver ces milieux, faces aux enjeux d’aujourd’hui. L’objectif de cette journée, organisée par la FNE Centre-Val de Loire, est de rassembler des chercheurs, des experts en zones humides, des décideurs afin d’aborder les menaces actuelles et explorer des pistes de solutions.
Programme et inscriptions
28 novembre 2025 – WEB
PFAS : Importance industrielle et gestion des crises
À l’occasion de la parution de son rapport "PFAS : Importance industrielle et gestion des crises environnementales et sanitaires" l’Académie des technologies propose un webinaire de la tech, avec : Yves Lévi, professeur honoraire de santé publique, santé environnementale à l’Université Paris Saclay, et Patrick Maestro, secrétaire général d’EuroCASE, ancien directeur scientifique de Solvay.
Inscriptions – Rapport
01 décembre 2025, Palais du Luxembourg – Paris+ WEB
Colloque CFE
Politique de l’eau : le pouvoir aux territoires, vraiment ?
Information et inscriptions
05 décembre 2025 – WEB
Webinaire SHF : Évacuateurs de crues innovants
Cette présentation s'effectuera en trois temps, d'environ un quart d'heure chacun, suivie d’une session de questions/réponses. 1. Les hausses fusibles : plus de 30 ans après la première réalisation, et avec plus de 80 ouvrages réalisés dans 30 pays différents, quels retours d’expérience ? Présentation de quelques références récentes ; 2. Les PK Weirs : près de 20 ans après la première réalisation, et avec plus de 40 ouvrages réalisés, quelles leçons en tirer ? Présentation de quelques références marquantes ; 3. Associer les deux systèmes sur un même ouvrage : une option à analyser systématiquement ?
Inscriptions
08-12 décembre 2025, Bangkok – Thaïlande
IWA Water and Development Congress & Exhibition
Le congrès et salon international sur l'eau et le développement 2025 de l’IWA s'appuiera sur le succès de l'édition 2023 à Kigali, au Rwanda, qui a marqué un tournant dans le domaine de l'eau, de l'assainissement et de la résilience climatique dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Ayant attiré près de 2 700 participants de 85 pays, le congrès de 2023 proposait un programme captivant comprenant 39 sessions techniques, 40 ateliers et 5 forums, dont le Sommet de haut niveau sur l'assainissement et le programme de reconnaissance des services publics intelligents face au climat. L'édition 2025 se tiendra au Queen Sirikit National Convention Center, à Bangkok. Elle est co-organisée par l'Institut asiatique de technologie et a pour thème général "Eau, assainissement et innovation : les voies vers le progrès et un avenir résilient". Le programme complet s'articulera autour de cinq thèmes : Garantir l'accès à l'eau potable via les approches innovantes pour le traitement et l'approvisionnement ; Faire progresser les services de traitement des eaux usées et d'assainissement via des solutions durables pour tous ; Les approches intégrées pour une gestion et une planification efficaces de l'eau ; L'amélioration de la gestion et de l'exploitation des services publics pour une croissance durable ; Le renforcement de la gouvernance et des systèmes financiers.
IWA Water and Development Congress
09 décembre 2025 – WEB
Des milieux humides et des chiffres
Dans le cadre du Centre de ressources milieux humides, l'Office international de l'eau et le Pôle-relais lagunes méditerranéennes organisent une webconférence sur le sujet "Des milieux humides et des chiffres" avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité. Elle se tiendra le mardi 9 décembre de 14h à 16h.
Inscriptions
11-12 décembre 2025, Créteil – France
Colloque de restitution du projet ANR Biocid@Home
Organisé par le LEESU (ENPC/UPEC), ce colloque interdisciplinaire entre chimie de l’environnement, hydrologie urbaine et sciences humaines et sociales, présentera les recherches du Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (LEESU) et de ses partenaires sur les substances biocides dans les environnements domestiques, les confrontera à d’autres projets de recherche et discutera des outils de politiques publiques pour réduire ces contaminations. La première journée sera dédiée à des présentations scientifiques, la deuxième journée présentera une synthèse des résultats et permettra un dialogue avec le monde opérationnel.
Inscriptions
– – – PLUS LOIN – – –
04-06 mars 2026, Grenoble – France
Congrès Eau & Intelligence artificielle
La Société Hydrotechnique de France est fière d'annoncer la tenue au World Trade Center de Grenoble de ce premier Congrès Eau & Intelligence artificielle dont l'objectif est de croiser, trois jours durant, les expertises en données, algorithmie et ingénierie hydraulique.
L’eau et l’intelligence artificielle se rencontrent aujourd’hui au cœur des défis environnementaux et climatiques. La collecte et l’analyse massive de données, couplées à des algorithmes avancés, permettent de prévoir les ressources, anticiper les sécheresses et inondations, optimiser la gestion des systèmes hydrauliques et surveiller la qualité de l’eau en temps réel. Le Congrès Eau & IA se positionne comme le premier rendez-vous national dédié à cette convergence, offrant un espace unique de dialogue et de collaboration entre chercheurs, industriels, startups et décideurs. Ce congrès permettra de favoriser l’innovation, partager les bonnes pratiques et imaginer des solutions concrètes et opérationnelles pour une gestion durable et intelligente de l’eau. Les thématiques principales abordées : Prévision des ressources en eau, sécheresses et inondations ; Surveillance de la qualité de l’eau ; Nouvelles approches IA dans le domaine de l’eau ; Gestion des systèmes et des aménagements ; Analyse de données et approches métrologiques ; Impact climatique et adaptation ; Équité, engagement citoyen et sensibilisation ; Exploitation des ressources documentaires.
En complément des conférences et des expositions, des ateliers thématiques interactifs seront organisés afin de favoriser l’échange d’expériences et la mise en pratique des solutions présentées. Ces ateliers permettront de présenter des cas concrets ou innovations technologique, d’expérimenter des outils numériques et de partager leurs retours terrain. Véritables espaces collaboratifs, ils offriront l’opportunité d’approfondir les enjeux scientifiques, techniques et opérationnels liés à l’eau et à l’IA.
Congrès Eau & IA
15-18 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF : Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s’adapter aux crises futures ?
Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l’eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l’eau du XXIe siècle ? Cette conférence se veut être un lieu d’échange d’expériences et de connaissances interdisciplinaires sur ces questions, en croisant les perspectives scientifiques, techniques, opérationnelles, sociétales et institutionnelles. Plus spécifiquement, les communications attendues s’inscriront dans un ou plusieurs des champs suivants : Connaissance des sécheresses et de leurs impacts ; Gestion des sécheresses et retours d’expérience ; Analyses prospectives et adaptation aux sécheresses futures.
Une session spéciale sera organisée en clôture de ce colloque par le réseau "Les Sciences humaines et sociales et les enjeux de l’eau" de la SHF et de l’Académie de l’eau.
Projets de communications attendus pour le 5 septembre 2025.
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30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux
En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d’eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d’épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d’étendre les milieux naturels à l’ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d’eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d’intégration environnementale d’aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails
12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l’agriculture face au défi climatique
Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l’avenir de l’agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd’hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l’eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l’agriculture à la fois directement et indirectement. C’est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l’irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement
02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference
L'IWA dévoile les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030
À l'issue des réunions du Conseil de l'IWA les 14 et 15 septembre et de l'Assemblée gouvernante de l'IWA le 16 septembre à Bordeaux, en France, l'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale.
Agriculture : La formation des ingénieurs à l’heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd’hui à la "dépétrolisation" de l’économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l’économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d’accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s’élève déjà à 326 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d’ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d’ici 2050. L’objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l’agronomie et ses praticiens sont : l’allocation des sols en fonction des usages, la conception et l’optimisation des procédés de transformation, l’organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d’anticiper les métiers et les besoins d’expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d’ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C’est notamment le cas à l’Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l’ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation
EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d’une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l’IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U
Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d’ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia
Strasbourg, France – L’ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L’ENGEES, l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l’établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d’approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d’ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l’arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l’école, dont l’amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d’élaborer son nouveau projet d’établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l’ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d’aujourd'hui et de demain.
Communiqué
Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l’École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d’une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d’arbre de pluie à l’aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA
Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l’École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d’euros jusqu’en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l’anticipation et la réduction des impacts sur l’environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d’infrastructures ; 2. le développement de l’intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l’atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l’eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement
Paris, France – EIVP/ENGEES
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris
Paris, France – CNAM
L’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l’engagement dans une diffusion auprès d’un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l’obtention d'un diplôme de l’enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l’énergie
Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d’enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d’Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l’étude des organes de vantellerie (portes d’écluses, vannes) des ouvrages d’ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d’eau, crues, sécheresses). L’objectif est de réaliser des estimations d’endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d’ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l’identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d’exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA
Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L’Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L’objectif des 11 partenaires est d’explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’économie et l’aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d’eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu’à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l’avenir. Les débits naturels des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d’ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d’explorer et d'actionner tous les leviers d’adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée par l’amélioration technique et l’accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d’économie circulaire ; stocker davantage d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C’est l’objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes).
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique
Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous"
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l’école à l’horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s’y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l’acceptabilité sociale ou la place de l’humain dans les organisations. L’école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s’apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l’horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts.
IMT Atlantique – dossier de presse
Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l’adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l’élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS
Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l’eau
Le projet, dirigé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d’un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s’associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l’INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau.
INRS
Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l’AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d’Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica
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