2010 – Année internationale de la biodiversité
"La biodiversité, c'est la vie, la biodiversité c'est notre vie", a souligné le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'occasion du lancement de l'Année internationale de la biodiversité. "Nous devons aller à l'encontre de la perception selon laquelle les gens sont déconnectés de notre environnement naturel", a-t-il dit, rappelant que l'Assemblée générale de l'ONU tiendrait un sommet spécial sur ce sujet en septembre à New York. Le mois suivant, en octobre, se tiendra à Nagoya au Japon le Sommet sur la biodiversité. Celui-ci doit adopter un nouveau plan stratégique pour la mise en œuvre de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, a rappelé le Secrétaire général. Cet instrument international, qui est entré en vigueur à la fin de 1993, a été ratifié par tous les États représentés à l'ONU. M. Ban a rappelé que déjà en 2002 les dirigeants de la planète s'étaient engagés à ralentir à l'horizon 2010 le déclin alarmant de la diversité biologique sur Terre constaté depuis une cinquantaine d'années. Cette promesse, qui a été prise en compte dans les Objectifs du Millénaire pour le développement, "ne sera pas atteinte", a-t-il constaté. Pour lui, cet échec doit nous "réveiller": "J'appelle chaque pays et chaque citoyen de notre planète à s'engage dans une alliance mondiale pour protéger la vie sur Terre".
L'Année internationale de la biodiversité a été lancée officiellement à Berlin par le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement – PNUE, Achim Steiner. Celui-ci a estimé que l'année 2010 révélerait ou pas la détermination de la communauté internationale de renforcer le capital naturel de la planète. À l'instar de Ban Ki-moon, il a rappelé que lors du sommet sur le développement durable de 2002 à Johannesburg, les États membres s'étaient mis d'accord pour parvenir d'ici 2010 à "une réduction significative du taux actuel de perte de biodiversité aux niveaux mondial, régional et national – un objectif qui ne sera sans doute pas atteint". Il a appelé les responsables à renouveler leur engagement à cet égard, étant donné "l'urgence de la situation". Car il ne convient pas seulement d'inverser le déclin. Il faut lui donner un coup d'arrêt et "commencer à restaurer l'infrastructure écologique qui a été dégradée" depuis environ un siècle. "Les mots biodiversité et écosystèmes peuvent paraître abstraits et lointains à de nombreuses personnes. Mais il n'y a rien d'abstrait quant à leur rôle dans l'économie et la vie de milliards de personnes", a-t-il souligné.
PNUE
NB les OMD !
Une vidéo pour rappeler les 8 objectifs à atteindre d'ici 2015
L’année 2010 non seulement marque le 10ème anniversaire de la signature de la Déclaration du Millénaire mais constitue également une étape clé dans l'évaluation des avancées sur le plan de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement – OMD. En effet, les chefs d’États du monde se réuniront à New York, en septembre prochain, pour examiner cette fois-ci les succès, les revers, les insuffisances et les lacunes en la matière et débattre de l’opportunité de lancer des plans détaillés, destinés à garantir la réalisation des OMD dans les délais impartis. Il y a une dizaine d’années, les dirigeants du monde réunis au siège de l’ONU se sont engagés à lutter contre la pauvreté, mettre un terme à la faim et à l’inégalité entre les sexes, et améliorer l’accès à la santé, l’éducation et l’eau potable dans un délai fixé à la date butoir de 2015. Ces engagements qui portent sur une gamme très variée de questions ont été repris dans ce qu’il a été convenu d’appeler les Objectifs du Millénaire pour le développement, qui sont au nombre de huit OMD. Une animation a été récemment produite pour renforcer la sensibilisation du grand public et recueillir l’appui général en faveur de la réalisation des OMD. Ce message d’intérêt public est un support d’informations idéal, qui devrait servir d’appel à l’action pour inciter les citoyens à agir, dans le but ultime de tenir les gouvernements responsables de leurs engagements en faveur de la réalisation des OMD. Le message en est simple : "Les OMD peuvent être réalisés. Nous n’avons aucune excuse : nous devons mettre un terme à la pauvreté dès à présent".
Cette vidéo a bénéficié de la technologie d’animation typographique cinétique. Elle a été conçue par les designers italiens Luca Cipelletti et Stefano Polli (AR.CH.IT), sur une musique originale gracieusement offerte par le compositeur français Emmanuel Blanc.
Vidéo NB les OMD
Récifs coralliens : les premières conclusions de l’Assemblée générale de l’ICRI
Depuis le 1er juillet 2009, la France, en coopération avec Monaco, et conjointement avec les Samoa assure la présidence de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens – ICRI, et ce jusqu’en décembre 2011. La France et les Samoa prennent ainsi la suite des États-Unis et du Mexique. La première Assemblée générale de cette présidence s’est tenue à Monaco du 12 au 15 janvier 2010. Les récifs coralliens et leurs écosystèmes associés constituent un emblème de la biodiversité de part leur diversité et leur importance dans le fonctionnement écologique global mais également pour leur apport en terme socio-économique (pêche, tourisme...) et dans le développement de hautes technologies médicales. Les coraux fournissent 120 milliards d’euros de "services" à l’humanité chaque année au niveau mondial. On estime pourtant que les récifs ont perdu 20 % de leur superficie par suite du développement humain. Les pressions sur les récifs coralliens sont multiples. Les dégradations anthropiques majeures sont liées à la pression démographique et à l’urbanisation. Les risques technologiques, naturels, les phénomènes globaux comme la hausse des températures et l’acidification des océans liés au changement climatique pourraient également concourir à la disparition progressive des récifs. La France qui compte à elle-seule 57 000 m2 de récifs coralliens et de lagons (10 % de la superficie mondiale), porte une responsabilité mondiale en matière de conservation de la biodiversité corallienne. Pour Jean-Louis Borloo, ministre français de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, "les récifs coralliens sont un enjeu majeur pour la conservation de la biodiversité littorale et marine. Ils représentent en effet 95 % de la biodiversité côtière nationale et constituent une richesse naturelle inégalée en Europe. Il est de notre devoir de les préserver et il y a urgence à le faire en intervenant tant sur les causes de la dégradation, comme l’amélioration de l’assainissement, la maîtrise des pollutions, la diminution de l’effort de pêche... que par des outils de connaissance, de protection des aires marines concernées et des espèces menacées et de gestion intégrée des activités humaines sur la mer et le littoral". L’ICRI a défini et initié un programme d’actions en faveur de la pérennité des récifs coralliens, de leurs écosystèmes associés et de leurs ressources. Au cours de cette assemblée générale, la France et les Samoa ont présentés le plan d’action de leur présidence. La formulation d’un nouvel appel à l’action internationale, la promotion et la fédération des initiatives, comme celle développée par la France depuis 1999 avec l’IFRECOR, la valorisation de la recherche scientifique et la sensibilisation des décideurs seront au cœur de l’action de la présidence. De plus, cette réunion a permis l’élaboration de propositions pour une préservation des récifs coralliens et écosystèmes associées pour la région Caraïbe (tourisme, espèces envahissantes, aires marines protégées), et de recommandations, pour une limitation des impacts des pêcheries en milieu récifal, un groupe de travail a notamment été constitué sur cette problématique. La France enfin a proposé d’accueillir le prochain colloque international sur la gestion des écosystèmes marins tropicaux – ITMEMS, en Guadeloupe en 2011. Un bilan de ces actions sera réalisé à l’occasion de la prochaine Assemblée générale en fin d’année 2010, au Samoa.
ICRI
RECHERCHE INNOVATION
De moins en moins de pluies sur l’Amazonie
Caractériser la variabilité du climat et les tendances de son évolution sur de longues périodes de temps dans les zones tropicales : un enjeu majeur aujourd’hui pour établir des scénarios d’évolution future du climat et des écosystèmes dans ces régions particulièrement fragiles. Parmi celles-ci, le bassin amazonien, par son rôle dans le climat de la planète et sa forêt tropicale humide, la plus vaste de la planète, est emblématique de ces enjeux. Pour la première fois, des chercheurs de l’Institut français de recherche pour le développement – IRD, et leurs partenaires ont analysé les fluctuations climatiques à long terme sur les cinq pays amazoniens : Brésil, Pérou, Bolivie, Colombie et Équateur. En 40 ans, sur l’ensemble du bassin, ces dernières montrent une nette tendance à la diminution des précipitations, avec une baisse relative estimée à 9 % entre 1975 et 2003. Ces études permettent de mieux comprendre et prévoir l’évolution du climat dont dépend "le poumon de la planète".
Fiche d'actualité scientifique 336 –
IRD
Résultats du programme AMPERES sur le traitement des micropolluants mené par le CEMAGREF et Suez Environnement
Les stations d’épuration arrêtent 85 % des substances prioritaires, des efforts restent à faire sur les autres substances étudiées, rejetées dans les eaux usées. Après plus de quatre années de travaux de recherche sur 21 stations d’épurations représentatives du parc français, le programme de recherche AMPERES livre ses résultats sur l’identification des micropolluants et l’efficacité des traitements sur les stations existantes et étudie les techniques de traitement les plus prometteuses. Faisant partie intégrante du cycle de protection de la ressource en eau, les stations d’épuration devront pouvoir traiter les micropolluants présents dans les eaux usées même à faible concentration. Pour anticiper les enjeux de protection des milieux aquatiques et de la biodiversité fixés par la Directive cadre européenne, le CEMAGREF et Suez Environnement ont lancé en 2006 le programme de recherche AMPERES, cofinancé par l’Agence nationale de la recherche et d’un budget total de 2,4 millions d’euros, qui a pour objectif de mesurer les concentrations des micropolluants dans les eaux usées traitées en entrée et en sortie de stations d’épuration et d’évaluer les capacités d’élimination des différentes technologies de traitement. Les résultats sont rassurants pour le traitement des substances prioritaires définies par la directive cadre européenne. Après l’analyse de 21 stations d’épurations en France, plus de 3 ans de travaux de recherche, plus de 2 000 échantillons et 5 000 analyses, les premiers résultats de ce programme fournissent aux collectivités un outil d’aide à la décision très poussé. Alors qu’elles ont été conçues pour traiter l’azote, le phosphore et le carbone, conformément à la réglementation européenne, les stations d’épuration éliminent déjà une part importantes des substances prioritaires, arrêtant jusqu’à 85 % d’arrêt de ces molécules. Avec des traitements classiques (secondaires), les stations d’épuration existantes pourront ainsi contribuer à l’atteinte des objectifs européens de 2015 de bon état écologique et chimique des masses d’eau en France. La bonne élimination des autres substances analysées nécessiterait néanmoins la mise en place de traitements adaptés ou plus sophistiqués pour l’après 2015. Les procédés à boues activées et de traitement biologique des stations actuelles, assurent une réduction significative des flux polluants : plus de 50 % des substances prioritaires sont éliminées à plus de 70 % ; plus le traitement biologique est poussé, plus l’élimination des micropolluants est efficace. Le procédé BRM (bioréacteur à membranes) étudié semble pouvoir améliorer encore l’efficacité du traitement pour environ 20 % des substances détectées. Les stations arrêteraient entre 35 % et 50 % des autres substances étudiées, selon le traitement appliqué. Le défi sera dorénavant d'agir en amont sur l’ensemble du bassin versant. AMPERES apporte une réponse rassurante aux inquiétudes nées des préoccupations environnementales liées à la présence de substances prioritaires et émergentes dans les eaux usées domestiques. Cependant, la croissance des exigences environnementales et une meilleure préservation des milieux aquatiques pourra nécessiter la mise en œuvre de traitements plus sophistiqués au-delà de 2015. Enfin, pour relever le challenge du "bon état" écologique et chimique des masses d’eau défini par Directive cadre européenne, un effort accru devra être fait sur l’ensemble du bassin versant assurant :
- une maîtrise des rejets non domestiques dans les réseaux d’assainissement (réduction des rejets de micropolluants à la source) ;
- une optimisation de la gestion des eaux pluviales, avec réaménagements urbains et généralisation de traitements en ligne ;
- une surveillance accrue des milieux aquatiques, en particulier au niveau des rejets dans le milieu naturel.
CEMAGREF / Suez Environnement – 25-01-2010
La Ville de Levallois récupère la chaleur des eaux usées pour maintenir en température l’eau de son Centre aquatique
La Ville de Levallois est la première collectivité de France à s’équiper de Degrés Bleus, système de récupération de chaleur des eaux usées, proposé par Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement. Ce système innovant et écologique permettra de maintenir en température l’eau des bassins du nouveau Centre Aquatique de la Ville. La chaleur des eaux usées (eaux des salles de bains, des machines à laver…) est récupérée grâce à un échangeur de chaleur de 80 mètres de long installé au fond du réseau d’eaux usées jouxtant le Centre aquatique. Les calories sont alors transportées grâce à un fluide caloporteur jusqu’à une pompe à chaleur installée dans la chaufferie du Centre aquatique. Une nouvelle énergie renouvelable pour Levallois Degrés Bleus utilise une énergie renouvelable, largement disponible en ville : la chaleur des eaux usées. En optant pour cette énergie verte, la Ville de Levallois diminue de 24 % la consommation d’énergie et de 66% les émissions de gaz à effet de serre pour le maintien en température des bassins du Centre aquatique. Degrés Bleus est en cours d’installation puis sera entretenu pour une durée de 10 ans par Lyonnaise des Eaux, en groupement avec les sociétés BPR Europe et BPR Technologies.
Lyonnaise des Eaux – 25-01-2010
INTERNET
Images du Sud
Indigo est la banque d'images de l'Institut français de recherche pour le développement – IRD. Elle permet de stocker, sauvegarder et diffuser des images scientifiques de l'institut sur les pays du Sud. Indigo compte aujourd’hui plus de 40 000 documents et s'enrichit chaque année de plusieurs milliers d'images.
L’INRA construit son avenir en ligne
L’Institut national de la recherche agronomique lance www.inra2014.info, site participatif de consultation interne / externe sur ses priorités scientifiques 2010-2014. Fidèle à sa mission d’organisme public de recherche finalisée et à sa volonté de dialogue avec la société, l’INRA ouvre la consultation sur ses nouvelles priorités scientifiques à l’ensemble de ses partenaires, publics et privés, des sphères scientifiques nationales et internationales, socio-économiques, territoriales, associatives… à l’ensemble de ses personnels et, plus largement, à tous les citoyens. Les fruits de cette consultation viendront enrichir les réflexions en cours pour l’élaboration des orientations 2010-2014 de l’institut. À la suite d’une première phase de réflexion interne, 7 priorités ont été identifiées et sont ouvertes au débat : 1. Conjuguer les performances économiques, sociales et environnementales de l’agriculture ; 2. Minimiser les risques environnementaux, quantifier et maximiser les services écosystémiques (eau, biodiversité…) rendus par les activités agricoles et forestières ; 3. Mieux connaître les transitions alimentaires et leurs effets ; 4. Développer et valoriser le carbone renouvelable pour la chimie et l’énergie ; 5. Adapter l'agriculture au changement climatique et réduire sa contribution à l'effet de serre ; 6. Renforcer les capacités de prédiction en biologie et en écologie ; 7. Rechercher les cohérences systémiques et territoriales pour la sécurité alimentaire mondiale. L’objectif de cet exercice de démocratie scientifique en ligne, inédit dans le paysage français de la recherche, est de poser de manière ouverte des questions essentielles à la bonne inscription de l’INRA dans les préoccupations de la société. Les résultats de cette consultation contribueront à enrichir la construction du document d’orientation scientifique final de l’INRA, qui sera soumis au Conseil d’administration de l’institut à la fin du premier semestre 2010.
INRA 2014
PEOPLE
Sortie au cinéma du premier film chinois sur la protection de l'environnement
L'eau verte, sorti au cinéma le 10 janvier 2010 à Beijing, est le premier film chinois parlant de protection environnementale. D'après le producteur, il ne s'agit pas d'un film commercial, mais d'un soutien au travail de protection de l'environnement. Produit en collaboration entre le centre d'éducation et de promotion relevant du ministère de l'Environnement et la compagnie de la culture et des médias Qinyue du Shaan'xi, L'eau verte mêle protection environnementale, suspens et mode. Un travailleur environnemental découvre, dans l'eau verte ayant causé la mort d'une bande de pilleurs de sépultures, de l'hexavalent, un composé extrêmement toxique. Les policiers et le personnel de la protection environnementale persistent à trouver la source de cette pollution.
Yang Yong : le chercheur d'eau chinois
Géologue, écologiste et aussi explorateur, Yang Yong vient d’effectuer
en 143 jours un nouveau périple de 343 000 kilomètres à travers les
provinces chinoises du Sichuan, du Gansu et du Shanxi, et les régions
autonomes du Tibet et du Xinjiang pour "chercher de l’eau pour la
Chine". Directeur adjoint du comité d'experts de la Fondation chinoise
d'aménagement des zones en désertification, et comme scientifique en
chef du comité de recherche des montagnes Hengduan, parcourt depuis
vingt ans avec très peu de moyens ces immenses espaces. Il connu tout
de l’utilisation des rivières, cours d’eau et nappes de Chine.
TÊTARDS
La vie heureuse des singes tropicaux dans l’eau
Des macaques sauvages jouent dans l'eau dans la zone de protection de Nanwan
L'île des singes de Nanwan, située dans le district de Lingshui, dans la province chinoise du Hainan, est une zone de protection des singes sauvages tropicaux dans laquelle vivent plus de 2 000 macaques. Cette île, dont trois des rives sont bordées d'eau, offre un environnement tropical permettant aux singes de pratiquer la nage. Les macaques cherchent à manger et jouent dans l'eau en passant des moments agréables.
Xinhuanet – China.org.cn
EXPOS
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Paris Inondé. 1910
Un siècle après l’inondation spectaculaire de Paris, La Bibliothèque Historique de la Ville de Paris revient sur cet événement marquant de l’histoire de la capitale en proposant proposant jusqu’au 28 mars 2010 l’exposition Paris Inondé.1910 : plus de 200 documents de l’inondation spectaculaire de 1910, pour la plupart inédits. Les photographies, illustrations, témoignages sont issus des collections de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. L’ensemble des documents restitue exactement cent ans après, la métamorphose de Paris pendant l’inondation et les bouleversements de la vie des Parisiens, du dérèglement de la ville moderne aux réactions des pouvoirs publics. L’inondation est la première catastrophe de cette envergure dont les nouveaux médias avaient pu s’emparer : la photographie d’actualité, servie par des agences de presse structurées, la carte postale illustrée, la presse à grand tirage illustrée de photographies, le cinématographe.
Paris Inondé. 1910 – jusqu’au 28 mars
Galerie des bibliothèques – Ville de Paris
La grande crue de 1910. Et aujourd’hui ?
Eau de Paris et la Direction régionale de l’environnement d’Île-de-France organisent de leur côté une exposition abordant le phénomène de crue d’hier à aujourd’hui en traitant cette catastrophe naturelle sous un angle historique, scientifique mais aussi artistique. L’exposition permettra de retracer cet événement spectaculaire qui a fortement marqué l’esprit des Parisiens. En partant de la situation de 1910, l’exposition fera également le point sur la situation actuelle car si un tel événement pourrait sembler aujourd’hui difficile à imaginer, il n’a pourtant rien d’impossible. Ainsi, la région parisienne a connu une soixantaine de crues majeures depuis le VIème siècle et en connaîtra donc d’autres. Le risque de grandes inondations est inscrit dans la géographie d’un territoire essentiellement structuré le long d’un fleuve. Toutefois, la mobilisation peut permettre de limiter les conséquences de cette inondation future grâce aux nombreuses mesures de prévention, préparation et protection prises depuis plusieurs années. L’exposition présentera ainsi l’action des Grands Lacs de Seine qui, grâce aux lacs-réservoirs, permet de réduire les débits en amont de la capitale ou les efforts de la Ville de Paris pour assurer le traitement des eaux usées et accompagner Eau de Paris afin de garantir l’approvisionnement en eau potable en cas d’inondation ou encore la veille exercée par le service de prévision des crues de la Direction régionale de l’environnement d’Île-de-France pour le compte du Préfet de Région. Enfin, l’exposition présentera également la crue en tant que source d’inspiration avec les photomontages d’Hervé Bernard, imaginant le Paris contemporain pris par les eaux. Des reproductions de la bande dessinée "Sequana" dont l’action se situe durant la crue de 1910 seront également exposées.
La grande crue de 1910. Et aujourd’hui ?
Jusqu’au 17 avril – Pavillon de l’Eau
Visualiser les crues de 1910 sur Géoportail
En janvier 1910, la grande crue du bassin de la Seine inonde des centaines de rues de Paris, frappant 20 000 immeubles et 200 000 parisiens. À l’occasion du centième anniversaire de cet évènement, le Géoportail permet de visualiser l’étendue de l’inondation sur un fond de carte d’époque ou sur des données géographiques actuelles offrant ainsi une meilleure compréhension de l’impact de cette catastrophe encore présente dans toutes les mémoires. Le Géoportail, le portail des territoires et des citoyens, offre la possibilité de voir sur un fond de carte d’époque, la carte topographique type 1900, ou sur des données actuelles, telles les photographies aériennes, l’étendue de la crue du bassin de la Seine de janvier 1910 avec la représentation des limites des plus hautes eaux connues sur les voies de surface. Les données sur les limites de l’inondation ont été fournies par la direction régionale de l’environnement d’Île-de-France. Dressée, héliogravée et publiée par le Service géographique de l’armée en 1906, d’après les travaux exécutés sur le terrain entre 1878 et 1901, la "nouvelle" carte au 1:50 000 (type 1900) de Paris et ses huit feuilles environnantes (Pontoise, Versailles, Rambouillet, L’Isle-Adam, Corbeil, Dammartin-en-Goële, Lagny, et Brie-Comte-Robert) fut réimprimée en décembre 1940 par l’IGN, alors récemment créé, avec de légères mises à jour (lignes de métro en pointillé notamment). Cette cartographie topographique en couleur et avec courbes de niveau succédait à l’authentique carte d’État-major (monochrome avec hachures) du XIXème siècle. Elle constitue un excellent témoignage de l’urbanisation au début du XXème en région parisienne et permet de visualiser l’impact de la crue de 1910 sur le tissu urbain de l’époque. Les images de ces cartes visualisables sur le Géoportail proviennent de la première édition, conservée à la cartothèque de l'IGN.
Géoportail – Seine 1910 le site du centenaire de la crue
France
Études & documents IFEN
Évolution de la qualité des cours d'eau : volet macropolluants
La France, grâce aux agences de l’eau, dispose d’un historique important quant à la surveillance de la qualité physico-chimique des cours d’eau. Les outils existants d’évaluation de la qualité des eaux permettent de qualifier l’état d’un cours d’eau vis-à-vis d’un ensemble de paramètres au regard de leurs concentrations et de normes établies. Mais il est par contre difficile de tirer de ces résultats une tendance à long terme. Une méthode statistique d’indices d’évolution de la qualité des cours d’eau a, de ce fait, été développée par le Service de l’observation et des statistiques prenant en compte la variabilité du réseau de mesure. S’appuyant sur l’évolution des concentrations moyennes annuelles sur 5 bassins versants (définis dans le cadre du Réseau national des données sur l’eau), l’étude a été concentrée sur une sélection de paramètres présentant les séries historiques les plus complètes et les moins influencées par les contraintes analytiques. Sans représenter à eux seuls l’ensemble des paramètres nécessaires pour appréhender la qualité physico-chimique des cours d’eau, ils couvrent néanmoins les pollutions azotées (nitrates, ammonium, nitrites) et phosphorées (orthophosphates) ainsi que la teneur et la consommation d’oxygène dans les cours d’eau (demande biochimique en oxygène et oxygène dissous).
L’indice calculé à l’échelle nationale sur la période 1998-2007 indique une amélioration quant aux paramètres liés aux rejets (demande biochimique en oxygène, ammonium, nitrites, orthophosphates), grâce à de meilleures performances obtenues par les stations d’épuration. La tendance est moins marquée sur les nitrates, où l’indice indique plutôt une stabilité, voire une légère hausse. Les évolutions nationales, si elles mettent bien en évidence l’influence des conditions climatiques, peuvent toutefois masquer une situation plus contrastée localement. Elles ont donc été complétées par celles des 5 bassins versants, regroupés selon les territoires des agences de l’eau, permettant ainsi une étude sur des périodes plus longues, jusqu’à trente ans pour Adour-Garonne.
La tendance est plutôt à la baisse pour les nitrates sur Rhin-Meuse et Loire-Bretagne, au contraire des autres bassins, notamment ceux de Seine-Normandie qui présentent de plus des concentrations importantes. Les concentrations restent toutefois largement supérieures à la moyenne nationale en 2 007 en Bretagne et Vendée. La majorité des bassins versants confirme une diminution de la pollution liée aux rejets urbains grâce à l’amélioration des traitements épuratoires. Néanmoins, cette baisse est bien plus marquée sur le littoral méditerranéen, mais avec des concentrations en 1998 assez importantes, qu’atlantique.
IFEN – Études & document n° 13
Observatoire du patrimoine naturel du Marais poitevin
Le Parc interrégional du Marais poitevin et les associations de protection de l’environnement partenaires, lancent le site internet de l’Observatoire du patrimoine naturel du Marais poitevin. La préservation de la biodiversité est un enjeu majeur pour le Marais poitevin. Depuis 2004, le Parc interrégional du Marais poitevin s’était doté d’un outil pour évaluer l’état de conservation des espèces floristiques et faunistiques du marais : un observatoire du patrimoine naturel. L’objectif était, dans un premier temps, de fédérer et coordonner les inventaires dispersés entre les différents acteurs naturalistes présents sur le Marais poitevin ; et dans un deuxième temps, de produire et diffuser les informations et les outils d’aide à la décision. C’est chose faite en 2010, grâce à la création du site internet permettant la mise en ligne et le partage des outils cartographiques et des données recueillies par tous les partenaires.Les résultats sont centralisés dans une base de données commune accessible à tous les membres de l’Observatoire, aux financeurs et administrations. Ce site constitue une plateforme commune de ressources et d’échanges naturalistes sur les espèces du Marais poitevin.
Observatoire du patrimoine naturel du Marais poitevin
Afrique du Nord
Rationalisation de l'utilisation des eaux dans le secteur agricole au Maghreb
L'Union du Maghreb Arabe – UMA, a organisé à Rabat (Maroc) une rencontre entre les hauts cadres maghrébins spécialisés dans la gestion des eaux dans le secteur agricole. Afin de mieux rationaliser l'utilisation de ces eaux, les membres du groupe ont décidé la préparation d'un dossier technique sur la situation du secteur d'irrigation dans la région du Maghreb arabe. La séance de travail a également débouché sur la décision d'organiser un séminaire scientifique sur les techniques et mécanismes d'économie des eaux irriguées, en collaboration avec les partenaires et bailleurs de fonds tels la FAO, l'Observatoire du Sahara et du Sahel –OSS, et des instituts européens spécialisés.
Tunisia Online (Tunis) – AllAfrica 25-01-2010
Algérie
Le mode d'élaboration du plan directeur d'aménagement des ressources en eau fixé par un décret
Les modalités d'élaboration, de concertation, d'adoption, d'évaluation et d'actualisation ainsi que les limites territoriales du plan directeur d'aménagement des ressources en eau ont été fixées par un décret exécutif publié par le premier numéro du JO de l'année 2010. Le plan comporte un diagnostic du secteur de l'eau portant
respectivement sur les ressources mobilisées et leur consommation par
type d'usage, sur l'état quantitatif et qualitatif des infrastructures
hydrauliques existantes et sur les aspects institutionnels et
organisationnels. Dans le cadre de ce plan, sera effectuée par ailleurs "une évaluation des besoins en eau établie sur la base des objectifs de développement sectoriel à long terme fixés pour chaque unité hydrographique naturelle, l'identification des projets et programmes structurants de mobilisation et d'affectation des ressources en eau, permettant de satisfaire les besoins en eau additionnels à long terme". Il sera également procédé à l'identification des projets et programmes structurants de réhabilitation et de développement de l'infrastructure d'alimentation en eau potable, d'assainissement et d'irrigation, la répartition temporelle de l'ensemble des projets et programmes structurants en fonction de l'évolution des besoins en eau sur la période de planification ainsi que l'estimation des coûts d'investissements, précise le document. Élaboré par l'administration chargée des ressources en eau sur la base des données et propositions de l'agence du bassin hydrographique concernée, ce plan est établi pour une période de vingt ans. Il sera évalué tous les cinq ans afin d'établir l'état de mise en oeuvre des projets et programmes structurants et ceci, à travers les bilans physiques et financiers des différents programmes d'investissements annuels et pluriannuels. Par ailleurs, le décret précise que ce plan peut également être actualisé en cas de changement des facteurs naturels ayant un impact sur les ressources en eau ou de modifications structurelles ayant une incidence sur les paramètres de la planification du développement sectoriel à long terme.
La Tribune (Alger) – AllAfrica 27-01-2010
Installation d'un comité algéro-sud-coréen de coopération dans le secteur de l'eau
Un comité technique algéro-sud-coréen de coopération dans le domaine de l'alimentation en eau potable et de la gestion des eaux usées a été installé la veille de la mise en place du programme quinquennal 2010-2014 du secteur. L'installation de cet organe a eu lieu en présence du ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, et du ministre sud-coréen de l'Environnement, Lee Manee. Son rôle sera d'exécuter le mémorandum d'entente signé entre les deux pays en octobre 2009 à l'occasion de la visite de Abdelmalek Sellal à Séoul. Ce mémorandum porte sur la coopération dans le domaine de l'AEP et la gestion des eaux usées ainsi que les technologies utilisées dans le secteur ; il prévoit des formations qui seront dispensées aux cadres algériens. "Nous insistons sur la formation et sur la technologie pour acquérir des connaissances en matière de gestion et de distribution d'eau" a expliqué Abdelmalek Sellal. Pour sa part, le ministre sud-coréen a mis en exergue la grande expérience de son pays et son savoir-faire dans le secteur de la gestion de l'eau, du traitement des eaux usées et la construction des infrastructures hydrauliques. Il affichera la volonté de son pays de faire bénéficier l'Algérie de cette expérience. M. Manee a estimé qu'il était important de renforcer la coopération avec un esprit "gagnant-gagnant" entre les deux pays qui fêtent cette année le 21ème anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques.
Pour rappel, le programme quinquennal 2010-2014 pour ce qui est du secteur des ressources en eau, prévoit 15 à 16 milliards de dollars d'investissements qui serviront notamment à réaliser 19 barrages et poursuivre les projets de stations de dessalement de l'eau de mer et des stations de traitement des eaux usées.
Badiaa Amarni, La Tribune (Alger) – AllAfrica 25-01-2010
Réhabilitation des infrastructures hydrauliques : 32 villes concernées
Trente-deux villessont concernées par le lancement du programme de réhabilitation des infrastructures hydrauliques. Selon les déclarations du directeur chargé de l'alimentation en eau potable auprès du ministère, Messaoud Terra, à l'agence de presse algérienne, ce plan ambitionne de rationaliser et d'améliorer la gestion de l'eau potable à travers les villes concernées. Ce programme de réhabilitation, qui couvrira les stations, les canalisations, les installations de pompage ainsi que les réservoirs, s'étendra sur une durée de 5 à 6 années. "Les problèmes de distribution que connaissent certaines villes, à l'instar de la capitale, sont d'ordre technique et de gestion", a-t-il expliqué. Les réseaux de distribution de l'eau potable en Algérie sont vétustes et ont, pour certains, plus de cinquante ans d'âge, engendrant un taux assez élevé de fuites d'eau, "la priorité actuellement étant de réduire les importantes déperditions observées" a précisé le responsable.
Rafik Elias, La Tribune (Alger) – AllAfrica 24-01-2010
Lancement de la réalisation d'une station d'épuration à Tissemsilt
Les travaux de réalisation d'une station de traitement des eaux usées à Tissemsilt, la seconde du genre dans la région, ont été lancés, a annoncé la direction de l'hydraulique de la wilaya. Cette infrastructure, qui a nécessité une dotation de 1,5 milliard de dinars algériens (un peu moins de 15 millions d’euros), permettra le traitement des eaux usées des communes de Tissemsilt et Ouled Bessam avec une capacité de 30 000 m3/jour, pour une population de 100 000 habitants. Les eaux traitées seront également destinées à l'irrigation de 300 hectares de terres agricoles. Ce projet dont la réception est prévue dans un délai de 16 mois, vise aussi la protection du barrage Bougara, situé dans le wilaya voisine de Tiaret, contre l'infiltration des eaux usées et à protéger ses réserves de la pollution.
Une première station de traitement des eaux usées a été réceptionnée en 2009 dans la wilaya de Tissemssilt. Implantée dans la commune de Theniet El Had, elle a nécessité un montant de 950 millions de dinars pour traiter 8 400 m3 d'eau par jour pour 50 000 habitants, et la protection des eaux du barrage Derder, dans la wilaya de Ain Defla, de la pollution.
La Tribune (Alger) – AllAfrica 14-01-2010
Tunisie
Réutilisation des eaux traitées : un calendrier pour atteindre un taux de 50 %
Les programmes d'extension des réseaux des eaux traitées et la fixation du coût de consommation ont été au centre d'une séance de travail, coprésidée par Abdessalem Mansour, ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et Nadhir Hamada, ministre de l'Environnement et du Développement durable, et qui s'est déroulée en présence des cadres des deux ministères et des représentants des départements du tourisme, de l'industrie et de la technologie et des finances. Les participants ont souligné la nécessité d'élaborer un calendrier détaillé de la mise en œuvre des objectifs du programme présidentiel 2009-2014 en ce qui concerne le renforcement du système des eaux traitées, de manière à atteindre 50 % de réutilisation de ces eaux, dans certaines cultures, l'industrie et le tourisme avant 2014, et ce, contre 30 % actuellement. Il a été décidé d'augmenter la superficie des périmètres utilisant les eaux traitées, estimées actuellement à 8 000 hectares qui seront augmentées de 7 000 hectares. Les différents intervenants ont souligné l'importance de réduire les délais de réalisation des études techniques, de mieux organiser l'appel d'offres relatif aux composantes du programme, notamment en ce qui concerne la création de périmètres irrigués et leur équipement de stations d'épuration des eaux usées et de réseaux d'irrigation. La mise en œuvre de la première phase de ce programme sera entamée fin 2010. Il s'étendra sur les cinq prochaines années. La séance a, également, permis d'évoquer les préparatifs relatifs à la réalisation de nouvelles stations d'épuration destinées aux secteurs industriel et touristique ainsi qu'à l'irrigation des terrains de golf pour éviter une surexploitation de la nappe phréatique. Les participants à cette réunion de travail ont appelé à fixer un prix des eaux traitées qui reflète le coût réel du mètre cube tout en encourageant et en rationalisant l'utilisation de ces eaux.
La Presse (Tunis) – AllAfrica 26-01-2010
63 millions de m3 d'eaux traitées utilisées chaque année
Nadhir Hamada et Abdessalem Mansour, respectivement ministre de l'Environnement et du Développement durable et ministre de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques visent un taux d'exploitation des eaux traitées dans les secteurs agricoles, industriels et touristiques de 50 % en 2014 contre 30 % actuellement. Un groupe de travail va être créé, qui aura pour mission d'élaborer des études et rapports périodiques. Ce groupe s'engagera dans le suivi des dispositions du programme présidentiel 2009-2014 relatives à ce secteur d'activité. Les prévisions de la prochaine étape tablent sur la création d'environ 8 500 hectares de cultures irriguées grâce aux eaux traitées du côté du Grand-Tunis, Zaghouan, Béja, Sousse, Kairouan, Sfax, Gafsa, Kébili et Gabès. Les parties concernées auront, également, la charge de préparer des études quant aux potentialités offertes visant l'alimentation de la nappe phréatique surtout celles qui connaissent actuellement une charge d'exploitation. Les deux ministres ont profité d’une séance de travail pour mettre en exergue la valorisation des ressources hydrauliques disponibles tout en insistant sur la nécessité de doubler les quantités d'eaux usées traitées dédiées aux activités agricole. Ils ont, par ailleurs, exigé une meilleure coordination entre les deux départements afin de concrétiser les objectifs préconisés en la matière. De surcroit, les ministres ont recommandé l'instauration d'un programme de sensibilisation orienté vers les exploitants de ces eaux ainsi que la mise à leur disposition des principales techniques usées dans l'exploitation des ressources hydrauliques. La Tunisie traite chaque année 235 millions de mètres cubes d’eau sur lesquels 63 millions de m3 sont utilisés, dont 37 millions m3 pour les périmètres irrigués agricoles, 15 millions de m3 pour les terrains de golfe et espaces verts et 11 millions de m3 pour la réalimentation de la nappe phréatique et la protection des zones humides du pays. La Tunisie compte actuellement 9 555 hectares de superficies irriguées par les eaux traitées dont 8 065 hectares pour les périmètres agricoles, 1 040 hectares pour les parcours de golf et 450 hectares pour les espaces verts.
La Presse (Tunis) – AllAfrica 07-01-2010
Tunisia Online – AllAfrica 07-01-2010
Eau en Afrique
Les potentialités d'une ressource faiblement exploitée
Le continent africain a un potentiel de développement économique et social via la ressource eau. Toutefois, malgré ses nombreux bassins, dont cinquante-neuf sont transfrontaliers, la région peine encore à en tirer profit, en termes de potentialités hydroélectriques et d'irrigation des terres. "Nous sommes loin de l'optimal à la fois en termes de gestion et d'équipements", soutient le directeur technique permanent du Réseau international des organismes de bassin – RIOB, Jean-François Donzier. Le potentiel de production hydroélectrique de l'Afrique est très mal valorisé, alors que l'énergie est une des clés du développement du continent. L'amélioration et la maîtrise des techniques d'irrigation ont, également, un impact positif sur la production agricole, ainsi que l'autosuffisance alimentaire. En marge des travaux de l'Assemblée générale mondiale du RIOB, Jean-François Donzier a confié que peu de pays ont des organismes de gestion opérationnelle des bassins. Or, face aux menaces liées aux changements climatiques, il souligne la nécessité d'organiser la gestion des bassins pour les pays riverains, d'améliorer les infrastructures et de rationaliser l'utilisation de l'eau. Aussi juge-t-il pertinent de former et de sensibiliser les agriculteurs sur l'économie de l'eau. En ce sens, il rappelle qu'il existe des techniques culturales qui permettent d'utiliser peu d'eau, et avoir une production correcte. Le directeur technique permanent du réseau a, par ailleurs, invité à ne pas répéter les erreurs commises en Europe et en Amérique latine. Selon lui, l'exploitation des potentialités des bassins doit s'accompagner de mesures de protection de l'écosystème et de l'implication des populations impactées par les aménagements. Même si le RIOB ne dispose pas de données chiffrées sur l'impact des changements climatiques sur les hydro-systèmes, il reste que la menace et les risques persisteront, pour des décennies encore, quelles que soient les mesures prises par les États pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais, pour Jean-François Donzier, le pire sera l'inaction. "Plus on va attendre pour réagir, plus les problèmes seront difficiles à résoudre". Les égoïsmes nationalistes pour s'approprier exclusivement la gestion et l'exploitation de cours d'eau, doivent être vaincus. "Il n'y a pas de solutions pour un pays tout seul" ajoute M. Donzier. Il indique que l'entente et une politique intelligente, à l'image de ce que fait l'Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal – OMVS, sont les voies à suivre.
La huitième Assemblée générale mondiale du Réseau international des organismes de bassin s'est tenue à Dakar, du 20 au 23 janvier 2010. Pour une première tenue en terre africaine, l'événement a enregistré la participation de près de deux cent cinquante personnes, venant de quarante et un pays et l'ensemble des réseaux des différentes régions du monde, ainsi que les organisations internationales spécialisées dans la gestion de l'eau. La thématique de cette édition était : "S'adapter aux conséquences du changement climatique dans les bassins : des outils pour agir". L'assemblée a désigné à l’unanimité le haut-commissaire de l’OMVS, Mohamed Salem Ould Merzoug, comme nouveau président du RIOB jusqu'à la prochaine assemblée générale prévue en 2013 au Brésil.
Khady Bakhoum, WalFadjri (Dakar) – AllAfrica 23-01-2010
Assemblée mondiale des organismes de bassin : la recherche d'un modèle de gestion optimale de la ressource transfrontalière
Adama Mbodj, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica 20-01-2010
Afrique de l'Ouest
Gestion des ressources en eau : lancement d'un portail d'échanges et d'information
Le Sénégal et plusieurs pays d'Afrique se dotent d'un portail de l'eau. L'instrument aidera à apporter des solutions aux nombreux défis posés par le secteur de l'eau. Les directions de la gestion des ressources en eau, du Sénégal, du Bénin, du Burundi, du Zaïre et du Congo-Brazzaville contribueront au contenu de ce portail, qui vise à être un espace d'échanges entre les acteurs, qui regroupera aussi de l’information sur les techniques de dépannage ou de forage ainsi que des études de cas. Les techniciens pourront réactualiser leurs connaissances dans les domaines comme le traitement des eaux naturelles, le traitement de la corrosion des conduites, la dépollution des zones de captage, etc. "Le portail de l'eau, qui est une base de données interactives, ambitionne de faciliter la solution rencontrée dans le secteur de l'eau et de l'assainissement. Ce portail est indispensable pour régler les problèmes posés par ce secteur. C'est une plateforme qui va permettre de rapprocher les entreprises et faciliter l'accès au financement", note le représentant du ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Construction et de l'Hydraulique, Modou Mbaye. Il a exhorté tous les acteurs de l'eau et de l'assainissement à jouer leur partition dans l'alimentation des bases de données.
Idrissa Sané, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica 13-01-2010
Sénégal
L'État ne semble pas envisager de reconduire le contrat de la SDE
L'État veut se désengager de la SONES, Société Nationale des Eaux du Sénégal, et confier la production et la distribution à une seule et même entité. Dès lors, le contrat de la Sénégalaise des Eaux – SDE, qui arrive à expiration en 2011, ne sera vraisemblablement pas renouvelé. L’annonce a été faite par Oumar Sarr, ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Construction et de l'Hydraulique. Selon le ministre, un appel d'offres sera très bientôt lancé au terme de la phase de réflexion que les autorités sont en train de mener. "Nous pensons qu'aujourd'hui, nous pourrions avoir une structure plus importante, pouvant intégrer le volet investissement et celui de la distribution", soutient Oumar Sarr. Néanmoins, L’État fera tout pour que les intérêts des agents soient préservés, a précisé le ministre. Filiale du groupe français Bouygues, la SDE assure la distribution de 35 % de l’eau consommée à Dakar, sur la base d’un contrat la liant à l’État du Sénégal, qui expire en avril 2011.
Seyni Diop, WalFadjri – AllAfrica 21-12-2009
L’Intersyndicale des centrales contre "la concession globale" des activités de la SDE et de la SONES
ASP (Dakar) – 04-01-2010
Burkina Faso
21ème Conseil national de l'eau
La 21e session ordinaire du Conseil national de l'eau s'est tenue au centre Abbé-Pierre de Koudougou, sous la présidence de Mamadou Lamine Kouaté. Une soixantaine de conseillers qui ont pris part aux assises. Il s'agissait essentiellement des autorités coutumières et religieuses, des représentants d'associations, d'organisations non gouvernementales, des milieux socioprofessionnels ainsi que des délégués des collectivités territoriales et des représentants des conseils régionaux et des services administratifs de l'État. Organe consultatif, créé par la loi d'orientation relative à la gestion de l'eau adoptée par l'Assemblée nationale en février 2001, le Conseil national de l'eau est le cadre de concertation pour définir les stratégies de gestion des ressources en eau. Six points étaient inscrits à l'ordre du jour de la session, mêlant pêle-mêle : l'opérationnalisation de la stratégie sous-sectorielle d'assainissement des eaux usées et excrétas ; la convention de l'Organisation des Nations unies sur les cours d'eau transfrontaliers ; la charte de l'eau du bassin du Niger ; l'Appui budgétaire sectoriel eau et assainissement et une présentation sur les zones humides protégées (Convention de Ramsar).
Cyrille Zoma, L’Obervateur Paalga (Ouagadougou) – AllAfrica 19-01-2010
Cameroun
Eau potable et électricité : les promesses de 2010
L'amélioration de l'approvisionnement, en quantité et en qualité, est l'une des priorités du ministère de l'Eau et de l'Énergie. Michael Ngako Tomdio, ministre de l'Eau et de l'Énergie, a profité de la cérémonie de présentation des vœux pour inviter ses collaborateurs à se mettre résolument au travail. Parmi les défis, énumérés par le ministre, l'amélioration, en quantité et en qualité, de l'approvisionnement des populations urbaines et rurales en eau potable et en énergie électrique apparaît comme prioritaire. C'est ainsi que dans le secteur de l'eau, la réhabilitation des réseaux d'adduction dans certaines grandes villes du pays est déjà lancée.
Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica 27-01-2010
Adduction d'eau potable : plus de 220 milliards de francs déjà mobilisés
La campagne de desserte en eau potable dont les travaux commencent cette année concerne plusieurs villes. Ce programme est financé à hauteur de 65 milliards de francs CFA par l'Agence française de développement et la Banque européenne d'investissement, auxquels s’ajoutent un prêt de la Banque africaine de développement, à hauteur de 22 milliards de francs ainsi qu’un accord de crédit de la Banque mondiale à hauteur de 31 milliards de francs, dont une partie, sous forme de don d'un montant de 2,5 milliards de francs sera affectée à la réalisation de plus de 50 000 branchements sociaux. La République populaire de Chine participe de son côté pour un montant de 11 milliards de francs, destinés à la construction de l'usine de traitement d'eau à Ayatto, adossée sur le fleuve Moungo, et qui desservira la ville de Douala en eau potable. Un second financement de Eximbank of China d'un montant de 44,6 milliards de francs, permettra d’assurer la 2ème phase du projet d'extension de l'alimentation de la ville, a été signé en novembre 2009. Cette seconde phase du projet permettra de porter la capacité de production d'eau potable à 280 000 m3 par jour pour la couverture des besoins jusqu'à l'horizon 2025. Le 7 décembre 2009, l'État du Cameroun a signé avec la banque belge la Dexia, un accord de financement pour la réhabilitation et l'extension des systèmes d'alimentation d'eau potable dans 52 centres. Basile Atangana Kouna, directeur général de Camwater, explique que "ces projets proposent des solutions techniques adaptées à notre contexte économique. Ils sont basés sur des études qui permettront d'améliorer la capacité de production et les réseaux de distribution". La capacité de production passera, précise le responsable, à Douala de 105 000 à 280 000m3 par jour, à Yaoundé de 100 000 à 150 000 m3 par jour, à Edéa et Bertoua de 2 000 à 5 000 m3 par jour, et à Ngaoundéré de 6 000 à 12 000 m3 par jour.
L’objectif de ce vaste programme est l'amélioration du taux de desserte. Il est prévu que le taux actuel, estimé à 30 % passe à plus de 60 % à l'horizon 2015. Pour ce faire Camwater a élaboré un programme d'investissement d'environ 400 milliards de francs sur une période de dix ans, et dont plus le la moitié – 200 milliards de francs – a d’ores et déjà été mobilisée.
Jeanine Fankam, Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica 25-01-2010
L’interview de Basile Atangana Kouna par J. Fankam, Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica 25-01-2010
Le pays en quête de financements, article de Simon Pierre Etoundi, Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica 21-01-2010
Insalubrité : 15% des étudiants exposés aux maladies diarrhéiques
C'est un secret de Polichinelle. Les études des Pr Dumoutier et Nien Ngapout, réalisées en 2003 et 2007 le confirment : l'approvisionnement en eau restant très insuffisant à Yaoundé, une grande partie de la population a recours aux sources alternatives que sont les eaux de puits et de source. Malheureusement, une majeure partie de ces sources présentent des concentrations anormalement élevées en germes témoins de la contamination fécale. En effet, plus de 75 % des dispositifs d'évacuation des excrétas sont des latrines traditionnelles à fond perdu susceptibles de contaminer la nappe souterraine. La situation est particulièrement alarmante dans les zones de fortes concentrations humaines à l'instar des zones de résidences universitaires, comme Ngoa-Ekellé ou Obili, abritant des habitats spontanés et où les étudiants sont ainsi exposés aux diverses maladies diarrhéiques. C'est dans le but d'apporter un éclairage sur les pratiques actuelles de la gestion des déchets solides et liquides dans les mini cités et leur incidence sur la qualité de l'eau et la santé des résidents que le département de biologie et physiologie végétales a organisé le 21 janvier 2010, un atelier de démarrage des activités du projet de recherche qui s'intitule "amélioration des conditions d'hygiène et de salubrité dans le quartier estudiantin par l'approche éco systémique à la santé humaine" La finalité est de dégager des pistes pouvant conduire à améliorer les conditions de vie dans ces quartiers à forte concentration d'étudiants. Selon le Dr Ives Magloire Kegne qui a conduit les recherches en compagnie d'autres chercheurs et des ONG, il s'agit de partager la proposition de recherche avec les différents acteurs impliqués : étudiants et non étudiants, responsables des œuvres universitaires, leaders locaux et associations de la société civile actives dans les zones estudiantines.
Christian Tchapmi, Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica 22-01-2010
Insalubrité toujours : le lac municipal de Yaoundé replonge
En ce samedi matin, beaucoup de Yaoundéens ont entamé leur journée par une activité sportive. Ils sont nombreux qui courent ou marchent le long du lac municipal, par petits groupes ou en solitaire. Les véhicules animent un va-et-vient continu. Mais ni les piétons, ni les automobilistes ne semblent entendre la voix sourde du lac municipal qui pleure depuis des mois. Et ce malgré la couleur verte de ses larmes. En effet, au-dessus de l'eau, une couche opaque et visqueuse est visible. Et plus les jours passent, plus la coloration verte s'accentue. La situation ne semble guère perturber le ministère de l'Environnement et de la Protection de la nature, pas plus que le ministère du Développement urbain et de l'Habitat ou encore de la Communauté urbaine de Yaoundé.
Jocelyne Ndouyou-Mouliom, Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica 27-01-2010
Le glacier à la source du fleuve Yangtsé recule
Le glacier situé à la source du fleuve Yangtsé, sur le plateau Qinghai-Tibet (sud-ouest), a considérablement reculé depuis 2004, a déclaré un responsable du Centre provincial de détection à distance. Les trois sections du glacier ont rétréci respectivement de 197,75 km², 702 km² et 85,5 km² en 2004 à 173,75 km², 635,73 km² et 77,25 km² en 2009, a déclaré Li Xiaodong, assistant ingénieur du centre provincial. Le glacier se trouve dans la région du mont Geladandong, dans la préfecture autonome mongole et tibétaine de Haixi.
Agence de presse Xinhua – China.org.cn 07-01-2010
Chine
Jiangsu: condamnation des pollueurs de l'eau de la ville de Huai'an
Huit membres du personnel de la Hongze Rihui Adjuvant Co. Ltd qui avaient déversé des déchets industriels dans un cours d'eau qui servait à approvisionner la ville de Huai'an, 5 millions d'habitants, ont été condamnés par la Cour populaire du district Hongze, dans la province du Jiangsu, dans l'est du pays. Ce tribunal précise que cinq des accusés ont été condamnés à des peines de prison ferme d'une durée de 9 à 29 mois et trois autres à des peines avec sursis. Selon la Cour, fin février 2009, les résidants du centre ville de Huai'an s'étaient plaints de l'odeur étrange de l'eau du robinet ce qui avait entraîné l'ouverture d'une enquête dans l'usine Hongze Rihui Adjuvant Co. Ses dirigeants Yuan Guolai, Ge Jiandong et Xiao Zhidong, ont demandé plusieurs fois, en février dernier, à des intermédiaires, Zhang Baiming et Zhang Baiping, de rejeter les eaux usées de la compagnie dans un fossé d'irrigation connecté à un cours d'eau qui constitue une source d'eau potable pour la ville de Huai'an. Deux installations qui fournissent de l'eau dans la ville ont découvert plus tard que 15 millions de mètres cube d'eau avait été contaminés et distribués dans le réseau municipal. La distribution de l'eau a été interrompue pendant une semaine pour purification du circuit de distribution. La Cour a condamné également la compagnie à une amende d'un million de yuans, soit environ 150 000 dollars américains, et à indemniser la compagnie municipale de distribution d'eau à hauteur de 350 000 yuans.
Agence de presse Xinhua – China.org.cn 24-01-2010
Beijing, ville verte d'ici 2020
"Le plan de 2010-2012 pour établir un Beijing vert" a récemment été examiné et a reçu l'accord de principe du Comité permanent de la ville. Selon la ligne directrice de la conférence, le projet sera mis en œuvre après avoir acquis l'approbation du public. Ce projet, organisé par la Commission locale pour le développement et la réforme et élaboré par les départements concernés, est divisé en six parties. Selon le texte, Beijing vise à exécuter neuf projets dans divers milieux incluant l'énergie, l'architecture, la circulation et la protection atmosphérique. Le plan pour la construction d'une capitale chinoise "verte" comporte seize normes de premier niveau sur la production verte, la consommation verte et l'environnement, dont douze restrictives et quatre directives. Le but d'ici à 2012 est de mener à bien les neuf ouvrages verts et d'améliorer les dix systèmes de garantie, par la construction des systèmes de production, de consommation et d'environnement, afin de jeter les bases de modernisation pour une ville verte. En 2020, les mesures pour le développement économique devraient être réformées et avancées. Beijing sera alors pratiquement construit comme ville verte mondiale avec des productions peu polluantes, une consommation harmonieuse, un environnement agréable et des sources d'énergie efficaces.
China.org.cn – 08-01-2010
Québec – Canada
Algues bleu-vert : bilan 2009
Le ministère québécois du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs publie le Bilan final des plans d’eau touchés par une fleur d’eau d’algues bleu-vert en 2009. En 2004, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a mis en place des procédures lors des épisodes d'algues bleu-vert au Québec. Celles-ci visent principalement à protéger la santé des usagers d’un plan d’eau touché par une fleur d’eau. Pour ce faire, le ministère agit en étroite collaboration avec les directions de santé publique. Selon l’inventaire des cas rapportés au ministère depuis la mise en œuvre de ce plan, les différents milieux aquatiques n’ont pas tous été touchés au même degré. Certaines fleurs d’eau ont duré seulement quelques jours ou leur étendue s'est limitée à un petit secteur d’un lac ou à un tronçon d’un cours d’eau. À l’opposé, d’autres ont persisté pendant des mois ou ont recouvert tout le plan d’eau. Un outil est disponible sur le site du ministère, qui permet de désigner les lacs et les cours d’eau touchés par une fleur d’eau, de 2004 à 2009, qui ont été répertoriés par le MDDEP. Cet outil propose plusieurs façons de les repérer : par région administrative, par municipalité, par bassin versant et par plan d'eau.
Algues bleu-vert : bilan 2009 – Plan d'intervention sur les algues bleu-vert 2007-2017
France : Veolia remporte la gestion des services d'eau de Royan pour une durée de 12 ans
La commune de Royan vient d'attribuer à Veolia Eau le contrat de délégation par affermage de son service public de production et de distribution d'eau potable. Ce contrat a pris effet le 1er janvier 2010 et représente un chiffre d'affaires cumulé estimé à 17,3 millions d'euros sur les 12 ans de la durée du contrat. Référence touristique de la côte atlantique française, Royan est une station balnéaire renommée, dont la population quadruple deux mois par an, en passant de 20 000 habitants l'hiver à 90 000 l'été. Veolia Eau sera en charge de la production et la distribution d'eau, de la vente d'eau en gros à des communes limitrophes de même que de la gestion des relations clientèle. Son chantier prioritaire est la sécurisation du réseau d'eau potable, avec le remplacement des branchements en plomb avant l'échéance réglementaire de fin 2013, de même que l'amélioration du rendement d'un réseau vieillissant. Sont programmées la mise à jour de la modélisation du réseau, la réalisation d'analyses sur l'état des canalisations et l'utilisation de dispositifs spécifiques (télédiagnostics des réseaux, inspection vidéo, pré-localisateurs de fuite) permettant de détecter au plus vite les défaillances et d'intervenir en réparation efficacement. La priorité est aussi donnée à un meilleur comptage de l'eau consommée, notamment sur le réseau public. Une mesure qui se concrétisera par l'installation de compteurs sur les bornes d'arrosage d'espaces publics, d'équipements de télé-relevé dans les établissements publics et de bornes de puisage monétique pour les besoins d'eau de voierie et de curage. Par l'ensemble de ces actions, l'objectif est d'atteindre un rendement du réseau de 90 % d'ici l'échéance du contrat. Veolia Eau a également pris des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre liés aux services d'eau. Dans ce cadre est prévue la réalisation d'un bilan carbone. Des actions en faveur du respect de la biodiversité, par une gestion différenciée des espaces verts sur les sites de production d'eau, seront également menées. Veolia Eau confiera à un organisme indépendant la mission d'auditer et de noter l'exploitation des services d'eau, à trois reprises sur la durée du contrat. Ces audits, qui porteront sur des critères relatifs à la protection de l'environnement, à la participation au développement économique et à la responsabilité sociétale, seront complétés par une enquête de satisfaction tous les deux ans auprès des Royannais.
Veolia Environnement – 18-01-2010
NOMINATIONS
Patrick Ouart est nommé au conseil d'administration de Suez Environnement
Le conseil d’administration de Suez Environnement qui s’est tenu le 14 janvier 2010, a décidé, sur proposition de GDF Suez, de coopter Patrick Ouart en remplacement d’Angel Simon, directeur général d’AGBAR. Cette nomination sera soumise à la ratification de la prochaine assemblée générale de Suez Environnement, le 20 mai prochain. Patrick Ouart est membre du comité exécutif de LVMH et conseiller du président du groupe LVMH.
Suez Environnement – 15-01-2010
27-28 janvier 2010, Rennes – France
11ème Carrefour des gestions locales de l’eau
Après avoir réuni plus de 4.000 participants pour son 10e anniversaire
en janvier dernier, le Carrefour des gestions locales de l’eau revient
les 27 et 28 janvier 2010. Elus, techniciens et agents des
collectivités confrontés aux problématiques liées à l’eau s’y
retrouveront pour débattre ensemble lors d’ateliers et conférences.
SDAGE, SAGE, GIZC – gestion intégrée des zones côtières, gestion des
milieux aquatiques, de la protection de la ressource en eau, des eaux
pluviales, politiques d’assainissement collectif et non collectif… Les
participants échangeront et partageront leurs retours d’expérience au
parc des expositions de Rennes. Cette 11ème édition est organisée par
IDEAL, en partenariat avec la Région Bretagne, l’Agence de l’eau
Loire-Bretagne, et avec le soutien des départements bretons et de la
ville de Rennes. Pour cette nouvelle édition, le Conseil régional de
Bretagne a choisi cette année de présenter sa stratégie en matière de
gestion intégrée des zones côtières.
Carrefour des gestions locales de l’eau
15-16 février 2010, Paris – France
Sommet de la Mer Noire
La gestion de l’eau dans les régions du pourtour de la Mer Noire et du bassin du Danube
Laconférence est organisée dans le cadre du Sommet de la Mer Noire, initié par Michèle Sabban, présidente de l'Assemblée des Régions d'Europe. Stratégiquement située à l’intersection de l’Europe, de l’Asie centrale et de l’Europe de l’Est, cette région concentre de nombreuses problématiques liées au développement durable. Le sommet se tiendra au Conseil régional d’Île-de-France.
Sommet de la Mer Noire
19-22 mars 2010, Strasbourg – France
À l'eau la Terre ?
Ici Strasbourg – À l’occasion de la journée mondiale de l’eau et du cinquantième anniversaire de leur école, les étudiants de l’ENGEES – École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, regroupés au sein de l’association AQUAeme ont souhaité proposer un projet ambitieux autour d’une problématique qui les concerne : L'AVENIR DE L'EAU AVEC 9 MILLIARDS DE TERRIENS. L’objectif est de sensibiliser, échanger, partager et informer… mais avant tout que cet événement soit une fête et c’est pour cela qu’entre les conférences, de nombreux spectacles, projections de films, expositions ou balades à thèmes sont proposées. Afin que tout le monde puisse participer, les organisateurs ont eu à coeur d’assurer au maximum la gratuité de tous les évènements. Lorsque cela n’a pas été possible, un tarif très réduit est proposé aux visiteurs.
Conférences et tables-rondes – À l’eau la Terre ? Ici Strasbourg investit le Parlement européen pour débattre de l’avenir de l’eau à l’échelle européenne, nationale et locale. Des intervenants tous spécialistes de leur domaine viendront à la rencontre du public pour un temps d’échange. L’évènement sera ouvert par des personnalités politiques de la scène française ou internationale. Une synthèse des débats sera faite en séance plénière le lundi après-midi. Le week-end, des conférenciers proposeront des conférences plus familiales à la Cité de la Musique et de la Danse.
Un festival du film de l’eau – Le cinéma UGC Rivétoile proposera la projection à tarif réduit de films autour du monde de l’eau. Certains films seront suivis d’un débat avec les ou les réalisateurs. Serge Dumont viendra notamment présenter son film Les Gravières du Ried. Des séances pour les scolaires (collégiens et lycéens seront également organisés tout au long de la semaine précédent l’évènement.
Des expositions thématiques – Entre une séance de cinéma ou une conférence, le public aura le loisir de pouvoir visiter les nombreuses expositions que nous mettons en place en partenariat avec les associations de protection de la nature, les collectivités territoriales et l’Université de Strasbourg. Au programme, Les Hommes et l’eau en Amazonie sur les grilles du Jardin Botanique, L’eau du robinet en Alsace à la mairie de Schiltigheim, La nappe phréatique à l’ENGEES et bien d’autres choses à découvrir au Vaisseau, à la Ferme Bussière et dans le centre commercial Rivétoile !
Des visites familiales – Tout au long du week-end, les promeneurs seront invités à aller à la découverte des ouvrages hydrauliques et des actions mises en place pour la protection de l’environnement : comprendre le fonctionnement d’une station de traitement des eaux usées, réaliser les bénéfices apportés par le plan Zéro Phyto mis en place par la CUS, l’intérêt d’une forêt alluviale ou de grand ouvrages hydrauliques tels que la passe à poisson de Gambsheim ou le polder d’Erstein.
Des spectacles pour toute la famille – Marc Jolivet parraine le festival qui a programmé le spectacle Mon frère l’Ours Blanc, un concert de musique classique À l’eau les états d’âme et un concert de jazz, plus un spectacle de danse dans un cadre peu commun : celui des Bains Municipaux de Strasbourg.
À l’eau la Terre ? Ici Strasbourg
22 mars 2010
JOURNÉE MONDIALE DE L'EAU
De l'eau propre pour un monde sain
ONU-Eau consacrera la journée mondiale de l’eau 2010 au thème de la qualité de l’eau, reflétant ainsi l’importance des deux thèmes, quantité et qualité, pour la gestion des ressources en eau.
La journée mondiale de l’eau 2010 vise à : 1. Faire prendre conscience de la nécessité d’entretenir des écosystèmes sains et d’assurer le bien-être de l’humanité en relevant les défis croissants que pose la qualité de l’eau pour la gestion des ressources en eau ; 2. Accroître la visibilité du thème de la qualité de l’eau en encourageant les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus dans le monde entier à s’engager sur ce thème, en participant à des activités telles que la prévention de la pollution, le nettoyage des cours d’eau et des lacs, et leur restauration.
Journée mondiale de l'eau 2010
10-11 avril 2010, Paris – France
Festival Partir Autrement
Vivre une aventure unique, s’immerger dans des communautés locales, mener des actions solidaires, rencontrer les personnes qui oeuvrent à un monde et un tourisme meilleur, partir à pied, à vélo, en bateau, partir pour créer, voyager pour se réaliser à la rencontre des autres et de soi-même. Convaincu de l’impact positif d’un tourisme responsable dans les pays en voie de développement, l'association Aventure du Bout du Monde va présenter pendant 2 jours des projections et organiser des débats autour de réalisateurs et d’auteurs, témoins d’une autre façon de voyager. Il sera également possible de rencontrer et partager l’expérience de conférenciers et de voyageurs pratiquant une autre forme de tourisme. Pour sa 3ème édition, Partir Autrement se tiendra à l’Espace Reuilly.
Festival Partir Autrement – ABM
26-28 avril 2010, Lille – France
Conférence sur la gestion intégrée des réseaux hydrographiques dans le contexte de la Directive cadre sur l’eau
Conference on Integrated River Basin Management under the Water Framework Directive
La conférence passera en revue les défis techniques rencontrés par des
États membres, des organisations et des scientifiques, en développant
le premier Plan de gestion de bassin fluvial conformément à la
Directive cadre sur l’eau. L’accent sera mis sur les aspects
d’intégration, à travers le développement de la coopération sectorielle
et pluridisciplinaire et seront prises en compte des questions
émergentes comme l’adaptation aux changements climatiques dans l’avenir.
WFD Lille 2010
26-27 juin 2010, Paris – France
6-11 juillet 2010, Arles – France
Festival international de l'image environnementale
Une approche originale de l’environnement et de l’art à l’ère du numérique.
Le Festival international de l'image environnementale veut sensibiliser à l‘écologie et rendre l’art accessible au plus grand nombre, grâce à une approche artistique des questions environnementales (ressources, biodiversité, climat…). Le FIIE, à travers l’art contemporain comme les nouveaux médias, permet de mettre en lumière des artistes qui conçoivent et explorent sous un angle différent, loin du bucolisme facile, ce que notre société fait de notre environnement. Au-delà des oeuvres artistiques en elles-mêmes, le FIIE s'efforce d'aborder intelligemment tous les moyens de communication et les outils liés à la création artistique : site internet dédié, page Facebook, application IPhone, terminaux Bluetooth, site 3D iso, etc. Tous ces vecteurs de diffusion numérique sont utilisés grâce à une approche originale qui combine Environnement, Ar et Nouvelles Technologies.
Hôtel Holiday Inn Express Paris, Canal de la Villette – Paris
Autour des Rencontres Internationales de la Photographie, Cinéma Jean et Pons de Dieu – Arles
Appel à candidature : les photographes, vidéastes et artistes multimédia sont invités à proposer leurs travaux autour du thème de l’environnement. Les dossiers peuvent être envoyés jusqu’au 28 février 2010.
Festival international de l'image environnementale
L’AFD publie une note sur l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement destiné aux cadres africains
L’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement –
2iE, implanté au Burkina Faso, a pour vocation de former des ressources
humaines compétentes, focalisées sur l’innovation et l’esprit
d’entreprise et destinées à soutenir le développement du continent
africain dans ses diversités de genres linguistiques et culturelles,
dans une stratégie de complémentarité et de subsidiarité avec les
institutions africaines d’enseignement supérieur de formation et de
recherche. Dans cette mission, l’institut ambitionne de devenir une
référence et un centre d’excellence sur le continent, reconnu au niveau
international en tant qu’institut de formation et de recherche dans
les domaines de l’eau, l’environnement, le génie civil et l’énergie.
Devant la demande croissante en personnel africain qualifié, 2iE a
démarré en 2005 un ambitieux programme de déploiement de ses activités,
soutenu par l’Agence française de développement – AFD. Le projet vise à
accroître les capacités d’accueil et de formation des étudiants et à
améliorer la qualité des formations et de la recherche. Il prévoit la
construction de nouvelles infrastructures socio-éducatives,
scientifiques, pédagogiques et d’hébergement ainsi que la
réhabilitation des dispositifs existants pour faire du 2iE une
plateforme scientifique et technologique de niveau international.
L’amélioration de la qualité se traduit par l’achat d’équipements de
laboratoires, le développement des niveaux Masters et Doctorats, la
mise à niveau du personnel, le rapprochement avec les entreprises et la
construction d’un centre de documentation.
Le projet permettra d’accueillir 1 000 étudiants en 2011 (contre 320 en
2007) et jusqu’à 1 800 étudiants en 2015. Le 2iE formera des diplômés,
issus de plus 30 pays dont 20 % de filles qui s’intègreront rapidement
dans les entreprises avec des niveaux de rémunération attractifs.
Pour réaliser ce projet démarré en 2008, l’AFD a octroyé à la fondation 2iE un prêt direct de 4,7 millions d’euros.
Information AFD – avril 2009
Fondation 2iE Ouagadougou / Kamboinse – Burkina Faso
L'EIVP enrichit son offre de formation continue axée sur la Ville Durable
À partir de mai 2009, deux nouveaux séminaires enrichiront l’offre de
la formation continue de École des ingénieurs de la Ville de Paris –
EIVP : Aménagement durable, vers la production "d’éco-quartier" labélisé
HQE2R et Le paysage urbain, dispositif réglementaire en matière de
publicité, d’enseignes et pré enseignes. Axée sur la Ville durable, la
thématique des séminaires proposés par l’École est au cœur des
préoccupations et des besoins en formation des acteurs de l’aménagement
urbain. Ce dispositif sera complété par l’Université d’été de la ville
durable, que l’EIVP organise chaque année pour les professionnels. Sa
3ème édition se tiendra du 31 août au 4 septembre 2009 et portera sur
cinq thématiques : 1. Économie ; 2. Réchauffement climatique ; 3.
Biodiversité ; 4 Gouvernance, échelle territoriale ; 5. Ville durable,
innovation et recherche, développement et justice sociale.
École des ingénieurs de la Ville de Paris – EIVP
Gouvernance
de l'eau et gestion des conflits
Le Programme UNESCO – From Potential Conflict to
Cooperation Potential (PCCP), l'Institut UNESCO-IHE pour l'éducation relative à
l'eau et le Centre PHI-HELP créent de nouveaux programmes d'études universitaires
supérieures sur les conflits liés à l'eau : Master en Gestion des
ressources en eau, spécialisation Gestion des conflits liés à l'eau –
LLM en Gouvernance de l'eau et en résolution des conflits.
UNESCO-IHE – 30-01-2008 (en anglais)
Mâcon– Master 2
Connaissance, gestion et mise en valeur des espaces aquatiques continentaux
Université Lumière Lyon 2, faculté de Géographie, Histoire, Histoire de l'Art, Tourisme
Cette spécialité pluridisciplinaire abordant tous les aspects de la
gestion territoriale, de la connaissance des milieux aquatiques et de
la valorisation des espaces aquatiques continentaux a vocation de
former des spécialistes qui sauront aborder de façon globale la gestion
des hydrosystèmes continentaux. Les débouchés professionnels sont
multiples : chargé de mission gestion de l'eau ou des cours d'eau
(conseils régionaux ou généraux, structures intercommunales, parcs
naturels régionaux, parcs nationaux), chargé d'études, assistant
d'études (bureaux d'études, cabinets d'expertise ou de conseil,
conseils régionaux ou généraux, structures intercommunales, DIREN, DDE,
DDAF, ONF, CREN, agences de l'eau, VNF), consultants indépendants,
chargé de projets (type life-environment, associations, ONG), agent de
développement de projets de valorisation du patrimoine aquatique (PNR,
communauté de communes), chargé de formation, de promotion (conseils
régionaux ou généraux, structures Intercommunales, CREN, PNR, réserves
naturelles, parcs nationaux), animateur ou coordinateur scientifique
(CREN, PNR, réserves naturelles, parcs nationaux), responsable de
maison de l'eau, responsable de site touristique (tourisme sur site
aquatique naturel sensible), ingénieurs territoriaux et ministères
(concours).
Master Espaces aquatiques continentaux – Université Lumière Lyon 2
Un certificat en Sciences de l'environnement proposé entièrement à distance par la Télé-Université Université du Québec
Seule université francophone en Amérique du Nord à se consacrer
exclusivement à la formation à distance, la Télé-Université (Université
du Québec) propose un certificat de 1er cycle universitaire en sciences
de l'environnement, pour permettre d'appréhender le développement
durable des ressources naturelles et la protection de l'environnement.
Tél. +1-888-843-4333 poste 963 (gratuit sur le Canada)
Sciences de l'Environnement – TÉLUQ Télé-Université du Québec