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Instantanés avril 2019

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

7 AVRIL : Journée mondiale de la santé
Pour un meilleur traitement des eaux usées

Le volume des eaux usées dans le monde devrait augmenter parallèlement à la croissance démographique. En outre, l'augmentation de la richesse mondiale signifie que nos eaux usées, y compris les eaux d'égouts, contiennent des quantités croissantes de produits chimiques dangereux, de substances toxiques et des débris associés aux modes de vie des consommateurs modernes.
Les eaux usées contiennent des particules de plastique, des polluants microbiens et des traces de médicaments qui peuvent menacer la sécurité de l'eau et la sécurité alimentaire, ainsi que la santé humaine. Le problème est particulièrement aigu dans les zones densément peuplées et dépourvues d'installations de traitement. Prenons pour exemple, le Gange en Inde. Ce fleuve subvient aux besoins d'une population d'environ 500 millions de personnes, soit à peu près l'équivalent de la population des États-Unis, de la Russie et du Canada réunis, et fournit de l'eau pour la cuisine, la toilette, l'irrigation des cultures et le maintien des moyens de subsistance. Pour beaucoup de personnes, il revêt également une grande valeur spirituelle et culturelle. Une étude publiée en janvier 2018 dans Water Research et intitulée "Population density controls on microbial pollution across the Ganga catchment" révèle que : la concentration de bactéries fécales est fortement liée à la densité de population vivant en amont ; les rivières reçoivent environ 100 fois plus d'eaux usées par habitant des populations urbaines que rurales ; la pollution microbienne est conditionnée par la structure du réseau fluvial et les modes de peuplement. "En exploitant des données d'archives inédites relatives au bassin versant du Gange, nous avons constaté une forte relation non linéaire entre la densité de population en amont et la pollution microbienne. Nous prévoyons que ces systèmes fluviaux ne respecteraient pas les normes conformes à la quantité de bactéries fécales présentes dans les eaux d’irrigation disponibles pour 79 % des 500 millions d’habitants", indique l’étude. Selon Ganga Action Parivar, les stations d'épuration des eaux d'égout qui se trouvent sur le Gange sont coûteuses et se retrouvent facilement bouchées lors des moussons. 30 % d'entre elles n'étaient pas opérationnelles en 2013, tandis que d'autres utilisaient moins de 60 % de leur capacité. En outre, les déchets toxiques provenant de métaux lourds, les produits pharmaceutiques ou produits de soins personnels ne peuvent pas être traités par ce genre de stations. Enfin, les fréquentes coupures de courant paralysent leur fonctionnement et les stations se retrouvent souvent abandonnés en raison de coûts opérationnels et de maintenance élevés.
La Journée mondiale de la santé marque l'anniversaire de l'Organisation mondiale de la santé, créée en 1948. L'objectif de développement durable 3 (ODD-3) concerne la santé et le bien-être. Il comprend les objectifs suivants : d’ici à 2030, mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre les hépatites, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles ; d’ici à 2030, réduire nettement le nombre de décès et de maladies dus à des substances chimiques dangereuses et la pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et des sols. Le thème de la Journée mondiale de l'eau du 22 mars était "Ne laisser personne de côté". L’objectif de développement durable 6 inclut une cible 6.3 (ODD-6.3) visant à améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant le déversement et en minimisant les rejets de produits chimiques et de matières dangereuses, en réduisant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement le recyclage et la réutilisation sans danger à l’échelle mondiale d’ici 2030. Un traitement efficace des eaux usées est essentiel à une bonne santé publique. En 2010, les Nations unies ont reconnu "le droit à l'eau potable salubre et propre et à l'assainissement comme un droit humain essentiel pour la vie et les droits de l'homme". À l'échelle mondiale, une eau sale présente des risques importants de diarrhée, d'infections opportunistes et de malnutrition, causant 1,7 million de décès par an, dont plus de 90 % dans des pays en développement, la moitié étant des enfants. Ces décès sont principalement dus à l'ingestion de pathogènes fécaux d'origine humaine ou animale. Plus de 2 milliards de personnes vivent déjà sans accès à l'eau potable géré depuis leur domicile en toute sécurité. Dans le monde, le nombre de ménages raccordés aux évacuation des eaux et aux systèmes sur site tels que les fosses septiques et les latrines à fosse est à peu près égal. Plus de 80 % des eaux usées mondiales et plus de 95 % dans certains pays les moins avancés sont rejetés dans l’environnement sans avoir été traitées au préalable ; 2,4 milliards de personnes n'ont toujours pas accès à un assainissement amélioré. Seuls 26 % des services d'assainissement en milieu urbain et 34 % des services d'assainissement en milieu rural empêchent efficacement le contact humain avec les excréments tout au long de la chaîne d'assainissement et peuvent donc être considérés comme gérés de manière sûre. "Un nombre plus important d'égouts dépourvus de traitement des eaux usées aggrave la pollution des rivières. L'urgence d'investir, non seulement dans les réseaux d'égouts, mais dans le traitement des eaux usées n'a jamais été aussi grande", affirme Birguy Lamizana, spécialiste des eaux usées à ONU Environnement. Les usines de traitement des eaux usées réduisent considérablement le risque de maladie en éliminant les substances nocives des eaux usées. Cependant, le processus de traitement repose sur un approvisionnement en électricité constant et fiable, un luxe dont beaucoup de pays en développement ne dispose pas. Les usines de traitement des eaux usées produisent également du méthane, un important gaz à effet de serre, qui pourrait constituer une source d’énergie utile s’il était correctement géré.
Dans le cadre du Programme d'action mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres, ONU Environnement collabore avec des partenaires pour prévenir la dégradation et la pollution résultant d'activités menées sur le continent. L’Initiative mondiale sur les eaux usées, appuyée par ONU Environnement, incite les populations à abandonner le retrait des déchets et à adopter la récupération des ressources. Un autre volet des travaux d’ONU Environnement est axé sur l’Afrique : le projet de gestion des eaux usées et d’assainissement en Afrique d’ONU Environnement est soutenu par la Banque africaine de développement dans le cadre de son Initiative pour l’alimentation en eau et l’assainissement en milieu rural.
Birguy Lamizana – Un Environment

 

Les forêts tropicales continuent à disparaître à grands pas
La destruction de forêts tropicales s'est poursuivie à un rythme soutenu en 2018 et le monde a perdu une superficie équivalente à celle du Nicaragua, révèle une étude qui s'inquiète en particulier de la disparition des forêts tropicales primaires essentielles pour le climat et la biodiversité.
Selon les données compilées par Global Forest Watch (GFW), un projet soutenu par le World Resources Institute (WRI) et qui se base notamment sur des données satellitaires, les régions tropicales ont perdu 12 millions d'hectares de couverture arborée en 2018 ; et il s'agit là de la quatrième année la plus mauvaise (après 2016, 2017 et 2014) depuis que GFW a commencé à cartographier le recul de ces forêts en 2001. "Il est tentant de saluer une deuxième année de baisse après le pic de 2016", commente Frances Seymour de WRI. "Mais si on regarde sur les 18 dernières années, il est clair que la tendance globale est toujours à la hausse." La disparition de 3,6 millions d'hectares de forêt tropicale primaire, une superficie de la taille de la Belgique, est particulièrement préoccupante, souligne GFW dans son rapport qui précise que ces forêts, qui constituent un écosystème forestier extrêmement important, contenant des arbres pouvant atteindre des centaines voire des milliers d'années, stockent plus de carbone que les autres forêts et sont irremplaçables pour préserver la biodiversité.
La destruction de forêt tropicale primaire se concentre dans cinq pays, par ordre décroissant : le Brésil, avec la forêt amazonienne, la République démocratique du Congo, l'Indonésie où la forêt tropicale primaire laisse la place à des cultures d'huile de palme ou de bois, enfin la Colombie et la Bolivie qui, à l'instar du Brésil exploitent massivement la forêt amazonienne, souvent présentée comme le "poumon de la planète". En Afrique, le rapport s'alarme de la situation à Madagascar, un des pays les plus pauvres au monde. Le pays a perdu 2 % de sa forêt tropicale primaire en 2018, une proportion supérieure à celle de tout autre pays tropical. Les auteurs pointent aussi du doigt l'accélération de la destruction de forêt tropicale primaire au Ghana et en Côte d'Ivoire entre 2017 et 2018.
La Presse (Canada)

 


INITIATIVES
Un diplomate chinois appelle à une réponse mondiale aux changements climatiques
Le représentant permanent de la Chine aux Nations unies, Ma Zhaoxu, a appelé à une réponse conjointe de la communauté internationale face aux changements climatiques. S'adressant à la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale de l'ONU sur le climat et le développement durable pour tous, M. Ma a déclaré que les changements climatiques étaient un défi majeur affectant l'avenir et la destinée de l'humanité toute entière, et qu'ils nécessitaient par conséquent que la communauté internationale unisse ses forces pour y répondre. "Nous devons honorer nos engagements pris dans le cadre de la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques et de l'Accord de Paris", a-t-il dit, appelant les pays à suivre les principes de responsabilité commune mais différenciée, d'équité et de capacités respectives.
Le diplomate chinois a appelé les pays développés à tenir leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars par d'ici à 2020, et de transférer des technologies avancées aux pays en développement, afin d'améliorer leur capacité à faire face aux changements climatiques. Le partenariat mondial devrait être consolidé pour permettre les échanges et le partage de meilleures pratiques, dans la perspective d'approfondir la coopération concrète sur les changements climatiques, a-t-il ajouté.
Xinhua

 

Le directeur général de la FAO s’adresse au pape François
Dans une lettre au pape François, le directeur général de la FAO souligne à quel point l’accès à l’eau est essentiel pour lutter contre la faim et la pauvreté.
"L‘accès à l’eau potable et à l’assainissement est vital et représente un facteur fondamental pour assurer une vie saine et aider des millions de personnes à sortir de la pauvreté et de la faim", a indiqué José Graziano da Silva dans une lettre au souverain pontife le 1er avril. Le directeur général de la FAO a remercié le pape François pour son message de soutien à l’événement organisé le 22 mars 2019 par l’agence des Nations unies basée à Rome, dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau.
Selon le Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau, près de 4 milliards de personnes, soit près des deux tiers de la population mondiale, souffrent d’une grave pénurie d’eau pendant au moins un mois par an. "Nous avons un long chemin à parcourir pour faire en sorte que l’accès à l’eau soit reconnu comme un droit humain effectif", a noté Graziano da Silva. Il a fait référence à l’encyclique Laudato si’ du Saint-Père François (2015), qui "nous enseigne l’importance d’un équilibre entre l’homme et la nature pour garantir un avenir durable à notre planète."  M. Graziano da Silva a souligné les souffrances endurées par de nombreuses personnes, en particulier les femmes et les enfants, qui, dans les régions où les ressources en eau sont rares, doivent marcher pendant des heures pour pouvoir remplir leurs récipients d’eau, une eau indispensable pour boire, cuisiner et pour l’hygiène personnelle. Il est essentiel de garantir l’accès à l’eau pour ces personnes vulnérables. "Nous ne pouvons pas empêcher les sécheresses, mais nous pouvons empêcher qu’une sécheresse entraîne la famine et un bouleversement socio-économique", a-t-il écrit.
Dans cette lettre, José Graziano da Silva a décrit un projet mis en œuvre au Brésil, à l’issue duquel de nombreuses familles d’agriculteurs pauvres vivant dans des régions arides peuvent bénéficier de la construction de citernes dans leurs maisons pour stocker l’eau de pluie. S’inspirant de cette expérience brésilienne, la FAO et ses partenaires œuvrent actuellement à la réalisation d’un projet visant à construire 1 million de citernes dans la région du Sahel en Afrique.
FAO

 


RECHERCHE 
Des drones permettent d'observer des détails de la banquise en Antarctique
Une équipe dirigée par des chercheurs chinois a permis de révéler des éléments détaillés de la surface de la banquise en Antarctique, grâce à l'utilisation de drones, afin d'obtenir des images et des données haute résolution, a-t-on appris d'une étude publiée dans le journal international Remote Sensing.
En 2016 et 2017, des chercheurs de l'Université normale de Beijing ont participé à la 33ème expédition en Antarctique de la Chine. Utilisant Polar Hawk-III, un véhicule aérien inhabité (VAI), ils ont récolté des données de télédétection de la banquise dans l'est de l'Antarctique, afin d'apporter une aide au navire de recherche et brise-glace chinois Xuelong. C’est la première fois que des chercheurs chinois utilisent la technologie des drones pour examiner et modéliser de grandes zones de la banquise en Antarctique. Les observations par les VAI ont offert des éléments détaillés de la topographie de la surface de la banquise, en particulier des données très détaillées des arêtes de glace, ce qui représente encore un défi pour les systèmes satellitaires. Selon les chercheurs, les perspectives d'utilisation des observations par les VAI sont grandes pour les recherches sur la banquise et l'exploration polaire.
Des scientifiques de l'Université de Newcastle et de l'Université de Northumbria au Royaume-Uni, ainsi que ceux d'Environment Canada, participaient également à cette étude.
Xinhua

 

 

Europe

 

 


France
CONSULTATION NATIONALE
Votre avis sur l'avenir de l'eau
Depuis le 2 novembre, tous les Français peuvent donner leur avis sur l'avenir de l'eau. L'État et les comités de bassin organisent simultanément dans tous les grands bassins hydrographiques une consultation du public sur l'avenir de l'eau. Les Français sont invités à donner leur avis sur les enjeux et les défis à relever pour préparer la stratégie de reconquête de la qualité de l’eau et la stratégie de gestion des risques d’inondation des grands bassins hydrographiques. Les collectivités, entreprises, associations, groupes d’acteurs concernés sont également invités à répondre à cette consultation ouverte jusqu’au 2 mai 2019.
Donnez votre avis sur l’avenir de l’eau

 

ARTOIS-PICARDIE
L'Agence de l'eau s'associe à la Banque des Territoires
La Banque des Territoires et l’Agence de l’eau unissent leurs forces pour faciliter le financement des projets des collectivités en région Hauts-de-France. Ce protocole, signé pour la période 2019-2022, permet de proposer aux collectivités une articulation complémentaire entre les interventions techniques et financières de la Banque des Territoires et celles de l’Agence de l’eau. L’objectif est de faciliter la réalisation de projets dans le domaine de l’eau (eau potable et assainissement). Sa signature fait suite aux conclusions des Assises de l’eau d’août 2018.
Agence de l’eau Artois-Picardie

 

SEINE-NORMANDIE
Inauguration du pôle Eau & Biodiversité de Châlons-en-Champagne
Au terme d’un an de travaux, Patricia Blanc, directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, a inauguré les locaux rénovés du site de Châlons-en-Champagne situés chaussée du Port, en bordure du canal Saint-Martin. Le site Châlonnais de l'agence va héberger 5 structures : les services marnais de l’Agence française de la biodiversité et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ; le Conservatoire de botanique des bassins parisiens ; le Conservatoire des espaces naturels de Champagne-Ardenne ; Grand Est Solidarité et Coopération pour le Développement (GESCOD).
Agence de l’eau Seine-Normandie
Photos L'Hebdo du Vendredi (Reims)

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ADOUR-GARONNE
Publication du publie son 11ème programme d'intervention 2019-2024
L'Agence de l'eau Adour-Garonne publie son 11ème programme d'intervention 2019-2024. La brochure présente les grandes lignes du programme placé sous le sceau de la solidarité et qui constitue la déclinaison opérationnelle de sa stratégie pour les six années à venir.
Agence de l’eau Adour-Garonne

 

APPELS À PROJETS
Loire-Bretagne
Écophyto : Appel à projets régionaux
L’objectif de l’appel à projets régionaux est de favoriser des changements de pratiques efficaces et durables permettant une réduction de l’usage, des risques et de l’impact des produits phytosanitaires.
Le plan Écophyto 2 a été publié le 20 octobre 2015 et vise une réduction de 50 % de l’utilisation des produits phytosanitaires en 10 ans. Ce plan sera prochainement renforcé en un plan Écophyto 2+, conformément au plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides publié le 25 avril 2018. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne perçoit depuis 2016 une recette supplémentaire de 8 millions d’euros par an, issue de l’élargissement de l’assiette des redevances pour pollutions diffuses. Cette enveloppe est répartie entre les régions du bassin Loire-Bretagne conformément à la circulaire de juillet 2016, qui cadre la mise en œuvre régionale du plan.
Le 11ème programme d’interventions de l’Agence fixe les modalités de financement de la mise en œuvre régionale du plan Écophyto. Les dispositifs soutenus favorisent la réduction de l’usage, des risques et de l’impact des produits phytopharmaceutiques et concernent : l’accompagnement de programmes d’actions collectifs (dits "groupes 30 000") s’appuyant sur des groupes d’exploitants agricoles et présentant un programme cohérent d’actions établi à l’échelle de territoires, de filières de production ou de groupes d’agriculteurs ; des investissements agro-environnementaux ; des études et investissements pour des filières innovantes ; la mesure de conversion à l’agriculture biologique ; le suivi des produits phytopharmaceutiques dans les eaux.
Écophyto – Appel à projets régionaux


Rhône-Méditerranée Corse
Appel à projets de 4 millions d’euros en faveur de la biodiversité

Dans le cadre de son 11ème programme "Sauvons l’eau 2019-2024", l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse amplifie ses actions dans le domaine de la biodiversité via un nouvel appel à projets. Il cible les projets des collectivités, associations de protection de la nature, conservatoires et gestionnaires d’espaces naturels, fondations privées, établissements publics de l’État, industriels qui agissent pour la reconquête de la biodiversité des milieux aquatiques et humides. Les lauréats verront leurs projets financés jusqu’à 70 %. L’agence soutient les travaux de restauration des habitats pour les espèces liées aux milieux aquatiques et aux zones humides. Ces travaux, qui participent à l’atteinte du bon état des eaux, visent en priorité à restaurer le fonctionnement global des écosystèmes au sein de la trame turquoise. L’objectif est de reconquérir les habitats et mettre en place des corridors écologiques favorisant la circulation des espèces dépendant étroitement de la qualité des milieux aquatiques concernés. L’agence soutient également les études qui font le lien entre le fonctionnement des milieux et la qualité de la biodiversité. Avec cet appel à projets, l’agence de l’eau incite financièrement les maîtres d’ouvrage à mener des projets très opérationnels, utiles à la biodiversité par la restauration des habitats nécessaires à l’accomplissement du cycle de vie des espèces.
Les deux premiers appels à projets de 2017 et 2018, lancés suite à la loi du 8 août 2016 visant la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, ont permis à l’agence de l’eau de soutenir 104 projets, majoritairement portés par des associations et des collectivités, financés à hauteur de 8,5 millions d’euros. Ces appels à projets successifs ont permis d’amplifier un dialogue constructif avec les partenaires techniques et financiers de la biodiversité (Agence française pour la biodiversité, Régions, DREAL, Départements) et d’affiner la stratégie d’intervention de l’agence dans le domaine de la biodiversité. L'appel est ouvert jusqu’au 15 mai 2019
Appel à projets

 

Rhin-Meuse
Reconversion des friches industrielles

L’ADEME, la Région Grand Est et l’Agence de l'eau Rhin-Meuse lancent un appel à projets régional "Reconversion des friches industrielles. Études et techniques de dépollution exemplaires". Ce dispositif a pour objectif de soutenir financièrement des actions de gestion de la pollution dans le cadre d’opérations de reconversion de friches industrielles menées dans le respect de la méthodologie nationale "sites et sols pollués". Les démarches éligibles sont les études préalables de gestion des pollutions (plan de gestion, plan de conception des travaux, essais pilotes…), les travaux de dépollution des sols et des eaux souterraines (privilégiant au maximum l’utilisation de techniques exemplaires). Les opérations de reconversion de friches industrielles devront viser un projet structurant conçu et inscrit dans une ambition de développement durable appliquée à l’urbanisme (écoquartier, approche environnementale de l’urbanisme AEU…). Les acteurs concernés sont tous les acteurs publics et privés (collectivités, bailleurs, aménageurs, promoteurs) qui développent un projet de reconversion de friches industrielles et pour lequel ils sont amenés à engager des travaux de dépollution. Les dossiers sont à déposer au plus tard le 10 septembre 2018.
Appel à projets

 

OUVRAGES
Actualisation du recueil d’expériences sur l’hydromorphologie pour la restauration des cours d’eau
L’actualisation du recueil d’expériences sur l’hydromorphologie pour la restauration des cours d’eau se poursuit avec 14 fiches récemment mises à jour. Fruit d’une collaboration entre l’Agence française pour la biodiversité, les Agences de l’eau et le ministère en charge de l’écologie, ce recueil d’expériences sur l’hydromorphologie est destiné à l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des milieux aquatiques. Il vise à faciliter le lancement et la mise en place de nouveaux projets de restauration physique des cours d’eau. 
Détails – AFD

 

 

Afrique

 

 


Afrique du Nord – Proche-Orient 
Le directeur général de la FAO encourage les approches novatrices et les investissements pour assurer l’accès à l’eau pour tous
 
Renforcer l’innovation, les politiques et les investissements dans le secteur de l’eau dans la région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord (NENA) est fondamental pour "empêcher la pénurie d’eau de compromettre notre vision ambitieuse d’éradiquer toute forme de malnutrition, de maintenir la paix et de ne laisser personne pour compte", a déclaré le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, s’exprimant lors d’une conférence dans le cadre des Journées Terres et Eau pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, organisée par la Ligue des États arabes et co-organisée avec la FAO au Caire, en Égypte, du 31 mars au 4 avril. L’événement avait pour objectif d’examiner les progrès accomplis dans la lutte contre la pénurie d’eau dans la région et de favoriser l’échange de connaissances entre les pays et partenaires.
Lors de la conférence, Graziano da Silva a affirmé que si les conflits et les catastrophes climatiques étaient en partie responsables de l’augmentation de la faim dans la région, la pénurie d’eau mettait à mal les moyens de subsistance en milieu rural, obligeant les populations à migrer des zones rurales vers les zones urbaines. Il a noté qu’"une personne sur trois vivant à la campagne est considérée comme pauvre en raison du manque d’eau" dans la région. Pour lutter efficacement contre les déficits en eau dans la région, M. Graziano da Silva a souligné la nécessité d’une nouvelle génération de politiques et d’investissements. Il a également mis l’accent sur l’importance de mettre en place une coordination interministérielle entre les politiques relatives à l’eau, à l’alimentation et au commerce, ainsi que des mécanismes pour récompenser les agriculteurs qui réussissent à gérer durablement les sols et les ressources en eau. "Il est également important de garder à l’esprit que la pénurie d’eau ne provient pas toujours du manque physique d’eau. Beaucoup de régions souffrent de pénurie d’eau en raison du manque d’investissements", a-t-il précisé.
M. José Graziano da Silva a tenu à faire remarquer que les épisodes de canicule de plus en plus fréquents et intenses, ainsi que la multiplication des catastrophes liées à l’eau, sont amenés à peser lourdement sur l’agriculture. Par conséquent, il est très important de déployer les moyens permettant d’assurer la production alimentaire, tout en préservant les ressources en eau, grâce, par exemple, à l’utilisation de systèmes d’irrigation innovants, à des cultures et des animaux résistants aux sécheresses, et à la répartition spatiale de la production. "L’élévation du niveau de la mer et l’accentuation de la salinité des eaux souterraines sont à prévoir. Les inondations et la salinisation croissante des ressources en eau douce pourraient affecter les principales zones productrices de la région, comme le delta du Nil", a-t-il averti. Toutefois, M. Graziano da Silva a félicité les pays de la région pour leurs "grandes avancées dans leur long et incessant combat contre la pénurie d’eau""Les pays du Golfe, par exemple, sont des pionniers dans le domaine du dessalement de l’eau. L’Algérie, le Maroc, la Jordanie et la Tunisie ont déployé de grands moyens pour récupérer l’eau. L’Égypte et le Liban ont accompli des progrès considérables en matière d’irrigation goutte-à-goutte. D’importants progrès ont également été réalisés pour recycler les eaux usées", a-t-il dit. Le directeur général encourage les pays de la région à poursuivre leurs recherches de solutions innovantes pour faire face aux défis à venir, qui sont amenés à devenir de plus en plus complexes. Les projections montrent que la fréquence des sécheresses pourrait augmenter de 60 % d’ici à la fin du siècle, par rapport aux niveaux actuels dans la région. "En fait, aucune autre région n’a été aussi durement touchée par la désertification et la pénurie d’eau que la région NENA. Ceci s’explique notamment du fait de la gestion non durable des sols, de l’érosion des sols, des tempêtes de sable et de poussière, de la déforestation et de la dégradation rapide des terres de parcours", a souligné M. José Graziano da Silva.
Pénurie d’eau et obésité – Dans son allocution, Graziano da Silva a également souligné les effets néfastes de la pénurie d’eau sur l’obésité. "À cause de la pénurie d’eau, la région est de plus en plus tributaire des importations de produits alimentaires. Cela peut entraîner une augmentation du surpoids et de l’obésité. Les marchés mondiaux des produits alimentaires facilitent l’accès aux aliments ultra-transformés qui sont peu coûteux mais riches en calories, graisses, sucre et sel", a-t-il déploré. "Un régime composé d’aliments frais et locaux est souvent plus coûteux qu’un régime composé d’aliments ultra-transformés et importés. Ici, dans la région NENA, la proportion d’adultes obèses est d’environ 30 %, selon l’Organisation mondiale de la santé. Dans certains pays de la région, ce chiffre peut atteindre près de 40 %", a-t-il précisé, soulignant la nécessité de débattre de la réglementation des échanges commerciaux de produits alimentaires, qui est responsable des importations de produits nocifs pour la santé.
Les agriculteurs et les ménages ruraux doivent être au cœur des stratégies – Après avoir affirmé que les agriculteurs et les ménages ruraux doivent être au cœur des stratégies de lutte contre la pénurie d’eau, il a précisé : "Non seulement pour les encourager à adopter des technologies plus efficaces, mais aussi pour garantir l’accès à l’eau potable pour les ménages ruraux. Ceci est vital pour garantir la sécurité alimentaire et l’amélioration de la nutrition." Il faut réduire le gaspillage alimentaire pour préserver les ressources naturelles, en particulier l’eau douce, les sols et le terres agricoles, a déclaré M. José Graziano da Silva. "Toutes ces mesures nécessitent un travail de recherche approfondi, une infrastructure adaptée et un cadre institutionnel approprié", a-t-il noté.
Graziano da Silva a ajouté que le programme régional de la FAO sur la pénurie d’eau dans la région NENA, lancé en 2013, aidait les pays à faire face à chacun de ces défis. La FAO a publié, lors de la conférence, de nouvelles directives pour des projets d’investissement dans l’irrigation, permettant l’introduction de méthodes, outils et ressources innovants pour relever les défis auxquels le développement de l’irrigation doit faire face : la pénurie d’eau, la concurrence pour des ressources naturelles limitées et les conséquences du changement climatique.
FAO

 

Maroc
Le Roi préside une séance de travail consacrée à la problématique de l'eau

Le souverain Mohammed VI a présidé au Palais Royal de Rabat une séance de travail consacrée à la problématique de l'eau. À cette occasion, le souverain a mis l'accent sur la question de l'approvisionnement en eau dans les zones couvrant le nord et nord-est du royaume, et qui s'étendent d'Oujda à Tanger. Ainsi, ces régions voient leurs besoins en eau plus que doubler en été et actuellement toute l'année, du fait du développement du tourisme et de la dynamique remarquable générée par les importants projets industriels déjà installés ou projets et emplois créés par ces domaines. Ces projets socioéconomiques à l'image de l'écosystème de production automobile Renault ou encore du projet de Cité Tanger Tech Mohammed VI mené en partenariat avec des opérateurs chinois, requièrent un renforcement de la capacité d'approvisionnement en eau. Ces besoins seront satisfaits grâce à des schémas d'interconnexion et aux trois nouveaux grands barrages qui seront édifiés dans cette zone, dont celui de Béni Mansour qui aura une capacité de plus d'un milliard de mètres cubes.
Par ailleurs, le souverain a donné ses Hautes Orientations au gouvernement pour finaliser le programme prioritaire national concernant l'eau et sa gestion, qui fera l'objet de réunions dont il assurera la présidence.
Libération (Casablanca) – AllAfrica  

 

Sénégal
Le ministre Serigne Mbaye Thiam compte sur les travailleurs pour réussir sa mission
Aussitôt après avoir reçu le témoin des mains de son prédécesseur, Mansour Faye, Serigne Mbaye Thaim, le nouveau ministre de l'Eau et de l'Assainissement a tendu la main à tous les acteurs de ce département pour contribuer à l'accroissement du secteur. "On m'a confié un secteur qui touche directement la vie des populations... Mais ce n'est pas une responsabilité individuelle, mais collective. On a la chance d'avoir au Sénégal une administration et des cadres de qualité. Je compte sur la collaboration de tous pour réussir la mission confiée à un fils du Sénégal", a déclaré le nouveau ministre de l'Eau et de l'Assainissement lors de la passation de service avec son prédécesseur Mansour Faye.
Auparavant, Mansour Faye a dressé un bilan "positif" de son passage à la tête de ce département. "Le secteur de l'hydraulique a connu une avancée très remarquable. Si on prend l'exemple de l'hydraulique rural, présentement nous sommes à un taux de 91 %, en termes d'accès, contre un taux de 84 % quand j'arrivais dans le secteur", a-t-il relevé, soulignant que ces avancées sont liées à la réalisation de forages par le ministère mais aussi d'autres programmes tels que le PUDC et le PUMA, avant d'ajouter : "Sur l'urbain, aujourd'hui Dakar connaît moins de difficultés en termes d'alimentation en eau potable. Nous avons atteint notre équilibre sans pour autant que les grands projets ne soient opérationnels, en termes de production. Les projets avancent, Keur Momar Sarr 3 qui sera livré en 2020, l'usine de dessalement de l'eau de mer va démarrer au courant de cette année et cela vas nous permettre d'avoir un volume de production assez suffisant pour répondre aux besoins des populations."
Mariama Diedhiou, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica  


Marché de l'eau : L'ex-ministre Mansour Faye a-t-il favorisé Suez ?
L'ancien ministre sénégalais de l'Eau et de l'Assainissement Mansour Faye a-t-il favorisé Suez lors de l'attribution du marché de l'eau ? L'hebdomadaire français Le Canard Enchaîné a révélé le 10 avril la livraison de cinq camions-bennes pour le ramassage des ordures à la ville de Saint-Louis avant l'appel d'offres. Des camions Suez pour la ville dont le maire n'est autre que Mansour Faye lui-même. Les intéressés se défendent de tout conflit d'intérêt.
En octobre 2015, la ville de Saint-Louis reçoit cinq camions-bennes de la part de Suez. Il s'agit d'un don, d'après la mairie. Les véhicules ne sont pas tout neufs. Quinze ans, d'après un responsable de l'entreprise. Aux commandes de l'opération, Alioune Badara Diop, proche du maire Mansour Faye. Trois ans plus tard, la commission d'attribution des marchés publics dépendant du ministère de Mansour Faye décide d'attribuer le marché de l'eau à Suez. Pour Le Canard Enchaîné et certains proches du dossier, ces cinq camions-bennes donnés gratuitement ont comme un parfum de corruption. Dans un communiqué, la mairie de Saint-Louis dénonce des accusations sans fondement. Quant à Alioune Badara Diop, il dit avoir eu l'idée de récupérer ces camions en les voyant stationnés dans un dépôt en France. Il souligne : "La mairie a pris en charge les frais de transport des véhicules". De son côté, Suez explique que cette pratique (envoyer de vieux camions en Afrique) est courante chez la plupart des opérateurs.
Trois ans plus tard, la victoire de l'entreprise face à la Sénégalaise des Eaux (SDE) reste contestée. Car dans son offre pour reprendre le marché de l'eau urbaine au Sénégal, Suez était plus chère que l'opérateur historique.
Radio France Internationale – AllAfrica  


Saint-Louis : Des étudiants déversent des eaux usées dans le bureau du recteur
Le porte-parole de la Coordination des étudiants (CESL) de Saint-Louis, Mamadou Amadou Ndiaye, a expliqué que le déversement d'eaux usées dans le bureau du recteur de l'Université Gatson Berger était un acte destiné à attirer l'attention des autorités sur la situation dans le campus social de cette université. "Nous avons décidé, en toute responsabilité, de prélever quelques seaux de ces eaux usées et de les déverser devant les bureaux des autorités pour qu'elles ressentent ce que nous supportons dans le campus social", a-t-il confié à la presse.
Mercredi, des étudiants ont déversé des eaux usées dans le bureau du recteur de l'UGB. En réaction, l'assemblée de cette université s'est réunie d'urgence jeudi pour condamner cet acte. Mamadou Amadou Ndiaye a en revanche indiqué qu'"aucun agent du rectorat n'a été attaqué" lors de cette action. "L'intégrité physique d'aucun agent n'a été atteinte, mais si rien n'est fait d'ici le 15 avril, nous allons reprendre le combat", a-t-il menacé. La CESL souligne qu'une série de "négociations d'alerte ont été menées depuis le mois de janvier, dans ce cadre, par des rencontres avec les autorités internes de l'université, dont le recteur, les directeurs généraux de la SONES (Société nationale des eaux) et de l'ONAS (Office national de l'assainissement du Sénégal), Amnesty international et les familles religieuses."
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  


 

Asie

 

 

Chine
Le réservoir des Trois-Gorges redirige de l'eau vers les cours inférieurs du fleuve Yangtsé

Le réservoir des Trois-Gorges a détourné plus de 10 milliards de mètres cubes d'eau vers les cours inférieurs du fleuve Yangtsé, a annoncé la China Three Gorges Corporation (CTGC). Un total de 10,02 milliards de mètres cubes d'eau a été détourné vers les cours inférieurs du fleuve Yangtsé au cours du premier trimestre de l'année, a indiqué la CTGC. Cette déviation de l'eau a atténué de manière efficace la pénurie d'eau, contribué à améliorer l'approvisionnement en eau, l'écologie et le transport sur les cours moyens et inférieurs du fleuve Yangtsé, mentionne la CTGC, précisant que le réservoir continuera de détourner plus de 10 milliards de mètres cubes d'eau vers les cours inférieurs du fleuve Yangtsé dans les deux prochains mois.
Xinhua

 

Alliance pour la protection de la vie aquatique du fleuve Yangtsé
La Chine a établi une alliance d'innovation technologique pour la protection de la vie aquatique et la réhabilitation écologique du fleuve Yangtsé, selon l'Académie chinoise des sciences de la pêche. Basée à Wuhan, dans la province du Hubei, l'alliance regroupe l'Académie chinoise des sciences de la pêche, l'Institut d'hydrobiologie relevant de l'Académie chinoise des sciences, l'Université de Wuhan, ainsi que d'autres institutions et unités de recherche. Elle se concentrera sur la recherche de base, la transformation technologique et les stratégies de développement liées à la protection biologique aquatique et à la restauration écologique du fleuve Yangtsé.
D'après Wang Xiaohu, président de l'Académie chinoise des sciences de la pêche, le bassin du fleuve Yangtsé constitue une zone importante pour les produits aquatiques de haute qualité. Cependant, il a été affecté par les activités humaines, notamment la construction de barrages, la pollution de l'eau et la surpêche, qui ont menacé la biodiversité et la restauration écologique. L'alliance améliorera le réseau de surveillance à long terme des ressources aquatiques du fleuve Yangtsé et lancera des projets pour la restauration et l'élevage artificiel des espèces aquatiques menacées, a déclaré M. Wang.
Xinhua

 

Création d'une "alliance des parquets" pour mieux protéger la rivière Minjiang
Une alliance des parquets pour la protection environnementale de la rivière Minjiang a été créée dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, a annoncé le ministère des Ressources naturelles. Les membres de l'alliance comprennent des organes de parquets des villes le long de la rivière Minjiang, incluant Chengdu, Meishan, Leshan et Yibin, ainsi que de la préfecture autonome tibétaine et qiang d'Aba. L'alliance vise à promouvoir la protection juridique de l'environnement écologique le long de la rivière. Elle communiquera de manière régulière les informations sur les enquêtes et le processus des dossiers concernant la destruction environnementale illégale et criminelle, et luttera contre l'exploitation illégale du sable et des pierres dans le cours de la rivière et la destruction des ressources de la faune sauvage.
Affluent principal du fleuve Yangtsé, la rivière Minjiang est l'une des sources d'eau principales de la ville de Chengdu. Son bassin est également une zone de conservation écologique importante dans la partie se trouvant en amont de la zone économique du fleuve Yangtsé.
Xinhua

 

2 381 dauphins blancs de Chine vivent dans l'estuaire de la rivière des Perles
Un total de 2 381 dauphins blancs de Chine, une espèce menacée, vivent dans l'estuaire de la rivière des Perles, ont annoncé jeudi les autorités locales. Depuis 2011, l'administration de la Réserve des dauphins blancs de Chine de l'estuaire de la rivière des Perles, continue de surveiller le dauphin et a découvert que le nombre d'individus dans l'estuaire de la rivière des Perles représentait la moitié de la population totale de cette espèce en Chine, selon des sources de l'administration.
Le dauphin, qui fait l'objet d'une protection d'État de première classe, ne se trouve que dans certaines zones côtières, l'estuaire de la rivière des Perles constituant un habitat important en Chine. Environ 6 000 dauphins de ce type vivent dans le monde, principalement le long des côtes du Pacifique occidental, dont 4 000 à 5 000 en Chine.
Xinhua


 

Amériques

 

 

Canada
Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport

Le Canada se réchauffe, en moyenne, à un rythme deux fois plus élevé que le reste de la planète, et le nord du pays se réchauffe encore plus rapidement, selon un rapport d'Environnement Canada. Le document, intitulé "Rapport sur les changements climatiques au Canada", indique que, depuis 1948, la température moyenne annuelle sur la terre ferme au Canada s'est réchauffée de 1,7 °C, les taux étant plus élevés dans le Nord, les Prairies et le nord de la Colombie-Britannique. Dans le nord du Canada, la température moyenne annuelle a augmenté de 2,3 °C. En comparaison, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, depuis 1948, les températures moyennes mondiales ont augmenté d'environ 0,8 °C. En plus de ces hausses de température, le rapport souligne que le Canada connaît une augmentation des précipitations, en particulier l’hiver, ainsi que des conditions extrêmes pour les feux de forêt et les pénuries d'eau l’été.
Le rapport a été rédigé par des scientifiques des ministères de l'Environnement et du Changement climatique, des Pêches et Océans et des Ressources naturelles, avec la contribution d'experts universitaires. Le document indique que, si le réchauffement au Canada est le résultat à la fois de l'activité humaine et des variations naturelles du climat, le facteur humain est dominant, en particulier les émissions de gaz à effet de serre.
Radio-Canada

 

La plus grande zone de protection marine au Canada créée au large de Terre-Neuve
Au large des côtes de Terre-Neuve, le chenal Laurentien abrite une grande diversité d'espèces marines, des coraux jusqu'aux tortues de mer. Leur habitat sera désormais protégé. Le ministère des Pêches et des Océans vient d'annoncer la création, d'ici l'an prochain, de cette zone de protection marine, la plus grande au Canada. Entre la côte sud-ouest de l’île de Terre-Neuve et les côtes du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, la zone fait plus du double de la superficie de l’Île-du-Prince-Édouard. C'est un des endroits qui a été identifié il y a probablement plus de 10 ans comme une des régions très importantes pour la biodiversité marine à l'est du Canada, mentionne Rodolphe Devillers, professeur au département de géographie de l’Université Memorial de Terre-Neuve. Quelque 11 580 kilomètres carrés supplémentaires d’espace océanique seront ainsi soustraits à toute activité industrielle, comme l’exploration pétrolière ou minière, et à la pêche commerciale et récréative, y compris le chalutage de fond. Ces activités, désormais interdites, étaient déjà minimes dans cette zone.
Le gouvernement de Justin Trudeau a promis de faire passer la proportion d'aires marines et côtières protégées à 10 % d’ici 2020. Avec la création de la zone du chenal Laurentien, les libéraux ont jusqu’ici atteint 8,3 % de cet objectif.
Marie-Isabelle Rochon – Radio-Canada

 

Canada – Ontario
Le Conseil de protection des Grands Lacs se réunit avec le gouvernement 

Rod Phillips, ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, et Glen Hare, chef du Grand Conseil, ont coprésidé la réunion du Conseil de protection des Grands Lacs qui comprend des dirigeants de tout l'Ontario, dont des municipalités, des communautés de Première Nation et de Métis, des organisations environnementales et des membres de la communauté scientifique, pour discuter des enjeux et des possibilités liés aux Grands Lacs. La réunion a permis de mettre à jour les participants sur divers enjeux, comme les excès de sel de voirie, la pollution générée par le plastique, les algues nocives et le débordement des réseaux d'égout dans les cours d'eau. De plus, on a discuté des efforts du gouvernement visant à mettre à jour la Stratégie ontarienne pour les Grands Lacs et à négocier un nouvel accord Canada-Ontario liés aux Grands Lacs avec le gouvernement fédéral. "C'était ma première réunion avec le Conseil de protection des Grands Lacs et j'ai trouvé très utiles cet échange d'idées et ce dialogue sur les façons de faire face aux pressions exercées sur nos ressources hydriques et de protéger nos Grands Lacs, a dit le ministre Phillips. Nous tiendrons compte de ce que nous avons appris à la réunion du Conseil et, avec les futures consultations, nous serons en mesure d'orienter nos interventions communes visant à protéger les Grands Lacs et tous les cours d'eau."
La réunion a aussi rendu hommage à la défunte Josephine Mandamin, grand-mère anishinaabe, aînée, protectrice de l'eau et activiste. En 2003, elle avait cofondé Mother Earth Water Walk, marche annuelle qui longe le périmètre des cinq Grands Lacs, pour sensibiliser la population à l'état de ces cours d'eau. On estime que Josephine a marché un total de 25 000 kilomètres pour protéger l'eau. À titre de commissaire en chef de la Commission de l'eau des femmes de la nation anishinabek, Josephine Mandamin était une dirigeante respectée et contribuait beaucoup au Conseil de protection des Grands Lacs.
Les Grands Lacs alimentent en eau potable plus de 70 % de la population de l’Ontario et leurs bassins versants abritent plus de 30 000 espèces de poissons, d’oiseaux et autres créatures vivantes. Les quelque 250 000 lacs de l’Ontario, y compris les Grands Lacs, contiennent environ un cinquième des réserves mondiales d’eau douce.
Environnement Ontario

 

L'Ontario annule un programme pour les arbres
L'Ontario a annulé un programme de plantation d'arbres, et les personnes concernées par cette décision préviennent que ce geste entraînera des pertes d'emplois et la disparition des avantages environnementaux offerts par les forêts.
Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts a informé Forests Ontario, au lendemain de la présentation du budget progressiste-conservateur, plus tôt ce mois-ci, que le Programme 50 millions d'arbres allait être supprimé. Rob Keen, PDG de Forests Ontario, a indiqué que depuis 2008, plus de 27 millions d'arbres ont été plantés en Ontario dans le cadre de ce programme. Il a ajouté qu'il s'agissait d'un programme de séquestration du carbone, mais que la plantation de nombreux arbres contribue également à la purification de l'air et de l'eau, à la protection des rives et à la réduction de l'érosion. Selon M. Keen, il faut environ 40 % de couverture forestière pour assurer la durabilité de la forêt, et la moyenne actuelle dans le sud de l'Ontario est de 26 %, certaines superficies n'étant couvertes qu'à 5 %. M. Keen a précisé que le budget annuel du programme était d'environ 4,7 millions. On a annoncé à Forests Ontario que le programme allait être annulé afin de réduire les coûts pour la province.
La Presse

 

Canada – Québec
Du faux sang pour les Champions de la nature
Des militants écologistes ont répandu du faux sang devant l'hôtel Intercontinental, à Montréal, où se tenait le Sommet des Champions de la nature, organisé par le gouvernement canadien. Le liquide, composé de sirop de maïs et de colorant alimentaire, symbolise "le sang de nos enfants dont le futur est menacé", a déclaré à La Presse Monika Napier, une manifestante.
Jean-Thomas Léveillé – La Presse

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Économie

 

 


Argentine – Règlement définitif du différend entre Suez et l’Argentine sur Aguas Argentinas
Le gouvernement argentin et Suez ont conclu et mis en œuvre un accord transactionnel de règlement en application de la sentence que le CIRDI, le centre d’arbitrage de la Banque mondiale, a rendue en sa faveur au titre la concession d’eau et d’assainissement de Buenos Aires, résiliée en 2006. Plusieurs entités internes et externes au groupe Suez étaient parties à la procédure et bénéficient de cet accord, qui applique un pourcentage de réfaction identique à celui consenti par l’Argentine lors du règlement des sentences CIRDI précédentes. Pour le seul groupe Suez, le montant en numéraire encaissé est de 220 millions d’euros. 
Par ailleurs, le CIRDI a rendu le 14 décembre 2018 une décision définitive favorable à Suez dans le cadre de la terminaison du contrat de concession d’eau et d’assainissement d’Aguas Provinciales de Santa Fé, Argentine. Cette décision constitue une étape importante dans le processus de résolution de ce litige. Une nouvelle étape s’ouvre à présent afin d’obtenir, pour cette seconde sentence, la mise en œuvre de la décision du CIRDI.
Suez

 

Nîmes Métropole, France – Saur dépose un recours au fond
Saur a déposé le 9 avril 2019, auprès du Tribunal administratif de Nîmes, un recours au fond demandant l’annulation de la procédure d’attribution et du contrat d’eau et d’assainissement signé par le président de la collectivité. Saur considère disposer de solides arguments pour ce faire. Arguments qu’il réserve à la justice. Saur précise que ni le contrat ni le rapport du Président ne lui ont encore été transmis alors que la collectivité est légalement tenue de le faire.
Saur


H2O Innovation – La technologie Clearlogx compte désormais plus 50 installations
H2O Innovation est fière d’annoncer que Clearlogx, sa technologie brevetée de contrôle de coagulants, a récemment remporté trois nouveaux projets aux États-Unis, totalisant 498 000 de dollars canadiens. La société a maintenant ses solutions digitales installées sur plus de 50 systèmes. Cette technologie de contrôle brevetée, acquise par H2O Innovation, est utilisée à la fois dans les systèmes de filtration conventionnelle et membranaire (MF/UF) pour ajuster automatiquement l’alimentation en coagulants de spécialité sur la base d’un algorithme de contrôle précis. En optimisant le dosage de coagulants dans les systèmes de traitement conventionnels ou membranaires, ce logiciel peut améliorer les performances du système, réduisant ainsi les importants coûts de transfert et/ou d’encrassement de membranes, et permettant des économies considérables en produits chimiques, en énergie et en maintenance.
Au cours des derniers mois, H2O Innovation a complété l'installation de trois nouveaux projets pour Clearlogx : un en Californie et deux en Caroline du Nord. Le contrat en Californie résulte d’un élargissement de la portée des services d’un projet existant d’H2O Innovation. Ce projet comprenait également l’utilisation du potentiel Zeta pour un contrôle optimal de la charge des particules. Clearlogx peut aussi être installé sur un système conçu par d'autres fournisseurs, comme c'était le cas pour les deux contrats en Caroline du Nord. Pour les trois projets, ClearlogxMD devait respecter les réglementations environnementales, réduire les matières organiques et les sous-produits de désinfection, et minimiser l’encrassement des membranes. Les trois systèmes associés à ces récents projets de Clearlogx étaient conçus d’une clarification conventionnelle suivie d'une filtration membranaire. "Nous atteignons notre vitesse de croisière avec cette technologie, en trouvant les opportunités là où elles s’intègrent bien à notre marché. Avec chacun de ces projets, nous avons pu contrôler étroitement l'alimentation en produits chimiques afin d'optimiser le processus, ce qui a permis d'optimiser l'efficacité d’opération et de simplifier le travail du personnel d’entretien. Les projets de Clearlogx nous placent également dans une bonne position pour continuer à supporter nos clients grâce à la fourniture de nos coagulants de spécialité et à l'utilisation de notre logiciel de surveillance des données IntelogxMC", a déclaré Gregory Madden, vice-président après-vente et solutions digitales d’H2O Innovation.
H2O Innovation

 

 

Évènements

 

 

20 mai 2019, Champs-sur-Marne – France 
Micropolluants et eaux pluviales en ville : Vers des solutions efficaces ?
Ce colloque souhaite restituer les résultats de trois projets portant sur la gestion des eaux pluviales dans les zones urbaines : Matriochkas à Nantes, MicroMégas à Lyon et Roulépur en Île-de-France. Ces projets se sont attachés à évaluer, dans un cadre pluridisciplinaire, la performance de dispositifs alternatifs pour la maîtrise des micropolluants. Matriochkas et MicroMégas ont étudié des techniques centralisées et décentralisées ; MicroMégas a complété la recherche par l’étude de la perception des techniques alternatives et des micropolluants par les acteurs (usagers et professionnels), et Matriochkas s'est intéressé aux différentes échelles d'évaluation, du dispositif pilote jusqu'à l'agglomération. Roulépur s'est focalisé sur les pollutions issues des voiries et parkings, via un diagnostic poussé de ces eaux, l'évaluation des performances de plusieurs dispositifs de gestion à la source et l'analyse de leurs conditions d'appropriation. Les travaux s'appuient sur la métrologie d'ouvrages réels et des périodes d’observation d’un an au minimum.
La rencontre est coprganisée par ARCEAU Île-de-France, l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR), l’École des Ponts ParisTech et l’Institut national des sciences appliquées (INSA).
Pré-programme et inscriptions

 

31 mai-03 juin 2019, Haïfa – Israël
e-Environnement et Climat : Mission organisée Technion France
Du vendredi 24 au lundi 27 mai 2019, Muriel Touaty, directrice générale du Technion France, organise la 14ème édition de la mission annuelle du Technion France, à Haïfa (Israël),  sur le thème : "#TechnionConnectedWorld : L’Homme au cœur d’un nouvel e-Environnement"
À la fois complexe et globale, la lutte contre le changement climatique est l’un des défis majeurs du XXIe siècle. Les énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolien, géothermie et biomasse) se développent intensément partout dans le monde, portées par la nécessité réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, 79 % des Français jugent que la France n’investit pas assez dans les technologies vertes et 73 % des personnes interrogées estiment que les entreprises ne sont pas suffisamment incitées à se tourner vers des énergies et des technologies plus écologiques (sondage Odoxa pour Saegus). La Mission annuelle du Technion France mettra en avant les enjeux de la transition énergétique & la GreenTech mais aussi de l’IA, et de la santé et de la nutrition dans un monde de plus en plus connecté, tout cela mettant en interface direct les acteurs des écosystèmes Francophones avec les meilleurs experts du Technion. Ce rendez-vous scientifique et technologique se concentrera sur les avancées scientifiques, médicales, environnementales et éducatives et la place de l’Homme dans son nouvel environnement. Les thématiques seront l’état de l’art en santé, bien-être et nutrition, les dernières découvertes GreenTech/CleanTech, ainsi que le rôle de l’éducation, la formation et la communication dans ce nouveau cycle numérique.
Technion France

 

05-06 juin 2019, Douai – France 
Assises nationales de la gestion durable des eaux pluviales
Organisées par IDEAL Connaissances et son pôle Eau, elles traiteront de cet enjeu majeur pour l’avenir que constitue une gestion des eaux pluviales et de ruissellement plus durable et mieux intégrée à l’aménagement du (des) territoire(s).
Détails – Agence de l'eau Artois-Picardie

 

24-26 juin 2019, Champs-sur-Marne – France 
Premières rencontres du GDR Polymères et Océans

Les enjeux environnementaux liés à la présence de plastiques, sont aujourd’hui unanimement reconnus. Les institutions nationales (gouvernements) et internationales (Union européenne, Nations unies) ont engagé des actions pour à la fois mieux connaître les conséquences de la présence de ces débris plastiques dans l’environnement et tenter d’enrayer la croissance de leurs rejets. La mission du GDR "Polymères et Océans", récemment constitué sous l'égide du CNRS, est de fédérer et d’améliorer la visibilité de la communauté scientifique française impliquée dans la recherche sur le devenir des polymères en milieu aquatique. Après le workshop Polymères et Océans qui s’est tenu à Montpellier en janvier 2018, les premières rencontres du GDR se tiendront à Paris, Université Paris-Est Créteil, du 24 au 26 juin prochains. Elles permettront de rassembler la communauté nationale et de présenter les derniers résultats des travaux sur la thématique.
Les rencontres 2019 du GDR Polymères et Océans sont organisées par le LEESU et MMS. Elles seront suivies  les 27 et 28 juin par  le premier colloque national recherche-opérationnels à l’École des Ponts ParisTech, sur le campus Descartes, à Champs-sur-Marne.
Inscriptions

 

27-28 juin 2019, Champs-sur-Marne – France 
Journées Plastiques et Environnement
Les déchets plastiques sont de plus en plus présents dans notre environnement naturel, et identifiés par les citoyens comme une pollution majeure. Ils constituent une nuisance visuelle mais surtout une menace pour les écosystèmes, voire pour la santé humaine. Ces journées sont organisées par le LEESU et l'AFB, avec la participation d'une dizaine d'instituts de recherche et fondations. 
Inscriptions

 

01-05 juillet, Lyon – France
Novatech 2019

La conférence se déroulera du mardi 2 au jeudi 4 juillet. Elle sera précédée d'une journée de workshops et séminaires, le lundi 1er juillet, et suivie d'une journée de visites le vendredi 5 juillet. Quatre sessions en parallèle, permettront une présentation orale de 144 communications. Les expositions posters, deux fois par jour, viendront les compléter, avec un concours du meilleur poster.
Une soirée-conférence présentant un regard transverse sur la thématique, plus sensitif, poétique, imaginaire ou utopique sera ouverte au public. Les Trophées Novatech 2019 visant à valoriser les opérations d'aménagement et politiques publiques seront remis lors de la soirée de gala.
Novatech 2019


 

Formations

 

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers"depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
Contact –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'homme, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières