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Instantanés juin 2019

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

La première ferme corallienne commerciale terrestre au monde
Gator Halpern, jeune champion de la Terre de l’Amérique latine et des Caraïbes et cofondateur de Coral Vita, a ouvert la première ferme corallienne commerciale terrestre au monde au monde pour une restauration plus résiliente des récifs à Grand Bahama. Les récifs coralliens meurent partout dans le monde. 90 % d'entre eux devraient disparaître d'ici 2050. Coral Vita utilise une technologie de pointe de microfragmentation, qui accélère la croissance du corail de 50 fois sa vitesse normale, permettant leur restauration en quelques mois au lieu des décennies normalement nécessaires. Le processus augmente également la diversité des espèces de coraux tout en renforçant leur résilience pour leur permettre de faire face aux menaces causées par le réchauffement de la planète, telles que la hausse de la température et l'acidité des océans.
Chaque année, les Bahamas accueillent plus de six millions de visiteurs par an dans leurs îles. La ferme constituera un important centre d’éducation et enseignera aux communautés la nécessité de restaurer les récifs mourants. Située à Freeport, Grand Bahama, la ferme a été officiellement inaugurée le vendredi 31 mai par le vice-Premier ministre, Peter Turnquest. "À moins que les pays du monde entier ne prennent des mesures sérieuses et volontaires, les récifs (qui contribuent à nourrir les poissons et les fruits de mer qui se retrouvent sur nos tables) pourraient disparaître en moins d’une génération", a déclaré M. Turnquest. "Aux Bahamas, nous faisons ce que nous pouvons et devons, nous prenons nos responsabilités." La ferme a pour objectif de restaurer les récifs coralliens de l’île, elle est présentée dans le film Chasing Coral, produit par Netflix, où on peut voir les projets de restauration qui y sont menés s'appuyant sur des coraux plus résistants grâce à la collaboration des scientifiques, des communautés, des éleveurs de coraux, des entreprises, des investisseurs et des gouvernements.
Gabriel Grimsditch, spécialiste des écosystèmes marins et côtiers chez ONU Environnement, affirme : "L’avenir des récifs coralliens dans le monde est menacé et cela met en danger plus d’un million d’espèces marines et des centaines de millions de populations côtières qui en dépendent pour se nourrir, en vivre et assurer la protection du littoral." "Il faut de toute urgence s'attaquer aux principaux facteurs de dégradation des récifs coralliens, notamment les émissions de gaz à effet de serre, la pollution et la pêche destructive. Dans le même temps, la communauté des récifs coralliens fait des progrès dans l'efficacité et l'évolution de la restauration des récifs coralliens, ce qui pourrait être un élément nécessaire de l'équation si nous voulons que les récifs coralliens fonctionnent à l'avenir."
ONU Environnement

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RECHERCHE
Des nanomatériaux pour éliminer le gazole de l'eau et du sol
Des scientifiques chinois ont mis au point une nano-éponge hydrophobe capable d'éliminer efficacement le gazole de l'eau et du sol contaminés.
Le gazole contient des hydrocarbures aromatiques difficiles à dégrader, affectant la croissance des organismes aquatiques et des cultures. L'assainissement de la contamination du gazole suscite de plus en plus d'inquiétudes dans le secteur environnemental. Actuellement, les absorbants de gazole utilisés sont difficiles à préparer et difficiles à appliquer à grande échelle. Il est nécessaire de développer des absorbants de carburant diesel hautement efficaces et simples à utiliser. Des chercheurs de l'Institut des sciences physiques de Hefei relevant de l'Académie des sciences de Chine ont fabriqué un absorbant écologique pour le carburant diesel. La nano-éponge hydrophobe modifiée est capable de contrôler efficacement la migration du gazole, puis de l'enlever de l'eau et du sol. La technique adaptée aux opérations de dépollution de l’eau et des sols peut également aider à recycler le carburant diesel. La nano-éponge offre une approche prometteuse pour remédier à la contamination par le gazole. Elle est facile à préparer, peu coûteuse et écologique, offrant ainsi une grande application potentielle dans les domaines de l'environnement et de l'agriculture.
La recherche a été publiée dans la revue Science of the Total Environment.
Xinhua

 

Conférence internationale sur le poisson-zèbre
La 14ème Conférence internationale sur le poisson-zèbre, organisée pour la première fois dans la région Asie-Pacifique, s'est tenue à Suzhou, ville de la province chinoise du Jiangsu (est du pays). Durant quatre jours, cette conférence académique biennale a attiré plus de 1 100 experts d'une trentaine de pays et régions pour discuter du poisson-zèbre.
Le poisson-zèbre est une espèce de poisson tropical d'eau douce de petite taille, renommé pour son corps aux rayures bleu foncé. Comme ses gènes sont très similaires à ceux de l'homme, le poisson-zèbre revêt une grande importance pour la recherche en médecine et en sciences de la vie. Il peut aider les chercheurs à étudier les mécanismes du développement embryonnaire et tissulaire, et à construire les modèles de diverses maladies et tumeurs humaines, a déclaré Wang Han, directeur du Centre pour les horloges circadiennes de l'Université de Suzhou. Le centre a élevé plus de 50 000 poissons-zèbres d'une centaine de variétés, selon M. Wang.
Photo Aquariophilie, ma passion – poiscail.overblog.com
Xinhua

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INNOVATION
Agriculture urbaine et hydroponie
La startup berlinoise Infarm lève 100 millions de dollars
Le vent de l’agriculture urbaine souffle sur l’Europe et les États-Unis. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus de 800 millions de personnes pratiquent désormais l’agriculture urbaine à travers le monde. Un constat qui amène l’Allemand Infarm à accélérer ses projets dans le secteur. La startup berlinoise, qui installe des fermes verticales dans des lieux urbains, vient de boucler un tour de table en série B de 100 millions de dollars mené par le fonds londonien Atomico. Les investisseurs historiques, Balderton Capital, Astanor Ventures et Cherry Ventures ont participé à l’opération. Celle-ci comprend aussi un financement sous forme de dette. Dans ce cadre, TriplePoint Capital a investi dans la société, fournissant probablement une grande partie, sinon la totalité, de la dette. Auparavant, l’entreprise avait levé 25 millions de dollars en février 2018.
Vers le "Farming-as-a-service" : fondée en 2013 par deux frères israéliens, Erez et Guy Galonska, et Osnat Michaeli, grâce à l’aide d’investisseurs et de subventions de l’Union européenne, Infarm proposait au départ des serres miniatures pour les particuliers, afin qu’ils puissent faire pousser des petits légumes pour agrémenter leurs plats. En 2015, la startup allemande a décidé de pousser un peu plus loin son idée en se lançant dans la conception, la construction et la commercialisation de fermes verticales dans des lieux urbains, comme des supermarchés, des centres commerciaux, des écoles, des hôtels ou encore des restaurants. Pour que le rendement des cultures soit au rendez-vous, les plantes sont cultivées en hydroponie (culture, dont les racines des plantes reposent dans un milieu reconstitué détaché du sol, via l’eau et la lumière) sur une faible couche d’eau et enrichies d’engrais naturels et d’oxygène. Afin de reproduire la lumière naturelle tout en respectant l’environnement, les plantes sont éclairées par des lumières LED. Pour suivre avec précision le rendement des plantes, ces serres 2.0 sont équipées de microcapteurs reliées à une solution Cloud, de manière à ce que les employés du magasin puissent avoir accès à une application mobile pour mieux gérer la serre. Cette approche modulaire, qui combine IoT, Big Data et Cloud, s’apparente à du Farming-as-a-service. Avec des fermes urbaines connectées, Infarm entend court-circuiter les chaînes de production et de distribution pour rapprocher les consommateurs des producteurs.
Actuellement, la startup a déployé plus de 200 fermes en magasin et 150 fermes dans des centres de distribution en Europe. Chaque mois, elle récolte plus de 150 000 plantes. La société a noué des partenariats avec 25 acteurs majeurs de la distribution alimentaire, à l’image de Metro, Casino, Intermarché, Auchan ou encore Amazon Fresh en Allemagne, en Suisse et en France. Infarm entend s’appuyer sur ce financement pour accélérer sa croissance à l’international, notamment en Europe et aux États-Unis et au Japon. La jeune pousse berlinoise se positionne sur un segment occupé par de plus en plus d’acteurs. En Europe, l’entreprise belge Peas&Love exploite des potagers urbains sur les toits au cœur des villes, tandis que des startups françaises, comme Sous les fraises et Merci Raymond, installe des fermes urbaines à Paris. La capitale française accueillera d’ailleurs la plus grande ferme urbaine du monde au printemps 2020 sur le toit du nouveau hall 6 du Parc des expositions de la Porte de Versailles. S’étalant sur 14 000 mètres carrés, elle permettra à plus d’une vingtaine de maraîchers de cultiver plus d’un millier de légumes et une trentaine d’espèces différentes.
Israël Science Info

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De l’eau avec de l’air !
La société israélienne Watergen propose aux écoles, hôpitaux, bâtiments commerciaux et résidentiels un système de collecte, purification et minéralisation de leur propre eau atmosphérique renouvelable sur place. N’exigeant aucune infrastructure autre qu’une source d’électricité, le GEN-350 est un générateur d’eau mobile de taille moyenne, d’une capacité quotidienne de 900 litres. Il est surtout le générateur d’eau atmosphérique le plus économe en énergie, contrairement aux autres solutions de climatisation basées sur l’AWG, ancienne et peu efficace, le système intègre un échangeur de chaleur moins cher et plus efficace à exploiter.
Watergen a été fondée en 2009 par Arye Kohavi et s’est ensuite développée aux États-Unis à partir de 2016. Désigné par le magazine Foreign Policy en 2014 comme l’un des principaux innovateurs mondiaux et l’un des 100 plus grands "penseurs mondiaux", Arye Kohavi a fondé Watergen suite à son expérience comme commandant de la brigade de reconnaissance et de combat de la IDF (Israel Defense Forces). Il voulait créer des machines spéciales pouvant aider les troupes sur le terrain qui servaient dans des zones arides et qui avaient besoin d’eau. Il a commencé à réfléchir à une solution d’eau potable en 2008 après avoir observé les problèmes de logistique rencontrés par les forces israéliennes lors du conflit israélo-libanais deux ans plus tôt. Après plusieurs jours, la plupart des convois étaient à court d’eau. L’idée était de fournir aux troupes indépendantes sur le terrain un système embarqué autour de 50 kilogrammes maximum permettant d’extraire l’eau de l’air ambiant et capable de créer 50 litres en 24 heures. Le module d’optimisation énergétique intégré du GEN-350 optimise en permanence la production d’eau en fonction des conditions atmosphériques extérieures (jour ou nuit, saison, emplacement géographique, altitude…). Une filtration de l’air à barrières multiples garantit une eau de haute qualité, quelle que soit la qualité de l’air, et un réservoir intégré et une installation de traitement font circuler l’eau en continu, la maintenant fraîche au fil du temps.
Watergen a installé son module GEN-35 en Israël et aux États-Unis, mais également en Afrique du Sud, Russie et Inde et dans un orphelinat en Ouzbékistan. L’entreprise vend aussi ses solutions aux armées israélienne, américaine, britannique et française et commercialise des applications civiles auprès des ménages.
Watergen et Innoviz Technologies ont reçu deux des 20 Trophées de l’innovation au grand salon de la high-tech CES 2019 de Las Vegas. 
Israël Science Info (vidéo en ligne)

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DISTINCTION
Les toilettes sèches, championnes de la Terre
Jenifer Colpas, âgée de 28 ans, est directrice générale et co-fondatrice de Tierra Grata, une entreprise sociale qui vise à répondre au besoin en services de base en énergie, en eau et en assainissement en Colombie. Son équipe forme des femmes aux bonnes pratiques en matière d'eau et d'assainissement. Les femmes sont ainsi formées à l'installation de salles de bains à faible coût munies de toilettes écologiques ne nécessitant pas d'eau et permettant ainsi l'économie de 270 000 litres d'eau par an. Ce système protège les ressources en eau tout en générant des engrais naturels utilisables dans les fermes et les exploitations agricoles. 
Jennifer Colpas a créé cette entreprise colombienne pour mener une mission très claire : "Les problèmes d'eau et d'assainissement se situent au carrefour des préoccupations environnementales et sociales. Le manque d'eau et de solutions d'assainissement contribue aux maladies, à la stagnation et à la pollution des cours d'eau naturels", déclare-t-elle. "Lorsque la perte de couvert forestier est associée aux effets de l'urbanisation, la protection naturelle des bassins versants et des services d'épuration se dégrade, ce qui aggrave encore le fossé entre l'offre et la demande en eau", souligne-t-elle. "Le manque d’accès aux services d’assainissement peut également avoir pour effet de dissuader les femmes de participer à des réunions, des formations et d’autres événements au cours desquels des décisions importantes sont prises, les empêchant davantage d’influencer le développement de leurs propres communautés. Dans la plupart des régions pauvres et isolées, il n'est pas rare de voyager des heures durant sans une salle de bain en vue."
Jennifer Colpas a été finaliste régionale des Jeunes Champions de la Terre pour l'Amérique latine et les Caraïbes.
Photo – L’équipe de Tierra Grata sur le terrain avec les communautés.
UN Environment

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Europe

 

 


France
Signature d’un accord de partenariat entre le BRGM et Suez
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et Suez ont signé le 27 juin 2019 un accord-cadre de partenariat. D’une durée de 3 ans, cet accord-cadre vise à renforcer la coopération scientifique et industrielle du groupe industriel avec le BRGM, dans les domaines de l'eau et de l'environnement. Il mettra à profit leur complémentarité scientifique et industrielle dans les domaines suivants : 1. Ressources en eau souterraine (quantité, qualité, gestion, big data) ; 2. Nanomatériaux, nanoparticules pour le traitement de l’eau ; 3. Métrologie (systèmes de mesure) ; 4. Polluants émergents ; 5. Géothermie, stockage d’énergie ; 6. Sols et sédiments pollués, refonctionnalisation ; 7. Réhabilitation des sites miniers (Pérou, Chili, Europe…) ; 8. Environnement minier. L’accord définit le cadre général dans lequel les partenaires souhaitent coopérer (confidentialité, propriété intellectuelle, thématiques) et a également pour objectif de maximiser le potentiel de développement de leurs activités. Les projets en cours entre le BRGM et Suez sont les suivants :

  • AGREGE est un projet collaboratif financé par le Fonds unique interministériel (FUI) d’un budget de 3,2 millions d’euros labellisé par le pôle de compétitivité AXELERA en Rhône-Alpes. Il vise à économiser les ressources naturelles utilisées dans les aménagements urbains (terre végétale provenant de lieux de plus en plus lointains, tourbe, granulats…) et à développer des filières de recyclage des déchets urbains. Le projet rassemble des PME locales (VALTERRA DR, CAPMETROPOLE et C3EUROPE) associées au BRGM et à Suez.
  • MAREA, projet Interreg d’1,6 million d’euros, est le fruit d’un travail collectif mené par les membres du Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Littoral Basque. C’est un partenariat européen transfrontalier unique entre les régions française et espagnole du Pays basque : les collectivités de la côte basque et les organismes scientifiques publics et privés œuvrent ensemble depuis 2013 pour construire des projets de recherche améliorant les politiques publiques en matière de gestion du littoral. MAREA réunit : la Communauté d’Agglomération Pays Basque, chef de file du projet, l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, Rivages Pro Tech, centre d’expertise Littoral de Suez, la fondation AZTI et l’Agence basque de météorologie Euskalmet, le BRGM et le bureau d’études Casagec Ingénierie.
  • Le projet SMART-Control sélectionné par l’ANR (Agence nationale de la recherche) dans le cadre de l’appel à projets IC4WATER (Step 2), consiste à suivre en temps réel le biseau salé – intrusion d’eau salée dans une masse d’eau douce – de Hyères. L’objectif en est de simuler des scénarios climatiques à venir et de voir leurs effets sur la ressource en eau en s’appuyant sur le modèle développé par le BRGM.
  • Le projet Valomag sélectionné par l’EIT RAW materials est porté par le CIRSEE, principal centre d’expertise et de recherche de Suez, en partenariat avec le BRGM, le CEA, le groupe CRM, les universités de Delft et de Leyden. Il étudie la mise en œuvre d’une technologie permettant le démantèlement des aimants permanents et leur recyclage, dans des processus en boucle courte. Ce projet est fondé sur la réutilisation directe d'alliages ferromagnétiques.

BRGM – Suez

 

RHIN-MEUSE
Premier contrat de territoire Eau & Climat
Les acteurs du territoire mulhousien, la Région Grand Est et l’Agence de l’eau Rhin-Meuse ont signé à Mulhouse le premier contrat de territoire Eau & Climat du bassin Rhin-Meuse. Nouvel outil de contractualisation de l’agence de l’eau qui souhaite ainsi mobiliser ses partenaires sur les territoires à enjeux.
Signé pour quatre ans, le contrat concerne près de 279 000 habitants, soit un tiers de la population du département haut-rhinois. Il rassemble autour d’une gouvernance inédite, les principaux acteurs du territoire disposant de véritables leviers d’actions pour mettre en œuvre et coordonner leurs actions afin de résoudre les problèmes de qualité de l’eau du territoire et engager une démarche résiliente. L’ambition portée se décline autour de quatre objectifs : 1. L’atténuation et l’anticipation des effets du changement climatique : avec 26 % du territoire artificialisé et une surface en eau représentant 2 % du territoire, il s’agira d’accroître l’autonomie du territoire d’un point de vue énergétique et alimentaire et de préserver les ressources en eau en évitant par exemple le gaspillage ; 2. Le second objectif vise l’érosion de la biodiversité : le renforcement de la connaissance et des actions de protection du patrimoine naturel (39 % du territoire auxquels s’ajoutent les terres agricoles, 35 %) sont au cœur de cet enjeu ; 3. La prévention des impacts de la dégradation de l’eau et de l’environnement sur la santé : favorisant une vision à 360°, cet objectif concerne à la fois la promotion d’une agriculture à faible impact environnemental sur les secteurs à enjeux, ou encore la maîtrise des pollutions diffuses liées au rejet par temps de pluie ; 4. Le dernier objectif, voulu comme un fil conducteur, s’attachera à porter auprès des habitants des actions de communication, de sensibilisation et d’éducation à l’environnement pour impliquer et faciliter l’appropriation de ces enjeux.
Les mesures retenues dans ce contrat, d’un montant global de 60,7 millions d’euros, sont cofinancées par des subventions de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse (montant prévisionnel de 18,4 millions d’euros, soit un taux d’aide moyen de 30,5 %) et de la Région Grand Est. Les aides des partenaires publics s’inscriront au titre de leurs priorités et politiques d’intervention en vigueur. 
Agence de l'eau Rhin-Meuse

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Lancement de 6 appels à projets pour s'adapter au changement climatique
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse va lancer 6 nouveaux appels à projets d’ici 2024 afin d’accompagner les territoires dans l’adaptation au changement climatique. Les 3 premiers, lancés cette année, portent sur la végétalisation des cours d’écoles, collèges, lycées et universités, sur les dispositifs économes en eau potable et sur la préservation des zones humides qui jouent un rôle clé pour rendre les territoires plus robustes face au changement climatique. L’agence de l’eau attribuera jusqu'à 70% d’aides financières aux maîtres d’ouvrages.
Les conclusions des Assises de l’eau mettent en évidence la nécessité de promouvoir les économies d’eau dans tous les domaines, de désimperméabiliser les sols et de recourir aux solutions fondées sur la nature. En réponse, l’agence de l’eau programme un ensemble de 6 appels à projets pour agir plus vite et plus fort face au changement climatique avec des aides supplémentaires pour : 1. Désimperméabiliser les sols en déconnectant les eaux de pluie des eaux usées pour infiltrer ou réutiliser l’eau ; 2. Économiser l’eau potable ; 3. Restaurer ou préserver des zones humides majeures ; 4. Faire évoluer les pratiques agricoles pour favoriser l’absorption de l’eau par les sols ; 5. Valoriser des ressources, matières ou énergie chez les industriels ; 6. Observer les effets du changement climatique grâce aux réseaux sentinelles.
L’agence consacre déjà 40% de ses aides à des actions favorables à l’adaptation au changement climatique, soit 1 milliard d’euros. Avec ces appels à projets, elle intensifie son soutien aux maîtres d’ouvrage tout au long de son programme Sauvons l’eau 2019-2014 avec des taux d’aide portés à 70 %. Les trois premiers appels à projets ont été présentés lors du conseil d’administration de fin juin 2019.
Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse

 

APPELS À PROJETS
Appel à projets 2019 pour le repeuplement de l’anguille
Le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, avec le soutien technique et financier de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), lancent un appel à projets pour le repeuplement de l'anguille en France pour la campagne de pêche 2019-2020. L’appel à projets financera un certain nombre de projets de repeuplement dans les Unités de gestion de l'anguille suivantes : Artois-Picardie, Seine-Normandie, Bretagne, Loire, Garonne-Dordogne-Charente et Adour. Il est ouvert à tous les acteurs de la protection de la biodiversité : collectivités territoriales, organisations de producteurs, associations de pêcheurs professionnels fluviaux, associations de pêcheurs amateurs, associations de protection de poissons migrateurs, associations impliquées dans la gestion de la pêche ou des marais littoraux, comités des pêches, ONG…
La date limite de dépôt des projets est fixée au 5 août 2019 à minuit. Le comité de sélection national évaluera les candidatures le 10 septembre 2019.
Plan national de gestion de l’anguille – AFB

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Loire-Bretagne
Appel à projets Poissons migrateurs
L'appel à projet poissons migrateurs lancé par la Région Centre-Val de Loire, l’État et l’Agence de l’eau Loire-Bretagne a pour objet de susciter des opérations d’expérimentation, de recherche et d’acquisition de connaissances sur les populations de poissons migrateurs amphihalins, leurs habitats. Il vise également la valorisation de ces connaissances. Les projets sélectionnés pourront bénéficier d'une aide financière au titre du Fonds européen de développement régional (FEDER) – programme opérationnel interrégional. Elle pourra être complétée par une aide de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne. Les dossiers sont à déposer au plus tard le 30 septembre 2019.
Poissons migrateurs

 

Rhin-Meuse
Reconversion des friches industrielles

L’ADEME, la Région Grand Est et l’Agence de l'eau Rhin-Meuse lancent un appel à projets régional "Reconversion des friches industrielles. Études et techniques de dépollution exemplaires". Ce dispositif a pour objectif de soutenir financièrement des actions de gestion de la pollution dans le cadre d’opérations de reconversion de friches industrielles menées dans le respect de la méthodologie nationale "sites et sols pollués". Les démarches éligibles sont les études préalables de gestion des pollutions (plan de gestion, plan de conception des travaux, essais pilotes…), les travaux de dépollution des sols et des eaux souterraines (privilégiant au maximum l’utilisation de techniques exemplaires). Les opérations de reconversion de friches industrielles devront viser un projet structurant conçu et inscrit dans une ambition de développement durable appliquée à l’urbanisme (écoquartier, approche environnementale de l’urbanisme AEU…). Les acteurs concernés sont tous les acteurs publics et privés (collectivités, bailleurs, aménageurs, promoteurs) qui développent un projet de reconversion de friches industrielles et pour lequel ils sont amenés à engager des travaux de dépollution. Les dossiers sont à déposer au plus tard le 10 septembre 2019.
Reconversion des friches industrielles

 

Rhin-Meuse
Réduction/suppression des rejets de substances toxiques en industrie

L’objectif de cet appel à projets axé sur l’innovation est d’encourager les initiatives permettant l’étude sous forme de pilote de solutions opérationnelles de réduction ou de suppression des rejets de substances toxiques notamment des technologies propres permettant de s’affranchir de tout ou partie des rejets de substances, d’une part et des solutions d’épuration des eaux au sein des process industriels afin de permettre au maximum les recyclages d’eau et d’optimiser ainsi les rejets à l’aval vers la station d’épuration du site ou le système d’assainissement d’une collectivité, d’autre part. Cet appel à projets s’adresse à tout industriel (hors microentreprise), représentant d’un groupement d’entreprises (papeterie, traitement de surface, agro-alimentaire...) implanté sur le territoire du bassin Rhin-Meuse et confronté à une problématique de substances toxiques dans les rejets aqueux de son site, ou à tout fournisseur de solution, associé à un industriel ou en co-portage. Ces études doivent concerner du développement expérimental (test de solutions à l’échelle semi-industrielle).
Rejets de substances toxiques

 

Rhône-Méditerranée Corse
Aménager un coin de verdure pour la pluie dans les écoles, collèges, lycées et universités
L’urbanisation et l’imperméabilisation croissante des sols ont de nombreuses conséquences sur le cycle de l’eau, mais aussi sur la qualité de vie. Si les projets de constructions nouvelles prennent mieux en compte la gestion des eaux de pluie par des ouvrages végétalisés (noues par exemple), désimperméabiliser l’existant n’est pas toujours réalisé lors de réaménagement ou de requalification de quartiers. Les cours d’écoles, collèges, lycées et universités représentent des surfaces importantes et un potentiel de désimperméabilisation fort. Elles sont également un lieu de vie et de passage où se croisent enfants, étudiants, parents… qui peuvent être sensibilisés au cycle de l’eau et à l’importance de l’infiltration. C’est pourquoi l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse lance cet appel à projets qui vise à soutenir les projets de désimperméabilisation et de végétalisation pour gérer les eaux de pluie en milieu scolaire en intégrant un volet pédagogique sur le cycle de l’eau. L’agence y consacre une enveloppe de 5 millions d’euros. Dépôt des dossiers jusqu'au 15 septembre 2020.
Un coin de verdure pour la pluie

 

Rhône-Méditerranée Corse 
Économies d’eau : Réduire la consommation d’eau potable
La lutte contre le gaspillage de l’eau est une priorité des Assises de l’eau et des plans de bassin d'adaptation au changement climatique. En complément des actions de lutte contre les fuites sur les réseaux d’eau potable, la baisse des consommations est un des leviers forts pour économiser l’eau et ainsi laisser plus de volume disponible dans les cours d’eau et les nappes. Cet appel à projets vise les collectivités, les bailleurs sociaux et les structures collectives qui portent une démarche globale de réduction de la consommation d’eau potable (dispositifs hydro-économes, toilettes sèches, réduction de l’arrosage des espaces verts, ...). Il bénéficie d’une enveloppe d’aides de 2 millions d’euros. Dépôt des dossiers du 1er novembre 2019 au 15 juillet 2020.
Économies d’eau

 

Rhône-Méditerranée Corse 
Préserver et restaurer les zones humides jouant un rôle-clé pour l’adaptation au changement climatique
En période de fortes pluies, telle une éponge, les zones humides retiennent l’eau en excès dans le sol. En période de sécheresse, elles restituent cette eau et aident ainsi à recharger le niveau des nappes et soutenir les débits d’étiage des rivières. Leur rôle est essentiel face au changement climatique. Dans le cadre de cet appel à projets, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse apportera une aide de 2 millions d’euros pour restaurer le fonctionnement hydrologique des zones humides en cas de dégradation, ou pour acquérir une zone humide encore préservée, en ciblant les zones humides majeures pour l’adaptation au changement climatique. Dépôt des dossiers du 1er janvier au 1er juillet 2020.
Préserver et restaurer les zones humides

 

Adour-Garonne
Réalisation d’audits d’exploitations

L’Agence de l’eau Adour-Garonne lance du 17 juillet au 01 septembre 2019 un appel à candidatures relatif à l’accompagnement des agriculteurs par la réalisation d’audits d’exploitation afin d’obtenir des paiements pour services environnementaux. 
Audits d'exploitations

 

EXPOSITION
La Citadelle fête l'océan
Afin de sensibiliser le public aux enjeux environnementaux dans le monde maritime, le Musée national de la marine à Port-Louis (Morbihan) lance une programmation spéciale autour de la préservation des océans : La Citadelle fête l'océan. Ce cycle dédié à l'environnement en mer durera jusqu'au 5 janvier 2020. Ateliers et animations inciteront les visiteurs à s’interroger sur la pollution marine et le réchauffement climatique : comment réduire notre impact ? Quelle est la place des nouvelles technologies maritimes ? En quoi consiste l’action de l’État en mer sur le contrôle des pollutions et de la pêche ? Un espace spécifique présentera les initiatives menées par différents acteurs sur ces questions d’écologie : l'Observatoire du plancton, la Fondation Race for Water, la direction des Affaires maritimes et l'association Bretagne Vivante.
Musée national de la marine

 

 

Afrique

 

 


De l'importance des petits poissons pour les lacs et rivières du continent
Un nouveau rapport de la FAO invite à une meilleure gestion des petits pélagiques en vue d’améliorer la sécurité alimentaire et la durabilité des écosystèmes Selon un nouveau document de la FAO portant sur plusieurs espèces et sur les moyens d'existence qui y sont associés et sont trop souvent sous-estimés, les petits poissons d'eau douce en Afrique offrent de nombreuses opportunités, bien que pas assez reconnues, d'améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Les petits poissons pélagiques, généralement traités, vendus et consommés en entier, représentent trois quarts des prises de poissons du continent mais, en raison de leur faible valeur économique, ne bénéficient pas de l'attention qu'ils méritent. Leur taux de production et les technologies relativement simples utilisées pour leur capture les rendent pourtant indispensables dans ces régions affichant parfois un déficit alimentaire important. Ainsi au lac Victoria, par exemple, le plus grand lac d'Afrique, l'introduction de la Perche du Nil a donné lieu à une industrie lucrative, mais aussi désastreuse alors que ce sont les prises de dagaa – une sardine endogène pêchée les soirs de nuits sans lune – qui contribuent le plus à la production halieutique tant en volumes qu'en matière de sécurité alimentaire régionale. Selon le rapport, le fait de s'assurer que ces poissons riches en vitamines soient accessibles et disponibles pour la consommation humaine dépendra de transformations sociales, économiques et politiques. Les poissons en question sont souvent perçus comme du "déchet" et leur capture est souvent illégale, en raison des règles établies afin de protéger les espèces plus larges et de plus grande valeur. "Le changement d'orientation des pêches africaines vers de plus petites espèces de poissons pourrait finalement entraîner des récoltes de poissons plus équilibrées plutôt qu'un phénomène de surpêche majeur", a déclaré M. Jeppe Kolding, professeur de biologie à l'Université de Bergen en Norvège et auteur du rapport technique. Le rapport suggère que les captures de petites espèces de poissons dans les lacs et rivières africains pourraient augmenter de manière durable et permettre de relever les défis liés à la faim et à la malnutrition en Afrique.
L'Afrique est le seul continent possédant de grands lacs naturels et tropicaux. Leur superficie s'étend sur près d'1,3 million de kilomètres carrés de ressources en eau douce, avec notamment des lacs, des rivières, des réservoirs, des plaines d'inondation et des marais. Les petites espèces de poissons présentes dans ces lacs se nourrissent pour la plupart de zooplancton. Les petits poissons reproduisent leur propre biomasse 2 fois plus vite que leurs pairs, voire 5 fois plus vite dans certains cas, et ce, en l'espace d'une seule année. Du point de vue des écosystèmes, la pression exercée sur ces poissons est bien moindre que celle pesant sur ses rivaux. Ces petites espèces sont pêchées depuis longtemps à l'aide de simples technologies, souvent par des femmes près des rivages, plongeant leurs mains dans l'eau pour les attraper et les mettre dans des paniers souvent réparés avec des matériaux tels que des vieux tee-shirts, des rideaux, des sacs de pommes de terre ou de vieilles moustiquaires. Les procédés de transformation reposant sur le séchage au soleil ne requièrent que très peu d'énergie et produisent de la nourriture à longue conservation, très utile pour les ménages à faible revenu qui manquent d'électricité et facile à exporter vers les villes de la région.
La FAO recommande de concentrer les efforts sur la production de meilleures statistiques portant sur les captures, d'œuvrer à reconnaître l'importance socio-économique et nutritionnelle des petits poissons pélagiques et d'encourager une révision des cadres réglementaires afin de promouvoir des systèmes de pêche plus équilibrés, en s'orientant vers des niveaux trophiques inférieurs.
Photo – Usipa au Malawi.
Freshwater small pelagic fish and their fisheries in the major African lakes and reservoirs in relation to food security and nutrition – FAO

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Asie

 

 

Inde
Le Pendjab signe un accord avec Israël pour gérer ses ressources hydrauliques

Pour s’attaquer au problème aigu de la forte baisse de la nappe phréatique, le gouvernement du Pendjab en Inde a conclu un accord avec Mekorot, la compagnie nationale des eaux d’Israël pour la définition et la mise en œuvre d’un schéma directeur pour la conservation et la gestion de l’eau du pays. Dans le cadre de ce projet, une équipe d’experts israéliens composée de trois membres s’est rendue au Pendjab pour faire le point sur la situation actuelle et les défis auxquels l’État est confronté dans le domaine de l’eau. Ses conclusions seront soumises dans 18 mois.
Le Pendjab est conscient du grave problème de la détérioration de l’état des ressources en eau et estime le manque d’action opportune et efficace pourrait s’avérer désastreux pour le pays agraire. Aussi s’est-il adressé à Israël, qui est le seul pays au monde à recycler plus de 80 % de ses eaux usées. Au cours d’une première session de travail, les ingénieurs en chef de l’État Jagmohan Singh Mann, en charge des canaux, et Sanjiv Gupta, en charge du drainage et de l’exploitation minière, se sont entretenus avec l’équipe israélienne sur les infrastructures d’irrigation et la gestion des inondations. Côté israélien, le projet est dirigé par Niv Pintow.
Jean Klein – Israël Valley  


Chine
Beijing opère un reboisement massif dans ses zones désertifiées
La ville de Beijing s'est débarrassé de la majeure partie de ses zones désertifiées grâce à des dizaines de millions d'arbres plantés lors de campagnes de reboisement massives, ont indiqué les autorités locales. Selon le Bureau du jardinage et du reboisement de Beijing, les cinq zones principales de la capitale en proie à des tempêtes de sable ont été transformées en forêts artificielles. Cette nouvelle intervenue à l'approche de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse (le 17 juin), indique que les cinq zones concernées, à savoir les villes de Kangzhuang et de Nankou et les rivières de Chaobai, de Yongding et de Dasha, s'étendaient sur une superficie de 165 000 hectares dans les banlieues nord-ouest, nord-est et ouest de Beijing. Elles ont fait l'objet d'une série de programmes de reforestation depuis les années 1980. En 2012, la capitale a lancé sa plus grande initiative de reboisement afin d'atteindre une couverture forestière de 43,5 % à l'horizon 2018. Grâce à ces efforts de reboisement, le nombre de journées sableuses printanières s'est réduit à Beijing, passant de 26 jours dans les années 1950 à 3 jours après 2010, selon le Bureau météorologique de Beijing.
Xinhua

 

 

Amériques

 

 

Saint-Laurent 
Il y a 30 ans, Ottawa et Québec s’entendaient pour nettoyer le fleuve
Le 8 juin 1989, les gouvernements du Canada et du Québec signaient une entente précisant les premières grandes lignes du Plan d'action Saint-Laurent. Le fleuve, comme le constataient les journalistes de Radio-Canada, avait particulièrement besoin de soins tant la pollution l'avait rendu malade. "Dans la région de Montréal, 90 % des plages sont polluées au point qu’elles représentent un danger pour la santé publique. Alors qu’on incite les ménagères à ne plus utiliser des détersifs avec des phosphates, chaque année 10 millions de gallons de déchets liquides industriels sont répandus un peu partout dans la zone métropolitaine", expliquait en 1974 François Perrault, journaliste à Radio-Canada. Le journaliste constatait notamment que plusieurs entreprises enfreignaient au quotidien les règlements imposés pour la protection de l’environnement du fleuve.
En 1988, le constat avait encore empiré, comme le démontrait le reportage du journaliste Alain Borgognon. Les industries déversaient alors quotidiennement dans les Grands Lacs 60 000 produits toxiques différents, dont 1 000 déjà considérés comme dangereux. Au début du XXe siècle, comme le rappelle le toxicologue Pierre Béland, 5 000 de ces cétacés habitaient dans le fleuve. Ce nombre est passé à 1 000 dans les années 1960, et à 400 en 1988. Chaque année, on retrouve entre 12 et 15 de ces bêtes mortes sur les grèves. Le reportage d’Alain Borgognon fut tourné quelques mois avant la signature de l’entente créant le Plan d’action Saint-Laurent. En effet, le 8 juin 1989, les ministres de l’Environnement du Canada et du Québec, Lucien Bouchard et Clifford Lincoln, signaient cette entente de cinq ans visant à dépolluer le fleuve. Une enveloppe budgétaire de 110 millions de dollars était allouée au programme.
Le 26 juin 2017, les gouvernements du Canada et du Québec ont signé une nouvelle entente de cinq ans dans le cadre du Plan d’action Saint-Laurent. 57 millions de dollars vont être injectés pour aider à réduire les inondations et répondre aux défis qui résultent des changements climatiques. L’écosystème du Saint-Laurent demeure fragile.
Rétrospective de Radio-Canada

 

 

Économie

 

 


Los Angeles, USA – H2O Innovation construira un système pilote pour LA County Sanitation
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’elle a remporté 5 nouveaux projets en Amérique du Nord, incluant 2 au Texas. Ces nouveaux contrats, d’une valeur totale de 4,7 millions de dollars porteront le carnet de commandes de projets de l’entreprise à 48,6 millions de dollars, et le carnet de commandes consolidé (incluant les contrats d’opération et maintenance) à 135,7 millions de dollars.
H2O Innovation a été sélectionnée pour fournir un projet pilote à trois trains utilisant la technologie FiberFlexMC ultrafiltration/microfiltration (UF/MF) et un projet pilote en trois étapes de nanofiltration (NF) pour le Los Angeles County Sanitation District (LACSD), destiné à la formation des opérateurs. H2O Innovation a vendu plusieurs pilotes FiberFlexMC UF/MF à des agences californiennes et a loué du matériel similaire à de nombreux clients aux États-Unis et au Canada. "H2O Innovation est le pionnier des systèmes à technologie ouverte pour la filtration de membranes à fibres creuses et pour les systèmes de bioréacteur à membranes (MBR), avec nos technologies FiberFlexMC et flexMBRMC. Nous avons amené ce concept UF/MF de plateforme ouverte à l'échelle de projet pilote, où nos unités de démonstrations de FiberFlexMC sont les pilotes les plus flexibles et les plus avancés disponibles. Nos projets pilotes permettent de tester simultanément un, deux ou trois modèles de membranes similaires ou différents, ainsi que des paramètres de fonctionnement similaires ou différents (flux, récupération, etc.). Les projets pilotes FiberFlexMC réduisent les coûts, la complexité et les efforts de pilotage en réduisant le nombre d’entreprises impliquées, les négociations de contrats, les besoins d’espaces, de personnel de soutien, d’installation électrique/mécanique, de sites de formation et de produits chimiques dangereux", a déclaré David Faber, vice-président – ventes de systèmes d’H2O Innovation. 
H2O Innovation a également remporté deux projets municipaux au Texas. Le premier, dédié à un développeur de parcs immobiliers, concerne un système préassemblé de bioréacteur à membranes, traitant 100 000 GPD (378,5 m3/jour) d’eaux usées. La capacité de ce système peut s’agrandir pour atteindre 390 000 GPD (1 476,3 m3/jour). Le deuxième projet consiste en l’agrandissement d’un système d’osmose inverse (RO). Enfin, l’entreprise a obtenu deux projets industriels de RO, l’un en Arizona, pour réduire la teneur en chlorure de l'eau puisée sur un champ minier, l’autre à Calgary (Canada) pour l’approvisionnement de chaudières à vapeur.
H2O Innovation

 

Grand Chalon, France – La gestion du service public de l'eau potable et de l'assainissement confiée à Suez 
Sébastien Martin, président du Grand Chalon et premier vice-président du Conseil départemental de Saône-et-Loire, et Maximilien Pellegrini, directeur général délégué de l'activité Eau France de Suez, ont signé le 13 juin les nouvelles conventions de délégation de service public de l’eau potable et de l’assainissement de la Ville Centre et du Nord de l’Agglomération. Ces nouveaux contrats débuteront le 1er juillet 2019 pour une durée de 10 ans et un chiffre d’affaires cumulé de 115 millions d’euros.
Le territoire du Grand Chalon comporte désormais deux opérateurs principaux pour la gestion des services publics d’eau et d’assainissement de l’agglomération : la régie du Grand Chalon et Suez. L’agglomération du Grand Chalon a notamment retenu la proposition du groupe Suez pour la pertinence des nouveaux outils digitaux qui préservent la qualité de l’eau et améliorent la recherche des fuites. Le centre de pilotage intelligent VISIO, localisé à Dijon, pilote en temps réel le service de l’eau et de l’assainissement du Grand Chalon. Les données issues des capteurs positionnés sur les 1 230 km de réseaux et les 170 installations (usines, forages, réservoirs, etc.) sont analysées en continu et permettent d’anticiper et d’optimiser les interventions. Ces nouveaux contrats prévoient d’amplifier la proximité avec les usagers : en plus de l’accueil clientèle du service de l’eau situé à Chalon-sur-Saône, un autre point d’accueil ouvrira ses portes au nord de l’agglomération. Concernant l’emploi local, 13 nouveaux collaborateurs rejoindront les équipes de Suez dès le 1er juillet. Par ailleurs, le groupe s’engage à créer, sur le territoire, une formation diplômante en partenariat avec l’Union des industries et métiers de la métallurgie. Cette formation d’électromécanicien, adaptée aux métiers de l’eau, permettra d’obtenir un bac professionnel dans cette filière qui offre de nombreuses opportunités. Enfin, le groupe participe également au plan Climat Air Énergie du Grand Chalon avec la réalisation de bilans carbone, un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre et la préservation de la biodiversité des sites.
Suez

 

Saur s’implante en Amérique latine par l’acquisition de l’entreprise colombienne Naunet
Saur annonce l’acquisition de l’entreprise colombienne Naunet. Basé à Barranquilla, dans l’une des zones les plus dynamiques du pays, cet acteur du service de l’eau dessert d’ores et déjà près de 400 000 habitants. Cette croissance externe permet à Saur de franchir une nouvelle étape de sa stratégie de développement international en s’implantant en Amérique latine.
Fort de ses 300 collaborateurs, Naunet assure la production et la distribution de l’eau potable, ainsi que l’assainissement de villes moyennes dans trois départements situés sur la côte atlantique de la Colombie, au travers de cinq sociétés concessionnaires : Aguas de la Peninsula, Aguas de Aracataca, Aquamag, Aguas de Albania et Aguas del Sur del Atlantico. Naunet dessert des villes comme Maicao (2ème ville du département de la Guajira, 165 000 habitants) ou Fundacion (3ème ville du département de Magdalena, 80 000 habitants). Créée en 2013, Naunet opère des contrats de concession d’une durée moyenne résiduelle de 17 ans.
Dans le cadre d’une politique de décentralisation et de privatisation de la gestion de l’eau, le gouvernement colombien a confié aux municipalités la responsabilité de la fourniture des services de distribution de l’eau potable et de l’assainissement, qui ont une vocation croissante à être délégués à des acteurs indépendants publics ou privés. Saur se dote d’une plateforme de développement en Colombie, marché attractif pour le groupe en raison de son cadre réglementaire stable, de sa dynamique de croissance et des besoins importants d’investissement dans les infrastructures d’eau. Le montant de l’acquisition n’est pas communiqué. Pour Louis-Roch Burgard, président exécutif de Saur : "L’acquisition de Naunet s’inscrit dans les ambitions du groupe à horizon 2023 et sa volonté d’accélérer le développement à l’international via des acquisitions ciblées dans les zones géographiques à fort potentiel. Naunet constituera une plateforme de développement du groupe en Colombie et une base pour l’Amérique latine."
Saur

 

 

Évènements

 

 

31 mai-03 juin 2019, Haïfa – Israël
e-Environnement et Climat : Mission organisée Technion France
Du vendredi 24 au lundi 27 mai 2019, Muriel Touaty, directrice générale du Technion France, organise la 14ème édition de la mission annuelle du Technion France, à Haïfa (Israël),  sur le thème : "#TechnionConnectedWorld : L’Homme au cœur d’un nouvel e-Environnement".
À la fois complexe et globale, la lutte contre le changement climatique est l’un des défis majeurs du XXIe siècle. Les énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolien, géothermie et biomasse) se développent intensément partout dans le monde, portées par la nécessité réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, 79 % des Français jugent que la France n’investit pas assez dans les technologies vertes et 73 % des personnes interrogées estiment que les entreprises ne sont pas suffisamment incitées à se tourner vers des énergies et des technologies plus écologiques (sondage Odoxa pour Saegus). La Mission annuelle du Technion France mettra en avant les enjeux de la transition énergétique & la GreenTech mais aussi de l’IA, et de la santé et de la nutrition dans un monde de plus en plus connecté, tout cela mettant en interface direct les acteurs des écosystèmes Francophones avec les meilleurs experts du Technion. Ce rendez-vous scientifique et technologique se concentrera sur les avancées scientifiques, médicales, environnementales et éducatives et la place de l’Homme dans son nouvel environnement. Les thématiques seront l’état de l’art en santé, bien-être et nutrition, les dernières découvertes GreenTech/CleanTech, ainsi que le rôle de l’éducation, la formation et la communication dans ce nouveau cycle numérique.
Technion France

 

05-06 juin 2019, Douai – France 
Assises nationales de la gestion durable des eaux pluviales
Organisées par IDEAL Connaissances et son pôle Eau, elles traiteront de cet enjeu majeur pour l’avenir que constitue une gestion des eaux pluviales et de ruissellement plus durable et mieux intégrée à l’aménagement du (des) territoire(s).
Détails – Agence de l'eau Artois-Picardie

 

24-26 juin 2019, Champs-sur-Marne – France 
Premières rencontres du GDR Polymères et Océans

Les enjeux environnementaux liés à la présence de plastiques, sont aujourd’hui unanimement reconnus. Les institutions nationales (gouvernements) et internationales (Union européenne, Nations unies) ont engagé des actions pour à la fois mieux connaître les conséquences de la présence de ces débris plastiques dans l’environnement et tenter d’enrayer la croissance de leurs rejets. La mission du GDR "Polymères et Océans", récemment constitué sous l'égide du CNRS, est de fédérer et d’améliorer la visibilité de la communauté scientifique française impliquée dans la recherche sur le devenir des polymères en milieu aquatique. Après le workshop Polymères et Océans qui s’est tenu à Montpellier en janvier 2018, les premières rencontres du GDR se tiendront à Paris, Université Paris-Est Créteil, du 24 au 26 juin prochains. Elles permettront de rassembler la communauté nationale et de présenter les derniers résultats des travaux sur la thématique.
Les rencontres 2019 du GDR Polymères et Océans sont organisées par le LEESU et MMS. Elles seront suivies  les 27 et 28 juin par  le premier colloque national recherche-opérationnels à l’École des Ponts ParisTech, sur le campus Descartes, à Champs-sur-Marne.
Inscriptions

 

27-28 juin 2019, Champs-sur-Marne – France 
Journées Plastiques et Environnement
Les déchets plastiques sont de plus en plus présents dans notre environnement naturel, et identifiés par les citoyens comme une pollution majeure. Ils constituent une nuisance visuelle mais surtout une menace pour les écosystèmes, voire pour la santé humaine. Ces journées sont organisées par le LEESU et l'AFB, avec la participation d'une dizaine d'instituts de recherche et fondations. 
Inscriptions

 

01-05 juillet, Lyon – France
Novatech 2019

La conférence se déroulera du mardi 2 au jeudi 4 juillet. Elle sera précédée d'une journée de workshops et séminaires, le lundi 1er juillet, et suivie d'une journée de visites le vendredi 5 juillet. Quatre sessions en parallèle, permettront une présentation orale de 144 communications. Les expositions posters, deux fois par jour, viendront les compléter, avec un concours du meilleur poster.
Une soirée-conférence présentant un regard transverse sur la thématique, plus sensitif, poétique, imaginaire ou utopique sera ouverte au public. Les Trophées Novatech 2019 visant à valoriser les opérations d'aménagement et politiques publiques seront remis lors de la soirée de gala.
Novatech 2019

 

04 septembre 2019, Villeurbanne – France 
Le bois flottant dans les rivières urbaines
Lors d’événements de crue, la présence de bois flottants dans les cours d’eau augmente significativement. Produits plus en amont dans le bassin versant ou sur les marges boisées des plus grandes rivières, le bois flottant entre dans le cours d’eau via l’érosion des berges, des processus amont (glissements, coulées…) ou encore l’inondation de milieux terrestres adjacents contenant du bois mort (tombé sous l’effet du vent, mortalité). La dynamique du bois flottant est alors dictée par les formes d’écoulement et les caractéristiques intrinsèques des éléments de bois. Lors de la traversée de zones urbaines, ce bois flottant rencontre de nombreux obstacles, notamment des piles de pont qui peuvent donner lieu à la génération d’embâcles qui limitent la capacité d’écoulement au droit des ponts. En régime de crue, où la rivière urbaine est déjà soumise à un très fort débit, ces embâcles peuvent causer, ou augmenter, l’amplitude des débordements de rivière, et donner lieu à des inondations urbaines. 
Quelles connaissances ? Quels risques ? Quelles pratiques de gestion ? Ce séminaire organisé par l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse est destiné aux gestionnaires de cours d’eau urbains.
Le bois flottant dans les rivières urbaines

 

19 septembre 2019, Paris – France
Journée d’échanges techniques sur la gestion écologique des ripisylves

Certaines pratiques ont des impacts sur les boisements des bords de cours d'eau, aussi appelés ripisylves : coupes à blanc, suppression systématique des embâcles, décharges sauvages, prolifération d'espèces exotiques... Ces milieux liés aux cours d'eau se retrouvent souvent menacés et fragmentés alors qu’ils jouent un rôle majeur dans le fonctionnement hydromorphologique des rivières et constitue une source de biodiversité considérable. L’objet de cette journée d’échanges techniques sera d’étudier comment, au regard de ces enjeux, concilier la préservation des écosystèmes et la prévention des risques. Seront notamment exposés : 1. L’état des lieux des ripisylves en France : structure, composition, rôle, état de conservation et pression ; 2. Un point réglementaire sur la préservation et la gestion des ripisylves (dont celles en lien avec les milieux agricoles) ; 3. Des retours d'expériences sur différents types d'intervention : réhabilitation, création, entretien, non-gestion, gestion des embâcles ; 4. Les ripisylves de demain au regard de l'évolution des pratiques et des perceptions, des enjeux de protection et du changement climatique.
Organisé par l'ASTEE (Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement) avec le soutien de l’Agence française pour la biodiversité, l’événement se tiendra le 19 septembre 2019 au Pavillon de l’eau à Paris. Il s’adresse aux techniciens et ingénieurs du domaine, ainsi qu’à leurs partenaires en recherche d’éléments de réponses techniques et de retours d’expérience.
Programme et inscription

 

07 octobre 2019, Lyon – France
Eau et biodiversité : Agissons, c'est vital !

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse organise un colloque pour accompagner les élus et décideurs afin d’intégrer la reconquête de la biodiversité dans les actes d’aménagement, d’investissements et de développement économique. Près de 300 acteurs de l’eau et de la biodiversité sont attendus.
Eau et biodiversité

 

14 octobre 2019, Arcachon – France
Colloque Eau & Urbanisme : Repenser l'eau dans la ville

L'Agence de l'eau Adour-Garonne organise un colloque le 14 octobre 2019 à Arcachon (Charente-Maritime) sur le thème de l'eau et de l'urbanisme.
Dans un contexte d'évolution démographique marquée dans le Sud-Ouest et de changement climatique à l'horizon 2050, il faudra s'adapter en repensant l'eau dans la ville. Des premières pistes de réflexion seront apportées dans le colloque. Divers témoignages seront proposés sur le rapprochement des acteurs de l'eau avec ceux de l'urbanisme, sur l'intégration des thématiques de l'eau en milieu urbain et sur la spécificité du littoral. Trois tables rondes sont prévues : 1. Des élus parlent du rapprochement des acteurs de l'eau et des acteurs de l'urbanisme ; 2. La prise en compte de la gestion des eaux pluviales dans l'urbanisme ; 3. Des exemples d'intégration de l'eau dans l'urbanisme, ainsi qu’une séquence sur l'aménagement et le littoral atlantique.
Colloque Eau & Urbanisme

 

18 novembre 2019, Toulouse – France
Safe Water Summit : Santé de l'Eau, Santé de l'Homme

L'Agence de l'eau Adour-Garonne organise un "Sommet pour Agir" le 18 novembre 2019 à Toulouse sur le thème de l'eau et de la santé. L’interaction permanente entre l‘eau et l’homme fait de la pollution une problématique majeure aux conséquences multiples. La rencontre est organisée sous le haut patronage des ministères de l’Écologie et de la Santé.
Safe Water Summit

 

 

Formations

 

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers" depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
Contact –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'hommes, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières