Magazine H2o | Instantanés

Dessin de tracé de fleuve

Accueil > Instantanés
logo lien vers www.lemeeb.net

archives

Sélectionnez le continent

Instantanés février 2017

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 

 

URGENCE 
1,4 million d'enfants menacés par la famine au Nigeria, au Soudan du Sud, en Somalie et au Yémen
Cette année, près d’1,4 million d'enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère sont en danger de mort, alors que la famine se profile au Nigeria, au Soudan du Sud, en Somalie et au Yémen, a annoncé l’UNICEF. "Le temps est compté pour plus d'un million d'enfants", a déclaré le directeur général de l'UNICEF, Anthony Lake. "Nous pouvons encore sauver de nombreuses vies. La malnutrition sévère et la famine imminente sont en grande partie provoquées par l'homme. Notre humanité commune exige une action plus rapide. Nous ne devons pas répéter la tragédie de la famine de 2011 dans la Corne de l'Afrique."
Dans le nord-est du Nigeria, le nombre d'enfants atteints de malnutrition aiguë sévère devrait atteindre 450 000 cette année dans les États d’Adamawa, Borno et Yobi, touchés par le conflit. Fews Net, le système d'alerte rapide aux risques de famine qui surveille l'insécurité alimentaire, a déclaré à la fin de l'année dernière que la famine était probablement une réalité dans certaines régions de Borno auparavant inaccessibles, qu'elle serait encore en cours en ce début 2017 – et qu’elle se poursuivrait dans d’autres zones qui restent encore aujourd’hui inaccessibles à toute aide humanitaire. En Somalie, les conditions de sécheresse menacent une population déjà fragile frappée par des décennies de conflit. Près de la moitié de la population, soit 6,2 millions de personnes, est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë et a besoin d'aide humanitaire. Quelque 185 000 enfants devraient souffrir de malnutrition aiguë sévère cette année, mais ce chiffre devrait atteindre 270 000 au cours des prochains mois. Au Sud-Soudan, pays en proie à un conflit, à la pauvreté et à l'insécurité, plus de 270 000 enfants souffrent de malnutrition sévère. La famine vient d'être déclarée dans certaines parties d'Unity State, dans le centre-nord du pays, où vivent 20 000 enfants. On s'attend à ce que le nombre total de personnes souffrant d'insécurité alimentaire à travers le pays passe de 4,9 millions à 5,5 millions au plus fort de la période de soudure en juillet si rien n'est fait pour juguler la sévérité et la propagation de la crise alimentaire. Au Yémen, où un conflit a fait rage depuis deux ans, 462 000 enfants souffrent actuellement de malnutrition aiguë sévère - une augmentation de près de 200% depuis 2014.
Cette année, l'UNICEF travaille avec ses partenaires pour fournir un traitement thérapeutique à 220 000 enfants sévèrement malnutris au Nigeria, à plus de 200 000 au Soudan du Sud, et à plus de 200 000 autres en Somalie – ainsi qu’à 320 000 enfants au Yémen.
Photo : Le 17 février 2017 à Juba (Soudan du Sud), Sarah Nyawar regarde son enfant Nyamule Thuokhok, âgé de deux ans et souffrant d'anémie et de malnutrition sévère. Photo UNICEF/Gonzalez Farran
UNICEF

 201703_unicef.jpg

 

CLIMAT
La banquise de l'Antarctique n'a jamais autant rétréci
La banquise de l'Antarctique a rétréci de 10 % par rapport au niveau le plus faible jamais enregistré jusque-là, selon des scientifiques australiens. Jan Lieser, spécialiste de la banquise au Centre de recherche coopérative sur le climat et les écosystèmes de l'Antarctique, situé en Tasmanie, a déclaré que l'étendue de la banquise autour du continent s'était rétrécie à moins de 2,11 millions de kilomètres carrés.
La superficie couverte par la glace menaçait de tomber en dessous du record de février 2011 (2,32 millions de km2) depuis l’été dans l'hémisphère Sud. "On peut dire que l'ancien record été battu", a indiqué M. Lieser à Fairfax Media. Chaque année, le passage de la banquise de son niveau maximal à son niveau minimal est "l'un des plus grands cycles naturels que nous pouvons observer dans le monde", a indiqué le chercheur, qui a précisé que 90 % de la banquise de l'Antarctique avait moins d'un an. Ce nouveau record minimal contraste avec l'hiver 2014, au cours duquel la superficie de la banquise de l'Antarctique avait atteint son record maximal. M. Lieser a ajouté que la glace entourant le continent avait commencé à fondre un mois plus tôt qu'en 2016 en raison de la hausse des températures minimales. "La variabilité de la banquise cadrait jusque-là avec ce que nous avions observé pendant toute la période étudiée (depuis 1979), mais 2016 a tranché avec cette tendance", a commenté Ian Simmons, professeur de la faculté des sciences de la Terre à l'Université de Melbourne.
Xinhua  

 


INITIATIVE
Planification de l’espace maritime
L’UNESCO et la Commission européenne élaborent une feuille de route commune

La conférence internationale sur la planification de l’espace maritime a réuni le 16 mars 2017 à Paris au siège de l’UNESCO, plus de 350 experts de toutes les régions du monde.
L’objectif majeur est de tripler la surface des eaux territoriales bénéficiant d’une planification spatiale maritime d’ici à 2025, soit un tiers de la surface totale des eaux sous juridictions nationales. Pour cela, la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO et la Direction générale des affaires maritimes et de la pêche de la Commission européenne publieront le 24 mars prochain, une feuille de route élaborée au cours de la conférence pour encourager la planification de l’espace maritime dans toutes les mers et océans du globe. Le processus vise à réguler les activités humaines dans les zones maritimes pour atteindre des objectifs d’ordre écologique, économique et social, afin d’éviter les conflits entre secteurs d’activité et favoriser la coopération internationale. L’intensification des activités maritimes dans les eaux côtières rend nécessaire la mise en place d’une telle planification. Aux activités traditionnelles, comme la pêche ou la navigation, se sont en effet ajoutées au cours des dernières décennies des pratiques comme le tourisme, l’aquaculture offshore ou les énergies marines renouvelables qui peuvent se traduire par une surexploitation des ressources, une demande excessive sur l’espace marin et des conflits entre les différents utilisateurs. À la fois processus politique et instrument intersectoriel, la planification de l’espace maritime permet aux autorités publiques et aux parties prenantes, l’application d’une démarche coordonnée, intégrée et transfrontalière. Une démarche fondée sur les écosystèmes contribuera en outre à promouvoir le développement durable et la croissance des économies maritime et côtière, ainsi que l’utilisation durable des ressources marines et côtières.
Site officiel de la conférence
UNESCO

 

#OcéansPropres
L’ONU déclare la guerre à l’océan de plastiques

L’ONU Environnement lance une campagne mondiale visant à l’élimination de deux sources majeures de déchets marins : les microplastiques présents dans les cosmétiques et l’utilisation excessive de plastique à usage unique à l’horizon 2022. Lancée lors du Sommet mondial sur les océans organisé à Bali, la campagne #OcéansPropres appelle les gouvernements à adopter des politiques de réduction du plastique, interpelle les industries à minimiser les emballages plastique et à repenser à la conception des produits, et invite les consommateurs à changer leurs habitudes du tout-jetable – avant que nos océans ne soient endommagés de manière irréversibles.
Erik Solheim, le directeur de l’ONU Environnement, affirme : "Il est grand temps de s’attaquer au problème du plastique responsable de la dégradation de nos océans. La pollution plastique est visible sur les plages indonésiennes, s’installe aux fonds des océans du Pôle Nord, et s’invite tout au long de la chaîne alimentaire jusque dans nos assiettes. Nous avons joué le rôle de spectateur pendant trop longtemps et le problème n’a fait que s’aggraver. Cela doit cesser." Ségolène Royal, ministre française de l'Écologie, du développement durable et de l'énergie : "Je me réjouis du lancement de cette campagne mondiale sur les déchets marins initiée par l'ONU Environnement et je suis heureuse d'annoncer que j'ai signé un accord pour soutenir financièrement cette agence afin de lutter commune contre cette menace mondiale dans le cadre de la coalition internationale contre les sacs en plastique et la pollution plastique." Tout au long de l’année, la campagne #OcéansPropres relaiera les importantes mesures prises par les pays et les entreprises comme l’élimination des microbilles présentes dans les produits d’hygiène, l’interdiction ou les taxes imposées sur les sacs plastique à usage unique, et les réductions notables de tout autre article en plastique jetable. Dix pays se sont déjà engagés à rejoindre la campagne avec la promesse de mettre fin au raz de marée de plastique. L’Indonésie s’est engagée à réduire les déchets marins de 70 % à l’horizon 2025, l’Uruguay imposera une taxe sur les sacs plastique à usage unique dès la fin de l’année et le Costa Rica prendra des mesures pour réduire considérablement l’utilisation de plastique à usage unique grâce à une meilleure gestion des déchets et à des campagnes d’information. Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de plastique finissent dans les océans, ravageant les espèces sauvages marines, les pêcheries et le tourisme et générant un coût d’environ 8 milliards de dollars en dommages aux écosystèmes marins. Près de 80 % de tous les déchets présents dans nos océans sont des déchets d’origine plastique. Selon certaines estimations, au rythme actuel auquel nous jetons nos bouteilles en plastique, nos sacs et récipients suite à un seul usage, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans à l’horizon 2050, et environ 99 % des oiseaux marin auront ingéré du plastique.
Le top model Nadya Hutagalung, soutient la campagne #OcéansPropre et demande à l’industrie cosmétique de ne plus ajouter de microplastiques à leurs produits. Près de 51 billions de particules microplastiques – 500 fois plus que le nombre d’étoiles dans notre galaxie – polluent nos océans et posent une sérieuse menace aux espèces sauvages marines. Le chanteur-compositeur-interprète et ambassadeur de bonne volonté des Nations Unies pour l'environnement, Jack Johnson, fait la promesse de s'engager contre la pollution plastique avec ses fans et d'encourager les sites où il se produira pour sa tournée de l'été 2017, à réduire l'utilisation de plastiques à usage unique. Jack Johnson fait également la promotion d'un nouveau documentaire "The Smog of the Sea" qui met en évidence la question des microplastiques qui pénètrent dans les océans du monde. Plusieurs marques internationalement connues rejoignent également la lutte contre la pollution marine. Le constructeur informatique Dell a dévoilé une chaîne d’approvisionnement à l’échelle commerciale utilisant du plastique repêché au large d’Haïti. Le géant des ordinateurs se servira de plastique récupéré pour l’emballage de ses produits.
Au vu du raz de marée des déchets marins, toutes ces mesures seront cruciales. Aujourd’hui, nous produisons vingt fois plus de plastique que dans les années 1960. Environ un tiers de tous les plastiques est utilisé pour les emballages. À l’horizon 2050, notre production de plastique aura augmenté de 3 à 4 fois afin de répondre à notre demande. Une part importante de cette production terminera dans les océans où elle y demeurera pendant des siècles.
Plusieurs annonces importantes sont attendues à l’occasion de la conférence des Nations unies sur les océans qui aura lieu au siège de l’ONU à New-York du 5 au 9 juin et en décembre lors de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement à Nairobi au Kenya.
#OcéansPropres – The Smog of the Sea
PNUE  

 

19 institutions financières proposent une nouvelle approche pour le financement du développement durable
19 banques et investisseurs internationaux leaders sur le marché, représentant 6 600 milliards de dollars d'actifs sous gestion, ont lancé les "Principes pour la Finance à Impact Positif", un ensemble de lignes directrices inédites, visant à promouvoir l’impact positif des institutions financières sur l’économie, la société et l’environnement.
"Ces Principes arrivent à point nommé de la part du secteur financier. Ils démontrent la volonté des institutions financières d'aller au-delà des pratiques actuelles et de contribuer à favoriser un développement plus durable", a affirmé le ministre français de l'économie et des finances, Michel Sapin. "Ces Principes devraient renforcer la coopération entre acteurs publics et privés dans ce domaine." "Atteindre les Objectifs de développement durable – le programme d'action mondial visant à mettre fin à la pauvreté, à lutter contre le changement climatique et à protéger l'environnement – devraient coûter entre 5 000 et 7 000 milliards de dollars par an à l'horizon 2030", affirme Éric Usher, directeur de l’Initiative Finance du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP-FI). "Les Principes pour la Finance à Impact Positif vont changer la donne, ils vont nous permettre de diriger les centaines de milliards de dollars gérés par les banques et les investisseurs vers des projets propres, à faible émission carbone, profitant à tous."
Les Principes constituent un cadre général pour des responsables financiers et des investisseurs et sont applicables à leurs différents secteurs d'activité, y compris le crédit au détail et en gros, les prêts aux entreprises, les investissements et la gestion d'actifs. "Face à des défis tels que le changement climatique, la croissance démographique et l'accélération de l'appauvrissement des ressources, il est urgent que le secteur de la finance s'adapte et apporte les changements nécessaires à nos économies et nos modèles commerciaux. Les Principes pour la Finance à Impact Positif offrent un cadre ambitieux et pragmatique et une perspective plus large qui nous aideront à relever les défis profondément complexes et interconnectés de notre époque", déclare Séverin Cabannes, directeur général délégué de la Société Générale, un des membres fondateurs du groupe. Les quatre Principes pour la Finance à Impact Positif constituent un guide à l’usage des financiers et des investisseurs pour identifier, analyser, et rendre public les impacts économiques et environnementaux des produits et des services qu'ils proposent. Le caractère innovant de ces Principes réside dans l'exigence d'une évaluation globale des impacts positifs et négatifs de la finance sur le développement économique, le bien-être humain et l'environnement. Les Principes ne décrivent pas une méthode singulière pour obtenir des impacts positifs mais exigent que les processus et les méthodologies d'évaluation soient transparents.
Les Principes font partie d'un processus plus large présenté dans le Manifeste pour l’impact positif publié en 2015 appelant à un nouveau modèle de financement s'appuyant sur les impacts qui permettra de combler le fossé du financement du développement durable. Ils ont été élaborés par le Positive Impact Working Group, un groupe de travail de l'Initiative Finance du PNUE. Aujourd'hui, le groupe de travail inclut : Australian Ethical, Banco Itaú, BNP Paribas, BMCE Bank of Africa, Groupe Caisse des Dépôts, Groupe Desjardins, First Rand, Hermes Investment Management, ING, Mirova, NedBank, Pax World, Piraeus Bank, SEB, Société Générale, Standard Bank, Triodos Bank, Westpac et YES Bank.
pdf Principes pour la Finance à Impact Positif

 


RECHERCHE
Un planeur sous-marin chinois bat un nouveau record mondial de profondeur
Un planeur sous-marin chinois a atteint une profondeur de 6 329 mètres pendant une mission dans la fosse des Mariannes, battant le record précédent de 6 000 mètres établi par un navire américain, selon l'Académie des Sciences de Chine (ASC).
Sous le nom de "Haiyi", qui signifie les ailes de la mer en chinois, le planeur sous-marin a été développé par l'Institut d'automatisation de Shenyang administré par l'ASC pour surveiller l'environnement en eaux profondes dans de vastes zones. Transporté par le vaisseau mère Tansuo-1, submersible chinois pour l'exploration en eaux profondes, Haiyi a plongé douze fois et parcouru plus de 130 kilomètres pendant sa mission de quatre jours, en collectant des données en haute résolution pour des recherches scientifiques.
Xinhua  

 

L’Université de Tel Aviv et le Technion font une découverte fondamentale dans le traitement contre l’arsenic
Les Dr Ray Keren et Boaz Mayzel de l’Université de Tel-Aviv ont découvert une bactérie qui emmagasine des quantités énormes d’arsenic, principal polluant des eaux souterraines. L’étude, réalisée en collaboration avec le Pr Boaz Pokroy du Technion et le Dr Sirine Fakra du laboratoire national Lawrence de Berkeley aux États-Unis, pourrait ouvrir la voie au développement d’un moyen rentable et efficace de purifier l’eau potable de cette toxine, et sauver la santé et la vie de dizaines de millions de personnes dans le monde. Elle suscite déjà un grand intérêt dans la communauté scientifique internationale.
"Les éponges sont les animaux les plus anciens existant aujourd’hui sur la planète" explique le Pr Ilan. "Elles servent d’habitat à de nombreuses créatures, filtrent sans cesse l’eau dans laquelle elles vivent, et en recueille de nombreux matériaux. Dans une précédente étude, effectuée il y a quelques années, nous avons découvert qu’une éponge appelée Theonella swinhoei, et en particulier celle qui vit dans la mer Rouge, stocke une énorme quantité d’arsenic et de baryum, jusqu’à des millions de fois leur concentration dans l’environnement marin ! Nous avons donc cherché à découvrir quel est le facteur responsable du stockage de l’arsenic dans l’éponge." Dès le début, les chercheurs ont pensé qu’il s’agissait d’une bactérie. Pour tester cette hypothèse, ils ont séparé les cellules propres de l’éponge des nombreuses bactéries qu’elle abrite, et ont constaté qu’en effet, l’arsenic se retrouvait concentré dans les bactéries. L’examen au microscope à balayage électronique a ensuite montré qu’il était stocké par une certaine bactérie, appelée Entotheonella. "Nous avons découvert qu’à l’intérieur de cette bactérie s’effectue un processus étonnant de liaison chimique entre l’arsenic dissous dans l’eau et le calcium", explique le Dr Keren. "Le produit de cette liaison est un cristal solide, appelé pharmacolite, non toxique. De cette manière, l’arsenic est conservé dans le corps de la bactérie, et il n’y a pas de danger qu’il se propage ou se dissolve à nouveau dans l’eau, et redevienne toxique. Il est important de noter que cette bactérie emmagasine d’une manière similaire également un autre élément chimique, le baryum, qui est aussi un polluant courant qui affecte notre santé. En fait, on peut dire que la bactérie fonctionne au sein de l’éponge comme un organe de désintoxication, comme le foie des animaux plus développés." Pour la communauté scientifique, la découverte présente de nombreux intérêts : tout d’abord, la concentration d’arsenic dans le corps de la bactérie est la plus élevée jamais mesurée partout sur la planète, y compris dans les dépôts géologiques ! De plus, la science connaît très peu de bactéries capables de produire des minéraux, et c’est la première découverte qui produise de l’arsenic sous une forme cristalline. En outre, la pharmacolite elle-même est une substance connue comme sédiment géologique, mais l’on n’avait jusqu’à présent jamais observé sa production biologique. En d’autres termes, la pharmacolite produite par la bactérie Entotheonella est un biominéral d’un type complètement nouveau.
Dans une prochaine étape, le Dr Keren se propose d’étudier le génome de la bactérie, afin d’identifier les gènes impliqués dans le processus d’accumulation de l’arsenic et du baryum et de les transformer en solides inoffensifs. Une autre direction de prospection serait de rechercher des bactéries semblables, qui vivent dans le sol ou dans les eaux souterraines, ce qui pourrait raccourcir de manière importante le développement d’une technologie de traitement de l’eau potable. "L’arsenic dissous est un matériau très résistant, qui reste dans l’environnement en permanence, et jusqu’à aujourd’hui il n’y avait aucun moyen efficace de le soustraire des eaux souterraines", conclut le Pr Ilan. "Nous espérons que notre découverte aidera au développement futur d’un moyen peu coûteux et efficace de nettoyer les eaux souterraines et l’eau potable de l’arsenic, qui pourrait sauver la santé et la vie de dizaines de millions de personnes."
Sivan Cohen-Wiesenfeld, PhD, rédactrice en chef de la newsletter de l’association des Amis de l’Université de Tel-Aviv – AFUTA
Publiée dans Nature Communications, 25  février 2017.
Israël Science Info

 

INNOVATION
Déchets ménagers : Un ingénieur algérien conçoit un "ascenseur-poubelle" 
Un jeune ingénieur algérien a mis au point un prototype de poubelle sous forme de bac vertical à enfouir sous terre, qui peut être remonté, une fois rempli, pour déverser le contenu dans un camion benne à ordures. "Il s'agit d'une sorte d'ascenseur enterré pour la collecte des déchets domestiques", explique son concepteur, Amar Belhouchet, par ailleurs spécialisé  dans la fabrication de machines industrielles et de lignes de production. Selon lui, cet "ascenseur-poubelle", enfoui sous terre à une profondeur de 2 mètres, peut être fabriqué sous plusieurs formats allant de 2,2 mètres cubes au minimum jusqu'à 20 mètres cubes. Quant à la capacité de remplissage, le bac minimal de 2,2 m3, par exemple, a une capacité de contenance de 1 000 kg de déchets ménagers, soit 4 fois la capacité des bacs conventionnels généralement utilisés, faisant un volume de 0,75 m3 pour une capacité de 250 kg de déchets. L’ascenseur-poubelle est doté d'un mécanisme à énergie hydraulique ainsi que de leviers et de tirettes. "Il suffit d'ouvrir la trappe couvrante du bac et de raccorder manuellement le câble flexible au système hydraulique pour le faire remonter automatiquement en toute sécurité et décharger le contenu dans la cuve du camion de ramassage", indique Amar Belhouchet. Ces poubelles souterraines peuvent être implantées partout dans les zones urbaines et remplacer les bacs conventionnels qui génèrent des désagréments environnementaux (occupation d'espaces, mauvaises odeurs, débordements et prolifération d’insectes) avec aussi une capacité de remplissage plus importante.
Des premiers essais effectués par l'APC d'Alger Centre ont donné des résultats "appréciables".
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 


EXPOSITION
Du Jourdain au Congo, Art et christianisme en Afrique centrale
"Deux fleuves emblématiques, deux mythes des civilisations qui se joignent par-delà les mers, au mépris des géographies mais à la liaison des hommes. L’image est belle. Elle est signifiante. Car il en va de la rencontre des eaux comme de celle des cultures : des éléments s’y mêlent, fusionnent ou se rejettent, sous la poussée inexorable d’un cours aux directions incertaines." Stéphane Martin, président du musée du quai Branly – Jacques Chirac présente la nouvelle "Du Jourdain au Congo, Art et christianisme en Afrique centrale".
Conçue par Julien Volper, conservateur au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, en Belgique, cette exposition interroge les formes et dynamiques prises par ces processus de métissage, à travers l’exemple de l’influence de l’iconographie chrétienne sur l’art et la culture kongo (XVe-XXe siècles). Le royaume Kongo, existant depuis au moins le XIVe siècle et découvert par les Portugais en 1482, relève de l’aire culturelle kongo qui est en fait un groupement de peuples et d’unités politiques divers allant du sud du Gabon au milieu de l’Angola ayant en commun des variantes d’une langue : le kikongo. Jusqu’au XIXe siècle, les raisons qui poussèrent les Européens à établir des contacts avec le royaume furent avant tout commerciales, les esclaves constituant la principale "marchandise"de cet échange. Si la couronne du Portugal avait espéré établir une colonie au royaume Kongo, elle développa par la suite des ambitions plus modestes mais tout en y soutenant l’envoi de missionnaires de différents ordres. Il en fut de même pour les États pontificaux qui eurent à cœur de prendre part aux  luttes diplomatiques engagées. Bien que, en théorie, une grande partie de la population se soit fait chrétienne, on peut en réalité parler d’une majorité de "conversions de surface", qu’il fallait concilier avec des pratiques locales, dont la polygamie. Pour les classes dirigeantes, la conversion au catholicisme fut également habilement utilisée pour servir des desseins politiques et religieux.
Du Jourdain au Congo, Art et christianisme en Afrique centrale, du 23 novembre au 2 avril 2017.
Musée du quai Branly

201611_JourdainCongo_1.jpg 201611_JourdainCongo_2.jpg

 

 

Europe

 

 


France
Zones humides : Désignation du 45ème site Ramsar français
À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides qui s'est tenue le 2 février, les sites du Marais breton, de la Baie de Bourgneuf, de l’île de Noirmoutier et de la Forêt de Monts sont devenus la 45ème zone humide d’importance internationale française, au titre de la Convention de Ramsar pour la préservation des zones humides. Il s’agit d’une mosaïque de milieux exceptionnels regroupant, sur près de 56 000 hectares, prairies humides, marais salants, estrans, vasières, lagunes d’eaux douces ou saumâtres, mares forestières, etc. D’une richesse écologique exceptionnelle (il remplit 8 des 9 critères de la Convention) le site est également d’une grande valeur les  habitats naturels et les empreintes humaines s’étant intimement mêlés. Porté notamment par l’animateur du site Natura 2000 dont il reprend le périmètre, l’Association pour le développement du bassin versant de la baie de Bourgneuf, ce nouveau site s’étend sur plus de 9 600 hectares. Il constitue un exemple représentatif des systèmes d’estrans et de grands marais atlantiques arrières-littoraux de la région biogéographique européenne atlantique. Il s’agit en particulier d’un exemple représentatif, sur la côte atlantique française, des prairies saumâtres à sub-saumâtres (plus de 30 000 hectares).
Le réseau français de 45 sites couvre désormais près de 3,6 millions d’hectares répartis sur 34 sites en métropole, et 11 outremer, dont la Réserve nationale des Terres australes françaises qui à elle seule s’étend sur plus de 2,3 millions d'hectares (23 000 km2). Le réseau va s’étendre encore prochainement, plusieurs projets de sites devant sans doute aboutir cette année.
Environnement France
photo Tourisme en France

 201702_maraisbreton_498.jpg

 

Des nouvelles mesures pour atteindre le "zéro pesticide"
Grâce aux mesures de la loi de transition énergétique et de la loi de protection de la biodiversité, pour la première fois, la France enregistre une baisse de 14 % des pesticides utilisés par les collectivités et les jardiniers amateurs. Des nouvelles mesures annoncées par Ségolène Royal, le 14 février 2017, et le lancement de la campagne "Zéro pesticide" vont permettre de poursuivre ces résultats encourageants dans la lutte contre les pesticides.
Depuis le 1er janvier 2017, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte interdit à l’État, aux collectivités locales et aux établissements publics, l’usage des pesticides dans les espaces verts publics et la vente en libre-service aux particuliers. Les pesticides chimiques sont désormais délivrés aux particuliers suite à un conseil personnalisé donné par un vendeur certifié et, à compter du 1er janvier 2019, l’interdiction d’usage des pesticides sera leur sera étendue. Il est donc nécessaire de faire connaître aux collectivités et aux particuliers l’interdiction actuelle et préparer l’entrée en vigueur du 1er janvier 2019. C’est dans cette optique que l’Agence Française pour la Biodiversité, dans le cadre du volet non agricole du plan Écophyto visant à la réduction des pesticides en lien avec le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, lancent une campagne d’information presse : "Zéro pesticide, c’est mille fois mieux pour ma santé et pour notre planète".
Environnement France

 

TRISTESSE
Droit à l’eau potable et à l’assainissement :
La droite sénatoriale enterre la proposition de loi

Le 22 février 2017, les sénateurs républicains et centristes ont réussi leur travail d’obstruction en détricotant de fond en comble la proposition de loi, votée par l’Assemblée nationale en juin 2016 et approuvée par la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable le 16 juin dernier, sur la mise en œuvre effective du droit de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement. La Coalition Eau, France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France, à l’initiative du texte, condamnent le travail de démolition méthodique mené sur chaque article du texte. En supprimant un à un tous les articles du texte, et ce dès l’article 1 qui consacrait le droit à l‘eau et à l’assainissement en France, reconnu par l’Assemblée générale des Nations unies depuis le 28 Juillet 2010, et l’inscrivait en droit français, les sénateurs républicains et centristes se sont positionnés contre le droit à l’eau pour tous, reniant l’essence même du texte et ses principes de solidarité et d’humanisme envers les personnes les plus défavorisées. Sans proposer d’alternatives, ils ont ainsi supprimé, purement et simplement, des propositions de mesures concrètes qui auraient permis de réelles avancées sociales : la mise à disposition gratuite d'équipements de distribution d'eau et d'assainissement pour des centaines de milliers de personnes démunies (ménages en habitat insalubre, personnes sans domicile fixe, demandeurs du droit d’asile ou réfugiés…) et la création d'une aide préventive pour aider près d’un million de ménages à faibles ressources à s'acquitter de leurs factures d'eau.

Compte tenu de la longueur des discussions, le débat n’a pu être terminé dans le temps imparti et le texte n’a pu être voté. En effet, la proposition de loi a été examinée en séance publique dans le cadre de la « niche » des sénateurs écologistes, d’une durée limitée à 4 heures. Alors que les travaux parlementaires se clôturent dans quelques jours, la suite de l’examen du texte est donc reportée à une date ultérieure, hypothétique, post-élections présidentielles, législatives et sénatoriales. Le soutien tardif du gouvernement n’aura pas permis de sauver cette proposition de loi, fruit d’un travail de plusieurs années entre des parlementaires engagés et la société civile. Ce texte avait pourtant été porté de manière transpartisane par des députés issus de 5 partis de la gauche et du centre, et avait reçu un large soutien de l’Assemblée nationale lors de son adoption en première lecture le 14 juin dernier.

Par ce vote d’obstruction, la France est passée à côté d’une étape historique pour rendre effectif le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement, qu’elle a pourtant reconnu aux Nations unies en 2010 et que nombre de pays, comme la Slovénie, le Burkina Faso et l’Afrique du Sud, ont déjà inscrit dans leur législation ou Constitution. Les organisations resteront mobilisées sur le terrain pour faire avancer cette cause, et attendent du futur Président de la République et des parlementaires élus en 2017 qu’ils remettent ce sujet prioritaire à l’ordre du jour de l’agenda politique. La France, 5ème puissance économique mondiale, doit se conformer à ses engagements internationaux et répondre à l’urgence sociale de l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous.

Compte-rendu des débats – Sénat
Texte examiné

 

CARTON ROUGE
Cour des comptes : L'ONEMA fait la sourde oreille
Environnement Magazine consacre le troisième volet de son compte-rendu du rapport annuel de la Cour des comptes à l'ONEMA. Quatre ans après un contrôle de l'établissement, la Cour des comptes constate que ses recommandations n'ont été que partiellement prises en compte et  appelle l'Agence française de la biodiversité qui a désormais intégré l'ONEMA à les mettre en œuvre.
Une mauvaise gestion des ressources humaines (NDLR. mais la semaine de quatre jours !), des implantations trop nombreuses, un manque de mobilité, une performance en baisse, les difficultés de mise en œuvre de l'exercice de la police de l'eau : le détail dans l’article.
Environnement Magazine


Grand Paris : Le SEDIF renforce son réseau entre l’Oise et la Marne 
Le Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) renforce la sécurité de son réseau de transport en eau potable dans le nord de son territoire, par l’acquisition d’une conduite structurante baptisée "liaison Nord-Oise-Marne". Une cérémonie de signature s’est tenue le 24 février, entre les communes d’Arnouville, Garges-lès-Gonesse, Gonesse et le SEDIF afin de finaliser cette acquisition. 
Cette liaison de 17 kilomètres, dont 6,4 sur le territoire du SEDIF, permet aujourd’hui d’alimenter les communes de Gonesse, Bonneuil-en-France, Arnouville, et Garges-lès-Gonesse, par de l’eau provenant de l’usine d’Annet-sur-Marne, pour suppléer les ressources souterraines polluées. Elle permet également de renforcer les capacités de transfert entre l’usine du SEDIF de Méry-surOise (Val d’Oise) et celle de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) et de mieux sécuriser encore les approvisionnements des populations concernées en cas de crise. Chaque commune étant propriétaire du tronçon traversant son territoire, s’est posée la question de l’exploitation, de l’entretien et de son renouvellement pour la garantir à long terme, et permettre la réactivité nécessaire en situation d’urgence. Le SEDIF a proposé d’intégrer cette conduite à son patrimoine, et d’en assurer l’exploitation et le renouvellement, en remboursant les communes de leur investissement initial. Cette conduite constitue l’un des tronçons du futur "Ring de l’eau" autour du Grand Paris, qu’André Santini, président du SEDIF, appelle de ses vœux : "Construire un véritable maillage reliant toutes les grandes usines de production d’eau potable franciliennes, publiques et privées, dans une approche réellement collective, constituera une nouvelle étape pour une résilience renforcée de l’alimentation en eau de la région Île-de-France". La liaison Nord-Oise-Marne représente également une conduite structurante dans un secteur en fort développement, au cœur d’une zone où d’importants projets d’aménagements sont lancés. 
SEDIF

 

Paris : Inauguration de la centrale de géothermie ZAC Clichy-Batignolles
Dans le cadre du Plan Climat-Énergie de la Ville de Paris, Eau de Paris et la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) ont inauguré le 23 février 2017, la centrale de géothermie à l’Albien dans la ZAC Clichy-Batignolles, du 17ème arrondissement de Paris. L’objectif est de produire localement 83 % des besoins en chaleur (chauffage et eau chaude sanitaire) de cet éco-quartier qui accueillera 7 500 habitants d’ici 2020. 
Clichy-Batignolles est un éco-quartier en cours de développement dans lequel la production d’énergie renouvelable locale se veut exemplaire. À ce titre, la Ville de Paris et Paris Batignolles Aménagement (PBA) ont décidé en 2012 de nouer un partenariat innovant avec Eau de Paris. Structuré autour de forages dans la nappe de l’Albien, ce projet combine production de chaleur, eau potable de secours et fontaines publiques. Grâce à la géothermie, la chaleur produite par Eau de Paris est vendue à CPCU, qui se charge de la distribuer aux bâtiments de l’éco-quartier tout en assurant l’appoint et le secours d’approvisionnement grâce au réseau principal de chaleur parisien. Le financement de ce projet est porté à 12 millions d’euros. "Eau de Paris est mobilisée pour faire de la capitale et de la métropole un territoire durable et résilient face au changement climatique. Ce doublet géothermique dans la nappe de l’Albien est une preuve de l’expertise d’Eau de Paris en matière d’innovation. Ce partenariat avec la CPCU constitue un levier de développement pour la métropole parisienne" s’est félicitée Célia Blauel, présidente d’Eau de Paris. "C’est une grande fierté d’inaugurer avec Eau de Paris les installations de ce nouveau quartier emblématique de Paris. Celui-ci a été conçu et construit dans le strict respect de la politique environnementale menée par la Ville de Paris qui vise à rendre son territoire attractif et respirable. Ce projet illustre la capacité de CPCU d’innover et de valoriser les sources énergétiques durables disponibles localement. Premier contributeur du plan climat, CPCU, producteur et distributeur de chaleur renouvelable, est aujourd’hui un partenaire engagé au côté de la ville de Paris et de la Métropole" a précisé Frédéric Martin, président de CPCU et directeur général d’Engie France Réseaux.
Eau de Paris


CONCOURS
Grand Prix du bassin de Seine-Normandie "Culture du risque inondation"
Jean-François Carenco, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris et également préfet coordonnateur de bassin Seine-Normandie lance un Grand Prix "culture du risque inondation" sur l’ensemble du bassin hydrographique de la Seine et des cours d’eau côtiers normands. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de gestion des risques d’inondation du bassin Seine-Normandie approuvé en décembre 2015, permettra de mettre en valeur les acteurs déjà engagés sur le thème de la culture du risque inondation. "Ce concours vise à valoriser des actions, réalisées sur le bassin durant les dix dernières années, ou en cours de réalisation, qui permettent d’accroître la conscience et la culture du risque inondation. C’est important car c’est en prenant conscience de ces risques que nous serons prêts à les affronter"  a souligné Jean-François Carenco.
Le Grand Prix est ouvert à tous les acteurs du bassin : collectivités territoriales, associations, établissements publics, syndicats mixtes, entreprises privées, entreprises publiques ou semi-publiques, chambres consulaires, professionnels de l’éducation ou de la formation professionnelle, organismes culturels, assurances, services de l’État, etc. Quatre prix seront décernés :

  • le prix de l’information citoyenne récompensant des actions visant à informer les citoyens ou les élus sur l’exposition au risque inondation ;
  • le prix des acteurs économiques pour les actions de sensibilisation mises en place par ou pour les acteurs économiques ;
  • le prix de la formation/pédagogie/éducation valorisant les actions visant à développer des apprentissages autour du risque inondation ;
  • le prix artistique et culturel pour les actions de sensibilisation au risque inondation par le biais de l’art et de la culture.

Dépôt de candidatures ouvert jusqu’au 1er mars 2017.
Grand Prix du bassin Seine-Normandie

 

 

Afrique

 

 


L'Association africaine de l'eau en conclave au Maroc
Les Assises de l'Association africaine de l'eau (AAE) constituent une plateforme de réflexion autour des solutions adaptées à l'Afrique en matière de l'eau. Réunies du 13 au 17 février à Skhirat et à Rabat, elles ont également été l’occasion de présenter la feuille de route du 19ème Congrès AAE Bamako 2018, qui sera organisé sur le thème "Accélérer l'accès à l'eau et l'assainissement pour tous en Afrique, face au changement climatique".
Libération (Casablanca) – AllAfrica

 

Algérie
Vers la mise en place de nouveaux mécanismes pour économiser l'eau d'irrigation

Le ministre des Ressources en eau et de l'environnement Abdelkader Ouali a indiqué que de nouveaux mécanismes seront mis en place pour amener les agriculteurs à économiser l'eau d'irrigation notamment celle des puits. M. Ouali a précisé lors de la séance plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales, qu'en vertu de cette réglementation, les agriculteurs devront rendre des comptes quant à la quantité d'eau des puits utilisée pour l'irrigation des périmètres exploités. "Nous devons poursuivre les efforts consentis depuis des années au sein du secteur en procédant à la généralisation des techniques de pointe ce qui permettra une meilleure utilisation de cette ressource et une meilleure lutte contre le gaspillage outre l'entretien des projets réalisés", a répondu le ministre au député du Conseil de la nation Nouredine Belatreche. Il a souligné à ce propos "la nécessité de mettre un terme au gaspillage de l'eau d'irrigation et d'en rationaliser l'usage, ajoutant que l'économie de 20 % d'eau pour l'irrigation d'un hectare permettra d'irriguer la moitié d'un autre hectare."
Il a rappelé la stratégie de l'État pour établir un équilibre dans la distribution de l'eau entre les régions du pays tout au long de l'année et augmenter les capacités de stockage à travers l'utilisation de l'eau traitée dans l'irrigation des terres agricoles. Évoquant les projets du secteur en matière de collecte d'eau, le ministre a indiqué que des investissements considérables ont été faits pour la préservation des ressources en eau et la réalisation de nombreuses infrastructures. En 1999, l'on comptait 44 barrages d'une capacité de stockage de moins de 3,7 milliards de mètres cubes. Avec les 31 nouveaux barrages, la capacité de stockage est passée à plus de 8 milliards de mètres cubes. 9 autres barrages sont actuellement en cours de réalisation dont cinq seront livrés en 2017 et quatre en 2019, selon M. Ouali. 11 stations d'épuration des eaux de mer avec une capacité de 2,10 millions de mètres cubes par jour ont été en outre réalisées.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Vers la révision de la tarification de l'eau en fonction des utilisateurs
Une nouvelle tarification de l'eau est en cours d'étude qui déterminera le barème en fonction de la catégorie des utilisateurs (opérateurs économiques, ménages...), a indiqué le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader Ouali. Ce futur système de tarification, qui permettra de palier au gaspillage de l'eau qui a atteint des dimensions alarmantes, épargnera toutefois les ménages qui ne dépasseront pas une certaine quantité de consommation d'eau, a précisé le ministre sur les ondes de la radio nationale. "Cette nouvelle tarification sera basée sur deux principes importants : le premier étant ceux qui consomment le plus payent le plus, tandis que le second est que la tarification doit aussi être conforme au niveau de consommation", a expliqué M. Ouali. Ainsi, les ménages qui ne consomment pas au-delà d'une certaine quantité seront épargnés par ce futur dispositif de tarification, permettant ainsi au secteur de cibler le soutien des prix de l'eau par l'État, a-t-il avancé. À ce propos, il a fait valoir qu'il ne serait pas question que l'eau soit cédée aux activités industrielles, touristiques, aux commerçants qui ont des douches ou aux limonaderies au même prix que celui des ménages.
Par ailleurs, il a expliqué que cette mesure contribuera à résoudre le problème du déficit financier de l'Algérienne des Eaux (10 milliards de dinars) qui croule également sous le poids des branchements illicites et des fuites d'eau.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica

 

Algérie-Mali
L’idée d’une coopération bilatérale sur les ressources en eau
Le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader Ouali, a reçu  à Alger le ministre malien de l'Énergie et l'Eau, Malick Alosseini, avec lequel il a examiné la coopération bilatérale en matière de ressources en eau ainsi que le développement des zones frontalières. S'exprimant à l'issue de l'audience, Abdelkader Ouali a souligné la disponibilité de la partie algérienne à accompagner le Mali dans ses efforts pour le développement de ses zones frontalières. "Avec le changement de situation au nord Mali, l'Algérie a toujours été là, elle est attentive. On est prêts pour accompagner le Mali pour le développement de la bande frontalière", a indiqué le ministre, rappelant que les deux parties ont mis en place "un comité bilatéral de haut niveau qui a permis de mettre sur pied de nouveaux mécanismes pour consolider la coopération notamment dans la prise en charge des préoccupations des zones frontalières maliennes surtout en termes de recherche de ressources hydriques, dans la formation et la gestion." Il a souligné dans ce sens que la partie algérienne avait inscrit, par le passé, des projets sur le budget de l'État pour réaliser des forages au niveau des zones frontalières maliennes.
Le ministre a ajouté qu'une réunion bilatérale est prévue demain à Alger pour tracer un plan de travail pour la concrétisation de l'accord signé dans le cadre de la visite du Premier ministre Abdelmalek Sellal au Mali en novembre dernier. Cet accord de coopération porte sur les échanges d'expertises, la formation et le développement d'actions sur le terrain. Il prévoit aussi une feuille de route dans l'aspect technique et la formation, a noté M. Ouali.
Pour sa part, le ministre malien a affirmé que sa visite à Alger a pour but de s'imprégner de l'expérience algérienne dans les domaines de l'eau et de l'énergie, ajoutant qu'elle sera l'occasion pour signer un contrat entre la société malienne de l'Energie et la société privée algérienne Amimer Énergie pour la construction d'une centrale thermique de 40 MW à Sudo, au nord du pays. "Nous aurons aussi avec ma délégation faire le point avec la partie algérienne pour la construction d'autres centrales au niveau d'autres régions du nord du Mali", a-t-il ajouté. En matière d’AEP le Mali, a-t-il indiqué, a lancé un programme qui prévoit l'alimentation en eau potable de 1 340 localités à travers le pays à l'horizon 2020.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica

 

Sénégal
Vers une "première enquête de référence" sur l'eau et l'assainissement

L'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) et le PEPAM (Programme eau potable et assainissement du millénaire) ont signé un protocole d'accord pour "une première enquête de référence" portant sur la situation de l'eau et de l'assainissement au Sénégal. Cet accord a été paraphé à Dakar par le directeur de l'ANSD Aboubacar Sedikh Bèye et le coordonnateur du PEPAM, Amadou Diallo. Il s'inscrit dans le cadre du processus de définition de l'agenda du ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement à l'horizon 2030, axée notamment sur les Objectifs de développement durable (ODD). "Globalement, 325 millions de franc CFA ont été mobilisés pour le bon déroulement de cette enquête" visant à mettre à disposition des chiffres reflétant la réalité du Sénégal en matière d'hydraulique et d'assainissement, a expliqué le coordonnateur du PEPAM, cela devrait permettre d'établir "une situation de référence" à même d'informer l'action des pouvoirs publics dans ce domaine", a indiqué le coordonnateur du PEPAM.
"Depuis 2013, le Sénégal fait partie des 147 pays qui ont atteint les Objectifs du millénaire pour le développement en ce qui concerne le volet eau grâce à la mise en place du PEPAM, objectifs consolidés par le Sénégal en 2015", a-t-il affirmé. À partir de cet acquis, le Sénégal compte "rehausser la barre pour atteindre l'accès universel à l'eau potable et à des services d'assainissement de qualité", a-t-il dit. Les résultats de cette enquête seront présentés dans cinq ou six mois, a renseigné Aboubacar Sedikh Bèye.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica 
Aliou Kande, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica  

 

Burkina Faso
Suspension des travaux du canal Mogho Naaba : Les riverains s'inquiètent, la mairie rassure
Les travaux de réalisation du Canal Mogho Naaba, débutés sous la Transition, ont été suspendus depuis décembre 2016, laissant les riverains dans l'inquiétude. Long d'environ 4,7 kilomètres, ce canal fait partie du Projet d'assainissement des quartiers périphériques de Ouagadougou, lequel est financé à hauteur de 28 milliards de francs CFA par la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement burkinabè et la commune de Ouagadougou. La BAD y a contribué à hauteur de 25 milliards de francs CFA, le gouvernement à hauteur de 2 milliards de francs CFA et la commune de Ouagadougou pour 1 milliard de francs.
Le reportage de Mamouda Tankoano, Le Pays (Ouagadougou) – AllAfrica

 

Cameroun
Pas assez d'eau pour toute la population

Félix Zogo Manga, directeur régional de la Camerounaise, des eaux revient dans une interview sur des coupures d'eau dans la capitale politique et précise à cette occasion le calendrier de distribution de l'eau dans la ville, récemment publié. "Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde au même moment, précise le responsable, la demande sans cesse croissante est déjà de 300 000 mètres cubes d’eau et actuellement, nous ne disposons que de 150 000 mètres cubes d'eau. C'est donc pour distribuer ce volume d'eau encore insuffisant à la population que nous avons sorti ce calendrier de rationnement que nous nous efforçons de respecter. En plus, il faut savoir que tous les quartiers n'y figurent pas. La ville de Yaoundé est vallonnée. Du coup, les quartiers situés dans les vallées sont constamment approvisionnés, pendant que ceux placés sur les collines sont quelques fois privés d’eau et sont donc prioritaires dans le calendrier de rationnement." [...]
Camer.be (Bruxelles) – AllAfrica  

 

Congo-Kinshasa
Kinshasa sous les eaux

La pluie et ses innombrables conséquences à Kinshasa traduisent non seulement l'absence de la politique d'urbanisation de la capitale mais aussi de l'organisation des secours ainsi que la gestion des sinistres. Il s'agit là d'un défi majeur auquel le gouvernement provincial s'avoue vaincu. Le comble, c'est que le gouverneur de la ville, ses ministres et leurs services, affichent leurs limites de gestionnaire même dans l'entretien des joyaux de la capitale alors qu'ils sont bénéficiaires de plusieurs infrastructures construites par le gouvernement central. Le gouvernement provincial excelle au manque d'entretien constant des ouvrages d'assainissement ; les collecteurs, égouts et caniveaux sont devenus le déversoir des immondices de plus d'un million de ménages dans Kinshasa. Le tableau sombre de la dernière pluie diluvienne qui a noyé la capitale de la République démocratique, de la Gombe, le centre-ville jusqu’aux quartiers populaires, caractérise clairement l'absence d'une politique générale centrée sur la construction des ouvrages d'assainissement, répondant à l'étendue de la ville de Kinshasa. Curieusement, les eaux sans issue pendant les pluies au centre-ville, ont trouvé refuge devant l'office du gouverneur. Mais c'est aussi cette absence de politique d'urbanisation qui a fait que l'extension de la mégapole congolaise envahisse les zones collinaires, généralement destinées au reboisement et non habilitées à abriter des constructions résidentielles.
Kinshasa ne souffre-t-elle pas surtout de l’incompétence de ses dirigeants ?
Le Potentiel (Kinshasa) – AllAfrica  

 

Inondations à Kinshasa : Redimensionner le réseau d'assainissement
Theodore Lokakao, expert en environnement et chef des travaux à la section météorologie de l'Institut supérieur des techniques appliquées(ISTA) Ndolo estime que les dégâts que cause la pluie à Kinshasa sont liés à la vétusté du réseau d'assainissement de Kinshasa. Il propose de les redimensionner.
"Le réseau d'assainissement de la ville [de Kinshasa] date de la colonisation et il est resté le même jusqu'aujourd'hui. Or les dimensions de ces réseaux étaient [conçues] en fonction des la moyenne pluviométrique de ces temps. Aujourd'hui, comme les précipitations sont en train d'augmenter, ce réseau demande d'être redimensionnés pour pouvoir collecter ces quantités d'eau qui tombent actuellement", recommande Theodore Lokakao. Il plaide aussi pour le curage régulier des rivières de Kinshasa et à l'éducation de la population. "Les rivières de Kinshasa posent un problème. Elles ne sont pas curées. D'abord, le long de ces rivières, les occupations anarchiques sont légion. En plus, les quantités des sables qui sont amenées dans ces rivières à partir des zones collinaires [communes de Makala, Selembao et autres], ces sables rentrent dans les rivières et réduisent le tirant d'eau de ces rivières. En plus, des gens ont construit sur des caniveaux et tous les déchets y sont jetés. Les caniveaux servent aujourd'hui des dépotoirs sauvages. Il y a une éducation environnementale de la population qui doit se faire", propose l'expert. Pour lui, les dispositions doivent être prises pour mettre en place un nouveau réseau parce que les moyennes des pluies seront revues à la hausse cette année à Kinshasa. "Les études faites au niveau de l'organisation météorologique mondiale démontrent que les pluies moyennes de la ville de Kinshasa qui étaient de 1 400 mm par an vont passer à 1 700 mm par an, notamment au cours de cette année", précise Theodore Lokakao.
Plusieurs quartiers de Kinshasa ont été inondés après la forte pluie de mardi 7 février dans la matinée. Deux personnes sont mortes et deux autres portées disparues dans la commune de Barumbu, selon un bilan provisoire établi par le gouvernement provincial de Kinshasa.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica  

 

La REGIDESO accuse une santé financière alarmante
L'entreprise publique chargée de la distribution et la commercialisation de l'eau en RDC a un déficit d'environ 8,5 millions de dollars US en 2016 à cause principalement de l'insolvabilité de l'État congolais.
Les nouvelles ne sont pas du tout bonnes du côté de la Régie de distribution d'eau REGIDESO qui éprouverait d'énormes difficultés de trésorerie pour assurer son fonctionnement. Cette entreprise publique d'intérêt communautaire traverse, en effet, des moments difficiles qui risquent de compromettre son avenir au grand dam des bénéficiaires de ses services. Accusant un déficit d'environ 8,5 millions de dollars américains en 2016, l'entreprise est au creux de la vague. La réunion d'évaluation tenue récemment entre le syndicat et la direction de l'entreprise a permis de dresser ce sombre bilan financier qui n'augure aucune perspective alléchante à moyen terme. Ce déficit financier a pour cause l'État congolais, à en croire le président de l'intersyndicale de cette entreprise, Jean-Bosco Mwaka, qui fustige l'insolvabilité des institutions étatiques comptant beaucoup de factures non payées à la REGIDESO. "Nous avons constaté qu'au 31 décembre, l'État congolais doit à la REGIDESO 103 milliards de francs congolais, près de 100 millions de dollars (cumulés depuis plusieurs années) des factures certifiées, approuvées et validées", révèle-t-il. Une situation déplorable qui a mis la régie dans l'obligation de recourir systématiquement à des prêts auprès des banques commerciales pour assurer son fonctionnement. "Nous avons besoin aujourd'hui d'au moins vingt millions de dollars. Même si l'État accepte de nous payer les vingt millions de dollars en quatre tranches, ça permet à l'entreprise d'abord d'honorer ses engagements vis-à-vis des banques, de penser à commander les produits chimiques pour la couverture de juillet 2017 à juin 2018", explique-t-il. D'où son appel aux décideurs, ou mieux aux autorités pour qu'ils honorent leurs engagements vis-à-vis de cette entreprise publique en lui apportant l'appui financier dont elle a besoin pour offrir aux Congolais une eau saine pouvant contribuer à leur santé. La stabilité financière de la REGIDESO est à ce prix.
Alain Diasso, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica  

 

Maurice
Fourniture d'eau 24/7 : Les raisons d'un flop

Plus de 200 mm de pluie dans une région en l'espace de 24 heures avec la tempête tropicale Carlos. Y a-t-il de quoi se réjouir? Pas vraiment. Selon nombre d'experts, dont Subiraj Sok Appadu, ancien directeur de la station météorologique nationale, une grande partie de cette eau s'est évaporée ou s'est perdue en mer en passant par des ruisseaux souterrains. Ce sont ainsi 100 millions de mètres cubes d'eau qui sont perdus annuellement sans être exploités, selon Prem Saddul, ancien chairman de la Central Water Authority (CWA). "L'approvisionnement de nos réservoirs est assuré jusqu'à la fin de mars", relève pour sa part une source au ministère de l'Énergie et des services publics. Néanmoins, afin d'assurer une bonne gestion de l'eau potable, des régimes de coupures seront "maintenus" jusqu'à nouvel ordre. Autant dire que l'eau 24/7, promesse du ministre Ivan Collendavelloo, ce n'est pas pour demain. Où faisons-nous fausse route ? L'Express de Port-Louis a consulté plusieurs experts.
Selon l'hydrologue Farook Mowlabucus, ex-employé de la Water Resources Unit, le stockage d'eau du pays est inadéquat. Ce problème, soutient-il, a été au centre des discussions des différentes parties engagées sur ce dossier... depuis 1977. Quarante ans plus tard, aucune évolution concrète. Pour lui, il faut que la CWA se réinvente en fonction des données réactualisées car le régime de pluviométrie a changé et la demande a également beaucoup évolué depuis les années 1990, aussi si à l'époque où la construction de barrages supplémentaires avait été recommandée il ne sert aujourd’hui à rien construire de nouveaux barrages alors qu’a final plus de la moitié de cette eau se disperse. Environ 60 % de l'eau potable, de l'aveu même du ministre Ivan Collendavelloo, est perdue en raison des tuyaux défectueux. Des fuites qui prennent des proportions beaucoup plus importantes quand la pression devient plus forte après une période de forte pluviosité. Plusieurs projets sont actuellement menés par la CWA pour remplacer des tuyaux à travers l'île, cependant, Sébastien Martial, hydrogéologue, affiche le scepticisme : "Le problème va au-delà des tuyaux défectueux. Il faut repenser la distribution, revoir les trajets des réservoirs jusqu'au robinet. Ce n'est pas possible de procéder avec la même configuration que celle datant de l'époque des Anglais. J'ai participé à plus de cinq ateliers de travail où, à chaque fois, les mêmes recommandations ont été faites, sauf que, dans la pratique, on bute", regrette-t-il. Pour Farook Mowlabucus, de nouvelles études sont nécessaires afin de revoir le schéma de distribution.
L'accès sans restriction à l'eau restera un mirage tant qu'il n'y aura pas de hausse de tarifs, insiste le ministre Collendavelloo. Sébastien Martial et Farook Mowlabucus sont également d'avis qu'une hausse des prix permettra une meilleure gestion ; toutefois, il faudra une réelle volonté politique pour cette mesure impopulaire. Selon les relevés de Statistics Mauritius, la quantité d'eau potable distribuée aux consommateurs piétine depuis plusieurs années déjà à en moyenne 97 millions de mètres cubes par an (moyenne sur 2009-2015), alors que la production a augmenté durant la même période, entre 203 et 254 millions de mètres cubes. Ce chiffre interpelle Farook Mowlabucus : "La distribution aurait dû augmenter annuellement avec notamment le nombre grandissant de touristes", fait-il valoir. Selon un ancien responsable de la CWA le fait que cette distribution stagne démontre que l'organisme "ne progresse pas et peine à satisfaire la demande des consommateurs". Un avis que l'on ne partage pas au ministère de l'Énergie et des services publics : "La consommation de l'eau s'est stabilisée ces dernières années", soutient une source au sein de ce ministère, s’appuyant sur le fait que la population de Maurice n’augmente pas comme avant. Qui plus est, la demande des industries telles que le textile ou encore la canne à sucre, jadis de gros consommateurs d'eau, aurait nettement diminué. Toujours selon cette même source, le touriste serait sans incidence sur la demande car plusieurs hôtels disposent de leur propre station de traitement afin de ne pas dépendre du réseau de la CWA. Subiraj Sok Appadu cite l'exemple de Port-Louis : le surplus d'eau dans la capitale passe à travers des canaux tels que la montagne des Signaux, Tranquebar ou encore Vallée-Pitot pour se retrouver en mer. "Il n'y a pas de stockage d'eau. Nous aurions pu construire des châteaux d'eau. Ce n'est pas simple d'en construire, mais chacun peut conserver environ 10 000 litres d'eau. Ce genre d'infrastructures pourra empêcher les inondations." En réalité, note Subiraj Sok Appadu, Maurice a calqué son développement sur celui d'autres pays, plus grands et disposant de davantage de ressources. "Nous avons dépensé beaucoup d'argent en termes de développement mais peu d'études approfondies sur la gestion de l'eau. Comme le disait sir Gaëtan Duval, nous avons des 'tireurs de plan' et pas suffisamment d'architectes."
Manisha Deena, L'Express (Port-Louis) – AllAfrica  

 

Seychelles
Le gouvernement intensifie son action pour éliminer le plastique au pays

L'interdiction de l'importation de sacs en plastique et autres articles aux Seychelles est en vigueur depuis plus d'un mois, et des responsables du département de l'environnement affirment qu'ils veillent à ce que la nation insulaire adhère aux nouvelles règlementations.
La décision d'interdire l'importation des boîtes à déjeuner en polystyrène et des sacs, assiettes, coupelles et couverts en plastique a été prise par le Cabinet des ministres des Seychelles en septembre dernier. Mise en vigueur en janvier, ces articles devraient être progressivement éliminés des magasins en juillet dans l'archipel insulaire de l'océan Indien occidental. L'interdiction ne s'applique pas aux matières plastiques utilisées dans le secteur agricole, aux emballages industriels vendus dans des conditions de congélation et aux matières plastiques utilisées pour l'élimination des déchets tels que les sacs poubelles. La directrice générale de la conservation et de la gestion de la biodiversité, Marie-May Muzungaile, a déclaré : "Nous travaillons en étroite collaboration avec la division du commerce pour examiner toutes les demandes de permis d'importation. Nous sommes également en train de surveiller activement les détaillants connus et nous sommes en contact permanent avec les plus gros détaillants pour nous assurer que les plastiques n'entrent plus dans le pays." 
"Des Seychelles sans sacs en plastique" est une campagne qui a été lancée en 2015 par le Centre d'objectifs des Jeunes SIDS 'SIDS Youth Aims Hub' (SYAH) visant à encourager la population de l'archipel, soit environ 93 000 personnes à opter pour des sacs réutilisables. Mme Muzungaile a indiqué que "l'interdiction du plastique était nécessaire pour alléger la quantité de sacs en plastique qui s'empile en permanence à la décharge des Seychelles" et précisé que l'autorité dépense des centaines de millions de roupies pour la gestion des déchets solides, pour le déparasitage des rivières et des marais de tous les types de déchets, y compris les plastiques. Un délai de grâce plus long, demandé par les détaillants, n'a pas encore été accordé mais la directrice précise d’ores et déjà que ces demandes ne pourront être considérées qu'à l'approche de la date limite et seulement pour les détaillants dans des situations extrêmes. L'Association des détaillants des Seychelles, à l’origine de la demande se félicite toutefois de l'utilisation de produits biodégradables. "Nous ne sommes pas ici seulement pour faire des affaires, nous sommes également ici pour préserver la beauté de notre environnement", a déclaré le président de l'association, Karumbaiyan Cholorajan.
Les déchets plastiques représentent près de 30 % des déchets aux Seychelles, selon une étude provisoire de la décharge des Seychelles.
Daniel Laurence, Betymie Bonnelame et Estelle Peron, Seychelles News Agency (Victoria) – AllAfrica   

 

 

Asie

 

 


Chine
Fleuves Yangtsé, Jaune et Lancang 
Le parc national de Sanjiangyuan va mobiliser un milliard de yuans
Le parc national dans la région de Sanjiangyuan va être aménagé en vue de protéger les cours supérieurs du fleuve Yangtsé, du fleuve Jaune et du fleuve Lancang (Mékong). La construction et l’aménagement des infrastructures bénéficieront cette année d’un budget d'un milliard de yuans (145 millions de dollars) selon le bureau d'administration du parc. En avril 2016, le bureau a entamé une opération d'essai de la gestion du parc sur une vaste zone de terres humides et de prairies située sur le plateau Qinghai-Tibet. Il est prévu que le parc devienne d'ici 2020 le premier parc national de Chine, administré par le gouvernement central. Il emploiera plus de 10 000 gardiens pour patrouiller dans une zone de plus de 120 000 km2, l’équivalent en superficie de l’État de New York aux États-Unis, ou de l'ensemble des territoires ultramarins français.
La réserve naturelle de Sanjiangyuan a été créée en 2000 au Qinghai dans le nord-ouest du pays. La décision de faire de la région un parc naturel administré par le gouvernement central a été prise fin 2015.
Xinhua

 

Le fleuve Xiangjiang à son plus bas niveau
Des navires de transport sont stationnés dans la section Xiangyin du fleuve Xiangjiang à cause du faible niveau d'eau, dans la province chinoise du Hunan au centre du pays, le 20 février 2017. En raison du temps sec, le niveau d'eau de la section Xiangyin est au-dessous du niveau minimum navigable, causant des embouteillages et des échouements. La rivière Xiangjiang est un affluent du fleuve Yangtsé qu'elle rejoint au niveau du lac Dongting ; elle forme l'axe essentiel de la province du Hunan.
Xinhua
photo Long Hongtao

 201702_xiangjiang_498.jpg

 

Transfert sud-nord : Beijing reçoit plus de 2 milliards de m3 d'eau du Yangtsé
Beijing a reçu plus de 2 milliards de mètres cubes d'eau dérivée du fleuve Yangtsé, ont indiqué les autorités, précisant que 11 millions d'habitants en avaient bénéficié. Le programme d'adduction d'eau du sud vers le nord a dérivé 2 millions de mètres cubes d'eau vers Beijing depuis sa mise en opération en décembre 2014, selon le bureau de Beijing pour ce projet. Les sociétés de distribution d'eau de Beijing ont reçu 1,37 milliard de mètres cubes d'eau du fleuve Yangtsé, soit 68 % du volume total reçu. En outre, 284 millions de mètres cubes ont été stockés dans des réservoirs, et le reste a été utilisé pour les eaux souterraines, les rivières et les lacs.
Le programme d'adduction du sud vers le nord achemine de l'eau via des canaux et tuyaux depuis le réservoir de Danjiangkou, dans la province centrale du Hubei, vers les provinces du Henan et du Hebei, ainsi que les municipalités de Beijing et Tianjin.
Xinhua

 

Province du Jiangxi : Plan d'économie des ressources en eau
La province du Jiangxi, dans l’est du pays, compte équiper 200 000 mus (13 333 hectares) de terres cultivables de systèmes d'irrigation économes en eau, ont annoncé les autorités locales. Le Jiangxi est une province riche en eau, mais son urbanisation et son industrialisation rapides ont fait des économies d'eau un sujet urgent. D'ici 2020, les prélèvements en eau ne devront pas dépasser 26 milliards de mètres cubes, selon un règlement provincial. L'année dernière, la province a utilisé 24,5 milliards de mètres cubes, a déclaré Yang Pilong, chef adjoint du département provincial des ressources en eau. "Le Jiangxi doit équiper un million de mus de terres cultivables à un système d'irrigation économe en eau et efficace durant la période 2016-2020", a-t-il indiqué. Pour réaliser cet objectif, les autorités provinciales ont créé des fonds spéciaux et publié les normes pour les projets d'économie d'eau. La qualité et les progrès des projets seront examinés via des évaluations et une supervision.
Xinhua  

 

Une île artificielle massive en construction à Hainan 
Baptisée "Perle de Nanhai", l’île artificielle en construction au large des côtes de la ville de Haikou, capitale de la province de Hainan, au sud du pays, est destinée à devenir une station balnéaire. Le projet consiste en un corps circulaire en forme de symbole yin-yang faisant 266 hectares, qui sera relié à la terre par un pont.
Photo China News Service / Hua Haoyu
China.org.cn

 201702_nanhai_498.jpg

 

Pacifique
Test du Système d’alerte aux tsunamis

Les pays riverains de l’océan Pacifique ont testé 15 au 17 février leur capacité de réaction face à un tsunami de grande ampleur. Il s’agissait de repérer les éventuelles lacunes du Système d’alerte aux tsunamis et de mitigation dans le Pacifique, mis en place sous les auspices de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO.
Baptisé PacWave17, cet exercice prévoyait six scénarios envisageant la survenue d’un tremblement de terre au large des côtes du Chili/Pérou, de la Colombie/Équateur, des Philippines, des îles Salomon, de Tonga et Vanuatu. Chaque pays participant a choisi l’un de ces différents scénarios. Les messages ont été envoyés par le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC), basé à Hawaï (États-Unis) et par le Centre consultatif sur les tsunamis dans le Pacifique Nord-Ouest (NWPTAC), basé au Japon, aux points focaux de chaque pays. Aucun exercice d’évacuation des populations n’était prévu : il s’agissait d’évaluer les systèmes de communication répercutant les messages d’alerte et la réaction des points focaux en cas de crise. Selon de nouvelles procédures établies par le Groupe intergouvernemental de coordination, les autorités nationales ont été prévenues par un premier bulletin du PTWC et/ou du NWPTAC, suivi par d’autres messages rendant compte de l’évolution de la situation. Le Centre consultatif sur les tsunamis en mer de Chine méridionale a été impliqué pour la première fois dans ce type d’exercice suivant deux scénarios : un tsunami survenant au large des côtes des Philippines, affectant Brunei Darussalam, la Chine, la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam et un autre tsunami au large de l’Indonésie affectant l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines.
La Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO a mis en place un Groupe intergouvernemental de coordination du Système d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique en 1965, en réponse au tsunami de grande ampleur qui avait frappé en 1960 les côtes de Chili et causé la mort de 61 personnes à Hawaï, 142 au Japon et au moins 21 aux Philippines. L’objectif de ce groupe est de coordonner le développement du système d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique et de promouvoir la mise en place de programmes nationaux d’évaluation des risques, de diffusion des alertes et de capacité de réponse aux tsunamis. Plus de trois-quarts des tsunamis meurtriers se produisent dans l’océan Pacifique et ses mers adjacentes. En moyenne, le Pacifique est frappé par un tsunami destructeur tous les deux ans et par un tsunami de grande ampleur à l’échelle du Pacifique plusieurs fois par siècle. Au cours des huit dernières années, cinq tsunamis destructeurs se sont produits dans la région : en 2009 à Samoa et Tonga, en 2010 et 2015 au Chili, en 2011 au Japon et en 2013 aux îles Salomon. 
UNESCO

 201702_tsunamis_unesco_498.jpg

 


Amériques

 

 

Canada – Ontario
Rivière English Wabigoon : Déclaration des ministres Zimmer et Murray 
Les ministres David Zimmer (Relations avec les Autochtones et Réconciliation) et Glen Murray (Environnement et Action en matière de changement climatique) ont publié la déclaration conjointe suivante :
"La contamination au mercure a eu des répercussions graves sur les gens de la Première Nation de Grassy Narrows et des Nations indépendantes de Wabaseemoong (Whitedog), et nous devons y remédier adéquatement. Au nom de la province de l'Ontario, nous sommes résolus à collaborer avec tous les partenaires dans le but d'identifier tous les lieux qui pourraient être contaminés, et nous voulons nous assurer qu'un plan d'action détaillé visant à décontaminer la rivière English Wabigoon soit créé. Nous voulons corriger le problème de la contamination au mercure de la rivière avec la collaboration des Premières Nations et d'autres partenaires en trouvant des solutions fondées sur les meilleures données scientifiques et les meilleures recherches. Nous avons aussi demandé la collaboration du gouvernement fédéral et nous nous attendons à sa contribution et à son aide.
Pour l'instant, nous suivons un processus de deux ans, financé par la province, conçu par Dr John Rudd, directeur de l'équipe d'experts qui conseille Grassy Narrows. Les résultats fourniront des données sur l'étendue de la contamination au mercure dans la rivière et cerneront les solutions de décontamination les mieux adaptées pour chaque lieu, dont le rétablissement naturel assisté et le recouvrement.
Nous sommes engagés à veiller que les droits et les intérêts des Premières Nations soient au centre des décisions qui seront prises concernant les solutions et leur mise en œuvre. Comme il s'agit du lieu où vivent la Première Nation de Grassy Narrows, les Nations indépendantes de Wabaseemoong et d'autres communautés, il est nécessaire d'avoir leur avis sur les solutions à privilégier et à mettre en œuvre pour les lieux contaminés - car ces solutions peuvent, selon le cas, présenter des avantages ou des risques.
De plus, il y a de nouvelles informations sur la contamination potentielle au mercure provenant du site industriel de Domtar, à Dryden, qui ont été diffusées ces dernières semaines. Nous menons actuellement une évaluation approfondie de la contamination au mercure de tout le site de l'usine, avec la collaboration étroite des Premières Nations et de Domtar. Les communautés seront informées des résultats de cette évaluation. Nous devons savoir, de manière claire et sans équivoque, si le lieu est une source constante de contamination au mercure et, si c'est le cas, nous devons prendre, avec la collaboration de nos partenaires, toutes les mesures nécessaires pour empêcher le mercure de s'écouler dans la rivière.
Nous savons que le gouvernement fédéral est aussi déterminé à collaborer avec la province, et avec la Première Nation de Grassy Narrows et les Nations indépendantes de Wabaseemoong, pour mener les travaux de décontamination et nous attendons sa collaboration à titre de partenaire clé. De plus, nous sommes résolus à chercher, avec la collaboration de Grassy Narrows, de Whitedog et du gouvernement fédéral, les meilleurs moyens de réformer la procédure du Conseil d'aide en cas d'incapacité due à la pollution au mercure afin qu'elle s'aligne sur les intérêts des deux Premières Nations.  
Nous continuerons de collaborer avec les Premières Nations en tenant des réunions régulières, et nous sommes résolus à fournir des mises à jour au public à cet égard.  Nous savons qu'il reste encore beaucoup à faire pour toutes les parties, et nous sommes déterminés à travailler de concert avec les Premières Nations et le gouvernement fédéral pour nous assurer que des mesures suffisantes soient prises."
La première ministre Kathleen Wynne, ainsi que le ministre de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique, Glen Murray, ont rencontré à ce sujet, le 13 février, le chef de la Première Nation de Grassy Narrows, le chef Simon Fobister et David Suzuki. 
Gouvernement Ontario

 

 

Économie

 

 


Sénégal, Dakar – Veolia conçoit et construit une usine de traitement d’eau 
Veolia, à travers ses filiales OTV et SADE, vient de remporter le contrat pour la conception et la réalisation à Dakar d’une station de déferrisation de l’eau, pour le compte de la Société nationale des Eaux du Sénégal (SONES). Ce projet s’inscrit dans un vaste programme mené par la SONES qui vise à augmenter notablement la desserte en eau potable de Dakar et sa banlieue, tout en améliorant la qualité de l’eau distribuée. L’approvisionnement en eau de la ville de Dakar est assuré en partie par des forages dont les eaux sont caractérisées par une teneur en fer élevée. Ainsi, pour améliorer en particulier la qualité de l’eau distribuée en banlieue de l’agglomération dakaroise, la SONES a décidé la construction d’une station de déferrisation afin de traiter notamment l’excès de fer contenu dans les eaux des forages. Veolia concevra et construira une installation capable de traiter 40 000 mètres cubes d’eau par jour. Cette installation prévoit une aération de l’eau brute, un traitement physico-chimique, puis une filtration sur sable. Le traitement est complété par une désinfection au chlore produit sur site par électro-chloration. Ce contrat représente un chiffre d’affaires de 4,9 milliards de francs CFA (7,6 millions d’euros).
Ce succès, le premier notamment pour OTV à Dakar, est une confirmation des ambitions de Veolia de se développer et d’accompagner durablement le secteur de l’eau et de l’assainissement au Sénégal. "Nous attendons de Veolia qu’il soit un partenaire technique et un conseil pour contribuer à relever les défis de mise en œuvre de projets structurants dans le domaine des infrastructures et le respect de la qualité technique. Nous espérons que son expérience, tant au niveau régional qu’international, contribuera à la réussite de ce projet important pour la qualité de vie des citoyens de Dakar", explique Charles Fall, directeur général de la SONES. La SONES, société de patrimoine de l’hydraulique urbaine et périurbaine, est le maître d’ouvrage de ce projet financé par un prêt de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Veolia 

 

Chine, Chongqing – Suez remporte le contrat d’optimisation des systèmes d’assainissement 
Suez a remporté le contrat d’optimisation de la performance des systèmes d’assainissement du nouvel éco-quartier de Yuelai à Chongqing. Le groupe déploiera AquadvancedAssainissement, une solution numérique permettant aux autorités locales de contrôler en temps réel leurs réseaux d’assainissement, limiter les risques d’inondations et maîtriser la qualité des rejets dans le milieu naturel. Déployée pour la première fois en Chine, cette solution s’inscrit dans le cadre du programme "Sponge city" lancé par le gouvernement chinois pour améliorer la résilience des villes face au risque d’inondation.
L’urbanisation croissante en Chine et l’accroissement de phénomènes climatiques extrêmes liés au changement climatique augmentent les risques d’inondations et de pollution en milieu urbain. Les eaux pluviales sont effet responsables de 50 % de la pollution déversée dans les rivières et sur les plages en zone urbaine. Le programme Sponge city vise à améliorer la résilience des villes en optimisant la capacité des systèmes d’assainissement à collecter et traiter ces volumes d’eaux pluviales. Parmi les 30 villes retenues par le gouvernement chinois, Chongqing fait figure de pionnière dans le déploiement de solution d’optimisation des réseaux d’eaux usées et pluviales. Aquadvanced Assainissement sera déployée sur une superficie de 18,7 km2 du nouvel éco-quartier de Yuelai à Chongqing. Cette solution, qui représente un investissement de 4 millions d’euros, sera opérationnelle dès avril 2017 et pourra être étendue à d’autres quartiers de la ville. Elle fournira aux autorités une vision globale et en temps réel de l’ensemble du réseau d’assainissement à partir de données collectées via des capteurs positionnés à la fois sur le réseau et dans le milieu récepteur et de prévisions météo court terme. En centralisant et analysant l’ensemble de ces données, le logiciel permettra de protéger la population du risque d’inondation et de limiter la pollution du Yangtzé, le plus long fleuve d’Asie qui constitue une ressource essentielle pour l’approvisionnement en eau de la population. Aquadvanced Assainissement a déjà été déployée avec succès dans une vingtaine de villes dans le monde, parmi lesquelles l’agglomération parisienne, Bordeaux Métropole, Barcelone et Singapour, où elle a permis de réduire jusqu’à 45 % les volumes d’eaux pluviales polluées déversées dans les rivières ou la mer. Un leader des solutions Smart Water en Europe, Suez poursuit son développement en Chine, dans le cadre notamment du programme Sponge City, et à travers l’Asie, zone à fort potentiel de croissance tant la pression sur les ressources y est élevée.
Ce contrat marque une nouvelle étape dans le développement de Suez à Chongqing où il accompagne les autorités depuis 2002 dans l’amélioration du réseau de distribution d’eau et de la gestion des eaux usées urbaines et industrielles. Le groupe et ses partenaires y ont investi plus de 3 milliards de yuans, faisant de Chongqinq une région clef pour les investissements de Suez en Chine. En décembre 2015, le groupe a créé Derun Environment, joint-venture créée avec New World Services (NWS) Holdings Limited et Chongqing Water Assets Management Co, Ltd.
Suez

 201702_suez_chongqing_498.jpg

 

Sri Lanka, Greater Matale – Veolia remporte un contrat de 156 millions d’euros pour l’accès à l’eau potable
En remportant un contrat de 156 millions d’euros auprès de la Société nationale de gestion des eaux (NWSDB) du Sri Lanka, Veolia, à travers ses filiales OTV et SADE, va contribuer à l’accès à l’eau à grande échelle dans la région du Greater Matale. Situé au centre du Sri Lanka, à quelques 150 kilomètres de la capitale, Colombo, Greater Matale est un secteur principalement agricole. Dans cette région du monde, Veolia, via sa filiale OTV, vient d’être désigné maître d’œuvre d’un projet portant sur la construction de cinq nouvelles installations de traitement d’eau, douze réservoirs de service, cinq stations de pompage et plus de 430 kilomètres de conduites de transport et de distribution. De quoi assurer la qualité et la sécurité de l’approvisionnement en eau potable pour plus de 350 000 personnes. Les installations de traitement de l’eau de Matale (30 000 m3/j), Ambanganga (18 000 m3/j), Ukuwela, Udatenna et Rattotta (9 000 m3/j chacune), bénéficieront des solutions et technologies Veolia les mieux adaptées. La SADE, autre filiale de Veolia, aura quant à elle en charge la conception et la construction du réseau de transport et de distribution de 433 kilomètres dans le cadre d’un contrat de sous-traitance.
La mise en place de ce projet a été rendue possible grâce au soutien des services gouvernementaux français locaux, via un montage financier réunissant des crédits à l’exportation d’un ensemble de banques (CACIB, Natixis, Unicredit et BNP Paribas), une garantie du ministère français des Finances et un prêt commercial local accordé par HNB, ainsi que des bons du trésor.
Veolia 

 

États-Unis – H2O Innovation : Utility Partners renouvelle trois contrats 
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’Utility Partners (UP), sa division Opération et Maintenance (O&M), a récemment renouvelé trois contrats municipaux aux États-Unis ce qui portent le carnet de commandes d’O&M à 58,2 millions de dollars canadiens, inclus dans le carnet de commandes consolidé de 111,3 millions de dollars (combinant les contrats d’opération et maintenance et de projets). Les contrats renouvelés avec UP se situent dans les États du New Hampshire, du Vermont et de la Géorgie. Le premier contrat a été renouvelé pour une période additionnelle de cinq ans, le deuxième d’entre eux a été signé pour trois années supplémentaires, et le dernier contrat a été renouvelé pour une période d’un an. "La confiance renouvelée, de la part de ces trois clients, témoigne de l’extraordinaire service à la clientèle préservé lors de l’acquisition et de l’intégration d’Utility Partners par H2O Innovation. Nous cherchons toujours à offrir un service hors pair à tous nos clients, et ainsi, surpasser leurs attentes. La combinaison des deux entreprises nous rend plus forts et mieux outillés : nous proposons désormais une offre plus complète à nos clients (systèmes de traitement d’eau, produits chimiques de spécialité, services d’opération et maintenance), nous possédons une expertise accrue en traitement d’eau, et nous offrons également un accompagnement pour les achats (produits consommables)", a déclaré Bill Douglass, vice-président de la division opération et maintenance d’H2O Innovation et directeur général d’Utility Partners. Utility Partners opère, entretient et répare des usines de traitement d’eau et d’eaux usées, de l’équipement de distribution et des services publics d’approvisionnement en eau pour tous les clients municipaux. Utility Partners emploie actuellement 360 employés pour l’opération de 36 usines dans 6  États américains, principalement sur la côte du golfe du Mexique, le Sud-Est, le Nord-Est (Nouvelle-Angleterre) et la côte Ouest (Californie/Nevada).
H2O Innovation

 

 

Évènements

 

 

Mars 2017
Hydrométrie 2017
Mesures et incertitudes
1er appel à communications
Depuis la 2ème édition du congrès Hydrométrie de la SHF en 2013, l'hydrométrie a continué à bénéficier d'évolutions touchant à la fois aux techniques de mesure (par exemple les mesures non intrusives) ainsi qu’aux modes de collecte et de transmission des données. La communauté française a par ailleurs été très active dans le domaine de l’estimation des incertitudes, notamment sur les nouvelles technologies : groupe Doppler Hydrométrie, commission AFNOR de normalisation, production de référentiels communs, organisation d'intercomparaisons de matériels et de techniques... Le contexte réglementaire européen décliné dans le droit français a contribué quant à lui à mieux cerner les besoins en matière de réseaux d’observation des débits en précisant les attentes liées aux besoins (flux de matière dissoute et particulaire associés aux polluants et aux sédiments, prédétermination des extrêmes, gestion et partage des ressources en eau, qualité environnementale, changements globaux...). La SHF et le groupe Doppler Hydrométrie proposent un nouvel échange autour des mesures hydrologiques et des incertitudes associées en organisant un colloque en mars 2017. Trois grands thèmes ont été identifiés pour structurer ce colloque : 1. Enjeux liés aux réseaux de mesure ; 2. Mesures et méthodes (rivières et réseaux urbains) ; 3. Qualification et valorisation des données, analyses d'incertitude.
Les personnes intéressées sont invitées à répondre à cet appel à communications avant le 15 mai 2016.
Appel à communications 

 

March 28-29, 2017, Johannesburg – South Africa
The Water Show Africa 2017
The Water Show Africa was launched in 2015 formerly known as The Africa Water Congress, for water professionals to discover the latest services and innovation to improve the delivery of water infrastructure and efficiency in service supply.
The Water Show Africa is a unique conference and marketplace where water CEO’s, ministries, senior executives and engineers come to explore solutions for developing investable and sustainable world class water projects throughout the African continent. African water boards, utilities, operators, government, major end-users and investors come to meet new partners that can help them achieve their goals. We are proud to have hosted Rand Water, WSUP Kenya, the Water Research Commission, Namibia Water Corporation, Taraba State Water Supply Agency of Nigeria, eThekwini Water and Sanitation Centre of Expertise, The Department of Trade and Industry, Mhlathuze Water, Umgeni Water and the District of Columbia Water and Sewer Authority, to name a few. Reflecting the growth and development in the region for years to come, the show is the most important place to build partnerships for future success. Running alongside Power & Electricity World Africa, the show highlights the close working relationship of these two industries – as well as the business opportunity in the water energy nexus. If you want your business to profit in this industry, now is the time to get involved.
Water Show Africa 2017

 

May 29-June 2, 2017, Florianopolis – Brazil
14th IWA Leading Edge Conference on Water and Wastewater Technologies

The 14th IWA Leading Edge Conference on Water and Wastewater Technologies – LET 2017, will be held in Florianópolis, Brazil, from 29 May to 2 June 2017. The LET 2017 is devoted to innovation in the field of water technology, allowing to bring research and development to rapid practical application. This IWA initiative improves the instruments for water management, and widens their scope – with a focus on integrating urban water systems and river basins. The call for papers is now open and the topics to the conference are:

  1. Resource Recovery,
  2. Technologies for control of micropollutants and pathogens of emerging concern,
  3. Advance anaerobic technologies,
  4. Advance treatment materials and multifunctional membranes,
  5. Applying advanced microbiology/genetic tools,
  6. Innovative biofilm and granular processes,
  7. Innovative decentralized technologies for developing countries,
  8. Green-blue-infrastructure to enhance urban water management.

Submit your paper abstracts by 31st October 2016 and contribute to ensure that LET keeps its characteristics: the highest quality for scientific content, the most impact of technical developments, the most intense interchange of personal and professional opinions – bridging the gap between academia and practice.
To submit your abstract by 31st October 2016
LET 2017

 

3-11 juin 2017 – France
Fête des Mares : Labellisez votre événement

Tous les ans durant la première semaine de juin, la Fête des mares propose des sorties, des conférences, des ateliers, des spectacles, etc. En 2016, pour sa première édition, la Fête des mares a ainsi proposé 133 manifestations partout en France organisées ou co-organisées par près de 150 structures. En labellisant votre manifestation vous bénéficierez des outils de communication mis à disposition par la coordination nationale (affiches, flyers, etc.).
Fête des mares

 

6-9 juin 2017, Liège – Belgique 
Congrès 2017 ASTEE
Des territoires à l’Europe : construire ensemble les transitions environnementales

Le congrès 2017 de l’ASTEE se tiendra à Liège du 6 au 9 juin 2017 et aura pour thème général "Des territoires à l’Europe : construire ensemble les transitions environnementales". Les communications attendues s’inscriront dans les thèmes suivants : Ressources et milieux : protection, gestion quantitative, ressources non-conventionnelles, polluants émergents, substances dangereuses, indicateurs, qualité du milieu récepteur, continuité écologique. Atténuation du changement climatique : économies d’énergie, réduction des gaz à effet de serre, analyse du cycle de vie. Outils de planification territoriale : schémas (directeurs) d’aménagement et de gestion des eaux, gestion concertée, adaptation au changement climatique. Réseaux, traitement : traitement des eaux, gestion patrimoniale, diagnostic permanent, économies d’eau, métrologie. Collecte, traitement : tri à la source, collecte, économie circulaire, recyclage, réemploi, valorisation organique, réduction de la production de déchets. Valorisation énergétique : récupération d’énergie dans les réseaux, cogénération, méthanisation, biogaz, combustibles de substitution reconstitués. Services à l’usager : services clientèles, outils mis à disposition de l’usager, dialogue. Gestion des services : efficacité, sécurité et politique d’investissement.
ASTEE

 

14-16 juin 2017, Sophia Antipolis, Nice – France 
SIMHYDRO 2017 : Choisir le bon modèle en hydraulique appliquée

Quels modèles pour les problèmes couplés d'écoulements ? Quels sont les enjeux industriels et sociétaux associés? Quelles incertitudes ? Organisée par la Société hydrotechnique de France – SHF, la conférence se déroulera sur trois journées sur les thèmes : 1. Écoulements à surface libre, problèmes couplés, problèmes hydro-environnementaux ; 2. Gestion en temps réel des ouvrages et des réseaux avec notamment la problématique des inondations urbaines ; 3. Écoulements 3D et diphasiques dans les machines et en hydraulique industrielle.
SIMHYDRO 2017

 

June 22, 2017, Toronto - Canada 
8th Annual Canadian Water Summit

The Canadian Water Summit attracts hundreds of professionals from water industry groups across all orders of government, manufacturing, industry associations, cleantech, local communities, academia and NGOs. As we celebrate Canada’s 150th, delegates will explore opportunities to collaborate on water technology and infrastructure finance, "blue economy" growth and climate change resilience through progressive policies, smart business and bold investment leadership. 
Canadian Water Summit 

 

10-11 octobre 2017, Paris-Marne La Vallée – France 
RDT : Risques et résilience des territoires

À l’occasion de la présentation des résultats des travaux de recherche conduits dans le cadre du programme de recherche "Risques, Décision, Territoire" du ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer sur le thème de la résilience des territoires face aux risques", la Société hydrotechnique de France – SHF s’associe au ministère pour organiser un colloque sur les "apports de la notion de résilience à la gestion des risques". Depuis quelques années, après avoir mis en avant le concept de vulnérabilité, la gestion des risques s’est enrichie d’une nouvelle notion, celle de la résilience, qui a renouvelé la manière de concevoir la relation entre la société et les risques (naturels ou technologiques). Parfois vue comme le versant positif de la vulnérabilité, la résilience est une notion intégratrice et d’acception assez large qui concerne non seulement les capacités d’un groupe social ou/et d’un territoire (ou, plus largement d’un système socio-technique, écologique, etc.) à faire face à une catastrophe, mais aussi ses facultés à se relever de cette perturbation. En centrant l’analyse sur les conditions qui permettent une meilleure robustesse ou une meilleure adaptation des enjeux aux divers aléas, ou sur celles qui facilitent un meilleur "retour à la normale" après un événement grave, cette notion a induit un changement de point de vue. La conférence interrogera sur les effets de ce dernier à la fois sur les diverses étapes de la gestion des risques et sur les objets d’étude eux-mêmes.
SHF

 

 

Formations

 

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogue Eau 2017 du CNFME
467 sessions de formation professionnelle continue 

Le Centre national de formation aux métiers de l’eau –  CNFME, de l’Office international de l'eau propose aux professionnels de l'eau son nouveau catalogue Eau 2017 de formation continue. Il regroupe 341 modules de formation, dont 14 nouveaux, répartis en 467 sessions tout au long de l'année 2017.
Le catalogue Eau 2017 couvre 19 thématiques : 1. la découverte des métiers, 2. la réglementation et la gestion des services, 3. la sécurité des personnes, 4. la métrologie et les analyses de qualité de l'eau, 5. le forage et le pompage, 6. la production d'eau potable, 7. la distribution d'eau potable, 8. les réseaux intérieurs, la protection sanitaire et l'eau de pluie, 9. l'assainissement non collectif, 10. les réseaux d'assainissement et l'assainissement pluvial, 11. l'épuration des eaux usées urbaines, 12. le traitement des boues et des odeurs, 13. la maintenance, l'énergie, l'automatisme et la télégestion, 14. l'eau de piscine et de baignade, 15. les rivières et plans d'eau, 16. l'eau souterraine, 17. l’eau dans l’agriculture, 18. l'eau dans l'industrie, 19. l'eau dans le cadre de la coopération décentralisée.
14 nouvelles formations apparaissent au catalogue sur les thèmes suivants :

  • Gouvernance des services : Règlement des services d’eau et d’assainissement : obligation et rédaction
  • Sécurité des personnes : CATEC I/S : Maintien et actualisation des connaissances
  • Métrologie et analyses : PCR quantitative
  • Production d’eau potable : Eaux embouteillées
  • Assainissement non collectif : ANC de 21 à 199 EH
  • Épuration des eaux usées urbaines : Exploitation des systèmes Lits de séchage plantés de roseaux (LSPR) ; Exploitation des systèmes d’aération par fines bulles ; Boues activées pour petites collectivités
  • Maintenance, Énergie, Automatisme, Télégestion : Smart Grids en eau potable et assainissement ; Automatisation de systèmes simples : stations de pompage, réservoirs, prises d’eau
  • Eau dans la nature : Outils de gestion territoriale et mécanisme d'allocation des ressources en eau
  • Eau dans l’agriculture : Découverte du secteur agricole ; Obtenir le Certiphyto Conseil ; Renouveler son Certiphyto Conseil.

Actualisées en cours d’année pour tenir compte de l’évolution des besoins des stagiaires et de leurs employeurs publics et privés, de l'évolution réglementaire, économique et technique, les formations sont conçues et réalisées pour permettre l’acquisition de compétences pratiques et d’un savoir-faire réel. Ces modules peuvent être organisés de manière à réaliser un parcours de formation personnalisé sous forme de cursus, correspondant le cas échéant à des périodes de professionnalisation.
Le CNFME organise la majorité de ses formations dans ses deux établissements de Limoges et de La Souterraine. De manière à utiliser au mieux les ressources techniques et pédagogiques localisées dans certaines villes, des stages sont décentralisés sur Paris, Sophia-Antipolis, Fontenay-sous-Bois, Nîmes, Saint-Brieuc, Tarbes, Toulouse, Tours, Villebon-sur-Yvette, Clermont-Ferrand. Les formations, identifiées par objectifs, contenu, niveau, ont une durée comprise en général entre 3 et 4 jours. Elles sont programmées tout au long de l’année, dès janvier 2017. Tous les stages techniques reposent sur un concept de formation en situation de travail, unique en France et en Europe, développé depuis plus de trente ans par le centre, grâce à ses plateformes technologiques. 30 formateurs permanents, ainsi que 160 experts et conférenciers, constituent le réseau du CNFME. Ils mettent à la disposition des employeurs et des stagiaires leurs compétences techniques et pédagogiques pour la conception, la réalisation et de l’animation des sessions de formation. 
Catalogue Eau 2017 – CNFME