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Instantanés décembre 2017

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 

 

Les Nations unies proclament la Décennie des sciences océaniques (2021-2030)
Les Nations unies ont proclamé la Décennie des sciences océaniques pour le développement durable (2021-2030). Cette initiative vise à mobiliser la communauté scientifique, les décideurs politiques, les entreprises, et la société civile autour d’un programme commun de recherche et d’innovation technologique.
La proclamation de cette Décennie est un aboutissement des efforts menés par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO pour favoriser la coopération internationale dans le domaine des sciences océaniques. Elle permettra de coordonner des programmes de recherche, de systèmes d’observation, de développement des capacités, de planification de l’espace maritime et de réduction des risques marins afin d’améliorer la gestion des ressources de l’océan et des zones côtières. La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay s’est félicitée de cette proclamation en appelant toutes les parties prenantes à se joindre aux efforts de l’organisation dans le domaine de la coopération scientifique. "L’océan est notre nouvelle frontière. Il recouvre 71 % du globe, mais nous le connaissons à peine et nous en avons exploré moins de 5 %. Cette décennie va permettre de coordonner les efforts de recherche. La Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO est fière de mener cet effort mondial", a-t-elle déclaré. 
Près de de trois milliards de personnes dépendent directement de la biodiversité marine et côtière pour subvenir à leurs besoins. Les océans absorbent près d’un tiers du CO2 produit par l’homme et atténue les impacts du réchauffement climatique. Pourtant la science ne parvient pas encore à évaluer les effets cumulatifs sur la santé de l’océan des activités humaines comme la pollution, le réchauffement et l’acidification, qui menacent cet environnement vital à notre survie. D’après le Rapport mondial sur les sciences océaniques de la COI, les dépenses nationales consacrées aux sciences océaniques représentent entre 0,04 % à 4 % seulement du total investi en recherche et développement. Sonder l’océan nécessite des navires de recherche, l’exploitation d’images satellites, le recours à des robots sous-marins ou à des véhicules submersibles télécommandés qui demandent un investissement important. Les sciences océaniques dépendent également de la collecte et du traitement de données par des milliers de scientifiques travaillant en mer ou dans des laboratoires. L’une des priorités de la Décennie sera de renforcer et de diversifier les sources de financement, notamment pour les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés. En apportant des solutions à la fois naturelles et innovantes aux grands défis de la planète, du changement climatique à l’éradication de la pauvreté, le développement des sciences océaniques est essentiel à notre équilibre social, économique et environnemental. Cette Décennie posera un cadre international de coordination et de partenariats qui renforcera les capacités de recherche en sciences marines et le transfert de technologie. 
La Décennie des sciences océaniques permettra d’accélérer la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable 14 pour la conservation et l’exploitation durable de l’océan, des mers et des ressources marines. Cette proclamation confirme le soutien apporté à l’initiative de la COI-UNESCO par les États membres de Nations unies, lors de la Conférence sur les océans de l’ONU (5-9 juin 2017, New York) et au moment de l’adoption de la Déclaration ministérielle sur les océans et la santé humaine (8 septembre 2017, Lisbonne).
Ocean Decade

 

There is no magic solution for the water crisis
The President of the World Water Council since 2012, professor Benedito Braga is the head of the entity that will hold the eighth World Water Forum in Brasília on March 18 to 23. This is the first to take place in the southern hemisphere.
Professor of Civil and Environmental Engineering at the Polytechnic School of the University of Sao Paulo (USP) and PhD in Water Resources Management from Stanford University, the United States, Braga says there is no magic solution for water problems and argues that the treated water cannot be chargeless, because there are costs to bring quality water to the population. "Water cannot be offered for free because when this water is in nature and we take it from nature, we have to treat it so that it can be provided to the population. In nature, even from the clearest river, that water is not ready to be distributed securely to the population. So, investments are needed in infrastructure and services. And these actions cost money and must be paid for," he said.
For Ricardo Andrade, executive director of the 8th World Water Forum, one of the main goals of the event is to make water a relevant topic in the daily lives of citizens: "Not only those citizens who are engaged, those who address water issues, but also the ordinary citizens, who think that water springs from the tap, who believe that in order to have clean water they need a clean pipeline, who is not aware of the importance of being careful with water," he emphasizes.
Pr Braga's interview to Agência Brasil
R. Andrade's interview to Agência Brasil

 


INNOVATION
En Chine, les fermes piscicoles pourraient devenir des centrales électriques solaires
Le 8 décembre 2017 a été marqué par l'ouverture officielle d'une centrale électrique solaire de 100 MW installée par Hengtong Optic-Electric à Dongying Xihe dans le Shandong en Chine ; il s'agit d'un nouveau type où éclairage et pisciculture sont complémentaires.
Le projet est situé en bord de mer à Dongying dans la province du Shandong. Couvrant 2 kilomètres carrés, la centrale est conçue pour la mise en place de 348 480 éléments de panneaux photovoltaïques à cristal simple de haute efficacité, à double vitrage double face et une puissance frontale de 290 W. La quantité moyenne annuelle d'énergie électrique dépassera 150 millions de kWh, ce qui pourra alimenter 50 000 foyers chinois par an et contribuera à réduire la consommation de charbon de 50 000 tonnes. Hengtong Optic-Electric a financé et construit ce projet selon un processus de CET (construction, exploitation, transfert). L'investissement représente un total de 120 millions de dollars US avec un accord sur une concession de 25 années. La centrale électrique solaire à complémentarité de pisciculture consiste à installer des panneaux photovoltaïques sur des bassins d’élevage. L'absorption par les panneaux solaires des rayonnements lumineux nocifs pour les concombres de mer augmente la production de l'aquaculture. Dans le même temps, alors que la centrale est installée au-dessus de l'eau dont température est inférieure à celle du sol, l'espace associe une bonne exposition, une ventilation et un environnement plus frais prolongeant la durée de vie des panneaux tout en améliorant l'efficacité de la centrale.


Première piscine intelligente connectée
La startup française BioPoolTech a profité de sa participation à CES de Las Vegas 2018 pour annoncer le lancement de BioPoolSafe, la première solution de piscine bio, intelligente et connectée, pilotée dans le cloud par le smartphone et la voix. Créées par une équipe d’ingénieurs experts de l’environnement, les piscines BioPoolTech ne contiennent ni chlore, ni brome, ni sel et sont sans béton ; elles sont écologiques (filtration biologique), facilitent la vie de l’utilisateur et permettent des économies d’énergie et d'eau (consommations divisées par 10 pour l'électricité et par 50 pour l'eau). À cela s'ajoute désormais une application, baptisée BioPoolSafe, qui permet à l’utilisateur de déléguer le contrôle de sa piscine et de réduire le stress lié à la gestion de celle-ci. BioPoolSafe est la première solution de piscine intelligente connectée, pilotée dans le cloud par smartphone. Il est également possible de contrôler sa piscine par la voix.
Créée en 2016 à Aix-en-Provence, BioPoolTech, est concepteur fabricant de piscines et spas innovants à intérieur en bois massif. L’entreprise vend ses produits, de la filtration au bassin modulaire et options connectées, au travers d’un réseau de franchisés. Avec un potentiel de marché de 20 millions de piscines installées et 1 600 nouvelles piscines par jour, l’entreprise ambitionne de s’imposer comme un acteur innovant et incontournable du marché mondial de la piscine.
BioPoolTech

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LIVE WEBINAR
Water Rights Due Diligence, Availability Analysis and Transfers
Learn how to protect valid water rights and how to attack the assertion of invalid water rights.
Water is one of the scarcest resources on the planet, and it is one that has been fought over for hundreds of years. The ability to use water is literally a question of life or death for an individual or for the life of a business or community. Most people have no understanding of their water rights, how to prove them, how to protect them, how to defend them, or how to manage them in commerce. Water rights are most often appurtenant to land, but are sometimes treated as an afterthought in real estate transactions. This topic will prepare you to understand the principles applied to water rights, but more importantly how to protect valid water rights, and how to attack the assertion of invalid water rights.
Learning Objectives – You will be able to: define the various types of water rights and how they are initiated; describe the process for adjudication of water rights; explain the due diligence process for investigating the validity of a water right; discuss the water availability analysis process and develop the necessary evidence to prove or disprove its existence.
Live Webina $219 + Audio Recording $288
Lorman

 

 

Europe

 

 


France
L'AFB, le MNHN et le CNRS créent un centre d'expertise et de données sur la nature

Le 11 décembre 2017, le président du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), Bruno David, le directeur général de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), Christophe Aubel et la directrice de l'Institut écologie et environnement (INEE) du CNRS, Stéphanie Thiébault, ont signé la convention de création de l’Unité mixte de service "Patrimoine naturel" basée au Muséum (UMS PatriNat). L'UMS prendra notamment en charge : le partage et la validation des données naturalistes, en vue de conforter l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) ; le développement d’indicateurs, d’analyses de données et d’expertises ; la mobilisation et la sensibilisation des publics à la connaissance du patrimoine naturel ; le développement d’outils et de méthodes pour la surveillance de la biodiversité.
AFB  – CNRS  – MNHN

 

Les marais et tourbières des vallées de Somme et de l’Avre classés Ramsar
Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, salue la labellisation des Marais et tourbières des vallées de la Somme et de l'Avre au titre de la Convention de Ramsar qui garantit la protection des zones humides. La désignation de ce site, d’une grande richesse écologique par sa concentration d’habitats et d’espèces rares et menacées, vient récompenser et encourager les actions de préservation et de gestion durable engagées depuis plusieurs années par les collectivités et les acteurs locaux.
Le site labellisé s’étend sur 13 100 hectares dans un périmètre tout en longueur défini globalement par les lits majeurs de la Somme et de l’Avre, en continuité du site déjà labellisé de la Baie de Somme, avec lequel une gestion coordonnée est mise en œuvre. Cette immense zone humide, essentiellement alimentée par la nappe phréatique de la craie et celle des alluvions grossières de fond de vallée, présente l’originalité d’abriter, sur un linéaire de près de 200 kilomètres, un continuum de marais tourbeux accueillant une faune particulièrement riche, et porte en conséquence une responsabilité internationale pour la préservation d'habitats et d'importantes populations animales et végétales associés. En effet, plusieurs espèces caractéristiques des zones humides, aujourd’hui menacées, trouvent dans les vallées de la Somme et de l'Avre leurs populations parmi les plus importantes en France voire du domaine biogéographique atlantique. Le site abrite notamment : pour la flore, l’Ache rampante, le Liparis de Loesel, la Grande Douve, la Fougère à crête ; pour la faune, des oiseaux tels le Blongios nain et la Locustelle luscinioïde,  et plusieurs espèces d’insectes comme la Cordulie à corps fin et la Phalène sagittée ; enfin plusieurs espèces de poissons au premier rang desquelles l’Anguille européenne, très menacée : ces deux cours d'eau constituent en effet des territoires importants pour le stade de développement en eau douce de cette espèce emblématique.
La mobilisation des acteurs locaux a permis d’obtenir cette reconnaissance, et doit garantir le renforcement d’une gestion durable des milieux. Ainsi, les porteurs du projet, le Département de la Somme et le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie, œuvrent en partenariat avec le Conservatoire botanique national de Bailleul, l’Établissement public territorial de bassin de la Somme (AMEVA) et la Fédération de pêche, et avec les acteurs locaux, notamment le Conservatoire du littoral et la ville d’Amiens (candidate au label Ville des zones humides accréditée-Ramsar), sans oublier les associations et usagers. 


LOIRE-BRETAGNE
Appel à projets
Eutrophisation en baies algues vertes : Produire des connaissances opérationnelles pour décider et agir

Cet appel à projets vise à optimiser la production et le partage de savoirs concernant les territoires des baies algues vertes bretonnes en cofinançant des projets à l'interface entre la recherche et le développement. Il est ouvert jusqu'au 20 février 2018.
Dans le cadre du Plan de lutte contre la prolifération des algues vertes 2017-2021 (PLAV2), le comité de pilotage, constitué du Conseil régional de Bretagne, de l’État, de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, des conseils départementaux des Côtes d’Armor et du Finistère et de l’ADEME affirme sa volonté de soutenir des projets d’acquisition et de diffusion de connaissances pour appuyer la définition et la conduite de politiques publiques dans le domaine de l’eau. L’appel à projets vise ainsi à optimiser la production et le partage de savoirs concernant les territoires des baies algues vertes bretonnes en cofinançant des projets à l'interface entre la recherche et le développement. Il offre l’opportunité aux scientifiques de différentes disciplines de collaborer et de construire avec les porteurs de projets de territoires algues vertes (élus et techniciens des collectivités) des sujets d’étude : qui répondent à des questionnements partagés par plusieurs territoires et dont les résultats fournissent des connaissances opérationnelles et vulgarisées permettant de soutenir la prise de décision publique.
Agence de l'eau Loire-Bretagne

 

SEINE-NORMANDIE
L’Agence a attribué 745 millions d’euros d’aides pour la qualité de l’eau en 2017
La dernière commission des aides financières de l’année 2017, réunie le 5 décembre, a clôturé l’année avec 350 nouveaux projets soutenus et 127,3 millions d’euros d’aides allouées. Ainsi pour 2017, l’agence de l’eau Seine-Normandie a mobilisé ses moyens techniques et financiers en instruisant près de 745 millions d’euros d’aides financières, représentant 5 677 projets portés par les collectivités, les industriels, les agriculteurs et les associations du bassin pour l'amélioration de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques. Le montant total des travaux est 1 372 millions d’euros, ayant des effets d’entraînement importants pour l’activité économique. Les actions préventives, visant à éviter la dégradation des ressources en eau et des traitements curatifs coûteux sont à la hausse et représentent plus de la moitié des conventions d’aides signées cette année. Ainsi on peut citer la réduction des pollutions, la gestion des eaux pluviales ou encore l’accompagnement au "zérophyto".
Agence de l'eau Seine-Normandie

 

ARTOIS-PICARDIE
Comité de bassin, nouvelle présidence et nouvelle composition
Réuni le 8 décembre 2017, le comité de bassin Artois-Picardie a reconduit André Flajolet dans sa fonction de Président. Conseiller général du Pas de Calais (1985-2002), maire de Saint-Venant depuis 1989, député du Pas-de-Calais (2002-2012), ancien président du Comité national de l’eau (2008-2012) et rapporteur de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006, l’engagement d’André Flajolet au service de l’eau est ancien et solide. Il entame aujourd’hui son second mandat à la présidence du Comité de bassin.
Par ailleurs, le Comité a été renouvelé à hauteur de 30 % de ses 80 membres pour accueillir 24 nouveaux membres pour le bassin Artois-Picardie, 20 pour le collège des collectivités territoriales et 4 pour le collège des usagers.
Agence de l'eau Artois-Picardie 

 

RHIN-MEUSE
Nicolas Forray nommé président du conseil d’administration de l’agence de l’eau 
Membre du Conseil général de l’environnement et du développement durable, président de la section "Milieux, Ressources et Risques", Nicolas Forray a mené une carrière riche et diversifiée comme cadre supérieur au sein de l’administration de l’écologie, l’ayant conduit en dernier lieu à exercer les responsabilités de directeur régional de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) de la Région Centre et de délégué de bassin Loire-Bretagne, au moment de l’élaboration des deux derniers schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux Loire-Bretagne et du projet de programme de gestion des risques d’inondation (PGRI). 
Son parcours professionnel et les différentes missions occupées lui confèrent une bonne connaissance des politiques environnementales et des différents acteurs de l’eau. Il a présidé son premier conseil d’administration de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse le 7 décembre 2017. Cette séance a conclu au vote du budget initial 2018, dans un contexte de forte restriction des moyens financiers et humains. À la lumière des débats et des inquiétudes exprimées plus particulièrement par le collège des collectivités territoriales, le conseil d’administration a adopté une délibération portant deux demandes explicites, la première relative aux modalités de répartition du prélèvement sur trésorerie, et la seconde concernant l’intensité de la baisse des effectifs appliquée aux agences de l’eau et son mode de répartition, fortement pénalisant pour l’agence Rhin-Meuse. Ce contexte national qui encadrera encore l’action de l’agence de l’eau pour les prochaines années, la conduira à hiérarchiser et cibler davantage ses aides. "Cette perspective sera facilitée par la situation financière solide" a remarqué Nicolas Forray, en saluant le travail de son prédécesseur Guy Fradin, des administrateurs et du personnel de l’établissement. La réorientation du champ d’intervention de l’agence de l’eau est aussi largement engagée, avec en particulier des modalités d’aides nouvelles en faveur de l’adaptation au changement climatique ou de la biodiversité terrestre. À cet égard, le conseil d’administration du 7 décembre a validé plusieurs appels à projet, partagés avec la Région Grand Est portant sur la biodiversité, la restauration des milieux aquatiques, l’économie circulaire mais également le développement de filières agricoles à "bas intrants".
"Je constate que le changement de cap attendu par le gouvernement est bien anticipé grâce au sens de responsabilité des administrateurs et à l’engagement de l’ensemble du personnel. Dans ce cadre prometteur, je me réjouis de présider le Conseil d’administration d’une agence de l’eau reconnue pour son expertise et sa forte présence auprès des acteurs, dans un bassin hydrographique transfrontalier offrant une large palette d’enjeux", a déclaré Nicolas Forray.
Agence de l'eau Rhin-Meuse

 

Le Comité de bassin reconduit Claude Gaillard dans ses fonctions de président
Les enjeux stratégiques que devront porter les agences de l’eau, dans les années à venir et notamment au titre de leur 11ème programme (2019-2024) ont été confirmés par le Ministre de la Transition écologique et solidaire. Qu’il s’agisse d’adaptation au changement climatique, de lutte contre l’érosion de la biodiversité, du lien entre santé-environnement ou de la mise en œuvre d’une politique de l’eau et de l’assainissement la plus solidaire possible, le président Claude Gaillard a reconnu "que les premiers travaux menés dans le cadre de l’élaboration du futur programme d’intervention de l’agence de l’eau Rhin-Meuse permettent de répondre de manière satisfaisante aux priorités gouvernementales". Cette stratégie sera consolidée dans les prochains mois et en tenant compte d’une situation financière plus contrainte. "Il nous faudra être attentifs, ne pas perdre de vue les enjeux et savoir les expliquer, et se rappeler que l’argent que nous percevons provient du consommateur et en cela nous avons une responsabilité", a déclaré le président. Pour illustrer de manière concrète son implication dans les solutions d’adaptation et d’atténuation au changement climatique, le Comité de bassin a présenté son projet de plan structuré autour de 8 objectifs. "L’enjeu relatif au devenir des ressources en eau ne justifiait ni l’attentisme encore moins la résignation", a reconnu le président. Il a invité tous les membres à prendre connaissance de cette stratégie "déclinée en une large palette de mesures climat-eau compatibles mais également des éléments d’attention pour prévenir la mal-adaptation". Cette stratégie sera définitivement adoptée fin février et assortie d’objectifs chiffrés traduisant l’ambition du Comité de bassin, avant d’être valorisée auprès des autres partenaires.
Cette séance a débuté par des élections suite au renouvellement partiel des membres du Comité de bassin. Le président Gaillard a été conforté dans son poste à l’unanimité. Ont par ailleurs été élus vice-président du Comité de bassin : Audrey Normand (collège des collectivités territoriales), Gilbert Bauer, Jean-Luc Pelletier et Daniel Reininger (collège des usagers).
Agence de l'eau Rhin-Meuse

 

Appel à manifestations d’intérêt
Soutien aux filières agricoles favorables à la protection de la ressource en eau

Cet appel à manifestations d’intérêt (AMI) est une déclinaison opérationnelle de l’accord-cadre conclu entre la Région Grand Est et les Agences de l’eau Rhin-Meuse, Rhône Méditerranée Corse et Seine-Normandie, signé en novembre dernier, qui vise à préserver et améliorer la qualité des eaux et de la biodiversité, avec un développement durable des territoires.  Il s’adresse aux collectivités (communes, communautés de communes, syndicats, parcs naturels…), aux collectifs d’agriculteurs, aux associations et organismes de développement de l’agriculture ou de la forêt, aux acteurs des filières économiques, etc., et concerne des projets d’études et d’animation, proposant des solutions pérennes et efficaces pour la protection des ressources en eau ou des milieux humides, et des projets d’investissements. L’objectif est d’encourager des projets ayant trait au développement de filières sans ou à bas niveau d’intrants. Il s’agit d’accompagner: le soutien aux changements de systèmes agricoles avec la mise en place de nouvelles productions respectueuses de la ressource en eau à l’échelle d’un territoire (chanvre, luzerne, miscanthus, taillis très courte rotation, sainfoin, systèmes herbagers, agriculture biologique…) ; la création ou la consolidation de filières de productions sans ou à bas niveau d’impact, en jouant sur les débouchés ou les investissements amont/aval de la production ; le développement d’une marque de territoire ou d’un label "mention d’intérêt", permettant la valorisation économique des produits agricoles favorables aux enjeux eau du territoire.
Le lien avec les zones à enjeux "eau" (aires d’alimentation de captages dégradés ou à préserver, bassins versants de cours d’eau fortement impactées par les pollutions agricoles, milieux humides…) du Grand Est est nécessaire. Les partenaires, réunis au sein d’un comité consultatif, étudieront au cas par cas les dossiers et la répartition des financements. Les projets pourront ainsi être accompagnés à hauteur de 50 à 100 % pour les collectivités et les associations et de 40 à 60 % pour les acteurs économiques. Une attention particulière sera apportée aux projets présentant un caractère à la fois exemplaire, innovant et reproductible, ainsi qu’aux projets privilégiant un partenariat avec une collectivité concernée par une ressource en eau. La date limite de dépôt des dossiers est le 30 avril 2018.
Agence de l’eau Rhin-Meuse

 

Trophées de l’eau 2017, le palmarès dévoilé
C’est un moment marquant du monde de l’environnement dans le bassin Rhin-Meuse : tous les deux ans, les Trophées de l’eau viennent encourager et souligner les belles actions en faveur de l’eau et de la biodiversité. Cette année encore, le palmarès démontre une volonté forte des acteurs du territoire d’agir pour améliorer les pratiques, sensibiliser et innover. Lors de sa prise de parole à la cérémonie, le président du comité de bassin, Claude Gaillard, a tenu à souligner la qualité des candidatures reçues cette année, un signe fort de l’engagement pérenne des structures publiques et privées dans la préservation de l’eau et de l’environnement. Symbole d'une nécessaire implication intergénérationnelle, les présentations vidéo des nominés ont été ponctuées d’interventions de chant et de danse des écoliers de Châtel-Saint-Germain (Moselle) qui ont interpellé, avec leurs mots, les quelque 250 invités à la fragilité de l’eau. Le palmarès a été dévoilé en fin de cérémonie. Le vote des membres du Comité de bassin et celui des internautes (plus de 5 000 votants) a fait émerger les  trois actions lauréates des Trophées de l’eau 2017. Les Trophées remis aux lauréats, création de la cristallerie Daum, représentaient une feuille de ginkgo, symbole d’espoir, de persévérance et de résistance.
Lauréats des Trophées de l’eau 2017 : Syndicat mixte du barrage de Kruth Wildenstein / Office national des forêts  (Haut-Rhin), Révolution verte autour du lac de Kruth – Association "Les producteurs bio d’Alsace du Nord" d’Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin) pour son "marché bus bio" à la conquête de l’Alsace –  Émaillerie rhénane de Ingwiller (Bas-Rhin) pour son opération "zéro rejet".
Lauréats des Prix Initiatives 2017 : Les espoirs de 2017 de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse se tournent vers deux associations, qu’elle a choisi d’accompagner via deux bourses de 7 500 euros : Association Fauve de Norroy-le-Veneur (Moselle), l’association souhaite développer son potager pédagogique et organiser des ateliers visant à redonner le réflexe de cultiver et de cuisiner chez les seniors, familles défavorisées et jeunes pousses – Association Reflets d’eau douce de Art-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle) pour un projet visant à communiquer et à sensibiliser sur la richesse et la préservation des milieux aquatiques du bassin Rhin-Meuse auprès de scolaires et du grand public, jusqu’en outremer.
Lauréat Coup de cœur "solidarité humanitaire" 2017 : L’Association HAMAP a été félicitée pour l’ensemble de son travail d’acheminement de l’eau à plusieurs villages et écoles de Madagascar.
Agence de l'eau Rhin-Meuse 

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Campagne de pêche scientifique sur le lac de Serre-Ponçon
Du 18 au 22 septembre 2017, une campagne de pêche scientifique aux filets maillants a été menée sur le plan d’eau de Serre-Ponçon par la Direction interrégionale PACA CORSE et les services départementaux de l’AFB des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence. L’objectif de l’opération est de connaître les caractéristiques du peuplement piscicole du plan d’eau de Serre-Ponçon et de fournir un certain nombre d’éléments de qualité sur sa fonctionnalité afin de suivre son état écologique et son état chimique. Différents éléments de qualité physico-chimique et biologique sont évalués dans l'eau et/ ou les sédiments par différents opérateurs sous le pilotage de l’agence de l’eau. Sur le plan biologique, en plus du poisson évalué par l'AFB, le phytoplancton, les invertébrés benthiques (vivants sur le fond) ou encore les macrophytes font l’objet d’analyses-prélèvements. La qualité hydromorphologique est également analysée avec une description de l’état des berges et du littoral de la retenue. Sur l’ensemble du bassin hydrographique Rhône Méditerranée Corse, environ 80 plans d’eau font l’objet de ce type de suivis.
Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre nationale de la Directive européenne sur l’eau (DCE), cadre communautaire pour la gestion et la préservation des milieux aquatiques et de la ressource en eau et réalisée en application du Réseau de contrôle de surveillance de la DCE.
Agence française pour la biodiversité

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Le golf du Cap d’Agde arrosera ses pelouses en réutilisant des eaux traitées
En posant la première pierre du réservoir d’eau traitée le lundi 11 décembre 2017, l’Agglomération Hérault Méditerranée, Suez et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ont activé un compte à rebours de 1 000 jours. C’est, en effet, à l’été 2020 que le golf international du Cap d’Agde sera arrosé à 75 % par de l’eau traitée par ultrafiltration plutôt que par de l’eau potable.
Dans un territoire attractif et touristique, ce projet de REUT (REUtilisation des eaux Traitées) permettra d’économiser 235 000 mètres cubes d’eau potable en période estivale. Il s’agit du premier REUT de France à obtenir l’arrêté préfectoral sous le régime de la réglementation de 2014. S’il pourra voir le jour en 2020, c’est grâce au fait qu’il ait été anticipé dix ans auparavant, au travers d’un investissement dans un traitement membranaire pointu des eaux usées. De mai à septembre, le golf international du Cap d’Agde devra arroser de nuit et par vent inférieur à 15 km/h. Ces contraintes seront largement compensées par les bénéfices collectifs d’un arrosage de 18 trous (sur 27) avec de l’eau traitée plutôt qu’avec de l’eau potable. Sur les 300 000 mètres cubes d’eau d’arrosage consommés chaque année, plus de 75 % (235 000 m3) proviendront désormais des eaux traitées à la station Posidonia. Trois ans de travaux sont nécessaires pour poser 2,3 km de nouveaux réseaux pour acheminer l’eau traitée, construire un réservoir de 1 650 m3 dédié à cet usage et aménager le partage des eaux en sortie de station.
"Dès 2010, la ville d’Agde a investi dans un système de traitement par ultrafiltration membranaire permettant de restituer une eau de qualité de baignade au milieu naturel. Cet investissement visionnaire a contribué à anticiper le projet de REUT, lequel a franchi une à une les étapes réglementaires", indique Gilles d’Ettore, président de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée et maire d’Agde. Cela comprend tout d’abord l’évolution de la réglementation en 2014 autorisant l’aspersion basse pression à des espaces verts ouverts au public, suivie de l’autorisation préfectorale en juillet 2017, du feu vert du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) et enfin de l’accord de financement à 80 % par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse du projet de 5,5 millions d’euros. "Ce projet de réutilisation des eaux traitées s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire visant la préservation de la ressource en eau. Il permet de réduire concrètement la pression sur celle-ci, notamment en période estivale où la population augmente considérablement sur ce territoire et où les besoins en eau potable sont accrus", explique Bertrand Camus, directeur général adjoint Eau Europe et directeur général Eau France. La station du Cap d’Agde qui héberge 250 000 touristes par jour en pleine saison estivale offre, grâce au projet de REUT, une quantité d’eau d’arrosage en parfaite adéquation avec les besoins du golf à une période où la pression sur la ressource en eau est particulièrement forte (sècheresse, fréquentation touristique). Si ce projet peut aujourd’hui se concrétiser, c’est grâce à l’association des acteurs du territoire avec une collectivité visionnaire et une priorisation des financements des autorités de bassin. La réutilisation des eaux Traitées permet d’économiser l’eau potable de la ville d’Agde et garantit la pérennité de l’arrosage exigeant des vertes pelouses du golf.
Suez 

 

PUBLICATIONS
Impacts cumulés des retenues d'eau 
Isolément, l’incidence des retenues sur les milieux aquatiques peut être limitée, mais qu’en est-il de leurs impacts cumulés, à l’échelle des bassins versants ? Deux nouvelles publications de novembre 2017, éditées par l'Agence française pour la biodiversité (AFB), apportent des éléments de réponse aux gestionnaires de bassins versants, aux porteurs de projets de création de retenues et aux services de l’État : la synthèse d’une expertise scientifique collective dans la collection Comprendre pour agir et la synthèse de séminaires de travail régionaux dans la collection Rencontres.
Impact cumulé des retenues d'eau sur le milieu aquatique, Expertise scientifique collective – L’expertise scientifique fournit un état de l’art des connaissances sur l’impact des retenues et sur les outils permettant de les évaluer, à l’échelle d’une retenue et en cumulé sur un bassin versant. Réalisée entre 2014 et 2016, elle a mobilisé une quinzaine d’experts scientifiques de disciplines variées (hydrologie, qualité de l’eau, hydromorphologie, écologie), ce qui a permis de traiter l’ensemble des compartiments impactés.
Impacts cumulés des retenues d’eau, Trois séminaires régionaux pour une première boîte à outils – Ces résultats ont été présentés lors de séminaires organisés dans les trois principaux bassins impactés par les retenues : Adour-Garonne, Loire-Bretagne, Rhône-Méditerranée-Corse. Ils ont permis de travailler collectivement, avec l’ensemble des acteurs concernés par cette problématique, sur des éléments méthodologiques opérationnels pour améliorer l’évaluation des impacts cumulés. Ce document, complémentaire de l'expertise, restitue les échanges et les conclusions de ces séminaires.

 

APPEL À CANDIDATURES
Grand Prix national du paysage 2018
Décerné par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le Grand Prix national du paysage a pour objectif de valoriser une démarche paysagère innovante à l’échelle d’un territoire. À travers le Grand Prix national du paysage, le ministère de la Transition écologique et solidaire entend valoriser une démarche paysagère innovante à l’échelle d’un territoire. Celle-ci doit avoir donné lieu à des réalisations concrètes en France ou en zone transfrontalière. La démarche récompensée doit être le fruit d’une collaboration étroite entre une maîtrise d’ouvrage porteuse d’une volonté territoriale ambitieuse et une équipe de maîtrise d’œuvre inventive et créative dans laquelle le rôle du paysagiste concepteur est central et prépondérant. La démarche lauréate et ses réalisations devront être exemplaires tant par les résultats obtenus que par leur mise en œuvre. Elles s’appuieront sur les spécificités paysagères locales pour mettre en œuvre des projets de territoires ambitieux sur le plan social, environnemental et économique. Elles se montreront novatrices par les solutions proposées et seront susceptibles d’initier de nouvelles façons de penser le territoire à partir du paysage.
Le Grand Prix national du paysage est ouvert aux candidatures conjointes d’une maîtrise d’ouvrage publique (collectivités territoriales ou leurs groupements, services de l’État et de leurs établissements publics ou parapublics situés en métropole et outremer) ou privée (aménageurs privés, entreprises, structures associatives ou syndicales) et d’une maîtrise d’œuvre publique ou privée, sans condition de nationalité, dans laquelle le rôle du paysagiste est central et prépondérant. Les documents exigés devront être transmis avant le 11 mars 2018 à minuit.
Environnement France


CONCOURS
Il y a de la vie dans l'eau ! Ici et ailleurs
Concours d’affiches organisé par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne

Pour fêter la Journée mondiale de l’eau, l’Agence de l’eau organise, comme chaque année à la rentrée, son concours d’affiches à destination des établissements scolaires du bassin Loire-Bretagne, sur le thème "Il y a de la vie dans l’eau ! Ici et ailleurs". Jusqu’au 23 décembre 2017, les établissements scolaires sont invités à envoyer leurs projets d’affiches.
Le concours d’affiches invite les élèves, de la maternelle au lycée, à mener une réflexion sur les enjeux de l’eau et des milieux aquatiques, et à réaliser une affiche illustrant leur représentation des rivières vivantes et de milieux aquatiques (marais, tourbières, étangs, estuaires, ou le littoral) en bonne santé et supports de biodiversité, ici et ailleurs dans le monde. Les lauréats verront leur projet devenir l’affiche 2018 pour célébrer la journée mondiale de l’eau, le 22 mars. Elle sera diffusée à tous les établissements scolaires du bassin Loire-Bretagne, et mise en valeur sur les sites et réseaux sociaux, de l’Agence de l’eau et de ses partenaires. Plus, une nouveauté cette année : la classe lauréate se verra offrir en fin d’année scolaire, une sortie pédagogique sur l’eau et les milieux aquatiques, encadrée par une association d’éducation à l’environnement, agrémentée par le ministère chargé de l’Éducation nationale.
Agence de l'eau Loire-Bretagne

 

EXPOSITIONS
L'eau au cœur de la science
Le Pavillon de l’eau présente jusqu'au 7 mars 2018 une exposition interactive et éducative pour petits et grands. Présentée par Eau de Paris, "L’eau au cœur de la science" conduit à mieux comprendre le rôle essentiel de la recherche pour une gestion durable de l’eau, ressource vitale et essentielle au développement.
Pavillon de l’Eau

 

Ma’dan, la vie des marais mésopotamiens
Engagée aux côtés de la ville de Paris pour lutter contre le changement climatique, Eau de Paris accueille au Pavillon de l’eau l’exposition "Ma’dan, la vie des marais mésopotamiens" jusqu'au 31 mars 2018. Cette exposition photographique, œuvre de la jeune franco-irakienne Sarah Hassan, nous propose de découvrir l’histoire des marais mésopotamiens (sud de l’Irak), de leur richesse passée à leur asséchement sans précédent. Une invitation pour œuvrer à la préservation durable de l’eau, élément essentiel à toute vie.
Pavillon de l’Eau 

 

FORMATION
Les métiers de la ville vous intéressent ?
L'École des Ingénieurs de la Ville de Paris vous invite à sa Journée Portes ouvertes au 80, rue Rébeval dans le 19ème arrondissement, le samedi 10 février à 14 heures. Vous pourrez y découvrir les différentes formations et échangez avec les étudiants, enseignants et diplômés pour finalement choisir les sciences et techniques urbaines pour aménager les villes.
EIVP

 

 

Afrique

 

 


Afrique de l'Ouest
Célébration de la journée mondiale des toilettes : 18 villages du Sahel mettent fin à la défécation à l'air libre

L'ONG Oxfam avec la collaboration de ses partenaires a commémoré la journée mondiale des toilettes, le jeudi 21 décembre 2017 dans le village de Katchirga situé à environ 15 kilomètres de Dori, chef-lieu de la région du Sahel. La cérémonie a servi de tribune pour 18 villages utilisant l'approche d'Assainissement total piloté par les communautés (ATPC), de s'engager à mettre fin à la défécation à l'air libre (FDAL).
L'ONG Oxfam et ses partenaires ont commémoré la Journée mondiale des toilettes 2017, sous le thème "Construire des toilettes : une responsabilité citoyenne pour préserver la dignité de la fille et de la femme au Burkina Faso". La célébration constituait une opportunité pour interpeller les autorités administratives, politiques, les partenaires techniques et financiers, les leaders politiques, religieux et coutumiers ainsi que les communautés du Sahel à s'investir dans la construction de latrines en vue de mettre fin à la défécation à l'air libre. Kossi Wozuamé, administrateur des programmes au bureau de l'UNICEF,  a indiqué qu'un engagement a été pris avec 69 villages et plus de 364 communautés des provinces du Séno et du Soum dans la région du Sahel pour mettre fin à la défécation à l'air libre. "Depuis le déclenchement institutionnel de l'ATPC, le 16 juin 2017, nous avons enregistré plus de 4 060 latrines construites par les communautés elles-mêmes sans aucune subvention. Nous sommes fiers de ces premières communautés qui ont accepté s'engager sur cette voie avec ces résultats à la satisfaction de tous", s'est-il réjoui.  Selon le secrétaire général de la région du Sahel, Vincent Sawadogo, les indicateurs de l'assainissement dans le Sahel se sont améliorés : le taux d'accès à l'assainissement est passé de 7,8 % en 2015 à 11,5 % en 2016 grâce aux actions de sensibilisation à la réalisation d'infrastructures sanitaires et au soutien en matériels de construction.
Souaibou Nombre, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Sénégal
251 systèmes d'adduction d'eau seront livrés en milieu rural en 2018

Le président de la République, Macky Sall, a annoncé dans son discours à la nation à l'occasion du nouvel an, la livraison en 2018 de 251 systèmes d'adduction d'eau en milieu rural et la livraison de 35 000 branchements sociaux en milieu urbain.
"Avec le Programme d'urgence de développement communautaire (PUDC) et le Programme d'urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), nous poursuivrons nos efforts en faveur des zones déshéritées de notre pays", a-t-il avancé. Il a ensuite ajouté dans son message radiotélévisé qu'au cours de l'année 2018, "251 systèmes d'adduction d'eau potable seront livrés en milieu rural et 35 000 branchements sociaux réalisés en milieu urbain". Selon le chef de l'État, en plus de sa "vocation d'équité territoriale et de justice sociale, le PUDC est devenu un catalyseur d'activités génératrices de revenus avec des milliers d'emplois durables créés grâce à ses réalisations en infrastructures et équipements". "Je suis heureux de constater comment les conditions de vie des populations bénéficiaires du PUDC et du PUMA changent radicalement pour le meilleur", s'est réjoui Macky Sall. "C'est en revitalisant le Sénégal des profondeurs que nous ferons éclore tout le potentiel de notre pays. C'est ainsi que nous mettrons fin à l'appel illusoire et dangereux de l'émigration clandestine", a-t-il estimé, en poursuivant : "c'est ainsi que nous réaliserons pleinement le développement inclusif et solidaire de notre pays +le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous+".
Selon le Président, 300 milliards de FCFA seront alloués pour le financement du PUDC sur quatre ans.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 

Madagascar
700 milliards d’ariarys pour l’accès à l’eau potable

La Jirama compte réaliser un investissement de 700 milliards d'ariarys pour améliorer l'accès à l'eau potable à Madagascar. Ces investissements concernent l'amélioration des équipements existants et des travaux d'extension. D'après Olivier Jaomiary, directeur général de la Jirama, 200 milliards d'ariarys seront affectés aux travaux de réhabilitation à Antananarivo, 200 milliards serviront à financer d'autres travaux de réhabilitation dans les autres communes déjà desservies et les 300 milliards restants seront alloués au financement de nouveaux projets d'extension. Compte tenu de l'importance de l'investissement, le contrat de concession établi entre l'État et la Jirama a été renouvelé. Le contrat a été signé entre le ministre de l'Eau, de l'Énergie et des Hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, et le directeur général de la Jirama. L'objectif du contrat est de sécuriser les investissements et de renforcer la confiance des partenaires et des employés de la Jirama. "Ce contrat garantit la sécurisation juridique des investissements qui seront réalisés dans le domaine de l'eau potable, aussi bien pour les partenaires de la Jirama que pour les employés qui craignent la privatisation", a déclaré le ministre Lantoniaina Rasoloelison. Selon le Code de l'Eau, dans son article 80, la durée du contrat de concession établi avec la Jirama est de dix ans. Le dernier contrat s'est étalé de 2001 à 2011, et de 2011 à 2014, aucun contrat n'a régi les travaux de la Jirama dans le secteur. En 2014, un arrêté portant prorogation du contrat de concession a été pris. À l'heure actuelle, la Jirama exploite les systèmes d'adduction d'eau potable qui comprennent le matériel de production, le transport et la distribution dans cent vingt trois communes. Cette initiative conforte la déclaration récente du ministre soulignant que l'État n'envisage pas de privatiser l’entreprise.
L'amélioration de l'accès à l'eau potable demeure l'une des priorités du gouvernement. D'ici 2019, le ministère de l'Eau, de l'Énergie et des Hydrocarbures ambitionne d'accroître le taux de desserte à 67 % contre 24 % aujourd’hui.
Lova Rafidiarisoa, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica  

 

Maurice
Arrestations à l'issue de "manifestations de la soif"

Les arrestations s'enchaînent à Rodrigues dans le cadre des "manifestations de la soif". Sept personnes ont été arrêtées, le mercredi 27 décembre. Cela fait suite à l'arrestation de six individus, le 22 décembre, après un accident de la route. Ils ont retrouvé la liberté conditionnelle après avoir fourni une caution. Une charge provisoire de "participating in illegal riots" a été retenue contre les 13 personnes arrêtées. Face à la pénurie d'eau dont est confrontée Rodrigues, huit manifestations de la soif ont été organisées un peu partout à travers l'île.
Eileen Flore, L'Express (Port Louis) – AllAfrica  

 

 

Asie

 

 


Chine
Le fleuve Jaune gèle pour la première fois de l’année
Frappé par un front d’air froid, une partie du fleuve Jaune longue de 139 kilomètres, située dans la province autonome de Mongolie intérieure, a gelé. 
Photo News.cn

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Baignade hivernale dans le lac  Beiling
La photographie a été prise le 6 décembre à Shenyang, dans la province chinoise du Liaoning, dans le nord du paysnord.
Photo Chinanews.com  

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Économie

 

 


Dunkerquois, France – Nouveau contrat pour la gestion de l’eau
Bertrand Ringot, président du Syndicat de l’Eau du Dunkerquois et Bertrand Camus, directeur général Eau France de Suez ont signé le nouveau contrat de gestion du service de l’eau sur le Dunkerquois, qui entrera en vigueur dès janvier 2018, pour une durée de 12 ans.
Grâce aux efforts engagés depuis de nombreuses années, la performance opérationnelle et technique dunkerquoise est d’un excellent niveau : rendement de réseau de 92 %, suppression de la totalité des branchements plomb, économie de plus d’un million de mètres cubes d’eau potable. Demain, grâce aux outils intelligents, la ressource en eau sera encore plus et mieux préservée. Des capteurs seront installés sur le réseau d’eau rendant la recherche de fuites plus précise et rapide et limitant les pertes en eau. La performance des 13 forages alimentant le territoire sera, quant à elle, suivie en temps réel et permettra ainsi une gestion optimisée des ressources. Bertrand Ringot a souligné : "Le Dunkerquois n’est pas un territoire comme les autres. Nous ne disposons pas d’eau sous nos pieds. Nous avons le devoir d’économiser ce bien précieux que nous devons acheminer depuis l’Audomarois, à 40 kilomètres de nos terres. Nous nous y sommes engagés et nous l’avons fait. Demain, nous poursuivrons nos efforts."
Dès 2012, le Syndicat de l’Eau du Dunkerquois a accordé une place essentielle aux usagers, avec, notamment, la réalisation d’une enquête statistique annuelle permettant de mesurer l’évolution de leurs besoins. Le nouveau contrat renforce cet engagement. En effet, le tarif de l’eau demeure le moins élevé du département et le principe d’une tarification spécifique pour les foyers les plus fragiles est maintenu. Trois accueils clients supplémentaires seront créés sur le territoire, en partenariat avec La Poste et ce, afin de rapprocher le service de l’eau du domicile des habitants. Enfin, l’amélioration du pouvoir d’achat est un axe fort, avec l’engagement de permettre à chaque foyer, de réaliser des économies. "Le Dunkerquois est un territoire précurseur et innovant. Les défis de demain seront ceux du numérique et de l’emploi. Nous serons au rendez-vous pour contribuer à vos succès", a déclaré  Bertrand Camus, DGA Eau Europe et DG Eau France. Conscient que l’emploi est un enjeu local majeur pour le Dunkerquois, Suez s’engage à y contribuer. Depuis dix ans, Suez propose, en partenariat avec le GRETA, une formation qualifiante : le CAP Constructeur en canalisations. Chaque année, une dizaine de jeunes diplômés bénéficient de cette formation. Fort de ce succès, la direction des relations clientèle des Hauts-de-France de Suez, située à Dunkerque, a décidé de créer une seconde formation pour le métier de téléconseiller. Suez soutient également activement les multiples initiatives locales comme la création de la Fondation du Dunkerquois Solidaire pour l’emploi mais également l’École de la 2ème chance / Pôle emploi avec lesquels un mécénat de compétence est mis en œuvre.
Le Syndicat de l’Eau du Dunkerquois regroupe 23 communes : Armbouts-Cappel, Bergues, Bourbourg, Bray-Dunes, Cappelle-la-Grande, Coudekerque-Branche, Craywick, Dunkerque, Ghyvelde, Grande-Synthe, Grand-Fort-Philippe, Gravelines, Holque, Hoymille, Leffrinckoucke, Looberghe, Loon-Plage, Saint-Georges-sur l’Aa, Spycker, Téteghem-Coudekerque-Village, Uxem, Watten, Zuydcoote.
Suez 

 

Carcassonne, France – L’Agglo confie à Suez une partie de la gestion de ses contrats d’eau et d’assainissement
Carcassonne Agglo  a confié à Suez la gestion des contrats d’eau et d’assainissement pour 90 000 habitants sur les 115 000 que compte son territoire. Ces deux contrats, d’une durée de 10 ans, débuteront le 1er janvier 2018.
Carcassonne Agglo est compétente en matière d’eau potable et d’assainissement collectif, sur les 82 communes de son territoire. Suite à la concertation menée auprès des maires, les élus ont opté à l’unanimité pour la coexistence de deux modes de gestion à compter du 1er janvier 2018. Ainsi, les 34 communes1 situées à l’ouest seront exploitées en délégation de service public, confiée à Suez, tandis que la partie est du territoire intercommunal sera gérée directement par la communauté d’agglomération, par l’intermédiaire d’une régie. Ce nouveau contrat comporte de nombreux enjeux tels que la protection de la ressource en eau, la sécurisation de l’approvisionnement, l’innovation, la tarification et l’implication des différents acteurs dans la transition énergétique du territoire. À ce titre, Régis Banquet, Président de Carcassonne Agglo a déclaré : "À l’horizon 2026, 80 % des abonnés seront équipés d’un compteur d’eau intelligent. Nous sommes en train de construire une nouvelle façon de vivre." À l’horizon 2025 également, le prix de l’eau aura diminué de plus de 20 % sur l’ensemble du territoire intercommunal.
Suez 

 

Qatar – Suez remporte un contrat majeur de dépollution des sols
S.E. Saad Ahmed Al Mohannadi, président d’Ashghal, l’autorité des travaux publics du Qatar, et M. Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez, ont signé  à Doha, le contrat de dépollution des sols des lagons d’Al Karaana au Qatar, en présence de S.A. Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani, Émir du Qatar, et de M. Emmanuel Macron, Président de la République Française. D’un montant de 107 millions d’euros, ce contrat prévoit la réhabilitation de 400 hectares de lagons situés dans la région d’Al Rayyan, au sud-ouest de Doha, afin d’améliorer et de préserver le milieu environnemental de la région.
Suez dépollue en Europe plus de 2 millions de tonnes de terres par an. Ce nouveau projet constitue à ce jour le plus important contrat remporté par le groupe dans la dépollution des sols et sa première référence majeure au Moyen Orient. Suez accompagne le Qatar dans la réhabilitation des lagons d’Al Karaana où étaient déversés chaque jour, depuis 2006, près de 4 000 mètres cubes d’eaux usées municipales et industrielles non traitées issues de la zone industrielle de Doha. D’ici mi-2020, Suez assurera la dépollution sur site avec une unité de désorption thermique qui permet de traiter les sédiments les plus pollués. Le contrat prévoit également la gestion des eaux usées municipales et industrielles du site. Des technologies de pointe permettront de contrôler les odeurs et d’assurer le traitement des boues d’épuration et des sédiments. Le groupe construira par ailleurs de nouveaux bassins d’évaporation pouvant être utilisés par Ashghal comme système d’évacuation d’urgence des effluents industriels. Suez prend en compte l’écosystème du site afin de garantir le réaménagement durable des terres : trois lagons de 70 hectares seront ainsi réalisés afin de contribuer à la préservation et à la restauration de la biodiversité.
Suez 

 

Mines & Métaux, Australie – Veolia va construire et gérer le traitement d’eau de la mine de Springvale
Veolia Australie et Nouvelle-Zélande (VANZ), au travers de la société Veolia Water Australia Pty Ltd, a été retenu par Springvale Joint Venture et Energy Australia pour construire et exploiter la nouvelle installation de traitement des eaux pour la mine de Springvale et Mount Piper Power Station. Réalisée dans le cadre d’un contrat DBOOT (Design Build Own Operate Transfer), cette nouvelle usine demeurera, à l’issue de la construction et pendant une période de quinze ans, sous la responsabilité de Veolia pour toute l’exploitation et la maintenance du pipeline et des installations de traitement. Ce projet sera financé via un partenariat avec le groupe australien Infrastructure Capital Group (ICG). Située à Lithgow, en Nouvelle-Galles-du-Sud, la mine de Springvale produit le charbon utilisé  par la centrale électrique de Mount Piper qui est à proximité. Le site de Mount Piper fournit environ 15 % de l’électricité consommée en Nouvelle-Galles-du-Sud. Cette installation traitera les eaux de la mine et fournira les besoins en eaux de la centrale électrique. Avec cette station de traitement des eaux de Springvale, Veolia assurera la conformité environnementale et opérationnelle concernant la qualité des rejets d’eau de la mine et, plus encore, elle permettra la poursuite des activités de la mine et de la centrale électrique. Ce projet compte trois volets principaux : la construction d’un pipeline de 16 kilomètres reliant les deux sites, le traitement et la réutilisation des eaux rejetées par la mine, mais aussi la mise en place d’un traitement des saumures afin d’éliminer ces rejets liquides.
Les travaux préliminaires ont déjà commencé sur le site et ce contrat  permet le démarrage immédiat du chantier de construction de la station de Springvale, qui devrait se terminer à la mi-2019. D’un montant d’environ 400 millions de dollars australiens de chiffre d’affaires pour VANZ sur les 17 années à venir, ce contrat créera un grand nombre d’emplois à l’échelle régionale.
Veolia 

 

 

Évènements

 

 

5 décembre 2017, Lyon – France
Journée Eau & Connaissance
Les sciences humaines et sociales au cœur de la préservation des milieux aquatiques

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse organise, le 5 décembre à Lyon, une journée d’information sur l’intégration des sciences humaines et sociales dans les projets de restauration de la ressource en eau et des milieux aquatiques.
L’eau et les hommes sont liés depuis toujours. L’eau fait vivre les territoires, elle rend des services, elle est le support de différents usages. Cette relation ancestrale est une réalité prégnante dans tous les projets qui, aujourd’hui, visent à protéger l’eau et les milieux aquatiques. Pour restaurer les rivières, préserver les zones humides, les milieux marins et la biodiversité, protéger les captages, partager et économiser l’eau des questions émergent : qui associer au projet ? Comment construire ensemble un projet durable ? Les sciences humaines et sociales apportent des réponses. Elles contribuent à une meilleure connaissance du contexte d’un projet en révélant les pratiques et les usages en place sur une rivière, sur une zone humide, sur le littoral en décrivant les attachements, les peurs, les jeux des acteurs. Elles proposent des outils pour aider à la prise de décision. Elles préconisent des démarches pour associer les acteurs aux projets.
En donnant la parole à des experts scientifiques, l’agence de l’eau propose de dresser un panorama des derniers travaux de recherche qu’elle a soutenus pour mieux comprendre les enjeux sociaux, économiques et politiques autour des projets et pour mener ceux-ci avec un ancrage territorial fort.
Journée Eau & Connaissance  

 

12 décembre 2017, Paris – France
3ème colloque Alizée AgroParisTech / La Sorbonne Paris 1
Les risques liés aux pesticides pour la santé et l’environnement
L’expertise collective rendue en juillet 2016 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) sur les "Expositions professionnelles aux pesticides en agriculture" (autosaisine n° 2011-SA-0192) met en évidence un manque de données en la matière ainsi qu’un manque de centralisation et d’exploitation des données de terrain existantes. Régulièrement soulignés pour l’évaluation des risques liés aux pesticides en général, ces aspects semblent particulièrement criants pour la seule étape de l’exposition. L’existence de réglementations distinctes pour les différents produits auxquels les professionnels agricoles peuvent être exposés, à savoir les produits phytopharmaceutiques, les biocides et les médicaments vétérinaires, complique encore la tâche puisqu’elle empêche une évaluation globale de l’exposition à l’ensemble de ces produits. Il s’ensuit une approximation de l’évaluation des risques avec laquelle le décideur politique doit composer. C’est tout l’enjeu du colloque : établir un dialogue entre scientifiques et juristes pour engager des pistes de réflexion dans une approche pluridisciplinaire. Ainsi, la réglementation relative aux pesticides et, plus généralement, le droit, offrent à ce décideur un cadre plus ou moins abouti pour appréhender ces situations d’incertitude scientifique. Le rapport de l’ANSES souligne également les conflits d’intérêts qui peuvent intervenir à différents stades, de l’évaluation des risques liés aux pesticides, au conseil à leur utilisation apporté aux professionnels agricoles, en passant par la délivrance de l’autorisation de mise sur le marché (AMM). La prévention de ces conflits d’intérêts, la transparence des données utilisées, le respect du contradictoire sont autant d’outils juridiques mis en place pour garantir la qualité de l’expertise rendue, que ce soit au stade de l’autorisation de ces produits comme au stade de leur utilisation. La mise en œuvre des différents mécanismes de responsabilité peut, quant à elle, permettre d’éviter que la responsabilité ne pèse plus aussi souvent sur le dernier maillon de la chaîne, à savoir l’utilisateur de pesticides qui n’aurait pas respecté les consignes de sécurité liées à l’octroi de l’autorisation de mise sur le marché de ces produits.
Programme

 

12-14 décembre 2017, Béni Mellal – Maroc 
Congrès international Eau, Déchets et Environnement 
"L'Afrique, état des lieux et perspectives d'avenir" est le thème de la sixième édition du Congrès international eau, déchets et environnement – EDE6, qui aura lieu les 12, 13 et 14 décembre 2017 à la FST de Béni Mellal (Maroc). Organisé à l'initiative de l'Université Sultan Moulay Slimane, la Faculté des sciences et technique de Béni Mellal (FST-BM), en collaboration avec l'Agence du bassin hydraulique de l'Oum Er-Rbia (ABHOER) Béni Mellal, ce congrès sera une occasion de partager et d'échanger entre les différents acteurs nationaux et internationaux des domaines de l'eau, des déchets et de l'environnement, les avancées scientifiques et techniques que connaît le monde. Le programme du congrès comporte, outre les sessions des communications orales, plusieurs conférences plénières présentant différents aspects en relation avec l'eau, les déchets, l'environnement, les changements climatiques, la gestion des bassins versants, les énergies renouvelables et la géophysique. 

 


18-23 March 2018, Brasilia – Brazil
8th World Water Forum
Sharing ideas on sharing water
Brazil’s visionary theme of "Sharing Water" for the 8th World Water Forum embodies its commitment to finding the best ways to use and conserve water. The Forum in Brazil, the first to be held in the southern hemisphere, will be hugely significant, not only for Brazil, but for the whole of South America, and Portuguese and Spanish speaking countries. Indeed, the blue-green logo that has been adopted for the 8th World Water Forum combines many of these aspects, including the number 8, a water drop, and an infinity symbol.
WWF8

 

15-17th April 2018, Paris – France
The Global Water Summit 2018
Transcending the Boundaries of the Water Sector
Global Water Intelligence (GWI) has announced the theme for the 12th Global Water Summit, taking place in Paris on 15-17th April 2018. The conference will focus on "Transcending Boundaries", addressing how the arrival of new technologies, businesses and sources of finance are blurring the edges of the water sector and driving industry change and innovation.
The arrival of new technologies, businesses and sources of finance are blurring the edges of the water sector and empowering the global water industry to connect, innovate, and rethink the way it does business. The Global Water Summit 2018 will address this trend as part of the event’s "Transcending Boundaries" theme, with an Opening Plenary discussing this topic featuring Zanny Minton-Beddoes, Editor-in-Chief of The Economist as the Keynote Speaker. The Summit will focus on how cross-cutting issues emerging from the boundaries of the sector may drive performance and generate new opportunities for businesses who are ready to build and engage with the new models and stakeholders. The world of water is being asked to step-up, and the Global Water Summit will be a vital platform to map the future of the water industry: How is the migration of new and disruptive technologies from the digital revolution and the field of material sciences impacting scientific and technological development? Do these migrations signal an age of business process re-engineering? With the entry of non-traditional sources of finance and companies from different business backgrounds such as investment, software, ICT, and construction, where is the impact of new financing tools and new sources of capital needed most? How much finance does the water sector need in order to meet the Sustainable Development Goals? How can utilities and industries proactively respond to a changing environment? Are they moving overground or looking beyond the fence towards shared infrastructure and multi-use assets? Global vs. local – the internationalisation of the water sector is increasingly faced with contemporary political and environmental challenges. How can the water sector continue to foster a competitive market?
The Global Water Summit 2018 will be held at the Marriott Conference Rive Gauche Hotel Conference Centre in Paris. The Summit will feature over 5 hours of one-to-one networking sessions and expert-led roundtable discussions, as well as a 2-day agenda with session strands focused on Industry, Desalination, Finance, Technologies, and Digital Solutions. It will also include the Global Water Awards 2018 Gala Dinner which will take place on 16 April 2018 at the Pavillon d’Armenonville.
Global Water Summit 2018

 

7 juin 2018, Marseille – France
Le dessalement participe-t-il aux mesures d’adaptation aux changements climatiques ?
APPEL À COMMUNICATIONS
La SHF, l'AFEID et l'Académie de l'eau poursuivent leurs travaux sur  les questions liées aux futures tensions sur la gestion de l'eau, en lien avec le changement climatique et les évolutions sur l'usage de l'eau d'ici 2050. Ces travaux soulignent l’importance de considérer la palette complète des outils d’adaptation, organisationnels et techniques, tant pour l’usage économe de l’eau que pour la sécurisation de la ressource. Le dessalement fait partie de cette palette d'outils et fera l'objet de ce colloque. Le dessalement d’eau de mer et d’eau saumâtre, déjà largement utilisé dans les pays du Sud, fait partie des solutions techniques d’adaptation à étudier. Une évaluation des bénéfices et limites de cette technologie sera d'autant plus solide qu'elle s'appuiera sur une analyse des controverses qu'elle a générées et se fondera sur une connaissance claire de ses implications techniques, économiques, sociales et environnementales.
Ce séminaire d’une journée, qui se tiendra le 7 juin dans le cadre du congrès 2018 de l'ASTEE organisé à Marseille, ambitionne de contribuer à rassembler ces éléments de connaissance et à jeter les bases de réflexions prospectives avec un accent tout particulier sur les pays méditerranéens. Les thèmes à aborder sont : Retour d'expériences sur la mise en place et l'utilisation d'usines de dessalement ; Aspects technologiques et économiques ; Aspects énergétiques ; Aspects environnementaux ; Controverses socio-techniques et environnementales ; Approches prospectives, en particulier dans la région méditerranéenne
Les propositions de communication sont attendues pour le 30 octobre 2017.  
Colloque Dessalement – SHF

 

2 juillet 2018, Paris – France
Soins du corps ou protection de l’environnement : faut-il choisir ? 
Retour sur le programme Cosmet’eau "Changements de pratiques dans les cosmétiques : des lanceurs d’alerte aux impacts sur le milieu récepteur", porté par le LEESU et réunit des acteurs publics et privés dans le domaine de l’eau (Syndicat Interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, les services techniques de l’eau et de l’assainissement de la Ville de Paris, l’Observatoire parisien de l’eau, VigiCell, Arceau-IdF).
Une première session sera organisée sur la qualité des eaux urbaines à l’aune de l’utilisation des produits cosmétiques : Les pressions renouvelées sur les eaux urbaines ; L’approche écotoxicologique des changements de formulation ; Comment connaître les perceptions des risques par les consommateurs de produits cosmétiques ? Une seconde session traitera de la réduction à la source des micropolluants : Où en sont les consommateurs dans leurs changements de pratique ? ; L’approche de la profession sur les changements de formulation ; La place des collectivités dans les politiques de prévention/réduction. Ces sessions seront entrecoupées par deux tables rondes sur les pratiques de consommation et la qualité des eaux urbaines  et sur les conditions et moyens d’une réduction à la source des micropolluants. 
La journée se tiendra à l’Auditorium Marie Curie du CNRS.
Cosmet’eau – Arceau IdF

 

 

Formations

 

 

Internship Vacancy at OECD
The Regional Development Policy Division of the OECD is looking for an Intern (stagiaire) to contribute to the activities of the team working on SDGs, Water and Local Public Services, over the period 1 June – 31 December 2017. The selected candidate will support the Head of Unit and Policy Analysts with desk research, drafting, communication and event organisation in three areas in particular: decentralised cooperation, sustainable development goals and water governance. 
Applicants should have excellent drafting and oral skills in English, and be enrolled in a university degree, preferably a PhD or alternatively in 2nd year of Master in economics, public policy, social sciences or related disciplines. Knowledge of Spanish and French would be a comparative advantage. Candidates should meet the following requirements: Be citizens from an OECD member country; Be full time students in a discipline related to the above programme of work for the whole 6-month period (1 June – 31 December 2017); Be enrolled within a University able to sign internship agreements with the OECD. The selected candidate will receive an allowance of 608.40 euros/month, which cannot be cumulated with other paid jobs or consultancy duties. All other fees and costs (travel, accommodation, visa, etc.) are not covered by the OECD. 
Interested candidates are kindly invited to send a CV and cover letter by 26 April 2017 to Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogues 2018 des formations du CNFME
Les 5 catalogues 2018 des formations du Centre national de formation aux métiers de l’eau (CNFME) sont disponibles en ligne sur le site de l'Office international de l'eau :

  • Eau
  • Eau et Biodiversité
  • Eau et Changement climatique
  • Eau – Irrigation – Agriculture
  • Déchets – Environnement

Catalogues 2018

 

2018 – Île-de-France
Cycle de formation Nature en ville

Les CAUE d'Île-de-France mettent leur expertise à votre service dans six modules pour appréhender méthodes et stratégies pour intégrer la nature et le paysage dans les projets. Les modules sont répartis de février à octobre 2018 et se déroulent chacun sur une journée en rassemblant un groupe de 30 personnes maximum. Chaque module combine savoirs théoriques, données culturelles et connaissances techniques. Des visites de terrain et des témoignages d’experts et de professionnels nourriront les échanges et contribueront à la recherche de solutions et à la diffusion de nouvelles pratiques.
Tarifs : 100 euros TTC par module, 500 euros TTC pour le cycle complet (6 modules). Le 1er module est gratuit en accompagnement d’un ou plusieurs modules de la formation. Les tarifs de formation ne prennent pas en charge les frais de repas.

  • Module 1 : Nature en ville : de quoi parle-t-on ? – Jeudi 15 février 2018
  • Module 2 : Positionner l'agriculture comme une composante du projet urbain – Jeudi 5 avril 2018
  • Module 3 : Aménager et gérer durablement les espaces verts – Jeudi 3 mai 2018
  • Module 4 : Gérer de façon alternative les eaux pluviales – Jeudi 7 juin 2018
  • Module 5 : Maintenir et développer la place de l'arbre en ville  – Jeudi 20 septembre 2018
  • Module 6 : Protéger et gérer le patrimoine arboré – Jeudi 4 octobre 2018

CAUE-IdF – Nature en ville  

 

Expositions pédagogiques sur les tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste.
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'homme, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France.
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières . Classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières