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Instantanés avril 2017

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 

 

URGENCE ARCTIQUE
Le nouveau rapport de l’UICN sur le patrimoine mondial souligne l'urgence de protéger l'Arctique avec le recul de la banquise
L'océan Arctique nécessite une protection d'urgence car la fonte de la banquise ouvre des zones, jusque-là inaccessibles, à des activités telles que la navigation, la pêche au chalut de fond et l'exploration pétrolière, selon un rapport scientifique lancé aujourd'hui par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en partenariat avec le National Resource Defense Council (Conseil de défense des ressources naturelles) basé aux États-Unis, et le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le rapport met en évidence sept sites dans l’Arctique pouvant potentiellement relever du statut de patrimoine mondial.
"L'océan Arctique joue un rôle crucial dans le façonnement du climat mondial et abrite une gamme variée d'espèces, dont beaucoup sont menacées", explique Carl Gustaf Lundin, directeur du programme Global Marine and Polar de l'UICN. "La Convention du patrimoine mondial a un grand potentiel pour augmenter la reconnaissance mondiale et la protection des habitats les plus exceptionnels de la région." L’océan Arctique s’étend au nord de la planète sur une superficie de 14 millions de kilomètres carrés. Ses eaux glacées abritent une faune que l’on ne trouve nulle part ailleurs, notamment des baleines boréales, des narvals et des morses. En tant que l'un des océans les plus vierges de la Terre, il fournit un habitat essentiel pour les espèces menacées, comme les ours polaires et les macareux de l'Atlantique, tous les deux classés comme vulnérables par la Liste rouge des espèces menacées de l'UICN. Cependant, le changement climatique constitue une menace considérable pour la région Arctique, qui se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Le recul de la banquise ouvre de nouvelles zones, jusque-là inaccessibles pour la pêche et l’exploration pétrolière mais ouvre également de nouvelles routes maritimes. Ces changements accroissent l’urgence d’améliorer notre compréhension et la conservation efficace des écosystèmes marins uniques de l’Arctique.
"Nos efforts de conservation de l’océan Arctique ne sont pas adaptés au rythme des menaces que sont le changement climatique et le développement économique, ce qui met en péril notre héritage commun" selon Lisa Speer du NRDC. "Nous devons protéger les points uniques écologiques les plus importants de la région contre la pêche industrielle, le développement de l'exploitation du pétrole et du gaz en mer et d'autres activités humaines dommageables pour donner à la faune de la région la meilleure chance de survie possible." Les sites identifiés dans ce rapport et qui pourraient prétendre au statut du patrimoine mondial comprennent : les vestiges de la glace de plusieurs années de l’Arctique et l’écorégion de la Polynie des eaux du Nord-Est, abritant la glace la plus ancienne et la plus épaisse de l’Arctique, et qui pourrait offrir les meilleures chances de survie pour les ours polaires au XXIe siècle ; la région du détroit de Bering, l’un des plus grands couloirs de migration au monde pour des millions d’oiseaux de mer et de mammifères marins ; l’écorégion septentrionale de la baie de Baffin, qui supporte le plus grand regroupement d’une espèce d’oiseaux marins unique : le Mergule nain ; l’écorégion de la Polynie du détroit de Scoresby, le plus grand système de fjords mondial qui abrite la sous-population des baleines boréales de Spitzberg, espèce en danger critique d'extinction ; les archipels du Haut-Arctique, qui abritent 85 % de la population mondiale de mouettes blanches ; l’écorégion de la baie de Disko et de Store Hellefiskebanke, un habitat d’hiver critique pour les morses de l’ouest de Groenland et des centaines de milliers d'eiders à tête grise ; et la grande polynie sibérienne, où la formation et le recul de la glace influencent des processus océaniques à grande échelle. "La beauté et la richesse de l’océan Arctique sont hors du commun" a déclaré Mechtild Rössler, directrice du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. "Du couloir de la vie marine qu’offre le détroit de Bering aux fjords époustouflants du détroit de Scoresby, cette région n’a nulle autre pareille sur la planète. Ce nouveau rapport met en évidence sept trésors potentiels que recèle l’océan Arctique et qui nécessitent des mesures de conservation afin de soutenir le rythme du changement climatique." Actuellement, cinq sites du patrimoine mondial se situent au nord du cercle Arctique, parmi lesquels un seul est inscrit pour ses valeurs marines – le système naturel de la Réserve de l'île Wrangel. Inscrit en 2004, le système naturel de la Réserve de l'île Wrangel abrite la plus grande population de morses du Pacifique au monde, avec quelque 100 000 spécimens qui se rassemblent dans les colonies de l’île, ainsi que la plus forte densité de tanières d’ours blanc ancestral. Des recherches indiquent que certaines baleines à bosse du sanctuaire de baleines d'El Vizcaino migrent l’été jusqu’aux eaux qui entourent l’île de Wrangel pour se nourrir, ce qui est un indicateur des liens entre l’océan Arctique et les sites du patrimoine mondial des  latitudes plus basses.
Lancé à Monaco, le rapport intitulé "Patrimoine mondial marin naturel dans l'océan Arctique, rapport d’un atelier d’experts et processus d’examen" a été rédigé avec le soutien de la Fondation Prince Albert II de Monaco et du WWF-Canada.
Fondation Prince Albert II de Monaco – WWF-Canada 
Banc de narvals mâles à Lancaster Sound dans le Nunavut (Canada). Photo Paul Nicklen/National Geographic Creative

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INITIATIVES
Utiliser les données satellitaires en temps réel pour suivre la productivité de l’eau dans l’agriculture
Un nouvel outil de la FAO offre un moyen aux pays et aux bassins hydrographiques affectés d’augmenter leur productivité.
La FAO lance un nouvel outil : la base de données WaPOR. En accès libre, son rôle est d'exploiter les données satellitaires en vue d'améliorer la fiabilité des rendements agricoles et d'optimiser les systèmes d'irrigation. WaPOR a été présenté lors d'une réunion de haut niveau, rassemblant plusieurs partenaires à l'occasion d'un événement organisé par la FAO sous le thème Faire face aux pénuries d'eau dans l'agriculture : un cadre d'action mondial face à un climat en évolution. L'outil permet de réaliser des analyses plus détaillées liées à l'utilisation de l'eau dans les systèmes agricoles et d'orienter sur la manière dont elle peut être utilisée de manière plus productive, grâce à des données empiriques.
L'utilisation de l'eau dans le monde, dont une grande partie est utilisée dans le secteur agricole, a dépassé le taux de croissance démographique lors du siècle dernier et certaines régions approchent à grands pas de la limite viable. "L'utilisation de l'eau est en hausse constante, tandis que le changement climatique, avec des sécheresses et des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents, altère et contribue à réduire la disponibilité en eau dans le secteur agricole", a déclaréMaria Helena Semedo, directrice générale adjointe de la FAO, coordonnatrice des ressources naturelles et du changement climatique. Cela contribue à mettre l'accent sur le fait que chaque goutte compte et à souligner l'importance de parvenir à une meilleure efficacité afin de répondre aux besoins grandissants en matière de production agricole. WaPOR explore les données satellitaires et utilise la puissance informatique de Google Earth  pour produire des cartes qui montrent la quantité de biomasse produite et les rendements obtenus pour chaque mètre cube d'eau consommée. Les cartes sont affichées en différentes résolutions (de 30 à 250 mètres) et mises à jour en moyenne tous les 10 jours. Dans le cadre d'un projet d' une valeur de 10 millions de dollars, financé par le gouvernement des Pays-Bas, l'équipe de la FAO, composée d'experts en technologie informatique et d'agents spécialistes des eaux et des terres, a conçu l’outil pour couvrir l'Afrique et le Proche-Orient en prêtant particulièrement attention aux pays qui sont déjà confrontés à des pénuries d'eau ou susceptibles de l'être dans un futur proche, que ce soit physique ou en termes d' infrastructures. La base de données continentale est aujourd'hui en ligne, tandis que les données nationales seront disponibles en juin pour le Bénin, le Burundi, l'Égypte, l'Éthiopie, le Ghana, la Jordanie, le Kenya, le Liban, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Syrie, la Tunisie, l'Ouganda, la Cisjordanie, la Bande de Gaza et le Yémen. Des données plus détaillées seront disponibles en ligne à partir du mois d'octobre et concerneront des zones pilotes au Liban et au Mali.
Fonctionnement – WaPOR mesure l'évapotranspiration, une étape clé du cycle naturel de l'eau au cours de laquelle l'eau s'évapore dans l'atmosphère, soit directement, soit par la transpiration des plantes. L'évapotranspiration renseigne donc directement sur la quantité d'eau consommée par une culture pendant une saison de croissance. En ce qui concerne la biomasse et le rendement des cultures, elle permet de calculer la productivité de l'eau dans les cultures. L'outil peut fournir des évaluations détaillées qui permettront de comprendre le fonctionnement de plusieurs systèmes d'irrigation, de favoriser des plans de modernisation et de s'assurer que les améliorations effectuées profitent bien à tous les utilisateurs d'eau, notamment en termes de fiabilité et de rentabilité, et qu'elles soient plus adaptées à la variabilité climatique. Le programme s'appuie sur une technologie à pixels pour produire des cartes complètes qui permettront une meilleure utilisation des ressources naturelles. Lorsque ce programme est associé aux données en temps réel, les agents de vulgarisation agricole peuvent aider les agriculteurs à obtenir des rendements agricoles plus fiables tout en améliorant leurs moyens d'existence et en les rendant plus durables.
L'Institut IHE de l'UNESCO pour l'éducation relative à  l'eau de Delft et l'Institut international de gestion de l'eau, le plus grand établissement d'enseignement supérieur sur l'eau (IWMI), soutiendront les efforts  de renforcement des capacités dans les pays en développement qui souhaitent avoir recours à ce nouvel outil. Il s'agira notamment de s'adapter aux besoins des utilisateurs pour les requêtes de données, de mener des analyses de séries chronologiques et de télécharger des données sur les variables clés qui facilitent l'évaluation de la productivité de l'eau et des terres. L'outil WaPOR est développé en collaboration avec un consortium de partenaires basés aux Pays-Bas (l'eLEAF, l'Université de Twente, l'ITC et la Fondation Waterwatch, ainsi que le VITO en Belgique). Le programme de travail anticipe le développement des applications portables qui permettront un usage local des données tirées de la base de données spatiale.
Comptabilisation de l'eau – La comptabilisation de l'eau devient de plus en plus indispensable, rappelle la FAO, en particulier dans les zones faisant face à des pénuries d'eau. Il est question de réaliser des évaluations cohérentes de la disponibilité des ressources en eau, qui doivent intégrer des facteurs climatiques et prendre en compte l'égalité des droits, en particulier lorsqu'il s'agit de l'eau destinée à l‘usage domestique et industriel, ainsi que celle utilisée dans le cadre des services écosystémiques. Aussi, la FAO offre des conseils techniques sur la manière de comptabiliser l'eau de manière efficace et de contrôler les cadres de travail. Selon certaines estimations, pour chaque degré en plus de réchauffement climatique, 7 % de la population mondiale expérimentera une baisse de 20 %, voire plus, de ses ressources naturelles renouvelables. Le fait d'améliorer la gestion des ressources naturelles est souvent mentionné dans les domaines clés d'intervention dans la plupart des plans nationaux visant à s'adapter au changement climatique et à en atténuer les effets afin de respecter les engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat.
FAO Water Productivity Open-access Portal – WaPOR

 

Les banques multilatérales renforcent leur collaboration avec le secteur privé en faveur d’infrastructures durables et inclusives
Les dirigeants des plus grandes banques multilatérales de développement (BMD) ont convenu d’intensifier leur coopération et d’encourager les investissements du secteur privé dans les infrastructures vitales pour soutenir une croissance économique durable et inclusive partout dans le monde.
Consacré au thème des infrastructures durables et inclusives, le Forum mondial sur les infrastructures 2017 a permis d’explorer les voies à suivre pour que les BMD collaborent au mieux avec les États et le secteur privé afin de créer des marchés propices aux projets d’infrastructures. Le Forum a réuni des investisseurs potentiels, des représentants des Nations unies et du G20, ainsi que les dirigeants de différentes BMD – Banque africaine de développement, Banque asiatique de développement, Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, Banque européenne d’investissement, Banque européenne pour la reconstruction et le développement, Banque interaméricaine de développement, Banque islamique de développement, Banque mondiale, New Development Bank, Société financière internationale et Société interaméricaine d’investissement.
Les services liés aux infrastructures de base comme les routes, les systèmes d’adduction d’eau et d’assainissement ou les réseaux d’électricité font défaut dans de nombreux pays en développement. Plus d’un milliard de personnes vivent sans électricité, plus de 660 millions n’ont pas accès à une eau salubre potable, et une personne sur trois ne dispose pas de toilettes avec chasse d’eau ni d’installations d’évacuation des eaux usées. En outre, les pays doivent faire face à l’urgente nécessité d’investir dans des infrastructures résistantes aux effets des changements climatiques ainsi que dans des énergies renouvelables et efficientes. Alors que des milliers de milliards de dollars de capitaux restent "dormants" ne générant des rendements faibles voire négatifs, une collaboration plus intense avec le secteur privé peut engendrer des scénarios bénéfiques pour tous grâce auxquels les investisseurs perçoivent de meilleurs rendements sur les investissements à long terme et les pays en développement obtiennent les financements et les compétences dont ils ont grand besoin. Afin que les pays du monde entier puissent tenir les engagements qu’ils ont pris pour atteindre les ambitieux objectifs de développement durable, les BMD se sont engagées non seulement à mobiliser leurs ressources en unissant leurs forces pour le cofinancement de projets, mais aussi à contribuer à susciter l’intérêt des investisseurs privés dans les partenariats public-privé et à appuyer l’essor des infrastructures comme catégorie d’actifs pour les investisseurs institutionnels.
Organisé sur une journée, le Forum a compté parmi ses intervenants Amina Mohammed, vice-secrétaire générale des Nations unies, et Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, qui préside actuellement le G20. Huit sessions parallèles ont permis de traiter un éventail de sujets : les moyens à mettre en œuvre pour faire en sorte que les infrastructures respectent les normes relatives à l’environnement et aux changements climatiques ; les solutions pour aider les villes à répondre à leurs besoins en matière d’infrastructures et à atteindre leurs objectifs climatiques ; le rôle des banques nationales de développement dans la mise en œuvre de programmes liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique ; la mobilisation de ressources privées et concessionnelles ; les défis particuliers auxquels sont confrontés les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les pays en développement sans littoral ; l’atténuation des risques pour les infrastructures sur les marchés émergents ; les infrastructures comme catégorie d’actifs pour les investisseurs institutionnels ; la préparation des projets en gardant un œil sur les coûts et sur le contrôle de la qualité ; et les difficultés et les perspectives concernant le développement énergétique et économique en Afrique.
2017 Global Infrastructure Forum

 

L’ONU lance le concours Jeunes Champions de la Terre
L’ONU Environnement lance un concours mondial destiné à recueillir les solutions écologiques proposées par les jeunes. Six jeunes champions recevront un financement initial de 15 000 dollars chacun ainsi qu’un encadrement adapté afin de donner vie à leurs idées.
À l’occasion de la Journée internationale de la Terre nourricière (22 avril) le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a lancé une nouvelle initiative destinée à repérer les jeunes talents âgés entre 18 et 30 ans et soutenir leurs idées exaltantes pour la protection de l’environnement. Le prix Jeunes Champions de la Terre est un tremplin mondial visant à donner une visibilité aux jeunes, mettre en valeur des inventions technologiques et des modèles commerciaux novateurs qui améliorent la santé de notre planète. L'initiative vise à contrer le discours négatif sur l'environnement et insuffler un élan à la prochaine génération de leaders environnementaux. Le prix est sponsorisé par Covestro, une des premières entreprises du monde fabricant des polymères, et un défenseur majeur de l’innovation pour encourager la durabilité environnementale. Chaque année, six jeunes – issus de chacune des régions dans lesquelles œuvre l’ONU Environnement – nommera un Jeune Champion de la Terre. Les lauréats recevront chacun une somme de 15 000 dollars en guise de financement initial ainsi qu’une formation intensive, un encadrement sur-mesure afin de donner vie à leurs idées pour la protection de l’environnement. Les lauréats seront sélectionnés par un jury international composé du directeur exécutif de l’ONU Environnement et du PDG de Covestro Patrick Thomas. Les lauréats seront invités à participer au dîner de gala des Champions de la Terre qui aura lieu à Nairobi en décembre 2017. Les candidatures pourront être soumises entre le 22 avril et le 18 juin 2017. 
"Comme j’en ai maintes fois fait l’expérience, quand on donne aux jeunes les opportunités et le soutien nécessaires, ils se révèlent être de puissants moteurs de changement. Nous espérons que les Jeunes Champions de la Terre seront une inspiration pour des milliers de jeunes du monde entier et qu’ils élaboreront à leur tour des moyens innovants de faire face aux problèmes écologiques majeurs", a affirmé le directeur exécutif de l’ONU Environnement, Erik Solheim. Avec un volume de ventes de 11,9 milliards d’euros en 2016, Covestro est une des plus grandes entreprise de polymères au monde. Les activités de l’entreprise sont basées sur la fabrication de matériaux en polymères haute-technologie et l’élaboration de solutions innovantes pour améliorer les produits utilisés dans la vie de tous les jours. Les principaux secteurs clients sont l'automobile, l'industrie électrique et électronique, le B.T.P. et l'industrie des articles de sport et de loisirs. Covestro, précédemment Bayer Material Science, possède 30 sites de productions dans le monde entier et emploie environ 15 600 personnes (emplois à temps plein) à la fin de l’année 2016.
Jeunes Champions de la Terre

 

Appel à candidatures pour le Prix UNESCO Kalinga de vulgarisation scientifique
Financé conjointement par la Fondation Kalinga, le gouvernement de l’État d’Orissa (Inde) et le gouvernement indien, ce prix est une distinction internationale qui récompense la brillante carrière d’une personnalité ayant contribué à la vulgarisation de la science et de la technologie, au cours de laquelle il/elle aura œuvré, dans le domaine de l’écriture, de la direction de publications, de l’enseignement, de la production d’émissions radiophoniques ou télévisées, ou de films, à mettre la science et la recherche à la portée du grand public.
Dans un monde en changement perpétuel, davantage de défis se posent à nos sociétés : de l’éradication de la pauvreté à la lutte contre le réchauffement climatique. La science est de plus en plus considérée comme un outil primordial pour trouver des solutions durables et équitables. En renforçant le lien entre la science et les sociétés, les retombés du savoir scientifique pourront mieux servir à améliorer la vie quotidienne, à comprendre et à rechercher des solutions aux défis actuels et futurs. La vulgarisation de la science concerne toutes les activités qui communiquent le savoir et les méthodes scientifiques au public, y compris celles du secteur informel. Elle comprend les musées, les émissions et les foires, mais elle inclut également le travail pour développer une compréhension générale de l’histoire de la science. À ce jour, 66 lauréats de 24 pays ont reçu le prix, parmi lesquels 6 ont obtenu le prix Nobel.
Les candidatures sont proposées à la directrice générale par les gouvernements des États membres, en consultation avec leurs commissions nationales, et par des organisations non gouvernementales entretenant un partenariat officiel avec l'UNESCO. Une auto-désignation ne peut être envisagée. Chaque État membre et les organisations non gouvernementales peuvent désigner un(e) candidat(e). 
Date limite de soumission : 27 mai 2017
Prix UNESCO Kalinga de vulgarisation scientifique

 


RECHERCHE 
Les marées influencées par le changement climatique
Un article publié par le BRGM dans la revue Continental Shelf Research montre l’impact de la hausse du niveau des mers sur les marées à l’échelle de l’Europe du Nord-Ouest.
L’augmentation du niveau des mers causée par le changement climatique aura une influence sur les marées en Europe du Nord-Ouest, des côtes d’Espagne du Nord jusqu’à la Norvège. Dans certaines zones, les écarts entre pleine mer et basse mer (marnage) seront renforcés, par exemple en Manche Est de la pointe du Cotentin jusqu’à Calais. Dans d’autres le marnage sera plus faible, notamment en Manche Ouest (baie du Mont-Saint-Michel par exemple). Les modifications de hauteur de pleine mer et basse-mer par rapport au niveau moyen pourraient être de l’ordre de 15 % de la remontée du niveau marin, soit l’équivalent de 15 cm en plus ou en moins si la mer monte d’1 mètre. Ces effets, en particulier en mer du Nord, seront différents suivant les stratégies de défense côtière. Par exemple, dans la zone Sud/Sud-est de la mer du Nord, une protection au niveau des rivages actuels engendrerait une augmentation des hauteurs de pleine mer alors qu’une absence de protection engendrerait une diminution des hauteurs de pleine mer dans cette zone. Ainsi les niveaux de marée futurs ne résulteront pas juste d’une somme entre les niveaux de marée actuels et la hausse du niveau marin : suivant les sites, la remontée du niveau marin et les stratégies de protection contre la submersion modifieront significativement les caractéristiques de marée. Les résultats obtenus reposent sur un calcul mathématique par modélisation, prenant en compte les caractéristiques physiques des marées et des bassins maritimes. Par exemple la diminution des frottements de l’eau sur le fond lorsque le niveau d’eau augmente.
Les simulations ont porté sur des scénarios de variations du niveau marin très larges : de -0,25 m, soit le niveau représentatif du siècle passé, à +10 m qui est une valeur considérée possible d’ici 2300 en cas de poursuite des émissions de gaz à effets de serre. Deux sortes d’hypothèse ont été retenues. La première porte sur une hausse uniforme du niveau des mers sur l’ensemble de la zone, avec des tests sur différentes hauteurs. À noter que cette remontée uniforme génère des modifications de marée non uniformes. La deuxième considère une hausse non uniforme du niveau de la mer d’ici 2100. En outre, deux stratégies de défense contre la submersion ont été considérées : soit des défenses de hauteur infinie au niveau des rivages actuels, soit une absence de défenses. 
Sur le plateau continental européen, la première étude de modélisation sur ce sujet date de 1989, tandis que la plupart des études ont été réalisées ces cinq dernières années. C’est néanmoins la première fois que des simulations sont effectuées sur l’ensemble de l’Europe du Nord-Ouest, avec une décomposition des marées aussi fine. Ces calculs ont pu être menés grâce au modèle MARS développé par l’IFREMER et à la Tidal Toolbox, outil de post-traitement relatif à la marée conçu par le LEGOS (Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiale). L’effet du niveau marin sur les marées est actuellement étudié par plusieurs équipes impliquées dans le Programme mondial de recherches sur le climat, et son "Grand Challenge" niveau de la mer. Une synthèse de ces résultats sera vraisemblablement intégrée dans les futurs rapports du GIEC (rapport spécial sur l’Océan et la Cryosphère et 6ème rapport d’évaluation).
BRGM – Article du Continental Shelf Research (en anglais)

Des risques d'érosion et de submersion accrus à l'avenir

Le 5ème rapport du GIEC a confirmé l’accélération de l’augmentation du niveau de la mer due au changement climatique. Globalement, depuis 1870, ce niveau s’est élevé de 20 cm. Alors qu’il montait au XXe siècle de 1,7 mm par an, le rythme est désormais évalué à 3,2 mm par an. Ainsi, à l’horizon 2100, les études prévoient une augmentation supplémentaire de 50 cm à 1 m et peut-être davantage. Les conséquences de cette augmentation de niveau se feront sentir à la fois sur l’érosion des côtes et sur les risques de submersion des zones proches du rivage. Sur ce dernier point, la remontée du niveau marin pourra être un facteur aggravant sur deux tableaux : d’une part les submersions permanentes de zones basses (notamment de marais côtiers ou d’îles basses, entraînant alors leur disparition) ; d’autre part, des submersions temporaires liées à des submersions marines, qui seront plus intenses et plus fréquentes à l’avenir.

 

INNOVATION
Ogoxe, un objet connecté pour mieux gérer les alertes aux crues 
Du fait du réchauffement climatique, les risques de crues auxquels les communes sont exposées augmentent, notamment pour celles situées dans un bassin versant. Informer, anticiper et alerter les populations quant à ces risques de crues devient primordial. Ogoxe mesure en temps réel les variations des cours d’eau et modélise les caractéristiques des bassins (géologie, urbanisation, etc.) dans le but d’anticiper les risques d’inondation, de décider d’activer le plan communal de sauvegarde (PCS) ou d’évacuer une zone de danger afin de garantir la sécurité des personnes et la protection des biens. La solution innovante combine plusieurs outils et méthodes afin de modéliser au plus juste les prévisions. Elle apporte une réelle plus-value, avec un calcul d’anticipation à l’échelle d’un bassin versant ou sur une zone plus limitée, et facilite ainsi la prise de décision pour les collectivités locales en cas d’inondation. Ogoxe complète alors les dispositifs de surveillance existants et fait évoluer les modèles opérationnels de prévision grâce à ses balises installées sur zone pour surveiller le niveau de l’eau en continu et à court terme. "Le constat partagé par les responsables et les riverains après la crue dans les Pyrénées en 2013 était le manque d'information. Or, le temps de réaction en cas d’inondation des bassins versants est extrêmement bref, c’est pourquoi la gestion de l'alerte et la préparation à la crise sont primordiales", témoigne Guillaume Delai, à l’origine d’Ogoxe aux côtés d’un hydrologue et d’un géologue depuis 2015. 
Les balises autonomes sont installées sur différents points stratégiques tels que sur les piles des ponts, digues, etc., afin de mesurer tous les facteurs risques. Un objet connecté est fourni aux riverains exposés, qui informe en permanence les indications du niveau de danger, même quand les réseaux de communication sont endommagés. Si une évacuation est ordonnée, l’information sera transmise instantanément aux habitants de la zone concernée grâce à l’objet connecté, ainsi qu’un message émis par SMS, mail, ou messagerie vocale. "La solution d'alerte aux crues s'adresse à la fois aux élus, qui disposent d'un logiciel combinant des mesures prises par des capteurs sur le terrain et des prévisions en fonction de la topographie des lieux et de la météo, et aux riverains qui pourront se doter d'un boîtier connecté leur indiquant le niveau d'alerte. Le point fort du dispositif est son autonomie tant du point de vue énergétique que du point de vue des réseaux : si l'électricité, le réseau mobile et Internet sont coupés, il fonctionnera en mode dégradé", explique Guillaume Délai.
Ogoxe

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PUBLICATION
Construire des politiques alimentaires urbaines
Cet ouvrage a été écrit par le collectif de chercheurs coordonné depuis 2013 par la chaire UNESCO Alimentations du monde / SupAgro INRA dans le cadre du programme Surfood (Sustainable urban food systems), avec le soutien d’Agropolis Fondation. Il décrit les cadres conceptuels existants pour une démarche d’analyse des politiques alimentaires urbaines, au croisement des concepts de système alimentaire et de ville durable. Il constitue une base de travail pour identifier des questions de recherche, en relation avec les initiatives des gouvernements locaux urbains, au Nord et au Sud.
La version électronique est gratuite.
Éditions Quæ

 


CAUSE
L’Atlantique à la force des mollets
Baptiste Dubanchet s'est élancé le dimanche 9 avril pour sa traversée de l'Atlantique en pédalo, d'Agadir (Maroc) à la Martinique, via les îles Canaries. Durant cette aventure, Baptiste se nourrira exclusivement d'aliments dits "périmés", son objectif étant de sensibiliser le public contre le gaspillage alimentaire. Après avoir déjà parcouru plus de 2 500 km à vélo, entre Paris et Gibraltar, le jeune homme s'attaque donc à la deuxième phase de son périple. 
La faim du monde

 

 

Europe

 

 


France
La gouvernance de l’eau s’adapte suite à la réforme territoriale et à l’adoption de la loi Biodiversité en prenant en compte la création de l’AFB
Avec la réforme territoriale, la création des 13 nouvelles régions en métropole et la réorganisation des services de l’État dans les territoires, mais également l’adoption de la loi Biodiversité et la création de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), la gouvernance de l’eau évolue. Ainsi, la composition en métropole des comités de bassin, instances qui définissent les priorités de la politique de l’eau à l’échelle du bassin versant en réunissant les acteurs socioprofessionnels, les élus, les services de l’État, etc., s’adapte à cette nouvelle donne. La représentation de l’État et de ses établissements publics au sein de ces instances est désormais calquée sur la nouvelle carte territoriale. C’est également le cas des conseils d’administration des agences de l’eau. Autre évolution pour ces derniers : désormais, l’Agence française pour la biodiversité y est représentée. Parallèlement, dans les 5 départements ultramarins de Guyane, Martinique, Guadeloupe, la Réunion et Mayotte, les comités de bassin évoluent vers des comités de l’eau et de la biodiversité qui assurent également les missions dévolues, en métropole, aux comités régionaux de la biodiversité.
Décret n°2017-580 du 20 avril 2017 fixant la liste des représentants de l'État et de ses établissements publics aux comités de bassin
Décret n° 2017-581 du 20 avril 2017 fixant la liste des représentants de l'État et de ses établissements publics aux conseils d'administration des agences de l'eau
Arrêté du 14 avril 2017 relatif à la représentation des collectivités territoriales, des diverses catégories d'usagers, des personnes qualifiées et de l'administration de l'Etat aux comités de l'eau et de la biodiversité et à leur siège en application des articles R. 213-50 et R. 213-51 du code de l'environnement

 

Petite hydroélectricité : Des moyens supplémentaires pour développer la filière
Jeudi 27 avril, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a désigné les 19 lauréats d’un premier appel à projets, salués pour avoir su développer l’hydroélectricité tout en prenant en compte les enjeux environnementaux. Pour favoriser encore plus cette dynamique, la ministre a lancé un deuxième appel d’offres qui devrait permettre d’atteindre 105 MW grâce à de nouvelles petites centrales hydroélectriques.
Le syndicat France Hydro Electricité rappelle que l’hydroélectricité est la deuxième source de production électrique en France – derrière le nucléaire – et la première source d’électricité renouvelable. La "petite hydroélectricité" compte 1 800 centrales en France. À la différence des grands barrages qui exploitent l'énergie des fleuves en stockant l’eau, les petites installations hydroélectriques sont construites au fil de l’eau. Elles ne demandent donc ni retenue, ni vidanges ponctuelles susceptibles de perturber l’hydrologie, la biologie ou la qualité de l’eau, et leur capacité de production dépend directement du débit du cours d’eau. En fonctionnant en moyenne 4 000 heures par an à plein régime, les petites centrales hydroélectriques produisent 7 milliards de kWh, soit l’équivalent de l’éclairage public nocturne de la France ! Une fois produite, l'énergie rejoint le réseau de distribution pour être ensuite consommée localement.  
Les petites installations hydroélectriques sont souvent l’héritage d’anciens moulins et de l’utilisation de la force motrice de l’eau, utilisée par l’homme depuis des siècles. Installée en grande partie dans des zones de montagnes et rurales, la petite hydroélectricité participe au maintien de l’activité dans les territoires. Respectueuses de la biodiversité présente dans les rivières, les centrales hydroélectriques sont aménagées pour permettre aux espèces de circuler au fil de la rivière, d’amont vers l’aval et inversement, en toute sécurité, grâce aux passes à poissons par exemple. La petite hydroélectricité met un point d’honneur à assurer la continuité écologique de la rivière.
Environnement France

 

Mise en ligne du site aires-captages.fr
La préservation de la qualité de la ressource en eau destinée à la production de l’eau potable est un enjeu environnemental et de santé publique. Protéger la ressource en eau est un défi majeur au croisement des enjeux économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires. Pour y répondre, l'AFB (Agence française pour la biodiversité) a créé depuis janvier un centre de ressources dédié dont l'objectif est de contribuer à améliorer l’efficacité des démarches locales de protection des captages. Il s’appuiera sur : l'animation de réseaux des acteurs (évaluation des besoins, structuration des échanges, coordination...) ; l'accompagnement technique (dont la formation) ; la production et la mise à disposition de ressources (informations, méthodes et outils scientifiques et techniques, retours d'expériences...). Ce centre de ressources s’articulera avec les initiatives et dynamiques des réseaux existants au niveau des régions ou des bassins.
Le premier pilier de ce dispositif est désormais en ligne : il s’agit du site Internet Aires d'alimentation de captages, géré et développé par l'OIEau (Office international de l'eau) dans le cadre du centre de ressources Captages piloté par l'Agence française pour la biodiversité (AFB), avec l'appui de l'INRA, du ministère en charge de l'Environnement et du ministère en charge de l'Agriculture.
Aires d'alimentation de captages

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Seine-Normandie 
Lancement des débats d’orientation du 11ème programme de l’agence

Réuni le jeudi 6 avril 2017, sous la présidence de François Sauvadet, ancien ministre, président du conseil départemental de Côte-d’Or, le comité de bassin Seine-Normandie a engagé les travaux pour les débats d’orientation du 11ème programme de l’agence de l’eau. Moins d’un an après les inondations catastrophiques de juin 2016, et en application de la stratégie d’adaptation au changement climatique adoptée fin 2016, le comité de bassin a modifié le programme d’intervention actuel de l’agence de l’eau pour mieux intégrer la prévention des inondations. Enfin, ce comité de bassin était sous le signe de l’international avec l’accueil de trois directeurs d’agences de l‘eau marocaines qui répondaient à l’invitation du Président lors de la COP22.
L’important chantier du 11ème programme (2019-2024) est désormais engagé. Le comité de bassin va être mobilisé pendant deux années sur cet important chantier. Le futur programme devra tenir compte d’un paysage en pleine évolution avec la réforme des régions, le transfert des compétences des collectivités et la recomposition des maîtres d’ouvrages, la création de l’agence française de la biodiversité et l’élargissement des missions de l’agence de l’eau. Programme qui devra également répondre aux nouvelles attentes de nos concitoyens et du gouvernement, et bien sûr la stratégie d’adaptation au changement climatique. Le comité de bassin a retenu les principaux enjeux suivants : Enjeu 1 : Une fiscalité maîtrisée et plus lisible ; en visant la stabilité de la recette fiscale globale, malgré l’importance des actions à engager pour atteindre les objectifs de bon état des rivières, nappes souterraines et milieux aquatiques, et répondre aux nouvelles missions (littoral, biodiversité) ; Enjeu 2 : Le respect des principes fondateurs de la politique de l’eau : "pollueur-payeur" et "l’eau paie l’eau" en cherchant à bâtir un programme équitable et équilibré ; Enjeu 3 : L’optimisation des aides avec une sélection renforcée des actions aidées les plus efficientes et innovantes ; Enjeu 4 : La simplification du programme tant pour les bénéficiaires que pour les services de l’agence de l’eau ; Enjeu 5 : La mobilisation des acteurs et des relais de terrain ; Enjeu 6 : La prise en compte du changement climatique. 
Le comité de bassin entend mieux intégrer la prévention des inondations en réponse aux crues dramatiques et à la perspective du changement climatique. Les modifications du 10ème programme portent sur : les études de gouvernance, notamment pour l’exercice de la compétence GEMAPI ; l’identification et la préservation des zones d’expansion des crues ; l’indemnisation des propriétaires et exploitants de terrains sur-inondés dans le cadre d’une stratégie de gestion du risque d’inondation   Ces dispositions viennent compléter un dispositif d’aides exceptionnelles que l’agence de l’eau avait mis en place au lendemain de la crue de juin 2016, et permettent de tester un certain nombre d’actions issues des travaux récents sur l’adaptation au changement climatique et l’hydrologie du bassin de la Seine, avant qu’elles ne soient étendues et complétées dans le 11ème programme. 
Agence de l’eau Seine-Normandie

 

Vive Paris, vive la vie ! Et vive la Seine retrouvée
Dimanche 2 avril, Anne Hidalgo, maire de Paris, a inauguré le parc Rives de Seine, situé sur la rive droite. Cet espace de 4,5 hectares qui était alors une voie dédiée au trafic automobile a ainsi été rendu aux piétons et cyclistes. C’est en s’appuyant sur l’expérience positive des aménagements réalisés sur la rive gauche (plus de 4 millions de visiteurs depuis juin 2013, une amélioration de la qualité de l’air et une diminution du bruit), que la ville s’est lancée à l’été 2015 à la reconquête des bords de Seine de la rive droite. Le projet, annoncé en mai 2015 au Conseil de Paris, a fait l’objet d’une concertation préalable et d’une enquête publique. Les Parisiens, Franciliens et visiteurs de la capitale ont ainsi eu la possibilité de donner leur avis sur le projet d’aménagement et de suggérer de nouveaux usages pour les rives de Seine. Une majorité s’est dégagée en faveur du projet de piétonisation entre le tunnel des Tuileries et le tunnel Henri IV et, en septembre 2016, le Conseil de Paris l’a déclaré d’intérêt général. Aujourd’hui, avec le parc Rives de Seine, c’est un espace de respiration de 7 kilomètres qui s’offre aux Parisiens et amoureux de Paris, depuis Bastille jusqu’à la tour Eiffel. "Pendant l’hiver, les services municipaux ont conduits de nouveaux aménagements sportifs, de loisirs et de végétalisation. Ils ont également travaillé à l’installation d’activités sociales et solidaires en fond de quai, tels que des cafés et un atelier de réparation de vélos, explique Anne Hidalgo. En 2018, nous revaloriserons les quais hauts de la rive droite, avec l’arrivée d’un bus électrique à haut niveau de service et la réouverture de la Samaritaine. La même année les cyclistes pourront profiter d’une piste cyclable sur la rue Rivoli, la Collection Pinault arrivera à la Bourse du Commerce, tandis que La Poste du Louvre deviendra un espace de services et un lieu de vie". 
"D’ici 2020, les théâtres du Châtelet et de la Ville auront été entièrement rénovés, tout comme le musée Carnavalet et le musée de Cluny. Un peu plus loin, la place de la Bastille aura été rendue pour moitié aux piétons et la colonne de Juillet ouverte à la visite. À l’horizon 2024, l’ancienne préfecture de la Seine du boulevard Morland comptera des commerces et des bureaux, des espaces de culture, de loisirs et de sport, mais encore une crèche et une auberge de jeunesse, le tout organisé autour d’une rue intérieure menant directement aux Rives de Seine.
"
"Enfin, si comme nous le souhaitons tous, Paris accueille les Jeux 2024, les rives seront au cœur des festivités. Elles constitueront un formidable trait d’union entre les nombreux sites olympiques et paraolympiques, tandis que la Seine sera ouverte à la baignade."
Vidéo du survol de la Seine par un drone

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Loire-Bretagne
CONSULTATION sur le Plan climat

Le comité de bassin Loire-Bretagne a approuvé le 23 mars dernier son projet de Plan d’adaptation au changement climatique. Soucieux de produire un plan co-construit, le comité de bassin met ce projet de Plan à la consultation des assemblées et du public du 1er mai au 31 octobre 2017. Le projet final sera soumis au comité de bassin au printemps 2018.
Enrichi par les témoignages et les expériences des uns et des autres, le plan d’adaptation au changement climatique est une "invitation à agir pour l’avenir" pour tous les acteurs du bassin. L’objectif est d’encourager les acteurs à compléter le plan, pour préparer les documents de planification et de programmation aux différentes échelles du bassin (SDAGE 2022-2027, SAGE, documents d’urbanisme, plan de gestion des risques d’inondation..). La stratégie à adopter face au risque de diminution et de dégradation de la ressource en eau est essentielle. Le plan a pour mission d’associer un grand nombre d’acteurs pour concevoir un panel d’actions d’anticipation aux changements, à moyen et long terme. Tous les domaines d’action sont concernés : milieux aquatiques, qualité des eaux, quantité, gouvernance, inondations et submersion marine.
Transmettez vos exemples de démarches et vos propositions d’actions en participant à la consultation en ligne sur Prenons soin de l'eau

 

Rhin-Meuse
APPEL À PROJETS Eau durable et Énergie, édition 2017
Concevoir des systèmes durables liés au petit cycle de l’eau énergétiquement efficaces et à moindre empreinte environnementale, telle est l'ambition de la nouvelle édition de l'appel à projets lancé par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et de la Région Grand Est.
L’interdépendance des secteurs de l’eau et de l’énergie n’est plus à démontrer et doit désormais inviter à une gestion conjointe de ces deux ressources. L’Agence de l’eau Rhin-Meuse, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et la Région Grand Est ont souhaité s’associer à nouveau pour lancer un appel à projets permettant d’impulser une meilleure prise en compte des enjeux de développement durable dans les installations liées à l’eau. L’objectif de l’appel à projets est d'encourager l'émergence d'initiatives exemplaires et reproductibles conjuguant les enjeux de l'eau et de l'énergie.
L’appel à projets s’adresse à toute personne morale de droit privé ou de droit public du territoire du bassin Rhin-Meuse correspondant à une collectivité territoriale (ou son délégataire), une entreprise industrielle, artisanale ou agricole, une association, une coopérative, un négoce, un organisme de recherche ou une chambre consulaire. Il concerne les projets assortis de solutions non conventionnelles justifiant d’une bonne maîtrise de l’énergie et intégrant les enjeux du développement durable dans les domaines suivants : l’assainissement des eaux usées ; l'optimisation des eaux de process ; l’approvisionnement en eau potable ; la préservation des ressources en eau. Les projets proposés pourront répondre à l'un des 5 grands objectifs suivants : réduction des consommations énergétiques ; développement des énergies renouvelables ; développement de la récupération d'énergie sur eaux usées ; développement des pratiques moins émissives en gaz à effet de serre ; promotion de pratiques bénéfiques pour la ressource en eau en exploitant les finalités énergétiques. Les dépenses d’investissements éligibles sont soutenues financièrement en phase 2, dans la limite des crédits disponibles : sous la forme d’une subvention de 80 % maximum pour les porteurs de projets non concernés par la réglementation communautaire des aides d’État ; dans le cadre des dispositifs en vigueur en application de la réglementation communautaire des aides d’État pour les porteurs de projet concernés. Il n’est pas fixé de montant d’aide maximale pour un projet.
Appel à projets Eau durable et Énergie, édition 2017

Restitution de la demi-journée d'information sur l’assainissement non collectif 
L'Agence de l'eau Rhin-Meuse a organisé le 6 avril dernier une demi-journée d’information à destination des acteurs de l’assainissement non collectif du bassin Rhin-Meuse (SPANC, bureaux d’études, conseils départementaux, agences techniques départementales) sur le thème des études préliminaires à la réhabilitation des dispositifs d’assainissement non collectif.
Les diaporamas des présentations de la journée sont disponibles en ligne : De nouveaux éléments de cadrage relatifs aux études préliminaires : pourquoi et quels sont-ils ?, par Amélie Heuzé de l’agence de l’eau Rhin-Meuse ; Comment réaliser les études préliminaires en prenant en compte les éléments de cadrage de l’Agence de l’eau (partie 1) ?, par Pascal Valin du bureau d’études Concept Environnement ; Comment réaliser les études préliminaires en prenant en compte les éléments de cadrage de l’Agence de l’eau (partie 2) ?, par Stéphane Bouchard du bureau d’études BF Assainissement & Environnement ; Quels retours d’expériences suite à la mise en œuvre de cahiers des charges mettant l’accent sur les études de sol et la comparaison de filières d’ANC ?, par Hélène Landolt de la Communauté de communes Sarrebourg Moselle Sud et Margaux Nourry de la Communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin.
Restitution Assainissement non collectif

 

Rhône-Méditerranée Corse
114 millions d’euros investis pour l’eau au 1er trimestre 2017

L’agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse a attribué 114 millions d’euros d’aides au cours de ce 1er trimestre de l’année 2017 pour financer 1 826 projets pour économiser l’eau potable, restaurer les milieux aquatiques et lutter contre les pollutions domestique, industrielle et agricole. Près de la moitié des aides (54 millions d’euros) est attribuée aux opérations de lutte contre la pollution domestique et d’amélioration de l’eau potable, portées par les collectivités, avec 19 millions d’euros pour les réseaux d’assainissement, 18 millions d’euros pour le traitement des eaux usées (dont 5,6 millions pour la réhabilitation de dispositifs d’assainissement non collectif) et 16 millions d’euros pour l’amélioration de l’alimentation en eau potable, dont 10 millions pour la mise à niveau des équipements des communes rurales (réseaux notamment). Le quart des aides (24 millions d’euros) bénéficie à la restauration des milieux aquatiques, dont le rétablissement de la continuité des cours d’eau, la restauration de leur morphologie et la préservation des zones humides. 19 millions d’euros d’aides vont à la gestion quantitative, avec une grosse part consacrée aux économies d’eau par réduction des fuites sur les réseaux d’eau potable. La lutte contre les pollutions agricoles reçoit 9 millions d’euros de subventions pour soutenir les changements de pratiques des agriculteurs et réduire l’utilisation des phytosanitaires. Enfin, 3 millions d’aides  sont attribués à la réduction de la pollution industrielle.
En 2016, 550 millions d’euros ont été investis en faveur de l’eau. L’objectif du bassin Rhône-Méditerranée est de passer de 52 % des rivières en bon état écologique à 66 % d’ici 2021 (86 % à 97 % pour la Corse), de garantir la qualité de l’eau et adapter la gestion de l’eau au défi du changement climatique.
Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse

Parution du rapport d’activité 2016 
La dynamique d’investissements en 2016 a été exceptionnelle. Les rivières en sont les premières bénéficiaires avec un nombre de chantiers sans précédents pour leur redonner un fonctionnement naturel. Les collectivités ont répondu massivement à l’appel à projets GEMAPI lancé en 2015, et avec des projets matures.
Année très positive aussi pour la chasse au gaspi de l’eau avec de nouveaux records de volumes économisés, notamment par le secteur agricole. Mais il reste encore à finaliser trois-quarts des plans de gestion de la ressource sur les territoires en déficit, une priorité absolue pour éviter les conflits d’usage face au manque d’eau. Comme attendu, la reprise des projets agricoles s’est largement confirmée en 2016 avec une hausse conséquente des demandes d’aides pour la conversion au bio et pour des pratiques moins polluantes. La protection des captages d’eau potable a également bénéficié d’une mobilisation croissante. Les opérations de dépollution industrielle, moins nombreuses, ont en revanche par leur ampleur permis d’abattre de forts tonnages de rejets toxiques. 
Côté assainissement, la valorisation des eaux usées des stations d’épuration ouvre de nouveaux horizons. L’appel à projets pour réutiliser les eaux usées traitées a connu un franc succès. Et les collectivités sont toujours plus nombreuses à désimperméabiliser les sols pour mieux gérer les eaux pluviales. 
pdf Rhône-Méditerranée Corse – Rapport d'activité

Atlas régional des mesures territorialisées du SDAGE en PACA
L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse publie un atlas des mesures territorialisées du SDAGE pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce document, réalisé par la délégation de Marseille de l’agence, constitue une synthèse des principaux éléments issus du SDAGE et de son programme de mesures, afin de visualiser les grands enjeux de la gestion de l’eau sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il dresse une analyse à l’échelle régionale des mesures à engager pour la préservation et la reconquête du bon état des eaux, dans le but de favoriser leur appropriation et leur mise en œuvre par les acteurs concernés. Il est constitué de cartographies, graphiques et tableaux détaillant le contexte du territoire (surveillance des masses d’eau, état des eaux et objectif d’atteinte du bon état), les enjeux thématiques ainsi que les mesures à engager sur la région.
pdf Atlas régional des mesures territorialisées du SDAGE en PACA

Délimiter l'espace de bon fonctionnement des cours d'eau 
Ce guide technique du SDAGE présente les méthodes pour délimiter l’espace de bon fonctionnement des cours d’eau et pour organiser la concertation avec les acteurs du territoire tel que préconisé dans le SDAGE Rhône-Méditerranée 2016-2021.
L’élaboration des méthodes s’est appuyée sur des retours d’expérience dans le bassin choisis pour leur diversité de contextes environnementaux et socio-économiques. Les méthodes présentées se fondent principalement sur l’analyse des fonctions morphologiques et hydrauliques, en intégrant les interactions avec les fonctions biologiques, biogéochimiques et hydrogéologiques. Ces méthodes sont utilisables pour les cours d’eau du bassin Rhône-Méditerranée. Un premier chapitre porte sur le lancement de la démarche. Les trois chapitres suivants abordent le diagnostic, la définition des objectifs, des propositions de délimitation, le choix et la définition du périmètre définitif. Un dernier chapitre fournit des éléments d’appui sur les actions à conduire. Il comprend des fiches-ressource (notion de bon fonctionnement, concertation, etc.). Ce guide est un document technique de référence destiné aux gestionnaires, bureaux d’étude, services de l’État et de ses établissements publics.
pdf Délimiter l'espace de bon fonctionnement des cours d'eau

 

NOMINATIONS
Bertrand Galtier, nouveau directeur de l'Agence de l'eau Artois-Picardie
Par arrêté de la ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, en date du 10 avril 2017, Bertrand Galtier, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, est nommé directeur général de l'Agence de l'eau Artois-Picardie à compter du 2 mai 2017. Il succède à Olivier Thibault, qui a passé 7 années à la tête de l’établissement.
Bertrand Galtier est diplômé de l'École polytechnique, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts et titulaire d'un DEA en écologie. Il a exercé en France, en Thaïlande et en Côte d'Ivoire avant d'être nommé, en 2008, à la Direction régionale de l'environnement (DIREN) à la Réunion puis directeur de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL). Rentré en métropole, il a dirigé le Parc national des Écrins durant 4 ans, avant d'être nommé conseiller au cabinet de la secrétaire d’État chargée de la biodiversité.
Agence de l'eau Artois-Picardie

Guillaume Choisy, nouveau directeur général de l'Agence Adour-Garonne
Par arrêté de la ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, en date du 23 mars 2017, Guillaume Choisy a été nommé directeur général de l'Agence de l'eau Adour-Garonne à compter du 15 avril 2017.
Agence de l'eau Adour-Garonne

Frédéric Cherqui, nouveau président du GRAIE
Frédéric Cherqui, enseignant à l'IUT Lyon 1 et chercheur au sein du laboratoire Deep - INSA Lyon, a été élu président du GRAIE à l’issue de l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue le 11 avril 2017 à Bourg-lès-Valence. Il succède à Jean-Luc Bertrand-Krajewski qui assumait les fonctions de président depuis 2011.
Fréderic Cherqui travaille sur deux problématiques liées à l’eau : d’une part, la gestion patrimoniale des réseaux d’assainissement et des techniques alternatives de gestion des eaux pluviales et, d’autre part, la gestion intégrée des eaux urbaines (la formulation des cadres méthodologiques et la définition de l’ensemble des services).
Le GRAIE (Groupe de recherche Rhône-Alpes sur les infrastructures de l’eau) est une association scientifique et technique créée en 1985 qui rassemble plus de 300 membres : des structures et professionnels issus d’organismes publics et privés intervenant dans la gestion de l’eau. Sa vocation est de produire, diffuser, transmettre, valoriser, sensibiliser. Pour cela, le Graie mène des réflexions approfondies, produit et diffuse des connaissances sur des aspects scientifiques, techniques et réglementaires sur les thèmes de la gestion de l’eau dans la ville, des milieux aquatiques, de l’assainissement et des micropolluants et résidus de médicaments rejetés dans l’eau. Il s'engage aussi sur les questions de transfert des compétences eau et assainissement aux côtés des acteurs techniques et plus récemment les élus des collectivités territoriales. Il réalise ces actions par le biais de ses 5 groupes de travail et des 5 dispositifs de recherche qu’il anime. 
GRAIE 

 

APPEL À MANIFESTATION D’INTÉRÊT 
Ports de Mulhouse-Rhin : Mise en œuvre d’un projet stratégique de développement  
La fin des concessions portuaires des Ports de Mulhouse-Rhin (Ottmarsheim et Huningue, Île Napoléon en décembre 2019) a conduit l’État, Voies navigables de France (VNF), la Région Grand Est, Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), Saint-Louis Agglomération (SLA) et la Chambre de commerce et d’industrie territoriale Alsace Eurométropole (Délégation Sud Alsace Mulhouse), à élaborer ensemble à une nouvelle stratégie de développement portuaire. 
Les partenaires se regroupent actuellement dans un syndicat mixte ouvert (SMO) en cours de constitution. Le SMO aura vocation à gérer le domaine industrialo-portuaire des Ports du Sud Alsace. L’objectif est de disposer d’une capacité d’investissement suffisante pour l’avenir. Les membres du futur SMO souhaitent constituer une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) afin de lui confier le développement et l'exploitation de tout ou partie des ports selon des critères réglementés. Ses actionnaires en seraient le SMO et le ou les nouveaux opérateurs économiques choisis à l’issue de la procédure à venir. L’hypothèse d’une entrée d’un tiers investisseur au capital est également envisagée. La création de la SEMOP (loi du 1er juillet 2014) dans le cadre du domaine public fluvial est rendue possible depuis la loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe). Cette nouvelle structure permettra d’accélérer le développement de plateformes industrialo-portuaires fluviales du Sud Alsace, aujourd’hui troisièmes de France, grâce à de nouveaux moyens.  Les Ports de Mulhouse-Rhin génèrent un trafic fluvial de 5 millions de tonnes. Les filières les plus importantes sont les céréales (Ottmarsheim), le vrac sec (Ottmarsheim) et le vrac liquide (Île Napoléon). Pour mettre en œuvre leur projet stratégique de développement, les partenaires lancent un appel à manifestation d’intérêt (AMI) qui a pour objectif de préparer la procédure de sélection d’un ou plusieurs opérateurs économiques privés intéressés pour poursuivre la conduite opérationnelle et financière des Ports de Mulhouse-Rhin. Il sera suivi dans un second temps par la publication d’un avis d’appel public à candidatures (AAPC) et de l’envoi d’un dossier de consultation des entreprises (DCE) aux candidats sélectionnés. L’objectif est de permettre aux opérateurs susceptibles d’être intéressés de prendre connaissance d’une première série d’éléments sur l’évolution des Ports de Mulhouse-Rhin et de recueillir les éventuelles remarques, observations et propositions des professionnels du secteur qui permettront d’enrichir le futur DCE. 
L’intégralité de l’appel à manifestation d’intérêt est téléchargeable depuis le site Internet de VNF Strasbourg


APPEL À PROJETS
Prévention des risques en montagne 
Le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer lance l’appel à projets "Stratégie territoriale pour la prévention des risques en montagne" – STePRiM, afin d’aider les collectivités à promouvoir et mettre en œuvre, selon une approche multipartenariale, des démarches pilotes de prévention de l’ensemble des risques naturels qui caractérisent les territoires de montagne. 
La question de la prévention des risques naturels (avalanches, chutes de blocs, glissements de terrain, crues torrentielles…) est centrale pour l’aménagement du territoire et le développement des bassins de vie. La stratégie s’adresse aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), aux parcs naturels, aux syndicats mixtes ou à tout autre groupement de collectivités sur un territoire inclus tout ou partie, dans un massif montagneux français. Le cahier des charges StePRiM précise le contour de l’appel à projets et les modalités de réponse. Il s’attache également à fournir des éléments pour aider les collectivités candidates à construire leur stratégie et le plan d’actions associé.
Les collectivités intéressées pourront adresser leur dossier de candidature au ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, direction générale de la prévention des risques, service des risques naturels et hydrauliques, au plus tard le 15 septembre 2017.
pdf STePRIM – cahier des charges

 

PUBLICATIONS
Guide technique "Interactions nappe/rivière : des outils pour comprendre et mesurer les échanges"
Ce guide, édité par l’Agence française pour la biodiversité vise à mettre à la disposition des acteurs de l’eau des connaissances et des méthodes de caractérisation des échanges nappe/rivière, développées et mises en œuvre préalablement dans le cadre des travaux de recherche du projet NapROM (nappes-rivières : observation et modélisation). Il propose une démarche pour décrire les sites d’étude, choisir les méthodes ou outils les plus appropriés pour évaluer les échanges entre les rivières et les aquifères superficiels et les mettre en œuvre. Il permet en outre d’évaluer qualitativement et quantitativement les échanges nappe/rivière en tenant compte du degré plus ou moins élevé d’anthropisation (ouvrages, aménagements, projets de restauration, usages de l’eau...) et de contribuer ainsi à la préservation des nappes phréatiques et plus généralement de la ressource en eau et de la biodiversité sur les bassins présentant des enjeux importants.  
Au sommaire – Partie A : Définir et décrire pour bien choisir les outils, Chapitre 1 Enjeux, échelles de travail et types d'aquifères, Chapitre 2 Données et caractérisation des sites d'étude, Grilles de caractérisation  – Partie B : Choisir les outils et interpréter, Chapitre 3 Typologie des échanges nappe/rivière, Chapitre 4 Outils : méthodes de diagnostic, Chapitre 5 Diagnostic synthétique – Partie C : Mettre en œuvre les outils ; cette dernière partie propose une série de fiches courtes et synthétiques décrivant une sélection d’outils disponibles pour caractériser les échanges nappe/rivière.
Ce guide est envisagé comme un document évolutif. Il sera enrichi et mis à jour au fil du temps pour proposer des éléments nouveaux concernant les méthodes et outils, de diagnostic, ou adaptés à des contextes hydrogéologiques autres que les formations alluviales et sédimentaires. À terme, il serait aussi intéressant de diffuser les retours d’expériences des utilisateurs du guide.
Plus de détails et téléchargements
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Osons désimperméabiliser les sols !
20 millions de mètres cubes d’eau usée non traitée sont rejetés annuellement dans les cours d’eau de Rhône-Méditerranée et de Corse via les déversoirs d’orage et, dans le même temps, 65 000 hectares de terre sont artificialisés chaque année. L’eau de pluie s’infiltre de moins en moins à mesure que les villes s’imperméabilisent. Les volumes d’eau de pluie  collectés dans les réseaux d’assainissement augmentent et entraînent la saturation des systèmes de collecte et des dysfonctionnements des stations d’épuration, y compris lors de petites pluies. Les solutions existent pour éviter les débordements des réseaux d’assainissement et rendre les sols perméables. L’Agence de l’eau Rhin-Meuse accompagne les collectivités dans leurs projets et subventionne à 50 % l’installation de techniques alternatives au "tout tuyau". Elle publie un document d’information sur des opérations exemplaires menées dans plusieurs collectivités du bassin : jardin de pluie, noue d’infiltration, tranchée drainante, etc. pour éviter la saturation des systèmes d’assainissement et laisser l’eau de pluie pénétrer dans les sols.
pdf Osons désimperméabiliser les sols

Guide de la charte assainissement 
Le Guide de la charte assainissement que publie l’Agence de l’eau Adour-Garonne vise à assurer aux collectivités la conformité des travaux réalisés sur les réseaux d’assainissement afin notamment de pouvoir prétendre aux aides correspondantes.
Charte qualité des réseaux d’assainissement  

 

FORMATION
2ème session du MOOC Gestion de l’eau et des milieux aquatiques à destination des élus
Pour la seconde année, une session de formation sur la gestion de l’eau et de milieux aquatiques à destination des élus locaux est proposée par l’Association des Maires de France et les Agences de l’eau, ainsi qu'avec l’Agence française pour la biodiversité, Plantes et Cités et la fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Acteurs essentiels de la politique de l’eau, de la mise en œuvre de projets de préservation et de protection de la ressource en eau, les élus locaux doivent aujourd’hui faire face à un cadre réglementaire et des responsabilités et obligations dans le domaine de l’eau qui évoluent et sont complexes. Organisation et responsabilités, eau potable et prix de l’eau, assainissement collectif, assainissement non collectif, gestion des milieux aquatiques et eaux pluviales : la formation en ligne est composée de 6 modules permettant d’appréhender les fondamentaux. 
Inscriptions

 

INITIATIVE
Suez et la Maison pour Rebondir ont créé plus de 200 emplois et accompagner 41 entrepreneurs  
À l’occasion des cinq ans de la Maison pour Rebondir, laboratoire d’innovation sociale fondé à Bordeaux par Suez pour accompagner des personnes éloignées de l’emploi, l’entreprise dresse le bilan de ses actions : la Maison pour Rebondir a contribué à la création de 200 emplois, notamment via l’intégration de 79 personnes au sein des filiales de Suez, pour exercer des métiers d’agents de réseau, agents de curage, électromécaniciens, agents de tri ou conducteurs de poids lourds, etc. Fort de ce succès, Suez a créé fin 2016 une antenne Maison pour Rebondir dans le Val-de-Marne et d’autres ouvertures sont prévues courant 2017. 
En collaboration étroite avec ses partenaires (Pôle Emploi, PLIE, Missions locales et entrepreneurs sociaux), la Maison pour Rebondir contribue à l’emploi et l’insertion professionnelle de personnes éloignées de l’emploi à travers trois champs d’actions : l’intégration des personnes au sein des filiales de Suez et d’autres entreprises partenaires, la création d’entreprises et la collaboration avec des entrepreneurs sociaux qui créent des services environnementaux, porteurs d’emplois. La Maison pour Rebondir permet aux futurs entrepreneurs de suivre un programme d’incubation de huit mois comprenant un coaching individualisé jusqu’à l’immatriculation de la société, une formation de 350 heures dédiée à l’entrepreneuriat, une mise en réseau avec les professionnels du secteur et un accompagnement socioprofessionnel. Depuis 2012, la Maison pour Rebondir a ainsi accompagné la création de 41 entreprises, créant ainsi 51 emplois. À Bordeaux, la Maison pour Rebondir a développé des partenariats sur cinq activités incluant la collecte et la valorisation d’huiles alimentaires avec les Détritivores ou de mégots de cigarettes avec ÉcoMégots, les changements de compteurs d’eau avec les Compagnons Bâtisseurs, la valorisation des déchets encombrants avec R3, ou encore la lutte contre le gaspillage alimentaire avec Elixir.
Suez

 

EXPOSITIONS
Empreinte : Un tour du monde des initiatives écologiques réussies   
À l’occasion de la COP21, le collectif Argos, composé de rédacteurs et photographes, a développé un projet documentaire autour des enjeux sociaux et environnementaux du monde d’aujourd’hui. Leur but : replacer l’humain au cœur de l’espace public. L’exposition organisée à Paris au Pavillon de l’Eau présente 10 reportages sur des expériences écologiques en France et à travers le monde. Paysans du Sahel, étudiants américains ou mères de famille sur le delta du Gange : chacun d’entre eux, à son échelle, agit pour réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du dérèglement climatique. Ces pionniers inventent de nouvelles façons de cultiver, de se loger et font chaque jour la démonstration qu’on peut tirer parti des ressources naturelles en préservant durablement la planète. Ils ébauchent une révolution écologique nécessaire pour les générations actuelles et futures, en proposant des modes de vie alternatifs. 
Pavillon de l’Eau

 

Les Parisculteurs : Des projets pour végétaliser et cultiver Paris
Signataire de la charte ʺObjectif 100 hectaresʺ, Eau de Paris contribue au projet ʺParisculteursʺ initié par la ville de Paris en mettant à disposition trois sites qui accueilleront des projets d’agriculture urbaine : les réservoirs d’eau non potable de Charonne et de Grenelle ainsi qu’une parcelle jouxtant le réservoir d’eau potable de Belleville. À travers cet engagement environnemental, Eau de Paris participe ainsi au renforcement de la nature en ville tout en optimisant son patrimoine hydraulique. Une exposition au Pavillon de l’Eau présente ces trois projets ainsi que la trentaine d’autres projets lauréats témoignant d’une grande diversité de mise en œuvre : aéroponie, aquaponie, hydroponie, permaculture, verger, champignonnière, culture en bacs ou en pleine terre, murs comestibles, toits végétaux, semis, plantes grimpantes ou descendantes…
Pavillon de l’Eau 

 

 

Afrique

 

 


Maroc
Une station polyvalente pour le traitement des eaux usées et des boues de Marrakech
En marge du  Symposium international organisé par l'Union internationale de la presse francophone les 30 et 31 mars derniers à Benguerir, au Maroc, les journalistes qui ont pris part à cette rencontre ont visité la station d'épuration de Marrakech, un grand projet de traitement et de réutilisation des eaux usées qui constitue une pièce maîtresse dans le processus de développement durable de toute la région.
33 millions de mètres cubes d'eau alternative et renouvelable pour l'irrigation des espaces verts de la ville de Marrakech au Maroc, telle est la prouesse réalisée aujourd'hui par la station d'épuration de cette ville, inaugurée le 29 décembre 2011 par sa Majesté le roi Mohamed VI. Cette station permet en outre désormais, la réduction des gaz à effet de serre de l'ordre de 62 000 tonnes l'an, et de s'autoalimenter à hauteur de 50 %, soit une production d'énergie électrique renouvelable par biomasse-méthanisation des eaux usées de 11 000.000 de kWh par an. Par cette volonté de traitement de la totalité des effluents de la ville (1,3 million d'équivalent-habitants) et un déploiement sur un périmètre de 24 000 hectares, la Régie autonome de distribution d'eau et d'électricité de Marrakech (RAADEMA), l'État et différents promoteurs ont, en s'associant, pu réaliser ce projet dont le coût global a été de 1,232 milliards de dinars. C'est la confirmation d'un engagement pour la protection de l'environnement, et l'économie de la ressource en eau de la région. C'est également un accompagnement de choix pour le développement urbain de la ville de Marrakech, en vue de garantir l'amélioration du cadre de vie des citoyens, jusqu'au moins à l'horizon 2030.
Antoine Lawson, Infos Plus Gabon (Libreville) – AllAfrica 
Visite de la station au début des travaux d'agrandissement, en décembre 2012 (photos Martine Le Bec)

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Algérie
SEAAL conclut des accords avec des entreprises publiques pour se doter en équipements locaux

La Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (SEAAL) a signé des protocoles d'accord avec trois sociétés publiques spécialisées dans la fabrication des équipements pour l'hydraulique, ce qui permettra de substituer une partie de ses importations par des productions nationales. Le premier accord, signé avec l'Algérienne des Fonderies d'El Harrach (ALFEL), concerne la fourniture de bouches à clé et tampons de regards en fonte ductile. Le deuxième accord, signé avec l'Algerian Industriel Equipment Company (ALIECO), porte sur l'expertise, la maintenance préventive et curative ainsi que sur la réhabilitation des ponts roulants de SEAAL. Enfin le troisième protocole, conclu avec l'Entreprise des Pompes et Vannes Algériennes (Poval), il prévoit la réhabilitation de groupes électropompes immergés, la fourniture de colonnes montantes de forages et la formation à la maintenance des groupes électropompes. Les trois accords ont été signés en marge du Salon national inversé de la sous-traitance (SANIST) par les dirigeants de la SEAAL, ALFEL, ALIECO et Poval respectivement Jean-Marc Jahn, Zaim Bourara, Hakim Gormit et Boualem Latreche Bouteldja. La conclusion de ces trois accords, qui s'ajoutent à ceux déjà conclus avec des entreprises algériennes publiques et privées, vise à substituer une partie des importations de SEAAL par la production nationale, a expliqué son directeur général lors de la cérémonie de signature.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica

 

Sénégal
86 % de la population de Dakar ne traite pas l'eau qu’elle consomme
Selon le Rapport de l'Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS-Urbaine) 2015-2016, environ 86 % des ménages de Dakar n’ont recours à aucune méthode pour traiter l'eau de boisson. Le rapport révèle également que la désinfection par ajout d'eau de javel ou de chlore, pratiquée par 9 % des ménages de la capitale, constitue la principale méthode de traitement de l'eau de boisson. En outre, seulement 13 % des ménages utilisant des sources d'eau non améliorées utilisent des méthodes adéquates de traitement de l'eau pour la rendre propre à la consommation. La pratique de traitement adéquat de l'eau que la source soit améliorée ou non ne paraît pas en relation au niveau d'instruction du chef de ménage ni au niveau de bien-être économique du ménage. En effet, la proportion de la population traitant de manière adéquate l'eau de boisson est plus élevée dans les ménages les plus pauvres et ceux dont le chef n'est pas instruit et diffère peu des ménages les plus riches ou de ceux dont le chef a atteint le niveau supérieur.
Pathé Touré, Le Journal de l'Économie Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 

Burkina Faso
Le cadre sectoriel Environnement, Eau et Assainissement est lancé

Le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, a présidé la première session de la revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue "Environnement, Eau et Assainissement", le jeudi 30 mars, à Ouagadougou.
Le secteur Environnement, Eau et Assainissement fait partie des 14 secteurs de planification définis par le Plan national de développement économique et social (PNDES). À travers le cadre sectoriel de dialogue, les acteurs ont échangé sur les voies et moyens pour relever les nouveaux défis et trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Pour le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, l'objectif global de la revue annuelle, première sous le PNDES, est d'examiner le rapport annuel 2016 et les progrès réalisables pour atteindre les objectifs. La mise en œuvre des programmes du secteur se poursuit avec des acquis certes, mais des défis "importants" restent à relever, estime le ministre. De son côté, le chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur, Ulla Naesby Tawiah, a salué le gouvernement pour l'organisation de la session annuelle et jugé globalement acceptable les résultats atteints par le secteur. "Les partenaires techniques et financiers voudraient particulièrement saluer le processus engagé par le ministère de l'Eau et de l'Assainissement pour la mise en place d'un dispositif intégré de suivi et d'évaluation des programmes de la politique nationale de l'eau, la ratification de l'Accord de Paris sur le changement climatique", a-t-elle dit. Pour l'année 2017, les efforts devront notamment viser l'adoption d'une nouvelle politique tarifaire de l'eau potable en milieu rural et semi-urbain ainsi que la finalisation et l'adoption d'une stratégie de partenariat public-privé, a-t-elle estimé.
Boukary Bonkoungou, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Les toilettes, c'est une affaire de pros ! 
Lancement d'une campagne sur l'assainissement 

Le GRET (Groupe de recherche et d'échanges technologiques) et Eau Vive, deux ONG internationales de développement, lancent une campagne de financement participatif afin d'équiper des villages burkinabè en toilettes et de soutenir l'arrivée des premiers professionnels du secteur dans la Boucle du Mouhoun.
Cette campagne, intitulée "Les toilettes, c'est une affaire de pros", s'inscrit dans le cadre du projet Sanya Kagni, mis en œuvre par le GRET et Eau Vive dans dix communes du sud-ouest du Burkina Faso, grâce  grâce au soutien de l'Union européenne et de la Mairie de Paris. Dans cette zone rurale, le taux d'équipement en toilettes reste très faible : seuls 40 % des habitants en moyenne ont chez eux des latrines "traditionnelles". La pratique courante reste la défécation à l'air libre, "en brousse", avec des conséquences néfastes sur l'environnement, la santé, la sécurité et la dignité des personnes. Pour remédier à cette situation et permettre à chacun de bénéficier de toilettes sûres à un prix abordable, le GRET appuie le développement au Burkina Faso de petites entreprises locales, appelées Yilemd Raaga, à travers une approche marketing de l'assainissement. Il s'agit de mettre en place une offre locale de toilettes, proposée par des professionnels qui construisent sur place, embauchent du personnel parmi les habitants, respectent des critères de qualité et vendent des produits accessibles à tous. La campagne, en ligne sur la plateforme Ulule, met à l'honneur quatre de ces petits entrepreneurs : Ibrahima Barry, Lébwé Nabié, Matieu Traoré et Lassane Kaboré. Tous ont besoin d'un coup de pouce pour atteindre l'équilibre économique et continuer à mener à bien leur mission sociale. Car l'originalité de la campagne réside dans son dispositif : les participants sont invités à précommander la moitié d'une toilette pour une famille, qui financera elle-même les 50 % restants, permettant ainsi de sécuriser le carnet de commandes des quatre professionnels. Outre le fait d'aider des familles à acquérir leur première toilette hygiénique – et contribuer ainsi à l'amélioration des conditions de vie des habitants de manière très concrète –, cette initiative permettra aux quatre jeunes entrepreneurs de proposer des promotions aux habitants les plus pauvres, voire d'étendre leurs activités à d'autres villages de la zone.
La campagne "Les toilettes, c'est une affaire de pros !" bénéficie du soutien du chanteur burkinabé engagé Alif Naaba.
Les toilettes, c'est une affaire de pros !

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Congo-Brazzaville
SNDE : Les agents réaffirment leur soutien à la direction générale
L'intersyndicale de la Société nationale de distribution d'eau (SNDE) a rejeté, le 26 avril à Brazzaville, au cours d'une assemblée générale extraordinaire, les rumeurs relatives à la liquidation et au licenciement d'une partie des agents de cette entreprise.
L'intersyndicale de la SNDE a dénoncé la mauvaise gestion de l'ancienne administration et a approuvé le processus d'apurement de cette dette par l'actuelle direction. La dette éligible de la SNDE contractée auprès des bailleurs de fonds et partenaires s'élevait à 20 milliards de francs CFA. Actuellement, cette dette est réduite à 9 milliards FCFA. "L'ancienne administration a fait du mal à notre entreprise. Les cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) n'étaient pas reversées, il y a eu trop de détournement, des évacuations sanitaires abusives aux frais de la société, les recrutements outrés, détournement des véhicules de l'entreprise, branchements pirates et autres", a indiqué Dieudonné Élenga, président de l'intersyndicale. Le bureau de l'intersyndicale-Brazzaville ainsi que les délégués des départements des Plateaux-Cuvette, Cuvette-Ouest, Sangha et Likouala ont rappelé les efforts fournis par l'actuelle administration. Il s'agit notamment du paiement régulier des salaires, l'élargissement du réseau de distribution d'eau, le recouvrement régulier des créances et la vaste opération de pose des compteurs. "L'assemblée générale de l'intersyndicale des agents de la SNDE a réaffirmé son soutien à l'actuel directeur général, au président du conseil d'administration de cette entreprise", souligne le communiqué final.
Par contre les délégués de l'intersyndicale venant des villes de Pointe-Noire-Dolisie-Nkayi ont rappelé l'importance des contrats de performance et de service paraphé entre la SNDE et la société Veolia. Pour rappel, la Société nationale de distribution d'eau avait paraphé le 24 janvier 2013, un contrat de performance et de service avec la société Veolia/Compagnie Générale des Eaux et la Société auxiliaire de distribution d'eau (SADE). Ces contrats devraient aider à la réhabilitation de 212 kilomètres de réseaux de distribution d'eau ; la réalisation de 53 000 branchements privés, avec compteurs à la consommation et de 175 bornes-fontaines de Pointe-Noire et de Brazzaville avec la société SADE. Le contrat de service avec Veolia s'élève à 6 milliards 833 millions 632 021 FCFA avec un délai d'exécution de quatre ans, le contrat des travaux de la société SADE s'élevant, lui, à 12,8 milliards FCFA avec un délai d'exécution de 16 mois. À terme, ces travaux permettront de desservir  1 050 000 habitants de Brazzaville et Pointe-Noire. Enfin, la signature de ces contrats devrait permettre de contribuer au redressement de la SNDE en améliorant sa performance et de renforcer ses capacités dans les domaines technique, commercial et financier au bénéfice des populations congolaises.
Fortuné Ibara, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

La SNE en partie responsable des contre-performances de la SNDE
Les coupures récurrentes du courant de la Société nationale d'électricité (SNE) perturbent la fourniture d'eau potable à Pointe-Noire et Brazzaville, affirme le directeur technique de la Société nationale de distribution d'eau (SNDE), Antoine Olea dans un entretien exclusif avec Les Dépêches de Brazzaville.
La SNDE alimente ses abonnés à Pointe-Noire grâce à des forages d'eau implantés dans les quartiers et dont la capacité de production s'avère insuffisante par rapport à la demande croissante des populations. "Les coupures d'eau à Pointe-Noire se justifient aussi du fait que les forages les plus productifs sont disséminés dans les quartiers populaires où les délestages du courant électrique sont monnaie courante", indique Antoine Olea. "L'électricité est plus disponible au centre-ville, la zone proche de la mer et il faut éviter les intrusions d'eau saline. Qu'à cela ne tienne, nous avons des groupes électrogènes de secours au niveau de certains forages. Mais, ils ne peuvent pas être une solution définitive", poursuit-il. Au niveau de Brazzaville, les abonnés reçoivent de l'eau provenant des usines et non des forages comme à Pointe-Noire. Mais, l'on constate que certains quartiers ne sont pas alimentés, malgré les capacités importantes de production. «À Brazzaville, la production est totalement garantie avec la construction de nouvelles infrastructures», explique le directeur technique de la SNDE, citant notamment les potablocs et les usines d'eau de Djiri (7 500 m3/ h) et du Djoué. Selon Antoine Olea, les coupures d'eau observées dans la capitale congolaise sont dues aux ruptures des canalisations, aux coupures d'électricité, aux fuites d'eau, à la vétusté des équipements et à leur maintenance, ainsi qu'à la longueur du réseau. La SNDE a mis sur pied une organisation interne à Brazzaville et Pointe-Noire, consistant à déployer les équipes dans les différents endroits où il y a des fuites d'eau, en priorisant d'intervenir sur les fuites les plus importantes.
Christian Brice Elion, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

Congo-Kinshasa
Gestion des ressources en eau du lac Kivu et de la rivière Ruzizi : Pas de précipitation !

Dubitatifs, les députés conditionnent l’examen du projet de loi à une étude approfondie.
Les députés se sont retrouvés le 31 mars  au Palais du peuple dans le cadre d'une plénière à l'Assemblée nationale. Deux points étaient inscrits à l'ordre du jour et, en premier lieu, l'adoption de l'ordre du jour et la défense du projet de loi autorisant la ratification de la Convention relative à la gestion intégrée des ressources en eau du bassin du lac Kivu et de la rivière Ruzizi par le gouvernement. Le projet était défendu par Athys Kabongo, le ministre de l'Environnement et Développement durable. Cependant, juste après son intervention, la séance plénière a été suspendue et l'examen du projet renvoyé parce qu'une étude approfondie du dossier s'impose, a estimé l’Assemblée suivant par là l’avis du député Henri-Thomas Lokondo. Quatre raisons majeures sont invoquées pour ce report. En premier lieu, la Convention concerne des pays des voisins avec lesquels la RDC a des contentieux (la République du Burundi et celle du Rwanda). En second lieu, les députés souhaitent en savoir plus sur les bénéfices que la RDC pourra tirer du projet. En troisième lieu, ils rappellent que le pays, en crise, n’a pas les moyens d’assurer l’exécution d’une telle convention. Enfin les députés estiment que l’accord pourrait entrer en conflit avec la loi sur l'eau de 2015.
Le ministre de l'Environnement et Développement durable a saisi l'occasion offerte rappeler que la Convention vise à assurer la protection et la conservation des ressources en eau du bassin du lac Kivu et de la rivière Ruzizi sur base d'une gestion intégrée et durable. Pour y arriver, les trois États riverains se sont convenus de coopérer dans l'élaboration d'une vision stratégique commune et la mise en œuvre de programmes d'action en précisant qu’une attention particulière sera accordée aux besoins des communautés riveraines, actuelles et futures.
Flodel Nkima, La Prospérité (Kinshasa) – AllAfrica  

 

Afrique centrale
Une centrale hydroélectrique entre le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi

Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique sur les chutes de Rusumo à la frontière entre le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi ont commencé le jeudi 30 mars. Ce projet financé grâce à la Banque mondiale devrait permettre aux trois pays voisins de se partager à parts égales 80 mégawatts (MW) d'électricité. Une "étape importante" pour la production d'électricité dans la région et "un signe fort de coopération entre les pays d'Afrique de l'Est", a déclaré le ministre tanzanien de l'Énergie, Sospeter Muhongo, lors de la cérémonie marquant le début de la construction de la centrale hydroélectrique de Rusumo. Cette centrale sera composée de mini-barrages au fil de l'eau sur la rivière Kagera que se partagent le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie. Deux consortiums sont en charge des travaux. Un chinois et l'autre composé d'entreprises allemandes et indiennes. Ils sont estimés à 340 millions de dollars et sont financés grâce à un prêt de la Banque mondiale. Ce projet prévoit aussi, cette fois via le financement de la Banque africaine de développement, la construction des lignes de transmission qui achemineront l'énergie produite vers les réseaux électriques des trois pays. Au terme des travaux qui devraient durer trois ans, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, qui manquent cruellement d'électricité, pourront bénéficier de 26,6 MW chacun.
Radio France Internationale – AllAfrica  

 

Maurice
Rodrigues : Rs 500 000 sur Rs 62 millions dépensées pour la gestion de l'eau

L'Assemblée régionale de Rodrigues a du pain sur la planche. Le rapport de l'audit n'a pas été tendre envers elle sur la gestion des affaires, notamment sur les dossiers des infrastructures et de l'eau. 68 pages du rapport, qui s'étend sur 18 mois, du 1er janvier 2015 au 30 juin 2016, décortiquent les problèmes. Sur les plus de 62 millions de roupies ont été débloquées pour quatre projets dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, seulement un projet, au coût d'un demi-million de roupies, a été réalisé, concernant la récupération d'eau de pluie. L'Assemblée régionale avance que l'argent est toujours disponible pour ces projets. Une situation qui indigne Nicolas Von-Mally, leader de l’opposition et ancien ministre de Rodrigues. Outre des arriérés de paiement, l'audit pointe également du doigt les retards des multiples projets mis en place ; cela concerne des stations de dessalement d'eau, des écoles et des collèges et des infrastructures routières.
L'Express (Port Louis) – AllAfrica  

 

 

Asie

 

 


Chine
Le gouvernement central supervisera l'utilisation des fonds de lutte contre la pollution de l'eau
La Chine a dévoilé de nouvelles mesures pour éviter la mauvaise utilisation des fonds alloués au contrôle et au traitement de la pollution de l'eau. Un système d'évaluation de la performance sera établi afin de déterminer si les fonds sont utilisés de manière appropriée et si les projets de lutte contre la pollution sont bien gérés, selon un communiqué publié conjointement par le ministère de la Protection de l'environnement et le ministère des Finances. Après un examen complet de leurs performances, les utilisateurs des fonds seront notés selon un système d'évaluation à quatre niveaux, et les autorités locales récompenseront les bonnes performances et sanctionneront les mauvaises, note le communiqué.
La publication de cette ligne directrice détaillée intervient alors que les autorités s'efforcent de contrôler la mauvaise utilisation des fonds environnementaux. L'organe suprême chinois chargé de l'audit a découvert que 17,6 milliards de yuans (environ 2,56 milliards de dollars) de fonds budgétaires pour le contrôle de la pollution et la gestion des ressources n'avaient pas été efficacement utilisés en 2016. 397 projets de protection de l'eau n'ont pas atteint les effets attendus, et certains fonds environnementaux n'ont pas été distribués selon les plans de protection spéciaux, a précisé le Bureau national de l'audit.
Xinhua  

 

Architecture en poupe
Le lac Meixi, Hunan. Vu du ciel, c’est une grande tornade qui se dessine sur le lac Meixi. Faisant 86 mètres de diamètre sur 35 mètres de haut, le bâtiment construit en acier sera bientôt ouvert au public.
China.org.cn  

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La population de salamandres du Xinjiang a cessé de baisser
Les efforts pour conserver l'espèce de la salamandre du Xinjiang (Ranodon Sibiricus), un amphibien menacé d'extinction, ont été une réussite. "Le nombre de salamandres du Xinjiang a cessé de baisser depuis 2014 et dépasse aujourd'hui le nombre de 3 000 individus", a déclaré Ji Xiaowei, chef de la station de gestion de la réserve naturelle des salamandres du district de Wenquan, habitat principal de cette espèce. En raison de la menace des activités humaines, de la pollution et du changement climatique, la population de salamandre du Xinjiang a largement baissé, passant de 10 000 dans les années 1990, à moins de 3 000 il y a trois ans. Ces dernières années, la réserve a dépensé plus de 13 millions de yuans (environ 2 millions de dollars) pour permettre de transformer 75 hectares de pâturages en prairies, construire 9,8 kilomètres de clôtures en fil dans son habitat, détourner de l'eau vers les zones humides où cette espèce vit et établir un système de surveillance vidéo à distance.
La salamandre du Xinjiang est considérée comme un "fossile vivant", car elle existait déjà du temps des dinosaures il y a 300 millions d'années. Aujourd'hui, cette espèce vit uniquement dans les zones humides à la frontière de la Chine et du Kazakhstan.
Xinhua

 

 

Amériques

 

 

Région des Grands-Lacs
Les lacs d'eau douce de plus en plus salés à cause des sels de déneigement 

En Amérique du Nord, les lacs d'eau douce sont de plus en plus salés à cause du développement et de l'utilisation des sels de dénaigement pendant l'hiver, selon une nouvelle étude publiée récemment. "Le constat laisse à réfléchir", a déclaré Hilary Dugan, chercheuse en chef en limnologie à l'Université du Wisconsin-Madison, dans un communiqué. "Pour les lacs, le développement du littoral, aussi modeste soit-il, se traduit par un risque de salinisation élevés."
L'étude, publiée dans le journal américain Proceedings of the National Academy of Sciences, est la première analyse de grande ampleur des tendances du chlorure dans les lacs d'eau douce des États-Unis et du Canada. Elle a analysé 371 lacs d'eau douce, tous plus grands que quatre hectares et affichant des données enregistrées de chlorure d'au moins dix ans. La majorité des lacs étaient situés dans la région des Grands-Lacs, englobant le Minnesota, le Wisconsin, le Michigan, l'Ontario (Canada), l'État de New-York, mais également le Vermont, le New Hampshire, le Maine et le Connecticut. Les résultats ont montré que les routes, les parkings et les autres surfaces imperméables situés dans un périmètre de 500 mètres des rives d'un lac étaient un indicateur fort des concentrations élevées en chlorure. Dans la région nord-américaine des lacs, 94 des 134 (soit 70 %) lacs affichant plus de 1 % de couverture des terres imperméables dans leur zone tampon de 500 mètres ont vu la tendance de concentration en chlorure augmenter. En extrapolant les résultats à tous les lacs de la région nord-américaine, ce sont environ 7 770 lacs qui sont exposés à un risque de salinité accrue. Si les tendances de salinisation actuelles continuent, de nombreux lacs nord-américains dépasseront les niveaux de concentration en chlorure stipulés par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) dans les 50 prochaines années.
L'utilisation de sels de déneigement pour maintenir les routes praticables en hiver a explosé en Amérique du Nord depuis les années 1940. Chaque année, environ 23 millions de tonnes de dégivrants à base de chlorure de sodium sont appliquées sur les routes d'Amérique du Nord. Une grande partie de ces sels de déneigement finissent dans les eaux alentours et sont reconnus comme une source majeure de pollution au chlorure dans les nappes phréatiques, les courants, les rivières et les lacs. 
Xinhua

 

Canada – Ontario
L'Ontario soutient l’amélioration des infrastructures dans la province

Le gouvernement de l'Ontario rehausse l'aide offerte aux collectivités pour qu'elles puissent améliorer leurs routes, leurs ponts, leurs réseaux de distribution d'eau et d'autres biens d'infrastructure locaux, a annoncé le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, Jeff Leal, en visite à Picton. L'investissement de la province va permettre d'apporter des améliorations sensibles à la station de traitement de l'eau de Picton, dont la réfection des filtres et des améliorations apportées au chlorateur. Picton est l'une de 55 collectivités de la province qui recevront une aide de la province grâce au Fonds ontarien pour l'infrastructure communautaire (FOIC) pour construire et réparer les infrastructures locales. Cet investissement, qui permettra d’attribuer aux collectivités 60 millions de dollars canadiens, est le plus important de toute l'histoire de la province. L’Ontario a triplé les investissements consentis dans le cadre du FOIC qui passeront de 100 millions de dollars en 2016 à 300 millions de dollars par année en 2019.
Le FOIC soutient des projets dans les municipalités dont la population est inférieure à 100 000 personnes selon le recensement de 2011 et dans les municipalités rurales ou du Nord de l’Ontario.
Plan Infrastructure – Gouvernement Ontario

 

Canada – Québec
Installations septiques résidentielles : Un nouveau règlement bonifié en vigueur dès ce mois

Les modifications apportées au Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Q-2, r. 22) annoncées le printemps dernier par le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, entreront en vigueur dès le 26 avril 2017. Le Règlement a été modifié afin de proposer quatre solutions aux propriétaires de résidences isolées existantes qui sont contraints d’installer un système de traitement tertiaire avec déphosphatation. Ces modifications permettront de faciliter les travaux de mise aux normes des installations septiques tout en garantissant la protection de l’environnement et la santé publique.
Cette édiction réglementaire constitue la première phase de la réforme du Règlement annoncée au printemps 2016. Une deuxième phase de la réforme est en cours et permettra, dès cette année, de proposer des solutions additionnelles.
Environnement Québec

 

Programme Action-Climat Québec
Plus de 740 000 de dollars accordés au projet "Sors de ta bulle" de la Fondation Monique-Fitz-Back

Un soutien financier totalisant plus de 740 000 dollars a été accordé au projet "Sors de ta bulle" de la Fondation Monique-Fitz-Back pour l’éducation relative au développement durable. Ce projet donnera l’occasion aux élèves du secondaire d’associer une image positive à la lutte contre les changements climatiques et de participer aux choix qui affecteront leur avenir. En effet, "Sors de ta bulle" permettra de sensibiliser des jeunes de différentes régions du Québec en organisant des activités participatives et mobilisatrices. Parmi les activités proposées, les élèves pourront, entre autres, participer à trois sommets jeunesse où ils viendront présenter les priorités de leurs régions respectives en matière de mobilisation, ainsi que des exemples de projets environnementaux inspirants. En plus de soutenir plus de 30 projets sur les changements climatiques réalisés par les leaders de demain, la Fondation Monique-Fitz-Back donnera la possibilité aux élèves d’une dizaine de régions de siéger au Conseil national des jeunes ministres de l’environnement. Le projet est financé dans le cadre du volet 1 du programme Action-Climat Québec, qui soutient des projets d’envergure nationale. Ce programme, qui découle du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques financé par le Fonds vert, vise à mobiliser les Québécoises et les Québécois dans la lutte contre les changements climatiques en soutenant des initiatives de la société civile.
Rappelons que le programme Action-Climat Québec dispose d’une enveloppe totale de 12 millions de dollars répartis en deux volets. Le premier volet, administré par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), est doté d’un budget de 9 millions de dollars et soutient des projets d’envergure nationale dont l’aide financière peut atteindre un maximum de 1 million de dollars sur trois ans. Soulignons que ces projets rayonneront dans plusieurs régions du Québec. Le second volet, géré par le Fonds d'action québécois pour le développement durable (FAQDD), est doté d’un budget de 3 millions de dollars et soutient des projets d’envergures locale et régionale, pour un montant maximal de 100 000 dollars ou de 200 000 dollars sur trois ans, selon leur envergure. 
Environnement Québec

 

 

Économie

 

 


États-Unis – H2O Innovation remporte six nouveaux contrats 
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’elle a remporté six nouveaux projets aux États-Unis. Ces nouveaux contrats portent le carnet de commandes de projets de la société à 58,2 millions de dollars canadiens. Le premier contrat concerne un système d’osmose (RO)  inverse pour le traitement des eaux du Lac Texoma, situé à la frontière du Texas et de l’Oklahoma. Ce nouveau système viendra remplacer celui d’électrodialyse inverse conventionnel (EDR) installé auparavant. H2O Innovation a également remporté le contrat d’un système d’ultrafiltration (UF) avec la plateforme ouverte FiberFlexMC, pour cette même municipalité, vers la fin de l’année 2015. En attribuant ce projet à H2O Innovation, le client pourra économiser davantage en temps et en argent pour l’intégration du nouveau système de RO à celui d’UF déjà en place. Avec cette extension, le système traitera 11,3 MGD (42 775 m3/jour) d’eau ultrafiltrée et 5 MGD (18 927 m3/jour) d’effluents d’osmose inverse, portant le projet au plus haut niveau de capacité pour H2O Innovation. 
Le second projet remporté par H2O Innovation consiste en un système de nanofiltration (NF) servant de prolongement au système existant fourni en 1999. Ce dernier, qui sera expédié par bateau, produira 0,4 MGD (1 308 m3/jour) d’eau potable pour une municipalité située sur le versant nord de l’Alaska.
Deux contrats supplémentaires amènent H2O Innovation à travailler auprès de municipalités dans l’État du Montana. Le premier consiste en un système de traitement d’eaux usées utilisant la nouvelle plateforme ouverte de bioréacteur à membranes (MBR) FlexMBRMC. Des membranes de feuilles planes seront utilisées dans le processus de séparation des solides afin de satisfaire les exigences réglementaires. Le deuxième projet municipal concerne un système d’UF utilisant le FiberFlexMC et desservant la ville en eau potable. H2O Innovation a également remporté deux plus petits projets de traitement d’eau par osmose inverse : l’un dans l'État de Floride, l’autre au Michigan. "Nous sommes très fiers de la grande diversité des technologies utilisées dans ces nouveaux projets puissent qu’elles représentent le cœur de nos compétences : l’ultrafiltration, l’osmose inverse, la nanofiltration et les bioréacteurs à membranes. Ces nouveaux contrats de FlexMBRMC et de FiberFlexMC confirment également l’habileté de H2O Innovation à renforcer  une tendance grandissante dans l’industrie : la flexibilité et l’interchangeabilité des membranes", a déclaré Denis Guibert, vice-président et directeur général de la division d’ingénierie d’H2O Innovation. 
H2O Innovation 

 

États-Unis – Utility Partners renouvelle quatre contrats et étend ses activités au Nouveau-Mexique 
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’Utility Partners, LLC (UP), sa filiale dédiée aux services d’opération et de maintenance (O&M) aux États-Unis, a récemment renouvelé quatre contrats municipaux en plus de remporter un projet au Nouveau-Mexique, ce qui portent le carnet de commandes d’O&M à 60,4 millions de dollars canadiens.
Les municipalités avec lesquelles UP a renouvelé des contrats d’opération et de maintenance se situent dans les États de la Californie, du Mississippi, de la Géorgie ainsi que du New Hampshire. Le premier d’entre eux a été renouvelé pour une période d’un an avec une option de quatre ans, renouvelable annuellement. Le second contrat a été signé pour cinq années supplémentaires et inclut les produits consommables ainsi que le remplacement des membranes pour toute la durée du contrat. Pour ce contrat précisément, UP de pair avec H2O Innovation, a élaboré une offre à valeur ajoutée pour la municipalité en y incluant le remplacement des membranes à un coût et une performance optimales. Ce faisant, la ville bénéficie de l'expertise membranaire d’H2O Innovation, et ainsi, améliore ses coûts d’exploitation. Quant aux deux contrats suivants, ils ont été renouvelés pour une année supplémentaire chacun.
UP a également obtenu un nouveau contrat pour des services d’opération et de maintenance, pour une période initiale de trois ans, dans l’État du Nouveau-Mexique. "Ce nouveau contrat nous permettra de nous établir sur un tout nouveau territoire, l’État du Nouveau-Mexique, où nous n’exploitions aucun système de traitement d’eau jusqu’à présent. Cela nous donne l’énergie et l’optimisme afin de poursuivre notre expansion dans de nouveaux marchés. Le service à la clientèle hors pair offert par notre équipe a définitivement joué un rôle crucial dans le renouvellement de ces quatre contrats municipaux de services d’opération et de maintenance. Nous sommes également très enthousiastes de la synergie qui s’installe entre l’équipe d’H2O Innovation et celle d’UP. La société a récemment bénéficié d’opportunités de ventes croisées lorsque son équipe d’ingénierie a été appelée à supporter UP sur des projets d’O&M, au New Hampshire et au Mississippi. La combinaison des expertises des deux entreprises nous rend définitivement plus forts et mieux outillés", a déclaré Bill Douglass, vice-président de la division opération et maintenance d’H2O Innovation et directeur général d’Utility Partners. 
H2O Innovation 

 

Économie circulaire – Aqua Assainissement lance la première filière de recyclage dans l’ANC
Aqua Assainissement lance un projet d’économie circulaire visant la création d’une première filière de recyclage de produits techniques (compresseurs, moteurs, pompes de relevage) utilisés dans l’assainissement non collectif.
Aqua Assainissement est la boutique en ligne leader dans la vente de produits pour les systèmes d’assainissement (compresseurs, pompes à air, soufflantes, moteurs, pompes de relevage, produits anti-odeurs et activateurs biologiques, produits compatibles assainissement pour l’entretien de la maison...). Son nouveau projet d’économie circulaire lancé vise à : récupérer les compresseurs, moteurs et pompes de relevage hors d’usage ; monter un atelier pour recomposer des produits d’occasion à partir de plusieurs produits hors d’usage ; remettre ces produits reconditionnés sur le marché et garantir leurs caractéristiques ; rediriger les déchets non réutilisables sur des filières de valorisation matières. L’initiative est née de deux constats : d’une part le prix élevé des pièces détachées qui incite les clients à acheter un produit neuf plutôt que de réparer ; d'autre part, le nombre important de produits jetés en déchetterie (ou ailleurs) entraînant des coûts de plus en plus élevés alors qu’il est possible d’allonger leur utilisation ou de recycler les matières. C’est aussi, comme le précise Fabrice Pasquer, gérant d’Aqua Assainissement, "la sensibilisation de notre entreprise à l’environnement, une prise de conscience de l’impact des déchets techniques que l’on traite et la prise en compte des nouvelles possibilités liées à l’économie circulaire notamment le potentiel de recyclage des matériaux une fois séparés et l’opportunité d’apporter des économies de ressources chères à notre planète."
Ce projet, soutenu par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise des énergies (ADEME), est réalisé avec des partenaires techniques : le laboratoire pluridisciplinaire G-SCOP (Unité mixte de recherche CNRS, Grenoble INP, UGA) créé pour répondre aux défis scientifiques posés par les mutations du monde industriel en cours et à venir ; le bureau d’étude spécialisé en économie circulaire DECODEX ; la société d’entretien et de maintenance AMI Assainissement. La mise en œuvre opérationnelle s’appuie sur un atelier de réinsertion intégré à un pôle d’économie circulaire du PCTE (Pôle territorial de coopération économique) créé par la Communauté de communes du Clunisois, le SIRTOM de la Vallée de la Grosne, des associations et des entreprises locales dont Aqua Assainissement. 
Aqua Assainissement

 

Saur cède son activité propreté et poursuit sa stratégie de recentrage sur les métiers de l’eau 
Initié en 2015, le recentrage du groupe Saur autour de ses métiers de l’eau se poursuit avec la vente de Coved, son pôle propreté, au groupe Paprec. En cédant son activité propreté (2 800 collaborateurs, 344 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016), le groupe Saur poursuit son recentrage et tend vers un profil de "pure player" dans les métiers de l’eau. Cette cession lui procure par ailleurs les marges de manœuvres financières dont il a besoin pour reprendre une politique de croissance. En effet, avec le soutien de ses actionnaires, le groupe a obtenu de ses créanciers l’autorisation de conserver la totalité du produit de la vente de Coved, afin de l’investir dans le redéveloppement de son cœur d’activité. "Notre premier devoir reste de poursuivre l’amélioration de notre rentabilité. Mais nous avons désormais, également, la capacité de déployer notre stratégie de modernisation et d’expansion dans l’eau, en France comme à l’international", précise Louis-Roch Burgard, président exécutif du groupe Saur. 
Avec 7 000 collectivités sous contrat et 13 millions d’habitants desservis en France et à travers le monde, le groupe Saur a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires net de 1,25 milliard d’euros dans ses métiers de l'eau. À l’international, Saur est présent en Arabie saoudite, Écosse, Espagne et Pologne. 
Saur

 

Groupe Suez – Nominations 
Pierre-Yves Pouliquen a été nommé directeur général de la Business Unit Afrique, Moyen-Orient et Inde le 1er mars 2017. Rappelons que depuis le 1er janvier 2017, Ana Giros assure la fonction de directeur général de la nouvelle Business Unit Amérique latine et Fabrice Rossignol celle de directeur général de la Business Unit Italie, Europe centrale et orientale et CEI de Suez.
Suez

Veolia 

 

 

Évènements

 

 

10 mai 2017, Paris – France
Gérer le risque d’inondations : une responsabilité partagée

Colloque de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice – INHESJ
Les inondations représentent en France le risque naturel le plus présent et récurrent. De l’aménagement des cours d’eau jusqu’à la gestion de crise lorsque l’inondation survient, en passant par les dispositifs d’alerte et la préparation à la gestion de crise, de nombreux acteurs publics interviennent dans la gestion des risques d’inondation, qu’il s’agisse des collectivités territoriales ou de services de l’État. En attribuant au "bloc communal" une compétence nouvelle et obligatoire relative à la gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (GEMAPI), la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (dite loi MAPTAM) a modifié le cadre législatif de la prévention des inondations. Quelles seront à partir du 1er janvier 2018 les rôles et les responsabilités des différents acteurs publics dans le domaine de la gestion du risque d’inondations ? Où s’arrête la prévention et où commence la gestion de crise ? Comment mieux coordonner les différents acteurs ?
Le 10 mai 2017, de 17h00 à 20h00, à l'amphithéâtre de Bourcet, École militaire, Paris.
Colloque INHESJ

 

17-18 mai 2017, Montpellier – France 
HydroGaïa

n complément d'une zone d'exposition regroupant plus d'une centaine de professionnels de la filière eau, HydroGaïa propose des ateliers thématiques, des rendez-vous business et un programme de conférences riche et diversifié. Après une conférence inaugurale consacrée à "La gestion des ressources en eau pour satisfaire les besoins alimentaires des populations", le cycle des conférences abordera trois sujets d'actualité : 
Session 1 : Répondre aux besoins des industriels et de l’agro–industrie 
Session 2 : Quelle irrigation pour demain ? 
Session 3 : Satisfaire aux besoins en eau domestiques des populations 
HydroGaïa

 

18-19 mai 2017, Orléans – France
Demi-journées de dialogue Recherche-Gestion 2017

Au titre de la stimulation de la recherche, du développement et de l’innovation au service du bassin fluvial, et dans le prolongement des demi-journées de juin 2016 et septembre 2015, l’Établissement public Loire organise les 18 et 19 mai 2017, à Orléans, quatre sessions d’échanges scientifiques et techniques. Chaque session est structurée autour d’une problématique, abordée à travers les contributions complémentaires aussi bien de la communauté scientifique (particulièrement de jeunes chercheurs), que d’opérateurs et acteurs témoignant d’actions mises en œuvre et de retours d’expérience concrets, y compris hors bassin de la Loire et ses affluents. Les échanges sont favorisés par une place importante réservée au dialogue entre participants et intervenants. 
Les quatre thématiques retenues, cette année, sont : Gestion "par la nature" des risques liés à l’eau ; Gestion quantitative de l’eau dans un contexte de changement climatique ; Synergies cours d’eau-canaux-plans d’eau face aux pollutions ; Rivières urbaines et leurs pollutions.
Recherche-Gestion 2017

 

May 22-June 2, 2017, Florianopolis – Brazil
LET Conference 2017

The 14th IWA Leading Edge Conference on Water and Wastewater Technologies is designed to be the place where new ideas are introduced and the opportunity is provided to interact with the "best of the best". This is the global conference where new insights into how pioneering science, technological innovation and leading practices shape the major transformation in water management that is underway.
LET Conference 2017

 

May 29-June 2, 2017, Florianopolis – Brazil
14th IWA Leading Edge Conference on Water and Wastewater Technologies

The 14th IWA Leading Edge Conference on Water and Wastewater Technologies – LET 2017, will be held in Florianópolis, Brazil, from 29 May to 2 June 2017. The LET 2017 is devoted to innovation in the field of water technology, allowing to bring research and development to rapid practical application. This IWA initiative improves the instruments for water management, and widens their scope – with a focus on integrating urban water systems and river basins. The call for papers is now open and the topics to the conference are:

  1. Resource Recovery,
  2. Technologies for control of micropollutants and pathogens of emerging concern,
  3. Advance anaerobic technologies,
  4. Advance treatment materials and multifunctional membranes,
  5. Applying advanced microbiology/genetic tools,
  6. Innovative biofilm and granular processes,
  7. Innovative decentralized technologies for developing countries,
  8. Green-blue-infrastructure to enhance urban water management.

Submit your paper abstracts by 31st October 2016 and contribute to ensure that LET keeps its characteristics: the highest quality for scientific content, the most impact of technical developments, the most intense interchange of personal and professional opinions – bridging the gap between academia and practice.
To submit your abstract by 31st October 2016
LET 2017

 

3-11 juin 2017 – France
Fête des Mares : Labellisez votre événement

Tous les ans durant la première semaine de juin, la Fête des mares propose des sorties, des conférences, des ateliers, des spectacles, etc. En 2016, pour sa première édition, la Fête des mares a ainsi proposé 133 manifestations partout en France organisées ou co-organisées par près de 150 structures. En labellisant votre manifestation vous bénéficierez des outils de communication mis à disposition par la coordination nationale (affiches, flyers, etc.).
Fête des mares

 

June 6, 2017, Brussels – Belgium
Public session at the European Parliament 
On the WWDR 2017 "Wastewater: The Untapped Resource"

The MEP Water Group and the World Water Assessment Programme of UNESCO are co-organising a public session on the new United Nation World Water Development Report (WWDR) 2017 "Wastewater: The Untapped Resource" on the 6th of June from 14:30 to 16:30 pm at the European Parliament in Brussels.
The 2017 edition of this UN-Water flagship Report demonstrates how improved wastewater management generates social, environmental and economic benefits essential for sustainable development and is essential to achieving the 2030 Agenda for Sustainable Development. With the report as its departure point, the session will host a range of speakers who will address wastewater not only as a resource and a key component in the Circular Economy but also as an important job creator considering related innovations and R&D.
WssTP

 

6-9 juin 2017, Liège – Belgique 
Congrès 2017 ASTEE
Des territoires à l’Europe : construire ensemble les transitions environnementales

Le congrès 2017 de l’ASTEE se tiendra à Liège du 6 au 9 juin 2017 et aura pour thème général "Des territoires à l’Europe : construire ensemble les transitions environnementales". Les communications attendues s’inscriront dans les thèmes suivants : Ressources et milieux : protection, gestion quantitative, ressources non-conventionnelles, polluants émergents, substances dangereuses, indicateurs, qualité du milieu récepteur, continuité écologique. Atténuation du changement climatique : économies d’énergie, réduction des gaz à effet de serre, analyse du cycle de vie. Outils de planification territoriale : schémas (directeurs) d’aménagement et de gestion des eaux, gestion concertée, adaptation au changement climatique. Réseaux, traitement : traitement des eaux, gestion patrimoniale, diagnostic permanent, économies d’eau, métrologie. Collecte, traitement : tri à la source, collecte, économie circulaire, recyclage, réemploi, valorisation organique, réduction de la production de déchets. Valorisation énergétique : récupération d’énergie dans les réseaux, cogénération, méthanisation, biogaz, combustibles de substitution reconstitués. Services à l’usager : services clientèles, outils mis à disposition de l’usager, dialogue. Gestion des services : efficacité, sécurité et politique d’investissement.
ASTEE

 

14-16 juin 2017, Sophia Antipolis, Nice – France 
SIMHYDRO 2017 : Choisir le bon modèle en hydraulique appliquée

Quels modèles pour les problèmes couplés d'écoulements ? Quels sont les enjeux industriels et sociétaux associés? Quelles incertitudes ? Organisée par la Société hydrotechnique de France – SHF, la conférence se déroulera sur trois journées sur les thèmes : 1. Écoulements à surface libre, problèmes couplés, problèmes hydro-environnementaux ; 2. Gestion en temps réel des ouvrages et des réseaux avec notamment la problématique des inondations urbaines ; 3. Écoulements 3D et diphasiques dans les machines et en hydraulique industrielle.
SIMHYDRO 2017

 

16 juin 2017, Paris – France 
L'Engagement sociétal au prisme des ODD

L'engagement sociétal est diversement abordé par les grandes entreprises, à travers des missions variées telles que la philanthropie, le mécénat financier ou de compétences, des actions de solidarité, ou encore la création d'activités de social business. L'engagement sociétal reste une question complexe, l'alliance entreprise/société n'allant pas toujours de soi, avec dans certaines consciences, une vision binaire opposant l'intérêt général de la société et la recherche de profit des entreprises. Le Comité 21 poursuit ses travaux amorcés en 2016, dans l'optique d'une publication avant la fin de l'année d'un rapport souhaitant dépasser ces contradictions. Nous vous invitons à une demi-journée de débat sous forme de tables rondes pour analyser l'apport des ODD au concept d'engagement sociétal des organisations, et inversement. Il valorisera des exemples concrets, montrant comment les deux dynamiques entreprises et société se conjuguent, et donnera la parole à des experts.
Comité 21

 

June 22, 2017, Toronto – Canada 
8th Annual Canadian Water Summit

Collaboration to Action – Leadership and Investment in Canada's Blue Economy The Canadian Water Summit attracts hundreds of professionals from water industry groups across all orders of government, manufacturing, industry associations, cleantech, local communities, academia, and NGOs. As we celebrate Canada’s 150th, delegates will explore opportunities to collaborate on water technology and infrastructure finance, "blue economy"growth and climate change resilience through progressive policies, smart business and bold investment leadership. 
Canadian Water Summit 

 

10-11 octobre 2017, Paris-Marne La Vallée – France 
RDT : Risques et résilience des territoires

À l’occasion de la présentation des résultats des travaux de recherche conduits dans le cadre du programme de recherche "Risques, Décision, Territoire" du ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer sur le thème de la résilience des territoires face aux risques", la Société hydrotechnique de France – SHF s’associe au ministère pour organiser un colloque sur les "apports de la notion de résilience à la gestion des risques". Depuis quelques années, après avoir mis en avant le concept de vulnérabilité, la gestion des risques s’est enrichie d’une nouvelle notion, celle de la résilience, qui a renouvelé la manière de concevoir la relation entre la société et les risques (naturels ou technologiques). Parfois vue comme le versant positif de la vulnérabilité, la résilience est une notion intégratrice et d’acception assez large qui concerne non seulement les capacités d’un groupe social ou/et d’un territoire (ou, plus largement d’un système socio-technique, écologique, etc.) à faire face à une catastrophe, mais aussi ses facultés à se relever de cette perturbation. En centrant l’analyse sur les conditions qui permettent une meilleure robustesse ou une meilleure adaptation des enjeux aux divers aléas, ou sur celles qui facilitent un meilleur "retour à la normale" après un événement grave, cette notion a induit un changement de point de vue. La conférence interrogera sur les effets de ce dernier à la fois sur les diverses étapes de la gestion des risques et sur les objets d’étude eux-mêmes.
SHF

 

12-14 décembre 2017, Béni Mellal – Maroc 
Congrès international Eau, Déchets et Environnement 

"L'Afrique, état des lieux et perspectives d'avenir" est le thème de la sixième édition du Congrès international eau, déchets et environnement – EDE6, qui aura lieu les 12, 13 et 14 décembre 2017 à la FST de Béni Mellal (Maroc). Organisé à l'initiative de l'Université Sultan Moulay Slimane, la Faculté des sciences et technique de Béni Mellal (FST-BM), en collaboration avec l'Agence du bassin hydraulique de l'Oum Er-Rbia (ABHOER) Béni Mellal, ce congrès sera une occasion de partager et d'échanger entre les différents acteurs nationaux et internationaux des domaines de l'eau, des déchets et de l'environnement, les avancées scientifiques et techniques que connaît le monde. Le programme du congrès comporte, outre les sessions des communications orales, plusieurs conférences plénières présentant différents aspects en relation avec l'eau, les déchets, l'environnement, les changements climatiques, la gestion des bassins versants, les énergies renouvelables et la géophysique. 

 

 

Formations

 

 

Internship Vacancy at OECD
The Regional Development Policy Division of the OECD is looking for an Intern (stagiaire) to contribute to the activities of the team working on SDGs, Water and Local Public Services, over the period 1 June – 31 December 2017. The selected candidate will support the Head of Unit and Policy Analysts with desk research, drafting, communication and event organisation in three areas in particular: decentralised cooperation, sustainable development goals and water governance. 
Applicants should have excellent drafting and oral skills in English, and be enrolled in a university degree, preferably a PhD or alternatively in 2nd year of Master in economics, public policy, social sciences or related disciplines. Knowledge of Spanish and French would be a comparative advantage. Candidates should meet the following requirements: Be citizens from an OECD member country; Be full time students in a discipline related to the above programme of work for the whole 6-month period (1 June – 31 December 2017); Be enrolled within a University able to sign internship agreements with the OECD. The selected candidate will receive an allowance of 608.40 euros/month, which cannot be cumulated with other paid jobs or consultancy duties. All other fees and costs (travel, accommodation, visa, etc.) are not covered by the OECD. 
Interested candidates are kindly invited to send a CV and cover letter by 26 April 2017 to Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogue Eau 2017 du CNFME
467 sessions de formation professionnelle continue 

Le Centre national de formation aux métiers de l’eau –  CNFME, de l’Office international de l'eau propose aux professionnels de l'eau son nouveau catalogue Eau 2017 de formation continue. Il regroupe 341 modules de formation, dont 14 nouveaux, répartis en 467 sessions tout au long de l'année 2017.
Le catalogue Eau 2017 couvre 19 thématiques : 1. la découverte des métiers, 2. la réglementation et la gestion des services, 3. la sécurité des personnes, 4. la métrologie et les analyses de qualité de l'eau, 5. le forage et le pompage, 6. la production d'eau potable, 7. la distribution d'eau potable, 8. les réseaux intérieurs, la protection sanitaire et l'eau de pluie, 9. l'assainissement non collectif, 10. les réseaux d'assainissement et l'assainissement pluvial, 11. l'épuration des eaux usées urbaines, 12. le traitement des boues et des odeurs, 13. la maintenance, l'énergie, l'automatisme et la télégestion, 14. l'eau de piscine et de baignade, 15. les rivières et plans d'eau, 16. l'eau souterraine, 17. l’eau dans l’agriculture, 18. l'eau dans l'industrie, 19. l'eau dans le cadre de la coopération décentralisée.
14 nouvelles formations apparaissent au catalogue sur les thèmes suivants :

  • Gouvernance des services : Règlement des services d’eau et d’assainissement : obligation et rédaction
  • Sécurité des personnes : CATEC I/S : Maintien et actualisation des connaissances
  • Métrologie et analyses : PCR quantitative
  • Production d’eau potable : Eaux embouteillées
  • Assainissement non collectif : ANC de 21 à 199 EH
  • Épuration des eaux usées urbaines : Exploitation des systèmes Lits de séchage plantés de roseaux (LSPR) ; Exploitation des systèmes d’aération par fines bulles ; Boues activées pour petites collectivités
  • Maintenance, Énergie, Automatisme, Télégestion : Smart Grids en eau potable et assainissement ; Automatisation de systèmes simples : stations de pompage, réservoirs, prises d’eau
  • Eau dans la nature : Outils de gestion territoriale et mécanisme d'allocation des ressources en eau
  • Eau dans l’agriculture : Découverte du secteur agricole ; Obtenir le Certiphyto Conseil ; Renouveler son Certiphyto Conseil.

Actualisées en cours d’année pour tenir compte de l’évolution des besoins des stagiaires et de leurs employeurs publics et privés, de l'évolution réglementaire, économique et technique, les formations sont conçues et réalisées pour permettre l’acquisition de compétences pratiques et d’un savoir-faire réel. Ces modules peuvent être organisés de manière à réaliser un parcours de formation personnalisé sous forme de cursus, correspondant le cas échéant à des périodes de professionnalisation.
Le CNFME organise la majorité de ses formations dans ses deux établissements de Limoges et de La Souterraine. De manière à utiliser au mieux les ressources techniques et pédagogiques localisées dans certaines villes, des stages sont décentralisés sur Paris, Sophia-Antipolis, Fontenay-sous-Bois, Nîmes, Saint-Brieuc, Tarbes, Toulouse, Tours, Villebon-sur-Yvette, Clermont-Ferrand. Les formations, identifiées par objectifs, contenu, niveau, ont une durée comprise en général entre 3 et 4 jours. Elles sont programmées tout au long de l’année, dès janvier 2017. Tous les stages techniques reposent sur un concept de formation en situation de travail, unique en France et en Europe, développé depuis plus de trente ans par le centre, grâce à ses plateformes technologiques. 30 formateurs permanents, ainsi que 160 experts et conférenciers, constituent le réseau du CNFME. Ils mettent à la disposition des employeurs et des stagiaires leurs compétences techniques et pédagogiques pour la conception, la réalisation et de l’animation des sessions de formation. 
Catalogue Eau 2017 – CNFME