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Instantanés juin 2018

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Verdir des terres arides toxiques
La Journée mondiale de la lutte contre la désertification, le17 juin, est l'occasion de prendre conscience que les zones arides peuvent être améliorées grâce à leur bonne gestion.
La superficie de la mer d'Aral en Asie centrale a commencé à rétrécir dans les années 1960, lorsque les Soviétiques ont détourné l'eau des deux principaux fleuves qui s'y déversaient pour alimenter de vastes champs de coton nouvellement plantés. Aujourd'hui, la superficie de la mer est équivalente à 10 % de sa taille historique. En se retirant, l'eau a laissé paraître des terres arides sablonneuses qui ont été contaminées par le ruissellement des pesticides et ont déclenché des tempêtes de poussière, entraînant ainsi des problèmes de santé. C'est pour cette raison que le gouvernement de l'Ouzbékistan met en œuvre un plan visant à verdir les fonds marins asséchés à l'aide de millions d'arbres. Le gouvernement a fait le choix du saxaul, une espèce d'arbustes originaire des déserts d'Asie centrale qui est devenue désormais le premier rempart contre le changement climatique en Ouzbékistan. "Un seul saxaul adulte peut réhabiliter jusqu'à 10 tonnes de terre autour de ses racines", a déclaré Orazbay Allanazarov, spécialiste de la forestation à la BBC. Les arbres permettent d'arrêter le vent qui transporte le sable contaminé du fond sec et le répand dans l'atmosphère. Le but est donc de couvrir la totalité de l'ancien lit d'une forêt. Les forêts sont la source de 80 % de la biodiversité terrestre mondiale. Les arbres sont plantés en rangs espacés de 10 mètres, de sorte que lorsqu'ils se développent et libèrent leurs propres graines, les espaces entre les rangs seront également peuplés. Jusqu'à présent, environ un demi-million d'hectares du désert ont été recouverts d'arbres de saxaul. Mais plus de trois millions d'hectares demeurent vierges. Au rythme actuel, 150 années seraient nécessaires pour obtenir une forêt suffisamment grande pour recouvrir toute la région. "Nous devons accélérer le processus. Mais pour cela nous avons besoin de plus d'argent, de plus d'investissements étrangers", explique Orazbay Allanazarov.
Les terres sont limitées. Seul environ un tiers de notre planète est constituées de terres et il doit également subir la pression de la population humaine de plus en plus nombreuse et riche. Cependant, la neutralité en matière de dégradation des terres est réalisable grâce à la résolution de problèmes, à une forte implication des communautés et à une coopération à tous les niveaux. Atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres (LDN) a été définie par les Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification comme : "Un état dans lequel la quantité et la qualité des ressources foncières nécessaires pour soutenir les fonctions et services écosystémiques et renforcer la sécurité alimentaire restent stables ou augmentent selon des échelles temporelles et spatiales et d'écosystèmes spécifiques." À ce jour, plus de 110 pays se sont engagés dans le programme d'établissement des objectifs de la NDT et des progrès considérables ont été accomplis depuis l'adoption du Programme de développement durable à l'horizon 2030 en 2015. La NDT contrebalance la perte de terres productives prévue grâce à la récupération de zones dégradées et souligne l'importance d'une planification efficace de l'utilisation des terres. Une telle planification implique un engagement multipartite, y compris des structures de gouvernance locales, régionales et nationales.
La Journée mondiale de la lutte contre la désertification est célébrée chaque année le 17 juin. Avec le slogan "La terre a de la valeur, Investissez-y" cette nouvelle édition a mis l'accent sur la gestion durable des terres pour régénérer les économies, créer des emplois et revitaliser les collectivités. 
ONU Environnement

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Perspectives mondiales sur les efforts menés pour combattre la pollution par les plastiques
Un nouveau rapport d’ONU Environnement examine l’état de la pollution par les plastiques en 2018. Le rapport fournit la toute première évaluation des mesures gouvernementales contre la pollution par les plastiques. L’analyse comprend un aperçu des meilleures pratiques et des leçons tirées d’études de cas sur les interdictions de plastiques à usage unique, de la mise en œuvre de taxes et d’autres formes d’interventions gouvernementales. Des spécialistes de l’ONU proposent une feuille de route en dix étapes pour les décideurs politiques.
Le rapport constate que les efforts mondiaux pour répondre au problème de la pollution par les plastiques connaissent un élan sans précédent. Ce rapport, le premier de ce type, révèle que les gouvernements accélèrent la mise en œuvre et les mesures destinées à limiter l’utilisation des plastiques à usage unique. Dans un document présenté comme le premier examen complet de "l'état des plastiques" dans le monde, ONU Environnement a compilé des expériences et des évaluations des différentes mesures et réglementations pour combattre la pollution plastique dans son rapport intitulé "Plastique  à usage unique : feuille de route pour la durabilité". Cette perspective internationale, élaborée en collaboration avec le gouvernement indien et le ministère de l'Environnement, des Forêts et du Changement climatique, présente des études de cas de plus de 60 pays. Le rapport analyse les implications complexes de notre économie basée sur les plastiques et offre une approche pour repenser la façon dont le monde produit, utilise et gère les plastiques à usage unique. Parmi les recommandations, figurent des mesures spécifiques que les décideurs peuvent prendre afin d’améliorer la gestion des déchets, encourager des alternatives respectueuses de l’environnement, informer les consommateurs, favoriser des stratégies de réduction volontaire et mettre en œuvre des interdictions ou des taxes relatives à l’utilisation et la vente de plastiques à usage unique. Les principales conclusions du rapport indiquent que les taxes et les interdictions prononcées par les gouvernements, lorsqu'elles sont correctement planifiées et appliqués, figurent parmi les stratégies les plus efficaces pour limiter la surconsommation des produits en plastique jetables. Cependant, le rapport insiste sur la nécessité d’une coopération plus large avec les parties prenantes des entreprises et du secteur privé, propose une feuille de route pour la mise en œuvre de solutions en amont, y compris le concept de la responsabilité élargie des producteurs et des incitations financières pour l’adoption d’une approche plus circulaire de la production et de la consommation de plastique. Le rapport constate par ailleurs que les déchets plastiques à usage unique générés et la façon dont ils sont gérés ne sont pas similaires dans toutes les régions. Alors qu’il n’existe pas de solution unique pour combattre la pollution par les plastiques, les auteurs présentent 10 mesures universelles à l’attention des décideurs pour lutter contre le problème dans leurs communautés.
Le rapport a été lancé à New Delhi par le premier ministre indien Narendra Modi et le chef d’ONU Environnement, Erik Solheim, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement. "Cette évaluation montre que certaines mesures peuvent être indolores, efficaces et être sources d’importants bénéfices pour les personnes et la planète. Ces mesures peuvent contribuer à éviter les énormes coûts de la pollution en aval", affirme Erik Solheim, chef d’ONU Environnement dans la préface du rapport. "Le plastique en lui-même n’est pas le problème, le problème est ce que nous en faisons."
Plastique  à usage unique : feuille de route pour la durabilité
ONU Environnement

 

Une volonté croissante de mettre un terme à la pêche illégale
De plus en plus de pays choisissent de bloquer les navires transportant des prises illégales
Alors que la communauté internationale célèbrait le 5 juin la première journée mondiale consacrée à la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non règlementée (INN), on observe que de plus en plus de pays ont décidé de rejoindre un accord mondial visant à mettre un terme aux activités de pêche illégale. Selon les estimations, un poisson pêché sur cinq serait affecté par la pêche INN, avec un coût annuel de près de 23 milliards de dollars.
La date du 5 juin a été choisie car elle coïncide avec l'anniversaire de l'Accord relatif aux mesures du ressort de l'Etat du Port (PSMA), entré en vigueur en 2016. Le PSMA est le premier accord international contraignant à cibler la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). À ce jour, 54 États, ainsi que l'Union européenne, sont devenus parties de l'accord et nombreux sont ceux à avoir déjà commencé à mettre en œuvre ses dispositions. "Les parlements de nombreux autres pays sont en passe de ratifier l'accord. J'aimerais féliciter tous ces pays et inviter les autres à rejoindre cette initiative mondiale afin d'éradiquer la pêche illégale. Pour que le PSMA soit effectif, nous avons besoin de tous les pays", a précisé José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, lors d'un événement parallèle organisé en marge de la 159ème session du Conseil de la FAO pour célébrer la journée mondiale. Le PSMA tend à décourager les navires qui souhaiteraient exercer des activités illégales, en leur refusant l'accès aux ports et donc en les empêchant de décharger leurs prises et de bénéficier des services portuaires. L'accord empêche également les produits provenant de la pêche INN de parvenir jusqu'aux marchés nationaux et internationaux. "À travers le monde, des milliers de personnes sans scrupules pillent les stocks de poissons et vident nos océans. Ce ne sont pas seulement les poissons à en payer le prix, les populations aussi. Vider les océans revient à vider les estomacs et les portefeuilles", a déclaré Karmenu Vella, commissaire européen à l'Environnement, aux Affaires maritimes et à la Pêche, lors de l'événement s’étant tenu au siège de la FAO. "L'Indonésie poursuit la mise en place de mesures très strictes et nous avons également adopté une tolérance zéro en ce qui concerne la pêche illégale et non déclarée. Nous devons poursuivre notre travail ensemble. Aucun pays ne peut lutter contre la pêche INN tout seul", a indiqué Susi Pudjiastuti, ministre indonésienne des Affaires maritimes et de la Pêche.
Pour la première fois, on observe une volonté croissante de mettre un terme à la pêche INN, avec notamment la mise en place d'une série d'instruments internationaux qui permettront de rapprocher la communauté internationale de cet objectif. D'autres instruments tels que les Directives volontaires de la FAO pour la performance de l'État du pavillon adoptées en 2014 et les Directives volontaires de la FAO pour un système de documentation des captures adoptées en 2017 servent de complément au PSMA afin d'obtenir une meilleure traçabilité du poisson tout au long de la chaîne de valeur, la rendant par ailleurs plus harmonisée. Le fichier mondial des navires de pêche, des navires de transport réfrigérés et des navires de ravitaillement, opérationnel depuis 2017, est un répertoire d'informations sur les navires participant à des opérations de pêche, qui contribue à la mise en œuvre du PSMA, au suivi des pêches, à leur contrôle et à leur surveillance de manière générale. Les Directives volontaires de la FAO sur le marquage des équipements de pêche (dont l'objectif est de lutter contre les pertes, les abandons et les rejets d'équipements de pêche) ont été négociées par les États membres de la FAO et devraient être validées lors du Comité des pêches de la FAO, qui se tiendra en juillet 2018. "Nous avons tous les instruments nécessaires pour réaliser notre objectif mais nous avons également besoin de l'implication de tous les gouvernements et de l'ensemble des principaux acteurs du secteur", a souligné José Graziano da Silva.
Près de 10 % de la population mondiale dépend directement de la pêche pour ses moyens d'existence et, pour de nombreux pays en développement, le poisson est la denrée alimentaire la plus commercialisée. Le secteur de la pêche fournit également des emplois pour les jeunes et les femmes, mais la pêche illégale menace gravement la durabilité de cet important secteur socio-économique. 
FAO

 

Sensibiliser les citoyens de demain à la protection de l’océan
Le 5 juin 2018, 200 collégiens et lycées ont été sensibilisés à la thématique des déchets aquatiques, en particulier des microplastiques, lors d’un Campus UNESCO organisé dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale de l’océan (8 juin) par la Commission océanographique intergouvernementale (COI), le Secteur des Relations extérieures et de l'information du public de l’UNESCO et l’ONG Surfrider Foundation Europe, avec le soutien de la Fondation d’entreprise Engie. Mêlant approches scientifique et sociétale, le Campus a permis aux experts invités d’exposer l’urgence de la situation : plus de 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans l’océan chaque année, soit 206 kg par seconde. "Un sac en plastique jeté dans la Seine peut finir dans l’estomac d’une tortue qui nage à des milliers de kilomètres de nous, au milieu de l’océan Atlantique", ont expliqué Itahisa Déniz González et Katherina Schoo de la COI de l’UNESCO. "Il faut ne pas oublier que l’océan est une ressource partagée. Il n’a pas de frontière physique."
Depuis 1968, la COI parraine conjointement au sein des Nations unies un organe consultatif dédié aux aspects scientifiques de la protection du milieu marin, le GESAMP, dont les études et évaluations sont généralement effectuées par des groupes de travail spécialisés. Parmi ceux-ci, le groupe de travail 40 – coordonné par la COI et l’ONU Environnement – est consacré aux plastiques et microplastiques. "80 % de la pollution marine dans le monde est d’origine continentale, due à une mauvaise gestion ou un mauvais comportement", a déclaré Cristina Barreau, experte déchets aquatiques à Surfrider. "Les déchets aquatiques, dont le plastique, ne connaissent aucune frontière et sont dangereux pour l’homme." "Les microplastiques sont de très petits morceaux de plastique, si petits que vous ne pouvez pas les voir à l’œil nu. Une fois dans les égouts, ils atteignent les usines de traitement des eaux usées qui malheureusement ne sont pas en mesure de filtrer des particules si minuscules. Les microplastiques se retrouvent donc ensuite dans la mer", a pour sa part détaillé Camila Catarcy Carteni, chercheuse sur le plastique dans le milieu aquatique. Chacun de nous a un rôle à jouer et peut contribuer, à son niveau, à la protection de l’océan. Nous pouvons commencer par changer nos habitudes en matière de cosmétiques, qui constituent 2 à 3 % des plastiques présents dans l’océan, en grande partie sous forme de microbilles.
UNESCO

 


RENCONTRES
I.S.Rivers
La troisième conférence internationale I.S.Rivers a mis  à l’honneur 70 fleuves et grandes rivières du monde, du 4 au 8 juin, à l'Université Lyon 2. Ce colloque, organisé par le GRAIE et la ZABR, propose d’explorer les multiples facettes des fleuves : trajectoires écologiques et humaines, fonctionnement, gouvernance, valeur sociale.
En réunissant, pour la troisième fois, plus de 500 participants des quatre coins du monde, I.S.Rivers confirme son rôle dans la mise en réseau à une échelle internationale des acteurs des fleuves et grandes rivières. Ces 5 jours de rencontres entre chercheurs, gestionnaires, techniciens et décideurs ont permis de partager les avancées scientifiques et les expériences conduites sur ces milieux. Le croisement des approches fait émerger des leviers d'actions pertinents pour une gestion durable des fleuves et grandes rivières.
Des conférenciers de prestige ont échangé avec les participants : Claudia Pahl-Wostl de l'Université à Osnabrück en Allemagne qui présentait une approche diagnostique pour transformer la gouvernance de l'eau ; Tabea Stötter de la Commission internationale pour la protection du Rhin qui a évoqué la coopération transfrontalière dans le bassin du Rhin ; Michael Murray-Hudson de l'Université du Botswana qui a traité du fonctionnement hydro-écologique et la gestion du bassin du fleuve Cubango-Okavango ; Jean-Louis Michelot du bureau d'études en écologie appliquée Écosphère qui a exposé une approche sensible du Rhône ; Rebecca Tharme de Riverfuture qui a proposé des solutions pour relier les écosystèmes et les communautés humaines. Chacune de ces conférences sera prochainement disponible en podcast. Par ailleurs, le comité scientifique d'I.S.Rivers avait sélectionné 220 communications pour partager les connaissance des dernières expériences opérationnelles, techniques et scientifiques, françaises et internationales. 4 parcours thématiques en sessions parallèles permettront de découvrir les fleuves sous l'angle de leur trajectoire, leur fonctionnement, leur restauration écologique et enjeux de gestion, et les interactions qu'ils tissent avec les hommes et les sociétés. S'il est impossible d'en faire une synthèse une mine d'information est accessible via un programme interactif qui donne accès aux résumés en ligne.
Quatre visites étaient organisées : la découverte des enjeux liés au fleuve Rhône sur le secteur de Péage-de-Roussillon avec un itinéraire consacré à la réhabilitation écologique des marges fluviales et la visite de l’usine écluse à grand gabarit de Sablons, une visite de l’ancienne usine des eaux de Caluire au patrimoine industriel exceptionnel, la centrale nucléaire de Saint-Alban Saint-Maurice et, enfin, une découverte en canoë de la basse vallée de l’Ain et de ses sites remarquables.
I.S.Rivers 

 


EXPOSITION
Récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité
À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan (8 juin) et de l’Année internationale des récifs coralliens, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO a le plaisir d’accueillir l’exposition "Récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité", fruit d’un travail de deux ans du photojournaliste Alexis Rosenfeld et de la journaliste Alexie Valois destiné à attirer l’attention de tous sur ces écosystèmes si précieux mais menacés de disparition.
Que savons-nous réellement sur les récifs coralliens ? Quels rôles jouent-ils dans l’océan ? Quelle importance ont-ils pour l’homme et l’équilibre de la planète ? Inaugurée le 5 juin 2018, cette exposition immersive et interactive composée de plus de 60 panneaux grand format témoigne de la beauté des récifs coralliens, tout en insistant sur l’importance de les préserver et l’urgence de trouver des solutions humaines et scientifiques pour leur gestion durable. "Ce travail photojournalistique allie des connaissances, des savoirs et des visuels puissants. C’était un projet passionnant. On a visité des endroits absolument exceptionnels, d’autres où c’est beaucoup moins bien préservé, d’autres encore où il y a une prise de conscience réelle de la problématique et de l’enjeu des récifs", a commenté Alexis Rosenfeld. "On a mené une série de reportages d’abord destinés pour la presse magazine mais on voulait restituer un plus grand nombre de personnes, d’où l’idée d’une exposition grand public. Les panneaux présentés sur les grilles de l’UNESCO sont enrichis avec du contenu vidéo car il était important pour nous de présenter la parole de ceux qui vivent près des récifs coralliens, pour que les gens qui ne connaissent pas forcément le milieu tropical fasse aussi attention à ce que sont ces écosystèmes", a ajouté Alexie Valois. À ce plaidoyer artistique et documentaire ont contribué des scientifiques, dont des experts de la COI de l’UNESCO, soucieux d’appuyer cet appel à une prise de conscience collective et à un renforcement de la coopération internationale. Véritables joyaux de biodiversité, ces écosystèmes abritent jusqu’à 30 % de toutes les espèces animales et végétales de l’océan. Ils sont néanmoins en danger : la moitié des récifs coralliens subissent aujourd’hui les conséquences des pollutions, des dégradations, de la surpêche, de l’acidification de l’océan et de l’augmentation des températures de la planète.
L’exposition "Récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité" est présentée jusqu’au 30 août 2018 sur les grilles du Siège de l’UNESCO – 7, place de Fontenoy et avenue Lowendal, Paris 7e. Des textes supplémentaires, des interviews filmées, des reportages et des photos 360° sont à découvrir sur Smartphone en scannant les codes QR présents sur les panneaux.
UNESCO

 

 

Europe

 

 


REACH : 10 ans après, une base de données unique au monde sur les substances chimiques
Le 31 mai 2018 marque la fin de la dernière échéance d’enregistrement du règlement européen REACH. L’Union européenne dispose aujourd’hui d’un inventaire unique au monde sur les substances chimiques et les usages et risques qui leurs sont associés. Désormais, toute entreprise fabricant ou important une substance chimique dans l’Espace économique européen à plus d’une tonne par an sera tenue de l’enregistrer pour pouvoir la mettre sur le marché. Les substances les plus enregistrées actuellement comprennent entre autre l’éthanol, le dioxyde de titane et l’aluminium.
Depuis son entrée en vigueur au 1er juin 2007, ce sont plus de 20 000 substances qui ont été enregistrées au niveau européen, correspondant à plus de 80 000 dossiers. En terme de nombre d’enregistrements, la France se classe 3ème après l’Allemagne et le Royaume-Uni avec 8 000 enregistrements pour 4 000 substances, dont au moins près de 3 000 (pour 2 000 substances) pour la dernière échéance. Dans son rapport de mars 2018 sur le fonctionnement du règlement, la Commission européenne rappelle que l’ampleur estimée des avantages potentiels pour la santé humaine et pour l’environnement de REACH est de l’ordre de 100 milliards d’euros sur une période de 25 à 30 ans. Au cours des dix premières années de REACH, l'Union européenne a établi un marché intérieur avec des règles de sécurité strictes, encourageant l'innovation vers des produits chimiques plus sûrs. Le règlement a permis de mieux connaître les dangers des substances chimiques mises sur le marché européen, d’informer et protéger les salariés, le citoyen et l’environnement, ainsi que de développer la compétitivité et de promouvoir l’innovation dans les entreprises européennes. Entré en vigueur le 1er juin 2007, le règlement REACH comporte 3 procédures : l’enregistrement, la procédure d’autorisation et la restriction pour les substances conduisant à un risque inacceptable. 
Environnement France  

 

Qu’est-ce qu’une eau potable aujourd’hui ?
Les normes sur l’eau doivent reposer sur les connaissances scientifiques actuelles
Une eau potable plus salubre pour tous les Européens.
Dans son communiqué du 1er février 2018 intitulé "Une eau potable plus salubre pour tous les Européens", la Commission européenne (CE) annonce la révision de la directive européenne EDCH (Eaux destinées à la consommation humaine). Elle affirme que "la plupart des habitants de l'Union bénéficient d'un très bon accès à une eau potable de haute qualité" et que la politique de l’Union européenne repose notamment sur le principe fondamental suivant : "garantir que la qualité de l'eau potable soit contrôlée selon des normes établies en fonction des preuves scientifiques les plus récentes". Or ni la législation actuelle, ni la proposition de réforme ne prennent en compte les perturbateurs endocriniens (PE), que ce soit en totalité ou a minima par famille. La notion de perturbateur endocrinien (PE) a été élaborée en juillet 1991 (Déclaration de Wingspread). Le mode d’action des PE bouleverse le concept classique de la toxicologie (la dose fait le poison). Il a été codifié par l’Endocrine Society en 5 points : 1. Effets plus importants pendant des périodes sensibles (grossesse-petite enfance) ; 2. Effets plus marqués aux faibles doses qu’aux fortes doses ; 3. Effet cocktail ; 4. Temps de latence entre exposition et survenue de l’effet ; 5. Effet transgénérationnel. Le rapport de trois inspections générales (santé, développement durable et agriculture) sur la Stratégie nationale Perturbateurs endocriniens (SNPE) paru en février 2018, préconisait en conséquence de "réviser les normes sanitaires élaborées sur la base du paradigme classique de la toxicologie afin de prendre en compte les spécificités d’action des PE".
La Commission européenne doit écouter le point de vue de son centre de recherche. La CE a décidé d’inclure trois perturbateurs endocriniens, mais comme le souligne en mars 2018 le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) ces PE ne peuvent constituer des  "éléments de référence", car "la diversité des molécules à effets PE est très variable et ne cesse de croître et il n’existe pas de molécules indicatrices de cette diversité" De son côté, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ne dit pas autre chose fin mai 2018 en indiquant que les trois PE "choisis" ne sont pas représentatifs de tous les effets PE, mais uniquement des effets œstrogéniques, alors que d’autres types d’effet PE existent (androgènes, thyroïdiens…).  Ce choix très restrictif repose sur une vision dépassée du risque toxique. La CE ignore délibérément le rapport du Joint Research Center, centre de recherche de l’UE, publié en 2014.  Ce rapport est cosigné par 38 chercheurs de 15 centres de recherche ayant testé des mélanges de 14 et 19 substances sur 35 tests biologiques. La conclusion est très claire : il y a "un besoin urgent de réviser les outils et les paradigmes utilisés pour évaluer les substances chimiques dans l’environnement". Le rapport préconise une refonte de la réglementation en matière d’eau, en passant d’une approche substance par substance à une approche globale par indicateur biologique. Le JRC a de nouveau pris position en juin dernier, en déclarant que "l’exposition combinée à de multiples produits chimiques peut entraîner des effets sur la santé et l’environnement, même si les substances contenues dans le mélanges ne dépassent pas les niveaux de sécurité. L'évaluation et la gestion des mélanges ne sont que partiellement couvertes par la législation actuelle, qui se concentre sur des substances individuelles dans des secteurs isolés". L’avis de l’ANSES va dans le même sens : "il serait utile d’effectuer une détection quantitative des effets PE dans les ressources en eau d’origine superficielle ou souterraines […] servant à la production d’EDCH, basée non pas sur la recherche des molécules spécifiques mais sur la mesure des effets. Cette détection pourrait être réalisée à l’aide d’un ou plusieurs tests biologiques et/ou biochimiques utilisant une approche in vitro et/ou in vivo".
Nitrates et Pesticides: les normes sont obsolètes ! Deux exemples emblématiques illustrent la nécessité d’avoir des normes basées sur les connaissances scientifiques actuelles. Pour les nitrates, la valeur-limite de 50 mg/L d’eau, est fondée sur un effet sanitaire devenu rare, la méthémoglobinémie chez les nourrissons, alors qu’il est clairement démontré aujourd’hui que les nitrates sont aussi des perturbateurs des hormones thyroïdiennes agissant en effet cocktail avec les perchlorates et les thiocyanates. De nombreuses études mettent en évidence la relation entre cette contamination et troubles du développement. Pour les pesticides, la valeur-limite 0,10 µg/L par pesticide et 0,5 µg/l pour la somme, reste inchangée, alors que l’ANSES rappelle que "la limite de qualité de de 0,10 µg/L dans les EDCH n’est pas fondée sur une approche toxicologique et n’a pas de fondement sanitaire mais a été fixée dans un objectif de protection de la ressource". De multiples exemples montrent un effet cocktail des pesticides, non seulement entre eux, mais avec d’autres perturbateurs endocriniens (bisphénol A, phtalates).
En tant que mouvement citoyen responsable, le RES contribue au débat. Le Réseau Environnement Santé (RES) a organisé un colloque "Perturbateurs endocriniens, Eau et Santé : quelles normes pour demain ?" le 20 mars 2018, qui a rassemblé un grand nombre de chercheurs français travaillant sur le domaine des PE dans l’eau et qui s’inscrit de fait dans le contexte de la révision de la directive. La conclusion qui se dégage est qu’il faut rompre avec la vision dépassée de considérer la pollution chimique substance par substance et qu’il est impératif de mettre en place les solutions de remplacement validées (test biologique et/ou biochimique), ainsi que l’importance de l’interdisciplinarité visant à intégrer exposition-identité-mécanisme-effets. Aussi les préconisations du RES concernant la révision de la directive 98/83/CE sont-elles :

  • Des normes concernant la qualité de l'eau potable établies à partir de la littérature scientifique validée la plus récente et homogènes entre les préoccupations sanitaires et environnementales ;
  • Le contrôle de la qualité de l’eau fondé plutôt sur des bio-essais, capables de mesurer les effets de l’ensemble des substances actives sur le système endocrinien ;
  • L’interdiction du BPA dans tous les contenants alimentaires y compris les bonbonnes d’eau, et dans les réseaux, conformément à la loi sur le BPA en France (n°2012-1442 du 24 décembre 2012) ;
  • Le soutien à la recommandation du HCSP concernant le contrôle de la qualité des matériaux en contact avec l’eau (y compris l’harmonisation des méthodes d’évaluation), notamment certains métaux et plastiques, comme les réseaux intérieurs et les eaux minérales naturelles ;
  • L'information transparente envers le consommateur, concernant les incertitudes (variabilité des mesures, des interprétations, …) versus les dangers avérés (absence de doute), ainsi que sur différents produits "sensibles",dans l’opinion publique : aluminium, microplastiques, nanomatériaux…

Réseau Environnement Santé

 

France
Lancement de la mission de préfiguration d’une interprofession fluviale

Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, annonce le lancement d’une mission de préfiguration d’une interprofession fluviale, qu’elle a confiée au préfet François Philizot, délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine. À l’occasion d’une réunion de lancement organisée le 6 juin, une quarantaine de participants se sont rassemblés, représentant l’ensemble des parties prenantes concernées par la filière fluviale (transporteurs fluviaux, représentants des filières de la construction, de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de la chimie, commissionnaires de transport et logisticiens, gestionnaires de ports et d’infrastructures, organismes techniques, acteurs de la formation, représentants du secteur bancaire et des assurances, etc.).
Le transport fluvial, pour les marchandises comme pour les passagers, doit jouer un rôle déterminant pour le développement d’une mobilité propre, au service de la compétitivité des entreprises et des ports français. Il constitue aussi un levier puissant d’attractivité touristique pour de nombreux territoires, comme cela a été rappelé dans le cadre du comité interministériel du tourisme. Il convient pour cela d’allier performance de l’infrastructure et élaboration d’une stratégie de filière, afin de répondre à plusieurs défis : compétitivité économique de ce mode, transition numérique, transition environnementale, compétences et formation, notamment à travers les réformes des qualifications et de la formation professionnelle. Pour relever ces défis, qui nécessitent une accélération importante du rythme de l'innovation et de la modernisation des modes d'exploitation, le secteur fluvial français doit se rassembler pour porter les actions collectives indispensables à son développement, en impliquant les différents intervenants de la chaîne de transport, et en particulier les chargeurs et les logisticiens. C’est le sens de cette mission confiée au préfet François Philizot, visant à définir les conditions et les modalités de création d’une interprofession au niveau national, tout en s’attachant à identifier les principaux enjeux propres à chaque bassin fluvial. À travers la concertation et la co-construction, l’objectif est d’aboutir à la constitution d’une interprofession fluviale par les parties prenantes au premier semestre 2019.
Environnement France 

 

Lancement d’un appel à projets pour labelliser des startups GreenTech
À l’occasion de la seconde édition des rencontres de la GreenTech, Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt de labellisation qui permettra de sélectionner des startups prometteuses au regard de leur ambition environnementale et de leur degré d’innovation. Deux phases de sélection se tiendront entre juin 2018 et février 2019. Les lauréats pourront apposer le logo GreenTech et bénéficier de l’offre de service du réseau.
Depuis sa création, l'initiative GreenTech du ministère de la Transition écologique et solidaire accompagne les startups qui innovent en faveur de la transition écologique (économies d’énergies, transports propres, gestion durable des déchets, protection de la santé, développement des énergies renouvelables). Plus de 100 startups font aujourd’hui partie de la communauté et de l’écosystème. Désormais, de jeunes pousses pourront également se porter candidates pour bénéficier du label et de l’offre d’accompagnement intrinsèque à la communauté GreenTech comme par exemple : un accès gratuit aux trois incubateurs GreenTech du ministère de la Transition écologique et solidaire ; des conditions d’accès privilégiées aux données du ministère, à ses opérateurs et à son réseau scientifique et technique ; une offre de formations collectives et des séances de coaching ; un accès à des événements fédérateurs leur permettant de rencontrer des investisseurs et de lever des fonds ; un appui en matière de référencement et un accès gratuit à plus de 50 000 cours en ligne. Le label GreenTech doit devenir une référence de l’innovation en matière de croissance verte et bleue et être mieux identifié par des investisseurs publics et privés facilitant ainsi l’accès des jeunes pousses aux financements. En deux ans, les projets des startups lauréates de la GreenTech ont atteint une maturité significative : 63 % d’entre elles ont au moins un produit sur le marché, 34 % ont déposé un brevet. En 2017, 30 millions d’euros ont été levés et leur chiffre d’affaire moyen est de 170 000 euros.
GreenTech verte

 

ASSISES DE L’EAU
Les moyens humains et financiers de la politique de l’eau doivent suivre
La première phase des Assises de l’eau, lancée par le gouvernement en avril dernier, prend fin. France Nature Environnement (FNE), qui a participé à cette séquence, attend de ces Assises la traduction dans les faits d'une réelle volonté de l’État d’atteindre les objectifs de la directive cadre sur l’eau (DCE) : le bon état des différents milieux aquatiques. La préservation et la restauration des eaux douces, littorales et marines demeure un enjeu essentiel ; tout particulièrement la qualité des eaux destinées à l’alimentation en eau potable, fortement perturbées par les pollutions diffuses agricoles.
Depuis quelques années, les agences de l’eau doivent faire face à une baisse chronique de leurs moyens humains et financiers, alors que l’État leur confie de nouvelles missions dans le domaine de la biodiversité, du littoral et de la mer. La loi de finance 2018 a marqué un tournant, en accentuant les prélèvements par l’État de fonds récoltés par les agences de l’eau (dont une majeure partie provient des factures d’eau payées par les usagers domestiques). Le signal envoyé par le gouvernement aux acteurs du monde de l’eau est très négatif. Aussi la fédération s’interroge-t-elle sur la compatibilité et la cohérence des objectifs, entre la volonté affichée d’atteindre les objectifs des directives européennes et la réduction significative des moyens d’intervention dans ce domaine (-20 % en 2018) alors que l’état des eaux demeure insuffisant. Les travaux en cours, que ce soit au niveau des ministères ou de l’Assemblée nationale, confirment les craintes : le système agences de l’eau et gestion intégrée par bassin hydrographique, et son financement, pourtant reconnus comme modèle pour l’Europe, risquent d'être remis en cause… Marine Le Moal, coordinatrice du réseau Eau et Milieux aquatiques de FNE, alerte : "Quelles que soient les décisions prises lors de ces assises, la politique de l’eau doit rester une politique structurante majeure qui influence et rend cohérente les autres politiques sectorielles. Il est impératif qu’elle dispose de moyens adaptés lui permettant d’anticiper les conséquences du changement climatique sur la ressource en eau et ses usages, et de limiter les catastrophes naturelles."
Ces Assises de l’eau sont organisées en deux phases : la première, qui vient de se clore, sur le "petit cycle de l’eau", c’est-à-dire le circuit domestique de l’eau, celle qui circule dans nos tuyaux, répond aux préoccupations des collectivités et industriels liées à l’eau potable et à l’assainissement, avec un montant prévu de 1,5 à 2 milliards d’euros. La seconde, qui doit avoir lieu à la rentrée, sur le "grand cycle de l’eau", le circuit de l’eau dans les rivières, les lacs, les eaux souterraines, traitant de la préservation et de la restauration de la qualité des eaux. Les deux cycles sont pourtant intimement liés, voire indissociables, le petit cycle s’inscrivant au sein du grand cycle et étant au service de ce dernier. Il est impossible d’avoir une eau propre et à un prix abordable au robinet avec des rivières polluées et des nappes phréatiques toujours plus exploitées ! Des milieux naturels en bonne santé constituent précisément la meilleure des garanties aux problèmes posés tant en matière d’eau potable (notamment liés aux pollutions diffuses) que d’assainissement et de prévention des inondations. France Nature Environnement aurait donc souhaité que les deux cycles soient traités simultanément au cours d’un grand débat national avec tous les acteurs de l’eau. Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, s’interroge : "Les milieux aquatiques n’ont pour la plupart pas encore atteint le bon état, exigé par l’Europe via la directive cadre sur l’eau pour 2015. Nous attendons donc des Assises de l’eau qu’elles donnent toute son importance au grand cycle de l’eau, en réaffirmant le rôle essentiel des agences de l’Eau et en leur donnant des moyens d’agir à la hauteur des objectifs à atteindre. Dans ce contexte nous rappelons notre forte inquiétude sur la réduction des financements des agences de l’eau dont l’impact sur la qualité de l’eau sera catastrophique."
FNE  

 

Loire-Bretagne
Rapport d'activité 2017 de l'Agence de l'eau 
Depuis 2016, l’effort d’investissement des acteurs de l’eau pour la reconquête de sa qualité n’a pas faibli et n’a jamais été aussi élevé. L’Agence de l’eau, grâce à un 10ème programme d’intervention largement revu en 2015, a accompagné de nombreux projets et élargi son champ d’actions dans le domaine de la biodiversité. L’activité de l’agence a ainsi crû de 30 % depuis 2 ans.
Agence de l'eau Loire-Bretagne 

 

Île-de-France
12 communes renouvellent leur confiance au SEDIF
12 communes membres des EPT Plaine Commune et Grand Orly Seine Bièvre, représentant plus de 430 000 habitants, viennent de ré-adhérer au Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF).
Ces établissements publics territoriaux, avaient souhaité, à l’approche du terme fixé au 31 décembre 2017 par la loi NOTRE, poursuivre une réflexion déjà engagée sur deux ans, relative au choix du mode de gestion du service public de l’eau potable. À l’issue d’échanges à l’initiative du président du SEDIF, leurs présidents respectifs et ce dernier avaient conclu une convention de coopération pour assurer pendant cette période, la continuité du service public d’eau potable dans les conditions actuelles, fondées sur le principe de la mutualisation, tant pour les travaux que pour l’exploitation du service. Sans attendre l’issue de cette réflexion, une partie des communes membres de ces deux EPT, ont cependant exprimé leur volonté de ré-adhérer au SEDIF, de réintégrer le comité du SEDIF et participer aussi aux décisions qui vont engager l’avenir du service public de l’eau.  L’arrêté interpréfectoral du 8 juin dernier, portant adhésion partielle de Plaine Commune (pour les communes d’Épinay-sur-Seine, La Courneuve et Saint-Ouen) et Grand Orly Seine bièvre (pour les communes d’Ablon-sur-Seine, Athis-Mons, Choisy-le-Roi, Juvisy-sur-Orge, L’Haÿ-les-Roses, Rungis, Thiais, Villejuif et Villeneuve-le-Roi), a consacré leur souhait.
À l’égard des communes qui ont manifesté le choix de poursuivre leur réflexion, la convention de coopération continue de produire ses effets pour garantir le maintien du service de l’eau auprès de leur population.
SEDIF

 

Hauts-de-Seine
Le Syndicat des Eaux de la Presqu’île de Gennevilliers et Suez fourniront une eau moins calcaire
Jean-Luc Leclercq, président du Syndicat des Eaux de la Presqu’île de Gennevilliers (SEPG regroupant les communes d’Asnières-sur-Seine, Bois-Colombes, Colombes, Courbevoie, Gennevilliers, La Garenne-Colombes, Nanterre, Rueil-Malmaison, Suresnes, Villeneuve-la-Garenne) et Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez, ont inauguré l’unité d’adoucissement collectif de l’eau potable du Mont-Valérien. Grâce à cette installation, les 610 000 habitants du territoire du SEPG bénéficieront d’une eau adoucie à compter du 1er juillet 2018.
La région francilienne se caractérise par une eau "dure", c'est-à-dire naturellement riche en carbonate de calcium(calcaire). Lorsqu’il est trop présent dans l'eau, le calcaire génère d’importantes nuisances : entartrage des appareils électroménagers, augmentation du risque de fuite par corrosion, surconsommations énergétiques, usure prématurée des équipements, ou encore assèchement de la peau. Pour pallier ces désagréments, les usagers recourent à diverses solutions pouvant s’avérer coûteuses : achat de produits d'entretien, d'adoucisseur ou de filtres, dépannage ou renouvellement des appareils électroménagers, achat d'eau en bouteille. Face à ce constat, les élus du SEPG ont demandé à Suez, lors du renouvellement du contrat de délégation de service public, le déploiement du process Softazur D, une technologie reposant sur une décantation physico-chimique rapide et un épaississement du carbonate de calcium. Concrètement, le pH de l’eau est augmenté à l’aide d’un réactif alcalin afin de précipiter le calcaire. Le calcaire ainsi récupéré est ensuite valorisé sur les terres agricoles des Yvelines. Grâce à la mise en place de cette unité d’adoucissement collectif, la dureté calcique de l'eau distribuée par cette usine sera désormais de 15 °F contre environ 25 °F auparavant (1 degré français équivaut à 4 mg de calcium – ou 10mg de calcaire – et à 2,4 mg de magnésium par litre). En moyenne, l’équivalent de 12 kg de calcaire par an et par foyer seront extraits de l’eau potable distribuée. Cette unité d’adoucissement collectif présente de nombreux bénéfices :  une économie de 150 euros en moyenne par an et par foyer ; plus d’équité, puisque 100 % des clients bénéficieront d'une eau adoucie ; plus de confort, avec des équipements à la durée de vie allongée et moins de problèmes pour les peaux sensibles ; plus de respect de l’environnement, avec la baisse de la consommation de détergents et la production de déchets (bouteilles en plastique). "Cette réalisation s'inscrit dans la démarche constante du SEPG de saisir les opportunités offertes par les évolutions technologiques pour apporter aux usagers un service toujours plus performant, une eau de toujours plus grande qualité au prix le plus juste tout en prenant en compte les impacts de la pression humaine sur l'environnement", a déclaré Jean-Luc Leclercq, président du SEPG. 
SEPG – Suez

 

Grand Est
Lancement de la distinction "Commune Nature"
L'ambition partagée par la Région Grand Est, les Agences de l'eau Rhin-Meuse et Seine-Normandie est de préserver et d'améliorer la qualité des eaux et de la biodiversité au plus près des dynamiques de territoire. À l'échelle du Grand Est, la distinction concerne directement les 5 000 communes ou communautés de communes du territoire pour les amener vers de nouvelles pratiques en matière de non-utilisation de pesticides pour la gestion des voiries, des espaces verts et des autres espaces publics.
Dossier de presse

 

Bordeaux
Les clients d’Intermarché font l’arrondi pour l'accès l’eau
Sur la métropole Bordelaise, plus de 1 200 personnes dont 200 enfants n’ont pas accès à l’eau potable et ne bénéficient pas d'un assainissement décent. Pour un accès à l'eau pour tous Dynam’eau et l'Intermarché de Talence lancent l'opération "Faites l'arrondi !". Lors de leur passage en caisse à l’Intermarché de Talence les clients peuvent faire l’arrondi pour offrir l’accès à l’eau aux sans-abris de la métropole grâce à une boîte à don Dynam'eau qui récoltera leur monnaie. 
Dynam'eau

 

Fête de l’Eau
Saur s’invite cet été sur les plages et aires de baignade

Saur organise la Fête de l’Eau du 8 au 30 juillet, un village pédagogique itinérant qui fera étape sur les plages et aires de baignade, avec pour mission la sensibilisation du grand public à la préservation de l’environnement et des milieux aquatiques.
Depuis près de dix ans, en partenariat avec des collectivités locales partenaires, Saur développe des programmes d’information et de sensibilisation à la préservation de l’eau et des milieux aquatiques à destination du grand public sous forme d’animations estivales itinérantes. L’impact de l’Homme sur l’environnement, le cycle de l’eau, la préservation des ressources naturelles, l’éducation aux éco-gestes sont abordés au travers d’ateliers à la fois divertissants et didactiques, parmi lesquels : un atelier du chercheur pour découvrir, de manière expérimentale, les différents procédés de filtrage de l’eau ; un atelier créatif ; un jeu de l’oie sur lequel les enfants peuvent tester leurs connaissances du monde aquatique ; un jeu de palets pour se sensibiliser à la biodiversité des trois milieux aquatiques : le lac, la rivière et la mer. Un bar à eau accueille les participants qui deviennent, le temps de l’expérience, de véritables goûteurs d’eau.
La Fête de l’Eau débute le 8 juillet à Saint-Estève (Pyrénées-Orientales) et achèvera son périple le 30 juillet à Rodilhan (Gard). Villes-étapes : Montalieu-Vercieu (Isère), Villersexel (Haute-Saône), Le Luc-en-Provence (Var), Bormes-les-Mimosas (Var), Le Lavandou (Var), Sainte-Marie-la-Mer (Pyrénées-Orientales), Le Porge (Gironde), (Charente-Maritime), Saumur (Maine-et-Loire), Saint-Jacut-de-la-Mer (Côtes-d’Armor), Rodilhan (Gard).
Saur

 

RECHERCHE
Lancement du projet École universitaire de recherche des sciences de l’eau et des hydrosystèmes
Le 7 juin 2018, le Musée des Confluences a accueilli le lancement du projet L’École universitaire de recherche des sciences de l’eau et des hydrosystèmes – H2O’Lyon. Ce projet ambitieux porté par l’Université de Lyon figure parmi les 29 lauréats de l’Appel à projets "École universitaire de recherche" (EUR) du PIA 3 de l’ANR lancé en 2017.
L’action EUR et en particulier l’EUR H2O’Lyon vise à renforcer l’impact et l’attractivité internationale de la recherche et de l’éducation autour des formations de master, de doctorat et des laboratoires de recherche de haut niveau. Ce projet est piloté par : Christophe Douady, directeur du LEHNA (Laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés), en co-coordination avec Sylvie Barraud (Laboratoire Déchets Eaux Environnement Pollutions) et Hervé Piegay (Laboratoire Environnement Ville Société). Doté d’un financement ANR à hauteur de 8 563 491 euros pour un coût complet total de 242 millions d'euros, ce projet s’inscrit pour une durée de 10 ans à partir du 1er septembre 2018 pour réaliser l’ensemble des objectifs.
H2O’Lyon repose sur une approche résolument interdisciplinaire intégrant les sciences humaines et sociales, sciences physiques et d’ingénierie et les sciences de la vie et de l’environnement pour appréhender l’ensemble des enjeux liés à leur fonctionnement et à leur gestion. Forte d’une expérience de 40 ans de recherches interdisciplinaires dédiées à l’étude holistique des hydrosystèmes conduites en partenariat étroit avec les praticiens et responsables régionaux de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques, la communauté H2O'Lyon fédère plus 250 chercheurs et enseignants-chercheurs de 10 établissements d’enseignement supérieur : Université Claude Bernard Lyon 1 (U-Lyon 1), Université Lumière Lyon 2 (U-Lyon 2), Université Jean Moulin Lyon 3 (U-Lyon 3), Université Jean Monnet Saint-Etienne (UJM), École normale supérieure de Lyon (ENS Lyon), École centrale de Lyon (EC Lyon), Institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA Lyon), Institut d'enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l'environnement (VetAgroSup), École nationale des travaux ublics de l’État (ENTPE), Institut Mines Telecom Saint-Étienne (IMTSE) et de 3 organismes de recherche : Centre national de la recherche scientifique (CNRS),  Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (IRSTEA), Institut national de la recherche agronomique (INRA). L'une des ambitions de l'EUR est également de renforcer les partenariats avec les collectivités, les établissements publics et les entreprises afin de permettre une intégration réussie des masterants et des doctorants dans le tissu socio-économique. Le GRAIE (Groupe de recherche animation technique et information sur l'eau) est chargé de cette interface au sein de l’EUR. Les partenaires suivants ont déjà exprimé leur soutien et leur intérêt pour H2O’Lyon : Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse, Agence française pour la biodiversité, CEREMA, INRAP, Compagnie Nationale du Rhône, EDF, GeoPeka, Suez, Suez Consulting, Veolia/Eau du Grand Lyon, Grand Lyon Métropole, la ville de Villeurbanne, Agglo Villefranche Beaujolais, l'association Rivière Rhône-Alpes Auvergne.
Cette communauté H2O’Lyon cherchera à construire les savoirs et former les professionnels de demain. Ces expertises disciplinaires permettront également de mieux être en phase avec les besoins du monde socio-économique pour établir les diagnostics et définir les actions. 

 

RESTITUTION
Les cours d'eau franciliens : Regards croisés sur les qualités et les usages actuels et futurs
Suite au forum "Les cours d'eau franciliens : regards croisés sur les qualités et les usages actuels et futurs" des 29 et 30 mai derniers, organisé par ARCEAU-ÎdF, le PIREN-Seine et l'ASTEE, l'équipe d'ARCEAU-ÎdF a mis en ligne les PPT, les résumés des interventions ainsi que les restitutions des échanges sur son site web. 
ARCEAU-ÎdF

 

APPELS À PROJETS
Outre-mer – Initiatives pour la reconquête de la biodiversité
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) se mobilise, avec l’appui de ses partenaires, et dans le respect des compétences des collectivités d’outre-mer, pour soutenir et renforcer les acteurs et réseaux ultramarins engagés en faveur de la biodiversité terrestre, aquatique et marine. Jusqu’au 1er septembre 2018, associations, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels, acteurs économiques sont invités à candidater.
Un nombre important d’aires protégées, terrestres et marines, contribuent déjà à mieux connaître et gérer les espaces les plus sensibles des territoires ultramarins. Pour autant, les nombreux acteurs impliqués dans la préservation de la biodiversité ne bénéficient pas toujours d’un appui technique ou financier à la hauteur des enjeux. Face à ce constat, l’AFB souhaite faire émerger et soutenir de nombreuses initiatives locales, répondant aux priorités d’action de chaque territoire, et renforcer les acteurs, réseaux d’acteurs et organisations, porteurs de projets. L’appel à projets s’articule désormais autour des quatre objectifs suivants : 1. Maintenir ou restaurer le bon état des milieux naturels et des fonctionnalités écologiques ; 2. Conserver les espèces, de faune et de flore sauvages prioritaires pour l’action publique, et leurs habitats ; 3. Assurer un usage durable et équitable de la biodiversité à toutes ses échelles ; 4. Contribuer à la connaissance partagée et à l’éducation de la nature. Pour ancrer l’appel à projets au plus près des spécificités et des acteurs de chaque territoire, l’animation locale du programme est confiée par l’AFB à des relais locaux, constitués soit des antennes de l’AFB dans le Pacifique, soit de structures partenaires : parcs nationaux de Guyane, Guadeloupe et de La Réunion, ou services de l’État (DTAM de Saint-Pierre et Miquelon, DEAL de Martinique et de Mayotte). Les DEAL de Guyane et de Guadeloupe viennent en appui au programme. Par ailleurs, des comités locaux consultatifs sont mobilisés pour procéder à la phase de pré-sélection technique des projets.
Les porteurs de projets disposent jusqu’au 1er septembre 2018 pour déposer leur dossier de candidature, en vue de formaliser un partenariat avec l’AFB, si leur projet est lauréat.  Le soutien de l’AFB peut atteindre 300 000 euros par projet, pour les opérations les plus importantes. Les micro-projets, c’est-à-dire bénéficiant d’une aide de 1 000 à 5 000 euros, pourront également être soutenu.
Conditions d’éligibilité

 

Bretagne : Accompagnement et valorisation de projets de restauration de zones humides
Les zones humides ont été fortement modifiées et dégradées au cours de l’histoire entraînant la disparition des fonctions et services qu’elles rendent. Dans ce contexte, il est opportun de réfléchir à leur remise en état. Afin de répondre à ces questions, les partenaires techniques et scientifiques intervenant sur la thématique de la restauration des zones humides en Bretagne proposent via cet appel à projets de bénéficier d’un accompagnement technique et scientifique pour la définition, la mise en œuvre de vos travaux de restauration et le suivi des fonctions de la zone humide restaurée et de participer à un réseau d’échanges sur la restauration des zones humides pour échanger sur de nouvelles pratiques et valoriser votre projet à l’échelle régionale.
Vous avez un projet de restauration d’une zone humide fortement dégradée en Bretagne. Vous êtes : une structure porteuse d’une démarche Plan algues vertes, une structure porteuse d’un programme d’actions milieux aquatiques dans le cadre d’un contrat territorial, un opérateur Natura 2000, une collectivité publique, une association ; vous pouvez participer à un réseau d’échanges sur la restauration des zones humides et bénéficier d’un accompagnement technique et scientifique pour : la définition et la mise en œuvre de vos travaux de restauration, la mise en œuvre d’un suivi des fonctions de la zone humide et l’évaluation de la restauration, la valorisation de votre projet à l’échelle régionale.
Candidatures à envoyer pour le 26 juin 2018.
Conditions d'éligibilité

 

Rhône-Méditerranée Corse : Connaître les émissions de micropolluants des stations d’épuration
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse lance un appel à projets pour accompagner les campagnes d’analyses de micropolluants dans les stations d’épuration domestique visées par l’action de recherche et réduction des substances dangereuses pour l’eau (RSDE), en incluant un volet "boues". Cela représente 370 stations dans les bassins Rhône-Méditerranée et Corse. L’objectif est de mieux connaître les émissions de micropolluants issus des stations d’épuration d’une capacité supérieure à 10 000 équivalents habitants. Doté de 4 millions d’euros, l’appel à projets est ouvert jusqu’au 30 juin 2018. Les dossiers seront financés dans l’ordre d’arrivée si les critères d’éligibilité sont satisfaits et dans la limite de l’enveloppe budgétaire.
Conditions d’éligibilité

 

Rhône-Méditerranée Corse : Réduction des émissions industrielles
Cet appel à projets de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse vise à réduire les émissions de substances dangereuses pour l'eau. Organisé en 4 tranches, il concerne les sites de production présentant un niveau d’activité supérieur au seuil prévu par la directive 2010/75 CE relative aux émissions industrielles (IED) ainsi que les installations collectives de traitement des eaux usées issues de ces sites. La 4ème et dernière tranche couvre du 1er janvier au 30 juin 2018. L'agence lui consacre 5 millions d'euros.
Conditions d’éligibilité

 

Rhône-Méditerranée Corse : Économiser l’eau en agriculture
L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse  lance un appel à projets afin d'encourager les agriculteurs à économiser l'eau en modernisant leurs infrastructures hydrauliques et en mettant en œuvre des technologies économes en eau. Elle élargit ses aides à l'ensemble des territoires des bassins Rhône-Méditerranée et Corse en non plus uniquement aux zones déficitaires en eau. Doté de 5 millions d'euros, il est ouvert jusqu'au 30 septembre 2018 dans le cadre des appels à projets des programmes de développement ruraux (PDR) régionaux.
Conditions d’éligibilité

 

APPEL À PROJETS DE RECHERCHE
Biodiversité des sols et agroécologie
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance le 1er juin 2018 un appel à projets de recherche (APR) pour soutenir des projets qui étudieront des pratiques agro-écologiques et itinéraires techniques favorables à la biodiversité des sols et à ses fonctions. Par cet appel à projets, l’AFB souhaite soutenir les acteurs de la recherche investis sur les questions de l’agro-écologie et de la préservation des sols, dans un contexte de transition écologique. Cet appel à projets de recherche s’adresse à des porteurs de projet souhaitant constituer des consortiums de recherche appliquée pluridisciplinaires en écologie et agronomie.  Les équipes pourront proposer des projets de recherche qui visent à étudier les pratiques agro-écologiques et/ou itinéraires techniques favorables à la biodiversité des sols et à ses fonctions afin de comprendre leurs interactions et d’évaluer leur dynamique. Deux types de travaux seront privilégiés : d’une part, des états des lieux de connaissances opérationnelles sur les pratiques agroécologiques couramment mises en œuvre sur le territoire ; d’autre part, des expérimentations au sein de réseau d’exploitations agricoles sur les pratiques innovantes, et ceci dans différents contextes agro-pédo-climatiques en France (Métropole comme Outre-mer).
Ce programme est doté de 500 000 euros permettant de financer des projets de recherche à lancer en 2019 sur des durées de 1 à 4 ans.
Conditions d’éligibilité

 

APPEL À MANIFESTATIONS D'INTÉRÊT
Surveillance et évaluation de l’état des eaux et des milieux aquatiques
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance, pour la deuxième année consécutive, un appel à manifestations d'intérêt à toute entité publique ou privée intéressée pour soumettre un projet d’action en matière de surveillance et d’évaluation de l'état des eaux et des milieux aquatiques. L'objectif est d’améliorer et de compléter le dispositif de surveillance et d’évaluation de la directive-cadre sur l'eau (DCE) pour l’ensemble des rivières, lacs, eaux littorales, eaux souterraines de la métropole et des départements d'Outremer. Ces projets doivent répondre à un besoin ou à  un groupe de besoins identifiés dans le recueil "Développements en matière de surveillance et d’évaluation DCE de l'état des eaux et des milieux aquatiques" qui a été réalisé par l’Agence et le ministère en charge de l'environnement avec l’appui des bassins.
L’enveloppe globale consacrée à cet appel à manifestations d’intérêt est de un million d’euros TTC. Date de dépôt des dossiers de candidature : 17 juin 2018.
Conditions d'éligibilité

 

CONCOURS
Les Explorateurs de l'Eau
Les cinq équipes d'Explorateurs de l'Eau les plus actives de l’année étaient invitées le 25 juin au Pavillon de l’Eau à Paris. Ce fut pour elles l’occasion de présenter les actions qu’elles ont menées durant l’année au jury d’experts et partenaires du concours Les Explorateur de l’Eau, composé de représentants de la Fondation Groupe RATP, d’Eau de Paris, des Académies de Lyon et Strasbourg, du Conseil départemental du Val d’Oise, de la Société nationale de protection de la nature (SNPN) et de Teragir. Le jury a ainsi désigné l’équipe finaliste qui représentera la France lors de la finale internationale à Londres : il s’agit du Collège Saint-Joseph du Loquidy de Nantes, déjà récompensé en 2015 qui a pour cette nouvelle édition mobilisé trois autres établissements scolaires de la région nantaise en organisant des évènements sportifs pour lever des fonds et financer l’installation de trois Safe Water Cubes en Afrique (des fontaines qui purifient l’eau de manière naturelle) ; les élèves ont également été en contact avec les Explorateurs polonais et turcs pour comparer leurs situations respectives vis-à-vis de l’eau et échanger sur leurs bonnes pratiques. Quatre prix spéciaux ont encore été décernés dont le prix de la créativité, décerné  au collège Henri Wallon de Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise) pour apprendre à entretenir un "petit coin de verdure" tout en économisant l’eau et le prix de l’engagement, décerné aux élèves du collège Coin Joli Sévigné de Marseille pour leur travail potager entièrement fondé sur des systèmes de récupération (eau de pluie, eaux usées et paillage).
Explorateurs de l'Eau

 

MÉDITERRANÉE
Première grande campagne de connaissance des mammifères marins
La grande faune marine de Méditerranée va être au cœur d’une ambitieuse campagne d’observation qui va se dérouler dans les eaux de presque tous les pays du pourtour méditerranéen, dont la France. L’Agence française pour la biodiversité est un des partenaires-clés de cette campagne qui voit le jour dans le cadre de l’Accord intergouvernemental pour la conservation des cétacés (ACCOBAMS), signé par 24 pays et présidé actuellement par la France. Le lancement officiel a été réalisé le 8 juin à Malaga. Cinq navires, huit avions et une centaine d’observateurs vont se relayer dans cette campagne qui se déroulera de façon simultanée dans les eaux de Méditerranée. Pour la France, les scientifiques de l’observatoire Pelagis (Université de la Rochelle – CNRS) vont effectuer pendant les mois de juin et juillet des survols aériens afin d’observer et recenser les populations de cétacés, oiseaux, tortues et grands poissons. La méthode d’observation et les protocoles sont déjà bien rodés. Les observateurs et l’équipe Pélagis y ont recours depuis dix ans dans le cadre d’autres campagnes d’observations de la grande faune marine, organisées avec l’AFB (et précédemment l’Agence des aires marines protégées) dans les eaux françaises de métropole et des Outre-mer. Le recours aux observations aériennes permet d’établir une image de la répartition de la grande faune du large dans un minimum de temps sur de vastes espaces marins. De telles campagnes, initiés ou soutenues par l’AFB, ont déjà été menées sur l’ensemble des Outre-mer et sur les trois façades maritimes de métropole, parfois en collaboration avec les pays voisins.
Cette campagne à l’échelle de toute la Méditerranée était attendue de longue date compte tenu des enjeux de biodiversité et de protection de la faune marine de cet espace marin. Il est souvent estimé que 10 % de la biodiversité marine mondiale se trouve en Méditerranée. Douze espèces de cétacés tels le grand dauphin, le cachalot et le rorqual commun (le deuxième plus grand animal de la planète après la baleine bleue) sont ainsi présentes dans les eaux de la grande bleue.  L’ensemble des données récoltées va permettre aux chercheurs d’estimer la taille des populations des différentes espèces et leur répartition, mais aussi servir aux gestionnaires d’aires marines protégées (dont Pelagos, le sanctuaire international de mammifères marins, les parcs naturels marins de Corse et du golfe du Lion, les parcs nationaux de Port-Cros et des Calanques, les sites Natura 2000 en mer, les réserves naturellesd). Ces données vont aussi permettre d’alimenter les suivis français qu’exigent la mise en œuvre de la Directive-cadre Stratégie pour le milieu marin (DCSMM) et la directive-cadre Faune Flore et Habitats. Au-delà, cette campagne constitue un challenge et un projet fédérateur pour les 24 pays de la région dans un contexte géopolitique complexe.
Campagne ACCOBAMS Survey Initiative

 

 

Afrique

 

 


Sénégal
Dakar 2021, un levier essentiel pour un accès durable à la ressource

Le Forum mondial de l'eau prévu en 2021 à Dakar sera "un levier essentiel pour régler durablement la question de l'eau en Afrique", a déclaré le président du comité préparatoire, Abdoulaye Sène.
"Nous pensons qu'il faut profiter de cette dynamique du forum, pour que Dakar 2021 soit un levier essentiel pour régler durablement la question de l'eau en Afrique", a-t-il dit. M. Sène s'adressait à la presse en marge de la réunion nationale préparatoire organisé en prélude à l'atelier stratégique et prospectif du 9ème Forum mondial de l'eau qui est prévu fin juin 2018 à Dakar. Selon lui, il s'agira aussi de "lancer des initiatives afin que davantage de bassins transfrontaliers s'inscrivent dans une démarche de cadre institutionnel à l'image de l'OMVS, leur permettant de coopérer, de développer la solidarité, de créer des conditions d'une vie plus pacifique, plus solidaire entre les peuples et des États". "C'est une façon pour nous de contribuer à l'amélioration du cadre de vie, des conditions de nos populations, qu'elles soient urbaines ou rurales", a expliqué le président du comité national préparatoire.
L'autre aspect, a précisé M. Sène, consiste à lancer une initiative "Dakar 2021" qui sera un ensemble de projets labellisés dans différents domaines. Évoquant les priorités, il a cité l'accès à l'eau et à l'assainissement, la mise en place d'instruments pour l'agriculture et le monde rural, de même que des instruments de coopération autour des bassins transfrontaliers. Il s'agit également d'améliorer les performances du secteur en matière de gouvernance, de mobilisation des finances mais également d'innovation et de formation de professionnels pour promouvoir la réussite du secteur. Il a par ailleurs appelé à une mobilisation de la population laquelle, selon lui, fait partie des éléments caractéristiques de ce forum. "Une implication des communautés à la base permet d'élargir le champ de partage et d'appropriation du forum. Elles doivent être au cœur de ce système", a lancé le président du comité préparatoire du 9ème Forum mondial de l'eau.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  


Congo-Kinshasa
AEP : La Banque mondiale recommande un plan d’action énergique pour la Régideso

Le secteur de l'eau a connu de graves dysfonctionnements aux effets incalculables sur les conditions générales de santé et le coût de la vie des ménages congolais. Pour la Banque mondiale (BM), le pays doit dresser un bilan des dépenses faites au cours des cinq dernières années et évaluer leurs effets sur la performance du secteur.
Dans sa dernière revue portant sur la gestion des dépenses publiques et la responsabilisation financière (exercice 2017), la BM tire la sonnette d'alarme sur certains problèmes récurrents liés à la fourniture de l'eau en RDC. "Cette situation résulte notamment de l'insuffisance des ressources financières et des problèmes de gestion des administrations publiques du secteur de l'eau", relève-t-elle. Pourtant, à l'instar du secteur de l'électricité, le pays dispose d'importantes ressources en eau globalement inexploitées à ce jour. Le niveau de desserte en eau reste très bas. Cela ne va pas sans poser une question de fond sur le fonctionnement de l'opérateur historique, la Régie de distribution d'eau de la RDC (Régideso). "Le rétablissement de l'équilibre financier de la Régideso est indispensable pour assurer l'exploitation et la pérennité des installations", estime la BM. Pour réveiller le géant endormi, la BM énonce quatre grands domaines d'intervention. Il s'agit du développement de l'activité, de la remise en ordre du fichier clients, de la maîtrise des charges du personnel et du paiement mensuel des consommations d'eau des instances officielles et des ayants droit. Pour l’institution financière internationale, ce dernier point représente un véritable verrou à tout effort de relance durable de la société commerciale. "Le paiement par l'État et les ayants droit permettrait de débloquer sa situation financière et d'améliorer la maintenance", préconise la BM. Au-delà de la production, la Régideso doit très vite mettre sur pied un plan d'action prioritaire en faveur de toutes les directions pour mettre fin ou réduire les pertes d'eau. Comme l'explique la BM, il serait intéressant que les autorités congolaises et de la Régideso s'inspirent des expériences réussies ailleurs, les cas du Sénégal, du Burkina Faso et tant d'autres pays. Si la Régideso a tenté d'installer un comité de réduction des pertes dans les années 2010, l'expérience ne s'est pas avérée payante. En relançant un tel projet, la société devrait tirer quelques avantages tant au niveau de l'accroissement du nombre de points de vente actifs que du volume d'eau facturé. La réaffirmation du rôle-clef de la signature d'un contrat de performance liant la Régideso à l'État congolais n'exclut pas un audit régulier. Sur ce point, la BM se félicite de la mise en place, par le Copirep, l'organe technique du gouvernement central, des outils pour la réforme de la Régideso, notamment les contrats de gestion, l'auditeur, etc. "Cet audit permettra de fournir à l'État et à ses partenaires l'assurance que toutes les clauses du contrat sont appliquées par les parties et que les données et les indicateurs fournis et calculés par la Régideso sont sincères et vérifiables", déclare la BM.
Pour l'avenir, il faut continuer à mobiliser l'argent nécessaire à la relance du secteur de l'eau. Dans son programme, le gouvernement central n'hésite pas à tabler sur un taux optimiste d'accès à l'eau et à l'assainissement de 70 %. Or, cet objectif exigera un investissement d'au moins 3,5 milliards de dollars américains sur une période de cinq ans. Au moins 1,2 milliard devra être orienté vers la Régideso. Sur ce point, l'équation est loin d'être résolue.
Laurent Essolomwa, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

France-Tchad
La France et le Tchad renforcent leur partenariat 
Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire s’est entretenu avec Sidick Abdelkérim Haggar, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche du Tchad. Les deux ministres ont notamment évoqué la conservation des espèces, la lutte contre le trafic d’espèces protégées, la lutte contre la désertification, le développement des énergies renouvelables, l’accès à l’eau potable et la gestion des déchets, dans un contexte de changement climatique qui touche durement le Tchad et la région du Sahel. Ils ont annoncé la signature prochaine d’une déclaration d’intention pour renforcer le partenariat entre les deux ministères en matière de développement durable et de protection de l’environnement.
De son côté, Nicolas Hulot a annoncé le déblocage d’une aide financière de 50 000 euros pour l’équipement d’une brigade de 30 agents de police faunistique de la réserve de Binder Léré à la suite de l’attaque  de braconniers qui a entraîné la mort de 19 éléphants récemment. Répondant à l’annonce de Sidick Abdelkérim Haggar d’étudier la transformation de cette réserve en parc national, Nicolas Hulot a indiqué la disponibilité de la partie française à renforcer la coopération franco-tchadienne dans la gestion des parcs nationaux, y compris à travers un programme de l’Agence française de développement. Nicolas Hulot a également annoncé une contribution exceptionnelle de la France d’un montant de total de 200 000 euros en faveur du Fond de l’éléphant d’Afrique et du Consortium de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC).
Environnement France  

 

Coopération Israël-Afrique
Israël met l'accent sur l'eau, la sécurité et l'agriculture

Israël espère consolider ses relations avec les pays africains dans des secteurs essentiels tels que l'eau, la sécurité, l'agriculture ou les énergies renouvelables. C’est ce qu’a déclaré Gideon Behar, l'ambassadeur en charge de la division Afrique au sein du ministère israélien des Affaires étrangères lors d’une rencontre avec un groupe de journalistes africains en visite à Tel Aviv. "Il y a de la place pour améliorer et approfondir les relations avec les pays africains, notamment dans les domaines essentiels dans lesquels l'Afrique a un grand besoin", a indiqué le diplomate israélien. Pour cet ancien ambassadeur d'Israël au Sénégal, son pays a l'avantage d'être un "pont terrestre" entre l'Afrique et le reste du monde, Israël disposant aussi d’une maîtrise dans le traitement des eaux usées comme dans le dessalement. "Nous sommes, aujourd'hui, le premier pays à traiter 90 % de ses eaux usées. Le deuxième pays est l'Espagne avec un taux de 25 %", précise le diplomate. Le deuxième secteur sur lequel Israël souhaite apporter son appui à l'Afrique est l'agriculture. Ceci compte tenu du boom démographique que connaît l'Afrique avec actuellement 850 millions de personnes qui vivent en terre africaine. Alors que le continent attend 2, 5 milliards d’habitants d’ici à 2050, il a besoin d'augmenter sa production agricole ce qui passera aussi par les nouvelles techniques d’irrigation.
Israël entend aussi développer sa coopération avec l'Afrique dans les domaines comme les énergies renouvelables, la santé, l'éducation, la numérisation des systèmes d'information bancaire et de l’économie.
M. Ndong, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica  


Afrique du Nord et Proche-Orient
Gestion de la sécheresse : Un changement radical est nécessaire
L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) appelle à opérer un changement fondamental de la manière dont la sécheresse est perçue et gérée au Proche-Orient et en Afrique du Nord. Dans un nouveau rapport l'agence insiste sur la nécessité d'une approche plus proactive basée sur les principes de la réduction des risques afin de renforcer la résilience face aux sécheresses.
Même si la région est habituée aux phénomènes de sécheresse, durant ces quatre dernières décennies, les sécheresses s'y sont généralisées et ont augmenté en durée et en fréquence, probablement en raison du changement climatique. La région est particulièrement sujette aux vagues de sécheresse et compte parmi les zones les plus affectées par les pénuries d'eau au monde, avec le désert représentant les trois quarts de son territoire. Les capacités financières, administratives et techniques nécessaires pour faire face à la sécheresse dans les régions du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord sont inadéquates, rendant les agriculteurs et les éleveurs – les premiers et les plus durement touchés lors des vagues de sécheresse – encore plus vulnérables. Les agriculteurs et les éleveurs font face à des défis grandissants, alors que l'eau devient de plus en plus rare, que la terre se dégrade et s'effrite davantage et que les sols deviennent de plus en plus fragiles. Néanmoins, selon le rapport, la plupart des efforts se concentrent surtout sur comment se rétablir après une période de sécheresse, plutôt que sur les moyens de réduire l'impact du phénomène. À cela s'ajoute une préparation et des financements insuffisants, ainsi qu'un manque de coordination, qui demeurent des obstacles importants. "Nous devons appréhender et gérer les sécheresses de manière différente et passer d'une intervention d'urgence à des politiques plus proactives et à une planification à long terme afin de réduire les risques et de renforcer la résilience", a déclaré René Castro, sous-directeur général de la FAO en charge du Département du climat, de la biodiversité, des terres et des eaux. "Le rapport passe en revue les lacunes liées à la gestion de la sécheresse et fournit une base solide afin d'aider les gouvernements à repenser leurs politiques et à reformuler leurs plans de préparation et de réponse, en offrant des solutions qui prennent en compte le contexte spécifique de chaque pays", a ajouté M. Castro.
Lancé à l'occasion de la Journée mondiale pour lutter contre la désertification et la sécheresse, le rapport a été élaboré par la FAO et l'Institut mondial Daugherty de l'eau pour l'alimentation de l'Université du Nebraska. Il couvre une vingtaine de pays dans la région : l'Algérie, le Bahreïn, l'Égypte, l'Irak, l'Iran, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, la Mauritanie, le Maroc, Oman, la Palestine, le Qatar, l'Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, les Émirats arabes unis et le Yémen.
FAO

 

 

Asie

 

 


Chine
Gestion des ressources en eau : la Banque mondiale approuve 600 millions de dollars de prêts
La Banque mondiale vient d’approuver trois prêts totalisant 600 millions de dollars. Ces prêts seront alloués pour améliorer les services concernant l'alimentation en eau et les eaux usées, et adopter une gestion intégrée de la pollution et des bassins hydrographiques dans les provinces du Zhejiang, du Jiangxi et du Liaoning. "La pénurie d'eau fait partie des défis les plus urgents que connaît le développement durable de la Chine. La pollution de l'eau impose des coûts importants en matière économique, écologique et sanitaire, alors que l'écart urbain-rural est également présent dans la couverture des services fondamentaux en matière d'eau", a indiqué Bekele Debele, directeur du programme pour le développement durable de la Banque mondiale en Chine.
La Banque mondiale et la Chine ont développé un partenariat solide dans le secteur de l'eau pour traiter les questions politiques et institutionnelles, tester de nouvelles approches, et partager les expériences et les exemples de la Chine avec d'autres pays.
Xinhua  


Protection de l'environnement : Les tribunaux appelés à redoubler leurs efforts
La Cour populaire suprême de la Chine vient de publier une directive demandant aux tribunaux de tous échelons de mieux exercer leurs fonctions judiciaires dans les affaires liées à l'environnement, afin de contribuer à construire une société plus consciente de l'écologie.
"Les tribunaux doivent agir de façon professionnelle dans les procès pour assurer la protection ultime de l'environnement, ainsi que pour garantir l'indemnisation des dommages écologiques et le système de responsabilités", indique la directive. Le document appelle à ce que des départements ou équipes spécialisés au sein des tribunaux traitent les affaires criminelles, civiles et administratives liées à l'environnement. La Cour suprême a également exigé le renforcement de la protection judiciaire de l'environnement dans certaines zones clés, dont la zone économique du fleuve Yangtsé, la nouvelle zone de Xiongan et les parcs nationaux pilotes du pays. En 2017, les tribunaux avaient accepté 21 241 dossiers criminels de première instance liés à l'environnement et avaient conclu 20 602. Au terme de ce premier semestre 2018,, 207 552 affaires civiles de première instance concernant l'environnement ont été acceptées, et 190 125 conclues.
Xinhua


Plus de 16 000 litiges d'intérêt public liés à la protection de l'environnement
Les parquets chinois ont traité plus de 16 000 litiges d'intérêt public liés à des affaires de protection de l'environnement et des ressources entre juillet 2015 et avril 2018, a annoncé le Parquet populaire suprême (PPS). Au cours de cette période, les parquets à travers le pays ont restauré 2,38 millions de mu (159 000 hectares) de terres endommagées, dont des forêts, des cultures, des prairies et des terres humides, tout en exhortant à nettoyer 54 .000 mu (36 500 hectares) de ressources en eau polluées, selon le PPS. 2 323 entreprises rejetant du gaz et d'autres polluants atmosphériques, et 1 991 sociétés responsables d'une pollution de l'environnement autre que la pollution de l'air ont été fermées ou ont dû réaliser des aménagements au cours de cette période, a précisé le Parquet.
Les parquets ont également fermé 695 entreprises ayant échoué à l'évaluation de l'impact environnemental.
Xinhua  


Sauver l'esturgeon du Yangtsé
La province chinoise du Sichuan (sud-ouest) fera encore davantage pour rétablir la population sauvage des esturgeons du Yangtsé, une espèce endémique en voie de disparition. Cette année, le Sichuan a lâché 50 esturgeons adultes et plus de 85 000 alevins dans le fleuve Yangtsé, a indiqué le bureau des produits aquatiques de la province. Le Sichuan projette de lâcher des centaines d'esturgeons adultes et des dizaines de milliers d'alevins en 2019 et en 2020 dans le but de rétablir la population. Un réseau de surveillance vérifiera les effets du plan. La province améliorera la recherche et la gestion génétiques de l'espèce et luttera contre la pêche illégale.
L'esturgeon du Yangtsé (Acipenser dabryanus), a perdu sa capacité naturelle à se reproduire en 2000 en raison de la construction de barrages, de la surpêche et des rivières surpeuplées. En 2010, il a été classé comme espèce en danger critique d'extinction par l'Union internationale pour la conservation de la nature.
Xinhua  

 

Un parc national sauve près de 40 000 poissons pris au piège
Des centaines de personnes dans la province chinoise du Qinghai (nord-ouest) ont sauvé près de 40 000 poissons pris au piège dans le parc national de Sanjiangyuan, après environ une semaine d'efforts.
Fin mai, les gardes du parc ont découvert des poissons, dont beaucoup migraient pour pondre des oeufs, bloqués sur une section de 7 kilomètres de la rivière Karqu dans le district de Qumalai en raison d'un débit insuffisant, a indiqué Chosang Dorje, de l'administration du parc. Le gouvernement local et l'administration du parc ont dépêché des travailleurs pour transporter les poissons par véhicule vers différentes parties de la rivière. Des gardes du parc, des volontaires et des éleveurs locaux ont également participé à cette opération. Les opérations ont duré près d'une semaine, et la plupart des poissons ont été sauvés. "Certains appartiennent à des espèces menacées qui se trouvent uniquement dans la région de Sanjiangyuan", a déclaré Chosang Dorje.
Sanjiangyuan, qui signifie "source de trois rivières", abrite de nombreuses espèces rares, dont le léopard des neiges, l'antilope tibétaine, le cerf à museau blanc et l'âne sauvage tibétain.
Xinhua  


 

Amériques

 

 

Canada – Québec
Montréal pointée du doigt pour ses fuites d’eau

Il y a encore trop de fuites d'eau à Montréal, a critiqué la vérificatrice générale (VG) de la métropole. Cette dernière reproche également à la Ville sa politique de gestion des matières organiques. Malgré la mise en place, en 2012, d’une stratégie montréalaise de l’eau, "force est de constater que le taux des pertes d’eau potentielles sur l’ensemble du réseau de l’agglomération demeure encore élevé", écrit Michèle Galipeau, dans son rapport annuel déposé au conseil municipal. Alors que Québec avait fixé pour objectif d’atteindre d’ici la fin de l’année 2016 un taux de fuites maximum de 20 % du volume total d’eau distribuée, ce chiffre atteint 34,7 % à Montréal. Cette estimation est l’une des plus importantes des dernières années. Elle est néanmoins en baisse par rapport à 2002. Les pertes d’eau potable étaient alors estimées à 40 %. Mais cela ne suffit pas, assure la VG, en demandant à la Ville de refaire ses devoirs à ce sujet. Selon elle, la politique montréalaise mise en place "ne permet pas de réduire de manière optimale les fuites sur le réseau d’aqueduc en accord avec les exigences et les orientations prises." Responsable de ce dossier au sein de l’administration de Valérie Plante, le conseiller Sylvain Ouellet a affirmé que cette conclusion confirme les engagements de son administration de continuer d’investir dans l’eau. "On est évidemment au courant que le réseau est vieillissant. Il y a encore des fuites, il faut [investir]", a-t-il spécifié. Il ajoute que la quantité d’eau produite a beaucoup chuté, ce qui entraîne un volume d’eau perdue moins important. Début janvier, l’administration municipale avait notamment décidé d’augmenter la taxe liée à l’eau de 1,1 %, ce qui a entraîné une hausse globale des taxes de 3,3 % pour 2018.
Photo Charles Contant / Radio-Canada
Romain Schué – Radio-Canada  

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Eaux contaminées : Kamouraska a trouvé de l’eau potable, mais ne peut pas l’utiliser
Des résidents de Kamouraska (Est du Québec) s'impatientent devant les problèmes d'eau potable qui ne sont toujours pas été réglés. La Municipalité a trouvé une nouvelle source il y a cinq ans, mais attend toujours une autorisation du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire pour raccorder cette source à son réseau d'aqueduc.
La source lui permettrait de raccorder les 15 résidences qui n’ont pas d’eau potable au coût d’environ 3,7 millions de dollars. "C'est un minimum, on ne demande pas la lune, on demande juste à raccorder ces gens-là", s’exclame Gilles Michaud, maire de Kamouraska. La source permettrait aussi de régler l'autre grand problème avec l'eau potable à Kamouraska : les trialométhanes. Présentement, l'eau de l'aqueduc compte 388 microgrammes de trialométhanes par litre d'eau, soit près de cinq fois la norme maximale permise par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. La Ville a soumis la dernière version des plans et devis au ministère en janvier 2018. Le ministère lui a ensuite demandé d’ajouter un système de traitement au sable vert pour le manganèse, ce qu’elle a fait. Elle a retourné ses plans modifiés en avril 2018. Elle considère maintenant que ses citoyens ont assez attendu, aussi espère-t-elle commencer les travaux cet automne, si elle obtient les autorisations et le financement nécessaire.
D’après les informations d’Ariane Perron-Langlois
Radio-Canada

 

La 2ème meilleure eau potable de l'Amérique du Nord est à Sherbrooke
Les Sherbrookois peuvent maintenant se targuer de boire la deuxième meilleure eau en Amérique du Nord. La Ville de Sherbrooke, située au confluent des rivières Magog et Saint-François et qui puise son eau dans le lac Memphrémagog, a en effet remporté la médaille d'argent du concours "Best of the Best Taste Test" organisé par l'American Water Works Association (AWWA). Au total, 25 municipalités se disputaient les honneurs du concours qui avait lieu à Las Vegas. Ce n'est pas le premier honneur que récolte l'eau sherbrookoise. L'automne dernier, elle avait remporté le titre de meilleure eau potable du Québec lors d'un concours organisé par le Réseau Environnement. C'est ce titre qui avait permis aux Sherbrookois de représenter le Québec au concours de l'AWWA. Deux employés du Service des infrastructures urbaines sont présents à Las Vegas pour y représenter la Ville de Sherbrooke. "Les bouteilles d'eau de Sherbrooke sont arrivées là-bas dans du verre ambré, comme celles utilisées pour les bouteilles de bière. C'est ensuite mis dans des glacières. On a envoyé ça par transport aérien vers Las Vegas", explique le chef de la division de la gestion des eaux à la Ville de Sherbrooke, Michel Cyr. Trois juges ont évalué l'eau des municipalités participantes sur leurs qualités physiques (transparence, turbidité, odeur) et gustative. La ville gagnante est lderwood Water & Wastewater à Lynnwood dans l'État de Washington.
Radio-Canada

 

Canada – Manitoba
Une piscine remplie d'eau jaune
Un Winnipégois veut être indemnisé par la Ville des frais de remplissage de sa piscine hors terre après avoir constaté la couleur jaunâtre de l'eau. La Ville de Winnipeg reconnaît avoir reçu deux appels concernant de l’eau brune dans le quartier d'East Kildonan mais précise ne pas embourser les abonnés. La porte-parole de la Ville suggère toutefois aux propriétaires de surveiller leurs piscines lorsqu’ils en font le remplissage.
Radio-Canada

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Économie

 

 


Amérique latine Caraïbes – Suez développe de nouvelles activités au travers de cinq contrats
À l’occasion de la semaine de L’Amérique latine et des Caraïbes en France, Suez annonce la signature de cinq contrats au Chili, au Mexique et au Brésil. Ces contrats s’inscrivent dans la dynamique de développement de nouvelles activités du groupe en Amérique latine et Caraïbes, région dans laquelle Suez fête ses 80 ans. Aujourd’hui, le groupe réalise 6 % de son chiffre d’affaires global dans la région et compte plus de 6 600 collaborateurs dans 9 principaux pays parmi lesquels le Chili, le Mexique et le Brésil. Expert de la gestion de l’eau et de l’assainissement, le groupe se développe également sur de nouveaux marchés tels que les smart cities, l’agriculture ou encore l’industrie.
À Sao Paulo, mégalopole de plus de 20 millions d’habitants, le niveau d’efficacité actuel des réseaux de distribution d’eau entraîne fuites d’eau et discontinuité de service. SABESP, organisme public en charge de la gestion de l’eau, vient de confier à Suez un contrat de réduction de fuites dans les réseaux d’eau de la zone Est de la ville, pour un montant de 1,2 million d’euros. D’une durée de 24 mois, ce contrat porte sur l’amélioration de l’efficacité hydrique et énergétique via le suivi des travaux de modernisation, d’extension et la mise en œuvre de nouveaux services : gestion par micro-secteurs, installation de 2 415 compteurs.
Au centre du Mexique, le groupe a signé un contrat avec la ville de Querétaro. D’une valeur de 2,3 millions d’euros, il porte sur l’installation du système Aquacis pour une meilleure gestion technique et commerciale des services de gestion de l’eau. Développée par Suez Advanced Solutions, cette solution est déjà utilisée en Espagne, en Algérie et au Chili.
Première ville de la région à traiter 100 % de ses eaux résiduaires, Santiago du Chili a confié à Suez la modernisation des stations de traitement des eaux résiduaires de Mapocho-Trebal et la Farfana. Suez à travers sa participation dans Aguas Andinas, l’entreprise concessionnaire en charge de la gestion du cycle intégral de l’eau pour les 7 millions d’habitants, met en application le programme des Biofactorias. Pour un investissement initial de 50 millions d’euros, ces deux stations deviendront 100 % autonomes en énergie, produiront du gaz re-injectable dans le réseau de gaz urbain, des produits de compostage pour les agriculteurs des alentours et développeront un programme d’entreprenariat social auprès des communautés vivant à proximité.
De nouveaux services dans les secteurs agricole et industriel – L’Amérique Latine représente 24 % des terres arables dans le monde et contribue à hauteur de 11 % à la production agricole mondiale. Suez accompagne les agriculteurs dans l’optimisation de leur consommation d'eau et la fourniture d’une eau de qualité et en quantité suffisante : télémétrie, détection des fuites, adaptation de la consommation aux conditions climatiques, réutilisation des eaux usées domestiques ou dessalement pour l'irrigation agricole.  Au Chili, le groupe se positionne sur ce marché et a signé en mai dernier un contrat de services d’hydrologie pour une entreprise agricole spécialisée dans la production de noix. Le groupe est également présent aux côtés des industriels dans la gestion de leur ressource en eau, notamment dans les secteurs d’Oil & Gaz au Brésil et des mines au Pérou et au Chili. Il a d’ailleurs renouvelé un contrat d’exploitation et de maintenance des installations du système hydrique pour un acteur de l’industrie minière à El Teniente pour un montant de 13 millions d’euros en avril dernier. Enfin, la récente acquisition de GE Water disposant sur place de deux usines de production d'équipements et près de 770 collaborateurs) permet à Suez d’accroître son investissement sur un continent où les industries consomment 11 % de la ressource disponible en eau. "Le groupe veut conquérir de nouveaux marchés, tels que ceux liés à l’émergence des mégalopoles et au dynamisme du secteur agricole et industriel", précise Ana Giros Calpe, DG Amérique latine, directrice Marchés industriels et Grands comptes. Dans cette région, qui représente un tiers de l’eau douce de notre planète et près de 635 millions d’habitants, plus de 34 millions n’ont pas accès à une source améliorée d’eau potable et plus de 106 millions ne disposent pas de services d’assainissement. Plus de 200 millions d’habitants sont confrontés à des services en eau intermittents ou non continus (24/7).
Photo, la station de traitement des eaux résiduaires de la Farfana au Chili.
Suez

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Amérique du Nord – H2O Innovation remporte quatre nouveaux projets industriels
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’elle a remporté quatre nouveaux projets industriels en Amérique du Nord. Ces nouveaux contrats, d’une valeur totale de 3,1 millions de dollars porteront le carnet de commandes de projets de la société à 55,1 millions de dollars. Le premier projet a été remporté auprès d’un important fabricant en Caroline du Nord, et consiste en un système de traitement d’eaux usées industrielles, combinant les technologies de bioréacteur à membranes (MBR) et d’osmose inverse (RO). Le système comportera deux trains de MBR qui traiteront 75 000 GPD (283,9 m3 /jour) d’eaux usées, suivi d’un système de RO qui traitera 50 000 GPD (189,3 m3 /jour) des effluents de MBR. Le deuxième contrat est signé avec un client industriel du Midwest, avec lequel H2O Innovation a travaillé dans le passé, et consiste en l'expansion de leur système de RO à 576 000 GPD (2 180,4 m3 /jour). Les deux derniers projets consistent en des systèmes utilisant les technologies de nanofiltration (NF) et de RO. Le premier d’entre eux comptera deux trains de NF et produira jusqu’à 194 400 GPD (735,9 m3 /jour) d’eau potable pour un centre de villégiature situé en Alaska central. Le second système, quant à lui, produira 7 200 GPD (27,3 m3 /jour) d’eau servant à la chaîne de traitement d’une entreprise agroalimentaire, basée dans la province du Québec. Il s’agit du 12ème projet que H2O Innovation remporte en trois ans avec cette compagnie. "Le secteur industriel est chargé de situations complexes liées au traitement d’eau et d’eaux usées. Plutôt que de simplement fournir de l'équipement de filtration membranaire, H2O Innovation devient un partenaire, mettant à profit nos experts de l'industrie afin d’analyser le problème et de proposer les meilleures solutions; non seulement pour aujourd'hui, mais aussi pour demain. Nos clients industriels apprécient vraiment notre approche unique et collaborative qui nous démarque de la compétition dans ce marché", a déclaré David Faber, vice-président Ventes de systèmes d’H2O Innovation. 
H2O Innovation  

 

 

Évènements

 

 

7 juin 2018, Marseille – France
Le dessalement participe-t-il aux mesures d’adaptation aux changements climatiques ? 
APPEL À COMMUNICATIONS
La SHF, l'AFEID et l'Académie de l'eau poursuivent leurs travaux sur  les questions liées aux futures tensions sur la gestion de l'eau, en lien avec le changement climatique et les évolutions sur l'usage de l'eau d'ici 2050. Ces travaux soulignent l’importance de considérer la palette complète des outils d’adaptation, organisationnels et techniques, tant pour l’usage économe de l’eau que pour la sécurisation de la ressource. Le dessalement fait partie de cette palette d'outils et fera l'objet de ce colloque. Le dessalement d’eau de mer et d’eau saumâtre, déjà largement utilisé dans les pays du Sud, fait partie des solutions techniques d’adaptation à étudier. Une évaluation des bénéfices et limites de cette technologie sera d'autant plus solide qu'elle s'appuiera sur une analyse des controverses qu'elle a générées et se fondera sur une connaissance claire de ses implications techniques, économiques, sociales et environnementales. 
Ce séminaire d’une journée, qui se tiendra le 7 juin dans le cadre du congrès 2018 de l'ASTEE organisé à Marseille, ambitionne de contribuer à rassembler ces éléments de connaissance et à jeter les bases de réflexions prospectives avec un accent tout particulier sur les pays méditerranéens. Les thèmes à aborder sont : Retour d'expériences sur la mise en place et l'utilisation d'usines de dessalement ; Aspects technologiques et économiques ; Aspects énergétiques ; Aspects environnementaux ; Controverses socio-techniques et environnementales ; Approches prospectives, en particulier dans la région méditerranéenne
Les propositions de communication sont attendues pour le 30 octobre 2017.  
Colloque Dessalement – SHF

 

2 juillet 2018, Paris – France
Soins du corps ou protection de l’environnement : faut-il choisir ? 
Retour sur le programme Cosmet’eau "Changements de pratiques dans les cosmétiques : des lanceurs d’alerte aux impacts sur le milieu récepteur", porté par le LEESU et réunit des acteurs publics et privés dans le domaine de l’eau (Syndicat Interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, les services techniques de l’eau et de l’assainissement de la Ville de Paris, l’Observatoire parisien de l’eau, VigiCell, Arceau-IdF).
Une première session sera organisée sur la qualité des eaux urbaines à l’aune de l’utilisation des produits cosmétiques : Les pressions renouvelées sur les eaux urbaines ; L’approche écotoxicologique des changements de formulation ; Comment connaître les perceptions des risques par les consommateurs de produits cosmétiques ? Une seconde session traitera de la réduction à la source des micropolluants : Où en sont les consommateurs dans leurs changements de pratique ? ; L’approche de la profession sur les changements de formulation ; La place des collectivités dans les politiques de prévention/réduction. Ces sessions seront entrecoupées par deux tables rondes sur les pratiques de consommation et la qualité des eaux urbaines  et sur les conditions et moyens d’une réduction à la source des micropolluants.  
La journée se tiendra à l’Auditorium Marie Curie du CNRS.
Cosmet’eau – Arceau IdF

 

15 novembre 2018, Lyon – France
Eau & Changement climatique
Le 15 novembre 2018, à Lyon, les agences de l'eau et les comités de bassin organisent un colloque national pour vous accompagner, élus et décideurs, dans vos réflexions et actes d'aménagement face aux changements climatiques.
Face au constat d’une vulnérabilité généralisée de nos territoires en proie au manque d’eau, aux inondations et autres aléas climatiques, la question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais où, comment et quelles priorités se donner pour investir. Les agences de l’eau et leurs comités de bassin proposent, via leurs plans d’adaptation au changement climatique, des mesures concrètes pour rendre les territoires résilients : restaurer les zones humides, décloisonner les rivières, diversifier les approvisionnements en eau, désimperméabiliser les sols, réutiliser les eaux usées traitées, réparer les fuites et mieux partager l’eau. Les solutions techniques sont nombreuses !
Programme – Table-ronde : Décider, investir, aménager autrement face au changement climatique : Des méthodes et des moyens. Atelier 1 : Repenser l’eau dans la ville. Atelier 2 : Agir autrement face aux évènements extrêmes. Atelier 3 : miser sur les solutions fondées sur la nature pour limiter la vulnérabilité des territoires. Atelier 4 : Limiter les conflits d’usage face aux tensions sur la ressource. Atelier 5 : Repenser les activités économiques impactées. Atelier 6 : Repenser les activités agricoles impactées. Atelier 7 : Ingénierie financière pour les projets d’adaptation au changement climatique.
Eau & Changement climatique

 

 

Formations

 

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers"depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
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Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogues 2018 des formations du CNFME
Les 5 catalogues 2018 des formations du Centre national de formation aux métiers de l’eau (CNFME) sont disponibles en ligne sur le site de l'Office international de l'eau :

  • Eau
  • Eau et Biodiversité
  • Eau et Changement climatique
  • Eau – Irrigation – Agriculture
  • Déchets – Environnement

Catalogues 2018

 

2018 – Île-de-France
Cycle de formation Nature en ville

Les CAUE d'Île-de-France mettent leur expertise à votre service dans six modules pour appréhender méthodes et stratégies pour intégrer la nature et le paysage dans les projets. Les modules sont répartis de février à octobre 2018 et se déroulent chacun sur une journée en rassemblant un groupe de 30 personnes maximum. Chaque module combine savoirs théoriques, données culturelles et connaissances techniques. Des visites de terrain et des témoignages d’experts et de professionnels nourriront les échanges et contribueront à la recherche de solutions et à la diffusion de nouvelles pratiques.
Tarifs : 100 euros TTC par module, 500 euros TTC pour le cycle complet (6 modules). Le 1er module est gratuit en accompagnement d’un ou plusieurs modules de la formation. Les tarifs de formation ne prennent pas en charge les frais de repas.

  • Module 1 : Nature en ville : de quoi parle-t-on ? – Jeudi 15 février 2018
  • Module 2 : Positionner l'agriculture comme une composante du projet urbain – Jeudi 5 avril 2018
  • Module 3 : Aménager et gérer durablement les espaces verts – Jeudi 3 mai 2018
  • Module 4 : Gérer de façon alternative les eaux pluviales – Jeudi 7 juin 2018
  • Module 5 : Maintenir et développer la place de l'arbre en ville – Jeudi 20 septembre 2018
  • Module 6 : Protéger et gérer le patrimoine arboré – Jeudi 4 octobre 2018

CAUE-IdF – Nature en ville  

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'homme, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières