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Instantanés décembre 2018

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Changement climatique : Les avantages pour la santé l’emportent largement sur les coûts d'atteinte des objectifs 
Dans le cadre de la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris, la réduction de la pollution de l’air permettrait, à elle seule, de sauver environ 1 million de vies par an dans le monde d’ici à 2050. Les dernières estimations d’experts de premier plan indiquent aussi que la valeur des progrès obtenus pour la santé grâce à l’action sur le climat équivaudrait au double du coût des politiques d’atténuation au niveau mondial et que le rapport coût/bénéfice est encore plus grand dans des pays comme la Chine et l’Inde.
Un rapport de l’OMS présenté à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP24) à Katowice (Pologne) met en évidence les raisons pour lesquelles les considérations sanitaires sont cruciales pour faire progresser l’action sur le climat et décrit les principales recommandations à l’intention des décideurs politiques. L’exposition à la pollution de l’air provoque chaque année 7 millions de décès dans le monde et coûte selon les estimations 5 110 milliards de dollars US de pertes en matière de bien-être. Dans les 15 pays émettant les plus grandes quantités de gaz à effet de serre, on estime que les conséquences de la pollution de l’air sur la santé représentent plus de 4 % de leur PIB. Les mesures pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris nécessiteraient d’y consacrer environ 1 % du PIB mondial. "Potentiellement, l’Accord de Paris est le plus grand accord du siècle sur la santé", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. "Les faits montrent clairement que les changements climatiques ont déjà un impact sérieux sur la vie et la santé humaines. Ils remettent en question les bases fondamentales dont nous avons tous besoin pour être en bonne santé – un air pur, de l’eau potable, une alimentation nutritive et des logements sûrs – et compromettrons des décennies de progrès de la santé mondiale. Nous ne pouvons plus nous permettre de différer encore l’action."
Le rapport spécial de l’OMS à la COP24 sur la santé et les changements climatiques (COP24 special report: health and climate change), donne des recommandations aux gouvernements pour optimiser les avantages pour la santé en combattant les changements climatiques et éviter les plus graves répercussions sanitaires de ce problème mondial. Le rapport demande à tous les pays de prendre en compte la santé dans toutes les analyses du rapport coût/avantages de l’atténuation des changements climatiques. Il recommande aussi aux pays d’utiliser des mesures fiscales d’incitation, telles que le prix du carbone et les subventions de l’énergie, pour inciter les secteurs à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques. Il encourage aussi les Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à lever les obstacles empêchant de soutenir la résilience des systèmes de santé aux changements climatiques.
OMS

 


INITIATIVE
Lancement d’un Atlas sur le recul des glaciers andins et la diminution des eaux glaciaires
Si le recul se poursuit au rythme actuel, certains glaciers de basse altitude des Andes tropicales pourraient perdre entre 78 et 97 % de leur volume d’ici la fin du siècle, privant les populations de la région d’une partie de leurs ressources en eau. C’est le constat inquiétant que dresse The Andean Glacier and Water Atlas (L’Atlas de l’eau et des glaciers andins) qui sera lancé par l’UNESCO et la fondation norvégienne GRID-Arendal le 6 décembre, dans le cadre de la COP24 organisée du 3 au 14 décembre à Katowice (Pologne).
La plupart des glaciers connaissent depuis des décennies un recul sous l’effet du changement climatique. Mais le phénomène est particulièrement rapide dans les Andes tropicales depuis les années 1950. Ainsi, le seul glacier que compte encore le Venezuela devrait disparaître d'ici 2021. Au Pérou, pays qui abrite le plus grand nombre de glaciers tropicaux du continent, les glaciers de la Cordillera Blanca ont nettement reculé au cours des dernières décennies. Un recul rapide des glaciers a également été observé en Bolivie depuis les années 1980 où certains d’entre eux ont perdu près des deux tiers de leur masse. Au Chili et en Argentine, le recul des glaciers de basse altitude situés en Patagonie et en Terre de Feu s’accélère. En Colombie, il est probable que d’ici les années 2050, seuls subsisteront les glaciers situés sur les sommets les plus élevés. En Equateur, le recul des glaciers est spectaculaire depuis une cinquantaine d’années. Or, les eaux de fonte glaciaire constituent une ressource essentielle pour des millions de personnes, notamment pour les habitants des hauts plateaux andins de Bolivie, du Chili et du Pérou. Elles représentent environ 5 % de l’approvisionnement en eau à Quito (Équateur), 61 % à La Paz (Bolivie) et 67 % à Huaraz (Pérou). Les années de sécheresse, cette proportion peut atteindre 15 % à Quito, 85 % à La Paz et 91 % à Huaraz. La situation est d’autant plus inquiétante que la température moyenne annuelle est en hausse dans la plupart des pays des Andes tropicales (Colombie, Équateur, Pérou et Venezuela). Dans ces pays, elle a augmenté d'environ 0,8 °C au cours du siècle dernier et pourrait encore grimper de 2 à 5 °C d'ici la fin du XXIe siècle. Dans les Andes du Sud, elle pourrait augmenter, suivant les estimations, entre 1 et 7 °C.
Pour faire face aux défis de l’approvisionnement en eau des populations qui dépendent des glaciers, l'Atlas formule une série de recommandations à destination des décideurs de la région. Il prône notamment une meilleure intégration des données scientifiques dans la prise de décision politique, l’amélioration des infrastructures de surveillance des changements climatiques, la mise en œuvre d’une bonne gouvernance de l’eau ou encore le renforcement de la coordination entre les pays andins.
Télécharger l'Atlas – English | Español  

 

 

Europe

 

 


Bientôt un texte européen pour interdire les produits en plastique à usage unique
Une directive européenne visant à interdire les objets en plastique à usage unique a été validée. Son chemin législatif est loin d'être fini : elle devrait entrer en vigueur à l'horizon 2021.
Adieu coton-tiges, pailles et touillettes à café jetables... Ces produits en plastique à usage unique, qui envahissent les océans, seront dans l'avenir interdits dans l'Union européenne (UE), grâce à un accord récent. Le texte de la directive avait été dévoilé en mai 2018, d'après une proposition initiale de la Commission européenne. Il a finalement été validé dans la nuit du 18 au 19 décembre 2018, après plusieurs heures d'ultimes négociations entre les négociateurs du Parlement européen, les États membres et de la Commission. Il vise à interdire une dizaine de catégories de produits à usage unique, qui représentent à eux seuls 70 % des déchets échoués dans les océans et sur les plages. Le texte doit toutefois encore recevoir l'assentiment officiel des deux institutions, Parlement et Conseil de l'UE et ne pourra entrer en vigueur qu’à l'horizon 2021. La Commission européenne présente sa directive comme "l'instrument juridique le plus ambitieux au monde en matière de déchets marins".  Certains produits en plastique à usage unique seront ainsi interdits s'il existe des alternatives sans plastique, comme les coton-tiges, les couverts, les assiettes, les pailles, les agitateurs de boissons ou encore les bâtonnets pour ballons. Pour d'autres produits, l'objectif est de réduire leur consommation au niveau national, d'être plus exigeant sur leur conception et leur étiquetage ou encore de fixer des obligations aux producteurs en matière de gestion et de nettoyage des déchets. Outre la protection des océans, la Commission fait valoir que la directive présente d'autres avantages environnementaux et économiques ; elle permettra par exemple d'éviter l'émission de 3,4 millions de tonnes d'équivalent CO2.  L'alliance Rethink Plastic, qui regroupe des ONG pour un avenir sans plastique, a qualifié le texte de "pas en avant important", mais estimé qu'il ne répondait "pas pleinement à l'urgence de la crise des plastiques". "L'UE mérite des éloges pour avoir été la première région à introduire de nouvelles lois visant à réduire la pollution par les plastiques à usage unique et les déchets plastiques dans nos champs, rivières et océans. Ce qui est moins louable, c'est que le lobby du plastique – soutenu par certains gouvernements – a réussi à retarder et à affaiblir son ambition", a affirmé Meadhbh Bolger, de Friends of the Earth Europe au nom de Rethink Plastic.
Sciences et Avenir sur ressource de l’AFP  

 

France
Plan biodiversité : L’État renforce les moyens de préservation des milieux naturels
Le Plan biodiversité du Gouvernement présenté en juillet 2018 prévoit 90 actions, parmi lesquelles la mise en place d’un nouveau dispositif de protection des milieux naturels. Dans ce cadre, un décret est publié le 21 décembre 2018 pour habiliter les préfets à prendre des mesures fortes de protection des milieux les plus remarquables.
Dévoilé le 4 juillet 2018, le Plan biodiversité prévoit 90 mesures pour renforcer l’action de la France pour la préservation de la biodiversité et mobiliser des leviers pour la restaurer lorsqu’elle est dégradée. L’objectif est d’améliorer le quotidien des Français à court terme et de garantir celui des générations à venir. La 40ème mesure de ce plan est mise en œuvre à travers ce nouveau décret qui permet aux préfets de département de protéger les habitats ou milieux naturels remarquables, et non plus seulement des espèces, par des mesures réglementaires. Ce dispositif vient compléter la palette d’outils dont disposent les pouvoirs publics pour préserver le patrimoine naturel. Ce dispositif concerne les habitats naturels importants pour la conservation de la biodiversité française, à la fois terrestres et marins, tourbières, landes, dunes, mangroves, récifs coralliens… présents sur l’ensemble du territoire national. Au total 156 habitats ont été identifiés par les instances scientifiques comme le Muséum national d’Histoire naturelle, l’Agence française pour la biodiversité et le Centre national de la recherche scientifique. Afin de préserver le patrimoine naturel, les préfets de département pourront prendre des mesures d’interdiction pour empêcher la destruction, l’altération ou la dégradation de ces milieux. Ils devront mener au préalable plusieurs consultations des instances socio-professionnels concernées, pour tenir compte de l’intérêt du maintien des activités existantes.
Environnement France

 

Gestion et qualité de l’eau : Immersion dans les territoires
En immersion : une nouvelle campagne pour mieux connaître l’eau : les agences de l’eau et le ministère de la Transition écologique et solidaire lancent une nouvelle campagne autour des enjeux liés à la ressource en eau, baptisée En immersion. L’ambition est de partager des données locales autour de la qualité de l’eau et d’informer le citoyen des actions menées pour sa préservation. Sept grandes thématiques ont été choisies : 1. les macropolluants (traitement des eaux domestiques, assainissement) ; 2. l’adaptation au changement climatique ; 3. la solidarité internationale (accès à l’eau, actions lors de catastrophes naturelles) ; 4. la gestion des eaux pluviales urbaines (inondations, remontée d’égouts en cas de pluie) ; 5. la protection des zones humides ; 6. l’implication citoyenne (sensibilisation, éducation) ; 7. les pollutions diffuses (pratiques agricoles, lutte contre la pollution par les pesticides et nitrates). Chaque agence partagera les informations liées à ces sujets sur le site enimmersion-eau.fr, un site à vocation informative, explicative et pédagogique. Une websérie sera également partagée sur les réseaux sociaux.
Site de la campagne En immersion

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CONSULTATION NATIONALE
Votre avis sur l'avenir de l'eau
À partir du 2 novembre, tous les Français peuvent donner leur avis sur l'avenir de l'eau. L'État et les comités de bassin organisent simultanément dans tous les grands bassins hydrographiques une consultation du public sur l'avenir de l'eau. Les Français sont invités à donner leur avis sur les enjeux et les défis à relever pour préparer la stratégie de reconquête de la qualité de l’eau et la stratégie de gestion des risques d’inondation des grands bassins hydrographiques. Les collectivités, entreprises, associations, groupes d’acteurs concernés sont également invités à répondre à cette consultation ouverte jusqu’au 2 mai 2019.
Donnez votre avis sur l’avenir de l’eau

 

APPEL À PROJETS
Lancement de l'appel national Écophyto 2018
Le plan Écophyto prévoit que soient lancés chaque année des appels à projets nationaux pour soutenir des projets en faveur d'une forte réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, et de la limitation des risques et des impacts qui y sont liés.
Un nouvel appel à projets est lancé en 2018 par l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et les ministères en charge de l’agriculture et de l’environnement. Il vise à recueillir des propositions qui : 1. s’inscrivent dans les actions du plan Écophyto en complément de ses actions structurantes (réseau des fermes DEPHY, bulletin de santé du végétal…) ; 2. répondent aux priorités du plan d'actions du gouvernement sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides publié le 25 avril 2018 et du plan de sortie du glyphosate annoncé le 22 juin 2018. De portée nationale ou ultramarine, ces projets intègrent un volet transfert et diffusion qui permettent, tant dans le domaine agricole que dans le domaine des jardins, espaces végétalisés et infrastructures : d’appuyer et d’amplifier les démarches (locales, territoriales, de filière…) d’accompagnement de la transition vers l’agroécologie à faible niveau de produits phytopharmaceutiques ; de faire évoluer les pratiques et les systèmes agricoles et non-agricoles vers une sortie des produits phytopharmaceutiques, ou vers une moindre dépendance à ces produits, en mobilisant différents leviers (agroéquipements, biocontrôle…) ; d’améliorer et de renforcer les connaissances concernant l’exposition des citoyens, des utilisateurs et de l’environnement aux produits phytopharmaceutiques et à leurs impacts, et de mieux les en protéger ; d'accompagner en particulier la sortie du glyphosate d'ici trois ans au plus tard et d’ici cinq ans pour l’ensemble des usages. Cette année, des projets de thèse sont également recevables à l’appel à projets dans le cadre d'une dotation dédiée.
Les projets devront être déposés en ligne au plus tard le 16 décembre 2018 à minuit.
Appel à projets national Écophyto 2018

 

CONCOURS
Concours d'affiches 2019 
Il y a de la vie dans l'eau ! Ici et ailleurs
L'Agence de l'eau Loire-Bretagne invite les élèves des établissements scolaires du bassin à participer au concours d'affiches. Ce concours s'inscrit dans le cadre de la journée mondiale de l'eau.
Le concours d'affiches invite les élèves à mener une réflexion sur les enjeux de l’eau et des milieux aquatiques. Il s'agit de réaliser une affiche illustrant leur représentation des rivières vivantes et de milieux aquatiques (marais, tourbières, étangs, estuaires, ou le littoral) en bonne santé et supports de biodiversité, "ici et ailleurs" dans le monde. Les élèves de la maternelle au lycée, sont invités à envoyer leurs projets d’affiches jusqu’au 22 décembre 2018. Les lauréats verront leur projet devenir l’affiche 2019 pour célébrer la journée mondiale de l’eau, le 22 mars. Elle sera diffusée à tous les établissements scolaires du bassin Loire-Bretagne, et mise en valeur sur les sites et réseaux sociaux, de l’agence de l’eau et de ses partenaires. La classe lauréate se verra offrir en fin d’année scolaire, une sortie pédagogique sur l’eau et les milieux aquatiques, encadrée par une association d’éducation à l’environnement, agrémentée par le ministère chargé de l’éducation nationale.
Il y a de la vie dans l'eau ! Ici et ailleurs 

 

 

Afrique

 

 


Tunisie
La route de l'eau

Des villages du Sud non reliés au réseau de distribution de l'eau potable, des oasis asséchées devenues infertiles, des quartiers détruits et désertés par leurs habitants à cause du manque d'eau ; au nord, des sources d'eau abondantes dilapidées et des villages bordant des barrages souffrant de soif, des situations aussi paradoxales qui résumeraient l'inégalité des chances et les différences entre les régions... "Assoiffés tunisiens" est l'histoire de milliers de Tunisiens, retracée à travers une série de 15 web-documentaires signée par le réalisateur Ridha Telili et produite par Nomad 08, une association tunisienne créée en 2013 pour promouvoir les droits sociaux, économiques, culturels et environnementaux à travers des solutions technologiques alternatives et libres. Soutenu par la fondation Rosa Luxemburg Stiftung, le projet a permis au cinéaste de filmer dans une quinzaine de gouvernorats.
Asma Drissi, La Presse (Tunis) – AllAfrica  
Asma Drissi, La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

 

Asie

 

 


Iran
Renaissance du lac d’Ourmia
C'est l'un des grands désastres écologiques du dernier quart de siècle, fruit de la main de l'Homme et du changement climatique. Mais l'assèchement du lac d'Ourmia en Iran semble enrayé, suscitant l'espoir d'une renaissance de ce site exceptionnel.
"L'une de mes promesses était de faire renaître le lac d'Ourmia et cette promesse est toujours valable", a déclaré le président iranien Hassan Rohani lors d'une visite dans la région. Situé dans les montagnes du nord-ouest iranien, ce lac clos, alimenté par 13 rivières, est une zone humide d'importance internationale aux termes de la convention de Ramsar. La région est connue pour être une réserve de biosphère de premier ordre, prisée des oiseaux migrateurs. Le lac lui-même héberge une espèce endémique d'artémie (petit crustacé) ainsi qu'une flore sous-marine variée. Mais la pièce d'eau, naguère présentée comme le plus grand lac du Moyen-Orient et l'un des plus grands lacs salés au monde, est aussi située entre deux des dix plus grandes villes d'Iran (Tabriz et Ourmia), et plus de six millions de personnes vivent de l'agriculture autour de ses berges. À partir de 1995, le lac s'est réduit comme peau de chagrin. En en 2013, sa superficie ne faisait plus que 700 km2, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), contre encore 2 366 km2 en août 2011. Cependant, des signes récents indiquent que le lac est en train de récupérer du terrain. Sa superficie atteindrait 2 300 km2, selon les données du PNUE de novembre 2017, et 1 844 km2 selon celles, plus récentes (décembre 2018) du ministère de l'Environnement iranien. En réalité, cette superficie subit des variations saisonnières importantes liées aux précipitations et à l'évaporation de l'eau, aussi pour Abolfazl Abecht, responsable du programme de sauvegarde des zones humides au ministère de l'Environnement, il ne fait aucun doute que c'est le début de la renaissance du lac. En 2013, le gouvernement, l'ONU et la coopération japonaise ont commencé à associer leurs efforts pour sauver le lac. L'initiative vise à développer une agriculture biologique et moins gourmande en eau, et à faire émerger localement une prise de conscience collective des enjeux environnementaux.
Photo Pars Today
Sciences et Avenir sur ressource de l’AFP 

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Chine
Dérivation Sud-Nord : Tianjin reçoit 3,4 milliards de mètres cubes d'eau du fleuve Yangtsé
La municipalité de Tianjin, dans le nord de la Chine, a reçu 3,4 milliards de mètres cubes d'eau détournés du Yangtsé, le plus long fleuve de Chine, au cours des quatre dernières années, ont annoncé les autorités locales. Environ 9,1 millions de résidents, soit plus de 60 % de la population permanente de la ville, ont bénéficié de la voie médiane du projet de dérivation d'eau sud-nord qui a commencé à opérer fin 2014, a-t-on appris du gouvernement municipal de Tianjin, lors d'une conférence de presse. Plus de 70 % de l'approvisionnement résidentiel urbain en eau de la ville a eu pour origine le Yangtsé en 2017. Zhang Wenbo, chef adjoint du Bureau des affaires hydriques de Tianjin, a déclaré que le projet avait atténué la pression sur l'approvisionnement en eau et amélioré la qualité de l'eau à Tianjin.
Le projet de dérivation d'eau Sud-Nord, le plus grand du monde, prend de l'eau du Yangtsé pour alimenter des zones sèches du nord via les voies orientale, moyenne et occidentale. La première partie de la voie médiane commence à Danjiangkou au Hubei et traverse le Henan et le Hebei avant d'atteindre Beijing et Tianjin.
Xinhua

 

Plus de 8 000 personnes tenues responsables au cours d'une inspection environnementale
Le ministère chinois de l'Écologie et de l'Environnement a annoncé que 8 644 personnes de 20 régions provinciales avaient vu leur responsabilité engagée après la dernière inspection sur l'environnement menée par le pays. Au 20 décembre, les équipes d'inspection envoyées par le gouvernement central avaient traité les plaintes publiques concernant 96 755 cas dans 20 régions provinciales, tandis que les gouvernements locaux avaient traité 75 781 cas. Les amendes imposées au cours de cette campagne ont atteint 1,02 milliard de yuans (149 millions de dollars), et 722 personnes ont été arrêtées. Liu Changgen, directeur adjoint du bureau national de l'inspection de l'environnement, a indiqué qu'un deuxième cycle d'inspection nationale débuterait en 2019 et durerait trois ans.
Xinhua

 

La Chine adopte des mesures pour contrecarrer la fonte des glaciers
Selon le dernier rapport publié par l'organisation internationale de protection de l'environnement Greenpeace, les glaciers chinois ont reculé à un rythme accéléré depuis les années 1990. Par rapport aux années 1950, 82,2 % des glaciers chinois ont connu un recul, et leur superficie s'est contractée de 18 %. Les petits glaciers couvrant moins d'un kilomètre carré sont plus sensibles au réchauffement de la planète que les grands glaciers. Le rapport, intitulé "Étude sur les glaciers chinois sous l'effet du changement climatique en 2018", a été rédigé par Shen Yongping, chercheur à l'Institut de recherche sur les ressources de l'environnement écologique du nord-ouest relevant de l'Académie des sciences de Chine (ASC). M. Shen et d'autres experts des glaciers ont mené des enquêtes approfondies sur le terrain pendant la période de juin à septembre 2018 sur cinq principaux glaciers chinois, dont le glacier constituant la première source de la rivière Urumqi, le glacier constituant la première source de la rivière Baishui du mont enneigé Yulong, le glacier de Hailuogou du Minya Konka et le glacier numéro 12 de la fosse du Tigre des monts Qilian. Les résultats témoignent de la fonte des glaciers est devenue fréquente en Chine, entre autres du glacier numéro 1 d'Urumqi, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest), qui a vu sa superficie diminuer de 11,7 % depuis 2001. Ce glacier constitue la principale source d'eau de la ville d'Urumqi et le plus grand glacier en amont de la rivière Urumqi. Le glacier numéro 12 de la fosse du Tigre de la section ouest des monts Qilian, dans la province du Gansu (nord-ouest), a lui aussi connu un rétrécissement accéléré depuis 1990. Ce glacier, le plus grand des monts Qilian, constitue "la ligne de vie" du couloir de l'ouest du fleuve Jaune. Selon les données de l'observatoire, le glacier a reculé de 30,95 mètres de 2015 à 2017.
Ces dernières années le Xinjiang a fermé l’accès au glacier pour les touristes et mis fin aux activités susceptibles de détruire l'écologie des zones vulnérables. Le Gansu a également fermé le glacier numéro 12 de la fosse du Tigre et a interdit les visites. Selon Yan Weitao, directeur adjoint du bureau de protection environnementale du district d'Urumqi, au Xinjiang, le gouvernement local a relogé 65 éleveurs de 22 ménages et accordé une indemnité permanente pour 9 885 mus de pâturages d'une valeur totale de 37,86 millions de yuans.
Xinhua

 

 

Amériques

 

 

Canada
Le saumon du Pacifique en voie de disparition

La moitié des populations de saumon quinnat, aussi appelé saumon du Pacifique ou saumon chinook, sont en voie de disparition et la plupart des autres sont en déclin, selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. D'après ce qu'a le comité, lundi, 8 des 16 populations de saumon quinnat sont considérées en voie de disparition, alors que 4 autres sont menacées et qu'une est qualifiée de préoccupante. Une seule des 16 populations de saumon quinnat, celle de la rivière Thompson en Colombie-Britannique, est jugée stable. L'état des deux dernières populations présentes au Canada demeure inconnu.
L'épithète "en voie de disparition" représente le niveau de menace le plus sérieux selon les critères du comité. Une étape qui laisse entendre que la population est sur le point d'être anéantie. "Dans certaines populations, on présume qu'il reste moins de 200 poissons", rapporte John Neilson, membre du comité et biologiste des pêches à l'Université Simon Fraser. Le saumon quinnat est à la fois une source de pêcherie importante en Colombie-Britannique et un animal au cœur de la vie et de la culture des peuples autochtones. John Neilson affirme que la nouvelle évaluation est la plus complète jamais réalisée par le comité sur ce poisson. "En considérant d'autres études et les connaissances générales sur la situation du saumon en Colombie-Britannique, il y a beaucoup d'inquiétude, renchérit l'expert. Ce sont les populations qui ont le plus besoin d'attention." Les scientifiques pensent que le principal problème se trouve dans la partie de la vie des saumons passée dans l'océan. Certains croient que le nombre croissant de phoques et d'otaries, qui se nourrissent de poisson, cause ces déclins. D'autres pensent que le réchauffement et l'acidification de l'océan commencent à affecter la chaîne alimentaire dont dépend le saumon. "C'est une histoire complexe", reconnaît John Neilson qui estime qu'il est temps que le gouvernement fédéral utilise son pouvoir pour protéger le poisson et son habitat. Le comité plaide d'ailleurs pour une intervention rapide.
Bob Weber – La Presse Canadienne

 

Une nouvelle approche en matière de gestion de l’aquaculture et de protection du saumon sauvage
La demande mondiale de poissons et de fruits de mer comme source alimentaire à haute teneur en protéines a considérablement augmenté, et elle devrait continuer d’augmenter tandis que la population mondiale continue de croître. En combinant la situation avec les pressions sans précédent auxquelles sont soumis plusieurs stocks mondiaux de poissons dans nos océans, il est clair que la planète a besoin d’aquaculture.
L’industrie aquacole canadienne génère des milliers de bons emplois de la classe moyenne, principalement au sein des collectivités côtières, rurales et autochtones. Le secteur fournit des produits canadiens de qualité élevée aux marchés du monde entier.  Comme le Canada s’apprête à saisir les occasions économiques qu’offre le secteur de l’aquaculture, le gouvernement du Canada, en partenariat avec les provinces et les territoires, l’industrie, les peuples autochtones, les groupes environnementaux et d’autres intervenants, doit travailler en pleine collaboration pour assurer une voie à suivre qui soit viable sur le plan économique et durable sur le plan environnemental. Aussi le gouvernement du Canada vient-il d’annoncer une série d’initiatives qui feront en sorte que le secteur de l’aquaculture soit prospère sur le plan économique et durable sur le plan environnemental. Parmi les initiatives-clés figurent les suivantes : une étude sur les technologies de remplacement pour l’aquaculture, y compris les technologies de confinement en milieu terrestre et en milieu marin ; l’adoption d’une approche de la gestion de l’aquaculture globale, collaborative, axée sur des zones ; l’élaboration d’un cadre de gestion du risque lié à l’aquaculture qui renforcera une gestion durable du secteur à l’échelle nationale, et qui constituera le cadre général des politiques, décisions et outils futurs liés à une gestion de l’aquaculture reposant sur des travaux scientifiques ; l’établissement d’un seul régime réglementaire exhaustif – une réglementation générale en matière d’aquaculture. Ces mesures, précise le communiqué, permettront de changer la manière dont sont effectuées les activités aquacoles au Canada, en mettant en place une approche plus holistique à la gestion de l’aquaculture, créant plus d’emplois et protégeant notre environnement. Le gouvernement a demandé à la conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, d’examiner, à la tête d’un groupe d’experts, les diverses manières dont nous pouvons renforcer les travaux scientifiques en matière d’aquaculture, et comment la science éclaire notre processus décisionnel.
Les initiatives annoncées résultent de la réunion du Conseil canadien des ministres des pêches et de l’aquaculture (CCMPA), s’étant tenu à Saint-John’s (Terre-Neuve) à l’issue de laquelle les ministres sont convenus d’élaborer une loi fédérale sur l’aquaculture, qui visera à améliorer la transparence du secteur, faciliter l’adhésion à de meilleures pratiques, et offrir à l’industrie une plus grande cohérence et une certitude plus importante. 
Pêches et Océans Canada

 

Canada – Ontario
Rapport annuel 2018 du ministre sur l’eau potable

Rod Phillips, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l’Ontario a rendu public son rapport annuel sur l’eau. Ce rapport ainsi qu’un aperçu des programmes, des politiques et des initiatives visant à protéger l’eau potable en Ontario sont disponibles sur le site du gouvernement.
Gouvernement Ontario

 

 

Économie

 

 


Dinan Agglomération, France – Saur va gérer l’assainissement de 25 communes
Dinan Agglomération fait le choix d’une nouvelle gouvernance pour la gestion de son service public d’assainissement collectif avec la création d’une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) Eaux de Dinan-Assainissement à compter du 1er janvier 2019, et confie pour une durée de 7 ans son service d’assainissement collectif à Saur qui interviendra, à compter du 1er janvier, sur 25 des 64 communes réunissant 60 000 consommateurs. L’actionnariat de Eaux de Dinan-Assainissement est détenu à 60 % par Saur et 40 % par Dinan Agglomération. Son conseil d’administration sera présidé par Arnaud Lecuyer, président de Dinan Agglomération, et réunira 4 représentants de chacun des deux actionnaires.
Au-delà de la forme juridique choisie, Saur a structuré son offre autour des engagements principaux suivants : la réduction de l’empreinte carbone (-14 % de consommation électrique d’ici 2023, locaux HQE, flotte de 100 % GNV à l’horizon 2022) ; la lutte contre les eaux parasites (diagnostic permanent, suivi en temps réel des ouvrages et gestion dynamique des réseaux avec pour objectif la réduction de 50 % du volume surversé en tête de station à l’horizon 2023 et de 5 % l’indice de parasitage du réseau à l’horizon 2021) ; la réduction des nuisances olfactives visant le "zéro nuisance olfactive" dès 2019. L’implantation d’un Home CPO offrira aux équipes d’exploitation comme aux services de la collectivité une vision en temps réel du service de l’assainissement sur le territoire. L’opérateur s’est également engagé sur la mise en place d’un partenariat avec le pôle Cristal (pôle de recherche génie-climatique) ; l’animation d’ateliers innovation collaborative avec les partenaires locaux ; l’accompagnement de Dinan Agglomération dans sa réflexion sur des projets de méthanisation et récupération de chaleur. Saur a également fixé comme objectif pour la SEMOP Eaux de Dinan-Assainissement d’obtenir la certification de gestion durable du service, au travers de la mesure d’indicateurs relatifs à l’environnement, la cohésion sociale, le développement économique, la gouvernance et les relations avec les parties prenantes.
Saur

 

Nantes Métropole, France – Suez remporte deux contrats dans le domaine de l'assainissement
Suez remporte les contrats de gestion des réseaux d’assainissement et des stations d'épuration de Nantes Métropole. Ces deux contrats débuteront le 1er janvier 2019 pour une durée de 7 ans et un chiffre d'affaires cumulé d’environ 87 millions d'euros.
Dans le cadre du contrat relatif à l’entretien des 1 800 km de réseaux et des infrastructures d’assainissement de la métropole, Suez s’engage à valoriser ces installations enterrées. Des procédés de nettoyage intelligent des réseaux seront mis en place afin de préserver les installations et de prévenir les incidents d’exploitation ainsi qu’une solution de maintenance assistée, développée en partenariat avec une startup locale, Quai des Apps, utilisant la réalité augmentée.
Le second contrat porte sur l’exploitation des 19 stations d’épuration de la métropole. Suez, qui gérait déjà 2 stations d’épuration, a ainsi étendu son périmètre. Le groupe devra conduire une transformation du service fondée sur l’innovation et la performance environnementale, sociétale et économique, avec notamment : les solutions NOSE et NOSE City permettant d’anticiper et de maîtriser en temps réel l’empreinte olfactive des stations ; la réinjection de biogaz à hauteur de 10 GWh/an sur la station d’épuration de Petite Californie (soit l’équivalent de la consommation de 3 000 habitants) ; la mise en place d’outils de pilotage intelligent de l’énergie sur deux stations avec un objectif de réduction de la consommation énergétique de 15 % ; la réalisation d’un pilote pour préparer la future station d’épuration à énergie positive et la pérennisation de la filière boues agricoles via notamment la modernisation de la relation aux agriculteurs à l’appui de la digitalisation de la filière.
Suez

 

Toulouse Métropole, France – Suez remporte le contrat de DSP de l'assainissement
Toulouse Métropole confie son service public de l’assainissement à Suez pour les 12 prochaines années. Ce contrat, d’un montant total de 520 millions d’euros, débutera le 1er janvier 2020. Le groupe assurera la gestion des 17 usines de traitement des eaux usées et des 3 700 km de réseaux d’assainissement répartis sur les 37 communes de la métropole. Afin d’améliorer les capacités de traitement, de protéger les infrastructures et de préserver le milieu naturel, Suez prévoit d’investir 100 millions d’euros dans les usines et les réseaux et s’appuiera sur l’expertise des 210 collaborateurs déployés sur le territoire. Ce nouveau service public de l’assainissement permet un tarif harmonisé et attractif (1,37 euro/m3 TTC) pour l’ensemble des habitants de la métropole.
Le service s’organise autour d’une société dédiée, placée sous le contrôle de Toulouse Métropole dans le cadre d’une gouvernance ouverte et transparente qui établira une nouvelle référence dans les relations entre acteurs publics et entreprises privées. Un comité de surveillance intégrant des représentants de la société civile (associations environnementales, associations d’usagers, et communauté scientifique) sera créé. Ainsi les citoyens deviendront durablement acteurs de leur service d’assainissement. Suez sera particulièrement investi dans l’accueil des nouveaux salariés et l’intégration des futurs collaborateurs issus des effectifs des précédents exploitants et des agents publics territoriaux. Par ailleurs, Suez participe concrètement au développement de l’économie locale et s’engage à confier plus de 100 millions d’euros de prestations à plus de 70 partenaires locaux, choisis pour la valeur qu’ils apportent au service, leur compétitivité et leur capacité d’innovation. De plus, 178 000 heures seront réservées à l’insertion de personnes éloignées de l’emploi sur toute la durée du contrat, soit l’équivalent de 10 salariés à temps plein.
En cohérence avec le plan Climat Air Énergie Territoire de la métropole, Suez s’engage à réduire l’empreinte environnementale du service de l’assainissement. Ainsi, en complément d’un plan de déplacement respectueux de l’environnement, s’appuyant sur 100 % de véhicules légers électriques, le service prévoit notamment : la réinjection dans le réseau de gaz de 58 GWh par an de biométhane issu des boues d’épuration (soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 20 000 habitants) ; la production, sur la station d’épuration de Ginestous-Garonne, de 25 % d’énergie de plus que ce qu’elle ne consomme (10 GWh annuel de chaleur qui seront utilisés pour le fonctionnement des usines et le chauffage des locaux et 1 GWh/an d’électricité en provenance de 11 000 m2 de panneaux photovoltaïques). Pour répondre au plan Zéro Odeur initié par Toulouse Métropole, Suez s’engage à optimiser ses procédés, installer des capteurs connectés et mettre en place une solution de modélisation et de surveillance des émissions olfactives en temps réel. En complément, un jury de riverains sera formé à l’identification des odeurs et pourra les signaler via une application. Un centre d’hypervision regroupera l’ensemble des équipes, des outils et des technologies numériques permettant de piloter en temps réel le service de l’assainissement de Toulouse Métropole. Les données issues des capteurs positionnés sur les réseaux et les usines seront analysées en continu. Elles permettront notamment d’optimiser les interventions et d’anticiper les inondations.
Suez

 

Lot-et-Garonne, France – EAU47 confie à Saur la gestion de son service d’eau potable pour plusieurs territoires
Le 17 décembre 2018, Geneviève Le Lannic, présidente du syndicat EAU47, et Louis-Roch Burgard, président exécutif de Saur, ont signé officiellement la DSP eau potable pour les territoires de la Brame, du Nord du Lot, du Nord de Marmande et du Sud du Lot. Voté le 15 novembre dernier, ce contrat accorde à Saur la gestion du service d’eau potable de 53 000 abonnés soit environ 130 000 habitants pour une durée de 12 ans.
Le contrat rappelle les engagements suivants : l’amélioration du rendement de réseaux avec une réduction de 30 % du volume de fuites à l’horizon 2028, représentant une économie d’environ 10 millions m3 sur la durée du contrat ; une baisse du prix de l’eau ; l’installation de 4 accueils clientèle. Par ailleurs, une équipe locale de près de 70 salariés accompagnera le syndicat EAU47 pour garantir une gestion durable de la ressource et répondre aux enjeux de proximité et de performance. Saur va également créer au cœur du territoire un centre de pilotage opérationnel EAU47 (CPO47), qui permettra une supervision en temps réel du fonctionnement du service et des 6 000 km de réseau qui le composent.
Saur

 

Saint-Martin, Antilles françaises – Saur choisi pour gérer l’eau potable et l’assainissement
Déjà présent à Saint-Barthélemy et en Guadeloupe, Saur vient de remporter les marchés d’eau potable et d’assainissement du nord de l’île de Saint-Martin à travers la réunion des 3 délégations de service public préexistantes. Le contrat est signé pour une durée de 10 ans, avec une prise d’effet au 1er décembre 2018. Le service concernera 15 000 abonnés, soit une population totale de 35 000 consommateurs.
Faisant 53 km2, l’île ne dispose d’aucun cours d’eau qui permettrait une captation aisée de la ressource et n’exploite non plus aucune nappe phréatique ; sa seule ressource en eau potable est donc aujourd’hui assumée par le dessalement de l’eau de mer.  Saur a structuré son offre autour des engagements suivants : la performance hydraulique des réseaux dont le rendement s’établit en 2017 à 56,7 % (contre 63,5 % en 2016) et qui devra être amélioré de plus de 20 points (79,6 % d’ici à 2028) ; la performance des stations de traitement imposant un diagnostic complet de l’usine de dessalement de Galisbay (5 000 m3/j), durement touchée par l’ouragan Irma en septembre 2017, mais également en matière d’assainissement le pilotage centralisé et optimisé du fonctionnement des 6 stations d’épuration, toutes situées sur le littoral, 4 ayant été endommagées par Irma et 2 détruites (Oyster Pond et Quartier d’Orléans) ; enfin, la performance de la relation client : l’opérateur s’est engagé sur "une remise à plat de la gestion" des 15 000 abonnés en eau potable et 10 000 en assainissement et sur un inventaire patrimonial. Il est ici précisé qu’un "travail significatif sera conduit sur la gestion des impayés", qui s’élèvent aujourd’hui à 20 %, avec l’objectif de les ramener à 5 % en 2028. Pour cela, Saur mettra l’accent sur les dispositifs d’aide aux familles rencontrant des difficultés financières (dispositif de tarification sociale Pass’Eau) mais fiabilisera en même temps le recouvrement (mise en place de la radiorelève et de la facturation au réel) et facilitera les moyens de paiement notamment via les commerces de proximité en relais. En parallèle, Saur s’est engagé à favoriser l’emploi local pour les postes techniques et administratifs à venir et à faire travailler les prestataires saint-martinois (sous-traitance, structures associatives et d’insertion…).
Saur

 

Saur – EQT finalise l’acquisition de HIME, holding de Saur
EQT Partners et Saur sont heureux d’annoncer la finalisation de l’acquisition de HIME (Holding d’infrastructures des métiers de l’environnement), la holding de Saur par EQT Infrastructure. BNP Paribas et SWEN Capital Partners seront actionnaires minoritaires de Saur aux côtés d’EQT Infrastructure et d’autres co-investisseurs internationaux. Annoncée le 23 juillet 2018, cette transaction a été finalisée dans les délais annoncés. Elle intervient après avoir obtenu toutes les autorisations réglementaires nécessaires et reçu un avis favorable du comité central d’entreprise de Saur. L’acquisition de Saur représente le premier investissement d’EQT Infrastructure en France.
EQT Infrastructure a l’intention d’offrir à Saur une occasion unique de poursuivre son développement et de revenir à une croissance soutenue sur l’ensemble de ses marchés géographiques. Le nouveau conseil de surveillance de Saur s’appuiera sur l’expérience de grands industriels, en qualité de membres non exécutifs, comme Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, ancien président exécutif adjoint de GDF-Suez et Philippe Delpech, président exécutif de Sonepar, ancien président de OTIS Elevator et membre du conseil de direction d’OTIS Espagne. Matthias Fackler, associé chez EQT Partners et conseiller en investissement d’EQT Infrastructure, a déclaré : "Nous nous réjouissons de travailler aux côtés de la direction et des salariés de Saur. En optimisant l’efficacité de son réseau opérationnel et la proximité avec ses clients, nous serons en mesure de dynamiser son potentiel de croissance et de saisir des opportunités sur un marché très attractif. EQT apportera une expertise complémentaire dans la digitalisation, le développement durable et la gestion des infrastructures de l’eau. Nous sommes heureux de la réussite du premier investissement d’EQT Infrastructure en France : un marché très prometteur avec des opportunités qui correspondent aux principes d’acquisition responsable et durable d’EQT."
Saur

 

Suez – Bertrand Camus devient directeur général à compter du 14 mai 2019
À l’issue du processus de succession conduit par le comité des nominations et de la gouvernance, le conseil d’administration de Suez a nommé Bertrand Camus comme directeur général à l’unanimité à compter du 14 mai 2019, date à laquelle le mandat de Jean-Louis Chaussade prendra fin.
Le CA a privilégié un dirigeant issu du groupe pour conduire Suez dans les prochaines étapes de son développement. Bertrand Camus a une longue expérience opérationnelle après avoir dirigé successivement et avec succès les activités nord-américaines, puis plus récemment l’activité Eau en France. Bertrand Camus est aujourd’hui DGA en charge de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie Pacifique. Il aura pour objectif d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie de Suez en créant de la valeur pour toutes les parties prenantes, en poursuivant une politique de dividende attractive et de conduire la transformation de Suez en renforçant les positions de la société sur les marchés du futur, tout en tirant le meilleur des technologies digitales. 
Suez

 

 

Évènements

 

 

15 novembre 2018, Lyon – France
Eau & Changement climatique
Le 15 novembre 2018, à Lyon, les agences de l'eau et les comités de bassin organisent un colloque national pour vous accompagner, élus et décideurs, dans vos réflexions et actes d'aménagement face aux changements climatiques.
Face au constat d’une vulnérabilité généralisée de nos territoires en proie au manque d’eau, aux inondations et autres aléas climatiques, la question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais où, comment et quelles priorités se donner pour investir. Les agences de l’eau et leurs comités de bassin proposent, via leurs plans d’adaptation au changement climatique, des mesures concrètes pour rendre les territoires résilients : restaurer les zones humides, décloisonner les rivières, diversifier les approvisionnements en eau, désimperméabiliser les sols, réutiliser les eaux usées traitées, réparer les fuites et mieux partager l’eau. Les solutions techniques sont nombreuses !
Programme – Table-ronde : Décider, investir, aménager autrement face au changement climatique : Des méthodes et des moyens. Atelier 1 : Repenser l’eau dans la ville. Atelier 2 : Agir autrement face aux évènements extrêmes. Atelier 3 : miser sur les solutions fondées sur la nature pour limiter la vulnérabilité des territoires. Atelier 4 : Limiter les conflits d’usage face aux tensions sur la ressource. Atelier 5 : Repenser les activités économiques impactées. Atelier 6 : Repenser les activités agricoles impactées. Atelier 7 : Ingénierie financière pour les projets d’adaptation au changement climatique.
Eau & Changement climatique

 

 

Formations

 

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers"depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
Contact –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogues 2018 des formations du CNFME
Les 5 catalogues 2018 des formations du Centre national de formation aux métiers de l’eau (CNFME) sont disponibles en ligne sur le site de l'Office international de l'eau :

  • Eau
  • Eau et Biodiversité
  • Eau et Changement climatique
  • Eau – Irrigation – Agriculture
  • Déchets – Environnement

Catalogues 2018

 

2018 – Île-de-France
Cycle de formation Nature en ville

Les CAUE d'Île-de-France mettent leur expertise à votre service dans six modules pour appréhender méthodes et stratégies pour intégrer la nature et le paysage dans les projets. Les modules sont répartis de février à octobre 2018 et se déroulent chacun sur une journée en rassemblant un groupe de 30 personnes maximum. Chaque module combine savoirs théoriques, données culturelles et connaissances techniques. Des visites de terrain et des témoignages d’experts et de professionnels nourriront les échanges et contribueront à la recherche de solutions et à la diffusion de nouvelles pratiques.
Tarifs : 100 euros TTC par module, 500 euros TTC pour le cycle complet (6 modules). Le 1er module est gratuit en accompagnement d’un ou plusieurs modules de la formation. Les tarifs de formation ne prennent pas en charge les frais de repas.

  • Module 1 : Nature en ville : de quoi parle-t-on ? – Jeudi 15 février 2018
  • Module 2 : Positionner l'agriculture comme une composante du projet urbain – Jeudi 5 avril 2018
  • Module 3 : Aménager et gérer durablement les espaces verts – Jeudi 3 mai 2018
  • Module 4 : Gérer de façon alternative les eaux pluviales – Jeudi 7 juin 2018
  • Module 5 : Maintenir et développer la place de l'arbre en ville – Jeudi 20 septembre 2018
  • Module 6 : Protéger et gérer le patrimoine arboré – Jeudi 4 octobre 2018

CAUE-IdF – Nature en ville  

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'homme, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières