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Instantanés juillet-août 2018

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Aujourd’hui, 1er août, l’humanité a épuisé les ressources naturelles de la planète 
Ce mercredi 1er août 2018, l’humanité aura consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en un an. Cette date, calculée par le Global Footprint Network, représente donc l’Earth overshoot Day, ou Jour du dépassement de la Terre en français.
En seulement 7 mois, l’humanité a émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts sont en mesure d’absorber chaque année, pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres, fait plus de récoltes que ce que la Terre peut nous procurer en un an. Alors que nos pressions sur les ressources ne cessent d’augmenter, la biocapacité de la Terre (la surface de zones terrestres et marines biologiquement productives), elle, se réduit progressivement au niveau mondial. En raison de ce décalage entre la demande et l’offre en ressources naturelles, il nous faudrait aujourd’hui l’équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins. Si le Jour du dépassement arrive moins vite dans le calendrier depuis sept ans, il continue toutefois d’avancer, passant du 30 septembre en 1998, au 1er août cette année, la date la plus précoce jamais enregistrée. Cela est en partie lié à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et donc de notre empreinte carbone, ainsi qu’à l’augmentation des surfaces en terres cultivées. Si toute l’humanité vivait comme les Français, cette date arriverait encore plus tôt, le 5 mai 2018, comme l’avait révélé le WWF France dans son rapport "L’autre déficit de la France" Les Français ont aujourd’hui besoin de l’équivalent de 2,8 Terre pour subvenir à leurs besoins. Si la France a su être au rendez-vous à travers la présentation de son Plan national pour la biodiversité, elle doit maintenant continuer à jouer un rôle moteur en matière de protection de la nature. Cela doit se traduire par des politiques ambitieuses et cohérentes au niveau national (sur les mobilités, la planification pluriannuelle de l’énergie, la déforestation importée, le renoncement au projet Montagne d’Or) et un leadership au niveau international, en vue du congrès mondial de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et de la conférence de la Convention sur la diversité biologique qui auront lieu respectivement à Marseille et Pékin en 2020, pour parvenir à un accord ambitieux pour réduire notre pression sur la nature.
À partir d’aujourd’hui, l’humanité vit donc à crédit, en empruntant des ressources naturelles à la Terre et aux générations futures. Nous savons qu’il n’est pas soutenable pour un ménage ou pour une entreprise de vivre à crédit, mais c’est exactement ce que nous faisons avec la planète, et les conséquences sont déjà visibles : déforestation, chute des stocks de poissons, sécheresses, manque d’eau, érosion des sols, perte de la biodiversité et dérèglement climatique. Ce constat n’est toutefois pas une fatalité, nous pouvons inverser la tendance. Mais il est urgent que tous les acteurs s’engagent à mettre un terme à l’érosion du capital naturel et à revoir leurs modèles de développement qui exercent encore trop de pression sur les ressources naturelles. Cette transition écologique repose certes sur l’action et les décisions politiques, mais les citoyens, les entreprises et les collectivités ont aussi un rôle clé à jouer à leur échelle dans cette transition vers des modes de vie plus durables. Les principaux leviers d’action sont la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre liée à la combustion d’énergies fossiles (notamment via les transports et le logement), qui représentent à elles seules près de 60 % de notre empreinte écologique, et la réduction de notre empreinte alimentaire. "D’année en année, nous continuons à creuser notre dette écologique. Si la Planète était une entreprise, elle serait aujourd'hui au bord de la faillite. Nous devons impérativement changer notre modèle de développement. Nous devons parvenir à faire de la biodiversité une priorité internationale et réussir à Marseille et à Pékin en 2020 à trouver un New Deal pour la nature. Comme ce fut le cas pour l’Accord sur le climat en 2015, la France est attendue pour montrer un leadership et une exigence de cohérence dans ses politiques, en métropole comme en outremer", alerte Pascal Canfin, directeur général du WWF France.
Les infographies dédiées à l’Overshoot Day 2018  
L’empreinte écologique pays par pays – Global Footprint Network
Le rapport "L’autre déficit de la France"– WWF France

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Climat : La Terre proche du "point de rupture", selon une étude
Le climat de la Terre pourrait devenir une étuve de façon irréversible si la température moyenne augmentait d'un seul degré Celsius, avertit une étude scientifique internationale parue dans la revue PNAS.
Cette étude dirigée par des chercheurs de l'Université nationale australienne (ANU) indique que le climat terrestre s'approche d'un point de rupture où les températures continueront d'augmenter même si les émissions de CO2 d'origine humaine venaient à cesser. Will Steffen de l'ANU estime que si cette étuve venait à s'installer, cela pourrait conduire à des températures 5 degrés plus élevées qu'à l'ère préindustrielle et à la montée du niveau des océans. Dans un communiqué publié mardi, il note que "les efforts actuellement menés par les pays, qui ne sont pas suffisants pour respecter les objectifs de réduction d'émissions de l'Accord de Paris, ont peu de chance de nous éviter pareille situation dangereuse où de nombreux endroits de la planète deviendront inhabitables pour l'homme." Mais les émissions humaines de CO2 ne sont pas la seule cause du réchauffement climatique, poursuit M. Steffen. "Notre étude montre qu'un réchauffement climatique de deux degrés Celsius peut engendrer d'autres processus, souvent appelés rétroactions climatiques, pouvant générer davantage de réchauffement, même si l'on fait cesser nos émissions de CO2", avertit le scientifique. Ces rétroactions ont été étudiées par des chercheurs originaires d'Australie, de Suède, du Danemark, de Belgique, d'Allemagne, des États-Unis, du Royaume-Uni et des Pays-Bas. Pour M. Steffen, l'inquiétude est que ces rétroactions peuvent avoir un effet domino sur le climat. Selon lui, la température moyenne de la Terre se trouve à un degré Celsius au-dessus de celle de l'ère préindustrielle et elle augmente de 0,17 degré par décennie. Les chercheurs ont exhorté les pays à travailler ensemble pour "accélérer grandement la transition vers une économie mondiale sans émissions" de CO2.
Xinhuanet

 

Un changement climatique "agressif" érode les glaciers andins
L'intensification du réchauffement climatique érode les glaciers de la chaîne de montagnes des Andes, en Amérique du Sud, a averti jeudi l'expert péruvien Erick Soriano, président d'une commission spéciale de l'Institut national de recherche sur les glaciers et les écosystèmes montagneux. "La perte de masse glaciaire s'est accélérée", selon M. Soriano. "Nous vivons une période de changement climatique très agressif et le risque que nous continuions à perdre de la masse glaciaire est imminent", a-t-il déclaré à l’agence chinoise Xinhua. M. Soriano a émis ces remarques à l'occasion d'une conférence régionale de deux jours à Lima portant sur les politiques publiques destinées à faire face à ce problème, à laquelle assistaient des experts d'Argentine, de Bolivie, du Chili, de Colombie et d'Équateur.
Le Pérou a perdu environ 50 % de ses glaciers au cours des 40 dernières années et "si la tendance se poursuit, la situation sera grave", a mis en garde M. Soriano. Les glaciers sont une source essentielle d'eau douce, a-t-il noté, appelant à la construction de grands réservoirs pour capter les eaux de ruissellement et au reboisement afin de récupérer davantage d'eaux de pluie. "L'eau est un élément essentiel pour le développement du pays ; nous devons apprendre à la conserver, à la traiter et à l'utiliser rationnellement", a-t-il souligné. Le sud du Pérou a déjà perdu trois glaciers de taille moyenne, entraînant des pénuries d'eau dans les communautés environnantes et une migration plus importante vers les villes. Les glaciers du Pérou sont particulièrement vulnérables à la hausse des températures car les Andes péruviennes sont proches des tropiques, a ajouté l'expert.
Xinhua  

 

Le changement climatique s’apprête à transformer les écosystèmes marins et d'eau douce
Les moyens de subsistance de millions de personnes dépendantes de la pêche sont en danger. Le directeur général de la FAO exhorte les gouvernements à résoudre les différends en matière de financement de l'adaptation.
Selon l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), de nouvelles analyses et modélisations auxquelles ont collaboré plus de 100 scientifiques prévoient que d'ici 2050 le changement climatique aura modifié la productivité de nombreuses pêcheries marines et d'eau douce de la planète, affectant les moyens de subsistance de millions de personnes les plus pauvres du monde. De même source on indique que le potentiel productif des pêcheries dans les zones économiques exclusives (ZEE) – la ZEE est constituée par une bande de 200 milles nautiques (environ 370 km) dans laquelle l'État côtier a des droits souverains aux fins d'exploration et d'exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles – pourrait diminuer de moins 12 % en moyenne, un chiffre qui masque toutefois des fluctuations plus importantes du potentiel productif au niveau régional. Les systèmes d'eaux intérieures si importants mais souvent négligés de la planète, qui comprennent 5 des pays les moins avancés du monde parmi les 10 principaux producteurs de poisson, seront également affectés. Ces systèmes fournissent 11,6 millions de tonnes de nourriture par an pour la consommation humaine. Les bouleversements annoncés sont liés aux changements de température et de pH, aux changements dans les modèles de circulation océanique, à l'élévation du niveau des mers et à la modification du rythme des précipitations et des tempêtes. Parmi les conséquences attendues figure la modification de la distribution géographique et de la productivité des espèces, alors que les récifs de corail blanchiront avant de dépérir et que les maladies aquatiques deviendront plus courantes. Ces projections figurent dans une vaste collection de 654 pages d'analyses et d'informations mondiales, régionales et nationales diffusées aujourd'hui par la FAO et constituant le rapport le plus complet jamais réalisé sur le changement climatique et la pêche.
Ce rapport, intitulé Impacts of climate change on fisheries and aquaculture: Synthesis of current knowledge, adaptation and mitigation options, comprend à la fois de nouvelles recherches et une synthèse unique des informations scientifiques les plus récentes sur la façon dont le changement climatique modifie les océans, les lacs et les rivières du monde, tout en bouleversant les modes de vie des communautés qui en dépendent. Plusieurs études de cas portent sur les défis, ainsi que sur les solutions d'adaptation déjà explorées, qui se posent dans 13 grandes zones marines, allant de l'Arctique à la Méditerranée.Une section-clé du rapport fournit des boîtes à outils et des options d’adaptation pour aider les pays à faire face au changement climatique, tout en leur permettant de respecter les engagements pris en matière d'adaptation lors de l'Accord de Paris sur le Climat. Si ces outils et options d’adaptation sont correctement mis en œuvre, les impacts du changement climatique pourront être minimisés, indique le rapport. S'exprimant lors du lancement du rapport, José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, a lancé un appel à la communauté internationale afin qu'elle apporte un soutien adéquat aux pays en matière d'adaptation. Il a notamment incité les gouvernements au sein du Conseil du Fonds vert pour le climat des Nations unies à résoudre leurs différends en matière de financement du mécanisme d'adaptation. "Nous courons le risque d'épuiser complètement l'élément le plus puissant de l'Accord de Paris sur le Climat", a-t-il averti, en ajoutant : "Lorsque nous avons signé l'Accord de Paris, une condition sine qua non avait été établie : si nous n'aidons pas les pays les plus pauvres à s'adapter au changement climatique, nous n'arriverons pas à mettre l'Accord en œuvre."
Dans un exercice de modélisation basé sur le scénario "atténuation forte" du RCP2.6 de la CIPV, la production halieutique dans les ZEE maritimes chuterait de 2,8 à 5,3 % d'ici à 2050. D’après un autre scénario, le modèle RCP8.5 "Business as usual", la diminution pourrait se situer entre 7 % et 12,1 % d'ici à 2050. Les baisses les plus importantes sont attendues dans les ZEE des pays tropicaux, principalement dans le Pacifique Sud, tandis que dans les régions de plus haute latitude, il est probable que le potentiel de capture augmente. Le rapport souligne que même dans les zones où la productivité sera affectée négativement, les captures de poisson pourraient encore augmenter à condition que les pays mettent en œuvre des mesures d'adaptation adéquates et des régimes efficaces de gestion des pêches. Les changements dans les niveaux de prises se produiront partiellement à la suite des modifications dans la distribution géographique des espèces de poissons en réponse au changement climatique. Cela a déjà été bien documenté dans le nord-est et le nord-ouest de l'Atlantique, ainsi que pour le thon de grande valeur économique. Au fur et à mesure que les changements dans la distribution et la migration des poissons se concrétiseront, de nouvelles mesures devront être prises par les pêcheurs au sein des flottes de pêche nationales et de nouveaux arrangements seront nécessaires entre les pays pour permettre des réponses coordonnées, note le rapport.
Les impacts sur la production des systèmes d'eaux intérieures varieront d'un endroit à l'autre, mais aucune région du monde ne sera épargnée. Le rapport fournit des estimations de l'évolution du climat, de l'utilisation de l'eau et du stress démographique dans 149 pays, et explore l'évolution future des fleuves Yangtzé, Gange et Mékong en Asie, le bassin du fleuve Congo et le système des Grands Lacs en Afrique, les lacs intérieurs de la Finlande en Europe, et les bassins de La Plata et de l'Amazone en Amérique du Sud. Dans le cas de l'aquaculture en eau douce, le Viêt Nam, le Bangladesh, la République démocratique populaire du Laos et la Chine sont les pays les plus vulnérables. En ce qui concerne l'aquaculture marine, la Norvège et le Chili sont les plus vulnérables en raison à la fois de l'importance de leurs systèmes de pisciculture marine et de leur dépendance d’un petit nombre d’espèces.
Selon le rapport, il existe déjà une gamme d'outils de gestion des pêches qui peuvent être utilisés pour faire face au changement climatique, mais beaucoup devront être réorganisés pour répondre à des besoins spécifiques dans des contextes spécifiques. Pour s'assurer que les adaptations soient synergiques et n'entraînent pas d'inadaptation, la FAO les a regroupées en trois catégories : 1. Les réponses institutionnelles et de gestion ; 2. Le renforcement et la diversification des moyens de subsistance des populations ; 3. L’atténuation des risques et le soutien à la résilience. Selon la FAO, les défis du changement climatique peuvent être relevés et ce nouveau rapport indique comment le faire efficacement, tout en minimisant les impacts et en maximisant les opportunités.
Impacts of climate change on fisheries and aquaculture: Synthesis of current knowledge, adaptation and mitigation options – FAO  

 

Les stations d'épuration : Une surprenante source de pollution par les microplastiques
Une attention particulière a récemment été accordée aux microplastiques présents dans les environnements d'eau douce et marins ainsi qu'à la menace qu'ils posent pour les écosystèmes et la santé des personnes. Généralement, on pense que la source des microplastiques est bien connue : la plupart des articles en plastique ne sont ni recyclés ni incinérés lorsqu'ils sont jetés. Les déchets plastiques finissent donc dans les décharges ou dans nos rivières et nos océans où ils se décomposent progressivement en morceaux puis en particules de plus en plus petits. Les microplastiques sont définis comme des morceaux de plastique de 5 mm de diamètre ou moins. Cependant, une nouvelle étude conclut que les effluents des eaux usées traitées sont également des sources clés de microplastiques, ce qui implique que les usines de traitement des eaux usées n'ont pas la capacité de les filtrer. Une étude publiée au Royaume-Uni en juillet 2018 intitulée Wastewater treatment plants as a source of microplastics in river catchments a passé six bassins versants situés au nord de l'Angleterre en examen. "Le fait que la quantité de microplastiques présente dans les eaux réceptrices était plus importante en aval de chacune des six stations d'épuration étudiées confirme que les effluents d'eaux usées traités sont une source clé de microplastiques", concluent les auteurs.
L'étude a également montré la présence de microplastiques en amont des stations d'épuration. Celles-ci, à leur tour, proviennent des boues d'épuration appliquées aux terres agricoles en qualité d'engrais, le rejet diffus de microplastiques secondaires et les dépôts aériens. Une des conclusions surprenantes de l'étude établissait que, si la composition des microplastiques était variable spatialement et temporellement, elle était dominée par les fibres, les fragments et les flocons, par opposition aux billes et aux granulés. Selon l'étude, "Les efforts de gestion visant à réduire les concentrations de microplastiques dans les rivières et les océans doivent se concentrer sur une gamme variée de sources microplastiques", en plus de remédier à l'incapacité des installations de traitement à filtrer les micropolluants.
Une autre cause de préoccupation est que les microplastiques sont capables de piéger ou d'agir comme vecteur de produits chimiques nocifs. Ces petites particules chimiques peuvent être ingérées par de petits organismes, consommés par de plus gros animaux et se retrouver ainsi de suite dans la chaîne alimentaire et dans nos assiettes. Plusieurs études ont établi un lien entre les additifs présents dans certains microplastiques et les perturbations endocriniennes observées chez les poissons, qui endommagent leur capacité de reproduction et le système hormonal des vertébrés et des invertébrés. 
ONU Environnement

 

24 nouveaux sites au Réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO
Le Conseil international de coordination du Programme de l’UNESCO sur l’Homme et la biosphère, réuni à Palembang (Indonésie) du 23 au 28 juillet, a ajouté 24 nouveaux sites au Réseau mondial des réserves de biosphère. "La conservation de la biodiversité et la gestion des ressources naturelles dans ces écosystèmes exceptionnels sont les prérequis d’un développement durable. Ces sites sont des laboratoires d’interaction harmonieuse entre l’homme et la nature, permettant de faire progresser les connaissances scientifiques et des peuples autochtones, faciliter le partage du savoir, promouvoir l’interface science-société, et favoriser les voies par lesquelles la science peut apporter des solutions concrètes dans le quotidien des populations locales", a déclaré la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay.
Pour la première fois, une réserve de biosphère a été désignée en République de Moldova et au Mozambique. Par ailleurs, cinq sites en Australie, un site aux États-Unis et un autre aux Pays-Bas ont été retirés du Réseau mondial des réserves de biosphère à la demande des États concernés. Pour l’Australie, il s’agit des réserves de biosphère du promontoire de Wilson, de Hattah Kulkyne et Murray Kulkyne, de Yathong, de Barkindji et de Prince Regent. Pour les Pays-Bas, il s’agit de la réserve de biosphère de la mer des Wadden, pour les États-Unis, de la réserve de biosphère de la forêt expérimentale de San Dimas. Le Réseau mondial des réserves de biosphère compte désormais 686 sites répartis dans 122 pays. Parmi les nouvelles réserves de biosphère citons :
Marico (Afrique du Sud) : Située au Nord du pays, cette réserve de biosphère est constituée d’un écosystème d’eau douce unique qui comprend les systèmes fluviaux de Molemane, Molopo et Marico. Cet écosystème se caractérise par des zones humides et par un système dolomitique, qui représente un élément important du patrimoine naturel sud-africain. Les zones de savanes et de pâturage abritent des espèces de plantes vulnérables la Searsia maricoana. La faune endémique comprend 73 espèces de mammifères tels que l’éléphant d’Afrique, le rhinocéros noir ou le lion. Les principales activités économiques sont l’agriculture vivrière, l’élevage, l’exploitation du gibier et le tourisme.
Arly (Burkina Faso) : Située dans la savane de l’Afrique occidentale, cette réserve de biosphère présente une large variété de paysages déterminés par le relief : marécages, forêts de galerie, forêts claires et savanes d’arbustes et d’arbres. Ces habitats abritent des espèces vulnérables et en danger telles que le guépard, l’éléphant, le lion, le léopard ou le vautour. La culture de céréales (millet et sorgho), d’arachides, de coton et l’élevage de bétail constituent les principales activités économiques de la région.
Mont Huangshan (Chine) : Se trouvant au sud-est de la Chine, dans la région vallonnée de la chaîne des Nanling, cette réserve de biosphère, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1990, abrite un écosystème forestier presque intact depuis la dernière époque glaciaire. Le Mont Huangshan a servi de refuge à de nombreuses espèces animales ou végétales anciennes suite à la période glaciaire du Quaternaire. Le site constitue donc une importante banque de matériel génétique et un point chaud de biodiversité animale et végétale. Cette réserve de biosphère est également une source d’eau importante pour les réseaux hydrographiques du Xin’An, du Qing Yi et du Qiupu.
Mont Kumgang (République populaire démocratique de Corée) : La réserve de biosphère se trouve au milieu de la grande chaîne du Mont Paektu, au sud-est du pays, et englobe des zones marines à l’est. Le Mont Kumgang abrite un écosystème forestier relié à des écosystèmes côtiers, agricoles et d’eau douce et de nombreuses espèces endémiques et espèces rares d’importance mondiale. La zone côtière et les lacs naturels constituent l’habitat des oiseaux migrateurs qui empruntent la voie de migration Asie-Australasie. La pêche, l’agriculture et les activités forestières sont les principales activités économiques sur le site.
Suncheon (République de Corée) : Située à la pointe méridionale de la péninsule coréenne, elle comprend les écosystèmes terrestres qui entourent la ville de Suncheon (le Mont Mohusan et le Mont Jogyesan) ainsi que des écosystèmes de zones humides côtières de la baie de Suncheonman. Le site regorge de ressources biologiques, notamment des crustacées, des poissons, des coquillages, des herbes médicinales, des communautés de roseaux (Phragmites communis) et des plantes halophiles (qui vivent en milieu salin), telles que la Suaeda japonica. Les habitants – villageois ruraux, des pêcheurs et des montagnards – utilisent les services écosystémiques pour des activités économiques telles que la culture du riz, d’herbes médicinales et de fruits comme les prunes et les kakis.
Chocó Andino de Pichincha (Équateur) : Située au Nord-Ouest de l’Équateur, dans la province de Pichincha, cette réserve de biosphère s’étage de 360 à 4 480 mètres d’altitude. Elle englobe la forêt humide de Chocó-Darien. La région est considérée comme un point chaud de biodiversité qui abrite quelque 270 espèces de mammifères parmi lesquelles l’ours à lunettes, le singe hurleur à manteau équatorien, le pacarana ainsi que des espèces endémiques telles que le toucan du Chóco ou la grenouille-fusée de Pichincha. Les quelque 880 000 habitants qui vivent dans la réserve de biosphère tirent une grande partie de leurs revenus de la production de fruits et légumes et de la canne à sucre, de la pisciculture, de l’élevage et du commerce de détail.
Wadi Wurayah (Émirats arabes unis) : Située dans l’Émirat de Fujairah, cette réserve de biosphère constitue une zone de bassin hydrographique en climat aride qui fait partie de la chaîne des Monts Hajar. Le site abrite une faune et une flore endémiques de la péninsule arabique. Il s’agit d’un des derniers endroits aux Emirats à avoir conservé des pratiques agricoles traditionnelles.
Berbak-Sembilang (Indonésie) : Située sur la côte sud-est de Sumatra, cette réserve de biosphère englobe les parcs nationaux de Berbak et de Sembilang ainsi que deux réserves de faune. Elle abrite des écosystèmes intacts de forêts marécageuses de tourbe et des forêts marécageuses d’eau douce, de mangroves et de forêts de plaine qui s’étendent au bord de rivières avec des marécages d’une profondeur pouvant atteindre 10 mètres. L’exploitation de palmiers à huile, de caoutchouc, l’agriculture traditionnelle (rizières, cultures sèches…) et la sylviculture sont les principales activités économiques pratiquées.
Mont Peglia (Italie) : Situé au centre de l’Italie, le site se trouve au carrefour de deux systèmes fluviaux, le Tibre à l’est et la Paglia à l’Ouest. Il est composé d’une vaste zone forestière et constitue un réservoir naturel important d’espèces de faune, de flore et de champignons au sein et autour de cet ancien volcan éteint. Ces ressources naturelles permettent la conduite d’activités compatibles avec le développement durable.
Tsmimanampesotse - Nosy Ve Androka (Madagascar) : Située dans le sud-ouest du pays, cette réserve de biosphère est une mosaïque d’écosystèmes terrestres, côtiers et marins, et est considérée comme un point chaud de biodiversité parce qu’elle inclut des écosystèmes fragiles tels que des récifs coralliens, des côtes, des dunes, des marais de mer, des mangroves ou encore de la forêt littorale. La partie terrestre présente un petit nombre d’espèces floristiques et faunistiques mais un taux d’endémisme atteignant les 90%. Les activités économiques principales dans la zone sont l’agriculture, l’élevage de bétail et la pêche.
Prout inférieur (République de Moldova) :  Située au sud du pays, cette réserve de biosphère comprend la rivière Prout et des lacs de plaines d’inondation. Deux tiers de la surface du site sont occupés par le lac Beleu. Une zone humide, qui s’étend sur la rive gauche de la rivière Prout, abrite une mosaïque d’écosystèmes aquatiques, de prairies et de forêts. La principale activité économique est l’agriculture, qui fournit 90% des revenus de la population locale.
Quirimbas (Mozambique) : Situé dans la province de Cabo Delgado, au nord du pays, le site se compose de 11 îles, d’une combinaison de parcs marins et d’un système d’eau douce incluant la rivière de Montepuez et le lac Bilibiza, une réserve d’oiseaux. On y recense 3000 espèces florales, dont 1000 sont endémiques, et une faune riche qui inclut notamment 23 espèces de reptiles, 447 espèces d’oiseaux et 46 espèces de mammifères terrestres dont quatre des Big Five (cinq grands : l’éléphant, le lion, le buffle et le léopard, le seul manquant étant le rhinocéros) ainsi que huit espèces de mammifères marins dont des baleines et des dauphins. Les activités économiques principales sur la zone sont la pêche, l’élevage, le tourisme, l’artisanat et le transport maritime.
Maasheggen (Pays-Bas) : Ce paysage fluvial agricole de la vallée de la Meuse, situé dans le sud-est des Pays-Bas, a été façonné par l’interaction constante entre les hommes et la nature. Le site, utilisé pour la production de fourrage pour le bétail, comprend le plus vaste et le plus ancien réseau de haies naturelles aux Pays-Bas. Le paysage consiste en une mosaïque de petits terrains agricoles entourés de haies, de dunes de sable, de forêts, de lacs, de prairies humides et de lits de roseaux. L’objectif est de faire de cette réserve de biosphère un lieu d’expérimentation du développement et du tourisme durable.
La rivière Mura (Slovénie) : Située à l’est du pays, cette réserve de biosphère comprend le plus grand complexe préservé de plaines d’inondation en Slovénie, où l’imbrication de facteurs naturels et de la présence humaine a créé un paysage fluvial culturel exceptionnel. Les principales sources de revenus des habitants sont l’agriculture, l’industrie, l’exploitation forestière et le tourisme. 
Gombe Masito Ugalla (République unie de Tanzanie) : Cette réserve de biosphère, qui est un site majeur pour la recherche sur les chimpanzés, englobe le Parc national de Gombe, des réserves forestières et une partie du lac Tanganyika. Les espèces animales présentes dans la région comprennent les éléphants d’Afrique, les grenouilles cornues et huit espèces de primates. Les espèces végétales comprennent une espèce découverte à Gombe et qui en porte le nom (Pleiotaxis gombensis). La biodiversité du lac Tanganyika, le plus profond d’Afrique, comprend plus de 300 espèces de poissons, 250 espèces d’oiseaux et de reptiles tels que le cobra d’eau et le serpent d’eau du Tanganyika.
S’y ajoutent les sites de : Ponga (Espagne), Khangchendzonga (Inde), Rinjani-Lombok et Betung Kerihun Danau Sentarum Kapuas Hulu (Indonésie), Kopet-Dag (République islamique d’Iran), Val Camonica - Alto Sebino (Italie), Charyn et Zhongar (République du Kazakhstan), Montagnes de l’Oural (Fédération de Russie). Deux extensions de réserve ont par ailleurs été actées : celle de la réserve de biosphère de la forêt de Thuringe (Allemagne) et celle de la réserve de biosphère du Tessin - Val Grande Verbano en Italie ; cette dernière accroît la surface des zones humides et des plans d’eau par la présence des grands lacs subalpins de l’Insubrie, notamment le lac Majeur et le lac de Varèse.
UNESCO

 


URGENCES
Une école primaire sur quatre dans le monde ne dispose pas d’eau potable
Au moins 570 millions d’enfants ne disposent pas de service d’eau potable de base à l'école, a averti le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) dans un nouveau rapport. "Si l'éducation est la clé pour aider les enfants à échapper à la pauvreté, l'accès à l'eau et à l'assainissement est essentiel pour aider les enfants à maximiser leur éducation en toute sécurité", a expliqué Kelly Ann Naylor, la cheffe de la section eau, assainissement et hygiène de l’UNICEF. "Ne pas en tenir compte, c'est négliger le bien-être et la santé des enfants", a alerté Mme Naylor.
Selon le nouveau rapport conjoint de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) intitulé Eau potable, assainissement et hygiène à l’école, une école primaire sur quatre ne dispose pas de service d'eau potable.  Il en va de même pour une école secondaire sur six. Près de la moitié des écoles d’Afrique subsaharienne et plus du tiers des écoles des petits États insulaires en développement n'ont pas de service d’eau potable. Dans presque tous les pays qui ont fourni des données au rapport, les écoles rurales disposent de moins de services d'eau potable de base que les écoles urbaines. La présence d'eau potable, de toilettes et de savon pour se laver les mains dans les écoles apporte un environnement d'apprentissage sain pour les enfants, souligne l'UNICEF. Dans un tel environnement, les filles sont plus susceptibles de rester à l'école lorsqu'elles ont leurs règles. "Nous sommes cependant confrontés à une lutte difficile pour assurer que les fonds soient alloués de façon prioritaire à l’installation et l’entretien des services de base en eau, assainissement et hygiène dans toutes les écoles", a ajouté Mme Naylor. L’UNICEF a signalé que les enfants qui apprennent à connaître l’eau potable, l’assainissement et les habitudes d’hygiène à l’école peuvent renforcer les comportements positifs dans leurs foyers et leurs communautés. Cependant, des millions d’enfants se rendent chaque jour à l’école dans des environnements d’apprentissage peu sûrs, sans eau potable, sans toilettes adéquates et sans savon pour se laver les mains, a déploré l’agence onusienne.
UNICEF – OMS  

 

Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord
Un nouveau rapport décrit les risques associés aux défis de l'eau de la région et les politiques nécessaires pour y faire face

Selon un nouveau rapport conjoint de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Banque mondiale, la pénurie d'eau dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) peut constituer un facteur de déstabilisation ou un motif qui lie les communautés, la différence entre les deux étant déterminée par les politiques adoptées pour faire face au défi croissant.
Le rapport, Gestion de l'eau dans les systèmes fragiles : renforcer la résilience aux chocs et aux crises prolongées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, prévient que l'instabilité combinée à une faible gestion de l'eau peut devenir un cercle vicieux qui exacerbe davantage les tensions sociales tout en soulignant que les actions nécessaires pour rompre le cycle peuvent également être des éléments essentiels pour le rétablissement et la consolidation de la stabilité. Un appel a été lancé lors d'une session spéciale consacrée à la région MENA lors de la conférence de la Semaine mondiale de l'eau à Stockholm, en Suède, à abandonner les politiques actuelles axées sur l'augmentation des approvisionnements vers une gestion à long terme des ressources en eau. Des politiques inefficaces ont laissé les populations et les communautés de la région exposées aux conséquences de la pénurie d'eau, devenant de plus en plus sévères en raison de la demande croissante en eau et du changement climatique. Plus de 60 % de la population de la région est concentrée dans des zones affectées par un stress hydrique de surface élevé ou très élevé, par rapport à une moyenne mondiale d’environ 35 %. Si rien n'est fait, la pénurie d'eau liée au climat devrait entraîner des pertes économiques estimées entre 6 et 14 % du produit intérieur brut d'ici 2050 ; le taux le plus élevé au monde.
"Les pertes économiques entraînent la hausse du chômage, aggravée par l'impact de la pénurie d'eau sur les moyens de subsistance traditionnels tels que l'agriculture", a déclaré Pasquale Steduto, coordinateur du programme régional de la FAO pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord et co-auteur principal du rapport, "Il peut s’ensuivre une insécurité alimentaire et des déplacements forcés de populations, ainsi que des frustrations croissantes liées à l’incapacité des gouvernements de garantir les services de base, ce qui pourrait aussi contribuer à l’instabilité généralisée dans la région. Sur le plan positif, des mesures peuvent être prises pour empêcher que la pénurie d’eau et l’instabilité ne deviennent un cercle vicieux, en mettant l’accent sur la gestion durable, efficace et équitable des ressources en eau et la prestation de services." Une approche équilibrée sera nécessaire pour aborder les impacts à court terme de la pénurie d'eau tout en investissant dans des solutions à plus long terme, y compris l'adoption de nouvelles technologies, comme base d'une croissance durable. Un projet de la FAO en Irak appuie la résilience à la sécheresse en fournissant du travail contre rémunération aux personnes déplacées et aux réfugiés. Une usine de traitement des eaux financée par la Banque mondiale à Gaza vise à inverser des années de négligence en raison de l'instabilité de l'approvisionnement fiable en eau potable et de la reconstitution progressive de l'aquifère avec de l'eau traitée. En Égypte, 10 % de l'eau agricole provient d'eau de drainage recyclée, tandis que le Maroc prévoit d'installer plus de 100 000 pompes solaires pour l'irrigation d'ici 2020.
"La rareté de l'eau a toujours une double dimension : locale, car elle affecte directement les communautés et régionale, comme les ressources en eau traversent les frontières", a déclaré Anders Jagerskog, spécialiste principal de la gestion des ressources en eau à la Banque mondiale et co-auteur principal du rapport. "S’attaquer à la réduction de la pénurie d’eau est une opportunité pour donner aux communautés locales les moyens de développer leur propre consensus local sur les stratégies permettant de relever le défi. Dans le même temps, c'est une motivation pour renforcer la coopération régionale face à un problème commun." Plus de la moitié des eaux de surface de la région sont transfrontalières et tous les pays partagent au moins un aquifère. La longue histoire de la gestion partagée de l'eau dans la région montre comment l'eau offre la possibilité de rassembler les peuples afin résoudre des problèmes complexes liés à l'allocation et à la livraison de l'eau. Des consultations au niveau local, associées à la restauration des services d’eau, peuvent aider à rétablir le lien de confiance entre les citoyens et le gouvernement. Les partenariats régionaux pour la gestion partagée des ressources partagées sont une étape vers une plus grande intégration régionale. Le rapport souligne que, même si les politiques sont essentielles pour une gestion efficace de l’eau, elles constituent également des contributions vitales à la stabilité à long terme.
FAO 

 


INITIATIVE
Un partenariat pour renforcer la résilience des pêcheurs et des pisciculteurs
Le Centre international pour la gestion des ressources aquatiques vivantes (WorldFish) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont décidé d'intensifier leurs efforts pour renforcer la résilience des pêcheurs et des petits pisciculteurs, tout en améliorant les chaînes de valeur du poisson. Le partenariat exploitera le potentiel de la recherche dans les pêcheries, l'aquaculture et les chaînes de valeur du poisson pour améliorer les programmes et les politiques, au profit de millions de pêcheurs et d'aquaculteurs appartenant à des communautés parmi les plus pauvres de la planète.
Dans le monde, près de 60 millions de personnes (dont 14% de femmes) sont directement employées dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture. Publiée récemment, la dernière édition du rapport de la FAO sur la situation mondiale des pêches et de l'aquaculture The State of World Fisheries and Aquaculture  (SOFIA) prévoit que d'ici à 2030, la production combinée des pêches de capture et de l'aquaculture atteindra 201 millions de tonnes. Il s’agit là d’une augmentation de 18 % par rapport au niveau de production actuel de 171 millions de tonnes. Mais la croissance future exigera des progrès continus en ce qui concerne le renforcement des régimes de gestion des pêches, la réduction des pertes et du gaspillage et la résolution de problèmes tels que la pêche illégale, la pollution des milieux aquatiques et le changement climatique, lit-on dans le rapport.
"La FAO et WorldFish sont des partenaires naturels avec des objectifs très complémentaires et un objectif commun visant à assurer la sécurité alimentaire et l'accès au poisson à partir de systèmes alimentaires durables", a déclaré Árni Mathiesen, sous-sirecteur général de la FAO pour les pêches et l'aquaculture. "Ce partenariat est une formidable opportunité pour améliorer l'impact du poisson sur le bien-être de millions de consommateurs, de producteurs et de personnes dépendantes de la pêche dans le monde. Il combine les compétences de WorldFish en matière de recherche et l’expérience de la FAO en matière d'élaboration de politiques pour un impact plus grand", a déclaré de son côté Gareth Johnstone, directeur général de WorldFish. Le partenariat se concentrera sur l'amélioration du rôle du poisson dans l'amélioration de la sécurité alimentaire, de la nutrition et des moyens de subsistance des populations ; il offrira des conseils stratégiques aux pays et suscitera un dialogue de haut niveau sur les développements dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture ; il aidera aussi les pays à mettre au point des projets et des programmes d'aquaculture durable, de pêche artisanale et de chaînes de valeur du poisson. Les initiatives de ce partenariat auront une portée mondiale et régionale, avec un accent particulier sur l'Asie, la région avec le plus grand nombre de pêcheurs et de pisciculteurs représentant 85 %  des personnes employées dans la pêche et l'aquaculture au plan mondial.
Photo, Pêcheurs en Indonésie – FAO 
FAO

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RECHERCHE INNOVATION
Alimenter les navires grâce au plastique à Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam, une nouvelle usine qui pourrait révolutionner la manière dont nous nous débarrassons de nos déchets en plastique est en cours de construction. À l'aide d'une technologie révolutionnaire, l'installation utilisera du plastique non recyclable et le transformera en carburant pour les cargos à moteur diesel.
Bin2Barrel, une société néerlandaise fondée en 2012 par deux entrepreneurs spécialisés dans la gestion des déchets, Floris Geeris et Paul Harkema, est à l'origine de ce projet. Alors que la technologie de recyclage chimique utilisée dans le passé a fonctionné, Bin2Barrel est la première entreprise à l'utiliser de manière commerciale. Grâce à un partenariat avec le Port d'Amsterdam et une subvention du gouvernement néerlandais, l'usine devrait être opérationnelle d'ici la fin de l'année. Si tout se passe bien, ce sera la première des quatre usines de plastique pour combustible à être construite près du port. Au cours de la première année, environ 35 000 tonnes d'ordures seront converties en 30 millions de litres de carburant, ce qui valorisera des matériaux qui auraient été perdus. Le projet offre une multitude d'avantages environnementaux sur l'ensemble de la chaîne de valeur. Le Port d'Amsterdam estime qu'une réduction des émissions de CO2 de 57 000 tonnes par an sera rendue possible. L'avantage le plus évident est l'élimination des déchets. Le plastique utilisé par les usines n'est pas adapté au recyclage traditionnel et jusqu'à présent, il était soit brûlé, soit enfoui dans des décharges. En le convertissant en carburant, le plastique aura une nouvelle vie et ne polluera pas l'environnement. Le second avantage majeur réside dans le carburant produit par l'usine, qui sera vendu à l'industrie maritime. Le diesel traditionnel nécessite des quantités massives d'énergie pour son extraction, son transport et sa combustion. En contournant le processus de production traditionnel, le diesel fabriqué à l'usine Bin2Barrel émettra 80 % de CO2 en moins. Il fournira également une alternative aux biocarburants, qui nécessitent de grandes quantités de terres et de ressources pour assurer sa production.
Les critiques émises envers la transformation des déchets en énergie affirment que ce genre de technologie entrave la croissance de formes d'énergie véritablement renouvelables, telles que l'énergie solaire et l'énergie éolienne. Cependant, les défenseurs de ces modèles de recyclage soutiennent que de telles usines sont nécessaires car elles offrent une option plus respectueuse de l'environnement que celles qui dépendent des combustibles fossiles tout en répondant au défi croissant de la pollution plastique. Roon van Maanen, responsable de l'industrie circulaire et renouvelable au port d'Amsterdam, explique : "L'utilisation et le manque d'un traitement approprié du plastique provoquent de la pollution massive dans le monde entier. Bin2Barrel introduit une technologie innovante et urgente qui nous permettra d'utiliser un flux de déchets actuellement non recyclable d'une manière parfaitement logique. En créant un nouveau produit à partir d'un déchet problématique, cette usine aidera la transition du port vers une économie circulaire." Il va sans dire que pour assurer un avenir durable, il faut renoncer aux combustibles fossiles. Les fondateurs de Bin2Barrel le reconnaissent et considèrent le plastique transformé en combustible comme une étape intermédiaire. Le but final de l'entreprise n'est pas de devenir un grand producteur de carburant, mais plutôt de recycler les plastiques et de plaider en faveur d'une économie circulaire. L'objectif ultime de l'entreprise est la mise en œuvre du recyclage chimique, afin de permettre la création de nouveaux plastiques. Une fois que la technologie le permettra, Bin2Barrel se concentrera sur la décomposition des déchets plastiques en composants chimiques précieux afin de pouvoir les réutiliser et de créer des produits totalement nouveaux.
ONU Environnement

 

Bassin du Mékong
Les données satellites fiables pour la surveillance des précipitations

Des chercheurs ont prouvé que les données satellites pouvaient aider à surveiller les précipitations dans le bassin du Mékong, a annoncé l'Académie chinoise des Sciences.
Les chercheurs ont évalué la fiabilité des données fournies par des satellites à haute résolution et les ont réanalysées, en les comparant avec les données collectées via des observations au sol. Les résultats montrent que la majorité des données sont capables de capturer les principales caractéristiques climatologiques des précipitations dans le bassin du Mékong pour la période d'étude de dix ans, de 1998 à 2007. Les données satellites se sont avérées hautement fiables à l'échelle tant spatiale que temporelle le long du bassin. Des données précises concernant les précipitations sont fondamentales pour l'hydroclimatologie. Il est important de surveiller les changements le long du bassin du Mékong, qui compte une importante population et une industrie de la pêche de grande envergure. Le bassin du Mékong manque actuellement d'installations de surveillance au sol. Ces résultats auront des implications pratiques pour les études hydroclimatologiques à l'avenir.
Xinhua

 

Une université chinoise développe un nouveau photocatalyseur pour purifier l'eau
Une équipe de recherche de l'Université du Pétrole du Sud-Ouest, dans la province du Sichuan, a développé un photocatalyseur à faible coût et à haut rendement qui utilise la lumière visible pour purifier l'eau.
Un photocatalyseur est une substance qui peut aider à provoquer une réaction catalysée par la lumière, de la même manière que la chlorophylle capture la lumière solaire pour transformer l'eau et le dioxyde de carbone en oxygène et en glucose dans la photosynthèse. Les photocatalyseurs ordinaires peuvent décomposer les polluants organiques dans les eaux usées sous des ultraviolets, qui, cependant, ne représentent que 4 % du spectre solaire, rendant ce type de traitement des eaux usées coûteux et empêchant son application à grande échelle. L'équipe de recherche composée de huit étudiants en doctorat s'est tournée vers la lumière visible, un spectre représentant 43 % de la lumière solaire. Au bout de quatre mois de recherche, ils ont développé un nouveau photocatalyseur, Reac-O2, offrant une bonne performance d'absorption de la lumière visible. Le Reac-O2 peut produire des espèces réactives de l'oxygène, purifiant l'eau en dégradant les polluants organiques dans les substances composées de petites molécules peu ou non toxiques. Dans les expérimentations, le nouveau photocatalyseur a fonctionné plus efficacement que les agents traditionnels de traitement des eaux usées. "La quantité d'eau purifiée en une heure peut maintenant être purifiée en seulement 30 minutes", a indiqué Shi Xian, chef de l'équipe de recherche. Le Reac-O2 peut être recyclé au moins 30 fois et maintenir un taux de dégradation de 85 %. La purification d'une tonne d'eau usée à l'aide du Reac-O2 coûtera cinq yuans (0,73 dollar) alors que celle avec la technologie traditionnelle coûte 17 yuans, a indiqué M. Shi.
Le photocatalyseur a apporté à la recherche une large reconnaissance et de nombreux honneurs, ainsi que la faveur du marché. Deux entreprises de Chengdu ont mis en avant leurs intentions de coopérer avec l'équipe. "Il sera sur le marché dans deux ans", a précisé M. Shi.
Xinhua

 

Suez innove avec une solution inédite de suivi en temps réel de la qualité de l'eau potable
Pour anticiper les variations de qualité de l’eau potable et accroître la réactivité en cas d’anomalies ou de pollutions éventuelles, Suez a conçu Aquadvanced Quality Monitoring : une solution modulaire et personnalisée pour renforcer le suivi de la qualité de l’eau potable face aux enjeux accrus de conformité et de sécurité. Aquadvanced Quality Monitoring permet de détecter et localiser en temps réel des anomalies de la qualité de l’eau potable grâce à la mise en place de sondes à des points de contrôles stratégiques du réseau de distribution. Ces sondes mesurent simultanément jusqu’à 8 paramètres physico-chimiques et bactériologiques et permettent d’agir au plus vite en cas de risque avéré. Pour les installations dépourvues d’alimentation électrique, l’offre s’accompagne d’un dispositif d’alimentation autonome breveté fournissant l’énergie aux équipements. Les applications du dispositif sont nombreuses puisqu’il permet d’assurer une surveillance ciblée et continue sur des zones ou dans des bâtiments sensibles comme les crèches, écoles, hôpitaux ou maisons de retraites, ou encore lors d’événements sportifs, culturels ou festifs, via la mise en place de dispositifs de surveillance permanents ou renforcés temporairement. L’outil peut également accompagner des projets de réduction du chlore résiduel dans l’eau potable par le suivi et l’optimisation de la juste dose nécessaire.  Le dispositif est en cours de déploiement à Paris sur le quartier d’affaires de La Défense, dans le cadre de la gestion du réseau du Syndicat des Eaux de la Presqu’île de Gennevilliers. "Aquadvanced Quality Monitoring est une solution inédite de contrôle en continu de la qualité de l’eau dans les réseaux de distribution pour le bénéfice des collectivités et des professionnels. Cette innovation, unique sur le marché, complète notre gamme de solutions Aquadvanced qui s’appuie sur les technologies digitales pour optimiser la performance des réseaux d’eau et apporter des services nouveaux aux collectivités et aux usagers. Cette gamme de solutions a fait ses preuves et est déjà déployée dans plus de 600 contrats dans le monde", précise Loïc Voisin, directeur Innovation, Marketing et Performance industrielle. 
Suez

 


DISTINCTIONS
Les lauréats des bourses L’Homme et la biosphère pour les jeunes scientifiques 
Les lauréats 2018 des bourses L’Homme et la biosphère pour les jeunes scientifiques ont été annoncés par le Conseil international de coordination du programme de l’UNESCO, réuni à Palembang (Indonésie) du 23 au 28 juillet.
Depuis 1989, le programme sur l’Homme et la biosphère accorde chaque année à des jeunes scientifiques des bourses pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars, afin d’encourager de jeunes chercheurs à entreprendre des travaux sur les écosystèmes, les ressources naturelles et la biodiversité. Les sept lauréats 2018 des bourses pour les jeunes scientifiques et leurs projets sont : Esteban Brenes Mora (Costa Rica) : Comprendre l'écologie des populations et l'habitat potentiel du tapir de Baird, espèce en danger, dans les réserves de biosphère Savegre et La Amistad au Costa Rica ; Somaya Ghoraba (Égypte) : Évaluation de la dégradation environnementale de la zone humide de Burullus, réserve de biosphère potentielle selon la Liste rouge des écosystèmes de l'UICN grâce à la télédétection ; Angelina Sharaponova (Fédération de Russie) : Gestion des paysages restaurés, Évaluation de la restauration des zones humides dégradées dans la réserve de biosphère de la plaine inondable Volga-Akhtuba grâce à l’utilisation d'indicateurs biologiques ; Abena Dufie Wiredu Bremang (Ghana) : L'effet des changements  d’utilisation des terres et de la couverture du sol sur la qualité de l'eau : une étude de cas sur la réserve de biosphère du lac Bosomtwe ; Ryu Kum Hyok (République populaire démocratique de Corée) : Évaluation de la fonction de service de l'écosystème forestier et des moyens pour la mettre en valeur dans la réserve de biosphère du Mont Myohyang ; Chung Song Ri (République populaire démocratique de Corée) : Étude fondamentale sur l'évaluation des fonctions de la Réserve des oiseaux migrateurs du Mundok et préparation du de sa candidature comme réserve de biosphère côtière ; Thuy Linh Nguyen (Viêt Nam) : Atténuation du conflit homme-éléphant dans la Réserve de biosphère de Dong Nai en vue de renforcer la conservation des éléphants et les moyens de subsistance durables des communautés locales.
Les réserves de biosphère sont des sites destinés à concilier la conservation de la biodiversité et les activités humaines par l’utilisation durable des ressources naturelles. L’un des objectifs est de faire émerger des pratiques innovantes de développement durable.
UNESCO


Le Prix Suez-Institut de France récompense deux projets destinés aux pays en développement
Lancé en 2009 par l’Institut de France et la Fondation Suez, le Prix Suez-Institut de France récompense des projets et des innovations favorisant l’accès aux services essentiels (eau, assainissement et gestion des déchets) dans les pays en développement. Ces projets doivent avoir prouvé leur utilité, leur faisabilité et leur durabilité, afin qu’ils puissent servir au plus grand nombre. Leur réplicabilité est également un critère-clé de sélection. Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez, et Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France, viennent ainsi de récompenser deux lauréats parmi les 37 projets reçus. Le prix Accès aux Services essentiels, d’un montant de 50 000 euros, a été remis à l’association marocaine Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture au Maroc pour son projet de collecte d’eau de brouillard. Ce projet s’appuie sur une nouvelle technologie de CloudFishers (filets "attrape-nuages") qui collecte l’eau de brouillard, la stocke puis la filtre pour approvisionner des hameaux situés dans les territoires du Haut-Atlas dans le sud-ouest marocain, se trouvant en situation de stress hydrique.   Le projet inclut la formation des habitants et le partage des savoir-faire en adduction et en installation des filets. Près de 1 200 personnes ont d’ores et déjà accès à l’eau produite grâce à ces filets et la consommation quotidienne par personne est passée de 7 à 26 litres. Grâce à ce dispositif, les femmes libérées de la corvée d’eau, économisent 3 heures et demie par jour. Certaines d’entre elles bénéficient d’une formation pour la maintenance des infrastructures de collecte et de distribution. Le prix Entrepreneuriat social, également de 50 000 euros, a été remis au groupement de startups franco-ivoirien C+Propre-Coliba proposant un "projet digital de gestion des déchets ménagers 100 % sur mobile". Les habitants d’Abidjan commandent via une application mobile des sacs spécifiques et identifiables destinés à collecter et à trier certaines catégories de déchets. Le système encourage le tri par les ménages grâce à un système de récompenses (crédits téléphoniques, produits de base, produits de beauté, etc.). L’application intègre également un service de géolocalisation permettant une collecte optimisée, réalisée par des personnes issues du secteur informel.
"L’innovation est essentielle pour répondre aux défis de l’accès aux services essentiels dans les pays en développement. C’est un levier déterminant pour atteindre plus rapidement les Objectifs de Développement Durable que se sont fixés les Nations Unies et auxquels la Fondation Suez contribue. Avec l’Institut de France, nous avons souhaité distinguer et faire connaître des initiatives en faveur de l’accès aux services essentiels, ouvertes et réplicables, afin qu’elles puissent être diffusées dans les pays en développement. Pour cette édition, nous nous félicitons de l’esprit d’innovation et dont font preuve les associations et ONG que nous avons le plaisir d’accompagner", a déclaré Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez. Pour Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France : "En presque dix ans de partenariat avec la Fondation Suez, nous avons aujourd’hui suffisamment de recul pour mesurer l’importance de ces prix pour les lauréats : plus qu’un coup de pouce, nous constatons l’effet de levier qu’ont ces distinctions sur leur projet. L’Institut de France est heureux de contribuer aux côtés d’un grand groupe français de renommée internationale à encourager des initiatives adaptées aux contextes particuliers des pays en développement."

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NOMINATIONS
Satya S. Tripathi nommé sous-secrétaire général et chef du bureau de New York d'ONU Environnement

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a annoncé la nomination de l'Indien Satya S. Tripathi, au poste de sous-secrétaire général et chef du bureau du Programme des Nations unies pour l'environnement à New York. Il succédera à Elliott Harris, de Trinité-et-Tobago, à qui le secrétaire général est reconnaissant pour son leadership et son dévouement durant son mandat, indique un communiqué de M. Guterres.
M. Tripathi est depuis 2017 conseiller principal du Programme de développement durable à l'horizon 2030 d'ONU Environnement. Économiste du développement et avocat avec plus de 35 ans d'expérience, il a travaillé pour les Nations unies depuis 1998 en Europe, en Asie et en Afrique sur des missions stratégiques en développement durable, droits de l’homme, gouvernance démocratique et affaires juridiques. Auparavant, il était directeur et chef de secrétariat du bureau des Nations unies pour la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (REDD) – coordination en Indonésie, ainsi que coordonnateur des Nations unies pour le relèvement après le tsunami et les efforts de redressement post-conflit à Aceh et à Nias. Au début de sa carrière, il a été chercheur émérite sur la gouvernance des ressources naturelles au World Agroforestry Centre et au Conseil consultatif mondial sur les forêts du Forum économique mondial.
ONU Environnement

 

EXPLOIT
Lewis Pugh achève sa "nage de protestation" héroïque dans la Manche 
Au terme d'une nage difficile record dans la Manche, le long de la côte anglaise, Lewis Pugh a enfin pu toucher le mur du port de Douvres, l'arrivée de son périple, avant de lancer ses poings dans l'air. Il s'est ensuite lancé une dernière fois dans les vagues agitées pour atteindre la plage de galets balayée par la pluie et le vent longeant les célèbres falaises blanches de Douvres. "Je suis à la fois exténué et euphorique", a-t-il déclaré alors qu'il grimpait vers la ligne d'arrivée, encouragé par une foule de gens emmitouflés dans des imperméables ou blottis sous des parapluies. Le secrétaire britannique à l'Environnement, Michael Gove, figurait parmi les spectateurs rassemblés pour saluer le nageur et militant pour la protection des océans, devenu la première personne à franchir la Manche en maillot de bain, lunettes et bonnet de bain.
Depuis son départ de Land's End en Cornouailles le 12 juillet 2018, Lewis Pugh a dû batailler avec une mer agitée, endurer des piqûres d'énormes méduses, supporter la douleur des tendinites à l’épaule et surmonter des doutes nocturnes tout au long de son parcours d'environ 530 kilomètres le long de la côte sud de l’Angleterre. Lewis Pugh a enduré tout cela pour une seule raison: faire passer le message aux gouvernements qu’ils doivent s’engager à protéger au moins 30 % des océans du monde d’ici 2030. Même à la dernière heure de ce Long Swim d'une durée de 49 jours, les eaux changeantes de la Manche ont cherché à contrecarrer l'homme connu sous le nom d'ours polaire humain. Au large de Dungeness dans le Kent, le dernier cap qu'il devait franchir, des conditions orageuses ont empêché Lewis Pugh de sortir de l'eau deux jours durant, suscitant des doutes quant à sa capacité de finir la nage à temps. Mais les nuages se sont finalement levés, et grâce à une série de nages nocturnes et des bâtons lumineux pour éclairer son itinéraire, le nageur a pu se remettre sur la bonne voie. Il a bouclé mercredi dernier les 4 derniers kilomètres de son périple vers la plage de Shakespeare Cliff à Douvres. Comme il se doit, le ciel était gris, les vents forts et la mer semblait fougueuse alors qu'il s'apprêtait à sauter hors du navire de soutien et s'élançait vers la plage avec des mouvements de bras fermes et déterminés.
Lewis Pugh est protecteur des Océans d’ONU Environnement et ardent défenseur de la campagne Océans Propres, lancée par l'organisation. En 2007, il avait réussi sa première traversée du pôle Nord dans le but de souligner la fonte de la banquise arctique et, en 2010, il avait traversé un lac glaciaire du mont Everest pour attirer l’attention sur la fonte des glaciers et l’impact de la diminution de l'approvisionnement en eau sur la paix mondiale.
Photo Kelvin Trautman
ONU Environnement

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EXPOSITION
Récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité
À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan (8 juin) et de l’Année internationale des récifs coralliens, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO a le plaisir d’accueillir l’exposition "Récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité", fruit d’un travail de deux ans du photojournaliste Alexis Rosenfeld et de la journaliste Alexie Valois destiné à attirer l’attention de tous sur ces écosystèmes si précieux mais menacés de disparition.
Que savons-nous réellement sur les récifs coralliens ? Quels rôles jouent-ils dans l’océan ? Quelle importance ont-ils pour l’homme et l’équilibre de la planète ? Inaugurée le 5 juin 2018, cette exposition immersive et interactive composée de plus de 60 panneaux grand format témoigne de la beauté des récifs coralliens, tout en insistant sur l’importance de les préserver et l’urgence de trouver des solutions humaines et scientifiques pour leur gestion durable. "Ce travail photojournalistique allie des connaissances, des savoirs et des visuels puissants. C’était un projet passionnant. On a visité des endroits absolument exceptionnels, d’autres où c’est beaucoup moins bien préservé, d’autres encore où il y a une prise de conscience réelle de la problématique et de l’enjeu des récifs", a commenté Alexis Rosenfeld. "On a mené une série de reportages d’abord destinés pour la presse magazine mais on voulait restituer un plus grand nombre de personnes, d’où l’idée d’une exposition grand public. Les panneaux présentés sur les grilles de l’UNESCO sont enrichis avec du contenu vidéo car il était important pour nous de présenter la parole de ceux qui vivent près des récifs coralliens, pour que les gens qui ne connaissent pas forcément le milieu tropical fasse aussi attention à ce que sont ces écosystèmes", a ajouté Alexie Valois. À ce plaidoyer artistique et documentaire ont contribué des scientifiques, dont des experts de la COI de l’UNESCO, soucieux d’appuyer cet appel à une prise de conscience collective et à un renforcement de la coopération internationale. Véritables joyaux de biodiversité, ces écosystèmes abritent jusqu’à 30 % de toutes les espèces animales et végétales de l’océan. Ils sont néanmoins en danger : la moitié des récifs coralliens subissent aujourd’hui les conséquences des pollutions, des dégradations, de la surpêche, de l’acidification de l’océan et de l’augmentation des températures de la planète.
L’exposition "Récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité" est présentée jusqu’au 30 août 2018 sur les grilles du Siège de l’UNESCO – 7, place de Fontenoy et avenue Lowendal, Paris. Des textes supplémentaires, des interviews filmées, des reportages et des photos 360° sont à découvrir sur Smartphone en scannant les codes QR présents sur les panneaux.
UNESCO

 

 

Europe

 

 


France
Sans surprise, l’usage des pesticides continue d’augmenter

Les chiffres 2016-2017 sur l’évolution de la consommation des pesticides de l’agriculture française ont enfin été rendus publics : ils indiquent une augmentation de 12,4 % par rapport à 2009. Pour France Nature Environnement (FNE), c’est un constat d’échec : les plans Écophyto successifs lancés depuis 2008, dont l’objectif initial était de réduire de 50 % l’usage des pesticides pour 2018, se sont avérés inefficaces. Pour redresser la barre, le ministre de l’Agriculture a annoncé le plan Écophyto 2+, la sortie du glyphosate en 3 ans et l’interdiction des néonicotinoïdes. Cela suffira-t-il ?
L’urgence est là. Les conséquences d’une utilisation massive des pesticides sont bel et bien identifiées, les indicateurs sont tous au rouge : impact de plus en plus avéré sur la santé des consommateurs et des agriculteurs, déclin de la biodiversité (près de 80 % des insectes ailés ont disparu en Europe en 30 ans, les oiseaux des milieux agricoles ont diminué de 33 % entre 1989 et 2017), dégradation des écosystèmes, pollution de l’eau (92 % des cours d’eau surveillés sont pollués selon le Commissariat général au développement durable) et de l’air, etc. Pourtant, l’utilisation de pesticides continue d’augmenter. Pour Claudine Joly, en charge des questions pesticides à France Nature Environnement, "malgré les dizaines de millions d’euros d’argent public dépensés dans le cadre d’Écophyto tous les ans, l’agriculture française n’arrive pas à se libérer de son usage excessif de pesticides. Le constat est sans appel, les objectifs, déjà repoussés, de réduction des pesticides de 50 % en 2025 s’éloignent un peu plus. L’outil Écophyto est intéressant mais la sortie des pesticides ne se fera pas sans l’activation d’autres leviers économiques et règlementaires nécessaires pour obtenir une mobilisation de l’ensemble de la profession." Sur ces 10 dernières années, les structures censées accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides n’ont même pas réussi à stabiliser leur utilisation… et ce malgré le demi-milliard mobilisé. Elles n’ont même jamais eu de compte à rendre sur l’usage des financements reçus dans le cadre du plan. Il est temps qu’elles se remettent en cause et se transforment, pour véritablement accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides. Les contrats de solution présentés par la FNSEA sont les bienvenus, mais ils arrivent avec 10 ans de retard… et il faudra plus que des bonnes intentions pour aller vers la sortie des pesticides. Le 27 juillet, les ministres ont annoncé des mesures pour sortir du glyphosate et des néonicotinoïdes, et trois interprofessions sont venues présenter leur stratégie et leurs engagements. Ce sont des signaux encourageants. Le reste de la profession doit s’engager pour amplifier rapidement le mouvement. Pour Cécile Claveirole, responsable des questions agricoles à France Nature Environnement, "certes le gouvernement a annoncé des mesures, mais il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de l’interdiction des molécules les plus préoccupantes, l’objectif est la réduction globale et drastique de l’usage des pesticides en France. Le temps n’est plus aux bonnes intentions et autres démarches volontaires. Il faut un soutien ferme et sans concession du gouvernement pour la transition agroécologique. Il ne peut plus ignorer la volonté des citoyens : l’agriculture doit assurer une alimentation saine et de qualité pour tous, tout en préservant l’environnement et la biodiversité."
FNE

 

Mission d’information sur la ressource en eau
Adrien Morenas (LaREM, Vaucluse), président et co-rapporteur de la mission d’information sur la ressource en eau, a présenté à la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire les conclusions des travaux de la mission d’information. À l’issue de neuf mois de travaux avec de nombreuses auditions, la mission propose près de cinquante propositions d’avenir sur lesquelles les citoyens sont invités à donner leur avis.
Rapport de la mission d'information sur la ressource en eau

 

ASSISES DE L'EAU
Conclusion de la première séquence
Conformément aux annonces du président de la République lors du dernier Congrès des maires, le Premier ministre a présenté le 29 août les conclusions du premier volet des Assises de l’eau dédié à la relance de l’investissement dans les réseaux d’eau et d’assainissement. Quatre priorités ont été annoncées : 1. Renforcer la connaissance des réseaux d'eau et d’assainissement (9 mesures) ; 2. Améliorer les conditions d’emprunt des collectivités (6 mesures) ; 3. Développer la solidarité territoriale (2 mesures) ; 4. Accompagner l’aide à l’ingénierie.
Le Gouvernement lancera dans les prochaines semaines le deuxième volet des Assises de l’eau autour de la question "Changement climatique et ressource en eau : comment les territoires et l’ensemble des acteurs vont-ils s’adapter ?". L'ambition est de mettre en évidence les principes et les priorités qui permettront aux territoires de mieux s’adapter au changement climatique. Les travaux menés s’articuleront autour de 3 axes : 1. Économiser, le premier axe visera à promouvoir une société aux besoins adaptés à la disponibilité de la ressource en eau ; 2. Protéger, le deuxième axe visera à protéger davantage la ressource et à améliorer la qualité de l’eau ; 3. Partager, le troisième axe visera à assurer un meilleur partage des ressources en eau dans le respect des fonctionnalités des écosystèmes. La concertation sera organisée à travers : une plateforme en ligne d’échanges et de remontée des idées permettant de récolter, sur la base d’une série de questions, la contribution des acteurs ; des ateliers organisés en octobre dans les bassins sur les trois axes des Assises visant à identifier et hiérarchiser les propositions à traiter ; un événement de dialogue avec les acteurs des territoires dans le cadre du colloque eau et changement climatique organisé par les agences de l’eau le 15 novembre.
Discours du Premier ministre Édouard Philippe
Assises de l'eau, séquence 1 – Des réseaux rénovés pour une eau de qualité

 

Proposition de loi relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement 
Jeudi 26 juillet 2018, le Sénat a adopté en nouvelle lecture la proposition de loi relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes et aux communautés d’agglomération.
Cette proposition de loi a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 30 janvier 2018 et par le Sénat le 17 avril 2018, dans des termes différents. Le Gouvernement ayant engagé une procédure accélérée, une commission mixte paritaire, chargée de proposer un texte sur les dispositions de la proposition de loi restant en discussion, s’est réunie le 17 mai 2018 mais n’est pas parvenue à un accord. En nouvelle lecture, sur le rapport de François BONHOMME (Les Républicains, Tarn-et-Garonne), la commission des lois a notamment : rétabli le texte de l’article 1er adopté par le Sénat en première lecture, afin de supprimer les dispositions prévoyant le transfert obligatoire des compétences "eau" et "assainissement" aux communautés de communes et d'agglomération à compter du 1er janvier 2020 ;   rétabli les articles 1er quater, 1er quinquies et 1er sexies, afin de faciliter l'exploitation et le transfert des services d'eau et d'assainissement ; modifié l’intitulé de la proposition de loi pour faire référence aux communautés d'agglomération. En séance publique, les sénateurs ont adopté un amendement visant à permettre la constitution d’une régie unique pour l’exploitation des services d’eau et d’assainissement tout en conservant deux budgets distincts (amt 15 du Gouvernement et ss-amt 16 de la commission des lois – art. add. après art. 1er).
Le rapport de François Bonhomme au nom de la commission des lois 

 

Annonce du premier financement par appel d’offres de 14 projets de petite hydroélectricité
14 lauréats de la première période de l’appel d’offres sur la petite hydroélectricité ont été désignés pour développer et exploiter de nouvelles centrales hydroélectriques d’une puissance totale de 36,9 MW. Cet appel d’offres, qui aura lieu trois années successives, promeut le développement de la petite hydroélectricité et vise à l’attribution d’un total de 105 MW de puissance hydroélectrique. Il est ouvert aux nouvelles installations hydroélectriques dont la puissance est comprise entre 1 et 4,5 MW, implantées sur de nouveaux sites ou équipant des barrages existants. La notation des offres comporte en particulier une composante sur la qualité environnementale des projets, ainsi que la possibilité d'écarter les projets ne présentant pas un niveau de garantie suffisant quant à leur impact environnemental. Ce mécanisme permet ainsi de sélectionner les projets les plus vertueux. Au travers des résultats de cette première période, la filière hydroélectrique démontre sa compétitivité économique sur des petites installations avec un prix moyen de 89,6 euros/MWh. "Cet appel d’offre est la preuve que l’hydroélectricité peut concilier compétitivité économique et respect de l’environnement. Il conforte la première place de la filière de l'hydroélectricité comme source de production d’électricité renouvelable", s’est félicité Nicolas Hulot. La seconde période de candidature à l’appel d’offres sera lancée en décembre 2018. 
Environnement France 

 

CONSULTATION CITOYENNE
Protection de la ressource en eau
Lancement de la consultation citoyenne sur la proposition de loi d'Adrien Morenas

Protection de la ressource en eau, protection contre les évènements climatiques, gouvernance de la politique de l'eau, action sociale relative à l'accès à l'eau, problématique des investissements, retenues collinaires... ce sont ces approches différentes qui ont guidé Adrien Morenas, député de Vaucluse et président-rapporteur de la mission d'information parlementaire sur la ressource en eau dans l'élaboration de sa proposition de loi.  Chaque citoyen, usager et/ou professionnel, est invité à donner son avis sur : les importations de produits agricoles ayant été traités avec des produits phytosanitaires ; l'économie circulaire des eaux de pluies ; la réutilisation des eaux usées traitées à destination de notre agriculture ; l'imperméabilisation des sols ; les dangers liés aux coulées de boues ; la gestion de l'eau en milieu urbain comme rural ; le coût de notre gestion politique de l'eau ; une nouvelle répartition des compétences ; le coût réel de l'accès à l'eau ou encore sur le renouvellement des réseaux. Adrien Morenas espère ainsi porter le meilleur texte de loi possible pour la préservation du bien et de la ressource "eau".
Consultation

 

RESTITUTION
Cosmétiques et micropolluants, le colloque Cosmet’eau fait le point
Le 1er colloque de restitution d’un des projets lauréats de l’appel à projets sur les micropolluants, "Soins du corps ou protection de l’environnement : faut-il choisir ?", a été organisé le 2 juillet 2018 à l’Auditorium Marie Curie du CNRS. "Des lanceurs d’alerte aux impacts sur le milieu aquatique", le colloque a permis de retracer les recherches menées dans le cadre du projet Cosmet’eau, sur les changements de pratiques dans les produits cosmétiques.
Les micropolluants sont une pollution nouvelle pour le grand public, invisible et souvent présente dans nos produits cosmétiques et domestiques (shampoings, dentifrices, savons, etc. mais aussi lessives ou produits d’entretien de la maison). Dans l’objectif de réduire le rejet de ces polluants, qui transitent jusqu’au milieu naturel après avoir été déversés dans les eaux urbaines, des solutions et outils sont proposés par le projet Cosmet’eau. Quelles alertes sont lancées sur les micropolluants ? Quel impact environnemental existe de par l’usage de cosmétiques ? Quels changements d’usages peuvent se mettre en place au niveau d’une collectivité, et quel est leur impact ? Les objectifs du projet Cosmet’eau sont : d’analyser les pratiques de consommation pour identifier les moteurs du changement de pratiques ou les freins ; de développer des outils techniques et sociologiques de suivi des pratiques et de la contamination en micropolluants ; d’étudier des lancements d’alertes (revues de presse, analyse de reportages…) en s’appuyant sur les prises de conscience relatives aux perturbateurs endocriniens ; d’évaluer la contamination des eaux usées et des milieux, puis ses ’évolutions suite aux changements de pratiques et aux substitutions introduites récemment dans la composition chimique des cosmétiques.
Quels sont les enseignements tirés du projet ? Au travers de l’exemple des conservateurs de type Parabens, le projet a montré qu’un bilan des sources et transferts dans les eaux urbaines des résidus de cosmétiques est possible. Les voies d’apports majoritaires au milieu (ici la Seine) ont été identifiées, et l’effet à l’échelle d’un territoire urbain de la mise sur le marché de cosmétiques "sans Parabens" a pu être mis en évidence. Le projet a montré également qu’il existe un fort déficit de connaissance des enjeux environnementaux liés aux usages domestiques de produits issus de l’industrie chimique. Les points faibles sur lesquels développer des efforts pédagogiques envers les citoyens ont été identifiés dans Cosmet'eau. Des éléments de connaissance ont été réunis pour orienter les collectivités et les politiques dans l’accompagnement des consommateurs dans leur souhait de diminuer leur recours aux produits chimiques de synthèse. Les modes de communication des intermédiaires prescripteurs de produits alternatifs, actifs sur le web et les réseaux sociaux, ont notamment été analysés. Cosmet'eau aura également mis en avant l’importance, par souci d’efficacité,  d’appuyer les messages de vigilance ou de sobriété dans les usages de produits sur des arguments relatifs à la santé des consommateurs.
Les partenaires du programme Cosmet'eau sont la Ville de Paris, le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne, l’Université Paris Est Créteil, la société Tronico- VigiCell et l'association ARCEAU-ÎdF.
Cosmet'eau

 

APPELS À PROJETS
Outre-mer – Initiatives pour la reconquête de la biodiversité
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) se mobilise, avec l’appui de ses partenaires, et dans le respect des compétences des collectivités d’outre-mer, pour soutenir et renforcer les acteurs et réseaux ultramarins engagés en faveur de la biodiversité terrestre, aquatique et marine. Jusqu’au 1er septembre 2018, associations, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels, acteurs économiques sont invités à candidater.
Un nombre important d’aires protégées, terrestres et marines, contribuent déjà à mieux connaître et gérer les espaces les plus sensibles des territoires ultramarins. Pour autant, les nombreux acteurs impliqués dans la préservation de la biodiversité ne bénéficient pas toujours d’un appui technique ou financier à la hauteur des enjeux. Face à ce constat, l’AFB souhaite faire émerger et soutenir de nombreuses initiatives locales, répondant aux priorités d’action de chaque territoire, et renforcer les acteurs, réseaux d’acteurs et organisations, porteurs de projets. L’appel à projets s’articule désormais autour des quatre objectifs suivants : 1. Maintenir ou restaurer le bon état des milieux naturels et des fonctionnalités écologiques ; 2. Conserver les espèces, de faune et de flore sauvages prioritaires pour l’action publique, et leurs habitats ; 3. Assurer un usage durable et équitable de la biodiversité à toutes ses échelles ; 4. Contribuer à la connaissance partagée et à l’éducation de la nature. Pour ancrer l’appel à projets au plus près des spécificités et des acteurs de chaque territoire, l’animation locale du programme est confiée par l’AFB à des relais locaux, constitués soit des antennes de l’AFB dans le Pacifique, soit de structures partenaires : parcs nationaux de Guyane, Guadeloupe et de La Réunion, ou services de l’État (DTAM de Saint-Pierre et Miquelon, DEAL de Martinique et de Mayotte). Les DEAL de Guyane et de Guadeloupe viennent en appui au programme. Par ailleurs, des comités locaux consultatifs sont mobilisés pour procéder à la phase de pré-sélection technique des projets.
Les porteurs de projets disposent jusqu’au 1er septembre 2018 pour déposer leur dossier de candidature, en vue de formaliser un partenariat avec l’AFB, si leur projet est lauréat.  Le soutien de l’AFB peut atteindre 300 000 euros par projet, pour les opérations les plus importantes. Les micro-projets, c’est-à-dire bénéficiant d’une aide de 1 000 à 5 000 euros, pourront également être soutenu.
Conditions d’éligibilité

 

Rhône-Méditerranée Corse : Économiser l’eau en agriculture
L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse  lance un appel à projets afin d'encourager les agriculteurs à économiser l'eau en modernisant leurs infrastructures hydrauliques et en mettant en œuvre des technologies économes en eau. Elle élargit ses aides à l'ensemble des territoires des bassins Rhône-Méditerranée et Corse en non plus uniquement aux zones déficitaires en eau. Doté de 5 millions d'euros, il est ouvert jusqu'au 30 septembre 2018 dans le cadre des appels à projets des programmes de développement ruraux (PDR) régionaux.
Conditions d’éligibilité

 

APPEL À PROJETS DE RECHERCHE
Biodiversité des sols et agroécologie
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance le 1er juin 2018 un appel à projets de recherche (APR) pour soutenir des projets qui étudieront des pratiques agro-écologiques et itinéraires techniques favorables à la biodiversité des sols et à ses fonctions. Par cet appel à projets, l’AFB souhaite soutenir les acteurs de la recherche investis sur les questions de l’agro-écologie et de la préservation des sols, dans un contexte de transition écologique. Cet appel à projets de recherche s’adresse à des porteurs de projet souhaitant constituer des consortiums de recherche appliquée pluridisciplinaires en écologie et agronomie.  Les équipes pourront proposer des projets de recherche qui visent à étudier les pratiques agro-écologiques et/ou itinéraires techniques favorables à la biodiversité des sols et à ses fonctions afin de comprendre leurs interactions et d’évaluer leur dynamique. Deux types de travaux seront privilégiés : d’une part, des états des lieux de connaissances opérationnelles sur les pratiques agroécologiques couramment mises en œuvre sur le territoire ; d’autre part, des expérimentations au sein de réseau d’exploitations agricoles sur les pratiques innovantes, et ceci dans différents contextes agro-pédo-climatiques en France (Métropole comme Outremer).
Ce programme est doté de 500 000 euros permettant de financer des projets de recherche à lancer en 2019 sur des durées de 1 à 4 ans.
Conditions d’éligibilité

 

CLASSES D'EAU
Les zones humides au cœur des travaux de classes d'eau du bassin Rhin-Meuse
L'agence de l'eau Rhin-Meuse lance chaque année un appel à projets scolaires pour les professeurs qui souhaitent travailler sur l'eau et les milieux aquatiques. 150 projets sont ainsi soutenus et accompagnés par l'agence de l'eau. Les classes concernées sont les CE2, CM1, CM2, 6ème et 5ème.
Un thème unique certes mais avec de multiples possibilités de déclinaison : les milieux humides et la biodiversité (espèces remarquables, adaptations, habitats) ; les milieux humides et la gestion de la ressource en eau (qualité et stockage de l’eau) ; les milieux humides et leur préservation (inventaire, menaces, restauration, protection) ; les milieux humides et le climat (atténuation des crues et sécheresses, stockage de carbone) ; les milieux humides, entre imaginaire et réalité (légendes, surnaturel, mystère). À l’appui de ce thème d’étude, chaque élève se verra remettre un exemplaire du cahier pédagogique "Mille lieux humides" réalisé par l’Ariena en partenariat avec l'agence de l'eau Rhin-Meuse, la région Grand Est, la Dreal Grand Est et les réseaux d’éducation à la nature à l’environnement du Grand Est.
150 projets maximum seront financés au cours de la saison scolaire. Les projets sont à déposer, exclusivement en ligne au plus tard le 23 octobre, 16 heures.
Agence de l'eau Rhin-Meuse

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Afrique

 

 


Algérie
Nâama-Tlemcen-Sidi Bel-Abbès : 16 communes bénéficient du transfert des eaux de Chott El-Gharbi

Seize communes des wilayas de Nâama, Tlemcen et Sidi Bel-Abbès bénéficient du transfert des eaux du bassin hydrographique Chott El-Gharbi. Mis en service à la mi-mai dernier par le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, ce système, partant de la wilaya de Nâama, fournit 110 000 mètres cubes d'eau par jour, soit l'équivalent de 40 millions de mètres cubes par an aux communes de Mekmen Benamar, Kasdir, Abdelmoula (Nâama), Sebdou, El-Aricha, Sidi Djillali, El-Gor et Bouihi (sud de la wilaya de Tlemcen) et Ras El-Ma, Redjem Demouche, Oued Sebaa, Bir Lahmam, Hakiba, Slissene, Chetouane et Benbadis (sud-ouest de Sidi Bel Abbès). Les travaux de transfert des eaux de Chott El-Gharbi tirent à leur fin pour le lancement prochain de l'exploitation totale des forages réalisés et l'installation de stations de pompage et de réservoirs sur le tracé et lignes d'adduction et réseaux d'alimentation en eau potable du projet en exploitation, précise la direction des ressources en eau de la wilaya de Nâama.
Le projet de transfert des eaux de Chott El-Gharbi, qui a coûté plus de 43 milliards de dinars, a porté sur le fonçage de 60 forages et la réalisation de 154 kilomètres de canalisations, de neuf stations de pompage et de 28 réservoirs, en plus d'un centre de gestion et de contrôle à distance. Selon le directeur de wilaya de l’entreprise Algérienne des Eaux, Mohamed Alouani, le volume d'eau fourni par le système de transfert est suffisant, dépassant les besoins quotidiens de la population concernée et ouvrant des perspectives pour la relance de projets d'investissement dans la région, notamment dans le domaine de l'agro-pastoral et de l'agroalimentaire.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Tunisie
Soupçons de corruption
L'accès à l'eau est devenu une source lucrative pour certains particuliers dans le secteur. La fragmentation institutionnelle qui caractérise le secteur de l'eau et la difficulté de mettre en œuvre le code de l'eau sont les principaux handicaps qui favorisent la corruption. La confusion totale des rôles et le poids du pouvoir font que même un délégué municipal peut intervenir pour faire rétablir l'alimentation en eau de tel ou tel agriculteur et d'un organisme public ou privé quelconque. Des interventions ministérielles sont aussi observées pour le rétablissement de l'alimentation en eau de certains établissements publics et privés n'ayant pas payé leurs factures d'eau. C'est ce qui explique en partie que les créances de la SONEDE se chiffrent à plus de 380 millions de dinars dont 80 millions de dinars au niveau des institutions publiques.
Madame Raoudha Gafrej, experte en gestion des ressources en eau, affirme que "les retards, dont certains prémédités, dans l'exécution des projets ainsi que le rejet par la commission supérieure des marchés de certains dossiers pour des raisons douteuses, fait perdre à l'État au moins une année ou deux même pour la relance de toute la procédure d'appel d'offres, ce qui a pour conséquence l'augmentation du coût du projet d'au moins 30 % à 50 %. Cela accroît le risque du recours aux pots-de-vin." Me Chawki Tebib, bâtonnier de l'Ordre des avocats, précise qu'en 2016 la corruption et la mauvaise gestion rien que dans les marchés publics ont coûté à la nation 2 milliards de dinars. Les Tunisiens payent, selon lui, en moyenne 500 millions de dinars par an sous forme de petite corruption, y compris dans le secteur de l'eau. Des projets sont planifiés à la hâte sans études préliminaires et comparatives afin de choisir les solutions les plus appropriées sur le plan économique, social et environnemental et sans même des études d'impact sur l'environnement. Les normes dans les périmètres irrigués ne sont pas respectées, des agriculteurs ont seulement une borne d'irrigation alors que d'autres détiennent plus de deux sans compteur. Dans la majorité des périmètres irrigués, le comptage de l'eau est forfaitaire : c'est-à-dire que l'agriculteur paye un volume d'eau calculé sur la base de la superficie de la culture multipliée par la consommation moyenne de cette culture (exemple : 3 hectares de blé à raison de 3 000 m3/ha = 9 000 m3 par an). Or, on ne saura jamais combien chaque agriculteur a réellement consommé et qui a en réalité consommé cette eau. Les agriculteurs refusent tout simplement d'installer des compteurs et/ou les détruisent une fois installés. "On se demande pourquoi on n'observe pas ce genre de comportement au niveau de la SONEDE qui gère presque trois millions d'abonnés", s'interroge Raoudha Gafrej, poursuivant : "Comment peut-on expliquer qu'en dépit d'une troisième année de sécheresse, les concessions d'exploitation des eaux souterraines pour la production des eaux minérales ont augmenté considérablement ?" Des audits à différents niveaux sont nécessaires si on veut éradiquer ces pratiques qui nuisent à la préservation et à une bonne gestion de nos ressources en eau.
S.A.H., La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

Le marché illégal de l'eau prospère
L’enseignante universitaire Raoudha Gafrej a réalisé une petite enquête à Zaghouan au niveau de la source d'eau de Sidi Medien. Son exploitation illicite a donné naissance à un marché très lucratif de l'eau… En réalité, deux marchés de l'eau illicite émergent à travers le pays : un marché de l'eau "potable" alimenté par sources d'eau et l’eau de la SONEDE et un autre marché, peut-être encore plus lucratif, compte tenu que les besoins sont plus importants et qui est la vente de l'eau SONEDE pour les besoins de l'irrigation. Sur le plan qualité, et même si les sources d'eau sont de bonne qualité, nous doutons fort que la qualité soit préservée lors du stockage et du transport. D'ailleurs, des médecins évoquent des gastroentérites aigues observées chez plusieurs patients…
S.A.H., La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

Un désastre écologique
Surexploitation des nappes, rejets des stations d’épuration et décharges sauvages

La situation des rejets est alarmante au niveau des stations d'épuration en surcharge. Ces rejets sont déversés dans les oueds alimentant les barrages. Tel est le cas de la station d'épuration de Fernana qui rejette des eaux salées dans l'oued Ghezala juste en aval de la station de pompage qui alimente le périmètre irrigué de cette zone. Ces rejets finissent leur trajectoire dans la retenue de Bouherthma qui alimente le barrage Sidi Salem. Aussi les oueds secs sont devenus des dépotoirs de déchets solides. La municipalité de Fernana elle-même rejette les déchets solides dans l'oued Ghezala en amont de la station de pompage de Fernana. Selon une étude de l'Office national de l'assainissement, 59 stations d'épuration rejettent des eaux non conformes (environ 120 Mm3) à cause du dépassement de leur capacité et de leur âge avancé. Ces stations reçoivent aussi des eaux non conformes aux normes en provenance des usines et des industries.
L'experte Raoudha Gafrej indique par ailleurs que 50 % seulement des ressources en eau ont une salinité inférieure à 1,5 gramme par litre et que 86 % des eaux de bonne qualité sont situées dans le Nord. Ce taux de salinité est du en grande partie à la surexploitation des nappes phréatiques profondes dont le taux d'exploitation a atteint 120 % avec des taux alarmants dans certaines régions. Ceci indique qu'il ne sera plus possible d'utiliser ces eaux salées que par le recours au dessalement, ce qui conduira à des frais d'exploitation plus importants, sachant que le dessalement d'eau saumâtre est d'environ 1,5 dinar/m3. L'insatisfaction des besoins en eau potable dans certaines régions du Nord (Bizerte, Béja, Jendouba) conduit régulièrement à des conflits et des mouvements de protestation qui iront croissant.
"Cela fait plus de deux ans que le texte du nouveau code de l’eau traîne d'un ministère à un autre et d'un partenaire à un autre sans voir le jour", constate le Dr Raoudha Gafrej. "Qu'est-ce qu'on attend ? À quoi sert le conseil de l'eau s'il ne peut pas réunir toutes les parties prenantes pour un consensus ? Quelle catastrophe on attend pour régler la situation ?" Selon le Rapport du Global Infrastructure Outlook publié en juin 2018, la Tunisie aura besoin pour le secteur de l'eau de 0,3 milliard de dollars par an ce qui correspond à environ 0,42 % de son PIB rien que pour l'eau potable et l'assainissement. Les projections d'ici 2040 en comparaison avec les tendances actuelles montrent que le secteur nécessitera un investissement cumulé d'environ 4 milliards de dollars d'ici 2030 ! Ces chiffres ne tiennent évidemment pas compte des investissements nécessaires pour l'agriculture irriguée... Le déficit entre les investissements réels et ceux nécessaires est en moyenne de 100 millions de dollars par an, c'est-à-dire 265 millions de dinars par an. D'où viendra cet argent supplémentaire sachant que d'autres secteurs sont aussi prioritaires que celui de l'eau ? Or, tout le monde bloque tout le monde, selon l'experte : il y a ceux qui bloquent le code de l'eau, ceux qui bloquent les routes, ceux qui bloquent les travaux, ceux qui bloquent les études, et ceux qui profitent de ce flou pour puiser illicitement les ressources et s'enrichir. "Le pire est que le gouvernement est en train de transmettre des messages tranquillisants alors que la situation est critique", note le Dr Gafrej... Le constat fait apparaitre l'incapacité des autorités à protéger les infrastructures de l'eau et les ressources elles-mêmes "surtout que nous disposons de ressources financières limitées", conclut l'enseignante universitaire.
La Presse (Tunis) – AllAfrica

Et comme si tout cela nécessitait encore d'être démontré : les réservoirs de la Tunisie sont à sec !
Jamel Taibi, La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Mauritanie
Projet Dh-Har : Le plus grand projet d'eau potable dans l'histoire du pays
Le projet d'approvisionnement en eau potable des villes et villages de la région est du pays à partir de la nappe du Dh-Har a toujours été un rêve longtemps caressé par les autorités mauritaniennes et les populations de la région bénéficiaire depuis la création de l'État en raison notamment de l'importance de cette zone au plan démographique mais aussi de ses ressources animales très diversifiées sans compter ses vastes zones cultivables.
Le projet, qui est un objet de fierté pour tout Mauritanien, est composé de deux parties principales : une partie Nord qui englobe deux composantes des stations Derwich et M'rah El-Bil consacrées à l'approvisionnement des villes de Adel Bagrou et de Timbédra ainsi que de plusieurs villages situés entre les deux villes et une autre, orientale, qui vise l'approvisionnement de la localité de Baghla et des villes de Bassiknou, Adel Bagrou et Amourj. La zone du Dh'Har est caractérisée par la complexité du relief, l'existence de dunes de sable aux sommets très élevés, ce qui a conduit le lancement du tracé des conduites d'eau à travers le sommet de la dernière dune stable vers le sud pour poursuivre ensuite son parcours vers l'est dans une zone sableuse qui requiert la construction d'une route pour permettre aux équipes, aux camions et au matériel et équipements de pouvoir être acheminés vers les sites de chantier et de mener à bien leur mission. Le projet est exécuté en trois étapes : la première consiste en le forage de 24 puits répartis entre les champs de Baghla et de Derwich avec une capacité de production estimée à 56 000 mètres cubes par jour. La deuxième étape porte sur la mise en place de réseaux de transport et de distribution, la création de châteaux d'eau et de réserves ainsi que de stations de pompage alors que la troisième a pour objet de raccorder les villes d'Aïoun et de Djiguenny au réseau à partir des stations de Derwich et de M'rah El-Bil. La deuxième station M'rah El-Bil constitue la base de l'exécution du tronçon supérieur du réseau d'adduction d'eau (et du château d'eau principal), réseau dont la longueur dépasse les 110 kilomètres et qui parvient entre la station Derwich et Ras Dh'Har avec une capacité de 5 000 mètres cubes. Les travaux ont été lancés au niveau de ce point à la fin du mois de novembre 2014 après l'arrivée du premier lot de conduites.
Le projet compte assurer la couverture des besoins des deux Hodhs en eau potable ce qui va régler le problème de la soif dans des délais relativement courts et favoriser des conditions normales encourageant les investissements dans des domaines vitaux ayant un rapport avec les dimensions de développement comme le maraîchage et l'abreuvage du cheptel. Chaque station dispose d'un château d'eau et d'une station de pompage avec quatre motopompes avec ses conduites, ses valves et ses raccordements ainsi qu'une motopompe supplémentaire de réserve en plus d'une salle de contrôle avec système d'exploitation. À cela s'ajoute une centrale pour la production de l'énergie électrique disposant de 3 groupes électrogènes d'une capacité de 880 volts ampères chacun ainsi qu'un logement pour la résidence des ingénieurs et techniciens supervisant les travaux ; un dépôt pour les hydrocarbures d'une capacité de 20 000 litres pour chaque station ainsi qu'un logement pour l'équipe de maintenance en plus de magasins pour les pièces de rechange. Le projet comprend plusieurs stations et équipements de base avec des postes de transformation pour approvisionner les puits profonds en haute tension de l'ordre de 630 KVA en plus d'une conduite de pompage d'un diamètre de 500 millimètres. Toutes ces installations se trouvent dans un périmètre protégé et constituent une ligne commune de conduites devant approvisionner la ville de Adel Bagrou vers le sud et Timbédra vers l'ouest d'une longueur de 12 kilomètres. L'axe Nord du réseau va rendre disponible un surplus de production, de 6 500 mètres cubes par jour qui seront orientés vers les villes d'Aïoun et de Djiguenny ainsi que les villages situés sur le parcours de ces conduites. La mise en œuvre de cette seconde partie du projet sera entamée dès l'achèvement de la première.
Agence Nouakchott d'Information (Nouakchott) – AllAfrica  

 

Afrique de l'Ouest
L'initiative "Un million de citernes pour le Sahel" pour le stockage des eaux pluviales
L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a procédé au lancement officiel de l'initiative "Un million de citernes pour le sahel" pour faire face aux aléas de la pluviométrie. Ce programme initié par la FAO, en partenariat avec le ministère sénégalais de l'Agriculture et de l'Équipement rural et l'Agence italienne pour la coopération au développement. D’un montant de deux millions de dollars, le projet vise à renforcer la résilience des communautés rurales vulnérables par la construction de systèmes de collecte et de stockage des eaux pluviales qui aideront à recueillir l'eau pendant la saison des pluies (juin à octobre) et à la rendre disponible pendant la saison sèche (novembre à mai) mais aussi par la fourniture d'intrants agricoles adaptés au climat. "La phase pilote du programme a déjà été mise en œuvre dans les zones agroécologiques de Louga, Kaolack et Tambacounda où 300 femmes ont pu bénéficier de ces citernes", explique le chargé de programme de la FAO au Sénégal, Cheikh Guèye, en précisant que l'objectif à terme est d'atteindre le cap des 10 000 femmes pour les sortir de la pauvreté en résorbant les problèmes d'accès à l'eau leur permettant ainsi d'avoir des sources durables de revenus.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 

Sénégal
Incertitudes sur la fin de la pénurie d'eau à Dakar
La construction de nouveaux forages, ajoutée à la déconnection des maraîchers de Pout et à la mise en œuvre d'une usine de pompage connectée à une batterie de forages, permettront à la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), d'apporter 100 000 mètres cubes complémentaires pour régler le problème de la pénurie d'eau à Dakar. C’est le directeur général de la SONES, Charles Fall, qui a fait l’annonce à l'occasion d'un panel organisée par le Club du Sénégal émergent, jeudi 9 août 2018, dans la capitale sénégalaise. Toutefois, malgré ces mesures ambitieuses pour sécuriser l'approvisionnent en eau de la capitale et de ses environs, les autorités de la SONES et de la SDE sont restées muettes sur la fin de la corvée d’eau des populations.
Le Club du Sénégal émergent oganisait dans le cadre de ses "Jeudis de l'émergence" un panel orienté sur le thème "Quelle solution pour l'approvisionnement en eau des populations de Dakar ?". Pour rassurer la population dakaroise, le directeur de la SONES a tenu à rappeler que l'État compte apporter d'ici la fin de l'année 100 000 mètres cubes complémentaires suivant un plan d'action. "Nous avons commencé à mettre en œuvre ce plan d'action à travers deux actes aujourd'hui concrets : c'est la déconnexion des maraîchers de Pout et leurs branchements sur un réseau dédié à l'agriculture qui nous a permis de mobiliser un production complémentaire, c'est également une usine de pompage connectée à une batterie de forage avec une conduite sur plus de 20 kilomètres de Bayakh à Rufisque et qui nous permet aujourd'hui de noter, à peu près, 15 000 mètres cubes d'eau complémentaire compte non tenu des travaux d'amélioration de réseau de notre partenaire, la SDE (Sénégalaise des Eaux) et de cette meilleure gestion ou distribution de la ressource au population. Ces différentes actions nous ont permis de noter une amélioration dans l'alimentation depuis la fin du mois de juillet", a-t-il déclaré. Le directeur général de la SONES ajoute, cependant, que des solutions intermédiaires et des solutions urgentes ont été proposées pour faire face à cette situation. Ces solutions consistent, entre autres, à la construction de nouveaux usines et forages pour rassurer la population. "Les performances vont se poursuivre grâce à d'autres actions qui vont être mises en service notamment au courant des mois de septembre, octobre grâce aux forages, avec une production complémentaire que nous avons amenée grâce à la mise en service d'une batterie de forages et qui va également se poursuivre avec les forages (à construire). D'ici à la fin de l'année, nous saurons si tout se passe comme prévu. Dans une situation excédentaire, nous ne serons pas loin de 15 000 mètres cubes d'eau d'excédent par rapport à un déficit actuel de 54 000 mètres cubes", a-t-il précisé avant d'ajouter que "tous les projets que l'État a déjà mis en œuvre et les projets sur lesquels l'État est en train de travailler pendant cette phase intermédiaire et surtout les projets structurants vont sécuriser l'alimentation en eau des populations pendant encore très longtemps."
Le directeur général de la Sénégalaise des Eaux (SDE), Abdoul Baal, est pour sa part revenu sur le contrat d'affermage qui, rappelle-il, tire à sa fin. "Le ministère de l'Hydraulique nous a fait savoir que le contrat d'affermage arrive à échéance le 31 décembre prochain et, l'État, par le biais du ministère de l'Hydraulique, a entrepris de lancer un appel d'offres."
"La SONES et la SDE sont des partenaires dont les actions sont complémentaires pour emmener de l'eau aux consommateurs sénégalais et ce partenariat est équilibré, il a généré des résultats. Aujourd'hui, nous avons bien compris que la situation qui prévaut est liée au déficit de production consécutive à un manque de production. Il faut donc réaliser de nouveaux ouvrages, de nouveaux forages, de nouvelles usines pour combler le gap qu'il y a entre les besoins et les disponibilités. Ces actions sont en cours de réalisation et de mise en œuvre. Ces forages seront en service les prochains jours, ce qui permettra d'améliorer notablement le ressenti actuel"
, a conclu Abdoul Baal en rappelant qu’un partage équilibré des ressources sera fait en attendant la réalisation de ces projets, de sorte que la pénurie d'eau ne soit ressentie de manière longue par la population.
Maimouna Dia, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica

 

Parcelles Assainies : Des musulmans prient pour la pluie
Une centaine de musulmans ont prié aux Parcelles Assainies, à Dakar, pour implorer Allah de faire tomber la pluie. La prière de demande de pluie ou "Salat Al-Istisqâa" est une tradition ancienne et remonterait au temps du prophète Mohamed et de ses compagnons, lesquels l'accomplissaient pour supplier Allah d'ouvrir les vannes du ciel, a expliqué l'imam qui a dirigé la séance. Sous sa direction, les fidèles ont effectué deux unités de prière (rakaas) au terrain de l'ACAPES, avant de faire des invocations pour demander le pardon du Seigneur et de retourner ensuite leurs vêtements. L'une des causes de l'absence de pluie est l'abondance des péchés, le fait de ne pas s'acquitter de la zakat, ou la fraude à la pesée, entre autres, a-t-il expliqué. Il a invité les croyants à se repentir, et l'État à surveiller le commerce.
Plusieurs zones du Sénégal sont confrontées à la sécheresse depuis le début de l'hivernage.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

Guinée
À la découverte d'un secteur où les femmes font 4 km pour la provision d'eau

Situé à la lisière des villes de Labé et Pita dans le district de Gonkou du ressort sous préfectoral de Hafia, Fello Kabi est un secteur qui semble manquer de tout y compris d'eau potable. Il y a quelques années un forage lui a été octroyé mais le site riche d'une forte concentration métallique a été abandonné. L'eau qui coulait du forage se concentrait après ébullition pour former une couche solide dans les plats. En conséquence, désormais les femmes subissent de plein fouet la corvée d'eau en faisant 4 kilomètres et plus pour leurs provisions. Maimouna Bah se lamente : "Nous n'avons pas d'eau potable et nous rencontrons beaucoup de problèmes liés à ça, on peut faire deux heures de marche pour aller s'aligner et puiser par ordre d'arrivée, à notre retour on trouve que nos enfants sont affamés n'ayant rien manger depuis le réveil..." La vie est encore plus compliquée pour les femmes les femmes qui n'ont pas d'enfants car leur âge ne les exempte pas de la corvée, une femme d’une soixantaine d’année dans cette situation partage le calvaire de ses consœurs et s'alarme que la distance à parcourir les désavantage car à leur arrivée les riveraines du forage sont déjà là et il faut attendre de longues heures. Dans ce chemin de croix quotidien, le mois de mars sonne comme une descente aux enfers car, en cette période, c'est à peine si l'on parvient se procurer d'un seau d'eau. En plus de ce crucial manque d'eau, le secteur de Fello Kabi manque aussi d'infrastructures sanitaires et scolaires.
Ousmane K. Tounkara, Aminata.com (Conakry) – AllAfrica  

 

Cameroun
Patrick Kum Bong Akwa nommé président de Camwater
Patrick Kum Bong Akwa devra impulser les réformes engagées au sein de la structure.
Un nouveau président du conseil d'administration a été désigné au sein de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) au cours du conseil d'administration extraordinaire du 14 août 2018 à Douala. Patrick Kum Bong Akwa a tout de suite été installé par Gaston Éloundou Essomba, ministre de l'Eau et de l'Énergie qui a rappelé que le nouveau président devra tout mettre en œuvre pour l'achèvement des travaux de réhabilitation des réseaux de la ville de Yaoundé et la mise en service des unités de traitement d'eau d'Akomnyada visant à réduire, voire en finir, avec le déficit d'approvisionnement en eau potable de la capitale. Dans sa feuille de route figurent également la poursuite des campagnes d'extension des réseaux d'eau potable et de branchements sociaux, la mise en service diligente des ouvrages construits dans le cadre de la première phase du projet 9 Villes, ainsi que les projets liés à l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations 2019. Ces projets consisteront à approvisionner en eau potable et de manière continue, non seulement les différents stades mais aussi les centres hospitaliers, les logements sociaux construits par le gouvernement ainsi que les structures hôtelières appelées à accueillir les différentes délégations.
Désormais entreprise de production, de distribution et de commercialisation de l'eau potable depuis la fin du contrat d'affermage, la Camwater se doit d'améliorer la qualité de son service à travers la réduction des délais d'intervention et la diminution du taux de perte dans le réseau. Il appartiendra au nouveau président de veiller à l'équilibre financier de la structure, avec la mise sur pied d'un système de facturation efficace et efficient, ainsi qu'un dispositif de recouvrement hautement performant.
Mireille Onana Mebenga, Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica

 

Bassin du Congo
Conflits d'usage des eaux : La CICOS entend mettre en place un mécanisme de prévention

La démarche cible l'amélioration de la connaissance des conflits et la capacité de diffuser des informations et de développer des stratégies et approches pour la prévention ainsi que la gestion des incohérences et conflits dans les secteurs prioritaires.
Le développement de capacités pour l'accompagnement d'organes nationaux par l'expertise de la Commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS) dans la mise en œuvre de dispositifs de prévention et gestion des conflits fait partie de cette démarche. De même, des études, des réflexions et des concertations nationales, des formations, des sensibilisations et de la diffusion d'informations y figurent. Parmi les résultats attendus, il y a la connaissance des conflits d'usage d'eau et de leurs causes ; les principes de gouvernance dans l'usage des eaux partagées ; la mise en œuvre par les États membres des structures et systèmes de gestion et résolution des conflits, sous la coordination de la CICOS. Il est à noter que la capacité d'identifier, d'analyser et de suivre les incohérences et conflits liés à l'usage des eaux n'est pas encore établie au niveau de la CICOS à l'exception du secteur de la navigation.
Guillaume Ondzé, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica

 

Congo-Brazzaville
Dissolution de la SNDE

Deux courants s'affrontent déjà dans la nouvelle société créée Congolaise des Eaux.
Née sur les cendres de l'ancienne société, la Congolaise des Eaux arrive sur fond de querelles et de contestations. Les agents affichent leurs divergences suite à la nomination du nouveau directeur général de la société, Gervais Makita, et de son équipe. La Congolaise des eaux a été créée le 27 juillet 2018, sur décision du conseil des ministres du 8 février dernier. Elle a un statut de société anonyme, assujettie aux règles OHADA (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires). Bénéficiant de ce statut juridique, l'équipe dirigeante de la société publique ne devrait plus être nommée en conseil de ministres comme auparavant mais plutôt désignée par le conseil d'administration, seule instance habilitée. Ainsi, conformément à cette réglementation, la nouvelle équipe a été mise en place sous la direction de Gervais Makita en vue d'assurer la gestion de la société et conduire à bon port le processus de réformes en cours. Seulement, à peine installée, cette équipe ne fait pas l'unanimité au sein des travailleurs, une frange d'agents refusant de la reconnaître.
Soucieux de voir le processus de réformes aboutir, un autre courant des agents, acquis au changement, a tenu, le 20 août à Brazzaville, une assemblée générale extraordinaire pour fustiger l'attitude de leurs collègues. "Les nouveaux dirigeants ont été nommés et devraient être installés aussitôt. Contre toute attente, survint une agitation hystérique, l'œuvre d'une frange d'agents de l'ex-SNDE. Depuis trois semaines, ces agents égarés troublent le fonctionnement normal de nos services. Ils ont pris en otage notre direction générale et même empêché l'installation du nouveau directeur général. Ils menacent de fermer les vannes, les usines de production d'eau et d'aller illégalement en grève", a dénoncé le collectif des agents acquis au changement, dans une déclaration commune. Favorable au processus de réformes enclenché, ce collectif réuni autour de Dieudonné Élenga et de Bruno Olingou Okemba demande l'arrêt immédiat de ces troubles. Il invite le gouvernement à faire preuve d'autorité sur la question et exige l'installation dans un bref délai du nouveau directeur général.
Firmin Oyé, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

Congo-Kinshasa
Eau potable : La couverture devrait tripler à Kinshasa

L'idéal serait de se rapprocher des Objectifs de développement durable qui prévoient d'assurer l'accès à plus de 70 % des habitants de la ville-province mais selon les statistiques de la Banque mondiale, seulement 22 % de la population, soit 11,5 millions d'habitants peuvent accéder effectivement à l'eau sur l'étendue du territoire national. Le dossier brûlant de la consommation de cette denrée à Kinshasa et dans le reste des principales villes du pays suscite de nombreuses réactions d'experts. La capitale doit fournir des efforts importants pour alimenter en eau les deux tiers des familles kinoises. Actuellement, Kinshasa compterait plus de dix millions d'habitants. Il s'agit d'un chiffre qui classe directement la capitale congolaise parmi les grandes mégapoles du continent africain.
L'autre difficulté majeure est le contexte de croissance démographique rapide et d'extension continue et non maîtrisée des limites urbaines de cette ville, note la Banque mondiale.
Laurent Essolomwa, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica

 

Toilettes publiques au marché central : "On y achète les maladies"
Les marchés de la ville-province de Kinshasa sont caractérisés par un état d'insalubrité très avancé. Une équipe de reporters du journal La Prospérité s'est rendue au grand marché de Kinshasa, pour faire un constat sur les conditions hygiéniques dans lesquelles vivent les vendeurs du marché central. En tout cas, les conditions sont déplorables et critiques. Entrer dans une toilette au grand marché de Kinshasa est le synonyme de s'acheter une maladie. À tour de rôle, les usagers de ce marché, qui n’ont d’autre solution, y entrent pour faire leurs besoins. Les petits ou grands besoins sont payants et le tarif est connu et cloué au mur : 100 FC pour un petit besoin et 200 FC pour le grand besoin.
Rachel Kalonji, La Prospérité (Kinshasa) – AllAfrica

 

Madagascar
Région Alaotra Mangoro : Le projet Rano Wash est lancé

Avec la région Mangoro, cinq autres régions du pays bénéficient du projet Rano Wash : Accès des populations rurales à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène. Si dans certaines régions de la Grande Île les besoins en eau sont plus ou moins satisfaisants, soit par l'existence de ressources en eau en abondance, soit par les efforts menés par les différents organismes œuvrant dans le domaine de l'eau, assainissement et hygiène, la situation est toute autre dans la région d'Alaotra Mangoro. En effet, selon Lovy Rasolofomanana, directeur pays de Water Aid sur une population de plus de 1,5 millions d'habitants que compte la région, seulement 7,28 % ont accès à l'eau potable. Le directeur renchérit : 35,2 % ont accès à des latrines. Par ailleurs, 56,5 % des enfants de la région souffrent de malnutrition chronique d'après une étude nationale effectuée dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement, enquête 2012-2013. Cette situation est paradoxale puisqu’Alaotra Mangoro est l'une des régions qui disposent le plus de potentialités agricoles, le grenier du pays.
Le lancement du projet Rano Wash dans 66 communes (sur les 87 que compte la région) vise à renverser la tendance.  D'une durée de cinq ans, le projet d'accès des zones rurales à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène est financé à hauteur de 30 millions de dollars par USAID. Le projet entend ainsi bénéficier 50 000 personnes de l'accès à l'eau potable.
José Belalahy, Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica   

 

Kenya
Les Parcs nationaux du lac Turkana inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril
Le Comité du patrimoine mondial, réuni à Manama fin juin, a décidé d’inscrire le site des Parcs nationaux du lac Turkana sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison notamment de l’impact d’un barrage sur le site. Le comité a exprimé sa préoccupation concernant les changements relatifs à l’hydrologie du bassin versant du lac Turkana, notamment les perturbations induites par le barrage éthiopien Gibe III sur le débit et l’écosystème du lac et le projet de développement sucrier Kuraz en Éthiopie qui constitue une autre menace pour le site. Le comité a aussi évoqué les impacts potentiels du projet de corridor de transport reliant le port de Lamu, le Soudan du Sud et l’Éthiopie (LAPSSET). Le site des Parcs nationaux du lac Turkana a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1997. Plus salé des grands lacs d'Afrique, le Turkana est un laboratoire exceptionnel pour l'étude des communautés végétales et animales. Les trois parcs nationaux servent d'étapes aux oiseaux d'eau migrateurs et constituent d'importantes zones de reproduction pour le crocodile du Nil, l'hippopotame et différents serpents venimeux. Les gisements fossilifères de Koobi Fora, où l'on trouve de nombreux restes de mammifères, de mollusques et d'autres espèces, ont davantage contribué à la compréhension des paléo-environnements que tout autre site sur ce continent.
La Liste du patrimoine en péril est conçue pour informer la communauté internationale des conditions menaçant les caractéristiques mêmes qui ont permis l’inscription d’un bien sur la Liste du patrimoine mondial (conflits armés, catastrophes naturelles, urbanisation sauvage, braconnage, pollution…) et pour encourager des mesures correctives.
UNESCO

 

 

Asie

 

 


Chine
La Chine mise sur une agriculture plus respectueuse de l'environnement
La Chine promouvra le développement vert dans le secteur agricole en renforçant la protection environnementale et le contrôle de la pollution, a déclaré un responsable.
"Le ministère de l'Agriculture et des Affaires rurales a donné la priorité à la protection environnementale au sein du développement économique rural", a indiqué Liao Xiyuan, directeur de la division des technologies et de l'éducation du ministère, lors d'une conférence de presse. En 2015, la Chine a fixé un objectif visant à réduire l'utilisation des engrais et pesticides chimiques afin d'assurer une "croissance zéro" d'ici 2020. En 2017, l'utilisation des pesticides avait baissé depuis trois ans consécutifs, et celle des engrais chimiques depuis deux ans consécutifs. "L'objectif de croissance zéro a été atteint il y a trois ans", a indiqué M. Liao, ajoutant que la Chine continuerait à réduire l'utilisation des engrais chimiques et des pesticides. En vue de réaliser un développement vert, la Chine introduira des politiques sur la liste négative pour l'investissement dans le secteur, et appliquera une rotation des cultures et le recyclage des excréments du bétail, selon le responsable. Il a ajouté que le pays promouvrait également l'innovation des technologies agricoles afin d'économiser davantage de ressources et d'énergie. Le ministère a publié une ligne directrice sur la promotion de la protection de l'environnement dans les zones agricoles et rurales afin de coordonner les efforts des autorités locales.
Xinhuanet

 

Adoption d'une nouvelle loi sur la prévention de la pollution des sols
L'organe législatif suprême de la Chine a approuvé une loi sur la prévention et le contrôle de la pollution des sols, alors que le pays a intensifié sa lutte contre la pollution. Cette loi a été adoptée en troisième lecture, lors d'une session du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois). Elle comble un vide juridique sur la protection des sols et entrera en vigueur le 1er janvier 2019.
Selon la loi, des normes nationales sur le contrôle des risques de pollution des sols seront élaborées par les autorités de l'environnement du Conseil des Affaires d'État en fonction notamment de l'état de contamination des sols, des risques à la santé publique et des risques écologiques. La loi stipule aussi qu'un recensement national de l'état des sols doit être effectué au moins une fois tous les dix ans. Un réseau de stations de surveillance doit être établi à l'échelle nationale, et les données et autres informations collectées doivent être partagées par les autorités des secteurs de l'environnement, de l'agriculture, des ressources naturelles, du logement, des ressources en eau, de la santé, ainsi que des prairies et de l'exploitation forestière, indique-t-elle.
Xinhuanet

 

Un plan d'action de trois ans pour améliorer la surveillance de l'environnement
Le ministère chinois de l'Écologie et de l'Environnement mettra en œuvre cette année un plan d'action de trois ans pour lutter contre les violations environnementales comme la falsification des données de surveillance et les interférences avec ces dernières. Le ministère renforcera la supervision et vérifiera les données collectées par les organes de surveillance aux niveaux provincial, municipal et de district, a indiqué un responsable du ministère. Les pollueurs dans les régions cruciales telles que la zone Beijing-Tianjin-Hebei et le delta du fleuve Yangtsé, ainsi que des secteurs comme la papeterie, feront l'objet d'une surveillance minutieuse, selon le responsable. Malgré les progrès réalisés ces dernières années dans la surveillance écologique et environnementale, le pays reste confronté à des problèmes graves et urgents tels que la falsification répétée des données par les pollueurs et l'ingérence récurrente des autorités locales, a noté le responsable. Les responsables locaux reconnus coupables d'ingérence dans la surveillance environnementale feront l'objet de sanctions disciplinaires conformément aux lois et règles ad hoc, et ceux responsables de violations criminelles en altérant ou falsifiant des données de surveillance seront poursuivis par les organes judiciaires, a-t-il ajouté.
Plus tôt ce mois-ci, le ministère a eu des entretiens avec des responsables du gouvernement de la ville de Linfen, dans la province riche en charbon du Shanxi, en raison des mesures laxistes de protection environnementale et de la détérioration de la qualité de l'air. Le ministère a découvert que la ville avait falsifié des données de surveillance de l'environnement entre avril 2017 et mars 2018 en s'ingérant à presque 100 reprises dans le travail de ses six stations de surveillance. Seize personnes impliquées dans la falsification des données ont été reconnues coupables et condamnées à des peines de prison en mai 2018.
Xinhuanet

 

En 15 ans la Chine a consacré 4,43 milliards de dollars dans la restauration des prairies
La Chine a consacré 29,57 milliards de yuans (environ 4,43 milliards de dollars) pour retransformer des pâturages en prairies au cours des 15 dernières années, dans le cadre des efforts pour protéger l'environnement, a indiqué l'Administration d'État des forêts et des prairies. Pendant cette période, le projet a créé 830 millions de tonnes d'herbe fraîche, l'équivalent du rendement en herbe des praires de cinq Mongolie intérieure, selon l'administration. En 2017, le rendement en herbe fraîche était de 1,065 milliard de tonnes, en hausse de 2,53 % en glissement annuel, marquant la septième année consécutive caractérisée par un rendement total en herbe fraîche supérieur à un milliard de tonnes. "Bien qu'une amélioration remarquable ait été réalisée dans l'environnement écologique des prairies de la Chine, des contradictions critiques persistent entre la conservation écologique et le développement de l'économie régionale", a indiqué Liu Jiawen, directeur adjoint du centre de surveillance des prairies de l'administration. "Durant la prochaine étape, des efforts doivent être déployés pour renforcer l'utilisation appropriée des prairies afin de les protéger de l'occupation non autorisée et d'améliorer l'efficacité."
La Chine compte 392,8 millions d'hectares de prairies, représentant 12 % du total mondial.
Xinhuanet

 

Projet d'adduction d'eau du Sud au Nord : Déjà 865 millions de mètres cubes d'eau acheminés
La première phase de la voie centrale du projet d'adduction d'eau du Sud vers le Nord a fourni plus de 865 millions de mètres cubes d'eau à 30 rivières dans le Nord, selon le ministère chinois des Ressources en eau. Le projet a acheminé l'eau du réservoir de Danjiangkou aux 30 rivières de la municipalité de Tianjin aussi bien que dans les provinces du Hebei et du Henan, du 13 avril à la fin juin. Selon Chen Mingzhong, chef du département des ressources en eau du ministère, le volume des zones humides et des lacs le long de la voie a grandi et la qualité s'est améliorée, et la pression s'est relâchée sur l'eau souterraine. Par exemple, le réservoir Baohe, en amont du lac Baiyangdian au Hebei, à sec pendant 36 ans, a maintenant de l'eau en abondance grâce à ce projet.
Le projet d'adduction d'eau du Sud vers le Nord, le plus grand de ce genre du monde, canalise l'eau du fleuve Yangtsé pour fournir de l'eau aux zones sèches dans le nord du pays à travers les voies de l'est, centrale et de l'ouest. La première phase de la voie centrale commence à Danjiangkou, au Hubei, et traverse le Henan et le Hebei avant d'arriver à Beijing et à Tianjin. Depuis décembre 2014, la voie a acheminé plus de 15 milliards de mètres cubes d'eau.
Xinhuanet

 

Trois-Gorges : Un musée recueille des objets historiques du public
Un musée au barrage chinois des Trois-Gorges rassemblera des objets historiques du public qui seront ensuite exposés, a indiqué la China Three Gorges Corporation.
Le projet des Trois-Gorges, géré par la China Three Gorges Corporation, est l'une des plus grandes centrales hydroélectriques au monde. Il s'agit d'un système de contrôle de l'eau multifonctionnel sur le cours moyen du fleuve Yangtsé, le plus long de Chine, comprenant un barrage de 2 309 mètres de long et de 185 mètres de haut, une écluse à cinq niveaux, un ascenseur à bateaux, et 34 turbogénérateurs d'une capacité de production combinée de 22,5 millions de kilowatts. Le musée des Trois-Gorges compte mieux préserver l'histoire et conserver les changements de l'environnement naturel et culturel de la région. Sa construction a été accélérée depuis 2017, sous la direction de l'Administration d'État du patrimoine culturel et du Musée national de Chine, a annoncé la China Three Gorges Corporation. Les objets sollicités comprennent de la documentation, des vidéos, des outils et des équipements liés au projet des Trois-Gorges, en particulier ceux qui reflètent le développement de l'industrie hydroélectrique chinoise. Le musée, construit sur le site du barrage des Trois-Gorges, couvre une superficie de 150 000 mètres carrés. Son ouverture est prévue d'ici la fin de cette année. 
Xinhuanet

 

Fleuve Yangtsé : Le contrôle du débit d'eau stimule la ponte des poissons
Les quatre principales espèces de carpes chinoises dans le fleuve Yangtsé ont pondu près de 100 millions d'œufs grâce au contrôle des débits d'eau du réservoir des Trois-Gorges, a annoncé le ministère chinois des Ressources en eau.
De mai à juin, le réservoir situé dans la province chinoise du Hubei (centre) a effectué deux opérations écologiques, augmentant les débits d'eau pour créer des crues destinées à stimuler la ponte. Trois pics de ponte ont été surveillés sur le cours moyen du fleuve pendant la période, a indiqué l'institut d'hydroécologie du ministère. La ponte naturelle des quatre principales espèces de carpes chinoises, à savoir la carpe noire, la carpe herbivore, la carpe argentée et la carpe à grosse tête, nécessite des températures de l'eau appropriées et une élévation du niveau de l'eau. Depuis 2011, le réservoir a régulièrement ajusté le volume des débits d'eau afin de créer des conditions idéales pour la ponte.
Xinhuanet

 

Plateau du Qinghai-Tibet 
Mise en place d'un mécanisme de compensation écologique 
Un mécanisme de compensation écologique a été mis en place pour le plateau du Qinghai-Tibet, mesure importante prise par l'État pour protéger l'environnement, a révélé un livre blanc publié par le Bureau d'information du Conseil des Affaires d'État. "La Chine a initié une série de mécanismes de compensation écologique, notamment des paiements de transfert vers des zones écologiques clés, des compensations écologiques pour les forêts, des subventions pour la protection écologique des prairies et des compensations écologiques pour les zones humides", indique le livre blanc intitulé Progrès écologique sur le plateau du Qinghai-Tibet. Ainsi, de 2008 à 2017, le gouvernement central a versé respectivement 16,29 milliards de yuans (2,44 milliards de dollars) et 8,35 milliards de yuans aux principales zones écologiques du Qinghai et du Tibet, couvrant 77 districts clés et toutes les zones interdites au développement par le gouvernement. La Chine est soucieuse d’améliorer ses politiques et réglementations liées à l'écologie pour le plateau du Qinghai-Tibet afin de constituer un système de plus en plus complet pour assurer le progrès écologique, selon le livre blanc. Un système de zones naturelles protégées a été mis en place dans la région, ajoute-il.
À ce jour, le plateau a créé au total 155 réserves naturelles à tous les niveaux dont 41 étatiques et 64 provinciales, couvrant une superficie totale de 822 400 kilomètres carrés. Cela équivaut à 31,63 % du territoire du plateau et représente 57,56 % des réserves naturelles de la Chine. "Fondamentalement, tous les écosystèmes uniques et fragiles du plateau et les espèces rares se retrouvent dans ces réserves", indique le livre blanc.
Xinhuanet

 

Établissement d'un système de surveillance et d'alerte précoce
La Chine a mis en place un système de surveillance et d'alerte précoce relativement complet pour surveiller les changements éco-environnementaux sur le plateau du Qinghai-Tibet, a révélé un livre blanc publié par le bureau d'information du Conseil des Affaires d'État. Selon le livre blanc, intitulé "Progrès écologique sur le plateau Qinghai-Tibet", au cours de la période du 12ème plan quinquennal, les services météorologiques ont mis en place neuf radars météorologiques de nouvelle génération, 18 stations d'observation aérologique et 123 stations d'observations météorologiques terrestres du niveau étatique et 1.361 stations d'observation météorologique du niveau régional, et lancé trois satellites météorologiques Fengyun.
Le livre blanc indique également qu'une équipe de chercheurs de haut niveau, composée de plus de 40 académiciens de l'Académie chinoise des sciences et de l'Académie chinoise d'ingénierie, a été mise en place pour des études scientifiques sur le plateau du Qinghai-Tibet.
Xinhuanet

 

Région autonome ouïgoure du Xinjiang
Renforcement de la protection des ressources en eau le long de la Rivière Tarim
La Chine fera progresser la recherche et la gestion des ressources en eau dans le bassin de la rivière Tarim, a déclaré l'Académie des sciences de Chine. Cette recherche sera basée dans un centre de protection écologique et de recherche et de gestion des ressources en eau le long du bassin de la rivière Tarim, qui vient d’être établi à Korla, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine). Fondé conjointement par l'Institut de l'écologie et de la géographie du Xinjiang de l'Académie des sciences et le Bureau de gestion du bassin de la rivière Tarim du Xinjiang, le centre vise à fournir des solutions en matière de protection de l'écologie de l'eau, d'optimisation des ressources en eau et d'exploitation excessive de l'eau souterraine. Le centre formera également des talents et des experts dans le domaine de la gestion du bassin de la rivière Tarim.
La rivière Tarim, la plus longue rivière intérieure de Chine, s'étend sur 1 321 kilomètres au bord du Bassin aride du Tarim.
Xinhuanet

 

 

Amériques

 

 

Canada – Québec
Lutte contre les plantes exotiques envahissantes
Québec annonce un investissement de 8 millions de dollars, sur les 5 prochaines années, destiné à lutter contre les plantes exotiques envahissantes comme le myriophylle à épis. C'est la ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, qui en a fait l'annonce après que l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et d'autres organismes aient demandé au gouvernement d'en faire plus pour venir à bout notamment du myriophylle à épis qui s'attaque à près de 180 lacs et plans d'eau de la province. Entre autres impacts environnementaux importants, ces plantes envahissantes entraînent la perte de biodiversité, nuisent aux activités récréatives, portent atteinte à la réputation de la qualité des lacs et rivières du Québec et causent une baisse de la valeur foncière des propriétés riveraines. La Fondation de la faune du Québec récolte la plus large part du gâteau avec une subvention totale de 6,25 millions de dollars. Le reste de la somme sera consacré à l'acquisition de connaissances sur ces espèces, mais aussi au développement d'outils pour s'y attaquer. Les organismes qui mettent de l'avant des initiatives pour lutter contre ces plantes pourraient avoir droit à une aide financière. Les projets qui seront soutenus pourront avoir une portée locale, régionale ou nationale. Selon le député de Sherbrooke, Luc Fortin, l'Estrie est l'une des régions les plus touchées par le problème. Au Québec, 887 espèces floristiques ont été introduites et sont maintenant naturalisées, ce qui représente 30 % de la flore. Parmi ces espèces, 87 sont considérées comme nuisibles à l'environnement, à l'économie ou à la société.
Radio-Canada

 

Des entreprises gaspillent moins d'eau depuis l'installation de compteurs
L'installation de compteurs d'eau dans les grandes entreprises de Montréal permet de réduire le gaspillage. Selon des informations compilées par Radio-Canada, les plus grands utilisateurs d'eau ont réduit leur consommation de 33 % depuis 2011, soit une baisse de 5 millions de mètres cubes. Après le scandale des compteurs d'eau, la Ville de Montréal a relancé en 2011 l'installation de ce type d'appareil dans les grandes entreprises et les commerces. À ce jour 15 000 ont été posés dans les immeubles commerciaux. L'objectif de la Ville est de réduire la consommation et le gaspillage en imposant une tarification.
La brasserie Molson est toujours le plus important consommateur d'eau de Montréal. L'entreprise a toutefois diminué sa consommation de 10 % ces dernières années. La compagnie Lavo, qui fabrique des produits de lessive et d'entretien ménager et qui utilise des dizaines de milliers de mètres cubes d'eau chaque année, a réduit sa consommation de 14 %. À l'usine d'Agropur dans l'arrondissement de Saint-Laurent, le directeur de l'ingénierie, Pierre Lemieux, affirme aussi avoir mis fin au gaspillage depuis l'installation d'un compteur d'eau. Cette usine utilise maintenant 34 % d'eau en moins qu'auparavant, ce qui représente des économies annuelles d'au moins 150 000 dollars. Les cols bleus de la Ville de Montréal installent quotidiennement une vingtaine de compteurs d'eau. Le chef de division pour la gestion durable de l'eau, Hervé Logé, avance que l'effet des compteurs d'eau se fait sentir aussi bien dans les petits commerces que dans les grandes entreprises. Il cite l'exemple d'un restaurant qui a réduit de deux tiers sa consommation après avoir constaté que son système de climatisation consommait une grande qualité d'eau. Certains appareils de climatisation et de refroidissement utilisent de l'eau potable en boucle, souligne M. Logé, alors que la recirculation de l'eau permettrait de réduire la consommation de l’équivalent de la production annuelle de l'usine d'eau potable de Pierrefonds. "On a là un potentiel d'économie importante", selon lui. Les usines d'eau potable de l'agglomération de Montréal ont réduit leur production d'environ 25 % depuis 2011, ce qui représente des économies de 100 millions de dollars en produits chimiques et en électricité pour la Ville. La Ville estime que l'absence de tarification entraîne une surconsommation d'eau de 20 %. Elle prévoit installer 8 000 autres compteurs d'eau d'ici 2022. La vice-présidente de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, Martine Hébert, déplore toutefois les coûts liés à l'installation des compteurs, incombant évidemment aux entreprises et commerces.
Le reportage de Jean-Philippe Robillard – Radio-Canada  

 

2 milliards de litres d'eau embouteillée pour moins de 150 000 dollars de redevances
Radio-Canada a appris que neuf entreprises, dont Eaux vives Water (Eska), ont puisé 2 084 284 500 litres d'eau potable au Québec en 2017, et ont versé des redevances de 145 899,92 dollars, lors de cette même année, au gouvernement du Québec. Des organismes y voient une certaine incohérence, d'autant plus que Québec vient de présenter sa Stratégie québécoise de l'eau 2018-2030. Il s'agit de fabricants de boissons gazeuses, de glace et d'embouteilleurs d'eau. Les données sont toutefois préliminaires et devront être vérifiées au cours de l'été, précise le ministère de l'Environnement. En 2015 et en 2016, les montants vérifiés étaient respectivement de 144 151 dollars et 143 198 dollars. Depuis l'adoption du Règlement sur la redevance exigible pour l'utilisation de l'eau en 2010, le montant de 0,07 dollar par mètre cube d'eau exigé aux embouteilleurs qui puisent plus de 75 mètres cubes d'eau par jour n'a jamais été augmenté. Une indexation annuelle est pourtant prévue. "En fonction des unités de mesure actuellement utilisées, l'indexation de 0,0025 dollar et de 0,07 dollar devient un exercice superflu, puisque le faible taux d'indexation de chaque année n'est pas suffisant pour modifier l'un ou l'autre de ces taux", peut-on lire dans le rapport de mise en œuvre du règlement, publié en juin 2017 par le ministère.
La directrice générale de la Coalition Eau Secours, Alice-Anne Simard, estime que l'État vend au rabais cette ressource qui appartient à la collectivité. "Il n'y a pas grand-chose que l'État peut faire avec cet argent et au final, ce sont vraiment les entreprises qui embouteillent l'eau qui sont très gagnantes dans ce système de redevances, déclare-t-elle. S'ils ne paient même pas un cent par litre, mais qu'ils revendent ces litres à 1 dollar ou à 1,50 dollar, on peut imaginer que c'est un profit faramineux." "Il se vend en moyenne au Québec plus d'un milliard de bouteilles par année, alors que ça nous rapporte 145 000 dollars par année", s’exclame-t-elle.  "La somme apparaît très minime par rapport à l'importance qu'on pourrait porter à cette eau, qui est d'une qualité exceptionnelle", renchérit Jacinthe Châteauvert, présidente du Conseil régional de l'environnement en Abitibi-Témiscamingue (CREAT). Dans le contexte de la montée des préoccupations en lien avec le plastique et l'adoption de la Stratégie nationale de l'eau par le gouvernement, la Coalition Eau Secours invite à amorcer une réflexion collective sur cet enjeu. L'organisme souhaiterait que le Québec cesse de vendre des bouteilles d'eau. Si les Québécois font le choix de continuer à vendre l'eau, il faudrait exiger des redevances beaucoup plus substantielles, précise Alice-Anne Simard.
Le vice-président aux communications du Conseil de la transformation alimentaire du Québec, à laquelle est affiliée l'Association des embouteilleurs d'eau, Jean-Patrick Laflamme, plaide quant à lui pour un gel du montant des redevances. Il estime que le statu quo permettra aux embouteilleurs de faire face à la pénurie de main-d'œuvre, puisqu'il s'agit de petites entreprises, la plupart du temps implantées à l'extérieur des métropoles. "C'est certain qu'actuellement, où est-ce qu'on peut aller chercher de l'argent pour payer des ressources, on va le faire. Le fait qu'on paie moins cher de redevances sur l'eau nous permet d'avoir une meilleure stratégie au niveau de l'emploi", fait-il savoir. En entrevue à Radio-Canada il y a plusieurs semaines, le vice-président aux opérations d'Eaux vives Water (Eska), Michel McArthur, avait affirmé que son entreprise avait d'autres retombées que les redevances. "On paie comme tout utilisateur d'eau la redevance qui est requise, mais c'est quand même beaucoup moins que l'argent qu'on remet à la communauté, avait-il affirmé. Entre autres, les projets de tourisme qu'on fait avec la région." M. Laflamme affirme avoir eu la confirmation du gouvernement qu'une hausse des redevances n'était pas envisagée. Invité à réagir à cette déclaration, le cabinet du ministère de l'Environnement s'est contenté de répondre par courriel que "tel que mentionné dans la SQE (Stratégie québécoise de l'eau), le gouvernement souhaite examiner l'utilisation d'instruments économiques comme la redevance pour favoriser les changements de comportement". Sollicitée pour une entrevue, la ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon, a répondu par courriel. "L’eau est une richesse collective inestimable et il est de notre devoir de tout mettre en œuvre pour assurer sa protection et son utilisation durable. Tel que mentionné dans la Stratégie québécoise sur l’eau présentée le 27 juin dernier, notre gouvernement entend examiner l’utilisation d’instruments économiques comme la redevance sur l’eau pour s’assurer qu’ils puissent favoriser les changements de comportement. En plus d’introduire le principe "d’utilisateur payeur" dans les pratiques des entreprises, cette redevance est un outil important pour les sensibiliser à la valeur de l’eau et à la nécessité de se préoccuper de sa conservation. Elle permet également le financement de diverses initiatives visant l’acquisition et la diffusion de connaissances sur l’eau", peut-on y lire.
L’article très documenté de Thomas Deshaies – Radio-Canada

 

Hot Dog Water... unfiltred
Un Canadien crée une fausse marque d'eau à la saucisse pour dénoncer la publicité mensongère

Un Canadien a élaboré une fausse marque proposant de l'eau aromatisée à la saucisse de Strasbourg et l'a présentée au Car Free Festival de Vancouver. Il s'agissait en réalité de montrer les dérives de la société de consommation et dénoncer les effets de la publicité mensongère. Mais les gens sont tombés dans le panneau, n'hésitant pas à mettre, pour certains, 38 dollars canadiens dans une bouteille sensée nous rajeunir, réduire les inflammations et augmenter notre activité cérébrale... La vitalité n'a pas de prix. 

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Les États-Unis dénoncent la pollution d'une rivière par le Canada
Les autorités américaines accusent le Canada de cacher un rapport accablant concernant la présence de produits chimiques toxiques provenant de mines de charbon dans le sud de la Colombie-Britannique dans des cours d'eau qui traversent la frontière.
Dans une lettre adressée au Département d'État des États-Unis, les représentants américains siégeant à la commission mixte affirment que leurs vis-à-vis canadiens bloquent la publication de nouvelles données indiquant des niveaux de contamination qui dépasseraient largement les limites reconnues. La lettre précise que les commissaires canadiens refusent de soumettre à la commission un rapport sur la présence de sélénium dans le bassin de la rivière Kootenai (Kootenay au Canada) qui chevauche la frontière canado-américaine. Cette commission a été créée en 1909 dans le but de permettre aux deux pays de discuter des enjeux concernant les cours d'eau transfrontaliers. Le différend perdure depuis des décennies en Colombie-Britannique, mais une nouvelle crise s'est déclenchée en juin lorsque les deux commissaires canadiens ont refusé d'approuver un rapport sur la présence de sélénium dans le bassin de la rivière Elk au nord de la frontière. De faibles quantités de sélénium sont saines, mais d'importantes doses peuvent causer des problèmes gastro-intestinaux, des dommages au système nerveux, des cirrhoses et même entraîner la mort. Pour les poissons, le sélénium nuit à la reproduction. Le rapport controversé indique une augmentation de la quantité de sélénium dans la partie canadienne du lac Koocanusa. Les niveaux de sélénium dans les cinq affluents canadiens du lac sont à la limite ou dépassent la limite britano-colombienne établie pour l'eau potable. Les quantités de sélénium sont même quatre fois plus élevées que la norme maximale dans deux des cours d'eau visés. D'après l'étude, les niveaux de sélénium dans les rivières Elk et Fording sont 70 fois plus élevés que dans la rivière Flathead (au Montana) qui ne reçoit pas des rejets des cinq mines de charbon exploitées par l'entreprise Teck Resources. En mai, Teck Resources a reconnu que les niveaux de sélénium dans le lac Koocanusa dépassaient les normes établies pour protéger la santé humaine et le milieu aquatique.
La Presse.ca

 

 

Économie

 

 


États-Unis – Utility Partners remporte un nouveau projet et renouvelle un contrat existant
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’Utility Partners, son unité d’affaires dédiée aux services d’opération et maintenance (O&M) aux États-Unis, a récemment remporté un nouveau projet d’O&M et a renouvelé un contrat venant à échéance. Ces contrats, d’une valeur totale de 10,1 millions de dollars canadiens, portent le carnet de commandes d’O&M à 71,3 millions de dollars. Utility Partners a décroché un nouveau contrat municipal dans l’État du Vermont pour une période de trois ans. Ce projet consistera en l’opération et la maintenance d’un système de traitement d’eaux usées de 0,3 MGD (1 136 m3/jour). UP a également renouvelé un contrat existant venant à échéance, dans l’État de la Géorgie, pour une période additionnelle de quatre ans. L’équipe d’Utility Partners entretiendra l’usine de traitement d’eau d’une capacité de 5 MGD (18 927 m3/jour) ainsi que le système de traitement d’eaux usées traitant jusqu’à 4 MGD (15 142 m3/jour). Le contrat inclut également l’opération et la maintenance du système de collecte et de distribution. "Nous sommes fiers de nous associer avec la Ville et d’entretenir un réel partenariat avec eux depuis 1997. Cette relation durable témoigne de la confiance et du succès collaboratif que nous avons obtenus de part et d’autre", a ajouté Bill Douglass, vice-président de la division opération et maintenance d’H2O Innovation et directeur général d’Utility Partners.
H2O Innovation 

 

Bordeaux Métropole, France – Veolia remporte la gestion des services publics de l’assainissement et la gestion des eaux pluviales
Le conseil métropolitain de Bordeaux a voté vendredi 6 juillet en faveur de l’offre Veolia pour la délégation du contrat de concession des services publics de l’assainissement collectif des eaux usées et de gestion des eaux pluviales. D’une durée de 7 ans à compter du 1er janvier 2019, ce futur contrat, d’une valeur de 352 millions d’euros, porte sur la gestion de 6 stations d’épuration et 4 200 km de réseaux, pour une capacité totale de traitement de 1,15 million d’équivalents-habitants.
Après avoir lancé en juin 2017 une procédure de consultation relative à la délégation des services publics de l’assainissement collectif des eaux usées et de gestion des eaux pluviales urbaines, le conseil de Bordeaux Métropole vient de se prononcer en faveur de l’offre Veolia. Dans l’attente de la notification du marché, les équipes, l’expertise et le savoir-faire du groupe sont d’ores et déjà mobilisés pour assurer le bon démarrage du contrat et placer la métropole bordelaise en pointe parmi les plus grandes villes du monde en matière d’assainissement des eaux usées mais aussi, en termes de protection de l’environnement et de prévention des inondations. Dans l’immédiat, la priorité pour Veolia concerne l’ensemble des collaborateurs actuels du service. De fait, l’équipe est déjà au travail pour garantir un transfert exemplaire de l’ensemble des salariés de la SGAC, comme cela avait été fait à Lille Métropole par exemple. Dès que cela sera possible, chaque collaborateur sera rencontré individuellement et un groupe de travail sera constitué avec les organisations syndicales. Veolia a également proposé un nouveau schéma de gouvernance de partenariat à Bordeaux Métropole qui constitue un axe majeur de son offre. Opérant dans le cadre d’une relation transparente et co-construite, ce mode de relation contractuelle innovant sera, sous la maîtrise de l’autorité organisatrice, au service des consommateurs métropolitains. Ce véritable partenariat concerne également tous les citoyens auxquels Veolia propose de s’engager afin qu’ils deviennent acteurs de leur environnement. Intégrés à divers organes de gouvernance, ils participeront à l’amélioration continue du service. Précisément, le service aux consommateurs comprendra notamment la création d’une nouvelle agence en centre ville de Bordeaux, la création d’un nouveau service dédié aux professionnels et au grands comptes, un guichet unique pour les démarches de travaux neufs. Ce partenariat touche enfin l’ensemble de l’écosystème de la Métropole (universités, PME, TPE innovantes, associations) fédéré autour du projet Veolia et contribuant à la qualité de ses propositions. Plus de 65 partenaires locaux sont prêts à innover et faire ainsi de ce service de l’assainissement un service durable, d’un point de vue environnemental, économique et social.
Le futur contrat comprend la réalisation de 37 millions d’euros d’investissements portant principalement sur le renouvellement des réseaux, mais Veolia entend en outre mettre en place, avec les services de la Métropole, un service plus efficient, adapté aux développement démographique et urbain et au respect de l’environnement. Sont ainsi proposées de nouvelles gammes d’objets et de capteurs connectés pour renforcer le contrôle des réseaux et mieux surveiller les rejets et l’impact de ces derniers sur la Garonne, qui constitue l’exutoire naturel pour l’ensemble de la métropole. Dans les réseaux, des drones seront mis au service de la protection du patrimoine ; dans les usines, les innovations viseront à optimiser la consommation de réactifs et les consommations d’énergie. Enfin, l’opérateur a construit un volet d’innovation sociale conséquent avec la création, par exemple, de la mission d’îlotiers : 8 agents issus de l’insertion professionnelle et accompagnés par des associations intermédiaires relayeront le service sur le terrain, tant pour s’assurer de son bon fonctionnement que pour informer et sensibiliser les usagers au quotidien. "C’est en tant que véritable partenaire de la métropole bordelaise que Veolia s’engage à faire de ces services d’assainissement et de gestion des eaux pluviales une véritable référence dans le monde de l’eau", précise Frédéric Van Heems, directeur général de l’activité Eau. "Ce succès reflète la dynamique de notre nouveau projet d’entreprise Osons 20/20 ! autour de notre métier qui est au coeur des enjeux d’écologie humaine et d’aménagement des territoires."
Veolia 

 

Afrique – Suez signe quatre nouveaux contrats
Suez remporte quatre nouveaux contrats en Afrique pour un montant total de plus de 95 millions d’euros. Le groupe contribuera à des projets structurants dans l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement d’une population en forte croissance en Égypte, en Ouganda et au Nigeria. Il assurera également la gestion des déchets des sites de production de Lesieur Cristal au Maroc. Ces contrats renforcent la présence de Suez en Afrique, un marché prometteur pour le groupe. Présent sur le continent depuis la construction de l’usine de traitement d’eau de La Djoué à Brazzaville en 1952, Suez a construit plus de 500 usines d’eau potable et d’assainissement et dessert la plupart des capitales africaines dont Nairobi, Ouagadougou, Dar es Salam ou encore Bamako. Depuis 2004, il accompagne également plusieurs municipalités et industriels au Maroc dans la collecte, le recyclage et la valorisation de leurs déchets. 
En Égypte, Suez et son partenaire Arab Contractor réaliseront l’unité de valorisation énergétique des boues générées par l’usine de traitement des eaux usées d’Alexandrie-Est d’une capacité de 800 000 m3/jour. Ce projet représente un montant de 65 millions d’euros pour Suez. Les deux partenaires Suez et Arab Contractor accompagnent depuis 2008 la ville d’Alexandrie dans la modernisation de ses infrastructures d’assainissement, un enjeu crucial dans un contexte de croissance démographique et d’urbanisation. Les partenaires ont ainsi réalisé la réhabilitation et l’extension du traitement primaire de l’usine d’Alexandrie-Est et la construction d’une ligne de traitement biologique dont ils assurent actuellement l’exploitation. Un avenant au contrat a été signé avec le gouvernement égyptien pour la construction de l’unité de valorisation énergétique des boues issues du traitement. Cet avenant prolonge le contrat d’exploitation de l’usine pendant la durée des travaux. Le financement du projet est assuré par l’AFD et l’État égyptien. La nouvelle unité de valorisation des boues sera équipée de la technologie Degremont de digestion anaérobie DigelisTM suivi d’une co-génération qui produira une partie de l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’usine.
En Ouganda, l’autorité publique en charge de la gestion de l’eau et de l’assainissement ougandaise (National Water and Sewage Corporation, NWSC) a attribué à Suez et son partenaire, Sogea Satom, le contrat pour la conception et la construction de l’usine de production d’eau potable de Katosi, près de Kampala. Le contrat comprend également la construction d’une prise d’eau dans le lac Victoria, de réservoirs et d’une unité de traitement des boues, en tenant compte de contraintes antisismiques importantes dans la région. La durée de réalisation du projet est de 33 mois. L’usine, d’une capacité de 160 000 m3/jour permettra d’alimenter en eau potable les habitants de Kampala. Elle sera équipée des technologies du groupe Suez (flottation Aquadaf et filtration Aquazur) adaptées au traitement de l’eau du lac Victoria qui connaît une prolifération d’algues certains mois de l’année. Le projet, d’un montant total de 82,2 millions d’euros, dont 25,5 millions pour Suez, a été financé par des bailleurs de fonds internationaux, majoritairement l’AFD, et par l’État ougandais. 
Au Nigeria, à travers ses activités d’études et de conseil, Suez accompagne le programme d’appui au delta du Niger soutenu par le gouvernement du Nigeria et l’Union européenne dans les domaines de l’eau et de l’assainissement. Suez a signé une extension du contrat initié en 2013 pour une durée de 2 ans et un montant d’environ 5 millions d’euros. Ce contrat garantira la fourniture en eau potable de communautés et villages grâce au développement de petites infrastructures hydrauliques. Il prévoit la formation et l’accompagnement des associations d’usagers à la gestion locale de l’eau. Suez est également chargé d’améliorer la gouvernance de l'eau par le renforcement du cadre institutionnel, législatif et réglementaire dans chacun des États. 
"Nous sommes très fiers de la confiance renouvelée par nos clients qui illustre la capacité de Suez à proposer aux industriels et grandes métropoles du continent des solutions et modèles contractuels adaptés à leurs besoins. Nous sommes pleinement mobilisés pour continuer à accompagner le dynamisme de l’Afrique en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement mais aussi dans le recyclage et la valorisation des déchets, un enjeu croissant pour le continent", a déclaré Bertrand Camus , DGA Groupe – Afrique, Moyen-Orient, Inde, Asie, Australie.
Suez

 

Azerbaïdjan – Suez et la société nationale des eaux renforcent leur coopération
À l’occasion de la visite officielle et en présence des présidents MM. Macron et Aliyev, Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez, a signé avec Gorkhmaz Huseynov, PDG d’AZERSU, l’opérateur public en charge des services de l’eau et de l’assainissement d’Azerbaïdjan, une lettre d’intention portant sur la modernisation et la gestion de l’eau de la ville de Sumgayit, ainsi qu’un amendement au contrat de formation et de transfert de savoir-faire sur l’ensemble des métiers du cycle de l’eau. Le groupe déploiera également des solutions intelligentes visant à améliorer la performance opérationnelle et environnementale. À cette effet, Suez et AZERSU ont donc amendé le contrat de formation et de transfert de savoir-faire afin de poursuivre leur coopération jusqu’en 2020. Les équipes composant la société nationale recevront une formation opérationnelle sur leurs lieux de travail. Les cadres à haut potentiel seront formés en Azerbaïdjan et en France. De plus, Suez participera au déploiement de plusieurs solutions digitales et innovantes, dont un système de contrôle en temps réel, des capteurs et des compteurs intelligents, ainsi que l’électrocloration. Les partenaires ont signé par ailleurs une lettre d’intention visant à renforcer leur coopération avec la modernisation des infrastructures d’eau potable et d’assainissement de Sumgayit, troisième ville du pays. Grâce à son savoir-faire opérationnel et la mise en œuvre de solutions de pointe, Suez fera évoluer ces services pour parvenir à un approvisionnement continu en eau potable, à la réduction des fuites et au développement de l’assainissement.
Depuis 2012, Suez accompagne AZERSU dans sa démarche d’amélioration des infrastructures et des services d’eau et d’assainissement. Le groupe a ainsi réalisé une étude d'évaluation des services d'eau de la capitale. Depuis 2014, il assure un contrat de transfert de savoir-faire, d'assistance technique et de formation sur l'ensemble des métiers du cycle de l'eau auprès de 13 000 collaborateurs azerbaïdjanais.
Suez

 

Entreprise – Veolia fait évoluer son comité exécutif
En 2011, Antoine Frérot lançait un plan de transformation de Veolia. Celui-ci a permis de faire émerger une nouvelle génération de dirigeants, qui a largement contribué à cette transformation et qui a par la suite exécuté la stratégie renouvelée de croissance rentable depuis 2016. Aussi, Antoine Frérot a-t-il décidé de nommer Estelle Brachlianoff au poste de directrice générale adjointe en charge des opérations et Claude Laruelle au poste de directeur général adjoint en charge des finances. Acteurs de la stratégie de Veolia depuis plusieurs années dans les fonctions qu’ils ont occupées, et forts d’une parfaite connaissance des métiers et des enjeux de Veolia, ils contribueront à amplifier la mise en oeuvre de la stratégie de croissance et d’efficacité du groupe, dans la perspective du prochain plan stratégique 2020-2022. Leur expérience sera notamment un atout particulièrement précieux dans le renforcement des programmes d’efficacité opérationnelle.
Directeur de la zone Royaume-Uni et Irlande depuis 2013, et membre du comité exécutif du groupe, Estelle Brachlianoff a fait de cette région l’une des vitrines de la transformation de Veolia, de sa rigueur opérationnelle, ainsi que de ses conquêtes commerciales, en particulier sur les nouveaux marchés de croissance et auprès d’une nouvelle clientèle industrielle et tertiaire. En quatre ans, le segment de l’économie circulaire a ainsi été porté à 25 % du chiffre d’affaires de la zone, par ailleurs fer de lance pour le groupe pour les marchés très porteurs du démantèlement des plateformes pétrolières ou du traitement des déchets dangereux. Sur un marché mature et très compétitif, Estelle Brachlianoff a su également refonder les métiers traditionnels de Veolia grâce à de nouveaux contrats municipaux innovants, dans l’eau, l’énergie et les déchets, en dépit des incertitudes liées au Brexit. Cette performance commerciale, qui a fait de cette région la deuxième plus importante zone d’activité de Veolia après la France, s’est accompagnée d’une solide contribution aux efforts d’efficacité du groupe, et notamment en matière d'efficacité industrielle. Les Unités de Valorisation énergétique des déchets de Veolia au Royaume-Uni sont ainsi les plus performantes du pays et du groupe. Comme directeur de la zone Entreprises de spécialité mondiale depuis 2015 et membre du comité exécutif du groupe, Claude Laruelle a notamment mis en oeuvre une importante restructuration de l’entité Water Technologies de Veolia et de la SADE (Société auxiliaire des distributions d'eau), qui leur a permis de faire face au ralentissement conjoncturel dans leurs secteurs respectifs tout en développant une nouvelle dynamique commerciale et un positionnement restauré sur des marchés en croissance. Son expertise de l’efficacité industrielle, acquise entre autres comme directeur Technique & Performance de Veolia, lui a par ailleurs permis de renforcer la discipline d'excellence opérationnelle des entités sous sa responsabilité et d'améliorer sensiblement leur rentabilité et leur ROCE ces trois dernières années. Enfin, Claude Laruelle a su faire croître significativement les résultats des activités de traitement de déchets dangereux, tout en menant une politique de gestion des investissements très rigoureuse qui a permis d’augmenter le free cash flow opérationnel de la zone.
Ces nominations prennent effet au 1er septembre 2018 pour Estelle Brachlianoff et au 1er octobre 2018 pour Claude Laruelle. La direction de la zone Royaume-Uni et Irlande de Veolia sera par la suite assurée par Gavin Graveson, actuellement directeur des opérations - clients municipaux et tertiaires de la région. La direction des Entreprises de spécialité mondiale est quant à elle confiée à Jean-François Nogrette, précédemment directeur général de SARP-SARPI, puis de Veolia Water Technologies, à compter du 1er octobre 2018. À compter de ces dates, le comité exécutif de Veolia sera composé de : Antoine Frérot, président-directeur général de Veolia ; Laurent Auguste, directeur développement, innovation et marchés ; Estelle Brachlianoff, directrice générale adjointe, en charge des opérations ; Régis Calmels, directeur de la zone Asie ; Philippe Guitard, directeur de la zone Europe centrale & orientale ; Éric Haza, directeur des affaires juridiques ; Patrick Labat, directeur de la zone Europe du Nord ; Jean-Marie Lambert, directeur des ressources humaines ; Claude Laruelle, directeur général adjoint en charge des finances ; Jean-François Nogrette, directeur des entreprises de spécialité mondiale ; Helman le Pas de Sécheval, secrétaire général. 
Veolia

 

 

Évènements

 

 

2 juillet 2018, Paris – France
Soins du corps ou protection de l’environnement : faut-il choisir ? 
Retour sur le programme Cosmet’eau "Changements de pratiques dans les cosmétiques : des lanceurs d’alerte aux impacts sur le milieu récepteur", porté par le LEESU et réunit des acteurs publics et privés dans le domaine de l’eau (Syndicat Interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, les services techniques de l’eau et de l’assainissement de la Ville de Paris, l’Observatoire parisien de l’eau, VigiCell, Arceau-IdF).
Une première session sera organisée sur la qualité des eaux urbaines à l’aune de l’utilisation des produits cosmétiques : Les pressions renouvelées sur les eaux urbaines ; L’approche écotoxicologique des changements de formulation ; Comment connaître les perceptions des risques par les consommateurs de produits cosmétiques ? Une seconde session traitera de la réduction à la source des micropolluants : Où en sont les consommateurs dans leurs changements de pratique ? ; L’approche de la profession sur les changements de formulation ; La place des collectivités dans les politiques de prévention/réduction. Ces sessions seront entrecoupées par deux tables rondes sur les pratiques de consommation et la qualité des eaux urbaines  et sur les conditions et moyens d’une réduction à la source des micropolluants. 
La journée se tiendra à l’Auditorium Marie Curie du CNRS.
Cosmet’eau – Arceau IdF

 

15 novembre 2018, Lyon – France
Eau & Changement climatique
Le 15 novembre 2018, à Lyon, les agences de l'eau et les comités de bassin organisent un colloque national pour vous accompagner, élus et décideurs, dans vos réflexions et actes d'aménagement face aux changements climatiques.
Face au constat d’une vulnérabilité généralisée de nos territoires en proie au manque d’eau, aux inondations et autres aléas climatiques, la question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais où, comment et quelles priorités se donner pour investir. Les agences de l’eau et leurs comités de bassin proposent, via leurs plans d’adaptation au changement climatique, des mesures concrètes pour rendre les territoires résilients : restaurer les zones humides, décloisonner les rivières, diversifier les approvisionnements en eau, désimperméabiliser les sols, réutiliser les eaux usées traitées, réparer les fuites et mieux partager l’eau. Les solutions techniques sont nombreuses !
Programme – Table-ronde : Décider, investir, aménager autrement face au changement climatique : Des méthodes et des moyens. Atelier 1 : Repenser l’eau dans la ville. Atelier 2 : Agir autrement face aux évènements extrêmes. Atelier 3 : miser sur les solutions fondées sur la nature pour limiter la vulnérabilité des territoires. Atelier 4 : Limiter les conflits d’usage face aux tensions sur la ressource. Atelier 5 : Repenser les activités économiques impactées. Atelier 6 : Repenser les activités agricoles impactées. Atelier 7 : Ingénierie financière pour les projets d’adaptation au changement climatique.
Eau & Changement climatique

 

 

Formations

 

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers"depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
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Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogues 2018 des formations du CNFME
Les 5 catalogues 2018 des formations du Centre national de formation aux métiers de l’eau (CNFME) sont disponibles en ligne sur le site de l'Office international de l'eau :

  • Eau
  • Eau et Biodiversité
  • Eau et Changement climatique
  • Eau – Irrigation – Agriculture
  • Déchets – Environnement

Catalogues 2018

 

2018 – Île-de-France
Cycle de formation Nature en ville

Les CAUE d'Île-de-France mettent leur expertise à votre service dans six modules pour appréhender méthodes et stratégies pour intégrer la nature et le paysage dans les projets. Les modules sont répartis de février à octobre 2018 et se déroulent chacun sur une journée en rassemblant un groupe de 30 personnes maximum. Chaque module combine savoirs théoriques, données culturelles et connaissances techniques. Des visites de terrain et des témoignages d’experts et de professionnels nourriront les échanges et contribueront à la recherche de solutions et à la diffusion de nouvelles pratiques.
Tarifs : 100 euros TTC par module, 500 euros TTC pour le cycle complet (6 modules). Le 1er module est gratuit en accompagnement d’un ou plusieurs modules de la formation. Les tarifs de formation ne prennent pas en charge les frais de repas.

  • Module 1 : Nature en ville : de quoi parle-t-on ? – Jeudi 15 février 2018
  • Module 2 : Positionner l'agriculture comme une composante du projet urbain – Jeudi 5 avril 2018
  • Module 3 : Aménager et gérer durablement les espaces verts – Jeudi 3 mai 2018
  • Module 4 : Gérer de façon alternative les eaux pluviales – Jeudi 7 juin 2018
  • Module 5 : Maintenir et développer la place de l'arbre en ville – Jeudi 20 septembre 2018
  • Module 6 : Protéger et gérer le patrimoine arboré – Jeudi 4 octobre 2018

CAUE-IdF – Nature en ville  

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'homme, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières