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Instantanés mai 2018

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Les abeilles doivent être protégées pour l’avenir de notre alimentation
La première Journée mondiale des abeilles a été célébrée le 20 mai 2018. Cette journée rappelle l’importance des abeilles et de la mise en place de systèmes alimentaires sains. À la veille de sa célébration, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a invité les pays et le public à agir davantage afin de protéger les abeilles et les autres pollinisateurs, sans quoi ils pourraient être confrontés à une forte baisse de la diversité alimentaire.
Les abeilles sont extrêmement menacées par les effets combinés du changement climatique, de l'agriculture intensive, des pesticides, de la perte de la biodiversité et de la pollution. Depuis la Slovénie où étaient organisées les célébrations officielles, José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, a indiqué que les pays devaient adopter des systèmes et des politiques plus respectueuses envers les pollinisateurs et en faveur de l'alimentation durable. "Nous ne pouvons pas continuer à utiliser principalement des pesticides et des produits chimiques qui menacent les cultures et les pollinisateurs en vue d'augmenter la production et la productivité", a déclaré le directeur général. "Nous devons transformer nos mots en actions et mettre en œuvre des activités spécifiques pour protéger les abeilles et les autres pollinisateurs, pour veiller à leur survie et par conséquent à la nôtre", a également déclaré Dejan Židan, ministre slovène de l'agriculture, de la foresterie et de l'alimentation. Plus de 75 % des récoltes alimentaires du monde dépendent dans une certaine mesure de la pollinisation pour les rendements et la qualité. L'absence d'abeilles et d'autres pollinisateurs réduirait à néant les champs de café, de pommes, d'amandes, de tomates et de cacao, pour n'en citer que quelques-uns qui dépendent de la pollinisation. "Protéger les abeilles est la responsabilité de chacun d'entre nous et nous devrions tous faire des choix qui respectent les abeilles. Même les fleurs qui poussent à la maison et qui nourrissent les abeilles contribuent à cet effort", a-t-il ajouté. Les pollinisateurs tels que les abeilles, les abeilles sauvages, les oiseaux, les chauves-souris, les papillons et les coléoptères volent, sautent et rampent autour des fleurs et contribuent à fertiliser les plantes. Le nombre de pollinisateurs et leur diversité ont diminué ces dernières décennies et les faits indiquent que ce déclin est principalement lié aux activités humaines, dont le changement climatique qui peut perturber les saisons de floraison. Les pratiques agricoles durables, en particulier l'agroécologie, peuvent aider à protéger les abeilles en réduisant leur exposition aux pesticides et à diversifier le paysage agricole. "Grâce à l'agroécologie, la FAO souhaite optimiser les interactions entre les plantes, les animaux, les êtres humains et l'environnement. Des innovations sont nécessaires et elles doivent se baser sur la co-création du savoir, en associant la science aux expériences et au savoir locaux, en tant que processus social", a souligné José Graziano da Silva. Avec l'Organisation mondiale de la santé, la FAO a également développé un Code international de conduite pour la gestion des pesticides. Ce Code fournit un cadre afin d'adopter de meilleures pratiques qui vont permettre de réduire l'exposition des pollinisateurs aux pesticides.
La cérémonie officielle de la première Journée mondiale des abeilles était organisée dans le village slovène de Breznica, à 50 kilomètres au nord-ouest de la capitale, sous le patronage du Président slovène, M. Borut Pahor. Breznica est la ville natale d'Anton Janša, un apiculteur né en 1734, connu pour avoir été un pionnier de l'apiculture moderne. Son anniversaire, le 20 mai, a été choisi pour célébrer chaque année la Journée mondiale des abeilles.
Photo – Un apiculteur à Ljubljana, la capitale slovène.
FAO

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Un rapport tire la sonnette d’alarme sur la pollution des sols
Comment la contamination des sols affecte notre alimentation et menace notre santé ? Le manque d’informations rend les réponses évasives. Selon un récent rapport, la pollution des sols représente une menace inquiétante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la santé humaine, mais l'on n'en sait que très peu au sujet de l'ampleur et de la gravité d'un telle menace.
L'industrialisation, les guerres, les activités minières et l'intensification de l'agriculture ont toutes contribuées à la contamination des sols à travers le monde, tandis que l'urbanisation des villes a contribué à ce que le sol soit utilisé comme une sorte de déchetterie communale. "La pollution des sols affecte la nourriture que nous mangeons, l'eau que nous buvons, l'air que nous respirons et la santé de nos écosystèmes", a déclaré Maria Helena Semedo, directrice générale adjointe de la FAO. "La capacité des sols à faire face à la pollution est limitée, la prévention de la pollution des sols devrait être une priorité dans le monde entier", a-t-elle ajouté. Mais si l'intensification agricole, la production agricole et l'urbanisation continuent de se développer rapidement, une évaluation de la situation de la pollution des sols à l'échelle mondiale n'a jamais été menée. Les études menées jusqu'à présent se sont surtout limitées aux pays développés. Selon une enquête de la FAO, d'énormes lacunes sont donc à déplorer en ce qui concerne la véritable nature et l'ampleur du problème. Qui plus est, le peu que nous sachions est source d'inquiétude. Par exemple, en Australie, près de 80 000 sites auraient leur sol contaminé. En Chine, 16 % de l'ensemble des sols et 19 % des sols agricoles sont pollués. Environ 3 millions de sites potentiellement pollués dans la zone économique européenne et dans les Balkans occidentaux. Aux États-Unis, au moins 1 300 sites apparaissent sur la liste des endroits pollués dans les priorités nationales. De tels chiffres nous aident à comprendre les dangers posés par la pollution dans les sols mais "ne reflètent pas l'ampleur complète de la pollution des sols dans le monde. Ils soulignent toutefois l'insuffisance des informations disponibles et des différences constatées lorsqu' il est question d'enregistrer les sites pollués à travers les régions géographiques", révèle le rapport.
La pollution a un impact sur la sécurité alimentaire en perturbant le métabolisme des plantes et donc en réduisant les rendements des récoltes et en rendant les cultures dangereuses pour la consommation. Les polluants vont également directement nuire aux organismes qui vivent dans les sols et les rendent plus fertiles. La grande majorité de la pollution des sols est due aux activités humaines. Les activités industrielles telles que les activités minières, la fonte, la fabrication, les ordures ménagères, les déchets communaux, le bétail, les pesticides, les herbicides, les engrais utilisés dans l'agriculture, les émanations des moyens de transport, les produits dérivés du pétrole qui sont relâchés dans l'environnement ou se décomposent dedans, etc., tous contribuent au problème. Ce que l'on appelle les "polluants émergents" constituent une source d'inquiétude additionnelle. Il s'agit notamment des produits pharmaceutiques, des perturbateurs endocriniens, des hormones et des polluants biologiques, des déchets d'équipement électronique et des plastiques qui sont maintenant utilisés dans presque chaque activité humaine. Selon le rapport, très peu de données scientifiques sont disponibles sur ce que deviennent véritablement les plastiques dans les sols, alors que la plupart des déchets d'équipement électronique finissent enfouis dans les sols au lieu d'être recyclés.
Faits et chiffres – La production de produits chimiques a rapidement augmenté ces dernières décennies et est appelé à augmenter chaque année de 3,4 pour cent jusqu'à 2030. Les pays ne faisant pas partie de l'OCDE seront des contributeurs encore plus importants à l'avenir ¦ En 2015, l'industrie chimique européenne était responsable de 319 millions de tonnes de produits chimiques, dont 117 millions considérées comme nuisibles pour l'environnement ¦ La production mondiale d'ordures ménagères s'élevait aux alentours de 1,3 milliard de tonnes par an en 2012 et devrait augmenter jusqu'à 2,2 milliards de tonnes annuelles d'ici 2025 Dans de nombreuses régions du monde, les niveaux de polluants organiques persistants dans le lait humain sont supérieurs à ce qui est considéré comme sain, avec une plus grande incidence en Inde et dans certains pays européens et africains ¦ Certains pays à faible et moyen revenu ont considérablement augmenté leur utilisation de pesticides cette dernière décennie. Le Bangladesh, par exemple, a quadruplé son utilisation de pesticides, tandis que le Rwanda et l'Ethiopie l'ont multiplié par six et que le Soudan l'a multiplié par dix ¦ La production mondiale de fumier a augmenté de 66 % entre 1961 et 2016, passant de 73 à 124 millions de tonnes. La quantité de fumier appliquée aux sols a augmenté, passant de 18 à 28 millions de tonnes et la quantité de fumier laissé dans les prés a augmenté, passant de 46 à 86 millions de tonnes. Le fumier peut contenir des quantités élevées de métaux lourds, d'organismes pathogènes et d'antibiotiques ¦ Les sols se trouvant près des routes contiennent des quantités élevées de métaux lourds, d'hydrocarbures et d'autres polluants, représentant ainsi une menace en cas de production alimentaire dans les zones adjacentes ou de pâturage en bordure de route ¦ Environ 110 millions de mines ou d'autres types d'explosifs non explosés sont éparpillés à travers 64 pays sur tous les continents, des restes de guerre qui ont des conséquences mortelles pour les fermiers et qui peuvent relâcher des métaux lourds du fait de l'érosion ¦ Presque tous les sols de l'hémisphère Nord contiennent des radionucléides, avec une concentration plus élevée que le niveau de fond, et ce même dans les zones éloignées, conséquence des essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère et de catastrophes radiologiques comme celle de Tchernobyl.
Le rapport a été rendu public lors d’un symposium au siège de la FAO.
Photo – Un éleveur fait passer son troupeau devant un tas d’immondices au Sénégal.
Rapport – Soil Pollution: A Hidden Reality
FAO

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INNOVATION JEUNESSE
Défi innovation jeunesse pour les océans
Le Canada lance un appel à tous les jeunes des pays du G7 âgés de 18 à 25 ans : le monde a besoin de vous et de votre créativité.
Êtes-vous du Canada, de France, d’Allemagne, d’Italie, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis ? Avez-vous une solution pour résoudre un des problèmes liés aux océans sur lesquels se penche le G7 : les plastiques, les côtes, les collectivités résilientes, le climat, l’énergie propre, les poissons ? Si oui, envoyez votre proposition. Vous pourriez gagner un voyage pour aller présenter votre idée cet automne.
Le défi est ouvert jusqu’au 15 mai 2018, à 23:59:59 (heure avancée du Pacifique).
Défi innovation jeunesse pour les océans – YouTube

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Europe

 

 


France
Mon projet pour la planète : 44 projets retenus lauréats
Jeudi 31 mai 2018, les 44 lauréats de Mon projet pour la planète ont été dévoilés. Ces projets sur les thèmes de l’énergie, de la biodiversité et de l’économie circulaire, bénéficieront d’un accompagnement financier de l’ADEME ou de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).
Les 44 lauréats de Mon projet pour la planète

 

Grand Prix national du paysage 2018
La grande promenade fluviale sur les quais de la rive gauche à Rouen désignée lauréate
Le jury du Grand Prix national du paysage 2018 – présidé cette année par Henri Bava, paysagiste concepteur et lauréat du Grand Prix en 2007 – s’est réuni vendredi 25 mai dernier pour sélectionner le lauréat parmi les 17 candidatures déposées. Les élus, professionnels, experts et associations qui composent le jury ont récompensé le grand projet urbain réalisé sur les quais de la rive gauche à Rouen.
Décerné tous les deux ans par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le Grand Prix national du paysage distingue des projets d’aménagement innovants qui, en s’appuyant sur les spécificités paysagères locales, intègrent la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité,  et permettent de répondre aux grands défis de notre temps (lutte contre l’étalement urbain, prise en compte des risques naturels, développement de la nature en ville, transition énergétique, requalification de quartiers et de périphéries urbaines dégradées…). Cette année, le jury a tenu à saluer l’exemplarité d’un projet de reconquête réussie d’anciens sites industriels en bord de Seine. Reconvertis en une succession de promenades sur près de trois kilomètres, les quais offrent désormais au cœur de la métropole de nouveaux espaces de nature, de détente et de loisirs pour les habitants. La finesse des aménagements et l’attention portée aux usagers ont été particulièrement remarquées. Le projet est porté conjointement par la ville de Rouen et la métropole Rouen Normandie. Il a été conçu et mis en œuvre par les agences de paysage In situ paysage et urbanisme et Atelier Jacqueline Osty et associés. La qualité de la collaboration entre l’échelle communale et intercommunale, ainsi que la solidité et la continuité du portage politique, ont ainsi constitué des atouts forts pour la réussite de cette transformation urbaine et ce projet de paysage urbain. 

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ASSISES DE L'EAU
Résultats de la consultation auprès des élus
Un mois après sa mise en place, le comité de pilotage chargé de relancer l’investissement dans les réseaux d’eau et d’assainissement s’est réuni une seconde fois sous la présidence de Sébastien Lecornu. À cette occasion, le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a présenté les résultats de la consultation auprès des élus locaux et des premiers éléments de diagnostic sur l’état de nos infrastructures de l’eau et l’assainissement. Le gouvernement fera part de son plan de relance des investissements et de lutte contre les fuites le 17 juillet prochain.
Lancée le 27 avril dernier à l’ouverture de la première séquence des Assises de l’eau, la consultation a donné  la parole aux maires de France et aux élus locaux sur leurs attentes en matière d’eau et d’assainissement. Avec près de 2 500 contributions, dont 70 % proviennent de maires partout en France. Les élus ont exprimé un clair besoin d’accompagnement et de simplification : 64 % estiment qu’ils ont besoin de l’accompagnement de l’État (monter des projets locaux avec de l’ingénierie technique, financière et juridique) et plus encore attendent que l’État simplifie les procédures. Ils perçoivent la situation de l’état des services comme acceptable : 87 % des répondants estiment que l’état de leur service est bon. Seulement 12 % des maires estiment que la situation de leur service se dégrade. Mais ils portent un regard plus nuancé sur le prix actuel de l’eau : si 61 % le perçoivent juste, il ne suffit pas pour faire face aux besoins d’investissement dans 22 % des cas et se retrouve trop cher pour nos concitoyens pour 19 % d’entre eux. Ils font le constat à 42 % d’un déficit de connaissance des réseaux d’eau et d’assainissement, principal enseignement de la consultation sur lequel les Assises de l’eau devront apporter des réponses.
Les travaux des assises de l’eau continuent jusqu’en juillet grâce à l’implication de tous les acteurs du monde l’eau (parlementaires, collectivités, entreprises de l’eau, associations de consommateurs…). Les résultats de la consultation et les axes identifiés par les groupes de travail vont désormais être au cœur de seize réunions locales organisées jusqu’à la fin de la première séquence des Assises de l’eau. Nicolas Hulot a ouvert cette séquence à Bastia le 29 mai dernier. "La première séquence des Assises de l’eau s’achèvera le 17 juillet prochain avec la présentation d’un plan élaboré grâce à la connaissance et à l’expérience de tous les acteurs de l’eau. Notre objectif commun : améliorer les performances des services publics d’eau et d’assainissement tout en développant l’innovation", a déclaré Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.

 

LOIRE-BRETAGNE 
Le comité de bassin adopte un vœu
Le comité de bassin Loire-Bretagne adopte un vœu pour alerter sur la nécessité de relever les moyens de l’agence de l’eau pour répondre aux enjeux de bon état des eaux du bassin. 
Lors de sa séance du 26 avril, le comité de bassin Loire-Bretagne, présidé par Thierry Burlot, vice-président du conseil régional de Bretagne, a souhaité alerter le gouvernement sur les conséquences de la loi de finances pour 2018 sur les capacités de l’agence de l’eau Loire-Bretagne à : d'une part, répondre efficacement aux demandes de soutien financier des collectivités et acteurs économiques du bassin ; d'autre part, respecter les objectifs ambitieux pour aller vers le bon état des eaux, garder des rivières vivantes et relever les nouveaux défis comme l’adaptation au changement climatique et la préservation de la biodiversité. Il a adopté à l’unanimité un vœu qui : 1. partage les priorités et objectifs ambitieux fixés aux agences de l’eau pour aider les acteurs locaux à s’adapter au changement climatique, à préserver la biodiversité ; 2. propose de travailler, dans le cadre des Assises de l’eau, à la recherche de solutions pour permettre à l’agence de disposer d’une capacité financière suffisante pour relever les défis du bassin Loire-Bretagne.
La loi de finances pour 2018 a introduit des changements conséquents par rapport au 10ème programme –aides et redevances – des agences de l’eau. Dans ce cadre nouveau, les recettes des agences de l’eau vont diminuer : les agences de l’eau contribuent, dès 2018, de façon plus importante au financement d’autres établissements publics : Agence française de la biodiversité, parcs nationaux, Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et leurs recettes seront plafonnées à partir de 2019. Dans le même temps, les missions des agences de l’eau sont élargies. Ces décisions ont un impact budgétaire considérable. Le montant des aides de l’agence de l’eau Loire-Bretagne devrait diminuer d’environ 25 % par rapport au 10ème programme, soit une perte d’environ 100 millions d’euros dès 2019 pour l’ensemble du bassin Loire-Bretagne.
Ce vœu souligne aussi l’attachement du comité de bassin à la gestion décentralisée de l’eau par bassin versant. Un système qui a fait ses preuves, repris par l’Union européenne et qui inspire de nombreux pays. Il a été qualifié de véritable démocratie participative par les anciens présidents du comité de bassin réunis à l’occasion des 50 ans des comités de bassin. Ce système original, a permis une solidarité entre les villes et les campagnes, entre l’amont et l’aval du bassin, et contribue à la solidarité internationale pour l’accès à l’eau et à l’assainissement. Les résultats sont là : réduction des pollutions ponctuelles avec la mise en place des stations d’épuration, diminution des pollutions diffuses agricoles…
Agence de l'eau Loire-Bretagne

 

APPELS À PROJETS
Bretagne : Accompagnement et valorisation de projets de restauration de zones humides
Les zones humides ont été fortement modifiées et dégradées au cours de l’histoire entraînant la disparition des fonctions et services qu’elles rendent. Dans ce contexte, il est opportun de réfléchir à leur remise en état. Afin de répondre à ces questions, les partenaires techniques et scientifiques intervenant sur la thématique de la restauration des zones humides en Bretagne proposent via cet appel à projets de bénéficier d’un accompagnement technique et scientifique pour la définition, la mise en œuvre de vos travaux de restauration et le suivi des fonctions de la zone humide restaurée et de participer à un réseau d’échanges sur la restauration des zones humides pour échanger sur de nouvelles pratiques et valoriser votre projet à l’échelle régionale.
Vous avez un projet de restauration d’une zone humide fortement dégradée en Bretagne. Vous êtes : une structure porteuse d’une démarche Plan algues vertes, une structure porteuse d’un programme d’actions milieux aquatiques dans le cadre d’un contrat territorial, un opérateur Natura 2000, une collectivité publique, une association ; vous pouvez participer à un réseau d’échanges sur la restauration des zones humides et bénéficier d’un accompagnement technique et scientifique pour : la définition et la mise en œuvre de vos travaux de restauration, la mise en œuvre d’un suivi des fonctions de la zone humide et l’évaluation de la restauration, la valorisation de votre projet à l’échelle régionale.
Candidatures à envoyer pour le 26 juin 2018.
Conditions d'éligibilité

 

Rhône-Alpes : Préservons la ressource en eau
La Fondation d’entreprise Caisse d’Épargne Rhône Alpes lance jusqu’au 31 mai 2018 son 3ème appel à projet pour préserver les ressources en eau. Cette initiative a pour objectif de soutenir et d’accompagner des actions environnementales liées à l’eau et portées par des structures ou des organismes d’intérêt général. Ces actions doivent se dérouler sur les départements du Rhône, de l’Ain, de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie.
Cet appel à projets de la Fondation Caisse d’Épargne Rhône-Alpes s’adresse uniquement à des structures ou des organismes d’intérêt général habilités à émettre des reçus fiscaux. Le projet à financer doit être un projet d'investissement, présenter un lien direct avec le thème de l’eau, apporter une valeur ajoutée significative en lien avec l’environnement. Les actions pouvant être soutenues sont les investissements matériels et immatériels rendus nécessaires par ce projet. Ne pourront être retenus les initiatives à caractère individuel, les opérations limitées à une action ou à une combinaison d’actions de formation, communication, information ou animation, le fonctionnement régulier des organismes et leurs missions de base. Le soutien sera concrétisé par un don en mécénat. S’agissant d’un dispositif fiscal spécifique, l’organisme, pour recevoir ce don (et émettre en toute légalité un reçu) doit être éligible et principalement reconnu d’intérêt général.
Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 31 mai 2018.
Conditions d'éligibilité

 

Rhône-Méditerranée Corse : Connaître les émissions de micropolluants des stations d’épuration
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse lance un appel à projets pour accompagner les campagnes d’analyses de micropolluants dans les stations d’épuration domestique visées par l’action de recherche et réduction des substances dangereuses pour l’eau (RSDE), en incluant un volet "boues". Cela représente 370 stations dans les bassins Rhône-Méditerranée et Corse. L’objectif est de mieux connaître les émissions de micropolluants issus des stations d’épuration d’une capacité supérieure à 10 000 équivalents habitants. Doté de 4 millions d’euros, l’appel à projets est ouvert jusqu’au 30 juin 2018. Les dossiers seront financés dans l’ordre d’arrivée si les critères d’éligibilité sont satisfaits et dans la limite de l’enveloppe budgétaire.
Conditions d’éligibilité

 

Rhône-Méditerranée Corse : Réduction des émissions industrielles
Cet appel à projets de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse vise à réduire les émissions de substances dangereuses pour l'eau. Organisé en 4 tranches, il concerne les sites de production présentant un niveau d’activité supérieur au seuil prévu par la directive 2010/75 CE relative aux émissions industrielles (IED) ainsi que les installations collectives de traitement des eaux usées issues de ces sites. La 4ème et dernière tranche ouvre du 1er janvier au 30 juin 2018. L'agence lui consacre 5 millions d'euros.
Conditions d’éligibilité

 

Rhône-Méditerranée Corse : Économiser l’eau en agriculture
L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse  lance un appel à projets afin d'encourager les agriculteurs à économiser l'eau en modernisant leurs infrastructures hydrauliques et en mettant en œuvre des technologies économes en eau. Elle élargit ses aides à l'ensemble des territoires des bassins Rhône-Méditerranée et Corse en non plus uniquement aux zones déficitaires en eau. Doté de 5 millions d'euros, il est ouvert jusqu'au 30 septembre 2018 dans le cadre des appels à projets des programmes de développement ruraux (PDR) régionaux.
Conditions d’éligibilité

 

APPEL À MANIFESTATIONS D'INTÉRÊT
Surveillance et évaluation de l’état des eaux et des milieux aquatiques
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance, pour la deuxième année consécutive, un appel à manifestations d'intérêt à toute entité publique ou privée intéressée pour soumettre un projet d’action en matière de surveillance et d’évaluation de l'état des eaux et des milieux aquatiques. L'objectif est d’améliorer et de compléter le dispositif de surveillance et d’évaluation de la directive-cadre sur l'eau (DCE) pour l’ensemble des rivières, lacs, eaux littorales, eaux souterraines de la métropole et des départements d'Outremer. Ces projets doivent répondre à un besoin ou à  un groupe de besoins identifiés dans le recueil "Développements en matière de surveillance et d’évaluation DCE de l'état des eaux et des milieux aquatiques" qui a été réalisé par l’Agence et le ministère en charge de l'environnement avec l’appui des bassins.
L’enveloppe globale consacrée à cet appel à manifestations d’intérêt est de un million d’euros TTC. Date de dépôt des dossiers de candidature : 17 juin 2018.
Conditions d'éligibilité

 

OUVRAGES PUBLICATIONS
Que sait-on des micropolluants dans les eaux urbaines ?
Le groupe de travail thématique Micropolluants d’Arceau-IdF vient d’achever son projet d’ouvrage Que sait-on des micropolluants dans les eaux urbaines ? Né d’une forte concertation entre scientifiques et gestionnaires de l’eau et de l’assainissement, l'ouvrage a pour ambition d’apporter une vision globale des enjeux liés aux micropolluants. Il offre des éléments de réponse aux interrogations opérationnelles pour favoriser une prise de conscience et des actions pour une meilleure gestion des micropolluants. Les 14 questions qui le composent traitent des sources urbaines de micropolluants, des niveaux de contamination des eaux urbaines, du comportement des micropolluants dans le système d’assainissement, de l’efficacité et des limites d’une gestion curative ainsi que des éléments déterminants pour améliorer le suivi des micropolluants. Il s’appuie essentiellement sur les travaux des trois observatoires français en hydrologie urbaine (OPUR à Paris, OTHU à Lyon et ONEVU à Nantes), structurés autour de partenariats durables entre chercheurs et acteurs opérationnels.
Élaboré avec le soutien et le financement de l’Agence française pour la biodiversité, cet ouvrage représente une étape importante dans le transfert des connaissances entre les chercheurs et les opérationnels. Il constitue un premier outil pour l’animation et la construction d’actions en faveur de la protection de l’environnement. 
La sortie de l’ouvrage aura lieu le 15 mai à partir de 13h30 à l'École des Ponts ParisTech à Champs-sur-Marne (amphithéâtre Cauchy). 
ARCEAU-ÎdF

 

Publications ARCEAU-ÎdF
ARCEAU-ÎdF publie une troisième fiche 4-pages consacrée à la recherche sur les microplastiques dans le bassin de la Seine. Trois autres fiches sont actuellement en préparation. Elles seront consacrées respectivement à l’hydrologie du bassin, à la présentation du PIREN-Seine et à la séparation à la source des eaux usées domestiques, un domaine novateur en France, dans lequel le programme s’investit depuis plusieurs années. Deux fascicules sont également au programme des productions de 2018, l’un consacré à la qualité de l’eau suite à la crue de 2016, et l’autre aux recherches sur les archives de la Seine et son territoire. 
ARCEAU-ÎdF 

 

 

Afrique

 

 


Sénégal
La SDE désignée Première société africaine de l'eau de l'année
La Sénégalaise des Eaux (SDE), qui assure la production et la distribution de l'eau potable dans les centres urbains du Sénégal depuis 1996, a remporté le Water Utility of the Year Award (Prix de la société d'eau de l'année) lors de la cérémonie de remise des prix de l'African Utility Week organisée au Cap, en Afrique du Sud. La SDE a reçu son prix devant 850 professionnels des secteurs d'eau et d'électricité. Comme le rappelle le communiqué, la SDE a largement contribué à permettre au Sénégal d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement dans le domaine de l'eau potable avec un taux d'accès qui est passé de 80 % en 1996 à 98 % en 2017 et un nombre de clients qui a plus que doublé sur la même période pour atteindre 7 millions de consommateurs en 2017. L SDE a d’ailleurs été récemment considérée comme l'une des sociétés d'eau "les plus performantes" du continent par une étude de la Banque mondiale dans laquelle la capitale sénégalaise est classée première pour l'efficacité de la gestion de son réseau.
"Ce prix est un motif de fierté pour tous les acteurs du secteur de l'eau qui travaillent en synergie et pour le Sénégal, qui a su mettre en place un cadre institutionnel propice au développement de l'hydraulique urbaine", a réagi Abdoul Ball, directeur de la SDE. "Nous tâchons d'améliorer chaque jour la qualité de notre service et de porter un modèle de gestion exemplaire pour mieux répondre aux attentes de l'État, des Sénégalais, et de nos employés qui font preuve, en permanence, de professionnalisme et d'un engagement sans faille", a-t-il ajouté dans des propos rapportés par le communiqué.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 

Mali
21 communes se lèvent contre la pollution de l'eau due à l'orpaillage

Au Mali, les habitants de la commune rurale de Faléa, dans le cercle de Kéniéba, dans la région de Kayes, tirent la sonnette d'alarme. La rivière Falémé, l'un des principaux affluents du fleuve Sénégal, présente des niveaux de pollution record. Organisés en association, 21 villages de la commune ont commandé une étude scientifique du fleuve, qui démontre que les nouvelles techniques d'orpaillage ont considérablement augmenté la pollution de l'eau. Ce qui menace l'existence même de la Faléa.
Le cercle de Kéniéba se trouve à la frontière avec le Sénégal et la Guinée. Grâce à la rivière Faléa, on y pratique le maraîchage et la culture céréalière. Ou y pratiquait, car à cause de la pollution, les choses ont bien changé. "Ça a créé des problèmes de santé extrêmement graves. Par exemple, les maladies pulmonaires, ça provoque des enfilements du pied, le ventre... On ne trouve plus de poissons", s'inquiète Nouhoum Keita, le directeur de l'association ASFA 21 regroupant les 21 villages de la commune qui ont demandé l'étude. "Il y a quelques rares hippopotames, ajoute-t-il, les populations ne peuvent plus faire le maraîchage. Les gens délaissent complètement le maraîchage et vont donc à l'orpaillage." Autrement dit, c'est la ruée vers l'or. Les orpailleurs utilisent des techniques de plus en plus polluantes et des machines comme les dragues. Guimba Diallo est ingénieur des eaux et forêts. Il a réalisé l'étude de qualité de la rivière et certains de ses prélèvements montrent des taux de pollution 3 000 fois supérieurs à la norme malienne. "Les dragues sont des outils pour extraire le minerai dans le lit des fleuves. Elles nettoient carrément le fond du lit du fleuve et rejettent tous les graviers et tous les gravats. Ça dévie le cours du fleuve. Et on utilise le mercure pour nettoyer, pour récupérer tout l'or", constate Guimba Diallo. "Autrefois, ajoute-t-il, on n'utilisait pas de produits chimiques : on se servait seulement de l'eau pour récupérer les paillettes et les grains d'or. Mais pour récupérer l'or en poudre, il faut utiliser le mercure, le cyanure et d'autres produits chimiques." Aujourd'hui, les dragues et leurs déchets menacent l'existence même de la rivière Falémé. Affluente du fleuve Sénégal, les conséquences de son assèchement se ressentiraient jusqu'en Mauritanie.
Radio France Internationale – AllAfrica  

 

Guinée
Entre les pannes de la SEG et le manque de carburant : À quelle eau se vouer ?

La crise d'eau est devenue l’une des malédictions du Guinéen lambda et les récentes et récurrentes pannes sur les installations de la SEG ont fini d'enfoncer le clou. Tous les quartiers souscripteurs à l'abonnement de la Société des Eaux de Guinée se demandent aujourd’hui à quelle eau se vouer.
Madina anciennement Thyndel est le quartier hôte du château d'eau de la SEG et pourtant Mamadou Mouctar Barry doit quitter le secteur de Bournete pour celui voisin de Kigna pour s’approvisionner au quotidien des 40 litres d'eau nécessaires. Sur place certaines femmes usent de tous les stratagèmes possibles pour couper la file d’attente…
Le mini-reportage de Ousmane K. Tounkara, Aminata.com (Conakry) – AllAfrica  

Les femmes assiègent le siège de la préfecture de Labé
C’est la date du 17 mai, premier jour du Ramadan, que des femmes ont choisi pour faire le siège de la préfecture en réclamant de l'eau et en criant des slogans hostiles à la SEG et son directeur. "Nous souffrons et sommes fatiguées, on ne peut pas vivre sans eau et il est inadmissible que toute une famille pour ses besoins se partage un bidon de 20 litres"... Finalement, craignant sans doute que cette affaire n’embrase la presse, le préfet Safioulaye Bah a lui-même décroché son téléphone pour avertir les rédactions que la citerne attendue depuis un moment était enfin arrivée. Les choses en sont restées là, pour cette fois.
Ousmane K. Tounkara, Aminata.com (Conakry) – AllAfrica
Voir aussi l'article "Kindia : Pas d'eau dans les robinets depuis plusieurs semaines"
Abdoulaye Bangoura, Aminata.com (Conakry) – AllAfrica  

 

Burkina Faso
Pénurie d'eau à Yako : Les femmes prennent d'assaut les locaux de l'ONEA

Le mercredi 16 mai, les femmes du secteur 6 de Yako se sont rendues dans les locaux de l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) de Yako afin de remettre leurs doléances au directeur pour une distribution équitable de l'eau dans la ville.
Elles étaient plus d'une cinquantaine, guidées par leur porte-parole, Noéline Ouédraogo, à prendre d'assaut les locaux pour exprimer leur ras-le-bol face aux coupures intempestives d'eau au secteur 6 de Yako. En l’absence du directeur, elles ont remis leurs doléances au releveur de compteurs, Issa Traoré, qui a promis de transmettre cela à qui de droit. Munies de bidons, de seaux et de calebasses en ont profité pour se servir robinets de l'ONEA. Selon la porte-parole des femmes, certaines familles du secteur sont en manque d’eau depuis plus de cinq mois alors que d’autres quartiers de la ville sont abondamment servis 24h/24. Elles demandent à l'ONEA d’être servies au moins trois fois par semaine. "Nous ne pouvons pas accepter le fait qu'à tout moment, il nous faut veiller pour vérifier s'il y a l'eau ou pas dans nos robinets, et là encore, sans espoir." Elles réclament aussi que le guichet de paiement respecte des horaires d’ouverture. "Souvent même, on vient au guichet pour payer les factures et il n'y a personne. Cela fait que nous payons des pénalités sur les factures après", s’indignent-elles. Les femmes ont laissé entendre que cette action n'est qu’une première, et que si elles ne sont pas entendues, elles sortiront avec des tenues sales, des soutien-gorge et culottes, mais aussi des marmites et des spatules pour dire qu'elles n'ont même pas le minimum d'eau pour faire le ménage.
Marou Dianda, Le Pays (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Cameroun
Camwater : Un appel d'offres tourne au conflit diplomatique

Dans le cadre de la fourniture des produits de traitement des eaux à la Camwater (Cameroon Water Utilities) deux entreprises étaient appelées à présenter leur offre, l’une française et l'autre espagnole. Selon des sources bien introduites, cette dernière, en l’occurrence EPRICAM, était de loin mieux positionnée que l’entreprise française, Louis Dreyfus Company B.V. (ex-Louis-Dreyfus Commodities), dont l’offre a été qualifiée par les mêmes sources de "hors de prix". Toutefois le dossier a gagné les milieux politiques et le directeur général a été sommé de surseoir l’appel d'offres restreint. Selon les mêmes sources, le marché devrait finalement être accordé de gré à gré à l'entreprise française.
En attendant l'aboutissement de cette affaire qui est loin d'avoir livré ses dessous, les réseaux resteront en ordre de bataille à Yaoundé.
Yohann Ateba, Camer.be (Bruxelles) – AllAfrica  

 

Madagascar
Secteur EAH : Lancement de la plateforme nationale
Une plateforme nationale pour la promotion de l'accès à l'eau, assainissement et hygiène (EAH) a été lancée dans le cadre d'un atelier de mobilisation des acteurs concernés à Antaninarenina. Cette plateforme dirigée par le ministre de tutelle, Lantoniaina Rasoloelison, regroupe des représentants des différents ministères touchés directement par le secteur, des représentants des ONG nationales et internationales, de la société civile et du secteur privé. "L'objectif consiste à coordonner et harmoniser les actions de toutes les parties prenantes dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement de ce secteur", a expliqué le ministre. De nombreuses actions prioritaires ont été évoquées. On peut citer entre autres, la révision du code de l'eau, l'harmonisation des données de bases de tous les acteurs et la fiabilité de ces données. Cette plateforme se charge également de l'élaboration de la politique sectorielle et du programme sectoriel, ainsi que du plan national d'investissement et de la dotation des infrastructures d'eau potable et d'assainissement adéquates aux populations les plus vulnérables. La plateforme nationale de promotion du secteur EAH devra également procéder à la mise en place systématique des délégations de gestion au niveau des services publics.
Le rôle et la mission de chaque acteur sont définis dans l'arrêté portant création de cette nouvelle plateforme qui remplace la plateforme Diorano Wash. Pour sa part, le ministère assure le leadership et la coordination des actions dans la mise en œuvre de la politique de l'État pour le secteur. Le ministre de l'Eau, de l'Énergie et des Hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison a toutefois rappelé la nécessité de services chargés du développement de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène au niveau des communes.
Navalona R., Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica  

 

Cartographie des eaux souterraines et des données hydrogéologiques du Grand Sud
La cartographie des ressources en eau dans le Grand Sud a été l’objet d’un atelier regroupant des professionnels et des experts internationaux. Cet atelier faisait suite à la convention entre l'Union européenne et l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance) en septembre 2017 pour un projet conjoint qui combine l'imagerie satellite avec des données hydrogéologiques.
La partie Sud de Madagascar est régulièrement confrontée à de sérieux problèmes d'accès à l'eau en raison des épisodes de sécheresse répétés dont l'intensité est particulièrement importante et croissante ces dernières années. Cette situation est liée à la rareté des ressources en eaux exploitables, généralement de faible volume et souvent salées. "En dépit de nombreuses études préalablement réalisées dans le sud, le taux d'échec des forages reste élevé du fait du contexte hydrogéologique particulièrement défavorable", explique l'UNICEF. Les populations des régions arides du Sud restent, de ce fait, privées d'une eau de bonne qualité et en quantité suffisante. Or, les données et informations sur les ressources en eau dans cette partie de l'île font cruellement défaut, limitant la compréhension du contexte hydrogéologique de la zone. Quand bien même ces données existent, elles sont incomplètes ou alors inexploitables en raison de leur qualité peu satisfaisante. C'est en vue de pallier à ce manque d'informations qu’a été élaboré le projet de cartographie du potentiel en eaux souterraines du Sud à l'aide de l'imagerie satellite. L'objectif est d'identifier les zones favorables pour une exploitation durable des ressources en eaux souterraines dans la région.
Hanitra R., Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica  


 

Asie

 

 


Chine
Les parquets jouent un rôle dans la protection de l'environnement et des ressources

Les parquets chinois ont initié 6 335 procès d'intérêt public dans des affaires concernant la protection de l'environnement et des ressources entre juillet 2017 et janvier 2018, a rapporté le Quotidien du Peuple. Ces affaires sur l'écologie et l'environnement impliquent divers intérêts et  parties et sont en général compliquées et longues, selon le journal. Au terme de ces procédures 1 451 sociétés ont été sommées de modifier leurs modes de productions dans des délais définis. Xiao Wei, porte-parole du Parquet populaire suprême, a indiqué que les parquets sont en droit d’engager des enquêtes. Avec davantage de professionnels juridiques, ils pourraient initier des procès de manière plus efficace et plus précise et réduire largement les coûts juridiques. Ils sont toutefois encore confrontés au manque de personnel et aux barrières administratives dans les enquêtes transrégionales.
Xinhua

 

Protection environnementale : Des fonctionnaires chinois sanctionnés pour négligence
L'organe disciplinaire suprême du Parti communiste chinois (PCC) a rendu publiques six affaires dans lesquelles des responsables ont négligé leurs devoirs dans le domaine de la protection environnementale. La Commission centrale de contrôle de la discipline (CCCD) du PCC a nommé et blâmé les responsables de six régions de niveau provincial pour avoir manqué à leurs devoirs consistant à détecter et à enquêter sur les activités illégales telles que le déversement de déchets nuisibles. Les responsables se sont vu imposer des sanctions allant de l'avertissement à la mise à pied.
Les problèmes de pollution, qui suscitent une grande préoccupation au sein de la société, n'ont pas été résolus à cause d'une faible prise de conscience en matière de protection environnementale chez les responsables locaux, a indiqué la CCCD dans un communiqué, s'engageant à exposer davantage d'affaires de ce type . 
Xinhua

 

RECHERCHE INNOVATION
Un dispositif intelligent de contrôle de l'hydrologie pour prévenir la désertification
Un simulateur d'équilibre hydrologique est en construction en Chine pour aider à prévenir et à contrôler la désertification. Ce dispositif automatique a été développé par la station de recherche et d'expérience du désert Shapotou de l'Académie des sciences de Chine. Le dispositif est capable de simuler les précipitations et de contrôler les eaux souterraines. Il peut également simuler les précipitations des zones climatiques dans les régions sablonneuses du nord de la Chine, suivre les changements de teneur en eau du sol et la croissance des plantes.
Le nord de la Chine compte environ 1,7 million de kilomètres carrés de zones sablonneuses, qui sont les régions les plus fragiles du pays en termes d'environnement, a indiqué Li Xinrong, chef de la station Shapotou. La teneur en eau joue un rôle important dans la restauration et la croissance de la végétation dans les zones sablonneuses, a fait savoir M. Li. L'évaluation quantitative de l'équilibre hydrologique aide à la croissance végétale. Le dispositif offrira du soutien théorique et technique à la restauration de l'écosystème.
Xinhua

 

 

Amériques

 

 

Canada
Rapport final de l’Examen de la Loi sur le pilotage réalisé dans le cadre du Plan de protection des océans
Le Canada possède le plus long littoral au monde, et nos océans sont l’une de nos plus importantes ressources. Le transport maritime est essentiel non seulement dans la vie de tous les Canadiens, mais aussi pour acheminer les produits vers les marchés de façon sécuritaire et responsable. Le gouvernement du Canada a donc tenu sa promesse en effectuant l’Examen de la Loi sur le pilotage dans le cadre du Plan de protection des océans. L’Examen de la Loi sur le pilotage, lancé le 31 mai 2017, visait à moderniser la Loi sur le pilotage, tout en conservant les éléments qui appuient l’excellent bilan de sécurité du pilotage au Canada. L’Examen s’est terminé le 30 avril 2018, après de vastes consultations à l’échelle du pays. Le rapport final recommande de renforcer les cinq principales composantes de la loi suivantes : son objectif et ses principes, son modèle de gouvernance, sa structure de la main-d’œuvre, son cadre de sécurité et son processus d’établissement des tarifs. Les conclusions de l’Examen aideront le gouvernement à prendre des décisions quant à l’avenir du pilotage au Canada. Marc Garneau, ministre des Transports consultera aussi les intervenants principaux et les peuples autochtones à propos des conclusions du rapport final. Les changements possibles seront harmonisés avec les réalités actuelles et futures du réseau de transport maritime.
Le Plan de protection des océans, d’une valeur de 1,5 milliard de dollars, est le plus gros investissement jamais réalisé pour protéger les côtes et les voies navigables canadiennes. Grâce à ce plan, le gouvernement du Canada met en place un système de sécurité maritime parmi les meilleurs au monde, qui offre des possibilités économiques aux Canadiens dès aujourd’hui, tout en protégeant nos côtes et nos voies navigables pour les générations à venir. Ce travail est réalisé en étroite collaboration avec les peuples autochtones, les intervenants locaux et les collectivités côtières.
Gouvernement Canada

 

Canada – Québec
Gestion et entretien des barrages publics et municipaux
Dans le contexte de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des précipitations due aux changements climatiques, le gouvernement du Québec prévoit des investissements de 45,7 millions de dollars dans le but de renforcer la sécurité des barrages publics et municipaux. C’est ce qu’a souligné aujourd’hui la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, en compagnie de la députée de Richmond et adjointe parlementaire du Premier ministre (volet jeunesse), Karine Vallières, lors d'une conférence de presse à proximité du barrage Bombardier, à Saint-Denis-de-Brompton, dans la région de l’Estrie. Ces investissements visent à maintenir le bon fonctionnement des barrages publics et à soutenir financièrement les municipalités pour qu’elles puissent respecter les obligations que leur imposent la Loi sur la sécurité des barrages et le Règlement sur la sécurité des barrages. De ces sommes additionnelles : 32 millions de dollars seront consacrés à l’entretien préventif et correctif des barrages publics ; 13,7 millions de dollars serviront au soutien financier des municipalités qui sont propriétaires d’un barrage à forte contenance.
Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre le changement climatique (MDDELCC) assure l’exploitation de 755 des 1 000 barrages gouvernementaux qui font partie des quelque 6 000 barrages assujettis à la Loi sur la sécurité des barrages (ouvrages de plus d’un mètre de haut). Les barrages sont conçus et gérés pour répondre à plusieurs objectifs, notamment le contrôle des inondations, la production d’énergie et le maintien d’un niveau d’eau acceptable pour la villégiature, pour la conservation et la mise en valeur de la faune ou pour l’alimentation en eau potable. Ils contribuent ainsi à l’essor économique des régions où ils sont érigés. Réalisé à l’automne 2015 et amorcé avec les ressources en place, le plan quinquennal de résorption du déficit d’entretien du parc de barrages publics pourra ainsi se poursuivre et permettre au Ministère d’atteindre ses objectifs d’ici 2023. Les sommes accordées permettront notamment l’embauche de 31 employés de diverses spécialités. Le Plan économique du Québec prévoit aussi soutenir financièrement les municipalités dans la réalisation des études d’évaluation de la sécurité de leur barrage et dans les travaux correctifs qui pourraient en découler. Ce soutien financier se traduira par la mise sur pied du programme d’aide financière pour la mise aux normes des barrages municipaux (PAFMAN).
Environnement Québec

 

RESSOURCE
Atlas hydroclimatique du Québec méridional
L’Atlas hydroclimatique décrit le régime hydrique actuel et futur du Québec méridional dans le but de soutenir la mise en œuvre de pratiques de gestion de l’eau résilientes aux changements climatiques. 
Atlas hydroclimatique

 

 

Économie

 

 


Amérique du Nord – H2O Innovation remporte cinq nouveaux projets 
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’elle a remporté cinq nouveaux projets de traitement d’eau et d’eaux usées en Amérique du Nord. Ces nouveaux contrats, d’une valeur totale de 4,1 millions de dollars canadiens porteront le carnet de commandes de projets de la société à 56,6 millions de dollars.
Le premier contrat concerne un système préassemblé de traitement d’eaux usées utilisant la technologie de bioréacteur à membranes (MBR) et traitant 75 000 GPJ (284 m3/jour). Il s’agit d’un premier système MBR pour H2O Innovation dans l’État du Texas. La ville utilisera les eaux usées traitées afin d’irriguer les terrains de sport d’un parc régional, et pendant les périodes humides, le système déversera les eaux usées traitées dans le ruisseau situé à proximité. "Nous continuons notre lancée dans le marché stratégique qu’est le Texas. Après plusieurs systèmes de traitement d’eau installés et un contrat d’opération et maintenance remporté dans cet État, nous pouvons maintenant y ajouter un système de traitement d’eaux usées", a déclaré David Faber, vice-président – ventes de systèmes d’H2O Innovation. Le second projet consiste en une mise à niveau partielle du système en place et servira à fournir de l’eau de procédé à une compagnie énergétique située dans le Midwest américain. Des membranes en céramique seront utilisées, en prétraitement d’un système d’osmose inverse, afin de traiter 130 GPM (708 m3/jour) des eaux d’un lac à proximité et des effluents provenant des eaux usées tertiaires traitées. La nature difficile de l'eau d'alimentation ainsi que les exigences strictes pour une opération sans défaillance ont nécessité la sélection de la membrane céramique. Les trois autres contrats ont été remportés auprès de municipalités canadiennes. Le premier d’entre eux est un système de nanofiltration (NF) qui fournira 330 GPM (1 800 m3/jour) d’eau potable pour une ville de Terre-Neuve et Labrador. Il s’agit également du tout premier contrat de la Société dans cette province. Le second projet consiste en un système de NF qui traitera de l’eau de surface afin de produire 220 GPM (1 199 m3/jour) d’eau potable pour une municipalité située dans la région du Nord-du-Québec. Le système a été conçu afin d’opérer à un taux de recouvrement élevé, permettant des économies d'eau importantes. Pour terminer, le dernier projet est pour un producteur de bières situé dans la province du Nouveau-Brunswick, où la technologie de NF sera utilisée.
H2O Innovation  

 

Dhaka, Bangladesh – Veolia et Suez choisis pour concevoir et exploiter l’usine de production d’eau potable 
Dhaka Water Supply and Sewerage Authority (WASA), autorité en charge de la gestion de l’eau potable et usée dans la capitale du Bangladesh, Dhaka, a choisi d’attribuer à Veolia, associée à Suez, le contrat de conception, construction et exploitation de l’usine de production d’eau potable de Gandharbpur. Ce contrat, remporté à l’issue d’un appel d’offres international, représente un montant total cumulé d’environ 275 millions de dollars. Cette opération sera réalisée à travers une joint-venture détenue à parts égales entre Veolia, à travers une filiale de Veolia Water Technologies, et Suez, mandataire du groupement.
Dhaka est aujourd’hui confrontée à une diminution de ses nappes phréatiques, principale source d’approvisionnement en eau potable de ses 11 millions d’habitants, et à une croissance démographique et urbaine accrue. Les besoins en eau potable devraient ainsi doubler d’ici 2030 à Dhaka alors même que le niveau des nappes souterraines de la région diminue tous les ans. Pour répondre à cet enjeu, le gouvernement du Bangladesh a initié son Dhaka Water Supply Project qui vise à diversifier les sources de prélèvement en eau et à utiliser majoritairement les eaux de surface. Le contrat remporté par Veolia et Suez a pour objectif de concevoir, construire et exploiter une nouvelle installation de production d’eau potable à partir d’une prise d’eau située 22 km en amont dans la rivière Meghna. Située dans le quartier de Gandharbpur à Dhaka, cette usine, d’une capacité de production de 500 000 m3 par jour, permettra d’alimenter près de 4,3 millions d’habitants de la capitale en eau potable conforme aux normes internationales de l’Organisation mondiale de la santé. La singularité du projet réside par ailleurs dans la construction d’une installation majeure dans une région sujette aux inondations et aux tremblements de terre. Ainsi, l’ensemble de l’installation a été réfléchie de façon à résister notamment aux risques liés aux fréquents tremblements de terre dans la région.
La conception et réalisation complète du projet, d’une durée de 4 ans, sera suivie d’une phase d’exploitation et de maintenance de 3 ans. Les deux partenaires assureront le transfert de savoir-faire progressif aux collaborateurs de l’autorité publique. Le financement de l’usine sera assuré par la Banque asiatique de développement, l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et le gouvernement du Bangladesh. 
Veolia – Suez

 

Changshu, Chine – Suez et ses partenaires remportent un nouveau contrat pour un montant de 436 millions d’euros
Suez NWS a signé, au travers de sa joint-venture Changshu Sino French Water, un contrat de 30 ans avec l’Office de l’eau de Changshu pour la propriété et l’exploitation de quatre usines de traitement des eaux usées de la ville. D’un montant total de 436 millions d’euros, ce contrat s’inscrit dans l’ambition des autorités locales d’optimiser les services d’eau potable et d’assainissement de l’ensemble de la ville de Changshu. Suez NWS acquiert la propriété et les droits d’exploitation des quatre usines de traitement des eaux usées dont il assurait jusqu’à présent les services d’exploitation et de maintenance. La joint-venture Changshu Sino French Water réalisera l’extension des usines pour atteindre une capacité totale de 180 000 m3/jour (contre 80 000 m3/jour actuellement). Ces quatre stations assurent actuellement le traitement des eaux usées de 900 000 usagers résidentiel, industriels et commerciaux de 10 districts de la ville de Changshu. La joint-venture traitera les eaux usées industrielles et municipales dans le respect des normes les plus strictes en vigueur. Elle réalisera, au cours de la durée du contrat, l’extension et la modernisation des installations nécessaires à la mise en conformité avec les normes environnementales à venir. Déjà présent à Changshu depuis 2006, Changshu Sino French Water a investi plus de 1 milliard de yuans dans la distribution d’eau potable et le traitement des eaux usées municipales et industrielles de plus de deux millions d’usagers résidentiels, industriels et commerciaux de la ville de Changshu. Les excellents résultats obtenus en termes de prestation de services, de sécurité et de responsabilité sociale d’entreprise lui ont permis d’être l’une des premières sociétés du secteur de l’eau en Chine à recevoir la distinction "5A-Grade Service Unit".
"Nos douze années de partenariat avec Suez NWS ont profondément transformé l’approvisionnement en eau potable de Changshu et constituent un modèle remarquable de coopération internationale favorable aux deux parties", s’est félicité Xiaodong Shen adjoint au maire de Changshu. "Ces résultats ont renforcé notre volonté d’étendre et de réinventer notre partenariat. Ce contrat accompagnera notre ambition d’équiper la ville de Changshu d’un système intégré d’approvisionnement en eau potable et de gestion des eaux usées." "Ce nouveau contrat illustre le succès de notre collaboration avec la ville de Changshu. Le Groupe accompagne les autorités depuis 2006 dans la distribution de 875 000 m3 d’eau potable par jour et le traitement de 120 000 m3/jour d’eaux usées municipales et industrielles, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des habitants. SUEZ renforce ainsi sa présence en Chine où il a construit plus de 260 usines d’eau potable et d’assainissement et apporte son expertise aux grandes métropoles et industriels dans le traitement et la valorisation de leurs déchets", a déclaré Bertrand Camus, DGA Groupe Afrique, Moyen-Orient, Inde, Asie, Australie. 
Suez

 

Industrie pétrochimique, Russie – Suez et Rosneft signent un accord de coopération stratégique pour améliorer la gestion de l’eau et des déchets
À l’occasion de l’édition 2018 du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez , et Andrey Shishkin, vice-président de Rosneft, renforcent la collaboration des deux entreprises avec la signature d’un accord de coopération stratégique. Cet accord favorisera le développement technologique et le déploiement de programmes de gestion de l’eau, des eaux usées et des déchets dans les raffineries et les usines pétrochimiques de Rosneft. Suez  mettra à disposition des technologies et des solutions, comprenant notamment des projets pilotes. Cet accord portera sur le prétraitement des eaux usées, leur traitement biologique, le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation, la purification de l’eau par évaporation et divers programmes de traitement pour les circuits d’eau de refroidissement. Suez étendra également ses services de conseil technique actuellement déployés sur l’un des sites de Rosneft à d’autres sites détenus et exploités par l’industriel.
"Les technologies de pointe garantissent l'efficacité et la sécurité environnementale de la production de pétrole et de gaz. Dans le cadre de ses activités, Rosneft place l’innovation au cœur de ses priorités et applique les dernières technologies à l’ensemble de la chaîne de valeur. Nous sommes ravis d’accueillir l'expérience et les compétences de Suez au sein des installations de Rosneft", a déclaré Andrey Shishkin à l’occasion de la signature. Ce nouvel accord renforce une collaboration fructueuse, établie depuis plus de dix ans. Suez a déjà fourni à plusieurs raffineries sa technologie de bioréacteur à membrane (MBR) et apporté des services de traitement pour les circuits d’eau de refroidissement. En janvier 2018, les deux partenaires ont ainsi mis en service une usine de traitement biologique des eaux usées sur le site de Rosneft à Bashneft-Ufaneftekhim. Cette installation traitera jusqu’à 84 000 m3 d’eaux usées par jour. Suez est chargé de l’entretien des équipements dans le cadre d’un contrat de 15 ans. 
Suez

 

Pétrole, Norvège –  Statoil retient Suez pour le projet Johan Castberg
À l’issue d’une étude technique et de conception visant à protéger les puits de production du projet Johan Castberg en Norvège, Statoil a confié la fourniture des équipements et la réalisation du système d’élimination des sulfates présents dans l’eau de mer au consortium conduit par Suez et l’entreprise norvégienne Halvorsen TEC.
Découvert en 2011, le champ Johann Castberg sera développé pour l’exploration pétrolière dans la mer de Barents avec un navire de production FPSO et des solutions sous-marines. Dans le cadre de ce projet d’exploitation pétrolière, Suez Water Technologies & Solutions fournira des membranes de nanofiltration afin de réduire les sulfates présents dans l’eau de mer, ainsi qu’un système de prétraitement par ultrafiltration. La livraison des équipements est prévue début 2020 et l’exploitation du gisement devrait commencer au premier semestre 2022. Cet accord marque la fin du programme Front End Engineering Design d’une durée d’un an, durant lequel Suez et Halversen TEC ont démontré la pertinence de la technologie et l’expertise nécessaire pour répondre aux besoins spécifiques du projet. Embarqué sur une plateforme offshore, le dispositif traitera l’eau de mer injectée dans les puits. En garantissant l’élimination des sulfates, il protégera les puits de production et préviendra les dépôts pouvant boucher et détériorer le champ pétrolier. Suez apportera également au pétrolier une offre comprenant le service OnBoard et la solution InSight. Cette plateforme d’aide à la décision, déjà utilisée sur plus de 40 000 sites industriels répartis dans le monde entier, associe des données et des analyses avancées pour une efficacité opérationnelle optimale, en assurant la continuité des activités et en réduisant les coûts d’exploitation. Ce service pourra être mis en place au lancement de l’exploitation. 
Suez

 

H2O Innovation – Piedmont se positionne sur le marché international du dessalement d’eau de mer
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’elle a récemment obtenu sa certification ISO 9001:2015, assurant une gestion de la qualité, de la conception à la production, de tous ses produits et composantes pour des systèmes de traitement d’eau. Il s’agit d’une étape importante dans son positionnement stratégique auprès des grands joueurs de l’industrie du dessalement d’eau de mer.
D’ici 2025, le marché international du dessalement d’eau de mer devrait atteindre les 27 milliards de dollars, représentant une augmentation de 103 % par rapport à 2016, principalement en raison de l’industrialisation rapide, de l’accroissement de la population ainsi que de l’épuisement des plans d’eau douce. Le Moyen-Orient et l'Afrique représentent les plus importants marchés et devraient conserver leur position dominante au courant des prochaines années en raison de l'écart élevé entre l'offre et la demande d'eau potable (source : Hexa Research Report, 2017). C’est pourquoi Piedmont tient à se positionner stratégiquement afin de mieux satisfaire les exigences de prix, de qualité et de livraison de ses clients internationaux. "Nous sommes fiers d’avoir obtenu, en très peu de temps, la certification ISO 9001:2015. Cette certification s’inscrit dans une démarche de positionnement sur le marché international du dessalement d’eau de mer qui nous permettra certainement de répondre plus adéquatement aux besoins de notre vaste clientèle. Nous estimons que cet ajout aura un impact direct sur l’augmentation de nos ventes et de la confiance de nos clients envers nos lignes de produits. Il s’agit également d’un prérequis pour la plupart des grands EPC (Ingénierie, Approvisionnement, Construction) impliqués dans la construction d’importantes usines de dessalement d’eau de mer", a déclaré Ties Venema, directeur commercial de Piedmont.
Piedmont a d’abord commencé par offrir une première ligne de produits de raccords flexibles, pour ensuite lancer, il y a deux ans, sa ligne de filtres à cartouches faits de fibre de verre renforcé (FRP). Les équipes travaillent aujourd'hui à l’élaboration d’une troisième ligne de produits qui devrait voir le jour d’ici quelques mois. 
H2O Innovation

 

Veolia – Opération d’actionnariat ouverte à 146 000 collaborateurs dans 31 pays
Veolia Environnement annonce le lancement d’une nouvelle opération d’actionnariat des salariés du groupe. Cette opération, proposée à environ 146 000 salariés dans 31 pays, vise à associer les collaborateurs au développement et à la performance de Veolia. Le règlement-livraison des actions nouvelles à émettre devrait intervenir le 4 septembre 2018.
Le conseil d’administration de Veolia Environnement a décidé le 6 novembre 2017 le principe d’une opération d'actionnariat salarié au profit des adhérents au plan d’épargne du groupe conformément aux dispositions du code du travail, dans la limite d’un montant nominal maximum de 56 336 482 euros (soit à titre indicatif 2 % du capital social à la date de cette décision), en a arrêté les principales caractéristiques et a délégué les pouvoirs nécessaires à la mise en œuvre de l’opération. Les actionnaires de Veolia Environnement, réunis le 19 avril 2018 en assemblée générale mixte, ont délégué au conseil d’administration la compétence de décider d’augmenter le capital social de la société par l’émission d’actions nouvelles réservée aux adhérents d’un plan d’épargne d’entreprise de la société et des entreprises françaises et étrangères entrant dans le périmètre de consolidation ou de combinaison des comptes de la société. Par décision en date du 2 mai 2018, le conseil d'administration de Veolia Environnement a confirmé que le nombre maximum des actions proposées dans le cadre de cette opération d'actionnariat salarié, soit 11 267 296 actions, proviendront intégralement d'actions nouvelles qui seront émises. Le président-directeur général, sur délégation du conseil d’administration, arrêtera, en date prévue du 1er août 2018, les dates de la période de souscription et le prix de souscription des actions nouvelles, qui sera égal au prix de référence diminué d’une décote de 20 % et arrondi au centime d'euro supérieur.
Veolia 

 

 

Évènements

 

 

16 mai 2018, Paris – France 
Eau, énergie et autres services essentiels. Plaidoyer pour une approche intégrée
Petit-déjeuner débat sur l’ouvrage du think tank (Re)sources avec Patrice Fonlladosa, président de (Re)sources et Gérard Payen, membre de (Re)sources et ancien conseiller eau et assainissement auprès du secrétaire général des Nations unies.
3 à 4 milliards de personnes ont toujours besoin d’un meilleur accès à l’eau potable en 2018. Un tiers de la population mondiale n’a pas accès à des toilettes décentes. 1,4 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Depuis 2004, les membres de (Re)sources, des chercheurs, des universitaires, des personnalités politiques, des opérateurs professionnels, ou encore des militants du développement, travaillent et réfléchissent ensemble à un meilleur accès à l’eau, l’assainissement et l’énergie dans les pays en développement. Leur ouvrage collectif "Eau, énergie et autres services essentiels. Plaidoyer pour une approche intégrée" est le fruit de leurs travaux, réflexions et débats. Il réunit 13 ans de recommandations et d’orientations concrètes pour alerter la communauté internationale sur une problématique cruciale pour le développement. Cet ouvrage collectif est dédié à Michel Rocard, ancien Premier ministre français et Guy Carcassonne, professeur émérite de droit constitutionnel, respectivement décédés en 2016 et 2013, qui ont contribué avec force et créativité aux travaux de (Re)sources durant une décennie. Introduction et animation par Pierre Victoria, délégué général du Cercle Français de l’Eau.
Eau, énergie et autres services essentiels

 

29-30 mai 2018, Paris – France 
Les cours d'eau franciliens : Regards croisés sur les qualités et les usages actuels et futurs 
Pour 56 % des habitants du bassin Seine-Normandie, la qualité des rivières et des lacs s’est dégradée au cours des dix dernières années. Dans les villes de plus de 100 000 habitants, ce chiffre va jusqu’à atteindre les 72 %. Sur la base de ce constat, l'association ARCEAU IdF a souhaité organiser, en partenariat avec le PIREN-Seine et l’ASTEE Île-de-France, un forum sur la qualité des cours d’eau franciliens, tant petites rivières que grands axes navigués, où seront croisés le regard des usagers de ces cours d’eau, des scientifiques et des opérationnels.
La première journée sera l’occasion, pour ces différents acteurs, de donner leurs points de vue sur les évolutions de la qualité des cours d’eau franciliens afin de mettre en valeur les progrès accomplis au cours des dernières décennies en termes de qualité des cours d’eau. La deuxième journée sera consacrée aux futurs possibles pour ces cours d’eau. Ce sera l’occasion de faire un point sur l’état actuel de la qualité de l’eau et de débattre du chemin restant à parcourir pour l’atteinte de son bon état en discutant des attentes futures de chacun et des services à en attendre pour les milieux, les habitants et les usagers. Les scénarios prospectifs tels que les effets du dérèglement climatique ou encore les comportements de différentes catégories seront abordés. Enfin une table ronde permettra d’interroger des élus sur les ambitions futures en termes de reconquête et de moyens à y consacrer.
Le forum se tiendra à l'Auditorium Marie Curie du CNRS à Paris.
Programme

 

7 juin 2018, Marseille – France
Le dessalement participe-t-il aux mesures d’adaptation aux changements climatiques ? 
APPEL À COMMUNICATIONS
La SHF, l'AFEID et l'Académie de l'eau poursuivent leurs travaux sur  les questions liées aux futures tensions sur la gestion de l'eau, en lien avec le changement climatique et les évolutions sur l'usage de l'eau d'ici 2050. Ces travaux soulignent l’importance de considérer la palette complète des outils d’adaptation, organisationnels et techniques, tant pour l’usage économe de l’eau que pour la sécurisation de la ressource. Le dessalement fait partie de cette palette d'outils et fera l'objet de ce colloque. Le dessalement d’eau de mer et d’eau saumâtre, déjà largement utilisé dans les pays du Sud, fait partie des solutions techniques d’adaptation à étudier. Une évaluation des bénéfices et limites de cette technologie sera d'autant plus solide qu'elle s'appuiera sur une analyse des controverses qu'elle a générées et se fondera sur une connaissance claire de ses implications techniques, économiques, sociales et environnementales. 
Ce séminaire d’une journée, qui se tiendra le 7 juin dans le cadre du congrès 2018 de l'ASTEE organisé à Marseille, ambitionne de contribuer à rassembler ces éléments de connaissance et à jeter les bases de réflexions prospectives avec un accent tout particulier sur les pays méditerranéens. Les thèmes à aborder sont : Retour d'expériences sur la mise en place et l'utilisation d'usines de dessalement ; Aspects technologiques et économiques ; Aspects énergétiques ; Aspects environnementaux ; Controverses socio-techniques et environnementales ; Approches prospectives, en particulier dans la région méditerranéenne
Les propositions de communication sont attendues pour le 30 octobre 2017.  
Colloque Dessalement – SHF

 

2 juillet 2018, Paris – France
Soins du corps ou protection de l’environnement : faut-il choisir ? 
Retour sur le programme Cosmet’eau "Changements de pratiques dans les cosmétiques : des lanceurs d’alerte aux impacts sur le milieu récepteur", porté par le LEESU et réunit des acteurs publics et privés dans le domaine de l’eau (Syndicat Interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, les services techniques de l’eau et de l’assainissement de la Ville de Paris, l’Observatoire parisien de l’eau, VigiCell, Arceau-IdF).
Une première session sera organisée sur la qualité des eaux urbaines à l’aune de l’utilisation des produits cosmétiques : Les pressions renouvelées sur les eaux urbaines ; L’approche écotoxicologique des changements de formulation ; Comment connaître les perceptions des risques par les consommateurs de produits cosmétiques ? Une seconde session traitera de la réduction à la source des micropolluants : Où en sont les consommateurs dans leurs changements de pratique ? ; L’approche de la profession sur les changements de formulation ; La place des collectivités dans les politiques de prévention/réduction. Ces sessions seront entrecoupées par deux tables rondes sur les pratiques de consommation et la qualité des eaux urbaines  et sur les conditions et moyens d’une réduction à la source des micropolluants.  
La journée se tiendra à l’Auditorium Marie Curie du CNRS.
Cosmet’eau – Arceau IdF

 

15 novembre 2018, Lyon – France
Eau & Changement climatique
Le 15 novembre 2018, à Lyon, les agences de l'eau et les comités de bassin organisent un colloque national pour vous accompagner, élus et décideurs, dans vos réflexions et actes d'aménagement face aux changements climatiques.
Face au constat d’une vulnérabilité généralisée de nos territoires en proie au manque d’eau, aux inondations et autres aléas climatiques, la question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais où, comment et quelles priorités se donner pour investir. Les agences de l’eau et leurs comités de bassin proposent, via leurs plans d’adaptation au changement climatique, des mesures concrètes pour rendre les territoires résilients : restaurer les zones humides, décloisonner les rivières, diversifier les approvisionnements en eau, désimperméabiliser les sols, réutiliser les eaux usées traitées, réparer les fuites et mieux partager l’eau. Les solutions techniques sont nombreuses !
Programme – Table-ronde : Décider, investir, aménager autrement face au changement climatique : Des méthodes et des moyens. Atelier 1 : Repenser l’eau dans la ville. Atelier 2 : Agir autrement face aux évènements extrêmes. Atelier 3 : miser sur les solutions fondées sur la nature pour limiter la vulnérabilité des territoires. Atelier 4 : Limiter les conflits d’usage face aux tensions sur la ressource. Atelier 5 : Repenser les activités économiques impactées. Atelier 6 : Repenser les activités agricoles impactées. Atelier 7 : Ingénierie financière pour les projets d’adaptation au changement climatique.
Eau & Changement climatique

 

 

Formations

 

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers"depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
Contact –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogues 2018 des formations du CNFME
Les 5 catalogues 2018 des formations du Centre national de formation aux métiers de l’eau (CNFME) sont disponibles en ligne sur le site de l'Office international de l'eau :

  • Eau
  • Eau et Biodiversité
  • Eau et Changement climatique
  • Eau – Irrigation – Agriculture
  • Déchets – Environnement

Catalogues 2018

 

2018 – Île-de-France
Cycle de formation Nature en ville

Les CAUE d'Île-de-France mettent leur expertise à votre service dans six modules pour appréhender méthodes et stratégies pour intégrer la nature et le paysage dans les projets. Les modules sont répartis de février à octobre 2018 et se déroulent chacun sur une journée en rassemblant un groupe de 30 personnes maximum. Chaque module combine savoirs théoriques, données culturelles et connaissances techniques. Des visites de terrain et des témoignages d’experts et de professionnels nourriront les échanges et contribueront à la recherche de solutions et à la diffusion de nouvelles pratiques.
Tarifs : 100 euros TTC par module, 500 euros TTC pour le cycle complet (6 modules). Le 1er module est gratuit en accompagnement d’un ou plusieurs modules de la formation. Les tarifs de formation ne prennent pas en charge les frais de repas.

  • Module 1 : Nature en ville : de quoi parle-t-on ? – Jeudi 15 février 2018
  • Module 2 : Positionner l'agriculture comme une composante du projet urbain – Jeudi 5 avril 2018
  • Module 3 : Aménager et gérer durablement les espaces verts – Jeudi 3 mai 2018
  • Module 4 : Gérer de façon alternative les eaux pluviales – Jeudi 7 juin 2018
  • Module 5 : Maintenir et développer la place de l'arbre en ville – Jeudi 20 septembre 2018
  • Module 6 : Protéger et gérer le patrimoine arboré – Jeudi 4 octobre 2018

CAUE-IdF – Nature en ville  

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'homme, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières