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Instantanés juillet-août 2017

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 

 

OCÉANS
L’Assemblée de la COI-UNESCO récompense des scientifiques spécialistes de l’océan
L’Assemblée de la Commission océanographique intergouvernementale (COI), organisée tous les deux ans depuis 1961, est traditionnellement ponctuée par les Conférences à la mémoire d’Anton Bruun et N.K. Panikkar, livrées par des spécialistes de l’océanographie, de la météorologie et des sciences marines. La Dr Véronique Garçon (France) et la Dr Suchana ‘Apple’ Chavanich (Thaïlande) ont été reconnues lors de cette 29ème session. La présidente internationale du comité scientifique du projet SOLAS (Surface Ocean Lower Atmosphere Study), Dr Véronique Garçon, a mis l’accent sur les conséquences de la baisse des taux d’oxygène dans l’océan côtier et en haute mer lors de sa conférence à la mémoire d’Anton Bruun. Le manque d’oxygène laisse une empreinte significative sur les processus biogéochimiques ainsi qu’écologiques et influe également sur les biens et services des écosystèmes. La nécessité d’éduquer, d’informer et de définir des stratégies de politique et de gestion de la désoxygénation sera essentielle pour la santé future de l’océan. "Si nous continuons ainsi, la plupart des organismes marins auront un risque d’impact très élevé d’ici 2100. Nous, les humains, devons montrer une volonté inébranlable de construire la trajectoire future du climat terrestre vers la durabilité, l’habitabilité et le bien-être", a-t-elle soutenu. En réponse aux demandes des scientifiques et des États membres exigeant une coopération accrue et une meilleure communication à propos de la faible concentration d’oxygène dans les milieux marins, la COI a créé en décembre 2015 le Global Ocean Oxygen Network (GO2NE), dont Dr Garçon est membre, qui met l’accent sur l’oxygène à la fois en haute mer et dans les zones côtières, et également sur les altérations causées par le changement climatique et l’eutrophisation.
La Dr Suchana 'Apple' Chavanich a livré sa conférence à la mémoire de N.K. Panikkar sur le renforcement des capacités et le transfert de technologies, en mettant l’accent sur la conservation et l’utilisation durable des récifs coralliens dans le Pacifique occidental. Dr Chavanich est actuellement professeure agrégée à l’Université Chulalongkorn en Thaïlande et chef de projet de la biodiversité et de la conservation marines côtières dans le Pacifique occidental au sein de la COI/WESTPAC. "Afin de faire une différence dans la protection de nos écosystèmes de récifs coralliens, nous devons renforcer les capacités, et pas seulement au sein des communautés scientifiques. En tant que scientifiques, nous devons sortir de notre zone de confort et toucher le secteur privé, les gouvernements, les jeunes, les ONG", a-t-elle expliqué. Elle a particulièrement insisté sur l’importance de la communication scientifique : plus les scientifiques partagent leurs recherches avec la population, par exemple grâce aux médias sociaux, plus la communauté sera apte à comprendre l’importance de la science dans leur vie. "Rappelez-vous que le public comprend mieux à travers des histoires, et non des théories", a-t-elle ajouté.
Dr Garçon s’est vu décerner la Médaille Anton Bruun et Dr Chavanich la Médaille N.K. Panikkar par le secrétaire exécutif, Vladimir Ryabinin, et le président de la COI, Peter Haugan.
UNESCO  

 

L’océan dont nous avons besoin pour l’avenir que nous voulons
Les États membres de la COI lancent un appel pour une Décennie de l’océanologie
Le deuxième jour de la 29ème session de l’Assemblée de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO était consacré à l’avenir de l’océan et au rôle que la COI peut jouer dans son façonnement. Les délégués et les différents panélistes ont eu l’occasion de partager leurs points de vue lors d’une discussion de haut niveau sur la proposition d’une Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable 2021-2030. Le président de la COI, Peter M. Haugan, modérait les échanges au cours desquels les intervenants ont abordé des questions d’une importance fondamentale pour la réussite de la mise en place de la Décennie, telles que les lacunes en matière de connaissances, l’interdisciplinarité, l’interface science-politique, les partenariats, le partage des données, les mécanismes de renforcement des capacités ainsi que les résultats attendus. La directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a souligné la nécessité d’une sensibilisation accrue du public et d’une meilleure transformation de la connaissance scientifique de l’océan en politiques efficaces pour améliorer la gouvernance. "L’océan est vital pour nos cultures, nos économies, nos vies et la survie de notre planète. Combien de fois devrons-nous tirer la sonnette d’alarme ? Les habitudes actuelles conduiront l’humanité à la catastrophe. Nous devons agir maintenant", a-t-elle appelé. Dessima Williams, conseillère spéciale auprès du Président de l’Assemblée générale de l’ONU, a expliqué que seule une initiative de l’ampleur de la Décennie de l’océan pourrait aider à atteindre les buts et objectifs de l’Agenda 2030. Elle a également mentionné les engagements volontaires pris à l’occasion de la Conférence de l’ONU sur les océans (5-9 juin), notant que "45 % des engagements volontaires proviennent de gouvernements, 26 % d’ONG et de la société civile, et 6 % d’institutions académiques et scientifiques." L’Organisation météorologique mondiale (OMM), partenaire de longue date de la COI, était représentée par son secrétaire général adjoint, Wenjian Zhang. "Nous sommes partenaires dans la nature, par nature et pour la nature car nous appartenons tous à un seul et même système naturel. Nous avons besoin d’une approche holistique comprenant des observations, des recherches, des services et une coopération internationale afin de maximiser la synergie entre toutes les parties prenantes et assurer la réussite de la Décennie de l’océan", a-t-il expliqué. En ce qui concerne la meilleure façon de concevoir la Décennie, la directrice exécutive du Conseil international pour la science (ICSU), Heide Hackmann, a suggéré aux États membres trois priorités : l’inclusion et la diversité des acteurs de tous les secteurs (gouvernements, secteur privé, société civile, communauté scientifique) ; la mise en place de partenariats efficaces et mutuellement bénéfiques ; et la nécessité d’un investissement accru dans les initiatives de sensibilisation du public. En s’appuyant sur le débat et les discussions de l’Assemblée, les États membres de la COI ont approuvé la proposition d’une Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable, qui sera mise en place de 2021 à 2030. La résolution a été transmise symboliquement au président de l’Assemblée générale des Nations unies, Peter Thomson. La résolution de la Décennie de l’océanologie devrait être présentée à la 72ème session de l’Assemblée générale de l’ONU à l’automne, ce qui déclencherait la préparation par la COI d’un plan de mise en œuvre pour la Décennie sur une période de deux ans.
Décennie de l'océan

 

FORÊTS
De nouvelles directives de la FAO en faveur de la surveillance des ressources forestières
Des données forestières fiables et variées sont essentielles afin de mesurer les progrès effectués en vue de réaliser les ODD. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture – FAO, a développé de nouvelles directives visant à aider les pays à développer des systèmes nationaux de surveillance des forêts.
Afin de respecter leurs engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et du Programme de développement durable à l'horizon 2030, les pays devront recueillir davantage de données détaillées sur les forêts. Il s'agit donc non seulement d'informations sur la taille, la croissance ou encore le déclin des forêts mais aussi sur les aspects clés de la gestion durable des forêts, tels que le rôle des forêts dans la protection de la biodiversité, la réduction des effets du changement climatique et la fourniture d'autres services écosystémiques. De plus, les informations forestières liées aux aspects socio-économiques dont la contribution des forêts aux moyens d'existence et à la réduction de la pauvreté sont devenus essentielles pour les travaux de planification nationale. Les Directives volontaires sur le suivi national des forêts visent à aider les pays à recueillir, compiler et analyser des données sur les ressources forestières afin de leur permettre d'adopter des pratiques et  d'élaborer des politiques basées sur des preuves tangibles, qui les aideront à instaurer une gestion durable des ressources forestières, conformément aux Objectifs de développement durable. "La demande pour des données forestières fiables, actualisées et plus variées et pour de plus importantes capacités analytiques au niveau national a considérablement augmenté ces dernières années", a déclaré Eva Mueller, directrice de la division de la FAO chargée des politiques et des ressources forestières. "Ces directives, qui s'appuient sur les expériences et leçons apprises par les pays membres de la FAO au cours des projets nationaux de surveillance des forêts, proposent de bonnes pratiques, un cadre de travail ainsi que des méthodes utiles qui serviront à planifier et à mettre en œuvre une surveillance nationale des forêts polyvalente", a-t-elle ajouté.
Les forêts sont des systèmes complexes et leur surveillance implique une variété de données et de sources d'information. Il est commun pour les inventaires forestiers de recueillir plus de 100 variables. En 2010, seuls 45 pays dans le monde étaient capables d'évaluer les changements apparus en zone forestière et leurs caractéristiques grâce à des inventaires nationaux des forêts effectués régulièrement, soulignant ainsi un important fossé informationnel. Il est par ailleurs très probable que les données collectées soient incomplètes.
FAO

 


URGENCE
Semaine mondiale de l’eau
Plus de 180 millions de personnes manquent d’eau potable dans les pays ravagés par les conflits ou les troubles
 
Les enfants vivant dans des situations précaires risquent quatre fois plus que les autres de ne pas avoir un accès de base à l’eau potable.  L’UNICEF a communiqué, dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau (World Water Week, Stockholm) que plus de 180 millions de personnes dans le monde vivant dans des pays touchés par les conflits, la violence et l’instabilité n’ont pas d’accès de base à l’eau potable. "L’accès des enfants à l’eau potable et à l’assainissement, spécialement lors de conflits et de situations d’urgence, est un droit, et non un privilège", a déclaré Sanjay Wijesekera, responsable de l’UNICEF pour le secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement. "Dans les pays touchés par la violence, le déplacement, les conflits et l’instabilité, le moyen de survie le plus fondamental  – l’eau – doit être prioritaire."  Selon une étude récente de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la santé, les personnes vivant dans des situations précaires risquent quatre fois plus que les autres, de ne pas avoir accès à l’eau potable. Sur les 484 millions de personnes vivant en situation précaire en 2015, 183 millions n’ont pas accès aux services d’eau potable les plus fondamentaux.  Au Yémen, un pays souffrant de l’impact de deux années de conflit, les réseaux d’approvisionnement d’eau desservant les plus grandes villes du pays, présentent un risque imminent de ruptures à cause des dégâts et des dégradations dus à la guerre. Dans ce pays, environ 15 millions de personnes ont été coupées de tout accès quotidien à l’eau potable et à l’assainissement. En Syrie, où le conflit fait rage depuis près de 7 ans, environ 15 millions de personnes, dont 6,4 millions d’enfants, ont besoin d’eau potable. Durant la guerre, l’eau a fréquemment été utilisée comme arme : pour l’année 2016 uniquement, il y a eu au moins 30 coupures d’eau volontaires, y compris à Alep, Samas, Hama, Raqqa et Dara, où des pompes ont été détruites et où l’eau a été contaminée. Dans les régions du nord-est du Nigéria touchées par les conflits, 75 % des infrastructures hydriques et sanitaires ont été endommagées ou détruites, laissant 3,6 millions de gens dépourvus d’eau potable et des services fondamentaux. "Dans beaucoup trop de cas, les infrastructures sanitaires et d’approvisionnement en eau ont été attaquées, détruites ou dégradées, entraînant des situations d’effondrement. Quand les enfants ne peuvent pas boire de l’eau potable, et lorsque les installations sanitaires sont en ruines, la malnutrition et les maladies mortelles, comme le choléra apparaissent inexorablement", a déclaré Sanjay Wijesekera. Au Yémen par exemple, les enfants représentent plus de 53 % du demi-million de cas de choléra suspectés et de diarrhée aqueuses aiguës communiqués jusqu’à présent. La Somalie souffre de la plus importante épidémie de choléra de ces cinq dernières années, avec près de 77 000 cas de choléra/diarrhées aqueuses aiguës signalés. Et au Soudan du Sud, l’épidémie de choléra est la plus sévère que le pays ait jamais connue, comptant plus de 19 000 cas répertoriés depuis juin 2016. Au nord-est du Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen, menacés par la famine, près de 30 millions de personnes, dont 14,6 millions d’enfants, ont un besoin urgent d’eau potable. On estime cette année à plus de 5 millions les enfants souffrant de malnutrition. 1,4 million d’entre eux souffrent de malnutrition sévère.
UNICEF



INITIATIVE
Changement climatique & sécurité alimentaire
Un nouveau programme d’action mondial aidera les PEID à relever les défis
 
Lancé depuis le siège de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), un nouveau Programme d'action mondial initié par les Nations unies vise à relever les défis pressants liés à la sécurité alimentaire, à la nutrition et aux impacts du changement climatique auxquels sont confrontés les petits États insulaires en développement (PEID). Le programme est une initiative conjointe de la FAO, du Département des Affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES) et du Bureau du Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (OHRLLS). En raison de leur petite superficie et de leur isolation, les PEID sont particulièrement menacés par les catastrophes naturelles et par les impacts du changement climatique. Nombreux sont ceux à ne disposer que de très peu de terres cultivables et à être dépendants de l'agriculture de petite échelle, des ressources océaniques et des importations aux prix élevés. Le Programme d'action mondial vise à réaliser trois objectifs : i) créer un environnement propice pour la sécurité alimentaire et la nutrition ii) promouvoir des systèmes alimentaires durables, résilients et nutritifs et iii) autonomiser les populations et les communautés pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. "Les effets du changement climatique sont particulièrement préoccupants. Ils affectent tout ce que nous envisageons de faire dans les PEID", a indiqué le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, faisant notamment référence à la vulnérabilité de ces pays face à la hausse du niveau de la mer et à la fréquence accrue des évènements météorologiques extrêmes à l'image des  tsunamis, des tempêtes, des inondations et des sécheresses. Concernant la situation nutritionnelle, il a déclaré que "le triple fardeau de la malnutrition est une réalité dans plusieurs PEID. Cela signifie de la sous-alimentation, des carences en micronutriments et un taux élevé d'obésité qui coexistent dans le même pays, les mêmes communautés, voire les mêmes foyers."
FAO


CONCOURS MONDIAL
Lutte contre la pollution plastique marine : Concours mondial ouvert aux étudiants
ONU Environnement et Think Beyond Plastic lancent un concours encourageant l’innovation mondiale destiné aux étudiants pour lutter contre le plastique dans les océans. Les gagnants seront invités à la 6ème Conférence internationale sur les déchets marins à San Diego, en Californie, et recevront des soutiens pour développer leurs idées. Le Concours mondial encourageant l’Innovation pour lutter contre la pollution plastique marine invite les étudiants à travers le monde à présenter de nouvelles idées dans les domaines de l'ingénierie, des communications, de l'économie et de la modélisation des données. Chaque année, 8 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans les océans : l'équivalent d'un camion à ordures chaque minute. Cette pollution menace la survie des poissons et d'autres créatures marines, détruit les écosystèmes marins et côtiers dont dépendent plus de trois milliards de personnes, et met en danger la santé humaine en menaçant la chaîne alimentaire. Sans mesures fortes, il pourrait y avoir plus de plastique que de poisson dans les océans à l’horizon 2050. La date limite d’inscription est fixée au 6 octobre 2017. Pour participer, les étudiants doivent être régulièrement inscrits à un programme d'études supérieures ou de troisième cycle en juin 2017, être appuyés par un membre de leur faculté et soumettre une proposition dans une ou plusieurs des catégories suivantes :

  1. Ingénierie et conception : innovations dans les matériaux, les processus de fabrication, la conception d'emballage et domaines liés, entraînant une réduction mesurable de la pollution plastique en mer.
  2. Communication : produits multimédias, applications mobiles et récits novateurs qui sensibilisent et inspirent l'action publique contre la pollution plastique.
  3. Économie : méthodologies innovantes pour évaluer l'impact économique de la pollution plastique et / ou nouveaux modèles financiers et commerciaux pour remédier aux dysfonctionnements du marché.
  4. Prévision et récupération : développement d'outils analytiques (algorithmes, modèles, identification de "hotspots") pour mieux capturer et évaluer les données de la pollution plastique et proposer des solutions.

Un vainqueur par catégorie sera annoncé lors de la 6ème Conférence internationale des débris marins à San Diego, en Californie, qui aura lieu du 12 au 16 mars 2018. Les gagnants auront l’opportunité de présenter leurs idées lors de la conférence et e participer au programme d'accélération annuel de Think Beyond Plastic, qui fournit mentorat et soutien afin de rendre les idées gagnantes commercialement viables.
Marine Plastics Innovation Challenge

 


DISTINCTIONS
Ryan Thorpe and Rachel Chang from the USA win 2017 Stockholm Junior Water Prize
Two students from the USA, Ryan Thorpe and Rachel Chang, received the 2017 Stockholm Junior Water Prize for their novel approach to detect and purify water contaminated with Shigella, E. coli, Salmonella, and Cholera. H.R.H. Crown Princess Victoria of Sweden presented the prize at a ceremony during World Water Week in Stockholm. As the pair received the prize, Rachel Chang said: "I'm feeling so overwhelmed with emotions. All the projects here are absolutely amazing, truly of the highest quality. So, to be able to win such an achievement, it feels incredible." In its citation, the Jury said: "This year's winning project embodies the fundamental principle of providing safe drinking water. The winner's motivation is to eliminate millions of human deaths each year. The project developed a unique, rapid, and sensitive method to identify, quantify and control water contaminants." The students constructed a system that detects and purifies water contaminated with Shigella, E. coli, Salmonella, and Cholera more rapidly and sensitively than conventional methods. Their system detects as little as one reproductive bacteria colony per litre instantaneously and eliminates bacterial presence in approximately ten seconds. In contrast, conventional methods have detection limits of up to 1000 colonies and take one to two days. The students' novel approach could prevent the contraction and outbreak of waterborne diseases and expand potable water throughout the world. "This method is applicable to both developed and developing world. The winning project has used fundamental science in an elegant way to address pathogenic bacteria in drinking water. The project has the potential to revolutionize the future of water quality," the Jury said. "This is a very inspiring project that takes on one of the world's biggest challenges, providing clean drinking water for all. Methods like these can unlock huge human potential, when access to safe drinking water, and by extension health, improves among hundreds of millions of people," said Torgny Holmgren, Executive Director of SIWI.
The Stockholm Junior Water Prize competition brings together the world's brightest young scientists to encourage their continued interest in water and the environment. Teams from 33 countries competed in the 2017 finals.
World Water Week – Stockholm


La bouche C la vie, Grand Prix au festival Deauville Green Awards 2017
Présenté en compétition à la 6ème édition du festival Deauville Green Awards, le clip "La bouche C la vie" a remporté le Trophée Or de la catégorie "Habitat, bâtiments et urbanisme", mais plus encore le Grand Prix de la compétition des films d’entreprises et de collectivités. Réalisé à l’initiative de Veolia Eau d’Île-de-France, délégataire du SEDIF (Syndicat des Eaux d’Île-de-France), ce film de sensibilisation vise à lutter contre les ouvertures sauvages de bouches incendie en périodes de fortes chaleurs. Sur des textes du rappeur Youssoupha, et avec la participation du basketteur Mam Jaiteh, le clip  s’inscrit dans l’actualité sur le ton d’une communication responsable et ajustée à son public.  Pas besoin de faire du quartier une piscine olympique, si le grand bain n'est pas au quartier le quartier ira au grand bain. "La bouche C la vie" a été réalisé par Vincent Lorca, avec le concours actif de la mairie d’Aubervilliers, de son centre aéré, et de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris.
La bouche C la vie

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Europe

 

 


Commission européenne
Perturbateurs endocriniens : Une bataille d’arrière-garde contre l’évidence scientifique
La Commission européenne a obtenu un vote sur ses propositions de définition des perturbateurs endocriniens sur la base de la définition de l’OMS, en élargissant aux catégories "perturbateurs endocriniens avérés" et "perturbateurs endocriniens présumés", mais en maintenant le principe d’une exemption pour les pesticides agissant sur les arthropodes. Les scientifiques spécialistes des perturbateurs endocriniens ont rappelé régulièrement que cette exemption ne repose sur aucun fondement scientifique sérieux car la proximité est grande entre les systèmes endocriniens de l’ensemble des espèces. Le Réseau Environnement Santé (RES) regrette que la France ait voté cette résolution, se dissociant ainsi de la Suède et du Danemark. Le RES prend acte néanmoins des 9 engagements des ministres de la Transition écologique, de la Santé et de l’Agriculture de développer une politique ambitieuse à l’échelle nationale d’élimination des perturbateurs endocriniens, sans prise en compte de ces critères d’exemption et plus largement d’extension de la Stratégie nationale Perturbateurs endocriniens et d’augmentation des moyens des agences et du Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens.
L’enjeu est aujourd’hui d’éliminer les perturbateurs endocriniens de notre environnement qui représentent un facteur majeur de la croissance des maladies chroniques. Les États généraux de l’alimentation doivent être l’occasion de mettre en œuvre cette politique, car 80 % des perturbateurs endocriniens proviennent de l’alimentation. Le RES demande que ces États généraux rassemblent toutes les parties prenantes et pas seulement les exploitants agricoles et la grande distribution. Le RES demande également une grande loi de santé environnementale permettant de doter la France des outils pour faire face à cette épidémie.
Réseau Environnement Santé

 

France
Perturbateurs endocriniens : Le gouvernement annonce une accélération des mesures nationales
Les États membres européens ont adopté en comité la définition des perturbateurs endocriniens utilisés dans les pesticides. Dans le même temps, la Commission européenne a pris des engagements pour accélérer sa politique de lutte contre ces substances chimiques interférant avec les systèmes hormonaux. Pour protéger au mieux la santé des Français, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation prendront des mesures nationales complémentaires. Les États membres de l’Union européenne ont adopté, mardi 4 juillet, les critères de définition des perturbateurs endocriniens utilisés dans les pesticides. Ce vote met fin à quatre années de retard pour l’interdiction de ces substances dangereuses. Par rapport au premier projet proposé par la Commission en juin 2016, la définition adoptée concerne aussi les perturbateurs endocriniens présumés. Il s’agit d’une avancée importante pour la santé et l’environnement. Le gouvernement français s’est fortement mobilisé ces dernières semaines pour renforcer l’ambition du dispositif, et prend note des garanties supplémentaires obtenues et annoncées ce jour par la Commission européenne :

  • l’application immédiate des nouveaux critères aux substances en cours de réévaluation au niveau communautaire ; 
  • le lancement d’une stratégie européenne prenant en compte toutes les expositions possibles, notamment dans les jouets, les cosmétiques et les emballages alimentaires ;
  • la mobilisation de 50 millions d’euros complémentaires en faveur de la recherche sur les effets des perturbateurs endocriniens, dès 2018 ;
  • la présentation rapide d’une évaluation de l’efficience de ces critères et de l’effet des exemptions introduites.

Dans l’attente de l’évaluation par la commission des dispositions du texte entraînant l’exemption de certaines substances agissant comme des perturbateurs endocriniens, la France a décidé en outre d’engager dès à présent des mesures nationales. S’agissant des substances concernées par l’exemption prévue, dès lors que des préoccupations s’expriment, le gouvernement s’engage à utiliser la procédure prévue par le droit européen permettant, sur la base d’analyses scientifiques et techniques menées au niveau national, d’interdire la mise sur le marché français de produits contenant ces substances. Les ministres de la Transition écologique et solidaire, des Solidarités et de la Santé, et de l’Agriculture et de l’Alimentation, saisiront l’ANSES pour mener une évaluation des risques des produits les plus utilisés contenant ces substances. Les remises de rapports seront suivies dans le mois de travaux conjoints avec les industriels, les agriculteurs et la société civile pour apprécier la décision à prendre à la lumière de cette évaluation et conduire, le cas échéant, l’État à interdire certains produits au niveau national. Le gouvernement prend également des mesures pour améliorer la transparence sur les produits phytopharmaceutiques et biocides mis sur le marché français, et qui contiennent des perturbateurs endocriniens et va également renforcer l’information des consommateurs et augmenter les moyens de la recherche sur les perturbateurs endocriniens et leur substitution.
Transition écologique et solidaire France

 

Publication de la liste des produits pesticides contenant une substance susceptible d'être perturbatrice endocrinienne

Comme annoncé par les ministres de la transition écologique, de la santé et de l'agriculture le 4 juillet dernier, le ministère de la transition écologique a rendu publique la liste des produits pesticides contenant une substance susceptible d'être perturbatrice endocrinienne.

Liste des produits  

 

Le grand oral de Nicolas Hulot au Sénat 
Mercredi 12 juillet, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, est venu défendre son Plan Climat devant la commission de l'aménagement du territoire du Sénat. Rappelant son objectif prioritaire de définir ensemble une vision et les modalités pour y parvenir, le ministre a cité quatre grands domaines d’engagement  – la transition énergétique ; la santé et l’environnement ; l’agriculture et l’alimentation ; enfin, l’économie, l’écologie et les territoires –  devant faire l’objet d’une nouvelle dynamique et de trajectoires assorties de conditions d’irréversibilité, qui seront clairement définies dans un souci de cohérence et de prévisibilité pour les acteurs.  Concrètement, le ministre a successivement évoqué plusieurs sujets : l'interdiction de nouveau projet d'exploration d'hydrocarbures, la réduction du parc nucléaire, l’évaluation des perturbateurs endocriniens. S’y sont ajoutées, au cours du débat, les questions de la Rance (victime d’une sur-sédimentation causée par l’usine marémotrice), la (nouvelle) mise en pause du grand projet de canal Seine-Nord (en panne de financement), le "mitage" des territoires par les éoliennes, etc. Au cours de son exposé, Nicolas Hulot est également revenu sur la méthode qui devra inspirer le processus des réformes, devant être celle initiée par les accords de Grenelle. "Le XXIe siècle est le moment du bilan, celui aussi de dévouer notre intelligence et nos technologies au progrès", a déclaré le ministre. 
Audition – Sénat  

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LE PLAN CLIMAT

Préparé à la demande du Président de la République et du Premier ministre, le Plan Climat présenté le 6 juillet  vise à mobiliser l’ensemble du gouvernement sur les mois et années à venir pour faire de l’Accord de Paris une réalité pour les Français, pour l’Europe et pour l’action diplomatique de la France. Avec la volonté de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C, l’Accord de Paris fixe un cap ambitieux pour lequel la France a le devoir de montrer la voie de la mise en œuvre. Avec le Plan Climat, la France accélère son application opérationnelle de l’Accord de Paris et dépassera ses objectifs initiaux à travers six axes : 

  • Rendre irréversible la mise en œuvre de l’Accord de Paris ;
  • Améliorer le quotidien de tous les Français ;
  • En finir avec les énergies fossiles et s’engager dans la neutralité carbone ;
  • La France n° 1 de l’économie verte ;
  • Encourager le potentiel des écosystèmes et de l’agriculture ;
  • Intensifier la mobilisation internationale sur la diplomatie climatique.

"Les enjeux climatiques sont la pierre angulaire de la solidarité universelle. Il est de notre devoir de dépasser nos objectifs, d’aller plus loin, plus vite. Je souhaite que la transition écologique et solidaire, cette formidable opportunité tant économique, environnementale que sociétale, puisse améliorer le quotidien de tous Français. Et cette solidarité, nous devons aussi la partager à l’international", a déclaré Nicolas Hulot.

pdf Le Plan Climat – dossier de presse
pdf Le Plan Climat

 

Assemblée générale de la FP2E : Relever les défis de l’eau au cours des prochaines années
Dans le contexte de renouvellement des institutions politiques qui marque l’année 2017, la FP2E a contribué au débat public en adressant aux candidats à l’élection présidentielle sa perception des grands défis qui se présentent en matière d’eau et d’assainissement, et ses 10 propositions pour les relever au cours du prochain quinquennat. Lors de son Assemblée générale, le 5 juillet, la FP2E a invité d’autres parties prenantes du secteur à prendre part à sa réflexion sur les priorités à adopter en matière de politique de l’eau au cours de la nouvelle mandature. Bertrand Camus, président, a ouvert une table ronde intitulée "Relever les défis de l’eau dans les années à venir" autour de laquelle Sophie Auconie, co-présidente du Cercle Français de l’Eau, Élodie Martini-Cousty, administratrice de France Nature Environnement, et Jean Launay, président du Partenariat Français pour l’Eau, ont apporté leurs visions respectives en vue de nourrir la démarche d’analyse et de sensibilisation autour des enjeux identifiés par la FP2E : l’adaptation des services publics d’eau et d’assainissement  à la transition écologique ; la résorption de la fracture territoriale sur le plan de la qualité de l’eau et de la performance globale des services d’eau ; une meilleure utilisation de l’argent public ; une relance des investissements dans les infrastructures au niveau local et une meilleure mobilisation des fonds européens pour cela ; la sécurité des usagers-citoyens (sur les plans des pollutions émergentes et de la prévention des inondations notamment). La fédération a mis en perspective la gestion des services d’eau et d’assainissement au regard des enjeux du changement climatique et de la transition écologique en particulier. Elle préconise, notamment, d’inciter les élus locaux à exercer leur droit à l’expérimentation afin de développer de nouveaux modèles alliant efficacité environnementale, solidarité et pérennité économique.
FP2E  – Les 10 propositions pour relever les 5 défis de l’eau (détail) 

 

DÉFI 1 : LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
L’eau, acteur-clé de l’économie circulaire, encourageons-la !
Proposition 1 : Libérer l’innovation par des dispositifs incitatifs et de nouveaux modèles économiques

DÉFI 2 : LA BONNE UTILISATION DE L’ARGENT PUBLIC
La nouvelle organisation du territoire, une occasion à saisir pour améliorer le rapport qualité/prix des services d’eau !
Proposition 2 : Accentuer les effets bénéfiques de la concurrence pour les consommateurs 

DÉFI 3 : LA RELANCE DES INVESTISSEMENTS, UN LEVIER POUR L’EMPLOI 
Les infrastructures de l’eau en attente de renouvellement, n’en laissons pas la charge aux générations futures ! 
Proposition 3 : Permettre aux collectivités locales de réinvestir sans alourdir la facture d’eau
Proposition 4 : Aller vers une politique sociale de l’eau efficace, ciblée et cohérente
Proposition 5 : Agir pour une Europe porteuse de nos projets  

DÉFI 4 : RÉDUIRE LA FRACTURE TERRITORIALE
Un service de l’eau à deux vitesses, osons y mettre fin ! 
Proposition 6 : Exiger une bonne qualité de l’eau en zone rurale et en zone urbaine
Proposition 7 : Lancer un plan national "services d’eau intelligents" au bénéfice de tous les consommateurs  

DÉFI 5 : LA SÉCURITÉ
L’eau, un bien vital et précieux, préservons-la !
Proposition 8 : Prémunir des inondations les usagers exposés
Proposition 9 : Protéger l’eau des actes malveillants
Proposition 10 : Lutter contre les pollutions émergentes 

 

Paris Seine Ouest
Suez inaugure aux portes de Paris son centre VISIO, pour une vision et un pilotage à 360° de l’eau dans le territoire
Mardi 4 juillet, Bertrand Camus, directeur général Eau France et Gilles Boulanger, directeur Paris Seine Ouest, ont inauguré le centre de pilotage VISIO du Pecq. Le centre de pilotage regroupe l’ensemble des équipes, outils et technologies numériques permettant de piloter en temps réel les services d’eau et d’assainissement de huit départements franciliens. Face aux enjeux liés à l’urbanisation croissante et à la raréfaction de la ressource en eau, les collectivités s’engagent dans une politique de gestion durable de l’eau. Avec le centre VISIO Paris Seine Ouest, Suez accompagne les collectivités en leur proposant un dispositif digital de gestion des services d’eau et d’assainissement. Le centre permet en effet un suivi en temps réel du service de l’eau et garantit encore plus de réactivité dans la planification des interventions sur le terrain, une meilleure performance – y compris énergétique – des installations et des réseaux, et un plus grand partage de l’information et des données avec les parties prenantes. Bertrand Camus, directeur général Eau France de Suez, déclare : "Nos centres VISIO illustrent notre avance en matière d’innovation au service des territoires, alliant compétences humaines et moyens technologiques. Je suis ravi d’inaugurer aujourd’hui le Centre VISIO Paris Seine Ouest, le 11ème en deux ans, qui offre aux collectivités locales un dispositif performant de contrôle et d’aide à la décision." Précurseur dans le domaine de la télérelève et du Smart Water en Europe, Suez met à la disposition des collectivités des technologies innovantes regroupées au sein de VISIO. Ce dernier né intègre en particulier les technologies Aquadvanced Réseaux d’eau et Aquadvanced Assainissement, deux solutions qui permettent d’optimiser la performance des réseaux grâce au suivi de mesures en temps réel : le débit, la pression et la qualité de l’eau, et d’anticiper et de traiter les épisodes pluvieux intenses par des données météorologiques et des mesures de débits. L’ensemble des données collectées par ces différentes solutions sont restituées en temps réel aux équipes du centre VISIO, qui peuvent ainsi surveiller l’exploitation minute par minute, anticiper l’impact des évènements externes (épisodes orageux, pollutions, etc.) sur celle-ci, gérer et analyser les alarmes techniques et assurer le lien avec les interventions planifiées. Le centre supervise 550 installations et 9 000 km de réseaux desservant 1 700 000 habitants en eau potable et 1 800 000 habitants pour l’assainissement collectif sur plus de 150 collectivités.  
Suez

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Seine-Normandie
L’Agence de l’eau attribue 133 millions d’euros d’aides pour la qualité de l’eau
L’objectif du bassin Seine-Normandie est de passer de 39 % des rivières en bon état écologique actuellement, à 62 % à l’horizon 2021. Pour cela, l’Agence de l’eau accompagne financièrement les collectivités locales, les industriels, les agriculteurs et les associations qui engagent des actions pour améliorer la qualité de l’eau et des milieux aquatiques, avec un budget annuel d’aides de 800 millions d’euros. La commission des aides, réunie le 4 juillet, a décidé d’accompagner financièrement 407 projets pour un montant d’aide total de 133 millions d’euros.
Le rythme des investissements dans les stations d’épuration et les réseaux d’assainissement reste soutenu. Ainsi l’agence aide à la réalisation de petites stations comme à Bennières-sur-Seine (Eure) pour 430 000 euros et prépare aussi les travaux de stations de taille beaucoup plus importante comme la future station de Bonneuil-en-France (Val d’Oise) en contribuant à hauteur de 8 millions d’euros à la maîtrise d’ouvrage. En région parisienne, des travaux pour la maîtrise des eaux de pluie afin d’éviter les débordements des réseaux dans la nature en cas de pluie importante, se poursuivent, comme la refonte de l’usine de Clichy (Hauts-de-Seine) où l’agence contribue à hauteur de 33 millions d’euros. L’agence a également accordé 10,7 millions à l’industrie ; la sucrerie Cristal Union va ainsi recevoir 6,6 millions d’euros pour valoriser ses effluents traités et réduire ses rejets en rivière tout en permettant l’irrigation des terres agricoles en période de sécheresse. La protection des captages et l’alimentation en eau potable sont des domaines d’intervention prioritaires, contribuant à assurer une eau potable de qualité pour les 18 millions d’habitants du bassin. Par ailleurs,l'Agence de l’eau a publié son bilan 2016 des aides à l’industrie. En 2016, l’agence a apporté pour l’industrie 36 millions d’euros d’aides pour la réalisation de plus de 93 millions d’euros de travauxPlus de 550 entreprises du bassin, avec le soutien de l’agence, se sont engagées en 2016 dans la réalisation d’actions concrètes ou la recherche de solutions pour : la création ou l’amélioration des capacités d’épuration,  la prévention des pollutions accidentelles et diffuses ; la réduction des pollutions à la source, en favorisant notamment l’infiltration à la source des eaux pluviales ou leur réutilisation ; l’investissement dans des technologies propres, ainsi que des économies d’eau. Les actions de réduction des pollutions concernent les polluants organiques mais aussi des substances dangereuses pour l’eau. Près de 60 % des dossiers d’aides ont été accordés à des artisans, des petites et moyennes entreprises, dans le cadre d’une quarantaine d’actions groupées thématiques et territoriales. Les actions thématiques sont tournées vers les activités qui rejettent des effluents concentrés, potentiellement toxiques pour l’eau : l’entretien et la réparation des véhicules, dans le cadre du contrat d’animation signé avec le Centre national des professionnels de l’automobile jusqu’en 2018 et d’autres partenariats avec les relais locaux (chambres de commerce et d’industrie, chambre des métiers et de l’artisanat, syndicats d’assainissement, etc.) ; les activités vinicoles, avec le Comité interprofessionnel du vin de Champagne et le contrat vignes et vins Seine-Amont ; les pressings, avec la proximité de la prochaine échéance réglementaire pour le remplacement des machines utilisant du perchloréthylène ; les laboratoires photo et les imprimeries ; la peinture, avec la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment ou la Fédération française du bâtiment. Les actions territoriales, qui ciblent davantage les métiers de bouche (en vue de réduire les rejets de graisses dans les réseaux et réduire les dysfonctionnements des systèmes d’assainissement) et la conformité des raccordements aux réseaux, représentent plus de 20 % de ces aides, hors animation. La forte implication des chambres consulaires, des organisations professionnelles et des collectivités engagées comme porteurs de ces actions groupées est fondamentale pour améliorer les pratiques de ce très grand nombre d’acteurs économiques et réduire ainsi les pollutions dispersées. 
pdf Plaquette sur les aides de l’Agence de l’eau Seine-Normandie aux acteurs économiques et pour l’engagement d’actions groupées
pdf Bilan 2016 des actions pour l’industrie

 

Artois-Picardie
La Métropole Européenne de Lille aménage un bassin de stockage hors-normes 
Ce bassin, aménagé par la Métropole Européenne de Lille (MEL), est conçu à partir d’une technique innovante car il permet à la fois de lutter contre les inondations et préserver le milieu naturel environnant. D’une profondeur de 27 mètres pour un diamètre de 37 mètres et d’une capacité de stockage de 23 millions de litres d’eau, le bassin de lutte contre les inondations en cours de construction à Roubaix est souvent qualifié de future "cathédrale souterraine". Les dimensions de cette cuve en font l’une des plus impressionnantes de la métropole lilloise. "Dans le cadre du pacte métropolitain d’innovation, l’État a décidé de soutenir ce projet à hauteur de 3,1 millions d’euros. Il s’agit en effet d’un ouvrage structurant qui renforce significativement la protection des personnes contre les inondations", explique Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France "Cet ouvrage est un bel exemple d’une double utilité car au-delà de la protection contre les inondations, il améliore la dépollution des eaux issues des évènements pluvieux. L’Agence de l’eau a contribué financièrement à ce projet, à hauteur de 2 millions d’euros, dont 1,28 million sous forme d’avance remboursable et 0,73 million sous forme de subvention", précise Bertrand Galtier, directeur général de l’agence.
De par son passé industriel et la nature de ses sous-sols, la MEL est confrontée à une ressource en eau fragile et dont la qualité doit être surveillée. La maîtrise des eaux de ruissellement et de leur impact sur le milieu naturel est un défi quotidien. Pour répondre à ce défi et faire face au problème récurrent des inondations, la MEL a mis en place un programme de lutte contre les inondations et met en œuvre des techniques innovantes de gestion des eaux de ruissellement. Aujourd’hui, plus de 130 bassins de stockage (enterrés ou à ciel ouvert) permettent de résorber une grande partie des inondations sur le territoire. Cependant, certains secteurs très urbanisés sont encore exposés au risque d’inondation. C’est le cas à Roubaix (quartier du Trichon), à Wasquehal (quai des Alliés) et à Tourcoing (quartier Blanc Seau), représentant un bassin de vie de 12 000 habitants. En période d’orages, ces secteurs font régulièrement l’objet d’inondations aussi bien sur la chaussée que dans les maisons. Le ruissellement de ces eaux pluviales jusque dans le milieu naturel engendre également de la pollution diluée. Pour assurer la protection contre les inondations de ces secteurs, tout en limitant le déversement des eaux usées dans les cours d’eau qui les traversent, la Métropole Européenne de Lille a engagé la construction du bassin de Brondeloire à Roubaix, puis à partir de cet été celui de Melbourne à Tourcoing. Ces bassins, construits sur le principe "bi-mode", permettent de cumuler deux fonctions : i) lutter contre la pollution en réduisant les rejets d’eaux usées dans le milieu naturel ; ii) lutter contre les inondations en période d’orages En outre, ces ouvrages enterrés sous un parc urbain (Brondeloire) et sous un complexe sportif (Melbourne) répondent également à la problématique de rareté du foncier disponible en milieu urbain dense et s’inscrivent dans une démarche environnementale globale. "J’ai conscience des problèmes récurrents d’inondations dans ces secteurs de Roubaix et Tourcoing. Ces deux projets emblématiques aujourd’hui à Roubaix et demain à Tourcoing illustrent concrètement notre volonté de poursuivre nos efforts pour lutter contre les inondations", déclare Damien Castelain, président de la Métropole Européenne de Lille. Débutés en janvier 2017, les travaux d’aménagement du bassin de Brondeloire s’achèveront fin 2018 pour une mise en service début 2019. Le montant total de l’ouvrage est de 10 millions d’euros. Il est financé en partie par l’État à hauteur de 3,1 millions d’euros dans le cadre du pacte métropolitain d’innovation et par l’Agence de l’eau Artois-Picardie à hauteur de 2 millions d’euros.
Photo Vincent Lecygne / MEL : Le bassin de Brondeloire à Roubaix. 
Agence de l’eau Artois-Picardie

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ARB Bourgogne-Franche-Comté : Ouverture de la consultation au public
Dans le cadre de la préfiguration d’une agence régionale de la biodiversité (ARB), la Région Bourgogne-Franche-Comté a lancé une concertation auprès du grand public sur le projet d’ARB mené en partenariat avec l’Agence française pour la biodiversité (AFB). Les citoyens et les partenaires sont invités à donner leur avis sur ce projet et contribuer au débat sur : les pistes d’action de la future agence régionale de la biodiversité, son rôle, ses priorités d’intervention, sa plus-value par rapport à l’existant.
La consultation est ouverte jusque fin de l’automne 2017.
Plateforme collaborative

 

Adour-Garonne
La stratégie est ouverte à la consultation

Le projet de SOCLE – stratégie d’organisation des compétences locales de l’eau – Adour-Garonne a été élaboré au 1er semestre 2017 en s’appuyant notamment sur les contributions des instances de bassin (mission d’appui technique de bassin, commission planification, comité de bassin) et de divers acteurs. Ces échanges au sein des instances ont été l’occasion de présenter l’état des lieux et les recommandations et ont permis d’améliorer le contenu du projet de SOCLE qui est soumis à la consultation. Ce projet est mis à la disposition des collectivités et groupements concernés par voie électronique, pour consultation, jusqu’au 30 septembre 2017. Il comprend un document principal et ses annexes ainsi qu’un atlas cartographique. Il sera soumis à l’avis du comité de bassin, avant d’être arrêtée par le préfet coordonnateur de bassin fin 2017. Cette période de consultation auprès des collectivités et de leurs groupements doit permettre de poursuivre les travaux dans une logique progressive et ascendante, sachant qu’au-delà de l’adoption de la SOCLE Adour-Garonne fin 2017, une nouvelle version de SOCLE sera travaillée dès 2019 afin d’être intégrée aux documents d’accompagnement du futur schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE 2022-2027) prévu d’être adopté fin 2021.
Détails de la consultation
pdf SOCLE en Adour-Garonne

 

APPELS À PROJETS
Parc naturel marin des Estuaires picards et de la mer d'Opale
Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale lance un appel à projets pour soutenir des démarches intéressantes et novatrices en matière d’inventaire et de valorisation de la toponymie marine et littorale. L’appel à projets du Parc naturel marin a pour objectifs d’identifier, collecter, décrire puis valoriser sous différentes formes les toponymes marins du territoire. Les projets peuvent, par exemple, concerner la réalisation d’études, la création d’outils de communication, l’organisation d’événements, la collecte de mémoire, l’intervention auprès de publics, etc. L’enveloppe globale de l’appel à projets est de 30 000 euros TTC, la participation de l’Agence française pour la biodiversité, dont fait partie le Parc, sera fonction de l’intérêt du projet et ne pourra pas excéder 10 000 euros TTC par projet et 80 % du budget total du projet.
Photo Laurent Mignaux / MEEM-MLHD : Paysage d'hiver en baie de Somme, le feu du Hourdel, une tour blanche de 18 mètres de haut balisant la pointe du Hourdel. 
Agence française pour la biodiversité

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Seine-Normandie : Plan d’action sur les réseaux d’eau potable
L’Agence de l’eau Seine-Normandie lance la 3ème édition de l’appel à projets. Doté de 40 millions d’euros, il finance des travaux de réduction des fuites dans les réseaux de distribution d’eau potable avec un taux d’aide maximal de 50 %. Deux sessions sont ouvertes aux candidats  : le 2 octobre 2017 et le 1er décembre 2017.
Les fuites dans les réseaux d’eau potable génèrent une pression supplémentaire sur la ressource en eau et un surcoût d’exploitation du service d’alimentation en eau potable. Ceci peut être aggravé par la dégradation des équipements de défense incendie, comme récemment, provoquant de véritables "geysers" d’eau dans les rues et la mise en danger de la distribution d’eau potable. La lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau potable contribue à : i) diminuer le prélèvement sur le milieu aquatique – réduire le gaspillage d’énergie ; ii) éviter la consommation inutile de réactifs pour le traitement de l’eau. L’appel à projets "Plan d’action sur les réseaux d’eau potable" cible des travaux résultant des diagnostics conduits par les gestionnaires de la distribution de l’eau potable, ainsi que la sécurisation des équipements de défense incendie. Le premier appel à projets a été lancé fin 2015. Il a financé une dizaine de projets correspondant à une aide globale de 1,5 million d’euros. Le court délai de réponse et les conditions d’éligibilité relativement sévères expliquent le faible nombre de dossiers reçus. Le second appel à projets, lancé mi 2016, a rencontré un succès en finançant une centaine de projets, pour un montant d’aide globale de près de 30 millions d’euros, avec des critères assouplis et le taux d’aide rehaussé. Ce troisième appel cible : les projets de remplacement ou de réhabilitation des canalisations par des travaux structurants et pérennes pour les collectivités rurales et urbaines avec pour ces dernières un critère d’innovation en matière de lutte contre les fuites ;  les projets de sécurisation des équipements de défense externe contre l’incendie, connectés au réseau d’eau sous pression en secteur urbain. Il s’adresse aux collectivités ou établissements de coopération intercommunale du bassin Seine-Normandie compétents en AEP ; et, en milieu urbain,  les acteurs compétents en matière de défense extérieure contre l’incendie (DECI). Un jury composé de l’Agence de l’eau et d’un administrateur de l’agence, membre du conseil d’administration ou de la commission des aides, examinera les dossiers au regard du cahier des charges et sélectionnera les plus performants pour l’environnement. L’enveloppe est de 40 millions d’euros dont 10 millions au maximum pour les projets en milieu urbain pour le bassin Seine-Normandie. Le taux d’aide est au plus de 50 % de subvention. L’aide par projet ou par collectivité territoriale (ou groupement compétent) ne peut dépasser 2 millions d’euros.
Plan d'action sur les réseaux d'eau potable

 

CONCOURS
Concours de data-visualisation sur les ODD
Les Nations unies ont établi une liste de 244 indicateurs, statistiques ou qualitatifs, pour suivre les progrès accomplis à l’échelle mondiale vers la réalisation des 17 objectifs de développement durable (ODD), déclinés en 169 cibles... Infographiste, designer, datascientist, statisticien, développeur ou simplement amateur de data-visualisation : le ministère de la Transition écologique et solidaire a besoin de votre aide pour développer des solutions pédagogiques rendant communicants et lisibles les données et les indicateurs de suivi des ODD. Il vous invite à relever les trois défis suivants en vue de produire des outils d’aide à la décision et à la compréhension :

  1. La mise en œuvre des ODD : Illustrer l'état d'avancement de la France de nos jours à 2030 ;
  2. L’universalité des ODD : Montrer l’avancée de la France dans l’atteinte des ODD par rapport à d’autres pays ;
  3. La transversalité des ODD : Mettre en évidence les interrelations entre ODD ou cibles, en analysant les formulations utilisées dans les intitulés des cibles et indicateurs.

Vous pourrez travailler individuellement ou en équipe. Notez qu'à l'occasion de l'anniversaire de l'adoption de l'Agenda 2030, une data-session sera organisée le 25 septembre, de 15h00 à 17h30 à la Grande Arche de la Défense ; vous pourrez ainsi poser vos questions aussi bien sur les modalités du concours, les données ou le dispositif ODD que sur les défis proposés. Des experts seront présents pour vous répondre. Ce moment convivial sera également l'occasion de rencontrer et d'échanger avec les autres participants et quelques membres du jury.
Data-visualisation sur les ODD

 

Lancement du Grand Prix milieux humides et urbanisme
Dans le cadre du Plan national d’action en faveur des milieux humides 2014-2018, les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires lancent un nouveau Grand Prix milieux humides et urbanisme. Cet appel à candidatures vise à maintenir et à renforcer la dynamique initiée par la première édition, en mettant en avant de nouvelles expériences territoriales de préservation, création ou restauration de milieux humides. Les objectifs du Grand Prix milieux humides et urbanisme 2017 sont de : i) valoriser des opérations réussies d’aménagement et de planification urbaine intégrant les milieux humides dans l’aménagement du territoire ; ii) porter le regard sur des opérations qui méritent d’être connues pour les richesses qu’elles apportent en ouvrant l’aménagement urbain sur la nature, alors que les milieux humides sont encore trop souvent considérés comme des handicaps ou des obstacles à l’aménagement. Sont invitées à y participer toutes les collectivités (communes et leurs groupements, syndicats mixtes), en métropole et outremer. La participation est gratuite. Date limite d’envoi des dossiers : 6 octobre 2017.
Grand Prix milieux humides et urbanisme

 

À VOUS DE VOTER
Le vote des Trophées de l'eau est lancé !
Les belles actions méritent d’être partagées ! L’Agence de l’eau Rhin-Meuse vous invite à choisir vos quatre projets favoris parmi les neuf nominés. Le vote des Trophées de l'eau est une manière originale de découvrir une action concrète en faveur de la protection de l'eau et des milieux aquatiques. Le résultat du vote sera dévoilé lors de la cérémonie des Trophées de l'eau le 8 décembre 2017.
Trophées de l’eau

 

EXPOSITIONS
Empreinte : Un tour du monde des initiatives écologiques réussies   
À l’occasion de la COP21, le collectif Argos, composé de rédacteurs et photographes, a développé un projet documentaire autour des enjeux sociaux et environnementaux du monde d’aujourd’hui. Leur but : replacer l’humain au cœur de l’espace public. L’exposition organisée à Paris au Pavillon de l’Eau présente 10 reportages sur des expériences écologiques en France et à travers le monde. Paysans du Sahel, étudiants américains ou mères de famille sur le delta du Gange : chacun d’entre eux, à son échelle, agit pour réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du dérèglement climatique. Ces pionniers inventent de nouvelles façons de cultiver, de se loger et font chaque jour la démonstration qu’on peut tirer parti des ressources naturelles en préservant durablement la planète. Ils ébauchent une révolution écologique nécessaire pour les générations actuelles et futures, en proposant des modes de vie alternatifs. 
Pavillon de l’Eau

 

Les Parisculteurs : Des projets pour végétaliser et cultiver Paris
Signataire de la charte ʺObjectif 100 hectaresʺ, Eau de Paris contribue au projet ʺParisculteursʺ initié par la ville de Paris en mettant à disposition trois sites qui accueilleront des projets d’agriculture urbaine : les réservoirs d’eau non potable de Charonne et de Grenelle ainsi qu’une parcelle jouxtant le réservoir d’eau potable de Belleville. À travers cet engagement environnemental, Eau de Paris participe ainsi au renforcement de la nature en ville tout en optimisant son patrimoine hydraulique. Une exposition au Pavillon de l’Eau présente ces trois projets ainsi que la trentaine d’autres projets lauréats témoignant d’une grande diversité de mise en œuvre : aéroponie, aquaponie, hydroponie, permaculture, verger, champignonnière, culture en bacs ou en pleine terre, murs comestibles, toits végétaux, semis, plantes grimpantes ou descendantes…
Pavillon de l’Eau  

 

FORMATION
L’OIEau confirme la qualité de son centre de formation
La satisfaction de ses clients, la qualité de ses prestations, la sécurité des personnes, ainsi que la préservation de l’environnement, sont depuis longtemps des priorités de l’Office international de l’eau – OIEau. Le Centre national de formation aux métiers de l’eau de l’OIEau (CNFME) est ainsi certifié depuis 1998 pour la conception et la réalisation de prestations de formation aux métiers de l’eau, sur ses stages "catalogue". En 2017, ce périmètre a été étendu aux stages "à la carte", en intégrant les nouvelles exigences de la version de l’ISO 9001-2015. Suite à la réforme de 2014, tous les financeurs de la formation professionnelle se voient confier la responsabilité du suivi et du contrôle de la qualité des organismes de formation avec lesquels ils travaillent. Ainsi, conformément au décret du 30 juin 2015, six critères de qualité servent désormais de base commune à l’analyse de la capacité des organismes de formation à dispenser des actions de qualité : 1. l’identification précise des objectifs de la formation et son adaptation au public formé ; 2. ’adaptation des dispositifs d’accueil, de suivi pédagogique et d’évaluation aux publics de stagiaires ; 3. l’adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement à l’offre de formation ; 4. la qualification professionnelle et la formation continue des personnes chargées des formations ; 5. les conditions d’information du public sur l’offre de formation, ses délais d’accès et les résultats obtenus ; 6. la prise en compte des appréciations rendues par les stagiaires. Dans ce cadre, les financeurs de la formation professionnelle vérifient que le prestataire bénéficie d’une certification ou d’un label inscrit sur la liste établie par le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (CNEFOP). Les organismes de formation qui bénéficient d’une certification reconnue par le CNEFOP bénéficient alors d’une procédure simplifiée de référencement dans le DataDock. Pour répondre à cette exigence, le CNFME a obtenu la certification VeriSelect Formation professionnelle du Bureau Veritas, le 30 juin 2017, et il est désormais référençable sur le DataDock permettant aux financeurs de la formation professionnelle de vérifier sa conformité aux critères qualité définis par la loi. 
CNFME – OIEau

 

 

Afrique

 

 


URGENCE
Éthiopie : Les éleveurs frappés par la sécheresse ont besoin d’une aide urgente
Il est urgent d’aider les éleveurs à se relancer et éviter de nouvelles pertes de bétail et souffrances en Éthiopie, a averti l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La sécheresse a considérablement affecté les moyens d’existence des éleveurs en endommageant les pâturages et en épuisant les sources d’eau, ce qui a entraîné de nombreux décès au sein des cheptels, en particulier dans le sud et le sud-est du pays tandis que les autres régions se remettent lentement des sécheresses survenues lors des précédentes saisons. Les éleveurs affectés par la sécheresse doivent faire face à une réduction de la production de lait, à des cas de malnutrition en hausse, à une baisse de leurs revenus et à un accès à l’alimentation extrêmement restreint. Près de 8,5 millions de personnes, soit une personne sur douze, souffre de la faim. Parmi elles, 3 ,3 millions vivent dans la région Somali. L’effondrement des moyens d’existence agricoles, suite à la vague de sécheresse, a largement contribué à aggraver la crise alimentaire et nutritionnelle en cours. Pour les familles qui dépendent du bétail, ces animaux peuvent faire toute la différence, entre mourir et survivre, en particulier pour les enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent pour qui le lait est une source vitale d’alimentation. Avec plus de 2 millions d’animaux décédés à ce jour, la FAO concentre ses efforts sur la fourniture d’une aide d’urgence aux communautés pastorales les plus vulnérables et ce, à travers des campagnes de vaccination animale, des traitements, de la nourriture et de l’eau mais aussi en réparant les points d’eau et en aidant à la production de fourrage et de nourriture. "Il est essentiel d’apporter cette aide entre maintenant et octobre, lorsque les pluies sont censées commencer, afin de lancer le processus de reconstruction et d’éviter davantage de pertes animales. Si nous n’agissons pas maintenant, la faim et la malnutrition s’aggraveront au sein des communautés pastorales", a déclaré Abdoul Karim Bah, représentant adjoint de la FAO en Éthiopie. En fournissant de la nourriture supplémentaire et de l’eau au bétail et en aidant à la production de fourrage, la FAO a pour objectif de protéger le bétail reproducteur afin de permettre aux familles affectées par la sécheresse de reconstruire leurs moyens d’existence. Les campagnes de santé animale seront renforcées afin de protéger les animaux, en particulier avant le début de la saison des pluies, lorsque les animaux sont particulièrement faibles et plus vulnérables face aux parasites et autres maladies infectieuses. Pour ce faire, la FAO a besoin de 20 millions de dollars de manière urgente entre août et décembre. En 2017, la FAO est déjà venue en aide à près de 500 000 personnes affectées par la sécheresse en fournissant de la nourriture animale, en menant des opérations de déstockage et des campagnes de santé animale grâce au soutien du Fonds humanitaire éthiopien de la Suisse, de l’Espagne et de la Suède.  
Photo Tamiru Legesse / FAO – La FAO fournit des blocs multinutritionnels (compléments alimentaires pour le bétail) afin de renforcer la santé des animaux. Près de 2 millions d'animaux sont décédés cette année suite à la sécheresse.
FAO 

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AFRIQUE DE L'EST
Le Pape François fait un don à la FAO afin d’aider les populations touchées par les conflits et la sécheresse

Dans le cadre d'une initiative sans précédent, le Pape François a donné 25 000 euros à la FAO en vue de soutenir les efforts de l'organisation visant à aider les populations confrontées à l'insécurité alimentaire et à la famine en Afrique de l'Est. Le Pape François a déclaré que les fonds représentaient "une contribution symbolique pour un programme de la FAO qui fournit des semences à des familles vivant en milieu rural, confrontées aux répercussions des conflits et de la sécheresse". Les remarques du Souverain pontife ont été écrites par Monseigneur Fernando Chica Arellano, observateur permanent du Saint-Siège auprès des agences de l'ONU basées à Rome, dans une lettre adressée à José Graziano da Silva, directeur général de la FAO. Comme l'a relaté Monseigneur Chica dans la lettre, le geste du Pape Francois fait suite à l'engagement qu'il avait pris lors de la Conférence de la FAO du 3 juillet dernier, où il disait "être inspiré par le désir d'encourager les gouvernements".

L'état de famine a été déclaré en février dans plusieurs régions du Soudan du Sud et alors que la situation s'est légèrement améliorée suite à une intensification de l'aide humanitaire, près de 6 millions de personnes peinent toujours à se nourrir chaque jour dans le pays. Pendant ce temps, le nombre de personnes ayant besoin d'une aide humanitaire dans les cinq autres pays est-africains – la Somalie, l'Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda – est actuellement estimé à près de 16 millions, ce qui souligne une hausse d'environ 30 % depuis la fin de l'année 2016.

Le Pape François, qui a fait de la solidarité l'un des thèmes majeurs de son pontificat, est attendu au siège de la FAO le 16 octobre prochain à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de l'alimentation. Cette année, l'événement a pour thème : "Changeons le futur de la migration. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural". 

 

Maroc
Souss-Massa accueillera la plus grande usine de dessalement de l’eau de mer
Mohammed Boussaïd, ministre de l’Économie et des Finances et Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, ont présidé le jeudi 29 juin 2017 à Rabat, la cérémonie de signature des documents contractuels pour la réalisation du projet de dessalement de l’eau de mer pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable dans la région de Souss-Massa.
Le recours au dessalement de l’eau de mer a été dicté par la nécessité d’accompagner le développement de la région Souss-Massa, caractérisée par un grand dynamisme socio-économique, urbanistique et touristique dans la mesure où la région est alimentée actuellement à partir des ressources superficielles à raison de 80 % (barrages de Moulay Abdellah et de Abdelmoumen) ainsi qu’à partir de ressources souterraines à hauteur de 20 % (nappe de Souss). Le projet de dessalement de l’eau de mer pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable dans la région Souss-Massa sera le plus grand du genre à l’échelle mondiale de par sa capacité de production mutualisée pour les besoins de l’irrigation et de l’eau potable. À terme, il permettra de sécuriser l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir et de fournir l’eau pour l’agriculture irriguée à haute valeur ajoutée de la zone de Chtouka. Pour la composante eau potable, le projet de dessalement de l’eau de mer d’une capacité au démarrage de 150 000 m3/jour, qui atteindra 200 000 m3/jour à terme, vise la sécurisation de l’alimentation en eau potable au profit d’une population de 2,3 millions d’habitants à l’horizon 2030 dont 20 % en milieu rural. Ce projet de grande envergure permettra également de porter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural à 100 % au niveau du Grand Agadir, d’accompagner le développement socio-économique de la région et de préserver les ressources en eau souterraines. Le projet s’étalera sur une superficie nette de 9 000 hectares au démarrage et 13 600 hectares à terme. Le coût des investissements initiaux (CAPEX) est estimé à 2,74 milliards de dinars. Dans son intervention, le ministre de l’Économie et des Finances a souligné l’approche innovante au niveau de la conception et du montage qui repose sur le partenariat public-privé caractérisant ce projet. Précisant les particularités qui peuvent faire d’elle une référence au niveau mondial, le ministre a estimé que cette expérience est de nature à être dupliquée dans d’autres régions du Royaume mais également au niveau d’un certain nombre de régions dans le monde. De son côté, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts a qualifié la signature des documents contractuels d’un "grand moment historique". Aziz Akhannouch a précisé que ce projet d’envergure s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique de SM le Roi Mohammed VI, qui accorde une importance majeure au développement durable du Royaume, à la préservation de l’environnement et du littoral, à la préservation des ressources souterraines, ainsi qu’à la promotion des énergies vertes. Le ministre a par ailleurs félicité les équipes qui se sont mobilisées dans le cadre de ce projet, en l’occurrence celles relevant du ministère de l’Économie et des Finances, du secrétariat d’État chargé de l’Eau, de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts de la banque d’affaires accompagnant le projet, ainsi que le président du Conseil régional de la région Souss-Massa.
Karim Handaoui – Challenge  (Casablanca)
Voir aussi : Michel Terrier – Le Blog d'Agadir

 

Tunisie
PUBLICATION
L'épandage des eaux de crues
Irrigation avec les eaux de ruissellement dans les régions arides de la Tunisie : l'épandage des eaux de crues, par Hayet Chékir.
En choisissant de présenter l'irrigation par épandage des eaux de crues, Hayet Chékir fait un plaidoyer pour le maintien de la tradition paysanne ancestrale consistant à tirer le meilleur profit du peu d'eau dont disposent les populations rurales. Ces foyers hydrauliques existaient dans toute la Tunisie centrale et particulièrement dans l'immense plaine d'Enfidha, le Kairouanais, la plaine de Sidi Bouzid, etc. Sur des milliers d'hectares, les périmètres d'épandage s'étendaient de part et d'autre de tous les oueds de la Tunisie centrale. Au début du siècle dernier, la totalité des surfaces dominées par ces périmètres était de plus de 150 000 hectares ; il n'en reste plus à présent que 30 000 hectares. L’ouvrage inventorie les différents aménagements et techniques possibles permettant leur dimensionnement ; il étudie également l’impact de l’épandage des eaux de crues sur le rendement des cultures et sur la recharge des nappes.
La distribution de l'eau est basée sur le respect du droit d'amont. Ce qui veut dire que les parcelles situées plus en amont sont irriguées avant celles situées en aval. La propriété étant alors collective, la superficie irriguée étaient divisée en parcelles, les ksayems, qui bénéficient de la même priorité quant à la distribution de l'eau (dans le respect du droit d'amont). Cette règle permet aux parcelles situées plus en amont d'être irriguées à chaque crue. Tandis que l'irrigation des parcelles les plus situées à l'aval dépend du volume des crues. Ceci étant, il y a toujours une zone où la culture est menée à terme chaque année. La règle de priorité à l'amont n'est pas si injuste, dans la mesure où chaque famille obtient sa part d'eau dans les diverses parcelles. Quand les terres sont collectives, ce qui était aussi souvent le cas, la récolte profite à l'ensemble du groupe. Mais la privatisation progressive a engendré la division du terrain ; du coup, le droit d'amont a systématiquement disparu, entraînant la diminution du nombre de parcelles irriguées, parmi les meilleures situées à l’amont. Ce qui a ainsi amoindri le rendement des cultures. Il n'y a plus dès lors de zone privilégiée, profitant de l'irrigation à chaque crue. Par ailleurs, l’auteure révèle que, dans les zones où la pluviométrie est supérieure à 250 mm/an, la construction des barrages a permis la création de périmètres irrigués de façon permanente. Ces périmètres ont remplacé ceux irrigués par épandage des eaux de crues. Par contre, dans les zones où la pluviométrie est inférieure à 200 mm/an, les conditions climatiques ne permettent pas le stockage de l'eau dans les barrages. Il est ainsi rare qu'une même parcelle reçoive deux irrigations par an. La modification des règles de répartition a ainsi engendré une diminution du volume d'eau utilisée pour l'irrigation. En effet, les longues distances, séparant les canaux du barrage (entre 3 et 10 kilomètres) ont favorisé l'augmentation des infiltrations vers la nappe et, de ce fait, de réduire le volume destiné à l'irrigation. Dans son entretien avec le quotidien La Presse, l'auteure Hayet Chékir, insiste sur la capacité de l'irrigation par épandage des eaux de crues d'optimiser la gestion des ressources limitées en eau. La technique s'est développée et a évolué dans ces régions arides. Elle s'est adaptée au milieu et l'a enrichi. Ainsi, le sol s'est épaissi par les sédiments apportés par les crues qui le régénèrent, le fertilisent et le rendent de plus en plus épais. Ce qui lui permet de retenir l'eau. Une seule et unique irrigation de l'orge, par exemple, peut assurer le pâturage durant toute la campagne. Il s'agit par excellence d'un système à la fois durable et socialement équitable qui, contrairement aux nappes, ne s'épuise pas, et qui, contrairement aux barrages, ne perd pas sa capacité de stockage.
Larbi Derouiche, La Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Eau agricole au Sahel 
Signature d'un Cadre stratégique entre le CILSS et les bailleurs
Le ministère de l'Agriculture du Mali a abrité, lundi 14 août 2017, la cérémonie de signature du document dit "Cadre stratégique pour l'eau agricole au Sahel". Cette signature est l'aboutissement du processus faisant suite au forum de Dakar de 2013 impliquant les six États du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et leurs partenaires notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Selon le ministre de l'Agriculture, Nango Dembélé, coordinateur en exercice du CILSS, l'objectif de l'initiative de Dakar est de passer de 400 000 hectares irrigués à un million  irrigués d'ici à 2020. Pour atteindre l'objectif, un cadre stratégique pour l'eau agricole et un plan d'action globale ont été élaborés par une Task Force régionale, sous la coordination du CILSS.  Le représentant de la Banque mondiale, Michel Rogy, précise que cette initiative sur la maîtrise de l'eau agricole vise à améliorer l'environnement dans lequel se pratique l'agriculture irriguée, le but étant aussi de favoriser l'investissement privé en complément des investissements publics.
Le Journal de l'Économie Malienne (Bamako) – AllAfrica 

 

CORRUPTION
Cameroun
Le projet d’approvisionnement en eau de Yaoundé devient une "affaire"

Le ministre camerounais de l'Eau et de l'Énergie Basile Atangana Kouna ou la résurrection de Al Capone… Ancien agent de la DGRE (Direction générale de la recherche extérieure), aujourd'hui ministre de l'Eau et de l'Énergie, Basile Atangana Kouna, ami proche de "bébé doc" allias Edgard Alain Mebe Ngo'o (ex-ministre de la Défense du Cameroun, cité récemment dans une affaire de corruption en France) serait également, selon le correspondant du magazine Africa Info Nouvelles sur la corruption et la pauvreté en Afrique, un parrain prompt à puiser dans les caisses de l’État. Le magazine cite un emprunt de près de 800 millions de dollars, soit 400 milliards de francs CFA, contracté par l'État auprès de Exim Bank dans le cadre du projet d'alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga. Ce projet d'approvisionnement en eau, qui devait débuter en septembre 2016, a finalement été entrepris en janvier dernier et s'étendra sur 36 mois. Il est financé à 85 % par Exim Bank China et 15 % par l'État du Cameroun. C'est Synomac, une filiale de la China Machinery Equipement Corporation (CMEC) qui est en charge de sa réalisation, en partenariat avec l’énergéticien français GDF Suez. Le journaliste d’investigation, Boris Bertolt, revient sur le coût du projet : 798 millions de dollars, soit plus de deux fois supérieur à celui un projet similaire réalisé en Algérie. 65 millions de dollars (la moitié de sa participation) aurait été versés illico presto par l’État camerounais dès la signature du contrat, et le solde depuis lors réglé. Tout cela avant même l’arrivée des pelleteuses…

Affaire à suivre mais l’article a déjà fait le tour du web africain. 

B.B., Africa Info (Douala) – AllAfrica  

 

Sénégal
Hydraulique-Énergie : La Banque mondiale décaisse 52 milliards FCFA pour le pays
Le partenariat entre le groupe de la Banque mondiale et le Sénégal se porte bien, et même très bien. À preuve, la série d'accord que les deux parties signent depuis quelque temps. C’est d’abord la signature de l'Accord de Financement additionnel au Projet Eau et Assainissement en milieu urbain (PEAMU) d'un montant de 30 millions de dollars (17 milliards de FCFA) et portant le montant total du projet à 100 millions de dollars (58 milliards de FCFA). C’est ensuite un appui budgétaire à hauteur de 60 millions de dollars (35 milliards de FCFA), premier appui d'une série programmatique de trois opérations sur trois ans en faveur du Plan Sénégal Émergent, orienté sur les secteurs de l’énergie et des TIC. Louise Cord, représentante de la Banque mondiale (BM), qualifie ce partenariat de "long et fructueux compagnonnage" car, de fait, l’institution intervient au Sénégal dans le secteur de l'eau et de l'assainissement depuis maintenant plus de deux décennies. Avec la signature du présent accord, note-t-elle, la BM aura injecté sur la période près de 200 milliards de FCFA dans le secteur, à travers le Projet sectoriel Eau (PSE) en 1996, le Projet Eau à long terme (PELT) en 2001, le Programme Eau et Assainissement pour le millénaire (composante PEPAM-IDA) en 2010 et donc ce dernier Projet Eau et Assainissement en milieu urbain (PEAMU) signé en 2015.
Pathé Touré, Le Journal de l'Économie Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica  

 

Guinée
Surfacturations : La société civile hausse le ton contre la SEG et Orange

Le président du Conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et la développement de la Guinée (CNOSC-DDG), Salmana Diallo, accuse de surfacturation la Société des Eaux de Guinée (SEG) ainsi que l’opérateur de télécommunications Orange Guinée. Très en colère d'avoir reçu de la part la SEG une facture qu'il pense injuste et d'être facturé par la société de téléphonie lors d'un de ses appels alors que son correspondant n'a pas décroché, le président du CNOSC-DDG a animé une conférence mercredi 9 août 2017 pour dénoncer ce qu'il estime être une habitude des deux sociétés.
Ibrahima Sory Barry, Aminata.com (Conakry) – AllAfrica

 

Burkina Faso
Plus de 25 000 latrines sur 50 000 réalisées en 2017

Le Comité national de pilotage de la politique nationale de l'eau a tenu une session, le mercredi 9 août 2017, à Ouagadougou, pour examiner et valider le rapport-bilan du 1er semestre de l'année 2017 des cinq programmes nationaux de l'eau. Le ministère de l'Eau et de l'Assainissement tire un bilan moyen de la mise en œuvre de la politique nationale. "Nous pouvons juger ce bilan moyen car nous constatons que le taux d'exécution est à environ 30 % pour l'ensemble des programmes. Cela pourrait s'expliquer par le fait que nous avons eu beaucoup de soucis à mettre en place le budget", a expliqué le secrétaire général du ministère, Alassoun Sori. En termes de résultats, il ressort du programme d'aménagement hydraulique, l'achèvement des travaux de réhabilitation des barrages de Bani (Sahel) et de Saria (Centre-Ouest) et le démarrage des activités de construction de douze autres barrages, représentant un taux d’exécution à 35 %. Pour ce qui est du programme AEP (approvisionnement en eau potable), 500 forages ont été réalisés, 392 autres réhabilités. Toutefois, les objectifs ont été tenus en matière d’assainissement puisque 25 256 latrines familiales et 356 latrines institutionnelles ont été construites sur un total de 50 000 latrines à réaliser au cours de cette année. En ce qui concerne la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), dix polices de l'eau sur treize ont été mises en place. À cela, s'ajoute la mise en place d'un dispositif de suivi permanent pour la destruction de la jacinthe d'eau dans deux des barrages d’approvisionnement de Ouagadougou. Enfin, en matière de gouvernance, le manuel du dispositif intégré de suivi-évaluation des programmes ainsi que le manuel de gestion des fonds transférés aux communes ont été réalisés  et le nouveau référentiel du cadre de dialogue sectoriel adopté. Nonobstant ces acquis, plusieurs difficultés ont été relevées parmi lesquelles l’insuffisante mobilisation des ressources et des problèmes persistants dans la passation des marchés.
Fleur Birba, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica

 

Promouvoir l’innovation
L'ONG WaterAid s'est associée au Fonds national de la recherche et de l'innovation pour le développement (FONRID), pour promouvoir le secteur de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement au Burkina Faso. La signature de la convention a eu lieu, le vendredi 28 juillet 2017, au siège du FONRID aux 1 200 Logements par le Dr Halidou Koanda, le directeur-pays de WaterAid et Hamidou Tamboura, directeur général du FONRID, en présence du président du fonds, Ollo Ghislain Sib. Face à la réduction des ressources financières, à la promotion de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, WaterAid- Burkina Faso et le Fonds national de la recherche et de l'innovation pour le développement ont choisi, choisi de s’associer en créant un guichet Eau, hygiène et assainissement. Pour Ollo Ghislain Sib, cette convention, une première du genre au Burkina Faso, a été scellée dans un contexte de rareté des ressources dédiées au financement de la recherche ; d'où sa reconnaissance à WaterAid pour "la confiance placée au FONRID, tout en espérant que cela marque le début d'une collaboration inscrite dans la durée". Selon M. Koanda, le secteur de l’eau souffre d'énormes problèmes illustrés par des forages inutilisables à cause de la forte teneur en arsenic. "La recherche a des solutions, elle peut optimiser les solutions. C'est pourquoi il est important de nouer ce partenariat avec le FONRID, qui est un instrument mis en place non seulement par le gouvernement, mais aussi par l'ensemble des acteurs pour promouvoir la recherche et l'innovation dans le domaine de l'eau et l'assainissement", a-t-il affirmé.
Créé en 2011, le FONRID a pour mission principale d'"offrir un cadre sécurisé de financement des activités de recherche et d'innovation sur l'ensemble du territoire national afin que les résultats produits soient réellement vecteurs de bien-être pour les populations et générateurs de richesses et de prospérité pour l'ensemble de la nation". Il intervient dans tous les domaines importants pour les Burkinabè et l'économie nationale : l'agriculture, l'élevage, la pêche, la foresterie, la transformation agroalimentaire, la santé humaine et animale, les médecines (humaines et animales), la géologie, les mines, l'eau et l'assainissement, le bâtiment, les travaux publics jusqu’aux domaines culturels et artistiques.
Alassane Kere, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Nakanbé : Reconduction du partenariat avec l’agence française Loire-Bretagne
Une délégation du comité de bassin de l’agence de l’eau du Nakanbé, s’est rendue en France, pour assister au comité de bassin Loire-Bretagne et signer un nouveau protocole d’accord avec l’agence de l’eau Loire-Bretagne. La délégation burkinabée, présidée par Halidou Ouedraogo, président du comité de bassin, s’est notamment rendue à Clermont-Ferrand pour visiter des installations d’assainissement et d’eau potable. L’accord de partenariat entre les deux agences de l’eau date de 2010. Il est l’un des premiers partenariats que l’agence a passé avec une autorité de bassin étrangère. L’accord qui vient d’être reconduit porte sur un plan d’actions de 2 ans. Les actions seront prioritairement soutenues dans les domaines de la planification participative, de la préservation de l’environnement et des ressources en eau en lien notamment avec les changements climatiques, de la formation et information dans les domaines de l’environnement des ressources en eau. Ghislain Kaboré, directeur de l’agence de l’eau du Nakanbé s’est félicité de ce partenariat : "Nous sommes entrés rapidement dans la phase opérationnelle de la coopération. Avec l’Office international de l’eau, qui est notre opérateur technique sur place, nous sommes accompagnés sur de nombreuses actions notamment sur la gestion intégrée des ressources en eau et les actions de planification à l’échelle du bassin."
La région du Nakanbé est déjà dans la réalité du changement climatique. Avec de fortes pluies qui peuvent atteindre 1 000 mm sur 3 mois puis une forte évaporation, l’agriculture doit adapter ses pratiques pour protéger la ressource en eau. 
Agence de l’eau Loire-Bretagne 

 

2iE : 720 chambres pour augmenter la capacité d'hébergement
L'Institut international d'ingénierie et de l'eau – 2iE, a inauguré, le vendredi 21 juillet 2017 à Kamboincin, des infrastructures d'hébergement au profit des étudiants. Financées par la Banque mondiale, ces 12 bâtiments de 720 chambres viennent augmenter la capacité en logement du campus du 2iE à 1 720 chambres. Financées à hauteur de 5,8 milliards de francs CFA grâce à la rétrocession par le Burkina Faso au 2iE d'un don de la Banque mondiale, ces infrastructures ont été réalisées dans le cadre du projet Fonds additionnels. Pour le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, l'inauguration de ces 12 bâtiments permet au 2iE de se conformer aux standards internationaux. Selon lui, ces infrastructures de niveau international que l'institut ne cesse de se doter et la qualité de son offre de formation a permis à l'école d'être certifiée ISO-9001, version 2008. Outre les 12 bâtiments de logement, ces travaux ont permis l'équipement des chambres en mobiliers, la viabilisation et la sécurisation du site de l'école, la rénovation et l'équipement du village scientifique. Le ministre a assuré que le gouvernement burkinabè travaille à accompagner le comité ad hoc mis en place par le conseil d'administration de l’institut pour la résolution des problèmes qu’il traverse. De son côté, le directeur des opérations de la Banque mondiale, Pierre Laporte, a signifié : "Le développement n'étant pas envisageable sans une éducation et une formation de pointe, il est compréhensible que nous ayons décidé d'accompagner le plan d'investissement de 2iE depuis 2009. En effet, cette institution de formation, fleuron de l'Afrique, devait impérativement augmenter ses capacités en infrastructures pédagogiques et d'hébergement, améliorer la qualité de ses formations et programmes de recherche avec toutes les activités connexes." Selon lui, en soutenant 2iE, la Banque mondiale et le Burkina Faso contribuent à attirer davantage d'étudiants afin de stimuler l'innovation et la productivité au sein des économies africaines en cours de diversification, et enfin de combler leurs besoins croissants en ingénieurs dans les domaines stratégiques que sont l'eau, l'énergie, l'environnement et les infrastructures. Le représentant de la Banque mondiale, a aussi émis le souhait de voir se résorber définitivement la crise que l'institut connaît depuis quelques années pour permettre à l'école d'accomplir ses missions.
Lassané Osée Ouedraogo, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica

 

Congo-Kinshasa
REGIDESO : Le nouveau conseil d'administration s'engage dans la poursuite des réformes

Le nouveau conseil d’administration de la Régie de distribution d'eau de la RDC, REGIDESO, a procédé à la reprise. La cérémonie était présidée par le directeur de cabinet de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, en présence de Me Placide Yoko Ya Kembe, Clément Mubiayi Nkashama et Adeito Bagbeni, respectivement président du conseil d'administration, administrateur directeur général et administrateur directeur général adjoint, nouvellement investis. Se confiant à la presse, le nouveau président de la REGIDESO a fixé le cap : "J'ai reçu, pour le début de mon mandat, une seule mission, à savoir veiller à ce que d'ici la fin de l'année, les 145 territoires nationaux du Congo puissent avoir de l'eau courante là où il n'y en a pas encore. Il faut que les Congolaises et les Congolais aient l'eau courante. Et cette eau doit couler sur l'ensemble du territoire national". Me Yoko Ya Kembe a fait savoir qu'une cartographie a été établie qui permet de regarder, territoire par territoire, là où l'eau courante est servie à la population, d’en mesurer la qualité, les difficultés d’approvisionnement, le coût et les bénéficiaires, avant d'indiquer que là où l’eau n'existe pas encore, tout sera fait pour y remédier. "C'est la mission principale qui m'a été assignée", a-t-il rassuré. Aujourd’hui le taux de desserte en eau potable de la population congolaise n’est que de 29 %, contre 40 % dans la moyenne du continent. Le président a également évoqué la reforme de la régie. "Malgré l'abondance d'eau par le fleuve, de grandes rivières, des ruisseaux et des lacs, nous avons un taux de desserte particulièrement faible au regard des indices du développement humain et des Objectifs du millénaire de développement. Nous devons faire beaucoup d'efforts. [Les premiers seront] de faire en sorte que la REGIDESO soit un plus active, plus attentive, plus efficace en ce qui concerne la distribution équitable de l'eau potable", a-t-il ajouté.
Médard Muyaya, Le Potentiel (Kinshasa) – AllAfrica

 

Angola
La déviation de l'eau faite par des vandales porte préjudice à la stratégie de l'EPAL

"La déviation de l'eau des conduites faite par des vandales est le facteur principal qui porte préjudice à la stratégie du conseil d'administration de l'Entreprise publique de production d'eau de Luanda, EPAL", constate le président, Leonídio Ceitas, qui s’exprimait  lors de l'ouverture des Journées scientifiques organisées sous le thème "Les défis de l’approvisionnement en eau de la ville de Luanda". Leonídio Ceitas a rappelé que le gouvernement avait financé des projets pour la construction et réfection des Centres de distribution d'eau et des stations, afin de surmonter le déficit en eau, mais "il faut en finir avec cette pratique illégale qui cause des pertes constantes à l'entreprise". Aussi l'entreprise a-t-elle profité de la Foire internationale de Luanda, FILDA 2017, pour lancer une campagne contre "l'exploitation illégale d’eau dans les conduites d'alimentation" – en clair : le vol d’eau. La campagne vise à sensibiliser la population et dénoncer ces actes de vandalisme qui sont d’ailleurs punis par la loi. Sur le stand, était exposée toute la chaîne de valeur de l'entreprise, notamment le pompage, les centres de production, de distribution, de raccordement aux ménages et le système de paiement, dont le compteur prépayé qu’un technicien était chargé de présenter.
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica 

 

Huambo : 50 000 personnes auront accès à l'eau potable en 2019
Cinquante mille personnes vivant dans les quartiers Benfica, Makolokolo et Cambiote, périphéries de la ville de Huambo, auront accès à l'eau potable en 2019, après l'achèvement des travaux d'élargissement du réseau public. L'attribution du contrat, qui durera 24 mois, permettra d'étendre le réseau d'alimentation du précieux liquide à plus de 60 kilomètres. Les travaux seront réalisés par une entreprise de construction chinoise, à un coût de 5 millions de dollars, cofinancés par le gouvernement angolais et la Banque mondiale. À l’issue de cette attribution, le directeur national des eaux, Lucrécio Costa, a demandé à la société de construction de respecter les délais convenus. En mars de cette année, près de 20 000 branchements ont été réalisés, au profit 135 000 personnes.
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica   

 

Madagascar
Quand l'adduction d'eau rime avec promotion du genre

Les mères de famille de ménages vulnérables sont nombreuses à opter pour le métier de lessiveuse. Un métier qui dans la pratique ne ménage pas ni le dos, ni les mollets et encore moins le moral... Pourtant, pour survivre et subvenir aux besoins de leurs familles, elles n'ont pas le choix, certaines d’entre elles devant parcourir des kilomètres avec leur charge. Diverses organisations et la société civile leur viennent parfois en aide. Ainsi par exemple, l'association VAHAFAM opérant dans les zones environnant Vontovorona a engagé des projets d'adduction d'eau dont les lessiveuses sont les principales bénéficiaires. L’ONG et l’association locale Soafiafara ont inauguré deux nouveaux lavoirs qui sont opérationnels pour les lessiveuses d'Ampanefy 2 et Ambohibary. Satisfaites et reconnaissantes, les femmes concernées n'ont pas manqué de remercier chaleureusement Eliane Gourdon, fer de lance du projet.
Luz R.R., Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica  

 

Maurice
D'ici 2018, 80 % de la population aura de l'eau 24/7
Le gouvernement MSM-ML sait quelles sont ses priorités, et l'eau en fait partie, affirme Pravind Jugnauth. C'est ce qu'il a déclaré à l'occasion du lancement du Rivière-du-Rempart Water Supply Project. "Dimounn konn mo priorité", a martelé le Premier ministre. D'ici l'année prochaine, dit-il, 80 % de la population aura de l'eau 24/7. La fourniture de l'eau 24/7 est d'ailleurs une des promesses électorales de l'alliance Lepep, a rappelé Pravind Jugnauth. Mais pour concrétiser cette promesse, il faut une vision et de la volonté politique, rappelle le chef du gouvernement car les défis  sont nombreux : les canalisations trop anciennes (la perdition d'eau dans le réseau s’élève à 50 %), la demande en hausse constante... Plusieurs projets sont prévus dont le remplacement de 30 000 mètres de canalisations et la construction d'un service-réservoir à Mont-Loisir. Pravind Jugnauth déplore toutefois le comportement d’individus qui ne connaissent pas la valeur de l'eau, sont desservis 24/7 mais au lieu de la préserver, la gaspillent.  
L'Express (Port Louis) – AllAfrica  

 

Vols d'eau : La CWA prend en chasse les fraudeurs
Jeudi 17 août, l'Acting Fraud Detection Officer à la Central Water Authority (CWA) rapportait à la police un cas de fraude sur le compteur d'une habitante d'un faubourg de Port-Louis. Il s'agit d'une connexion illégale ayant causé un manque à gagner de 27 000 roupies à la CWA, qui a couper l’eau aux locataires de l’immeuble. Finalement, l’affaire a été résolue après que la police ait contraint la propriétaire  à rembourser la somme due. Les cas de vol d'eau du réseau de la CWA sont courants puisque si 50 % de l'eau traitée est perdue, 10 % à 15 % de ces pertes sont dues au vol et presque tous les jours, les employés de l'unité antifraude de la CWA sont sur le terrain pour résoudre les conflits. Les fraudeurs sont aussi de plus en plus astucieux pour éviter de payer leur note, à tout le moins dans son intégralité. De janvier à avril 2017, la CWA a réglé 782 cas de vols d'eau et récupéré Rs 1 225 227.
Laëtitia Melidor, L'Express (Port Louis) – AllAfrica

 

Maurice et São Tomé primés lors du concours régional de photographie
Maurice et São Tomé ont été primés lors du concours régional de photographie sur l'eau organisé dans le cadre de la Journée mondiale de l'eau 2017 à l'initiative de l'United Nations Office for Project Services (UNOPS). Le concours, ciblant principalement les jeunes âgés entre 18 à 32 ans, était ouvert à six pays dont Maurice, les Seychelles, Comores, Maldives, Cap Verde et São Tomé. La photo gagnante de Maurice a été soumise par Mahesh Kumar Aungnoo, et celle de São Tomé par Carla Rebelo. Le thème du concours était "Water 4 Islands".
Vanessa, 3 ans, aide déjà sa grand-mère pour aller chercher de l'eau chaque après-midi.
Photo de Carla Rebelo – Water 4 Islands 

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Asie

 

 


Les pays arabes vont devoir encore innover pour faire face au changement climatique
"Les pays arabes doivent continuer à chercher des solutions innovantes afin de lutter contre les pénuries d'eau face au changement climatique", a déclaré José Graziano da Silva, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), lors d'un événement co-organisé par la Ligue des États arabes en marge de la 40ème session de la Conférence de la FAO.
Au Proche-Orient et en Afrique du Nord, la disponibilité en ressources hydrauliques renouvelables par habitant s'élève à près de 600 mètres cubes chaque année – soit seulement 10 % de la moyenne mondiale – et dépasse à peine les 100 mètres cubes pour certains pays. Le directeur général a salué les progrès réalisés par les pays du Proche-Orient et d'Afrique du Nord, et ce, malgré les obstacles. Ces progrès se sont manifestés dans des domaines variés tels que le dessalement, la collecte des eaux, les systèmes d'irrigation goutte à goutte et le traitement des eaux usées. "Il est primordial de promouvoir des méthodes qui utiliseront moins d'eau, de manière plus efficace, dans l'agriculture et dans la production agricole en général. La croissance démographique et les effets du changement climatique ajouteront une pression supplémentaire sur la disponibilité en eau dans un futur proche. Le changement climatique, en particulier, représente une menace sérieuse", a-t-il indiqué, précisant que les agriculteurs et les ménages ruraux devront être au centre des stratégies visant à lutter contre les pénuries d'eau, non seulement pour les encourager à adopter des technologies agricoles plus efficaces mais aussi pour sécuriser l'accès à l'eau potable des ménages ruraux pauvres. L'agriculture est à l'origine de plus de 80 % des prélèvements d'eau douce dans la région, voire 90 % dans certains pays dont le Yémen et la Syrie. Des pratiques de gestion de l'eau durables et efficaces dans le secteur agricole sont donc essentielles en vue d'atteindre l'Objectif de développement durable Faim Zéro. "L'avenir de la région arabe est étroitement lié aux problèmes de pénuries d'eau", a déclaré Ahmed Abul-Gheith, secrétaire général de la Ligue des États arabes. "Dans le monde arabe, il existe un immense fossé entre l'offre et la demande lorsqu'il s'agit non seulement d'eau mais aussi de nourriture. Ce fossé a entrainé de graves répercussions politiques, économiques et sécuritaires", a-t-il souligné. Il a également appelé à une meilleure collaboration entre les pays riverains de grands fleuves, faisant remarquer que le niveau d'eau de nombre d’entre eux comme l'Euphrate et le Nil est progressivement en train de baisser. Par ailleurs, la demande incontrôlée en eau de la part du secteur agricole de la région a conduit à une surexploitation des eaux souterraines, à une baisse de la qualité de l'eau et à la dégradation des terres, y compris le phénomène de salinisation. Le changement climatique devrait avoir pour effet d'aggraver ces tendances. Des vagues de chaleur plus fréquentes et intenses et la diminution des précipitations auront un impact négatif sur les saisons de croissance : avec moins de pluie, l'humidité des sols sera moins importante, le début fluvial sera réduit et la recharge du système aquifère prendra plus de temps. Ces incertitudes, de plus en plus fréquentes, affecteront la productivité et rendront la production agricole encore plus difficile.
En collaboration avec la Ligue des États arabes, la FAO a lancé en 2013 une Initiative régionale visant à lutter contre les pénuries d'eau au Proche-Orient, dont l'objectif est de renforcer les efforts de coordination d'une Stratégie régionale collaborative. En se basant sur cela, la FAO a lancé un Cadre d'action mondial ("Faire face aux pénuries d'eau dans l'agriculture") lors de la COP22, qui s'est tenue à Marrakech l'année dernière. Le Cadre encourage la coopération entre les parties prenantes, aide à développer des technologies et contribue à la promotion de la bonne gouvernance,  en adoptant une démarche scientifique. 
FAO

 

Syrie
Les pluies abondantes apportent un peu de répit aux populations

Les récoltes de blé s’améliorent par rapport à l’année dernière mais demeurent très courtes. "Pour certaines familles syriennes, il existe une lueur d’espoir dans un océan de noirceur", déclare Adam Yao, représentant intérimaire de la FAO en Syrie.
La sécurité alimentaire dans plusieurs régions de la Syrie s'est légèrement améliorée par rapport à la même période l'année dernière en raison d'une amélioration de la situation sécuritaire et d'un meilleur accès des organisations humanitaires aux zones isolées, mais la situation dans son ensemble demeure bien pire que celle précédant le conflit, avertissent deux agences onusiennes. La dernière Mission d'évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire (CFSAM), menée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), estime que la production totale de blé s'élève à 1,8 million, soit 12 % de plus que l'année dernière lorsqu'une baisse record avait été enregistrée, mais moins de la moitié par rapport à la moyenne d'avant conflit. Le rapport de la mission indique que près de 6,9 millions de Syriens sont toujours en situation d'insécurité alimentaire tandis que 5,6 millions de personnes devraient vraisemblablement se retrouver en situation d'insécurité alimentaire si elles ne bénéficient pas d'une aide alimentaire régulière chaque mois. "Pour certaines familles syriennes, il existe une lueur d'espoir dans un océan de noirceur", a déclaré Adam Yao, représentant par intérim de la FAO en Syrie. "Malgré les immenses défis, l'agriculture continue de produire de la nourriture pour le pays. Avec la situation sécuritaire qui s'améliore, de plus en plus d'agriculteurs devraient pouvoir accéder à leurs terres et cultiver de nouveau. Il est maintenant temps d'intensifier notre aide car l'agriculture n'a jamais été aussi importante pour les moyens d'existence de nombreuses personnes", a-t-il ajouté. L'accès des organisations humanitaires à certaines zones assiégées s'est amélioré par rapport à l'année dernière. Il est cependant toujours lourdement limité, à Deir-ez-Zor, où les parachutages de nourriture et d'autres fournitures essentielles se poursuivent, et à Ar-Raqqa, où la situation est devenue critique en raison des combats en continu. À Ar-Raqqa, les magasins ont été détruits et le coût du panier alimentaire standard a augmenté de 42 % entre mai et juin cette année.
L'équipe de mission s'est rendue dans le pays en mai dernier. Les informations émanant de sources officielles sur la production agricole et la sécurité alimentaire ont été recoupées et vérifiées avec des observations directes faites sur le terrain et les informations recueillies suite aux entretiens effectués avec les agriculteurs, les meuniers, les commerçants, les éleveurs de bétail, les familles de déplacés, les rapatriés et d'autres personnes vivant en zone urbaine et rurale. L'imagerie satellitaire et les précipitations record enregistrées ont également été utilisées, ainsi que des données collectées dans le cadre d'études réalisées grâce à l'outil du PAM spécialisé dans l'analyse et la cartographie de la vulnérabilité (mVAM). Il s'agit de la quatrième mission CFSAM en Syrie depuis le début de la crise et chaque mission livre une évaluation impartiale et équilibrée de la situation de l'agriculture et de la sécurité alimentaire dans le pays.
FAO

 

Inde
Une femme obtient le divorce parce que son mari refuse de construire des toilettes

L'histoire peut paraître anecdotique, mais elle ne l'est pas. En Inde, l'absence de toilettes dans le foyer peut désormais constituer un motif de divorce. Un tribunal a tranché le vendredi 18 août en faveur d’une femme de l’État de Rajasthan, dans le nord-ouest du pays, qui avait demandé depuis des années à son mari de construire des toilettes à leur domicile, sans succès. Elle était donc obligée d'aller se soulager à l’extérieur, souvent à la tombée de la nuit afin d’éviter les regards indiscrets. Un acte que cette femme de 24 ans a jugé honteux. Deux ans après sa demande de divorce, le tribunal a conclu que l’incapacité de son mari de lui fournir des toilettes relevait de la cruauté. "On dépense de l’argent sur le tabac, l’alcool et les portables, mais nous sommes réticents à construire des toilettes pour protéger la dignité de notre famille, a noté le juge Rajendra Kumar Sharma. Dans les villages, les femmes doivent attendre que la nuit tombe pour satisfaire un besoin naturel. Il s’agit ici non seulement de la cruauté physique mais de violer la pudeur d’une femme." Devant le tribunal, le mari a avoué être surpris par la demande de sa femme, puisque la plupart des femmes de son village font leurs besoins en plein air. Aucune revendication de la part de la famille de la femme non plus au moment du mariage, a-t-il par ailleurs affirmé. Les Indiennes commencent pourtant à revendiquer le droit d’avoir des toilettes dans la maison. L’an dernier, une femme d’Uttar Pradesh a ainsi refusé de se marier avec un homme qui n’avait pas construit de toilettes chez lui. La décision du tribunal constitue une victoire importante car le divorce en Inde est accordé uniquement sous preuve de cruauté, violence ou de demandes financières injustifiées.
L’accès aux toilettes est un grand enjeu de santé publique en Inde, surtout dans les zones rurales. La moitié de sa population, soit plus de 600 millions de personnes, ne dispose pas de toilettes dans son foyer et se soulage à l’extérieur. Une pratique courante même chez les familles qui en ont les moyens. Les problèmes d’assainissement et de contamination de l’eau sont ainsi à l’origine de 80 % des maladies dans les zones rurales, et touchent notamment les jeunes enfants. Pour les femmes, le manque de toilettes pose également un problème de sécurité. Elles sont souvent obligées de faire de long trajets dans la nuit pour y accéder, si elles ne se soulagent pas dans les champs. En 2014, deux adolescentes ont été violées et ensuite pendues à un arbre dans l’État d’Uttar Pradesh, après être sorties de chez elles pour faire leurs besoins.
Le Premier ministre indien Narendra Modi, ayant fait de l’assainissement et de la propreté des piliers de son mandat, a promis de construire plus de 60 millions de toilettes d’ici 2019. Le gouvernement a affirmé l’an dernier en avoir construit un tiers. Difficile pourtant de changer les habitudes. Dans les villages, les habitants reprochent la proximité des nouvelles toilettes des maisons, ou encore le travail de nettoyage exigé. Nombre d’entre eux préfèrent toujours se soulager dehors, et certains transforment les toilettes en espace de stockage pour les céréales ou le bois.
Jenny Che – Marianne

 

Les chiens bleus de Navi Mumbai
À Navi Mumbai, plusieurs chiens de couleur bleu ont été aperçus dans les rues. En cause : le déversement de déchets toxiques dans la rivière avoisinante par plusieurs industries. La pollution de l'eau serait 13 fois supérieure aux normes autorisées. Les autorités ont lancé une enquête. Plusieurs passants ont filmé des chiens, errants dans les rues de Navi Mumbai, banlieue de la capitale indienne du Maharashtra. Leur particularité ? Ils sont bleus. Si leur couleur fait sourire, l’explication est, elle, beaucoup moins légère. Selon le Hindustan Times, leur teinte serait due au déversement de déchets toxiques par une usine dans la rivière Kasadi où les chiens viennent boire et se baigner. L’eau a d’ailleurs été jugée impropre à la consommation pour l'homme. Près de 1 000 industries, dont beaucoup de laboratoires pharmaceutiques, sont installées dans la région, explique le quotidien. Cinq chiens bleus ont été aperçus, affirment les journaux locaux. L'un d’entre eux serait même devenu aveugle, avance le docteur Sanjay Jadhav, de la Society for the Prevention of Cruelty to Animals qui a recueilli les animaux. L’association Navi Mumbai Animal Protection Cell a déposé plainte auprès de la Commission de contrôle de la pollution du Maharashtra (MPCB). "Nous allons prendre des mesures contre les pollueurs car ils détruisent l’environnement", ont déclaré des responsables du MPCB, qui ont déjà identifié une entreprise coupable. Il s'agit d'une usine qui utilise du colorant bleu pour fabriquer de la lessive et du détergent. "Décharger ces déchets dans n’importe quel plan d’eau est illégal", rappelle le MPCB. "Nous avons ordonné à notre agence sous-régionale d’enquêter", précise-t-il.  Selon Arati Chauhan, directrice de l’association Navi Mumbai Cell, plusieurs animaux comme des oiseaux et des reptiles ont également été contaminés. Depuis plusieurs années, les pêcheurs locaux alertent les autorités et témoignent qu’un "grand nombre de poissons" ont été retrouvés morts, flottant dans la rivière. En cause : la trop faible teneur en oxygène de l’eau. Arati Chauhan affirme que la teneur de chlore dans l’eau est 13 fois supérieure aux normes autorisées.
Photo de Arati Chauhan, directrice de l’association Navi Mumbai Animal Protection Cell
Marina Fabre – Novethic

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Chine
La Chine réduira la pollution au mercure alors qu'un traité international entre en vigueur
La Chine prendra des mesures pour réduire la pollution au mercure alors qu'un traité international anti-mercure est entré le 16 août. Le pays interdira l'exploitation des nouvelles mines de mercure à partir de ce jour et supprimera progressivement les mines existantes d'ici au 16 août 2032, a indiqué le ministère de la Protection de l'environnement dans un communiqué. La Chine réduira l'utilisation du mercure dans un certain nombre de produits et de processus dont les thermomètres au mercure et les tensiomètres au mercure à partir de 2026.
La Convention de Minamata sur le mercure est un traité international adopté en 2013 pour protéger l'environnement contre les effets négatifs du mercure. La Chine a été l'un des premiers pays à signer la convention, qui a été appelée Minamata, du nom de cette ville du Japon où le rejet de mercure dans les eaux usées industrielles a empoisonné des milliers de personnes. La convention reconnaît les leçons essentielles qui ont été tirées de ce drame et la nécessité d'éviter de tels événements à l'avenir. D'après Zhao Yingmin, vice-ministre de la Protection de l'environnement, bien que le mercure soit d'un usage répandu dans différents domaines, son rejet dans l'environnement a des conséquences graves pour la santé. La Chine produit et utilise beaucoup de mercure, et tenir cet engagement de lutte contre la pollution qu'il génère sera une tâche ardue, a précisé M. Zhao. Rechercher des alternatives aux produits utilisant le mercure et aux technologies sans ou à faible teneur en mercure est dès lors une priorité absolue.
Xinhuanet

 

Les nouvelles énergies joueront un rôle dominant d'ici 2030
D'ici 2050, le charbon, les énergies non-fossiles, ainsi que le pétrole et le gaz naturel constitueront chacun près d'un tiers du bouquet énergétique de la Chine, indique le Research Institute of Economics and Technology de la China National Petroleum Corporation (CNPC) dans ses perspectives annuelles sur les énergies à long terme. Selon Yang Hua, directeur de la planification de la CNPC, le bouquet énergétique mondial, tiré par les améliorations technologiques et les préoccupations environnementales, se dirige vers toujours plus d'efficacité et de propreté, et toujours moins d'émissions de carbone. Considérant le rôle significatif de la Chine dans la consommation énergétique mondiale, la transition du pays vers une consommation énergétique plus propre constituera un modèle pour le reste du monde. Selon l'institut, la demande en pétrole dans la deuxième économie mondiale devrait atteindre d'ici 2030 un plafond à 690 millions de tonnes par an, soit l'équivalent de 13,8 millions de barils par jour. L'année dernière, les estimations plaçaient le pic à 670 millions de tonnes par an en 2027. La production annuelle en brut devrait rester autour des 200 millions de tonnes, soit 4 millions de barils par jour, jusqu'en 2030. Elle commencera alors à diminuer. La production du gaz naturel atteindra quant à elle les 380 milliards de mètres cubes d'ici 2050. La prévision est en accord avec les Perspectives énergétiques 2017 publiées précédemment par BP, qui indiquent que le gaz naturel devrait croître plus rapidement que le pétrole ou le charbon, aidé par la croissance rapide des gaz naturels liquéfiés permettant d'augmenter son accessibilité à travers le monde. Le gaz naturel devrait jouer un rôle de plus en plus important dans le bouquet énergétique de la Chine, alors que le pays est en train de diminuer son utilisation du charbon, ainsi que sa dépendance aux importations étrangères de gaz. Selon le 13ème Plan quinquennal de Chine (2016-2020) pour le développement du gaz naturel, la proportion du gaz naturel dans le bouquet de la consommation énergétique devrait passer à près de 10 % d'ici 2020, contre 5,9 % en 2015.
China.org.cn

 

La Chine lancera un nouveau cycle d'inspections environnementales
La Chine lancera bientôt un nouveau cycle d'inspections environnementales couvrant huit régions de niveau provincial, alors que le pays achève des enquêtes nationales sur les efforts des gouvernements locaux dans la protection de l'environnement, selon un communiqué officiel publié lundi. Au total, huit équipes d'inspection seront envoyées sur le terrain pour enquêter sur le travail des gouvernements locaux, notamment dans les provinces du Jilin, du Zhejiang et du Shandong, note le ministère de la Protection de l'environnement dans le communiqué. Les inspecteurs contrôleront les sujets environnementaux majeurs, superviseront les améliorations locales et promouvront la responsabilisation des gouvernements locaux.
La Chine a lancé une série d'inspections centrales sur l'environnement en 2016, après que des décennies de croissance ont conduit à des problèmes environnementaux tels que le smog et la contamination des sols. Lors du dernier cycle d'inspections dans sept régions de niveau provincial, la Chine a tenu plus de 4 660 fonctionnaires responsables de leurs mauvaises performances en matière de protection de l'environnement et, l’an dernier,  les inspecteurs ont enquêté sur 33 000 affaires, imposant des amendes de 440 millions de yuans (65,4 millions de dollars). Au total, 720 personnes ont été détenues, et près de 6 500 tenues responsables.
Xinhuanet  

 

Progrès inégaux dans la réduction de la pollution de l'eau
La qualité de l'eau en Chine s'améliore de manière générale, mais les progrès restent inégaux. Certaines régions ont des difficultés à atteindre leurs objectifs annuels d'amélioration de la qualité, a révélé lundi, le ministère de la Protection de l'environnement. Au premier semestre de l'année, la proportion de la surface de l'eau surveillée atteignant le niveau 3 ou supérieur, soit une eau qui peut être potable, a augmenté pour atteindre 70 % à l'échelle nationale, soit 1,2 point de plus par rapport à la même période l'année dernière, selon le ministère. Le chiffre a dépassé l'objectif fixé de 68,3 % pour 2017. En même temps, la proportion de l'eau dont la qualité est "inférieure au niveau 5", le niveau le plus bas dans le système de la qualité de l'eau du pays, et "trop polluée pour toute utilisation", s'est établie à 8,8 %, en baisse de 1,7 point de pourcentage sur un an. Malgré une amélioration générale, huit régions, dont les provinces du Hebei (nord), du Jilin (nord-est) et du Fujian (sud-est), ont rapporté une réduction de la proportion de l'eau de haute qualité, tandis que cinq autres régions, dont les provinces du Heilongjiang (nord-est) et du Jiangxi (est), ont signalé une augmentation de la proportion de l'eau polluée. Des décennies de croissance effrénée ont contribué à une sérieuse contamination de la plupart des eaux chinoises par des déchets industriels et des engrais agricoles. Le gouvernement a accéléré les efforts pour limiter la pollution généralisée. En décembre dernier, la Chine a commencé de nommer des "chefs de rivière" qui assument des responsabilités, dont la protection des ressources, la prévention et le contrôle de la pollution et la restauration écologique.
Xinhuanet

 

Un expert réfute tout lien entre le séisme au Sichuan et le barrage des Trois-Gorges
Un expert de l'Académie d'ingénierie de Chine a réfuté certaines allégations avancées sur Internet selon lesquelles le barrage des Trois-Gorges serait lié au séisme de magnitude 7,0 qui a secoué mardi la province du Sichuan. L'épicentre se situait près de trois failles, où l'activité sismique fréquente rend la région sujette aux séismes, selon Chen Houqun, un membre de l'académie, qui attribue ce séisme au mouvement de la plaque indochinoise vers le nord. "Le barrage des Trois Gorges et ses réservoirs principaux ont été construits le long des cours moyen et inférieur du fleuve Yangtsé, qui ne se situent pas dans la même unité structurelle géologique ayant provoqué le séisme de Jiuzhaigou", a déclaré M. Chen. "Le barrage n'a pas de connexion avec les zones de faille qui ont causé le séisme en termes de structure géologique", a-t-il ajouté. M. Chen a également réfuté l'idée que le séisme ait été engendré par le réservoir ou ait été une activité sismique induite par le réservoir. "De nombreuses recherches ont été menées avant la construction du barrage des Trois-Gorges pour évaluer les possibilités d'activités sismiques induites", a indiqué M. Chen. "Le barrage a été construit dans une région géologiquement stable." Parmi tous les réservoirs au monde, seuls quatre ont provoqué des séismes supérieurs à une magnitude 6,0, selon M. Chen. Un expert du Centre du réseau sismique de Chine a aussi clarifié les questions concernant la fréquence des séismes en Chine dans une interview accordée à l'Agence de presse Xinhua. "Les séismes de magnitude 7,0 ne sont pas rares en Chine", a expliqué Liu Jie, chef adjoint du centre. "Ils surviennent en moyenne deux fois tous les trois ans." Cela fait 24 mois que le dernier séisme de magnitude 7,0 a frappé la Chine, et huit mois depuis qu'un séisme de magnitude 6,0 a été enregistré, d'après M. Liu. "La Chine ne se trouve pas donc dans une période sismiquement active", a précisé M. Liu. Deux forts séismes ont secoué les 8 et 9 août la Chine, dont un de magnitude 7,0 à Jiuzhaigou, dans la province du Sichuan, et l'autre, de magnitude 6,6, dans la préfecture autonome mongole de Bortala, au Xinjiang. Le séisme de Jiuzhaigou a fait au moins 24 morts et 493 blessés. Cette région sujette aux séismes, connue comme ceinture de fracture de Longmenshan, est considérée comme l'une des zones sismiques les plus actives. En mai 2008, un séisme de magnitude 8,0 a secoué Wenchuan, à environ 200 kilomètres au sud de Jiuzhaigou, tuant plus de 80 000 personnes.
Xinhuanet

 

Xinjiang : Fermeture de plusieurs centaines de puits pour protéger les prairies
La région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, a fermé plusieurs centaines de puits à Kulustay, une prairie située à la frontière sino-kazakhe, afin de préserver les niveaux d'eau souterraine, ont annoncé les autorités locales. Plus de 370 puits de pompage d'eau souterraine ont été fermés et 1 519 autres ont été dotés d'équipements de mesure pour protéger l'eau souterraine, a déclaré Zhang Gang, chef du Bureau de l'administration de la réhabilitation écologique locale. Par ailleurs, plus de 14 000 hectares de champs ont été reconvertis en prairies et 12 sablières sur la prairie ont été fermées, a ajouté M. Zhang. Kulustay, où se trouvent des terres humides, représente un habitat parfait pour les animaux sauvages et les oiseaux aquatiques migrants. Cependant, le surpâturage, la déforestation et le défrichage excessif ont eu un impact négatif sur la terre depuis les années 1980, provoquant une sévère érosion du sol, une diminution des terres humides et l'extinction de certains animaux sauvages. Le Xinjiang a accéléré la restauration de la prairie de Kulustay depuis la fin de l'année 2015, en adoptant des mesures telles que la fermeture de puits de pompage d'eau souterraine, l'interdiction ou la réduction du pâturage. Le gouvernement local a déclaré que 330 foyers et environ 270 000 têtes de bétail devraient quitter la prairie d'ici 2020.
Xinhuanet

 

Xinjiang : Restauration de l'écosystème de la rivière Tarim
La région autonome ouïgoure du Xinjiang a restauré l'écosystème le long de la rivière Tarim, la plus longue rivière intérieure de Chine, en partie en remettant en eau son cours inférieur qui avait été asséché il y a 30 ans. Ces 18 dernières années, le Xinjiang a injecté près de 6,2 milliards de mètres cubes d'eau depuis des lacs et des affluents dans les principaux ruisseaux à sec du cours inférieur de la rivière Tarim, a-t-on appris de l'administration de la rivière. La rivière Tarim s'écoule sur 1 321 kilomètres en bordure du bassin désertique du Tarim, une zone peu peuplée dont la superficie est équivalente à celle de la Pologne. L'irrigation excessive a causé le dessèchement des cours inférieurs de la rivière au début des années 1970, et la disparition quasi complète des arbres. Le gouvernement a lancé en 2000 un projet de restauration de 10,7 milliards de yuans (1,6 milliards de dollars), avec prélèvement d'eau à partir des lacs voisins, exploitation des cours d'eau, construction d'ouvrages de stockage d'eau supplémentaires, ainsi que le développement des eaux souterraines. Le gouvernement local a également limité l'utilisation de l'eau par l'industrie et l'agriculture dans les villes et les districts le long de la rivière et a remis en prairies les terres cultivées. Selon des données publiées par l'Académie chinoise des sciences, environ 2 285 kilomètres carrés de végétation ont été restaurés, et 854 kilomètres carrés de terre ne sont plus du désert.
Xinhuanet  

 

Qinghai-Tibet : Le président adresse ses félicitations à une expédition sur le plateau 
Le Président Xi Jinping a adressé une lettre de félicitations à l'équipe de recherche pour sa dernière expédition sur le plateau Qinghai-Tibet. Le Président, qui est également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale, a félicité et salué les scientifiques, les étudiants et le personnel de soutien participant à la deuxième expédition scientifique globale du pays sur le plateau. Selon lui, ces derniers doivent se pencher sur les problèmes liés à la capacité de l'environnement et des ressources à supporter les activités économiques et sociales, le risque de catastrophes, ainsi que le développement vert sur le plateau. Le plateau Qinghai-Tibet est une barrière de sécurité écologique importante et une réserve de ressources stratégiques, a noté le Président dans son courrier. Il a fait remarquer que l'expédition allait promouvoir le développement durable du plateau et la protection écologique et environnementale du monde. La vice-Première ministre Liu Yandong a lu la lettre lors d'une cérémonie organisée à Lhassa, capitale de la région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine. L'expédition, conduite par l'Académie des Sciences de Chine, devra analyser l'impact du changement environnemental sur le développement social et faire une proposition pour la construction d'un parc national dans la zone.
Xinhuanet

 
 
Corée du Nord
La production alimentaire touchée par la pire sécheresse depuis 2001
Selon la dernière mise à jour de la FAO produite en collaboration avec le Centre commun de recherche de la Commission européenne, la production alimentaire de la République populaire démocratique de Corée pour 2017, qui comprend notamment des produits de base tels que le riz, le maïs, les pommes de terre et le soja, a été sérieusement compromise par des conditions de sécheresse prolongée et menace maintenant la sécurité alimentaire d'une grande partie de la population. Les pluies tombées d'avril à juin dans les régions agricoles clés du pays étaient bien en-dessous de la moyenne à long terme, ce qui a provoqué de graves perturbations au niveau des activités de plantation et a endommagé les cultures de la campagne principale. "Jusqu'à ce jour, les pluies saisonnières tombées dans les principales régions productrices de céréales étaient inférieures au niveau atteint en 2001, lorsque la production céréalière a drastiquement chuté pour atteindre un niveau sans précédent de seulement deux millions de tonnes. Cette forte baisse avait entraîné une forte détérioration de la sécurité alimentaire pour une grande partie de la population", a déclaré Vincent Martin, représentant de la FAO en Chine et pour la République populaire démocratique de Corée. Bien que les pluies tombées lors de la première moitié du mois de juillet aient apporté un peu de répit, elles sont arrivées trop en retard de manière générale pour permettre de s'adonner à des activités de plantation normales et de laisser le temps aux cultures de la campagne principale de 2017 de se développer pour pouvoir être récoltées en octobre et novembre. Le manque de pluie devrait vraisemblablement avoir un impact sérieux sur les cultures de la campagne principale dans les régions productrices de céréales, dont les provinces du sud et du nord de Pyongan et celles du sud et du nord de Hwanghae et de la ville de Nampo, qui sont normalement à l'origine de près des deux tiers de l'ensemble de la production céréalière de la campagne principale. Avec des prévisions faisant état d'une diminution de la production des cultures issues de la campagne principale de 2017, la sécurité alimentaire devrait se détériorer davantage pendant l'année de commercialisation 2017/18, tandis que le besoin d'importer des céréales augmentera. "Il est nécessaire de mettre en œuvre des interventions dès maintenant afin de venir en aide aux agriculteurs affectés et d'empêcher que les plus vulnérables se tournent vers des stratégies d'adoption non-souhaitables, tels que le fait de réduire leur ration alimentaire journalière», a expliqué M. Martin. "Il est vital que ces agriculteurs bénéficient dès à présent d'une aide agricole appropriée et notamment des outils et du matériel d'irrigation", a-t-il ajouté. Une augmentation des importations alimentaires, par le biais de la filière commerciale ou à travers l'aide alimentaire, sera également requise lors des trois prochains mois, au pic de la saison creuse, afin de garantir un approvisionnement alimentaire adéquat pour les personnes les plus vulnérables, dont les enfants et les personnes âgées.
Selon le rapport, il est par ailleurs essentiel de commencer dès maintenant à réparer et à rénover les systèmes d'irrigation afin de réduire les pertes et d'améliorer la disponibilité en eau.
FAO

 

 

Amériques

 

 

Canada
Centre d'entreprise des sciences de l'Atlantique
Dans le cadre des investissements du gouvernement du Canada dans les sciences sur les océans et les eaux douces, Pêches et Océans Canada (MPO) investit dans la création de deux centres d'entreprise des sciences : le Centre des pêches du Golfe à Moncton, au Nouveau-Brunswick, et le Centre de recherche sur l'aquaculture et l'environnement à West Vancouver, en Colombie-Britannique. Le Centre d'entreprise des sciences de l'Atlantique (CESA) sera un établissement de recherche multipartite, équipé d'une infrastructure, d'outils et de réseaux à la fine pointe de la technologie pour réaliser des recherches scientifiques de haut niveau. Il stimulera la recherche scientifique collaborative, renforcera les partenariats, favorisera l'engagement communautaire et la connaissance des océans, établira une culture de durabilité, d'excellence et d'innovation continue, et se concentrera de façon active sur les connaissances écologiques traditionnelles. Parmi les plans éventuels pour l'installation, on prévoit notamment : des laboratoires, de l'équipement et des réseaux à la fine pointe de la technologie ; des zones de recherche scientifique collaborative et novatrice ; des espaces interactifs et d’interprétation accessibles au public ; des occasions de collaboration avec les groupes autochtones ; des activités et événements scientifiques pour la communauté, y compris la possibilité de participer à des sciences citoyennes.
Pêche et Océans Canada

 

Nouvelle installation de recherche dans l’Arctique
La ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a annoncé l’ouverture d’une nouvelle station de recherche à Pond Inlet, une collectivité du nord de l’île de Baffin au sein de la région de Qikiqtani, au Nunavut. Cette région est reconnue dans le monde entier comme l’un des plus importants écosystèmes de la planète. Au fur et à mesure que les changements climatiques continuent de se faire sentir dans le Nord canadien, cette installation de recherche sur le terrain, qui fait partie d’un réseau d’infrastructures de recherche dans l’Arctique, fera office de carrefour de la collaboration scientifique dans cette région de l’Arctique de l’Est. L’Installation de recherche de Pond Inlet offrira à Environnement et Changement climatique Canada du soutien pour ses programmes axés sur les espèces sauvages de l’Arctique, comme la recherche et la surveillance des ours blancs et des oiseaux migrateurs et la surveillance des conséquences des contaminants et des changements climatiques sur les espèces sauvages de l’Arctique. L’installation soutiendra également les programmes de recherche et de surveillance axés sur la collectivité, en misant sur les possibilités de partage de connaissances, y compris les connaissances traditionnelles inuit et autochtones, d’éducation et d’emploi. Plusieurs membres de la collectivité ont participé à la construction de l’installation.
Situées dans le détroit d’Éclipse, près de l’extrémité est du passage du Nord-Ouest, les eaux marines de cette région sont très riches sur le plan de la biodiversité circumpolaire et elles viennent d’être désignées comme faisant partie de l’Aire marine nationale de conservation du détroit de Lancaster. Cette région fait également l’objet d’une intensification des activités de transport maritime et de mise en valeur des ressources. De nouvelles activités de recherche et de surveillance aideront à préserver la santé des écosystèmes de la région pour les générations à venir.
Environnement et Changement climatique Canada

 

Île Georgina – Le gouvernement et la Première Nation des Chippewas collaborent pour fournir un accès à une eau potable salubre
Tous les Canadiens devraient avoir accès à de l’eau potable propre et salubre. Aujourd’hui, l’honorable Carolyn Bennett, ministre des Affaires autochtones et du Nord, et la chef Donna Big Canoe de la Première Nation des Chippewas de l’île Georgina ont annoncé de nouveaux investissements qui aideront à assurer que la Première Nation a accès à une source fiable d’eau potable. Le gouvernement du Canada investira environ 2,6 millions de dollars pour moderniser et agrandir l’usine de traitement des eaux de la Première Nation. Cette contribution d’Affaires autochtones et du Nord Canada s’appuie sur les investissements réalisés au titre du Fonds des petites collectivités, une initiative commune d’Infrastructure Canada et du gouvernement de l’Ontario. Le projet permettra aux 208 résidants de la collectivité d’avoir accès à de l’eau potable salubre. Les mises à niveau devraient être terminées d’ici mars 2019. Une fois le projet achevé, l’avis concernant la qualité de l’eau potable à long terme en vigueur à l’île Georgina sera levé. 
Dans le cadre de sa stratégie à long terme, le gouvernement du Canada collabore avec les Premières Nations afin de trouver des approches durables pour éliminer les avis concernant la qualité de l’eau potable à long terme d’ici mars 2021, et pour prévenir l’émission de nouveaux avis concernant la qualité de l’eau potable à long terme. Le budget de 2016 prévoyait 1,8 milliard de dollars sur cinq ans pour améliorer considérablement l’infrastructure d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées dans les réserves, assurer le fonctionnement et l’entretien adéquats des installations et appuyer la formation des opérateurs, en plus du 141,7 millions de dollars sur cinq pour améliorer le suivi et les tests relatifs à l’eau potable dans les réserves. Ces investissements sur cinq ans favorisent une planification à long terme en vue d’améliorer les réseaux d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées dans les réserves.
Affaires autochtones et du Nord Canada 

 

Ontario
Conserver les terres humides pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques
Les terres humides sont une composante essentielle de la biodiversité de l'Ontario et jouent un rôle vital dans l'atténuation des effets des changements climatiques en réduisant les risques d'inondation et de la sécheresse, en évitant l'érosion et en modérant les extrêmes climatiques. Ces habitats diversifiés et productifs présentent de nombreux avantages pour l'économie et la santé, y compris en améliorant la qualité de l'eau et en offrant d'excellentes destinations pour les loisirs et le tourisme. Leurs retombées économiques sont estimées à plus de 14 milliards de dollars par an pour les résidents. La ministre des Richesses naturelles et des Forêts, Kathryn McGarry, a rencontré  les partenaires de la conservation des terres humides pour parler de la Stratégie de conservation des terres humides en Ontario. L'Ontario travaille aussi avec Canards Illimités Canada au sein d'un nouveau partenariat. Dans le cadre de ce partenariat, Canards Illimités Canada présidera un nouveau comité composé de représentants des groupes environnementaux, de l'industrie, des offices de protection de la nature et des Autochtones. L'organisme restaurera et améliorera également les systèmes des terres humides, y compris d'importantes terres humides côtières, dans tout le sud de l'Ontario. La province a accordé 1,9 million de dollars à l’ONG à cet effet.
La Stratégie de conservation des terres humides de l’Ontario appuie un certain nombre de priorités du gouvernement, y compris la conservation de la biodiversité, le Plan d’action contre le changement climatique, le Plan d'action Canada-Ontario pour le lac Érié proposé, le Plan stratégique contre les espèces envahissantes de l'Ontario et le Plan d'action pour la santé des pollinisateurs.
Ontario Canada  

 

Québec
Une nouvelle loi sur la qualité de l'environnement 

La nouvelle législation prévoit un régime d’autorisation environnementale moderne, clair et prévisible.
L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi n° 102, intitulé "Loi modifiant la Loi sur la qualité de l’environnement afin de moderniser le régime d’autorisation environnementale et modifiant d’autres dispositions législatives notamment pour réformer la gouvernance du Fonds vert". La nouvelle Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) est basée sur une vision, soit de doter le Québec d’un régime d’autorisation clair, prévisible, optimisé et conforme aux plus hauts standards en matière de protection de l’environnement. La nouvelle approche, fondée sur le niveau de risque environnemental, est une avenue de choix pour concentrer les efforts sur les projets dont les impacts sur l’environnement sont importants. Dans le même esprit, cette approche simplifie le processus en permettant le recours à une simple déclaration de conformité de la part de l’initiateur de projet dont les activités présentent des risques moindres. Ces activités pourront débuter dans un délai de 30 jours, ce qui constitue une réduction de délai importante par rapport à la situation antérieure. Certaines dispositions apportées par le projet de loi n° 102 sont entrées en vigueur lors de la sanction de la loi. Cette dernière prévoit que les autres modifications qu’elle introduit, ainsi que les règlements qui en découlent, entreront en vigueur 12 mois après sa sanction, et qu’une infime minorité prendra effet après 24 mois. Durant cette période de transition, les dispositions de la LQE en vigueur avant la sanction continueront donc de s’appliquer.
Environnement Québec


Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques
L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi no 132, intitulé "Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques". Afin de freiner la perte de milieux humides et hydriques au Québec et de viser des gains nets en la matière, le principe d’aucune perte nette est placé au cœur de la loi. Celle-ci permet de conserver, de restaurer ou de créer de nouveaux milieux pour contrebalancer les pertes inévitables de milieux humides et hydriques et de planifier le développement du territoire dans une perspective de bassin versant en tenant davantage compte des fonctions de ces milieux essentiels. La Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques instaure un nouveau régime moderne, clair, prévisible et optimisé pour conserver ces milieux. Elle permet de réduire les délais, en plus d’alléger les processus d’autorisation des projets en tenant compte du risque environnemental qu’ils présentent. Cette loi vient compléter le nouveau régime d’autorisation environnementale dont s’est récemment doté le Québec en adoptant le projet de loi n° 102, qui modifiait la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE). 
Environnement Québec

 

Nouvelle politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés
La réhabilitation de milliers de terrains contaminés et la création de centres de traitement des sols contaminés font partie des nombreux progrès réalisés par la société québécoise depuis 1988. Il demeure toutefois que de nombreux terrains contaminés s’ajoutent annuellement à l’inventaire du Ministère. Afin d’améliorer la gestion des terrains contaminés au Québec, le Ministère met en œuvre la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés et son plan d’action 2017 2021 ( PDF, 555 ko). Cette politique s’articule autour de deux enjeux majeurs, soit la protection de l’environnement et la revitalisation durable du territoire. Quatre stratégies seront privilégiées : 1. Prévenir la contamination des sols et des eaux souterraines ; 2. Contrer la propagation de la contamination des sols et des eaux souterraines ; 3. Assurer la réhabilitation des terrains contaminés ; 4. Favoriser la valorisation des sols excavés et le développement des technologies vertes. Concrètement, d’ici 2021, la politique et son plan d’action prévoient que 5 objectifs pour favoriser un Québec plus vert et prospère : Investir 120 millions de dollars dans des travaux de réhabilitation de terrains contaminés appartenant à l’État ; Traiter 80 % des sols contaminés excavés pour qu’ils puissent être valorisés par la suite ; Traiter à l’aide d’une technologie in situ au moins 75 sites ; Décontaminer 100 terrains de stations-service appartenant à de petits propriétaires ; Décontaminer 200 terrains résidentiels contaminés par du mazout. Afin d’atteindre les objectifs visés, la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés et son plan d’action 2017 2021 proposent en outre 21 actions concrètes.
Environnement Québec

 

Guadeloupe
Le parquet général se mobilise en faveur de la protection de l’environnement

Fin juin, le parquet général de la cour d’appel de Basse-Terre en Guadeloupe a réuni tous les acteurs œuvrant pour la protection de l’environnement : magistrats référents en matière d’environnement, services déconcentrés de l’État, établissements publics dont l’Agence française pour la biodiversité. L'objet de la rencontre était de partager les enjeux locaux de protection de la biodiversité et mettre à jour les priorités de contrôle pour les cinq prochaines années. Il s'agit aussi de clarifier les activités de chacun tant sur le domaine de la surveillance de terrain que sur les réponses à apporter en cas d’infractions. En effet, devant la diversité des polices spéciales de l’environnement (pas moins de 25 recensées dans le Code de l’environnement), il est nécessaire pour chaque partie prenante de connaître les prérogatives de chacun. Cette réunion a permis d’apporter des modifications par rapport aux plans de contrôle précédents. À la demande des agents de l’Agence, le procureur général a ajouté aux priorités locales de protection de la biodiversité, le renforcement des contrôles sur les espaces protégés (zones humides notamment) et sur les espèces menacées. Cette action innovante qui atteste de la détermination du parquet général à œuvrer pour la préservation de la biodiversité doit être montrée en exemple en espérant qu’elle suscitera d’autres initiatives de même type.
Agence française pour la biodiversité

 

 

Économie

 

 


États-Unis – Nouveaux contrats pour Utility Partners
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’Utility Partners, LLC (UP), son unité d’affaires dédiée aux services d’opération et maintenance (O&M) aux États-Unis, a récemment renouvelé un contrat municipal et remporté un nouveau projet, totalisant 3,7 millions de dollars, ce qui portent le carnet de commandes d’O&M à 55,1 millions de dollars. UP a également généré 1,2 million de dollars en ventes croisées.
Utility Partners a renouvelé un contrat municipal d’opération et maintenance dans l’État du Mississippi pour une période additionnelle de 5 ans. UP a également remporté un nouveau contrat d’une durée de 5 ans, pour une municipalité située dans l’État de la Georgie. Finalement, Utility Partners a généré plusieurs ventes croisées de remplacements de membranes et de soufflantes ainsi que de produits chimiques de l’unité d’affaires PWT, pour des municipalités situées au Massachusetts, au Mississippi et au New Hampshire. "Nous sommes très fiers de tout ce qu’UP a accompli depuis son acquisition par H2O Innovation, il y a de cela, seulement un an. En plus d’être pleinement intégrée dans la structure de la société, tous les contrats venant à échéance ont été renouvelés, deux nouveaux contrats ont été remportés et plusieurs ventes croisées de produits ont été réalisées avec succès. Utility Partners a également permis à H2O Innovation de se positionner dans son réseau en tant que fournisseur d’équipement et de systèmes de type Conception-Construction-Exploitation", déclare Frédéric Dugré, président-directeur général d’H2O Innovation.
H2O Innovation 

 

État de New York, États-Unis – Suez remporte un nouveau contrat de gestion de l’eau 
Suez a remporté le contrat d’exploitation de l’usine d’eau potable de la région de Mohawk Valley, dans l’État de New York. Ce nouveau contrat, d’un montant de 14 millions d’euros, entre en vigueur ce jour pour une durée de 5 ans. Suez assurera l’exploitation et la maintenance de l’usine, d’une capacité de 121 000 m3 par jour, afin de garantir un approvisionnement durable et performant en eau potable aux 127 000 habitants d’Utica et des villes voisines des comtés d’Oneida et d’Herkimer. Le groupe accompagnera également le service de l’eau de Mohawk Valley (MVWA)  dans l’optimisation des investissements en réalisant l’évaluation des infrastructures existantes et la mise en œuvre de nouveaux procédés de traitement en conformité avec les règles sanitaires et environnementales en vigueur. Ce contrat constitue une nouvelle référence pour Suez dans l’État de New York où il alimente au quotidien 550 000 habitants en eau potable et assure le traitement des eaux usées de plus d’un million de personnes dans les comtés de Dutchess, Nassau, Orange, Putnam, Rockland et Westchester. À Long Island, Suez exploite et gère le réseau d’assainissement du comté de Nassau, qui constitue le plus important partenariat public-privé en matière de services d’eau et d’assainissement aux États-Unis. "Ce contrat conforte notre présence dans l’État de New York où le groupe est présent depuis 18 ans et accompagne 33 municipalités dans leurs services d’eau et d’assainissement. Il s’inscrit dans la stratégie de développement de Suez en Amérique du Nord, qui sera renforcée par l’intégration de GE Water au sein du groupe", rappelle Marie-Ange Debon, DGA Groupe en charge de la division internationale.
Suez

 

Industrie pétrolière, Brésil – Suez remporte un contrat de dessalement pour 11 plateformes
Petrobras retient Suez pour l'approvisionnement en eau dessalée de 11 plateformes offshore du bassin de Campos, dans l'État de Rio de Janeiro. Conclu pour une durée de trois ans, ce contrat d’un montant global de 6 millions d'euros permettra d’assurer les besoins en eau dessalée des plateformes offshore. Le contrat prévoit la fourniture et l’exploitation de sept unités mobiles de dessalement par osmose inverse, d'une capacité de 90 m3 par jour, afin d’alimenter en eau 11 plateformes offshore. Suez fournira également des services d’assistance pour l’exploitation et la maintenance de ces unités. Ces unités mobiles ont été spécialement conçues pour répondre aux contraintes techniques du traitement de l’eau de mer pour l’approvisionnement en eau douce de plateformes offshore grâce à la technique éprouvée de l’osmose inverse. Elles garantiront l’alimentation en eau des plateformes en fonction de leurs besoins. La qualité d’une eau fournie en quantité suffisante permettra à Petrobras d’assurer la pérennité de l’exploitation pétrolière en eaux profondes.
Avec ce nouveau contrat, Suez complète son expertise en amont pétrolier en remportant son premier contrat de services pour l’alimentation en eau douce de plateformes offshore. En 2013 et 2014, Suez avait obtenu les contrats d'ingénierie et de construction de 9 unités de traitement d'eau (5 unités d’élimination des sulfates et 4 unités de dessalement d’eau de mer) pour l’alimentation en eau de process de 5 plateformes de production, traitement et stockage de produits pétroliers à partir de champs "présalifères" exploités par Petrobras au large du Brésil. 
Suez

 

Macao – Suez poursuit son développement
Le 21 août, Suez NWS a posé la première pierre de l’usine de traitement d’eau de Seac Pai Van. Il s’agit de la quatrième usine d’eau potable à Macao dont Suez NWS réalise le financement, la conception, la construction et l’exploitation. Ce contrat renforce la présence du groupe à Macao et marque une nouvelle étape dans l’approvisionnement en eau de la région.
Densément peuplée avec 650 000 habitants, Macao est confrontée à la hausse continue de sa population et l’afflux de 30 millions de touristes par an qui exercent une pression accrue sur ses ressources naturelles alors même que celles-ci sont limitées. La pénurie en eau sera accentuée ces prochaines années par la finalisation du pont reliant Hong Kong, Zhuhai et Macao et le développement de nouvelles infrastructures de loisirs qui vont renforcer l’attrait touristique et économique de la région. Macao Water, filiale de Suez NWS, investira environ 106 millions d’euros dans la nouvelle usine de traitement d’eau de Seac Pai Van. Finalisée fin 2019, l’usine disposera d’une capacité de 130 000 m3 par jour. Elle permettra à Macao d’atteindre une capacité totale de 520 000 m3 d’eau par jour et ainsi de répondre à la demande en eau de la région au cours de la prochaine décennie. Construite au sein de la zone de loisirs de Seac Pai Van, cette usine de traitement d’eau économe en énergie adoptera un plan de construction écologique, ce qui lui permettra de s’intégrer pleinement dans son environnement. Exploitée et gérée par Macao Water, l’usine sera équipée de technologies innovantes de traitement de l’eau par filtration (Pulsatube, Pulsazur et Aquazur-V) afin d’éliminer efficacement les matières organiques, les micropolluants et les odeurs.
Le gouvernement de la région administrative de Macao s'appuie depuis 1985 sur l'expertise et les technologies de Suez NWS pour gérer ses ressources en eau. Depuis cette date, le Groupe est chargé du contrat de concession pour le traitement, la distribution d’eau potable et le service clientèle. Ce contrat a été renouvelé pour 20 ans en 2009. Macao Water opère aujourd’hui 3 usines de traitement d’eau et fournit des services de distribution d’eau dont la qualité est supérieure aux normes de l’OMS. Afin d’accompagner le plan de conservation de l’eau adopté par le gouvernement pour 15 ans, Suez a déployé sa solution Aquadvanced qui permet d’optimiser la performance du réseau d’eau potable (débit, pression, qualité de l’eau), d’anticiper les fuites et ainsi de renforcer l’efficacité de l’approvisionnement en eau potable de la région. Les activités de Suez à Macao englobent également la collecte des déchets. 
Suez

 

Afrique subsaharienne – Suez développe son activité auprès des industriels 
Suez a remporté le contrat de modernisation et d’extension de la station de traitement des effluents de la raffinerie de la Société nationale de raffinage (SONARA) à Limbé au Cameroun. Ce contrat remporté en consortium avec Sogea Satom et Ingenica représente un montant de 22 millions d’euros dont environ 6 millions d’euros pour Suez. Il constitue la première référence du groupe en Afrique subsaharienne dans le traitement des effluents de l’industrie de raffinage.
L’eau est une ressource consommée en grande quantité dans l’industrie pétrolière, notamment pour les activités de raffinage. Le contrat remporté par Suez permettra d’améliorer de façon significative la qualité des effluents traités avant leur rejet dans le milieu naturel, et ainsi contribuer à la maîtrise de l’impact environnemental de l’activité de la raffinerie SONARA. Ce traitement optimal représente un enjeu majeur à Limbé, station balnéaire du Cameroun, afin de protéger le littoral et de renforcer l’attractivité du territoire. Unique raffinerie du Cameroun, le site de la SONARA, détenu à 82 % par l’État, produit près de 2 millions de tonnes d’hydrocarbures raffinées par an. Suez équipera l’usine de la technologie Poseidon. Cette technologie est déjà utilisée avec succès notamment par Valero Energy, Chevron, Exxon Mobil, Shell, Husky Energy, Suncor Energy pour lesquels des installations de capacités variant de 3 000 m3/jour à plus de 100 000 m3/jour ont été réalisées. Le consortium construira également un bassin d’orage de 18 500 m3 afin de recueillir les eaux pluviales polluées avant traitement et éviter ainsi le ruissellement d’eaux chargées en hydrocarbures. La modernisation de la station, finalisée en septembre 2018, permettra de traiter 9 600 m3 d’eaux industrielles et pluviales par jour.
Suez bénéficie d’une expertise reconnue en matière de traitement des effluents pour l’industrie du raffinage et de la pétrochimie. Aux Pays-Bas, BP a confié au Groupe la construction et la gestion de l’usine de traitement des effluents de la raffinerie de Rotterdam, d’une capacité de traitement de 13 200  m3 d’eau par jour. En Afrique du Nord, Suez a fourni les équipements de la ligne de traitement des effluents de la raffinerie de SONATRACH à Alger. Le contrat de SONARA constitue pour Suez une première référence afin d’anticiper les risques de pollution industrielle dans le Golfe de Guinée. Il s'inscrit dans la stratégie de développement du Groupe sur le marché très prometteur et en forte croissance de l'eau industrielle. 
Suez

 

Suez et Bouygues Construction concluent un accord de partenariat mondial pour développer des solutions innovantes en faveur des villes durables et intelligentes
Suez et Bouygues Construction signent un protocole d’accord mondial, d’une durée initiale de 3 ans, portant sur la conception et le développement de solutions nouvelles en faveur de la gestion optimisée des ressources, de la construction durable et de l’économie circulaire.
À horizon 2030, la planète comptera 9 milliards d’habitants, dont 60 % en milieu urbain et une quarantaine de mégapoles de plus de 10 millions d’habitants. Dans un monde où les ressources se raréfient, la problématique de leur gestion durable sera l’un des grands défis du 21ème siècle. La ville va devoir se réinventer pour diminuer ses consommations d’énergie et d’eau, mettre en place une économie circulaire vertueuse visant notamment à valoriser les déchets, mieux gérer les transports, intégrer des bâtiments et des quartiers de plus en plus connectés, faire une plus large place à la nature pour garantir une meilleure qualité de vie et une plus faible empreinte écologique. Face à ces défis et enjeux, Suez apporte son savoir-faire (eau, traitement de l’eau, construction, recyclage et valorisation…) pour la réalisation des projets urbains. Bouygues Construction place l’environnement et la construction durable au cœur de sa stratégie. Elle apporte son expertise dans l’aménagement d’éco-quartiers, depuis leur conception jusqu’à l’accompagnement des utilisateurs et riverains à travers de nouveaux services, en France et à l’international.  Les deux groupes collaborent déjà sur de nombreux projets, comme le chantier de la gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart, dans le cadre du Grand Paris Express. Ce partenariat mondial signé entre Suez et Bouygues Construction vise à aller plus loin dans cette démarche de collaboration, en partageant les expertises et les visions prospectives des deux groupes pour assurer le développement de solutions innovantes à travers de nouvelles offres conjointes, s’inscrivant en particulier dans une logique d’économie circulaire. Cette collaboration portera notamment sur la valorisation des déchets et des matériaux recyclés, le traitement et la gestion de l’eau, le développement de solutions logistiques sur chantiers, des boucles locales de ressources ou des solutions décentralisées sur la ville et les éco-quartiers, ou encore le développement de partenariats public-privé.
Suez

 

Suez – Résultats du 1er semestre 2017
Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 7 526 millions d’euros, en croissance organique de +0,9 % pour un EBIT à 594 millions d’euros, en croissance organique de +1,4 % et un niveau d’endettement financier de 6 942 millions d’euros net. À l’issue du conseil d’administration, réuni le 26 juillet 2017, qui a approuvé les résultats du premier semestre 2017, Jean-Louis Chaussade, directeur général, a déclaré : "Avec une croissance organique de +0,9 % du chiffre d’affaires et de +1,4 % de l’EBIT au cours du premier semestre 2017, le groupe est en ligne avec ses objectifs annuels. Les tendances encourageantes relevées dans la division Recyclage & Valorisation Europe depuis le premier trimestre se confirment. En outre, Suez poursuit l’accélération de sa transformation ambitieuse, dont le plein effet sera effectif en 2018. Suez a par ailleurs franchi une nouvelle étape importante de son développement, en signant un accord avec General Electric en vue d'acquérir GE Water. Par cette transaction, Suez concrétise son leadership mondial dans les services de l’eau industrielle, et renforce son positionnement de groupe intégré de services. L’opération permet simultanément à Suez d’asseoir sa présence hors d’Europe, notamment aux USA. Sa finalisation est prévue d’ici la fin du troisième trimestre 2017. Nos équipes sont pleinement mobilisées pour réussir l’intégration et réaliser les synergies attendues. Nous vous exposerons la stratégie du groupe sur ces marchés et vous détaillerons les activités de Suez Water Technologies & Solutions, dénomination de notre nouvelle entité, lors d’une réunion d’information spécifique au cours du quatrième trimestre 2017."
Suez

 

Veolia – Résultats du 1er semestre 2017 
Le chiffre d’affaires du groupe atteint 12 346 millions d’euros, en progression de 4,4 % à change constant, pour un EBITDA à  1 651 millions d’euros (+ 0,4 %) et un EBIT courant à 774 millions d’euros (+0,6 %). Antoine Frérot, président-directeur général a indiqué : "Les performances réalisées  au cours du premier semestre sont une nouvelle fois satisfaisantes. La croissance du chiffre d’affaires est au rendez-vous, avec une hausse de 4,4 % au deuxième trimestre, après 4,5 % au cours du premier. La décision prise en fin d’année dernière de renforcer nos dépenses commerciales porte ainsi déjà ses fruits et confirme l’attractivité de nos offres. Malgré les dépenses correspondantes et un effet de base défavorable, les résultats ressortent en légère progression dès ce semestre, ce qui nous rend très confiants dans l’atteinte de nos objectifs annuels. Par ailleurs, les efforts d’efficacité ont engendré 126 millions d’euros d’économies sur le semestre, en ligne avec notre objectif annuel. Les deux leviers de notre stratégie, la croissance et l’efficacité, sont donc clairement à l’œuvre et nous permettent de confirmer pleinement nos objectifs."
Veolia 

 

Saur – Jean-Damien Pô est nommé directeur des RH, de la stratégie et de la prospective
Louis-Roch Burgard, président exécutif, nomme Jean-Damien Pô directeur des ressources humaines, de la stratégie et de la prospective de Saur. Il sera membre du comité exécutif.
Âgé de 43 ans, Jean-Damien Pô est normalien, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et docteur ès Lettres. Il possède une expérience de 20 ans à la croisée des ressources humaines et de l’analyse stratégique. Il a débuté sa carrière à la Fondation pour la recherche stratégique avant de rejoindre, en 2001, le groupe Gaz de France en tant qu’analyste à la direction de la stratégie. Il remplit également des missions de sherpa et de speech writer auprès du président du groupe. En 2004, il intègre l’Institut de l’Entreprise, think-tank patronal présidé par Michel Pébereau, en qualité de directeur des études puis, à partir de 2008, de délégué général. En 2011, il est nommé secrétaire du comité exécutif et directeur du développement des ressources humaines de Vinci, en charge notamment de la supervision du développement professionnel des cadres dirigeants du groupe. Il prend en charge en 2014 la direction des ressources humaines et du développement durable d’Eurovia, filiale du groupe Vinci spécialisée dans les travaux d’infrastructures routières. Il était en dernier lieu directeur du projet Léonard, en charge de préfigurer cette entité nouvelle de Vinci qui croise veille, prospective et accélération de startups internes et externes.
Saur 

 

 

Évènements

 

 

29 juin-01 juillet 2017, Casablanca – Maroc
Salon international des technologies de l'eau et de l'assainissement
La 5ème édition du Salon international des technologies de l'eau et de l'assainissement (SITeau) se tiendra, du 29 juin au 1er juillet à Casablanca sous le thème "Eau et changement climatique, pour une Afrique solidaire", ont annoncé, mardi, les organisateurs. Organisée par la Coalition marocaine pour l'eau (COALMA), la manifestation a pour objectifs de faire la promotion du concept de l'économie verte par l'eau, l'assainissement et l'énergie, diffuser les avantages et la valeur ajoutée de l'économie circulaire et informer sur les perspectives de formation et de recherche dans ce domaine ainsi que sur les nouveaux métiers y afférents.
En parallèle, le SITeau organisera le 30 juin et le 1er juillet le hackathon "Digital 4 Water" qui réunira des équipes transdisciplinaires qui seront invitées à développer un projet en lien avec la transformation digitale des métiers et des usages de l'eau en vue de proposer devant un jury de professionnels une solution adéquate qui impliquerait la reconfiguration des processus actuels et favoriser la transversalité.

 

20 septembre 2017, New York – États-Unis
Solidaires, participatifs, innovants : les financements de l’ESS au cœur des Objectifs de développement durable

Coordonné par ESS Forum International, vice-secrétaire permanent du Groupe pilote international de l’Économie sociale et solidaire (GPIESS), un évènement de haut niveau est organisé par la France. En lien avec l’agenda international du financement du développement et des objectifs du développement durable (ODD), cet évènement mobilisera les acteurs de la coopération internationale, États, Institutions, organisations de la société civile, secteur privé… pour échanger sur les financements de l’ESS comme leviers solidaires, participatifs et innovants pour atteindre les ODD.
ESS Forum International

 

20-22 septembre 2017, Paris – France
Atelier international Eau & Climat : Génie écologique et risques climatiques

Les 20, 21 et 22 septembre 2017 à Paris, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence française de développement organisent un atelier international eau et climat sur le thème "Génie écologique et risques climatiques" en partenariat avec l’Agence française pour la biodiversité.
La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Il est donc essentiel de réfléchir aux solutions pour faire face aux changements climatiques : favoriser les solutions vertes, "sans regret" et multifonctionnelles pour maximiser les services écosystémiques et renforcer les capacités protectrices des milieux naturels. Les acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité sont invités à venir échanger sur les "solutions fondées sur la nature" pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, vous pourrez identifier les freins et leviers d’actions au développement des solutions d’ingénierie écologique et partager les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux.
Atelier international Eau & Climat

 

21 septembre 2017, Paris – France
Les technologies mobiles et numériques pour un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement dans les pays en développement 
En quelques années, l’explosion des téléphones mobiles et du numérique dans les pays en développement a vu l’adoption de nombreuses applications dans le secteur de l’eau et de l’assainissement : localisation et qualification des points d’eau, usage des drones, capteurs connectés, pilotage des services d’eau et d’assainissement, compteurs communicants, paiement des services par téléphone mobile… Ces technologies, au-delà de leur fonction de simplification et d’amélioration de la performance des services existants, peuvent être un levier pour l’accès des populations à l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Toutefois, de nombreuses questions subsistent quant au potentiel de ces applications numériques vis-à-vis de l’atteinte de l’ODD6. Comment lever les freins du passage à l’échelle qui condamnent parfois certaines initiatives à rester des démonstrateurs ? Quel modèle économique durable autour de ces innovations ? Comment organiser la gouvernance, la participation citoyenne et la protection des données autour de ces nouveaux services ? 
Ce débat organisé par le think tank (Re)sources comme d'accoutumée au Collège des Bernardins fera intervenir Caroline Figuères, consultante indépendante dans le domaine des TICs, de l’eau et du renforcement des capacités humaines, et Mouhamad Fadel Ndaw, spécialiste eau et assainissement à la Banque Mondiale en Égypte.
(Re)sources

 

2017 Semestre 2
CINQ JOURNÉES DE L’OIEau

Les Journées de l’OIEau visent à apporter un éclairage concret et pratique sur des sujets d’actualité.  Elles sont animées par des intervenants expérimentés qui leur donnent une orientation professionnelle, en s’appuyant sur des témoignages et des retours d'expériences du terrain. Elles s'adressent aux élus, aux techniciens et cadres des collectivités locales, des associations ou des bureaux d’études, aux acteurs du monde de l’eau et des déchets, aux industriels de toute la France. Cinq "Journées" sont prévues au deuxième semestre 2017, à PARIS, à l’espace Hamelin : le 26 septembre : GEMAPI et Loi NOTRe : gestion du grand cycle et du petit cycle de l’eau ; le 17 octobre : Protection des ouvrages d’eau face aux actes de malveillance ; le 19 octobre : Aire d’alimentation de captage : comment lutter contre les pollutions diffuses ? ; le 08 novembre : Traitement des eaux usées utilisant les techniques à macrophytes ; le 28 novembre : Loi NOTRe : transfert des compétences eau et assainissement.
Tous les détails sur OIEau/Journées

 

21 septembre 2017, Orléans – France
Journée sur les coopérations européennes
L’établissement public Loire organise deux temps d’échanges le 21 septembre (Orléans, 2 quai du Fort Alleaume) en lien avec le Festival de Loire. Le premier temps d’échanges (9h00–12h30) sera consacré aux outils de mesure et formes de reconnaissance de la qualité de la prévention des inondations. Seront notamment abordés au travers de différents exemples : les chartes de qualité, les standards, les normes, les clubs, les labels ou encore les prix. Le second temps d’échanges (14h00-17h00) traitera de la dimension récréative des fleuves et cours d’eau dans les métropoles. Depuis plusieurs années, ces dernières se réapproprient l’espace fluvial : comment le font-elles, avec quelles stratégies, avec quels moyens ? Un zoom particulier sera fait sur l’aménagement des berges de l’Èbre à Saragosse en Espagne, le fleuve Èbre étant l’invité d’honneur du Festival de Loire.
Journée sur les coopérations européennes – Festival de Loire

 

30 septembre-01 octobre 2017, Paris – France 
Alternatiba Paris
Après la réussite en 2015 de son festival des alternatives qui avait rassemblé plus de 50 000 personnes le temps d'un week-end, le mouvement citoyen Alternatiba Paris organise un nouveau village des alternatives les 30 septembre et 1er octobre 2017. Cet événement est gratuit, festif et ouvert à tous. Il rassemblera des centaines d'initiatives locales et citoyennes pour répondre à la crise climatique et pour inciter le grand public à se les approprier, mise en valeur avec de nombreux concerts, ateliers ludiques et animations artistiques. 30 000 personnes sont attendues sur le week-end ! Le village investira les quais de Seine et la place Stalingrad dans le quartier du bassin de La Villette (19ème arrondissement), à l'occasion de la journée sans voiture. Des centaines d'organisations seront présentes dans les 5 quartiers thématiques du village et inviteront le public à découvrir des alternatives concrètes et locales au mode de vie actuel, pour réduire, au quotidien, notre impact sur le climat. Ainsi petits et grands pourront participer à des ateliers de réparation de vélo, à la visite des lieux alternatifs du quartier, à des ateliers de cuisine de saison, à des discussions sur les enjeux climatiques, découvrir des fairplaylistes de musique... Des repas et animations seront proposés tout au long du week-end.
L'événement est la continuité de la mobilisation citoyenne engagée dans la transition climatique pour "changer le système pas le climat". Il s'inscrit également dans la dynamique de la Fête des possibles, lancée par le collectif Transition citoyenne, qui rassemblera plus de 2 000 événements pour mettre en avant les initiatives de transition, une dynamique nationale que le village de Paris permettra de conclure.
Alternatiba

 

05-06 octobre 2017, Paris – France
Colloque annuel du PIREN-Seine
Qualité de l’eau et des milieux aquatiques du bassin de la Seine : Dynamiques et trajectoires

Cinq sessions seront organisées : 1. Métabolisme ; 2. Contexte hydrologique et hydromorphologique ; 3. Contamination et transferts trophiques ; 4. Construction de la connaissance sur la qualité de l’eau ; 5. Prospectives.
Le PIREN-Seine est un groupement de recherche dont l'objectif est de développer, à partir de mesures de terrain et de modélisations, une vision d'ensemble du fonctionnement du système formé par le réseau hydrographique de la Seine, son bassin versant et la société humaine qui l'investit. Le bassin de la Seine, 12 % du territoire national, supporte le quart de la population de la France, un tiers de sa production agricole et industrielle, et plus de la moitié de son trafic fluvial. Le fonctionnement écologique de l'ensemble du système fluvial et sa modélisation, depuis les bactéries jusqu'aux poissons, sont basés sur l'étude fine des processus physiques, chimiques et biologiques des milieux. Les modèles développés par le PIREN-Seine simulent les variations écologiques et biochimiques de l'hydrosystème, depuis les ruisseaux jusqu'à l'entrée de l'estuaire. Chaque année, le PIREN-Seine organise un colloque de restitution des actions de recherches qui ont été menées au sein du programme durant l'année écoulée. Cette réunion, qui implique tous les acteurs concernés, est l'occasion pour les partenaires de suivre l'évolution des recherches, pour chercheurs et gestionnaires d'échanger sur les dernières actions menées, mais également d'aborder des thématiques ancrées dans l'actualité.
pdf Colloque 2017 PIREN-Seine

 

10-11 octobre 2017, 10-11 octobre 2017, ENPC, Champs-sur-Marne – Paris
Risques et résilience des territoires 2017
Apports de la notion de résilience à la gestion des risques
À l’occasion de la présentation des résultats des travaux de recherche conduits dans le cadre du programme de recherche "Risques, Décision, Territoire" du METS sur le thème de "La résilience des territoires face aux risques", la SHF s’associe au METS pour organiser un colloque sur les apports de la notion de résilience à la gestion des risques. Depuis quelques années, après avoir mis en avant le concept de vulnérabilité, la gestion des risques s’est enrichie d’une nouvelle notion, celle de la résilience, qui a renouvelé la manière de concevoir la relation entre la société et les risques (naturels ou technologiques). Parfois vue comme le versant positif de la vulnérabilité, la résilience est une notion intégratrice et d’acception assez large qui concerne non seulement les capacités d’un groupe social ou/et d’un territoire (ou, plus largement d’un système socio-technique, écologique, etc.) à faire face à une catastrophe, mais aussi ses facultés à se relever de cette perturbation. En centrant l’analyse sur les conditions qui permettent une meilleure robustesse ou une meilleure adaptation des enjeux aux divers aléas, ou sur celles qui facilitent un meilleur "retour à l’équilibre" après un événement grave, cette notion a induit un changement de point de vue. On s’interrogera sur les effets de ce dernier à la fois sur les diverses étapes de la gestion des risques et sur les objets d’étude eux-mêmes :

  1. Depuis l’analyse des risques, la prévention, la protection, la réduction de la vulnérabilité, le retour à la normale et jusqu’à la reconstruction post-catastrophe ("Build Back Better" ISDR 2015, repris et développés dans les "7 piliers de la prévention des risques"), les méthodes et les pratiques de gestion des risques intègrent-elles la notion de résilience, et si oui, avec quels bénéfices ? Si non, pourquoi ? La façon de gérer les risques en a-t-elle été modifiée ? Les expériences de reconstruction et de retour à de nouveaux équilibres après une catastrophe sont particulièrement attendues. Ont-elles enrichi la manière de gérer les risques et comment ? Quelles rétroactions permettent-elles de concevoir et de mettre en place ? En bref, il s’agit ici de s’interroger sur la façon dont la résilience s’intègre dans toutes les phases de la prévention des risques et dont elle a pu modifier la façon de les aborder.
  2. Les enjeux exposés aux risques (individus, bâtiments, exploitations, matériels…) ne constituent pas des éléments indépendants mais s’intègrent dans des systèmes complexes (organisations, territoires, sociétés…) qui doivent retrouver un fonctionnement satisfaisant après un événement perturbateur. Au-delà d’une approche sectorielle du risque, la notion de résilience permet-elle une meilleure prise en compte de cette complexité, via une vision plus systémique, davantage reliée au fonctionnement des systèmes et des territoires ? Ouvre-t-elle à des pratiques innovantes ? Par exemple, la notion de résilience permet-elle de mieux aborder la question des réseaux techniques et de leur vulnérabilité aux inondations ? Ou bien permet-elle de faire émerger de nouveaux acteurs ? De faire évoluer le rôle du citoyen dans la gestion des risques ? C’est la capacité de nos sociétés et de nos territoires à faire face aux catastrophes naturelles et technologiques qui est interrogée ici. Au-delà des questionnements sur la mobilisation et l’efficacité opérationnelle de la notion de résilience qui sont au cœur du colloque, les communications sont appelées également sur toutes les formes d’expériences de prise en compte de la notion de résilience dans la gestion des risques. Bien que les risques naturels soient au centre des préoccupations du colloque, la problématique de la résilience et du retour à l’équilibre après une catastrophe étant partagée par toutes les formes de risques, on s’interrogera aussi sur l’apport que peuvent fournir les travaux qui concernent les risques technologiques.
  3. Plus fondamentalement, on pourra s’interroger sur la question de savoir ce que le recours à cette notion de résilience suppose comme changement dans notre façon de penser le risque et notre environnement.  Qu’est-ce que ce changement révèle et quels sont les nouveaux modèles qui émergent avec cette notion et qu’apportent-ils pour l’action concrète et la gestion des risques à l’échelle des territoires ? C’est la capacité de nos sociétés et de nos territoires à faire face aux catastrophes naturelles et technologiques qui est interrogée ici. Au-delà des questionnements sur la mobilisation et l’efficacité opérationnelle de la notion de résilience qui sont au cœur du colloque, les communications sont appelées également sur toutes les formes d'expériences de prise en compte de la notion de résilience dans la gestion des risques. 

Bien que les risques naturels soient au centre des préoccupations du colloque, la problématique de la résilience et du retour à l’équilibre après une catastrophe étant partagée par toutes les formes de risques, on s’interrogera aussi sur l’apport que peuvent  fournir les travaux qui concernent les risques technologiques.
Le colloque s’articulera autour de trois sessions : 1. La résilience : une notion opérationnelle, mesurable et comprise ? ; 2. Résilience et Territoires : infrastructures résilientes, résilience urbaine, approches diachroniques ; 3. Gouvernance, concertation et résilience.
SHF

 

19 novembre 2017
Journée mondiale des toilettes
Sur le thème des EAUX USÉES avec un Poo Journey
2,4 milliards de personnes manquent d’installations sanitaires de base, plus de 80 % des eaux usées résultant des activités humaines sont déversées dans les rivières ou la mer sans aucune dépollution et chaque jour, 1 000 enfants meurent de maladies faciles à prévenir en améliorant les conditions d’assainissement et d’hygiène…
L’Objectif de développement durable n° 6 (ODD-6) vise à assurer, d’ici 2030 l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. Il vise également à  améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en diminuant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau.
Pour que cela se réalise, nous avons besoin que le caca de chacun soit stocké, transporté, traité et éliminé de manière sûre et durable. Le comité des Nations unies pour l’eau, UN Water, organisateur de la Journée mondiale des toilettes, propose cette année un voyage en 4 étapes –  A Poo Journey :

  1. Stockage
    Que tous les cacas soient déposés dans une toilette hygiénique et stockés dans une fosse ou un réservoir scellé, hors du contact humain.
  2. Transport
    Que les latrines ou des services de vidange assurent le transport de ces cacas jusqu'à la phase de traitement.
  3. Traitement
    Que tous ces cacas puissent être transformés en eaux usées traitées et déchets pouvant être renvoyés en toute sécurité à l'environnement.
  4. Élimination ou réutilisation
    Que les produits de cette transformation puissent être utilisés pour la production d'énergie ou comme engrais dans la production alimentaire.

World Toilet Day

 

29-30 novembre 2017, Chambéry – France
Hydraulique des barrages et des digues

Le Comité français des barrages et réservoirs (CFBR) et la Société hydrotechnique de France (SHF) s’associent à nouveau pour l’organisation du prochain colloque dédié à l’Hydraulique des barrages et des digues. Ce colloque permettra de réviser de façon approfondie le fonctionnement des composants hydrauliques des barrages et des digues et leur sécurité, que ce soient les moyens d’études, la conception, la réalisation ou le comportement en situation réelle, normale ou extrême. Ceci concerne tous les dispositifs hydrauliques, en priorité les évacuateurs de crue mais également les ouvrages de prise, de vidange, de dérivation provisoire (en cours de travaux) et de gestion du réservoir. 
Hydraulique des barrages et des digues

 

12-14 décembre 2017, Béni Mellal – Maroc 
Congrès international Eau, Déchets et Environnement 
"L'Afrique, état des lieux et perspectives d'avenir" est le thème de la sixième édition du Congrès international eau, déchets et environnement – EDE6, qui aura lieu les 12, 13 et 14 décembre 2017 à la FST de Béni Mellal (Maroc). Organisé à l'initiative de l'Université Sultan Moulay Slimane, la Faculté des sciences et technique de Béni Mellal (FST-BM), en collaboration avec l'Agence du bassin hydraulique de l'Oum Er-Rbia (ABHOER) Béni Mellal, ce congrès sera une occasion de partager et d'échanger entre les différents acteurs nationaux et internationaux des domaines de l'eau, des déchets et de l'environnement, les avancées scientifiques et techniques que connaît le monde. Le programme du congrès comporte, outre les sessions des communications orales, plusieurs conférences plénières présentant différents aspects en relation avec l'eau, les déchets, l'environnement, les changements climatiques, la gestion des bassins versants, les énergies renouvelables et la géophysique. 

 


07 juin 2018, Marseille – France
Le dessalement participe-t-il aux mesures d’adaptation aux changements climatiques ?

APPEL À COMMUNICATIONS
La SHF, l'AFEID et l'Académie de l'eau poursuivent leurs travaux sur  les questions liées aux futures tensions sur la gestion de l'eau, en lien avec le changement climatique et les évolutions sur l'usage de l'eau d'ici 2050. Ces travaux soulignent l’importance de considérer la palette complète des outils d’adaptation, organisationnels et techniques, tant pour l’usage économe de l’eau que pour la sécurisation de la ressource. Le dessalement fait partie de cette palette d'outils et fera l'objet de ce colloque. Le dessalement d’eau de mer et d’eau saumâtre, déjà largement utilisé dans les pays du Sud, fait partie des solutions techniques d’adaptation à étudier. Une évaluation des bénéfices et limites de cette technologie sera d'autant plus solide qu'elle s'appuiera sur une analyse des controverses qu'elle a générées et se fondera sur une connaissance claire de ses implications techniques, économiques, sociales et environnementales.
Ce séminaire d’une journée, qui se tiendra le 7 juin dans le cadre du congrès 2018 de l'ASTEE organisé à Marseille, ambitionne de contribuer à rassembler ces éléments de connaissance et à jeter les bases de réflexions prospectives avec un accent tout particulier sur les pays méditerranéens. Les thèmes à aborder sont : Retour d'expériences sur la mise en place et l'utilisation d'usines de dessalement ; Aspects technologiques et économiques ; Aspects énergétiques ; Aspects environnementaux ; Controverses socio-techniques et environnementales ; Approches prospectives, en particulier dans la région méditerranéenne
Les propositions de communication sont attendues pour le 30 octobre 2017.  
Colloque Dessalement – SHF

 

 

Formations

 

 

Internship Vacancy at OECD
The Regional Development Policy Division of the OECD is looking for an Intern (stagiaire) to contribute to the activities of the team working on SDGs, Water and Local Public Services, over the period 1 June – 31 December 2017. The selected candidate will support the Head of Unit and Policy Analysts with desk research, drafting, communication and event organisation in three areas in particular: decentralised cooperation, sustainable development goals and water governance. 
Applicants should have excellent drafting and oral skills in English, and be enrolled in a university degree, preferably a PhD or alternatively in 2nd year of Master in economics, public policy, social sciences or related disciplines. Knowledge of Spanish and French would be a comparative advantage. Candidates should meet the following requirements: Be citizens from an OECD member country; Be full time students in a discipline related to the above programme of work for the whole 6-month period (1 June – 31 December 2017); Be enrolled within a University able to sign internship agreements with the OECD. The selected candidate will receive an allowance of 608.40 euros/month, which cannot be cumulated with other paid jobs or consultancy duties. All other fees and costs (travel, accommodation, visa, etc.) are not covered by the OECD. 
Interested candidates are kindly invited to send a CV and cover letter by 26 April 2017 to Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogue Eau 2017 du CNFME
467 sessions de formation professionnelle continue 

Le Centre national de formation aux métiers de l’eau –  CNFME, de l’Office international de l'eau propose aux professionnels de l'eau son nouveau catalogue Eau 2017 de formation continue. Il regroupe 341 modules de formation, dont 14 nouveaux, répartis en 467 sessions tout au long de l'année 2017.
Le catalogue Eau 2017 couvre 19 thématiques : 1. la découverte des métiers, 2. la réglementation et la gestion des services, 3. la sécurité des personnes, 4. la métrologie et les analyses de qualité de l'eau, 5. le forage et le pompage, 6. la production d'eau potable, 7. la distribution d'eau potable, 8. les réseaux intérieurs, la protection sanitaire et l'eau de pluie, 9. l'assainissement non collectif, 10. les réseaux d'assainissement et l'assainissement pluvial, 11. l'épuration des eaux usées urbaines, 12. le traitement des boues et des odeurs, 13. la maintenance, l'énergie, l'automatisme et la télégestion, 14. l'eau de piscine et de baignade, 15. les rivières et plans d'eau, 16. l'eau souterraine, 17. l’eau dans l’agriculture, 18. l'eau dans l'industrie, 19. l'eau dans le cadre de la coopération décentralisée.
14 nouvelles formations apparaissent au catalogue sur les thèmes suivants :

  • Gouvernance des services : Règlement des services d’eau et d’assainissement : obligation et rédaction
  • Sécurité des personnes : CATEC I/S : Maintien et actualisation des connaissances
  • Métrologie et analyses : PCR quantitative
  • Production d’eau potable : Eaux embouteillées
  • Assainissement non collectif : ANC de 21 à 199 EH
  • Épuration des eaux usées urbaines : Exploitation des systèmes Lits de séchage plantés de roseaux (LSPR) ; Exploitation des systèmes d’aération par fines bulles ; Boues activées pour petites collectivités
  • Maintenance, Énergie, Automatisme, Télégestion : Smart Grids en eau potable et assainissement ; Automatisation de systèmes simples : stations de pompage, réservoirs, prises d’eau
  • Eau dans la nature : Outils de gestion territoriale et mécanisme d'allocation des ressources en eau
  • Eau dans l’agriculture : Découverte du secteur agricole ; Obtenir le Certiphyto Conseil ; Renouveler son Certiphyto Conseil.

Actualisées en cours d’année pour tenir compte de l’évolution des besoins des stagiaires et de leurs employeurs publics et privés, de l'évolution réglementaire, économique et technique, les formations sont conçues et réalisées pour permettre l’acquisition de compétences pratiques et d’un savoir-faire réel. Ces modules peuvent être organisés de manière à réaliser un parcours de formation personnalisé sous forme de cursus, correspondant le cas échéant à des périodes de professionnalisation.
Le CNFME organise la majorité de ses formations dans ses deux établissements de Limoges et de La Souterraine. De manière à utiliser au mieux les ressources techniques et pédagogiques localisées dans certaines villes, des stages sont décentralisés sur Paris, Sophia-Antipolis, Fontenay-sous-Bois, Nîmes, Saint-Brieuc, Tarbes, Toulouse, Tours, Villebon-sur-Yvette, Clermont-Ferrand. Les formations, identifiées par objectifs, contenu, niveau, ont une durée comprise en général entre 3 et 4 jours. Elles sont programmées tout au long de l’année, dès janvier 2017. Tous les stages techniques reposent sur un concept de formation en situation de travail, unique en France et en Europe, développé depuis plus de trente ans par le centre, grâce à ses plateformes technologiques. 30 formateurs permanents, ainsi que 160 experts et conférenciers, constituent le réseau du CNFME. Ils mettent à la disposition des employeurs et des stagiaires leurs compétences techniques et pédagogiques pour la conception, la réalisation et de l’animation des sessions de formation. 
Catalogue Eau 2017 – CNFME