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Instantanés septembre 2017

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 

 

CHANGEMENTS CLIMATIQUES
António Guterres impose aux acteurs la promesse de passer des paroles aux actes
Profitant de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a arraché aux gouvernements locaux, au secteur privé et à la société civile la promesse de passer de la parole aux actes s’agissant de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.
Pendant leurs discussions informelles, en prélude au Sommet sur le climat prévu en 2019, autorités locales, patrons et leaders de la société civile ont identifié, avec le secrétaire général, un ensemble de secteurs susceptibles de réduire les émissions de carbone grâce à la technologie, à la transition vers une énergie plus propre, et à la fixation d’un prix réaliste pour le carbone et l’assurance. Le but est d’atténuer les risques de catastrophe et l’impact des changements climatiques. Le secrétaire général a profité de l’occasion pour applaudir l’envoyé spécial des Nations unies pour les villes et les changements climatiques et ancien maire de la Ville de New York, Michael Bloomberg, qui a mis en place le Pacte mondial des maires, le Groupe de travail sur les déclarations de situation financière liées au climat et l’initiative Promesse de l’Amérique. "Je m’appuierai sur lui pour accélérer et approfondir le rôle des acteurs nationaux dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris, en prévision du Sommet sur le climat de 2019", a déclaré le secrétaire général. Mobiliser les gouvernements locaux et régionaux, le monde des affaires et les investisseurs et les leaders communautaires est "absolument essentiel", a acquiescé l’ancien vice-président des États-Unis et défenseur de l’environnement, Al Gore.  C’est avec une détermination que la Californie se joindra au reste du monde pour décarboner l’économie, a promis le gouverneur de l’État américain et conseiller spécial de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, Edmund G. Brown Jr. Il est bon de savoir que l’on n’est pas seul, s’est réjoui le maire de la ville philippine de Catbalogan, Stephany Uy-Tan. La voix de la société civile est enfin entendue, s’est félicité à son tour Safa Al Jayoussi, directeur exécutif de la branche jordanienne de l’ONG IndyAct.
Les changements climatiques sont là et nous devons les combattre maintenant, a encouragé le secrétaire général qui a souligné que l’Accord de Paris ne suffira pas à limiter l’augmentation de la température en deçà des deux degrés. Nous avons un fossé d’au moins de 14 gigatonnes, a-t-il prévenu. Convaincu que l’on peut baisser la courbe des émissions d’ici à 2020, António Guterrez a voulu que l’on intensifie les efforts pour mobiliser les financements et créer des projets porteurs, en particulier dans les zones à fort impact, et pour renforcer la résilience aux tempêtes les plus violentes et à l’impact des changements climatiques. Ce dialogue informel a été la première étape concrète vers le Sommet sur le climat de 2019. Il se poursuivra avec les chefs d’État et de gouvernement.
Nations unies

 

MERCURE
La communauté internationale unie contre la pollution
Plus de 150 États se sont rassemblés à Genève afin de marquer une étape importante dans les efforts menés contre la pollution au mercure.
Le mercure est une neurotoxine d’ampleur mondiale. Ce métal lourd est rejeté dans l’environnement suite à un certain nombre d’activités humaines et, une fois dans l’environnement, il pénètre dans la chaîne alimentaire, s’accumule dans l’organisme et peut ainsi endommager le cerveau, le cœur, les reins, les poumons et le système immunitaire de personnes de tout âge. Par ailleurs, le mercure est particulièrement nocif pour le fœtus et les nourrissons dont le système nerveux est encore en développement. La Convention de Minamata sur le mercure est entrée en vigueur le 16 août 2017 et a été ratifiée par 76 pays. Les parties de la convention vont désormais commencer à mettre en œuvre ce nouvel accord mondial comprenant l’interdiction de l’ouverture de nouvelles mines utilisant le mercure, la fermeture progressives des mines existantes, la régulation de l’utilisation du mercure dans l’extraction d’or artisanale et à petite échelle, dans certains procédés industriels et dans la production de certains produits de tous les jours comme les ampoules, les piles et l’amalgame dentaire. La convention visera également à contrôler les émissions de mercure comme sous-produit d’une gamme de secteurs industriels – dont la combustion du charbon. "Cette convention sauvera des vies", a déclaré Erik Solheim, le chef de l’ONU Environnement. "Les personnes du monde entier souffrent d’intoxications et il est grand temps que cela cesse. À présent, notre travail débute pour œuvrer à retirer le mercure des procédés industriels et pour empêcher qu’il ne pénètre dans nos organismes et dans nos écosystèmes fragiles." Des milliers de tonnes de mercure sont émises chaque année. Le mercure peut être rejeté de manière naturelle, en cas d’altération de roches contenant du mercure, de feux de forêts ou d’éruptions volcaniques. Cependant, les émissions les plus importantes proviennent des activités humaines, en particulier en cas de combustion de charbon et dans l’extraction d’or artisanale et à petite échelle. Les activités d’extraction exposent à elles seules près de 15 millions de mineurs dans 70 pays différents à l’intoxication au mercure dont les enfants qui travaillent dans ces mines. D’autres activités humaines peuvent être sources de pollution au mercure comme par exemple la production de certains métaux, de ciment, de chlore et de certains plastiques, l’incinération des déchets, l’utilisation du mercure dans les laboratoires, dans l’industrie pharmaceutique, les conservateurs, les peintures et les bijoux. Comme d’autres métaux lourds, le mercure persiste dans l’environnement et s’accumule dans les tissus humains et ceux des animaux. L’exposition au mercure se produit surtout par l’ingestion de poisson et d’autres espèces marines contaminées au diméthylmercure, la forme biocumulative la plus toxique du mercure. Les personnes peuvent également être exposées au mercure élémentaire ou inorganique par l’inhalation de vapeurs de mercure au cours d’activités professionnelles, en cas de déversement, ou en cas de contact direct avec le mercure. La pollution au mercure est un problème d’envergure mondiale : le mercure s’évapore et peut par conséquent être transporté dans l'air sur de longues distances loin de sa source d'émission d’origine, polluant ainsi l’air, l’eau et les sols. Le mercure étant un élément indestructible, la Convention stipule également des conditions réglementant l’entreposage provisoire et le stockage définitif des déchets de mercure.
Pendant des siècles, le mercure a été utilisé dans des appareils de mesure tels que les thermomètres et les sphygmomanomètres (appareil pour mesurer la pression sanguine). La Convention de Minamata stipule la suppression progressive de la fabrication, de l’import et de l’export de ces produits au mercure ajouté à l’horizon 2020. Plusieurs établissements de soin de santé dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Brésil et les Philippines ont démontré que leur élimination était possible. Les États ont encouragé l’utilisation d’alternatives et d’instruments médicaux sans mercure afin de réduire l’exposition des professionnels de la santé et du grand public au mercure.
PNUE

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Selon un nouveau rapport de l’ONU Environnement, intitulé Global mercury:supply, trade and demand, l’extraction d’or artisanale et à petite échelle est la principale source d’émissions de mercure (principalement en Afrique, Asie et Amérique Latine) suivie de la combustion de charbon. Ces deux utilisations du mercure sont responsables de plus de 60 % de la demande mondiale en mercure.
Photo Knut-Erik Helle/Flickr 

 

Changer radicalement la façon de gérer les ressources en eau
La Banque mondiale appelle à mieux cibler les investissements pour rapprocher les services de base des populations et ménages les plus pauvres. Il est impératif d'agir dans le secteur de l'eau et de l'assainissement pour vaincre la pauvreté, a souligné la Banque mondiale dans une nouvelle étude réalisée dans 18 pays à travers le monde. L'insuffisance des services d'assainissement et le manque d'accès à l'eau potable entravent le développement de millions de personnes dans le monde, a indiqué l'institution financière internationale précisant que l'étude analyse de façon exhaustive les indicateurs de l'eau et de l'assainissement. "Des millions d'individus se trouvent aujourd'hui inexorablement pris dans le piège de la pauvreté à cause de l'inefficacité des services d'eau et d'assainissement qui est un facteur du retard de croissance et d'affections débilitantes comme la diarrhée", selon Guangzhe Chen, directeur principal du pôle mondial d'expertise en eau de la Banque mondiale. "Il faut davantage de ressources ciblant les zones à forte vulnérabilité et à faible accessibilité pour combler les déficits et améliorer ces services, ce qui donnera à tous des chances égales de réaliser pleinement leur potentiel", a estimé ce haut cadre de la BM soulignant que ce rapport est une feuille de route pour y parvenir. En effet, comme l'a relevé la Banque mondiale, le rapport est un cadre de référence et d'orientation qui se propose d'aider les responsables des politiques à mieux cibler leurs investissements pour rapprocher les services de base des populations et ménages les plus pauvres. L'étude met pour la première fois en lumière des régions précises à l'intérieur des pays, dans lesquelles les services d'eau, d'assainissement et d'hygiène sont insuffisants, a relevé la BM dans un communiqué. Elle souligne les écarts importants en la matière entre les zones urbaines et rurales, les zones pauvres et les autres, a précisé l'institution qui invite les pays à radicalement changer leur façon de gérer les ressources et de fournir les services de base. Pour les auteurs du rapport, il revient aux pays d'abord de mieux cibler les bénéficiaires pour être sûrs d'atteindre les populations qui ont le plus besoin de ces services et rationaliser l'utilisation des ressources afin d'assurer la pérennité et l'efficacité des services publics. En outre, est soulignée la nécessité d'une coordination des interventions dans les domaines de l'eau, de la santé et de la nutrition pour avancer sensiblement dans la lutte contre le retard de croissance et la mortalité chez les jeunes enfants. "L'amélioration des services d'eau et d'assainissement a certes un effet positif sur le bien-être des enfants, mais l'associer aux interventions visant la santé et la nutrition aura des effets bien plus importants sur leur avenir", note le rapport.
Il ressort des conclusions de cette étude que dans l'ensemble des 18 pays concernés, 75 % des personnes n'ayant pas accès à des services d'assainissement améliorés vivent en milieu rural et seuls 20 % de ces populations rurales ont accès à des sources d'eau améliorées. Selon les estimations de la BM, lesdites pays devront dépenser 150 milliards de dollars par an pour atteindre d'ici 2030 l'objectif de développement durable (ODD) relatif à l'accès à des services d'eau et d'assainissement durables. "Ce chiffre, irréalisable pour la plupart, risque de compromettre les efforts d'éradication de la pauvreté", précise le rapport en soulignant que c'est quatre fois plus que ces pays investissent actuellement dans l'approvisionnement en eau, l'assainissement et l'hygiène.
Alain Bouithy, Libération (Casablanca) – AllAfrica  

 


INITIATIVE
Pour l'eau et la paix
Le Panel mondial de haut niveau sur l’eau et la paix a présenté, le 14 septembre à Genève et le 18 septembre à New York, le fruit de ses réflexions dans un rapport d’une centaine de pages : "A Matter of Survival" (Une question de survie).
Initié en novembre 2015 à Genève, le Panel mondial de haut niveau sur l’eau et la paix avait reçu pour tâche l'élaboration de propositions visant à renforcer les instruments et le cadre à mettre en place pour éviter et réduire les conflits liés à l’eau au niveau mondial et régional, ainsi que l'utilisation de l‘eau comme un instrument de coopération et de paix. Quinze pays parrainaient le projet : le Cambodge, la Colombie, le Costa Rica, l’Espagne, l’Estonie, la France, le Ghana, la Hongrie, la Jordanie, le Kazakhstan, le Maroc, Oman, le Sénégal, la Slovénie et la Suisse. Le Panel s’est réuni à quatre reprises à Genève, à Dakar, San José et Amman pour échanger avec des experts régionaux afin d’alimenter ses réflexions. Le Pôle Eau Genève assurait le secrétariat du Panel et le Strategic Foresight Group, un think tank basé à Mumbai, a également soutenu son travail. "Le Panel de haut niveau sur l'eau est parvenu à la conclusion que le défi mondial de l'eau n'était pas uniquement une affaire de développement et de droits de l'homme, mais également de paix et de sécurité. Il est donc urgent de l'aborder à tous les niveaux de manière globale et intégrée, depuis le Conseil de sécurité de l'ONU et les autres organisations multilatérales jusqu'aux institutions locales. Ce défi appelle une approche nouvelle sur le plan de la réflexion, des pratiques et des institutions, notamment dans les dommaines de la diplomatie, du droit international, de la gestion des données, de la finance, de la gestion de la sécurité, de la technologie, du changement climatique et de la lutte contre la pollution. Le Panel a soumis plusieurs recommandations dans tous ces domaines car nous pensons qu'affronter le défi mondial de l'eau n'est pas une tâche comme les autres. C'est une question de survie", déclare Dr Danilo Türk, Président de la Slovénie de 2007 à 2012), professeur émérite de droit international à l’Université de Ljubljana et président du Panel mondial de haut niveau sur l'eau et la paix.
Synthèse du rapport 
Report of the Global High-Level Panel on Water and Peace 

Vers un Observatoire mondial pour l'eau et la paix
À l'occasion du lancement du rapport à la Maison de la Paix à Genève, le conseiller fédéral Didier Burkhalter et François Münger, directeur du Pôle Eau Genève, ont signé un accord en vue d'étendre les activités du pôle. L'objectif est de créer à terme un observatoire mondial pour l'eau et la paix, en accord avec les préconisations du Panel de haut niveau, et qui, selon les mots du Président Danilo Türk, sera le catalyseur des coopérations à instaurer.

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Prochain exercice d’alerte au tsunami NEAMWave17
Dans le cadre des efforts déployés pour la promotion des systèmes d’alerte rapide aux tsunamis et de mitigation dans l'Atlantique du Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes (NEAMTWS), l’Unité Tsunamis de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO a organisé, en partenariat avec l'Institut national de la météorologie (INM, Tunisie) et l'Istituto nazionale de geofisica e vulcanologia (INGV, Italie), des réunions d’information sur les tsunamis, au siège de l’Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences (ALECSO), à Tunis, du 11 au 14 septembre 2017. Le bureau multipays de l’UNESCO pour le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et la Tunisie était représenté par Hassane Belguenani, spécialiste du programme Sciences exactes et naturelles, et l’Unité des tsunamis de l’IOC était représentée par Thorkild Aarup, chef de l’Unité et Denis Chang Seng, spécialiste du programme. La réunion d’information était l’occasion de sensibiliser les États membres à la NEAMTWS et d’améliorer l'efficience et l'efficacité de NEAMTWS en favorisant le développement des points focaux nationaux d'alerte aux tsunamis (TWFP) et des centres nationaux d'alerte aux tsunamis (NTWC). Les représentants de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie ont participé activement à la rencontre qui a également permis de faire un état des lieux des risques de tsunami en Méditerranée et de présenter l’exercice d’alerte aux tsunamis NEAMWave17, qui sera mené du 31 octobre au 3 novembre 2017, dans la région NEAMTWS.
UNESCO

 


RECHERCHE
Les périodes des crues en Europe perturbées par les changements climatiques
Une étude internationale publiée dans Science, associant IRSTEA, a mis en évidence un changement du calendrier des crues entre 1960 et 2010 : les crues récentes apparaissent de manière plus précoce dans certaines régions d’Europe qu’en 1960 et plus tardivement dans d’autres, selon les facteurs principalement climatiques à l’origine des crues.Ces résultats sont à mettre en perspective avec l’effet combiné du changement global et de la variabilité naturelle du climat.
Si plusieurs études ont été menées pour identifier l’évolution de l’intensité des crues au cours des dernières années, aucune d’entre elles n’a pu dégager de tendance significative commune à l’échelle de l’Europe. Une équipe de chercheurs internationaux, dirigée par Günter Blöschl de l’Université de Vienne (Autriche), s’est alors intéressé à un autre marqueur : la saisonnalité des crues. Les données de plus de 4 700 stations hydrométriques de 38 pays sur le continent européen ont été rassemblées pour analyser les dates de survenue des crues dans l’année, entre 1960 et 2010, en comparaison à l’évolution de l’occurrence des précipitations, de la date de début de fonte des neiges et des glaces et du seuil de saturation en eau des sols. Cette première étude à l’échelle européenne, à laquelle ont contribué deux chercheurs d’IRSTEA pour la France, met en évidence un glissement progressif des dates des pics de crues dans l’année sous l’effet des changements climatiques entre 1960 et 2010. Les évolutions sont contrastées en réponse aux facteurs climatiques :

  • Au nord-est de l’Europe (Suède, Finlande, Russie) les pics de crue s’observent avec 8 jours d’avance dans la majorité des sites de mesure (80 %). En cause, une fonte des neiges et des glaces plus précoce au début du printemps, favorisée par des températures plus élevées.
  • Le long de la côte Atlantique (Royaume-Uni, France, Portugal), les pics de crues ont lieu 16 jours plus tôt dans la moitié des sites, et 36 jours plus tôt dans un quart d’entre eux, car les sols atteignent plus rapidement, l’hiver, leur seuil maximum de saturation en eau.
  • Autour de la mer du Nord (sud-ouest de la Norvège, Pays-Bas, Danemark, Ecosse) un retard de plus de 7 jours en hiver est enregistré dans la moitié des sites de mesure, associé à la survenue plus tardive des pluies extrêmes.
  • Au niveau de la péninsule ibérique et de la côte adriatique, les pics de crues sont retardés de plus de 6 jours, en lien avec un décalage dans le temps des pluies et du seuil maximum d’humidité des sols. 

Ces modifications dans la saisonnalité des crues pourraient fortement impacter la gestion des réservoirs, et avec elle, l’alimentation en eau potable, l’irrigation ou la production hydroélectrique. "Dans le cas d’une retenue multi-objectif (soutien en étiage et protection contre les inondations), la gestion est optimisée pour atteindre un niveau dans le réservoir maximal à l’issue de la période des hautes eaux avant de déstocker cette ressource en période estivale. Si le calendrier des crues est modifié, la stratégie de remplissage des ouvrages sera donc remise en cause", explique Éric Sauquet. Une modification des dates des crues affecterait également les écosystèmes aquatiques, "un changement de la saison des crues pourrait perturber les espèces en présence (incapacité des espèces à résister à ces événements qui surviendraient à des stades de développement critiques)", précise-t-il.
Le futur des rivières et fleuves face aux changements globaux suscite de nombreuses interrogations chez les scientifiques, qui élaborent scénarios et modèles pour anticiper leurs impacts et définir des stratégies d’adaptation pour en atténuer les effets négatifs. "La confrontation des sorties des modèles avec les observations du passé et tendances récentes est indispensable pour améliorer les outils de simulation et à terme la confiance dans les estimations de ressource en eau projetée pour les décennies à venir", indique Eric Sauquet. Prochaine étape pour les chercheurs : clarifier les facteurs des évolutions de la saisonnalité mais aussi de l’intensité des crues, en vue de mieux prévenir le risque sur le territoire.
Illustration – Périodes des crues en Europe, 1960-2010 : La flèche indique la date moyenne des crues dans l’année ; la taille de la flèche indique la régularité dans l’occurrence des crues (une longue flèche indique que les dates des crues se concentrent fortement autour de la date moyenne).
Changing climate shifts timing of European floods – Science
IRSTEA

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NOMINATION
Gilbert Houngbo prend la présidence de UN-Water
Gilbert Houngbo, le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), a été nommé président d'ONU-Eau par le secrétaire général de l'organisation, António Guterres. L'ancien Premier ministre togolais coordonnera les efforts menés par les différentes agences des Nations unies. "Je suis heureux de prendre la présidence et je suis impatient de diriger ce cadre global qui vise à donner à tous l'accès aux services essentiels que sont l'eau et l'assainissement manière", a déclaré M. Houngbo qui succède à Guy Ryder, le directeur général de l'OIT. Le FIDA a été créé en réponse aux crises alimentaires du début des années 1970 qui ont principalement affecté les pays sahéliens.
UN-Water

 

DISTINCTION
Lauréats du Prix UNESCO-Japon d’éducation en vue du développement durable
Les trois lauréats de l’édition 2017 du Prix UNESCO-Japon d’éducation en vue du développement durable ont été désignés. Il s’agit de Zikra pour l’apprentissage populaire du Royaume hachémite de Jordanie ; du projet Hard Rain du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ; et de l’école primaire Sihlengeni en République du Zimbabwe.
Zikra a été choisi pour son Programme Zikra pour l’apprentissage populaire qui offre une réponse créatrice et dynamique aux défis sociaux, économiques et environnementaux dans les communautés marginalisées. Par le truchement du tourisme d’échange, Zikra permet aux individus de renouer avec leurs cultures et traditions locales et encourage des solutions durables tout en générant des gains économiques. D'autres activités comprennent des ateliers de renforcement des capacités et des formations dans des institutions éducatives. Le projet Hard Rain a été choisi pour son programme international et son successeur Whole Earth? qui relient les arts, les sciences et l’éducation afin de sensibiliser aux problèmes mondiaux urgents tels que la pauvreté et le changement climatique, et pour susciter une réflexion et une action en faveur d’avenirs plus positifs. Le projet collabore avec des artistes, des scientifiques et des communicateurs de réputation internationale, qui portent son message dans les écoles et les universités et en direction d’un public plus large au travers d’expositions, de livres, de films, de causeries et d’événements. Également lauréate l'école primaire Sihlengeni, située dans une zone rurale sèche du Zimbabwe, a été choisie pour son remarquable programme Permaculture auquel participent non seulement ses 17 enseignants et 738 élèves – principalement des enfants d’agriculteurs de subsistance à faible revenu – mais aussi la communauté adjacente. Appliquant une approche motivante, participative, impliquant l’ensemble de l’école, Permaculture s’appuie sur les principes de l’EDD pour offrir une éducation de qualité et élargir l'accès à un environnement, des aliments et une eau propres. Les lauréats de cette année ont été sélectionnés par un jury international, parmi plus de 100 candidatures soumises par les gouvernements d’États membres de l’UNESCO et des organisations ayant des relations officielles avec l'UNESCO.
Financé par le gouvernement japonais, le Prix a été créé par le conseil exécutif de l’UNESCO dans le cadre du programme d’action globale d’EDD (GAP), dans le but de mettre en avant et de récompenser des projets et des programmes EDD exemplaires. Il s’agit de la troisième édition du Prix, qui est doté d’un montant de 150 000 dollars des États-Unis à partager entre les trois lauréats. La directrice générale de l’UNESCO et le ministre de l'Éducation japonais remettront le Prix aux trois lauréats le 3 novembre 2017, à l’occasion d’une cérémonie au siège de l’UNESCO à Paris organisée pendant la 39ème session de la Conférence générale de l'UNESCO.
UNESCO

 

 

Europe

 

 


La France accueillera la prochaine Assemblée plénière du GIEC
Les 195 pays membres du GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, se sont réunis du 6 au 10 septembre 2017 en Assemblée plénière à Montréal (Canada). La France accueillera la prochaine Assemblée plénière du GIEC en 2018.
Au cours de la réunion plénière de septembre 2017, la France s’est officiellement portée candidate pour l’accueil de la prochaine Assemblée plénière du GIEC au début de l’année 2018. En accueillant la 47ème assemblée plénière, la France marque un soutien résolu aux travaux du GIEC dans un contexte budgétaire fragile pour l’institution.
Cette 46ème session plénière du GIEC a notamment permis l’approbation des sommaires détaillés des 3 volumes du 6e Rapport d’évaluation : le volume 1 traite des aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution observée et attendue du climat ; le volume 2 traite des questions concernant la vulnérabilité des systèmes socioéconomiques et naturels aux changements climatiques, les impacts de ces changements et les possibilités de s’y adapter ; le volume 3 évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et atténuer ainsi l’ampleur du changement climatique. À l’initiative de la France, il a été également décidé qu’une attention particulière sera portée, dans le volume 2, aux effets du changement climatique en Méditerranée à travers un chapitre dédié à cet espace à fort enjeu. L’adoption des sommaires détaillés des 3 volumes marque une étape importante dans le processus d’élaboration du VIe Rapport d’évaluation qui sera suivi de l’appel à candidatures du GIEC des auteurs et des éditeurs de revue pour cette nouvelle édition. Le VIe Rapport servira de base scientifique au premier bilan global prévu en 2023 par l'accord de Paris, qui permettra d'évaluer les efforts accomplis par la communauté internationale dans la lutte contre le changement climatique.
Environnement France

 

Aqua-Valley : Répondre aux enjeux de la filière de l'eau
Les trois clusters occitans de l’eau, le Pôle de compétitivité EAU, SWELIA et WSM fusionnent et rassemblent leurs dynamiques et ambitions en regroupant leurs ccompétences en matière d'innovation et d'animation de la filière française de l’eau et d’internationalisation de leur savoir-faire.   
Suite à la fusion entre le Pôle EAU, SWELIA et WSM (Water Sensors & Membranes) le 28 juin dernier, une journée de réflexion stratégique a réuni le 14 septembre une centaine de représentants des 250 adhérents de la nouvelle entité, désormais dénommée Aqua-Valley. Cette journée a permis de bâtir un programme d'actions ambitieux autour de l'innovation, de l'accompagnement du développement des entreprises et de leur internationalisation, des régions Occitanie et PACA et des collectivités territoriales, et de l’impulsion donnée aux actions de développement économique aux niveaux régional et national, dans le cadre de loi NOTRe. L’objectif est de contribuer à la consolidation de la filière française des métiers de l’eau, réputée, innovante et dynamique, avec une programmation d'animations orientées vers les usages. Ainsi, en matière d'innovation, un projet ambitieux, SmartFertiReuse lié à la réutilisation d'eaux usées retraitées pour le secteur agricole a pu être monté en Occitanie, dans le cadre de la procédure France Expérimentation qui permet de tester des innovations. Elle s'inscrit dans le prolongement d'une plateforme de normalisation montée par le Pôle Aqua-Valley en 2016 et pilotée par l'AFNOR et à laquelle une quarantaine d'acteurs (collectivités, entreprises et scientifiques) a participé, dans le but de permettre de faire évoluer favorablement la réglementation grâce aux avancées technologiques.
Les actions d’ouverture à l'international s'intensifient dans le cadre du réseau France Water Team qui regroupe déjà les trois pôles de l’eau, Aqua-Valley, DREAM et HYDREOS, et le cluster Ea éco-entreprises pour une meilleure visibilité de la filière au niveau national et international. Ce réseau qui va s’ouvrir à deux autres clusters régionaux, regroupe ainsi près de 650 entreprises et organismes de recherche et de formation au plan national, permettant ainsi la constitution de délégations significatives dans les prochaines opérations du Pôle et de ses partenaires à l’étranger (Iran, États-Unis, Chine, Portugal, etc.), à la conquête de nouveaux marchés émergents prometteurs, en complément des accompagnements en place sur les marchés plus traditionnels (Afrique notamment, dont le Maroc, avec une dynamique régionale particulière portée par Sud de France Développement). À l'occasion d'une intervention récente du Pôle Aqua-Valley au Forum des capitales mondiales de l'eau (WWCF) en Corée, les interlocuteurs ont reconnu qu’ils avaient beaucoup à apprendre du savoir-faire français.
Aqua-Valley est partie prenante de la filière française de l’eau (FFE) qui regroupe les syndicats professionnels, les représentants de ministères et d'organismes publics, et les pôles de compétitivité, et qui contribue aux réflexions sur les grands enjeux à venir liés en particulier aux perturbations climatiques et à la problématique du renouvellement des réseaux de distribution et de collecte vieillissants, et les aspects financiers de la péréquation entre l'urbain et le rural. Ces grands sujets sont également abordés lors de séminaires thématiques organisés en région et qui constituent des nécessaires espaces de dialogue avec les donneur d'ordre et cadres techniques des collectivités territoriales.  
Aqua-Valley

 

 

Recouvrement des factures d'eau
La FP2E dénonce une augmentation des impayés et une baisse du recours aux aides sociales
Pour répondre aux interrogations des parties prenantes, la FP2E, Fédération des entreprises de l'eau, communique les données dont elle dispose sur  le recouvrement des factures d’eau et d’assainissement depuis la clarification des incidences de la loi Brottes, dans les services gérés par ses membres. L’augmentation du taux d’impayés des factures d’eau constatée depuis fin 2014 impacte l’ensemble des acteurs de services publics d’eau – collectivités locales, opérateurs, agences de l’eau – et génère de nouvelles charges liées aux actions de recouvrement. Parallèlement, les Fonds de Solidarité Logement (FSL) sont de moins en moins sollicités par les organismes sociaux dans les cas où les abonnés rencontrent de réelles difficultés de paiement.
Premier élément marquant, la baisse des annulations de factures réalisées par les entreprises de l’eau à la demande des Fonds de Solidarité Logement (FSL), s’est confirmée au cours du dernier exercice et atteint 25 % sur les deux dernière années. Ces abandons de créances, d’un montant de 1,56 million d’euros, atteignent leur niveau le plus bas, historiquement, en raison d’une baisse de la mobilisation des fonds de solidarité "eau" par les organismes compétents à la demande des abonnés défavorisés. Alors que la précarité dans le pays demeure forte, la FP2E souligne, pourtant, l’utilité de ces fonds pour le règlement des factures d’eau des clients éprouvant des difficultés financières. Elle rappelle que dans le cadre de conventions passées avec les FSL, qui assurent au niveau départemental l’action sociale dans ce domaine, les entreprises de l’eau maintiennent leur engagement d’abandon de créances à hauteur de 3 millions d’euros par an. Autre constat préoccupant, la progression  des factures impayées : le ratio d’impayés, qui a atteint 2,03 % du chiffre d’affaires des opérateurs, est en augmentation de 17 % par rapport au niveau constaté deux ans auparavant. Il s’élève désormais à près de 160 millions d’euros, soit trois fois plus que le montant que les experts estiment nécessaire pour créer un fonds national de financement d’une allocation de solidarité pour l’eau. La FP2E explique que ces évolutions trouvent indéniablement leur origine dans la clarification des dispositions de la loi Brottes relatives aux moyens de recouvrement, à savoir l’interdiction des coupures d’eau et des réductions de débit dans les résidences principales pour cause d’impayés. La FP2E rappelle que ses membres ne pratiquent plus dans les résidences principales les interruptions de distribution d’eau, ni les réductions de débit pour cause d’impayés. La FP2E souligne, cependant, que les dispositions actuelles induisent un effet de déresponsabilisation des consommateurs. La restriction des moyens de recouvrement mis à la disposition des collectivités locales et de leurs opérateurs faisant porter, in fine, la charge des impayés et des actions de recouvrement aux abonnés réglant leur facture.
Les entreprises de l’eau considèrent que l’accès à l’eau est un droit fondamental et œuvrent pour son application concrète et durable, précise le communiqué. Ainsi, elles  conçoivent aux côtés des élus locaux, des organismes d’action sociale et des associations, des solutions innovantes pour aller au-delà de ce que la réglementation impose aux services publics d’eau : émission de "chèques eau" distribués localement en lien avec les services sociaux communaux, développement de structures tarifaires sociales, fonds contractuels "solidarité eau", partenariats avec les PIMMS (Point Information Médiation Multi Services), les associations locales, etc. Au nom de ses adhérents, la FP2E rappelle l’intérêt des aides existant au bénéfice des plus démunis, et demande la généralisation des volets "eau" des FSL sur l’ensemble du territoire national, notamment dans le quart des départements qui n’en sont pas encore dotés (des conventions entre délégataires et FSL prévoyant des abandons de créances sur les factures d’eau existent dans 75% des départements français). Ainsi, dans l’objectif de généraliser la prise en charge des factures des foyers défavorisés dans le périmètre des services publics d’eau que gèrent ses adhérents, la  fédération appelle à la signature de nouvelles conventions entre ces derniers et les départements concernés, non signataires à ce jour.
La fédération souligne l’attachement de ses membres  à un recouvrement des factures responsable et à une solidarité ciblée, donc efficace, reposant sur la prise en compte de la situation sociale des foyers défavorisés et sur la garantie d’une continuité de services pour ces derniers. Elle alerte, concomitamment, quant à la nécessité de garantir le paiement des factures par l’ensemble des abonnés s’avérant solvables.
FP2E  

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Graphique de gauche : l'indicateur des impayés représente, en pourcentage, le montant des impayés et des irrécouvrabes au 31 décembre de chaque année ramené au chiffre d'affaires de l'exercice précédent.
À droite : la carte des taux d'utilisation du fonds de solidarité eau par les organismes compétents à la demande des abonnés en situation de précarité. En bleu foncé, taux > 75 % ; en bleu moyen, taux de 50 à 64 % ; en bleu clair, taux de 25 à 49 % ; en gris, taux de 0 à 24 % ; en blanc, les départements non signataires d'une convention FSL/opérateur.

 

LOIRE-BRETAGNE
Projet de loi de finances 2018 : Moins 51 millions d’euros pour l'Agence
Lors de sa réunion du 28 septembre, le conseil d’administration a longuement débattu sur les conséquences pour l’agence de l’eau du projet de loi de finances 2018. En effet, les six agences de l’eau voient leurs responsabilités élargies au financement de l’Agence française pour la biodiversité à hauteur de 260 millions d’euros et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage à hauteur de 37 millions d’euros. Par ailleurs, le plafond des taxes affectées aux six agences de l’eau diminue pour permettre un reversement d’environ 170 millions d’euros en 2018 au budget de l’État. Ces mesures entraînent pour l’Agence de l’eau Loire-Bretagne en 2018, une diminution des ressources d’environ 51 millions d’euros. Avec l’objectif de diminuer la pression fiscale et de diminuer les taux de redevances, les administrateurs de l’agence devront faire des choix draconiens pour définir les aides financières du futur 11ème programme 2019-2024 en préparation.  
Le budget prévisionnel 2018 de l’Agence sera débattu en conseil d’administration du 9 novembre. 
Agence de l'eau Loire-Bretagne

 

RHIN-MEUSE
Projet de loi de finances 2018 : L'Agence de l'eau tire le signal d’alarme
Les récents arbitrages relatifs au budget et plafond d’emplois des agences de l’eau, pour les cinq prochaines années, ont été au cœur des débats du conseil d'administration tenu le 28 septembre 2017.
C’est empreint de solennité et faisant valoir leur sens des responsabilités et leur engagement au service des contribuables, que les membres du conseil d’administration ont rédigé et voté une motion. Si les orientations ministérielles affichées dans le domaine de la biodiversité et de l’adaptation au changement climatique font sens pour les membres du conseil d‘administration, toujours engagés dans une démarche progressiste, ils déplorent les nouvelles réductions de moyens budgétaires qui vont conduire au final à soustraire près de 20 % des capacités annuelles de soutien aux investissements de l’agence, alors que les demandes sont croissantes, et que les sujets environnementaux sont de plus en plus prégnants. En plafonnant les recettes des agences de l’eau dès 2018, utilisées pour l’accompagnement de quelque 2 000 actions "au service de l’eau et de la vie", le conseil d’administration dénonce "la mainmise de l’État sur le fonctionnement démocratique des établissements". Enfin, sur la réduction du plafond d’emplois (-12 % en 5 ans pour l’ensemble des agences), particulièrement prononcée pour Rhin-Meuse, le conseil d’administration indique que celle-ci compromet "la déclinaison des politiques, répondant à de véritables besoins des territoires". La motion rédigée à l’issue de la séance a été adoptée à l’unanimité, à l’exception des représentants de l’État qui se sont abstenus.
Face à ces arbitrages, le conseil d’administration souhaite prendre des mesures conservatoires, dès 2018, pour préserver les aides aux investissements. Certaines pistes ont été évoquées comme la baisse des aides au fonctionnement ou l’optimisation des fonds alloués aux études. La décision a été prise d’arrêter le dispositif d’aide à l’élimination des déchets toxiques en quantité dispersée. D’autres  propositions pourraient être entérinées en fin d’année au moment de l’adoption du budget 2018 de l’établissement.
Agence de l'eau Rhin-Meuse

Réuni le 29 septembre, le Comité de bassin a également tenu à interpeller les parlementaires sur "des décisions portant atteinte aux politiques de l’eau porteuses de développement économique, de solidarité et de lien social".

Pourquoi vouloir pénaliser un système qui fonctionne ? Telle est l’interrogation et l’incompréhension qui ont animé la grande majorité des membres du Comité, tout collège confondu, mécontents des décisions prises par le Gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances 2018. Ce dernier instaure une augmentation des contributions aux budgets d’autres établissements publics et un plafonnement des recettes de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, ce qui affaiblira sa capacité d’intervention (aides versées), et nécessitera de faire des choix dans les politiques soutenues à l’avenir. "Ce qui est d’autant plus incompréhensible, c’est le fait que nous disposons d’une autonomie financière, provenant en grande majorité du portefeuille du contribuable, sans dotation de l’État" a rappelé à plusieurs reprises Claude Gaillard, président du Comité de bassin à Jean-Luc Marx, préfet coordonnateur. La baisse des moyens d’intervention s’accompagne de la poursuite de la baisse des effectifs "dont l’ampleur est sans précédent", au moment où les missions à prendre en charge s’élargissent. 

"Ces décisions sont antinomiques face à l’urgence climatique et écologique et en particulier dans le cadre des Accords de Paris sur le climat fondant la politique portée par le Ministre" dénoncent les membres du Comité de bassin. Ils souhaitent rappeler que ces décisions, si elles sont entérinées, fragiliseraient des piliers essentiels de la politique de l’eau, notamment, la capacité d’investissement des collectivités locales, la réussite de la réforme de l’intercommunalité, la solidarité entre les territoires urbains et ruraux, sans compter l’innovation et le lien avec les politiques d’aménagement du territoire. 

Dans son intervention, le préfet a indiqué que des efforts de participation à la résorption de la dette ont été demandés à tous les acteurs de la sphère publique et que les redevances entraient dans les critères de convergence communautaire du déficit public. Il a également précisé qu’il appartenait désormais aux parlementaires d’entériner ou non ces propositions du Gouvernement. C’est pourquoi le président Gaillard leur adressera un courrier pour les sensibiliser à cette situation préoccupante et portant atteinte à l’autonomie et à la dynamique des territoires.

 

APPEL À PROJETS
Seine-Normandie : Plan d’action sur les réseaux d’eau potable
L’Agence de l’eau Seine-Normandie lance la 3ème édition de l’appel à projets. Doté de 40 millions d’euros, il finance des travaux de réduction des fuites dans les réseaux de distribution d’eau potable avec un taux d’aide maximal de 50 %. Deux sessions sont ouvertes aux candidats  : le 2 octobre 2017 et le 1er décembre 2017.
Les fuites dans les réseaux d’eau potable génèrent une pression supplémentaire sur la ressource en eau et un surcoût d’exploitation du service d’alimentation en eau potable. Ceci peut être aggravé par la dégradation des équipements de défense incendie, comme récemment, provoquant de véritables "geysers" d’eau dans les rues et la mise en danger de la distribution d’eau potable. La lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau potable contribue à : i) diminuer le prélèvement sur le milieu aquatique – réduire le gaspillage d’énergie ; ii) éviter la consommation inutile de réactifs pour le traitement de l’eau.
L’appel à projets "Plan d’action sur les réseaux d’eau potable" cible des travaux résultant des diagnostics conduits par les gestionnaires de la distribution de l’eau potable, ainsi que la sécurisation des équipements de défense incendie. Le premier appel à projets a été lancé fin 2015. Il a financé une dizaine de projets correspondant à une aide globale de 1,5 million d’euros. Le court délai de réponse et les conditions d’éligibilité relativement sévères expliquent le faible nombre de dossiers reçus. Le second appel à projets, lancé mi 2016, a rencontré un succès en finançant une centaine de projets, pour un montant d’aide globale de près de 30 millions d’euros, avec des critères assouplis et le taux d’aide rehaussé. Ce troisième appel cible : les projets de remplacement ou de réhabilitation des canalisations par des travaux structurants et pérennes pour les collectivités rurales et urbaines avec pour ces dernières un critère d’innovation en matière de lutte contre les fuites ;  les projets de sécurisation des équipements de défense externe contre l’incendie, connectés au réseau d’eau sous pression en secteur urbain. Il s’adresse aux collectivités ou établissements de coopération intercommunale du bassin Seine-Normandie compétents en AEP ; et, en milieu urbain,  les acteurs compétents en matière de défense extérieure contre l’incendie (DECI). Un jury composé de l’agence de l’eau et d’un administrateur, membre du conseil d’administration ou de la commission des aides, examinera les dossiers au regard du cahier des charges et sélectionnera les plus performants pour l’environnement. L’enveloppe est de 40 millions d’euros dont 10 millions au maximum pour les projets en milieu urbain pour le bassin Seine-Normandie. Le taux d’aide est au plus de 50 % de subvention. L’aide par projet ou par collectivité territoriale (ou groupement compétent) ne peut dépasser 2 millions d’euros.
Plan d'action sur les réseaux d'eau potable

 

NOMINATIONS
Loire-Bretagne – Nominations au sein de deux délégations
Des sources de la Loire et de l’Allier jusqu’à la pointe du Finistère, le bassin Loire-Bretagne couvre 155 000 kilomètres carrés, 8 régions et 36 départements. Pour assurer ses missions de financement des actions de protection de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, dont le siège est à Orléans, est structurée en 5 délégations couvrant le territoire. Jean-Louis Rivoal qui dirigeait la délégation de l’agence Maine-Loire-Océan a fait valoir ses droits à la retraite ; il est remplacé, à compter de septembre, par Bernadette Doret, actuelle directrice de la délégation Centre-Loire. À la délégation Centre-Loire, Nicolas-Gérard Camphuis remplacera Bernadette Doret à la direction ; il était auparavant responsable de la direction de l’Évaluation et de la Planification à l’agence de l’eau. 
Agence de l'eau Loire-Bretagne

 

PUBLICATIONS
Expertise collective sur l’eutrophisation
L’expertise scientifique collective (ESCo) sur l’eutrophisation a été rendue publique. Ce travail pluridisciplinaire (40 chercheurs mobilisés) avait pour but de faire un bilan de l’état des connaissances scientifiques sur l’eutrophisation pour aider l’action publique.
L’expertise s’est attachée à définir ce qu’est l’eutrophisation, pourquoi et comment elle survient ? Comment peut-on la caractériser ? Quelle est l’évolution de ce phénomène à l’échelle mondiale ? Peut-on et comment prédire les risques d’eutrophisation ? Et enfin quelles sont les stratégies et les cadres pour lutter ? Les conclusions montrent notamment l’importance de considérer tout le continuum terre-mer (de l’amont à l’aval) pour caractériser et prédire les risques d’eutrophisation. Il convient aussi de prendre en compte le changement climatique. De plus en plus précis, les modèles mathématiques permettent aussi de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes, de prédire leurs évolutions sous contraintes, et ainsi d’accompagner le choix de stratégies de remédiation. L’importance d’une gestion intégrée, adaptative, prenant en compte l’azote et le phosphore est soulignée. L’ESCo livre des pistes d’investigation scientifiques futures, comme la mise en place d’un cadre d’analyse du risque d’eutrophisation et le développement d’approches systémiques et pluridisciplinaires pour étudier ce phénomène.
Le CNRS, l’IFREMER, l’INRA et IRSTEA ont mené cette expertise scientifique à la demande du ministère de la Transition écologique et solidaire et de celui de l’Agriculture et de l’Alimentation, avec le soutien financier de l’Agence française pour la biodiversité.
Agence française pour la biodiversité

 

Synthèse Eaufrance n° 14
L’état de conservation des habitats et espèces aquatiques d’eau douce d’intérêt communautaire

Cette synthèse dresse une photographie  de l’état de conservation de l’ensemble des habitats et espèces d’eau douce d’intérêt communautaire, grâce au travail de l'Agence française pour la biodiversité sur l'exploitation des données rapportées à la Commission européenne en 2013, sur la période 2007-2012.
Face à la dégradation de l’état de la biodiversité, la Commission européenne a adopté en 1992 la directive Habitats-Faune-Flore. Ce texte vise à assurer la protection et la gestion des espèces sauvages et habitats naturels dits "d’intérêt communautaire" car considérés comme les plus menacés, vulnérables, rares ou endémiques. La directive impose notamment l’application de mesures de conservation et des évaluations régulières de l’état de ces habitats et espèces. Ces bilans permettent d’orienter les actions à mettre en œuvre pour assurer ou restaurer le bon état de conservation des habitats et espèces d’intérêt communautaire, d’actualiser le réseau de sites Natura 2000 abritant ces habitats et espèces, et d’évaluer l’efficacité de la politique environnementale aux niveaux national et européen.
Sur la période 2007-2012, si seulement 26 % des évaluations réalisées en France indiquent un état favorable de l’ensemble des habitats et espèces d’intérêt communautaire, la situation est encore plus préoccupante pour les seuls habitats et espèces aquatiques d’eau douce (15 % seulement).
pdf L’état de conservation des habitats et espèces aquatiques d’eau douce d’intérêt communautaire – Les synthèses Eaufrance n° 14

 

CONCOURS
Lancement du Grand Prix milieux humides et urbanisme
Dans le cadre du Plan national d’action en faveur des milieux humides 2014-2018, les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires lancent un nouveau Grand Prix milieux humides et urbanisme. Cet appel à candidatures vise à maintenir et à renforcer la dynamique initiée par la première édition, en mettant en avant de nouvelles expériences territoriales de préservation, création ou restauration de milieux humides. Les objectifs du Grand Prix milieux humides et urbanisme 2017 sont de : i) valoriser des opérations réussies d’aménagement et de planification urbaine intégrant les milieux humides dans l’aménagement du territoire ; ii) porter le regard sur des opérations qui méritent d’être connues pour les richesses qu’elles apportent en ouvrant l’aménagement urbain sur la nature, alors que les milieux humides sont encore trop souvent considérés comme des handicaps ou des obstacles à l’aménagement.
Sont invitées à y participer toutes les collectivités (communes et leurs groupements, syndicats mixtes), en métropole et outremer. La participation est gratuite. Date limite d’envoi des dossiers : 6 octobre 2017.
Grand Prix milieux humides et urbanisme

 

Il y a de la vie dans l'eau ! Ici et ailleurs
Concours d’affiches organisé par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne

Pour fêter la Journée mondiale de l’eau, l’agence de l’eau organise, comme chaque année à la rentrée, son concours d’affiches à destination des établissements scolaires du bassin Loire-Bretagne, sur le thème "Il y a de la vie dans l’eau ! Ici et ailleurs". Jusqu’au 23 décembre 2017, les établissements scolaires sont invités à envoyer leurs projets d’affiches.
Le concours d’affiches invite les élèves, de la maternelle au lycée, à mener une réflexion sur les enjeux de l’eau et des milieux aquatiques, et à réaliser une affiche illustrant leur représentation des rivières vivantes et de milieux aquatiques (marais, tourbières, étangs, estuaires, ou le littoral) en bonne santé et supports de biodiversité, ici et ailleurs dans le monde. Les lauréats verront leur projet devenir l’affiche 2018 pour célébrer la journée mondiale de l’eau, le 22 mars. Elle sera diffusée à tous les établissements scolaires du bassin Loire-Bretagne, et mise en valeur sur les sites et réseaux sociaux de l’agence et de ses partenaires. Plus, une nouveauté cette année : la classe lauréate se verra offrir en fin d’année scolaire, une sortie pédagogique sur l’eau et les milieux aquatiques, encadrée par une association d’éducation à l’environnement, agrémentée par le ministère chargé de l’Éducation nationale.
Agence de l'eau Loire-Bretagne

 

À VOUS DE VOTER
Le vote des Trophées de l'eau est lancé !
Les belles actions méritent d’être partagées ! L’Agence de l’eau Rhin-Meuse vous invite à choisir vos quatre projets favoris parmi les neuf nominés. Le vote des Trophées de l'eau est une manière originale de découvrir une action concrète en faveur de la protection de l'eau et des milieux aquatiques. Le résultat du vote sera dévoilé lors de la cérémonie des Trophées de l'eau le 8 décembre 2017.
Trophées de l’eau

 

EXPOSITIONS
Empreinte : Un tour du monde des initiatives écologiques réussies   
À l’occasion de la COP21, le collectif Argos, composé de rédacteurs et photographes, a développé un projet documentaire autour des enjeux sociaux et environnementaux du monde d’aujourd’hui. Leur but : replacer l’humain au cœur de l’espace public. L’exposition organisée à Paris au Pavillon de l’Eau présente 10 reportages sur des expériences écologiques en France et à travers le monde. Paysans du Sahel, étudiants américains ou mères de famille sur le delta du Gange : chacun d’entre eux, à son échelle, agit pour réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du dérèglement climatique. Ces pionniers inventent de nouvelles façons de cultiver, de se loger et font chaque jour la démonstration qu’on peut tirer parti des ressources naturelles en préservant durablement la planète. Ils ébauchent une révolution écologique nécessaire pour les générations actuelles et futures, en proposant des modes de vie alternatifs. 
Pavillon de l’Eau

 

Les Parisculteurs : Des projets pour végétaliser et cultiver Paris
Signataire de la charte ʺObjectif 100 hectaresʺ, Eau de Paris contribue au projet ʺParisculteursʺ initié par la ville de Paris en mettant à disposition trois sites qui accueilleront des projets d’agriculture urbaine : les réservoirs d’eau non potable de Charonne et de Grenelle ainsi qu’une parcelle jouxtant le réservoir d’eau potable de Belleville. À travers cet engagement environnemental, Eau de Paris participe ainsi au renforcement de la nature en ville tout en optimisant son patrimoine hydraulique. Une exposition au Pavillon de l’Eau présente ces trois projets ainsi que la trentaine d’autres projets lauréats témoignant d’une grande diversité de mise en œuvre : aéroponie, aquaponie, hydroponie, permaculture, verger, champignonnière, culture en bacs ou en pleine terre, murs comestibles, toits végétaux, semis, plantes grimpantes ou descendantes…
Pavillon de l’Eau  

 

 

Afrique

 

 


Afrique de l'Ouest
Coulées de boues en Sierra Leone : Des corps retrouvés dans les eaux guinéennes

Deux semaines après les coulées de boues mortelles en Sierra Leone, le bilan d'au moins 500 morts est toujours provisoire. Tous les corps des victimes n'ont pas encore retrouvés ni identifiés. Certains viennent même d'être repêchés au large de la Guinée à Conakry.
Depuis le 14 août et la catastrophe survenue à Freetown en Sierra Leone, à moins de 200 kilomètres à vol d'oiseau de Conakry, capitale de la Guinée, 79 corps des victimes ont été retrouvés sur les côtes guinéennes. Parmi ces corps, dix-neuf ont été repêchés entre Kaback, au sud de Conakry, et Koba, au nord, sur une distance de plus de 50 kilomètres sur la côte. Tous ou presque étaient dépourvus de pièce d'identité, rendant impossible donc leur identification. Ils ont été repérés flottant en mer soit par des pêcheurs, soit par des vedettes de la marine guinéenne mise à contribution par la préfecture maritime appuyée par la gendarmerie, la protection civile et la Croix-Rouge. L'ambassadrice de la Sierra Leone en Guinée, madame Mabinty Dramé est en contact permanent avec les autorités maritimes guinéennes qui participent aux opérations de recherche. Elle a remercié au passage Alpha Condé, le président guinéen et le premier chef d'État à avoir effectué le déplacement sur le terrain, en Sierra Leone, au lendemain d'une catastrophe qui a fait au moins 500 morts et près d'un millier de disparus.
Radio France Internationale – AllAfrica

 

Le Sahel, potentiel château d'eau du continent ?
De nouveaux modèles issus d'une étude prédisent que le changement climatique pourrait transformer le Sahel, l'une des régions les plus sèches d'Afrique, en une zone très humide. Pour la première fois, les scientifiques ont trouvé des preuves dans des simulations informatiques d'un possible changement brutal des fortes pluies saisonnières dans le Sahel, une région qui a été caractérisée jusqu'à présent par une extrême sécheresse. Ils ont, en effet, détecté un mécanisme d'auto-amplification qui pourrait se déclencher au-dessus d'un seuil de réchauffement climatique de l'ordre de 1,5 à 2° C au-dessus des niveaux préindustriels, ce qui constitue la limite pour l'élévation de la température mondiale dans l'Accord de Paris sur le climat. Bien que le passage de ce nouveau point de basculement soit potentiellement bénéfique, le changement pourrait être si grand qu'il représenterait un défi d'adaptation majeur pour une région déjà troublée. "Dans le Sahel sec, il semble y avoir une possibilité que le réchauffement améliore la disponibilité de l'eau pour l'agriculture et le pâturage", relève Jacob Schewe, l'auteur principal de l'étude. Cette hypothèse est confirmée par Anders Levermann, co-auteur de l'étude et enseignant en dynamique des systèmes climatiques à Potsdam (Allemagne), qui estime que le scénario envisagé constituerait une chance de reverdissement unique pour le Sahel. "L'ampleur absolue du changement possible est étonnante – c'est l'un des rares éléments du système terrestre dont nous pourrions être bientôt témoins du basculement. Une fois que la température approchera le seuil, le régime de pluviométrie pourrait changer en quelques années", ajoute-t-il. Pour parvenir à leurs conclusions, les chercheurs ont utilisé des dizaines de systèmes de simulation par ordinateur de pointe. Ces simulations indiquent en moyenne, une faible tendance humide pour le Sahel sous un changement climatique sans relâche ; il est donc évident qu'il y aura probablement plus de pluies dans la région dans un monde qui se réchauffe. Les scientifiques ont ensuite examiné de plus près les simulations qui montrent la plus grande variabilité de volume pluviométrique – de 40 à plus de 300 % de pluies supplémentaires. D'autres simulations ne présentent qu'une légère augmentation, voire de légères diminutions. Ils ont trouvé que, dans ces simulations humides, lorsque les océans environnants sont chauds, les précipitations du Sahel augmentent subitement et sensiblement. Pendant la même période, les vents de la mousson qui soufflent de l'océan Atlantique vers l'intérieur du continent deviennent plus forts et s'étendent vers le nord. Pascal Sagna, professeur de climatologie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, confirme que "les modèles climatiques actuels prévoient une très grande variabilité de la pluviométrie au niveau du Sahel", mais relève une grande difficulté à prévoir le comportement du Sahel à l'échelle de 20 ou 30 ans. Mais pour lui, la perspective d'une forte sécheresse dans la zone de transition, si elle devait se confirmer, serait de nature à inquiéter. Selon le climatologue, la plupart des études récentes parlent plutôt d'une amélioration générale de la pluviométrie, qui tendrait à contredire l'hypothèse d'une sécheresse à très court terme.
Josiane Mambou Loukoula, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

Dégradation des terres au Sahel
S'approprier l'Atlas des paysages de la région, la clé du succès

Le Comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) en collaboration avec le ministère de l'Agriculture et des Aménagements hydrauliques (MAAH) a célébré sa 32ème journée, le mardi 12 septembre 2017 à Ouagadougou. Créé à la suite des grandes sécheresses des années 1970, le Comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), a soufflé sa 44ème bougie le mardi 12 septembre 2017. Conformément à un de ses objectifs qui est la lutte contre la dégradation des terres, l'institution a décidé de célébrer l'anniversaire sous le thème : "Utilisation et occupation des terres : l'Atlas des paysages du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest, un outil de planification et d'aide à la décision". À l'instar des 16 autres pays- membres, le Burkina Faso a commémoré l'évènement à Ouagadougou à travers plusieurs activités dont des jeux radiophoniques, une exposition-vente de produits forestiers non ligneux et une conférence-débat. Le choix de la thématique a été guidé, selon le secrétaire exécutif du CILSS, Adoum Djimé, par les difficultés que les pays du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest rencontrent dans la gestion des terres et de l'environnement au regard du changement climatique intervenu ces dernières années. En effet, a-t-il dit, l'Atlas Les paysages de l'Afrique de l'Ouest : un monde en pleine évolution produit avec l'appui de l'USAID, montre qu'entre 1975 et 2013, les habitats naturels des régions sahéliennes et soudanienne comme la steppe, la savane, ont été fortement dégradées à cause de la forte croissance démographique. La superficie couverte par les cultures a doublé en Afrique de l'Ouest, a-t-il renchéri. "Cette conversion des paysages en agriculture a considérablement réduit la biodiversité naturelle et a exposé le sol à l'érosion." Il est donc urgent selon lui de prendre des mesures idoines pour freiner la dégradation des terres et assurer la sécurité alimentaire. À cet effet, il soutient que l'Atlas, fruit de plusieurs décennies de travail, est un document de référence, de capitalisation et de plaidoyer qui peut faire prendre conscience aux décideurs et aux citoyens, des changements inquiétants en cours et les éclairer sur les comportements à adopter. "Nous voulons que ce document soit un instrument de travail, de décision pour les politiques afin d'améliorer la productivité agricole, d'où sa vulgarisation", a-t-il justifié. Pour sa part, le ministre de l'Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, porte-parole du président en exercice du CILSS, Ibrahim Boubacar Keïta, Président du Mali, a indiqué que le défi de cette célébration est de faire en sorte que tous les pays puissent s'approprier le document. Il rappelle que la dégradation des terres et de l'écosystème, en plus d'impacter négativement sur la productivité agro-sylvio-pastorale, engendre de nombreux conflits locaux et même interétatiques à la suite des mouvements de migrations économiques et de transhumances transfrontalières.
Éliane Somé, Hadja Saran Traoré, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Mali
Le gouvernement adopte un schéma directeur pour l'eau de 574 milliards FCFA

Sur le rapport du ministre de l'Énergie et de l'Eau, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du schéma directeur pour l'approvisionnement en eau potable de la ville de Bamako et des environs à l'horizon 2032. Selon le communiqué, ce schéma qui couvre la période 2017-2032 vise à disposer d'un outil de planification des investissements nécessaires à la satisfaction des besoins en eau potable de l’agglomération. Sa mise en œuvre permettra entre autres : d'augmenter la production d'eau potable ; de couvrir en réseaux les six communes du District de Bamako et les communes voisines par la réalisation de canalisations, de faciliter l'accès à l'eau potable des quartiers périphériques par la réalisation de bornes fontaines publiques. Le coût global du schéma directeur s'élève à 574 milliards 382 millions de francs CFA.
Le journal de l'économie Malienne (Bamako) – AllAfrica  

 

Le branchement social à 30 000 FCFA
Dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté, l'État du Mali a décidé d'améliorer les conditions de vie des couches démunies en facilitant l'accès aux services sociaux. C'est notamment l'approvisionnement en eau potable à travers le projet de 500 branchements sociaux en raison de 30 000 francs CFA pour chaque branchement au lieu de 120 000 francs CFA précédemment. Le ministère de l'Énergie et de l'Eau a réalisé des points d'eau basés sur le système hydraulique villageoise améliorée (SHVA) du District de Bamako et des environs. Cette action s'inscrit le cadre du Programme présidentiel d'urgences sociales en eau potable 2017-2020. Pour superviser l'exécution du programme, le ministre de l'Énergie et de l'Eau, Malick Alhousseini, s'est rendu récemment dans dix familles bénéficiaires du projet à Kanadjiguila. MalickAlhousseini a poursuivi sa visite sur les points des localités de Samé, Sirakoro Doufing, Dialakorodji, Marseille, Sarambougou et Titibougou Camp Courani.
Le journal de l'économie Malienne (Bamako) – AllAfrica

 

Burkina Faso
Curage des caniveaux dans la ville de Ouagadougou

Ces déchets solides qui troublent la quiétude des riverains :  Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé a lancé depuis le 8 avril 2017 une campagne de curage des caniveaux de la ville de Ouagadougou, et ce jusqu'au 8 juillet 2017. En ce début du mois de septembre, plus de 80 % des caniveaux sur les 510 kilomètres dont dispose la ville ont été curés. Mais si cette action est appréciée par la population persiste tout de même le problème de ramassage de ces déchets. En effet, ces déchets solides issus des caniveaux sont entassés aux abords des voies causant ainsi des désagréments aux usagers de la route, aux riverains et commerces qui jouxtent ces caniveaux. Une équipe de Sidwaya a fait le constat le 6 septembre 2017 sur l'avenue Oumarou -Kanozoé, sise à l'arrondissement n° 1. Deux semaines après le curage des caniveaux du marché Nab- Raga sur l'avenue Oumarou- Kanazoé, des tonnes de déchets solides jonchent toujours la voie publique. Conséquence : ce quartier ressemble à un dépotoir d'ordures à ciel ouvert avec à la clé, des odeurs pestilentielles et nauséabondes qui empêchent les commerçants et riverains jouxtant ces caniveaux d'exercer leur métier ou de vivre dans un cadre sain. La voie, elle, est devenue exigüe, créant des désagréments aux usagers et clients. Ce qui oblige ces derniers à garer leurs engins loin du marché. Après la pluie, des flaques d'eau drainent les tas d'immondices dans les caniveaux. Doit-on laisser les caniveaux sans curage augmentant ainsi les risques d'inondations dans la capitale burkinabè ou faut-il les curer et aller à pas de caméléon dans l'enlèvement, s’interroge le directeur de la Propreté. « Je suis mal à l'aise car c'est incroyable que toute une ville, de surcroît la capitale, ne dispose d'aucun camion pour enlever même un mètre cube de produits de curage. "Nous sommes en train de perdre la réputation de ville propre d'Afrique que nous avions eue", regrette le directeur de la Propreté, Mahamadou Cissé qui interpelle l'ensemble des citoyens de la ville de Ouagadougou, en l'occurrence les opérateurs économiques et les personnes de bonne volonté à accompagner la commune pour la mise en œuvre de ses projets au regard de la modicité des moyens dont elle dispose.
Ouagadougou a obtenu plusieurs prix notamment en 2003 à Yaoundé avec le Prix Africités, en 2006 avec le Prix Dubaï international des meilleures pratiques pour l'amélioration du cadre de vie et en 2008avec le Prix Bahrein international des meilleures pratiques.
Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica

 

Installation d'un DG transitoire à 2IE
La crise qui couve depuis 2013 à l'Institut d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2iE) devrait se conjuguer désormais au passé. En effet, la nomination par le conseil d'administration d'un directeur général transitoire, le 22 août 2017, et sa prise de fonction le mardi 5 septembre 2017, constituent les derniers actes de résolution d'une crise qui a balafrée sérieusement l'image de cet institut de renommée internationale. Dr Mady Koanda, le nouveau DG, a douze mois pour remettre 2iE sur les rails. La cérémonie d'installation a eu lieu dans l'enceinte de l'institut, sous la présidence du ministre en charge de l'eau, Niouga Ambroise Ouédraogo, en présence des différentes parties prenantes. C'est une crise qui n'a que trop duré, à entendre les acteurs. Depuis quatre ans, le pôle d'excellence d'ingénierie en Afrique est empêtré dans un malaise généralisé, mettant à mal la crédibilité de l'institut. Cette crise sociale a affecté le nombre d'inscriptions des étudiants dans cet institut, plongeant du même coup celui-ci dans une crise financière. Cette sortie de crise est vécue comme une prise de conscience, une maturité d'esprit de tous les acteurs. Pour le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, vice-président du conseil d'administration de la Fondation 2iE, "il était temps de tourner définitivement la page de la désunion, du conflit social au niveau du corps enseignant, des étudiants, de l'administration" pour redonner à cette institution son lustre d'antan. Il a laissé entendre que celui qui doit présider aux destinées de 2iE les douze prochains mois, a eu la confiance de toutes les parties prenantes. Cette confiance est liée au passé de l'homme qui connaît parfaitement 2iE.
Titulaire d'un doctorat es science de gestion et d'un doctorat en analyse et politique économique, Mady Koanda a travaillé à 2iE de 2011 à 2015. Il y a successivement occupé les fonctions de conseiller du directeur général, professeur associé, responsable de la Business School et responsable du projet CLEAR. Il est présenté comme l'un des principaux artisans de l'élaboration d'un business modèle pour 2iE en 2012. En acceptant de prendre les rênes de la fondation, le nouveau DG s'engage à atteindre deux principaux objectifs : parachever le travail d'instauration d'un climat social propice au renouveau de l'institut et œuvrer à trouver une réponse aux problèmes financiers de l'institut par un retour massif des étudiants du monde entier à 2iE.
Ousmane Tiendrébéogo, Le Pays (Ouagadougou) – AllAfrica  

 

Bassin du Mékrou
Gestion intégrée de la ressource en eau

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet "Eau au service de la croissance et la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier du Mékrou", le Partenariat régional de l'eau de l'Afrique de l'Ouest (GWP-AO) s’est retrouvé, les 25 et 26 septembre à Ouagadougou, pour une 5ème session du comité du mécanisme global de coordination. Le projet vise à prévenir d’éventuels conflits face à la demande croissante de ressources en eau du fait de l'explosion démographique, du changement climatique et la croissance économique. Il associe le Burkina Faso, le Bénin et le Niger qui partagent le bassin du Mékrou. Cette 5ème session, entrant dans le cadre de la sa phase 1 du projet, visait à permettre aux partenaires d’examiner les documents qui apporteront au projet les données nécessaires à l’élaboration de la phase 2. Selon le représentant du ministre burkinabé de l'Eau et de l'Assainissement, Habdoulaye Koudakidiga, les participants ont validé le rapport provisoire sur l'élaboration des programmes de mesures et des plans d'investissements (PMPI), le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et les versions provisoires des schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) dans les portions nationales du bassin. "Le projet a permis d'avoir une connaissance approfondie de la vulnérabilité des populations et de leur capacité à résister aux aléas climatiques", a indiqué le président du Partenariat régional de l'eau de l'Afrique de l'Ouest (GWP-AO), Abel Afouda.
La phase 1, qui a débuté en 2014, prendra fin le 31 décembre 2017. La seconde phase sera soumise à l'appréciation de l'Union européenne, bailleur. Sa mise en œuvre devra permettre la réalisation des actions concrètes sur le terrain.
Fleur Birba, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica

 

Congo-Kinshasa
Le gouvernement sollicite l'implication des régies financières

Bientôt un nouveau fonds sera opérationnel pour appuyer les efforts d'assainissement des villes. Les régies financières sont mises à contribution avec un petit prélèvement sur les recettes collectées pour le compte du Trésor public. Ce n'est pas une nouvelle taxe, mais plutôt, un sacrifice en interne. Le ministre en charge de l'Économie nationale, Joseph Kapika, a présidé, le 6 septembre 2017, une réunion avec les délégués des régies financières pour leur communiquer une instruction venant de la présidence de la République, concernant la taxe sur l'assainissement. Le gouverneur de la ville de Kinshasa y était représenté par son ministre de l'Environnement, Thérèse Olenga. À l'issue de cette rencontre, il a été demandé à l'Office de gestion de fret multimodal (OGEFREM), la Direction générale des douanes et accises (DGDA), l'Office congolais de contrôle (OCC), le Fonds pour la promotion de l'industrie (FPI), de prélever un petit pourcentage sur les fonds collectés pour le compte du Trésor public. Ce montant à verser dans la caisse de l'État qui sera mise en place en vue de mobiliser plus des ressources pour la prise en charge de l'assainissement et la protection de l'environnement dans la ville de Kinshasa, en particulier, et dans tout le pays, en général. En principe, a précisé Joseph Kapika, ce sont les opérateurs économiques qui devraient payer, en fonction du principe pollueur-payeur, mais le gouvernement demande ce sacrifice en interne afin de faire face à la menace sérieuse que présente l'insalubrité dans les villes. Cette disposition n'est donc pas une nouvelle taxe, elle ne concerne ni la population, ni les opérateurs économiques, seulement les régies financières. C'est dans le but d'arriver à assainir le plus vite que possible la ville de Kinshasa et le pays. "Nous avons échangé sur les modalités d'application des instructions du président de la République sur la collecte de la taxe d'assainissement de notre pays. Nous sommes tous conscients de ce que nous vivons : Kin-La-belle est devenue aujourd'hui Kin-La-poubelle. C'est nous qui salissons cette ville. Nous l'avons tellement sali que même les étrangers ont peurs de venir chez nous", a déclaré le ministre d'État à l'Économie. Dans la pratique, une Commission technique a été mise en place pour réfléchir sur les modalités de la mise en application de cette recommandation.
Au nom du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, la ministre provinciale de l'Environnement, Thérèse Olenga, a salué la bravoure du ministre d'État en charge de l'Économie pour la résolution de cette question cruciale. "L'assainissement demande énormément des moyens, voilà pourquoi le gouvernement provincial le remercie pour cet appui", a-t-elle déclaré.
Rich Ngapi, Le Potentiel (Kinshasa) – AllAfrica  

 

La REGIDESO élabore un schéma directeur de gestion intégrée des eaux urbaines
Le ministre de l'Énergie et Ressources hydrauliques, Ingele Ifoto, a procédé, le 28 septembre, à la clôture solennelle des travaux de l'atelier de démarrage du projet "Élaboration du schéma directeur de gestion intégrée des eaux urbaines de la ville de Kinshasa et Étude de faisabilité de l'approvisionnement en eau potable de Kinshasa-Ouest". D'après les exposés faits par les consultants, plusieurs problèmes affectent la gestion des eaux urbaines dans la ville de Kinshasa. Il y a entre autres, le manque de vision globale et une fragmentation du cadre institutionnel impliquant une multitude d'acteurs de plusieurs secteurs ; la structure obsolète des réseaux d'alimentation en eau potable (AEP) couplés des fuites, le non fonctionnement du vestige de réseau d'égouts datant de l'époque coloniale. D'où la nécessité de recourir à une stratégie de planification. Financé par la BAD le projet de gestion intégrée des eaux urbaines (GIEU) aura un coût total de 2 459 000 euros et une durée de 24 mois.
Bienvenu Ipan, Le Potentiel (Kinshasa) – AllAfrica  

 

Madagascar
Exploration des ressources  souterraines

L'UNICEF et l'Union européenne (UE) vont lancer une recherche de solution pour améliorer l'accès à l'eau potable dans le sud. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance et l'UE ont signé un accord de partenariat dans ce sens, visant la réalisation d'une étude d'exploration des eaux souterraines dans le sud de Madagascar, à l'aide de l'imagerie satellitaire. Le problème de sécheresse dans cette zone de la Grande-Île, est en effet, de plus en plus grave depuis quelques années. Cette situation est très liée à la rareté des ressources exploitables généralement de faible volume et souvent salées. Alors que de nombreux projets de construction de forages et de réseaux sont envisagés  le taux d'échec des forages reste élevé en dépit de la disposition d’études hydrogéologiques et géophysiques. L'UNICEF a donc fait appel à l'UE afin de bénéficier de l'expertise et des moyens d'investigation de son centre commun de recherche (JRC, Joint Research Centre) spécialisé dans l’exploitation de l’imagerie satellitaire. Cette recherche viendra compléter les études hydrogéologiques et géophysiques conventionnelles menées sur le terrain. L'UNICEF sera responsable de la gestion globale du programme d'étude en partenariat avec les autorités locales compétentes, et supervisera les études de terrain sur la base des supports cartographiques thématiques fournis par le JRC. Ce dernier mettra à disposition ses moyens et compétences, en particulier en matière de production et d'analyse d'imagerie satellitaire, et accompagnera UNICEF dans l'interprétation de ces données obtenues en vue d'améliorer l'implantation des forages et d'en augmenter les taux de succès.
Antsa R., Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica    

 

Éthiopie
Les crises alimentaires s’accentueront à moins d'investir davantage pour éliminer leurs causes profondes
Au terme d’une tournée de quatre jours en Éthiopie, notamment dans la région somalienne touchée par la sécheresse, les responsables des agences alimentaires des Nations unies ont lancé un appel conjoint pour des investissements accrus dans des activités à long terme susceptibles de renforcer la résilience des populations face à la sécheresse et à l’impact des chocs climatiques.
Le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), et le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), ont lancé cet appel après avoir visité des projets de reconstitution du cheptel et rencontré les populations touchées par la sécheresse et recevant des rations alimentaires. "Cette sécheresse dure depuis longtemps et nous avons perdu beaucoup de bétail", leur a dit Hajiji Abdi, un ancien de la communauté. "Si nous ne recevions pas d'aide alimentaire, nous aurions de gros problèmes, mais cela ne suffit pas encore pour nourrir tout le monde." Du fait des sécheresses consécutives, au moins 8,5 millions de personnes ont besoin d'aide alimentaire. Dans la région somalienne, les pluies ont fait défaut pour la troisième année consécutive. Le décès d’un grand nombre de têtes de bétail a pénalisé les moyens d’existence liés à l’élevage, contribuant à l'aggravation de la faim et à l'augmentation alarmante des taux de malnutrition. Alors que la réponse d'urgence menée par le gouvernement a commencé à stabiliser la situation, des ressources supplémentaires sont toujours nécessaires pour prévenir toute nouvelle détérioration. "Il est essentiel d'investir dans la préparation et de prodiguer aux agriculteurs et aux communautés rurales des connaissances et des outils pour se protéger et sauvegarder leurs moyens d’existence. Nous avons été témoins ici que sauver des moyens d’existence signifie sauver des vies ; ceci la meilleure défense des populations contre la sécheresse", a souligné Graziano da Silva, directeur général de la FAO ; l'organisation qui apporte une assistance d'urgence aux moyens d’existence des éleveurs et des agriculteurs touchés par la sécheresse, ainsi qu'un soutien pour stabiliser la résilience à long terme des communautés. "La sécheresse ne doit pas entraîner une urgence", a déclaré de son côté Gilbert F. Houngbo, président du FIDA ; l'agence fournit au gouvernement des prêts, des subventions et une expertise technique pour les projets de développement rural. "Nous savons ce qui fonctionne. Dans la région somalienne, où il y a des investissements dans les systèmes d'irrigation, les points d'eau, les institutions financières rurales, les services sanitaires et vétérinaires et d'autres projets de développement à long terme, les communautés sont capables de se tirer d’affaire ainsi que leur bétail et ce, malgré cette sécheresse dévastatrice. C'est sur cela que nous devons nous appuyer." "Nous avons clairement constaté que lorsque les trois agences alimentaires de l'ONU travaillent de concert elles peuvent réaliser bien plus ensemble que séparément", a déclaré pour sa part David Beasley, directeur exécutif du PAM ; l’agence fournit une aide vitale à 3,3 millions de personnes dans la région somalienne, épicentre de trois années de sécheresse. "Bien sûr, nous collaborons déjà, mais maintenant nous allons adopter ces modèles, les reproduire et les étendre à travers le monde. Nous devons sauver des vies tout en investissant pour soutenir un environnement durable et résilient pour les communautés à travers le monde afin qu'elles prospèrent et réussissent." L'impact des projets de développement à long terme entrepris par les trois agences alimentaires était bien palpable dans la région du Tigré où les responsables de ces agences ont pu constater que les systèmes d'irrigation, les pépinières et les centres de santé stimulaient la productivité, augmentaient les revenus et amélioraient la nutrition aidant ainsi les populations rurales à mieux résister aux chocs extérieurs comme la sécheresse.
Les trois agences œuvrent en étroite collaboration avec le gouvernement éthiopien pour éliminer la faim dans ce pays. Lors de leurs entretiens avec le vice-Premier ministre M. Demeke Mekonen et d'autres représentants gouvernementaux de haut niveau, les chefs de ces agences ont discuté de la nécessité d'une plus grande collaboration et d’investissements accrus en matière de résilience.
FAO

 

 

Asie

 

 


Chine
Lancement du deuxième recensement national des sources de pollution

Le Conseil des affaires d'État de Chine vient de programmer un deuxième recensement national des sources de pollution, dont les résultats seront publiés en 2019. Sept ans après la publication des résultats du premier recensement national en la matière, le gouvernement a lancé un deuxième recensement pour enquêter sur l'ampleur, la structure et la répartition des sources de pollution. Le recensement couvrira les pollutions industrielle, agricole et résidentielle. Le recensement sera réalisé en 2018 et ses résultats publiés en 2019.
La Chine a publié les résultats du premier recensement national de la pollution en 2010, qui concernait environ 6 millions d'éléments de sources industrielles, agricoles, résidentielles et des équipements de contrôle de la pollution centralisé, et a recueilli 1,1 milliard de données fondamentales sur les sources polluantes. Ce premier recensement avait notamment dévoilé que la pollution agricole affectait considérablement l'approvisionnement en eau du pays, ce qui a poussé le gouvernement à déployer des efforts pour réduire la pollution dans les régions rurales. Après des décennies d'expansion rapide ayant apporté le smog et contaminé les sols et l'eau, la Chine s'est fixée comme objectif de passer de l'obsession du PIB à une philosophie de développement équilibré qui met l'accent davantage sur l'environnement, précise l’agence. Des mesures ont été adoptées pour contrôler la pollution, telles qu'une loi révisée sur la protection de l'environnement et l'introduction du système de "chefs des rivières". Le gouvernement a défini des lignes rouges dans certaines régions pour renforcer la protection. D'ici 2030, la Chine projette de réduire de 60 % à 65 % les émissions de carbone par unité de PIB par rapport aux niveaux de 2005 et d'augmenter d'environ 20 % la proportion des énergies non fossiles dans la consommation totale.
Xinhua

 

 

Amériques

 

 

Canada
L'Ontario se joint au 
marché du carbone Québec-Californie
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, et le gouverneur de la Californie, Edmund G. Brown, ont signé le 22 septembre une entente de coopération dans la lutte mondiale contre les changements climatiques.
Le premier ministre Couillard a reçu la première ministre Wynne et le gouverneur Brown à Québec en vue de conclure une entente liant les marchés du carbone du Québec, de l'Ontario et de la Californie. En signant cette entente permettant d'intégrer et d'harmoniser les programmes de plafonnement des émissions, l'Ontario joindra officiellement le marché du carbone Québec-Californie à compter du 1er janvier 2018. Cela permettra aux trois gouvernements de mener des ventes aux enchères conjointes de droits d'émissions de GES et d'harmoniser leurs réglementations et leurs déclarations. L'entente permettra d'accélérer les progrès accomplis dans le travail de chef de file mené par les trois gouvernements dans la lutte mondiale contre les changements climatiques. Elle démontre également leur engagement partagé à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris ainsi que l'importance pour les gouvernements de travailler ensemble par-delà les frontières. Le Québec, l'Ontario et la Californie poursuivront leurs efforts visant à promouvoir le rôle des États fédérés dans ce dossier, en préconisant l'adoption de marchés du carbone à l'échelle mondiale, y compris dans le cadre de divers partenariats internationaux. Le marché unifié regroupant l’Ontario, le Québec et la Californie est le deuxième plus grand marché du carbone existant après celui de l’Union européenne.
Ontario Canada  

 

Antilles
Ouragan IRMA : Les entreprises de l'eau mobilisées

L'ensemble des structures des entreprises de l'eau présentes sur les îles Saint-Martin et de Saint-Barthélémy et dans d'autres zones aux Antilles, est fortement mobilisé depuis le passage de l'ouragan Irma pour porter assistance aux populations sinistrées et rétablir aussi vite que possible un accès à l'eau potable.
Les entreprises de l'eau qui gèrent habituellement les services d'eau et de l'assainissement sur ces deux îles (Saur et Veolia) sont pleinement mobilisées pour répondre à l'urgence du rétablissement de ces services essentiels. En l'absence de ressources naturelles en eau douce sur ces territoires, la production d'eau potable est, en temps normal, assurée dans trois usines de dessalement d'eau de mer. Ces installations, situées sur le littoral, ont été fortement endommagées par l'ouragan et sont à présent hors d'état de marche (submersion des équipements et absence d'alimentation électrique). Le réseau de distribution n'est donc plus alimenté sur les deux îles. Les entreprises s'attachent naturellement à déployer tous les moyens humains et techniques disponibles en leur sein et l'ensemble des savoir-faire de leurs structures en matière de gestion de crise pour mettre en place des solutions provisoires avant le redémarrage complet des installations, à terme. L'objectif prioritaire est d'apporter aux populations locales le volume d'eau minimum pour éviter les risques sanitaires les plus sérieux, à savoir 20 litres par jour et par personne. Les équipes opérationnelles œuvrent en lien avec les autorités administratives locales, avec le concours de collaborateurs présents par ailleurs aux Antilles, en Martinique et en Guadeloupe, notamment pour l'approvisionnement d'équipements de remplacement et d'unités mobiles. Par ailleurs, pour renforcer les effectifs en présence, les entreprises organisent la mobilisation de leurs experts internationaux en dessalement d'eau de mer et en gestion de crise au sein de leurs structures internes de solidarité internationale pour les opérations d'urgence humanitaire.
Cet épisode cyclonique s'ajoute à une série de catastrophes naturelles – inondations, ouragans, sécheresses, incendies – dont l'ampleur, sans précédent rappelle la place centrale de l'eau dans le contexte du changement climatique, le lien étroit entre eau et énergie, et la nécessité de placer les politiques de l'eau au cœur des préoccupations aux plans national et international.
FP2E  

 

Amérique latine et Caraïbes
Intensifier et sécuriser l'usage des eaux de pluie

La FAO et l’Agence mexicaine de coopération internationale pour le développement lancent une initiative régionale devant bénéficier aux communautés d’Amérique latine et des Caraïbes. Son but est de faciliter l’accès à l’eau des communautés rurales vulnérables dont les ressources en eau sont limitées dans de nombreux pays des régions concernées. Le Programme mésoaméricain de lutte contre la faim aide ces communautés à récupérer les eaux de pluie et à en faire bon usage, en l’occurrence, à les utiliser comme source d’eau sûre, potable, pouvant également servir dans le cadre de l’irrigation lors des périodes de sécheresse. L’initiative a déjà été mise en œuvre en Colombie, au Costa Rica, au Salvador, au Honduras et au Panama, mais également en Bolivie et en République dominicaine dans le cadre d’un projet différent.
En Colombie, la FAO travaille à transformer les eaux de pluie en eau sûre et potable pour les élèves de l’île de San Andres (une île colombienne dans la mer des Caraïbes) et pour les communautés autochtones vulnérables de l’Amazonas, une région située au sud de la Colombie. Plus de 1 800 personnes, dont des élèves et près de 600 membres issus des communautés autochtones de la région Amazonas, bénéficieront de ce programme. De récentes études menées dans cette région ont révélé que 88 % des familles collectaient les eaux de pluie dans des conditions précaires et qu’elles ne les purifiaient pas avant de les boire. De nombreux enfants sont ainsi tombés malades. Grâce à ce nouveau système, les eaux de pluie sont collectées et conservées dans des citernes en béton. L’eau est ensuite pompée, filtrée et chlorée avant d’être mise en bouteille et distribuée aux communautés. Le système hydraulique construit avec les membres de la communauté peut être facilement reproduit dans d’autres régions. Ainsi, "avec un investissement économique minimal, nous pouvons garantir l’accès à une eau potable saine et améliorer la qualité de l’eau pour les communautés vulnérables. L’accès à l’eau est un droit humain", explique Marcos Rodriguez, coordinateur du Programme mésoaméricain de lutte contre la faim en Colombie.
FAO

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"Avant ma mère pouvait uniquement acheter deux bouteilles d’eau pour toute la famille. Nous n’avions pas assez d’eau. Les choses vont beaucoup mieux maintenant à la maison et à l’école", Solangelie, élève à l’école El Esfuerzo à San Andres en Colombie. 
Photo Clara Vargas/FAO  

 

 

Économie

 

 


San Diego, Californie, États-Unis – H2O Innovation remporte son plus important contrat d’ultrafiltration 
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’elle a remporté son plus important contrat d’ultrafiltration (UF) à ce jour auprès de la Ville de San Diego, en Californie. Ce nouveau projet, pour un système de traitement d’eau potable d’une capacité de 40 MDG (151 416 m3/jour), portera le carnet de commandes de projets de la société à 56,8 millions de dollars. 
L’usine de traitement d’eau de San Diego, San Diego North City Pure Water Facility, est un projet d’infrastructure qui a été développé afin de répondre au besoin d'un nouvel approvisionnement en eau, contrôlé localement, permettant ainsi de faire face aux problématiques liées à la sécheresse et de diversifier l’approvisionnement en eau potable. Un essai pilote avec un système de purification d'eau recyclée de 1,0 MGD  (3 785 m3/jour) a été mis en place en 2009 et opéré pendant plusieurs années dans le but d’évaluer la faisabilité d'un projet d'augmentation de réserve en eau. Les tests effectués pendant cette période et la surveillance opérationnelle des projets ont permis de vérifier que le processus de purification d'eau satisfait à toutes les normes étatiques et fédérales en matière d'eau potable (Water Purification Demonstration Project). C’est à la suite du projet de démonstration, des essais pilotes réussis et du processus d’appel d’offres que la Ville de San Diego a octroyé le contrat à H2O Innovation pour la conception, la fabrication, le démarrage et la mise en service d’un système d’ultrafiltration à fibres creuses comportant 12 trains qui traitera 40 MDG (151 416 m3/jour) d’effluents tertiaires nitrifiés, filtrés et ozonés. "H2O Innovation est honoré de travailler avec la Ville de San Diego et ses consultants sur le développement de l’usine de traitement d’eau San Diego North City Pure Water Facility. Nous avons participé à de nombreux projets marquants de réutilisation d’eau potable indirecte, comme celui d’Orange County Water District’s GWRS, de Los Angeles Sanitation’s Terminal Island Water Reclamation Plant, et l'expansion de Water Replenishment District’s Leo J. Vander AWTF. Maintenant, l’obtention d’un autre projet d’envergure représentant notre plus grande référence d’UF à ce jour et situé tout près de notre bureau à Vista en Californie, est très excitant", a déclaré David Faber, vice-président Ventes de systèmes d’H2O Innovation.
H2O Innovation 

 

Bangalore, Inde – Suez accompagne la ville face au défi du traitement des eaux usées
Le Bangalore Water Supply & Sewerage Board (BWSSB) a retenu Suez pour l’accompagner dans l’amélioration des infrastructures d’assainissement auprès de 2 millions d’habitants de la zone de Vrishabhavathi Valley. Le groupe sera chargé de la construction d’une nouvelle usine d’assainissement (150 000 m3/jour), de la réhabilitation d’une usine existante (150 000 m3/jour) et de la construction de l’usine de traitement et de valorisation des boues d’épuration issues de ces deux usines. Le contrat de construction sera suivi de 10 années d’exploitation pour un chiffre d’affaires total de 82 millions d’euros.
Bangalore, considérée comme la "Silicon Valley indienne", a connu une croissance de 45 % de sa population urbaine en l'espace de cinq ans, dépassant le seuil de 12 millions d'habitants en 2016. Cette croissance urbaine, alliée au développement des activités commerciales, a entraîné l'explosion de la demande d'approvisionnement en eau potable et de traitement des eaux usées. Pour répondre à ces défis, le BWSSB s’appuie sur l’expertise et les technologies de Suez. Au cours des trois premières années, le groupe va concevoir et construire une nouvelle station d'épuration d'une capacité de 150 000 m3 par jour. Équipée d’un procédé à boues activées (traitement par voie bactérienne), l’usine permettra de traiter les effluents pour un rejet de qualité optimale dans la rivière Vrishabhavathi, en conformité avec les normes nationales les plus récentes exigeant notamment une teneur totale en azote inférieure à 10 mg/L. Le groupe se chargera également de la réhabilitation de l'usine existante d'une capacité de 150 000 m3 par jour. L'usine de traitement des boues d'épuration commune aux deux stations d'épuration sera équipée de technologies Degremont de Suez (Sedipac et Digelis) permettant la valorisation en électricité du biogaz produit afin de rendre l’usine autonome en énergie.
Suez accompagne la ville de Bangalore depuis plusieurs années dans la gestion de ses ressources en eau. Le groupe a construit et exploite des stations d'eau potable d'une capacité totale de 1,5 million de m3/jour et de traitement des eaux usées d'une capacité de 175 000 m3/jour. Depuis 2013, Suez a amélioré la distribution en eau potable auprès de 500 000 habitants grâce à l’utilisation de la technique du gaz hélium pour réduire de manière significative les fuites sur les réseaux.
Suez

 

Val de Sambre, France – Suez remporte un nouveau contrat
Benjamin Saint-Huile, président de la Communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre et Bertrand Camus, directeur général Eau France de Suez, ont signé le nouveau contrat de gestion du service de l’eau, qui entrera en vigueur dès janvier 2018 pour une durée de 12 ans.
Dans le cadre de ce contrat, la Communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre a souhaité moderniser la gouvernance de son service de l’eau en faisant évoluer son modèle contractuel vers une régie intéressée. Ce nouveau mode de gestion garantit encore plus de transparence et une répartition claire des rôles et responsabilités entre la collectivité et son délégataire. Dès janvier 2018, le service de l’eau sera connecté et offrira aux habitants un éventail de services unique grâce aux possibilités des nouvelles technologies. Les 46 000 foyers desservis par Suez seront progressivement équipés de compteurs communicants via la technologie ON Connect. Doté d’un émetteur, le compteur d’eau permet d’accéder aux données de consommation en temps réel et de proposer un ensemble de services innovants pour accompagner l’habitant et transformer sa relation avec le service de l’eau. Dans le Val de Sambre, Suez rassemblera, pour la première fois en France, l’ensemble des services accessibles de la solution ON Connect : suivi de la consommation en temps réel, alerte en cas de fuite, de surconsommation ou de risque de gel, possibilité de suivre chaque mois son budget eau et d’ajuster ses prélèvements, diagnostic détaillé de ses consommations d’eau chaude qui permet de cibler ses gestes d’économie. L’accueil clientèle du service de l’eau situé à Maubeuge, sera également complété par trois points d’accueil dans trois mairies (Aulnoye-Aymeries, Jeumont et Hautmont).
Par ailleurs, Suez développera de nouveaux outils afin de préserver la qualité de la ressource en eau mais également d’aller plus loin dans la performance du réseau et la recherche de fuites. Le nouveau contrat fixe un objectif de rendement de réseau de 88 % en 2030. Une telle performance de réseau placera le territoire du Val de Sambre parmi les meilleurs sur le plan national. Enfin, Suez s’engage à faire progresser l’emploi local en créant sur le territoire une formation en partenariat avec l’AFPA (Association de formation professionnelle des adultes) et l'association "Réussir en Sambre". Cette formation permettra d’obtenir un CAP Constructeur en canalisation, une filière métier qui offre des opportunités. Suez, en partenariat avec les entreprises sous-traitantes locales accueillera une dizaine d’alternants chaque année.
Suez est le délégataire du service de l’eau pour 18 des 43 communes de l’agglomération Maubeuge-Val de Sambre : Feignies, Maubeuge, Rousies, Neuf-Mesnil, Hautmont, Saint Rémy du Nord, Pont sur Sambre, Bachant, Limont Fontaine, Berlaimont, Aulnoye Aymeries, Monceau Saint Waast, Louvroil, Ferrière la Grande, Recquignies, Boussois, Marpent, Jeumont.
Suez

 

Valenton, France – Le SIAAP et Veolia assureront ensemble l’exploitation et la maintenance de l’usine 
Veolia a été retenue par le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) pour assurer à ses côtés les opérations d’exploitation et de maintenance de l’usine d’épuration de Valenton (val-de-Marne) dans le cadre d’une société d’économie mixte à opération unique. D’une durée de 12 ans pour un montant cumulé proche de 400 millions d’euros, ce contrat traduit leur ambition de contribuer par ce partenariat au renforcement du caractère exemplaire et innovant du service public de l’assainissement francilien, dans une logique de long terme.
Partenariat inédit en France pour une opération de cette importance, c’est au sein d’une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) que le SIAAP et Veolia vont piloter l'exploitation quotidienne de cette station d'épuration essentielle au dispositif d'assainissement de l'agglomération parisienne. Veolia s’engage ainsi aux côtés du SIAAP dès le 1er décembre 2017 pour préparer le démarrage opérationnel de ce partenariat au 1er avril 2018. Afin de garantir la continuité de service, est mise en place une transition humaine et technique minutieusement préparée, placée sous la responsabilité du directeur de la SEMOP, affecté à temps plein, accompagné d’équipes RH et techniques de Veolia. Dans cette usine classée SEVESO, le management de la sûreté industrielle et de la sécurité des équipes sera une priorité absolue. L’usine de Valenton produira autant d’énergie durable que consommée. Elle bénéficiera d’une géolocalisation de 100 % de ses équipements, mais aussi d’une modélisation numérique 3D à des fins d’exploitation, de maintenance, de programmation de travaux, de formation et d’outil pédagogique. La mise en place d’un système d’hypervision permettra le suivi en temps réel par le SIAAP des indicateurs de performance. Afin de renforcer la maîtrise publique, une gouvernance rénovée et visionnaire s’appuiera sur un conseil d’administration présidé par le SIAAP et sur un engagement de transparence prioritaire et partagé par tous au quotidien.
"Avec le SIAAP, nous allons inventer le service d’assainissement du futur, un service d’excellence, à la pointe de l’innovation, aux performances remarquables, aussi bien au plan technique qu’économique et social, accentuant ainsi le leadership du SIAAP dans les métiers de l’assainissement", précise Frédéric Van Heems, directeur général de Veolia Eau France.
Veolia 

 

Groupe Suez – Suez finalise l'acquisition de GE Water & Process Technologies
Suez annonce, aux côtés de la Caisse de dépôt et placement du Québec, CDPQ (avec une participation de 30 %), la finalisation de l’acquisition de l’ancienne société GE Water & Process Technologies, GE Water, pour une valeur de 3,2 milliards d’euros dans le cadre d’une opération en numéraire prenant effet le 30 septembre 2017. GE Water & Process Technologies est un opérateur mondial leader de systèmes et services pour les clients industriels, fournissant des solutions de systèmes d’eau, d’eaux usées et de procédés de première qualité à des clients prestigieux. Il a réalisé environ 2,1 milliards de dollars US  de revenus en 2016 grâce à 7 500 commerciaux et ingénieurs de haut niveau avec de solides compétences digitales.
Au titre de la finalisation, Suez met en place une Business Unit, "Water Technologies & Solutions", placée sous la direction de Heiner Markhoff, ancien président-directeur général de GE Water. M. Markhoff rejoint le comité exécutif du groupe Suez. Cette nouvelle BU conjugue l’activité acquise et les activités de services industriels de Suez. Elle offrira une proposition de valeur unique aux actionnaires, y compris les synergies commerciales, opérationnelles et techniques escomptées. Suez Water Technologies & Solutions opérera avec plus de 10 000 collaborateurs et répondra aux besoins de plus de 50 000 clients dans le monde. De plus, en s’appuyant sur 650 chercheurs et experts et 17 centres de recherche et d’excellence de Suez, la Business Unit s’engage à étendre ses offres dans le traitement de l’eau et ses compétences digitales pour apporter des solutions de pointe. Cette opération conforte le leadership mondial de Suez dans les services de l’eau industrielle et son positionnement en tant que fournisseur de services intégrés, gérant plus de 450 000 clients industriels et commerciaux dans le monde entier. Elle renforce également sa présence à l’international, notamment aux États-Unis. "Je me réjouis d’accueillir les équipes et le savoir-faire de GE Water & Process Technologies. C’est un grand moment pour Suez, car notre Groupe dispose de connaissances et de compétences encore plus fortes pour innover et créer de la valeur pour ses clients industriels et municipaux à travers le monde. Avec plus de 90 000 collaborateurs couvrant toute la chaîne de valeur de l’eau et des déchets, nous contribuerons à répondre aux grands défis mondiaux, tels que la raréfaction de la ressource en eau, la préservation des ressources naturelles et le changement climatique", a déclaré  Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez.
Suez apportera plus d’informations sur l’activité de Suez Water Technologies & Solutions et présentera sa stratégie pour les marchés de l’eau industrielle au cours d’une réunion dédiée le 13 décembre 2017.
Suez

 

Groupe Saur – Une nouvelle gouvernance pour accompagner le développement
Suite à la vente en début d’année de son activité propreté, Saur se concentre aujourd’hui sur le développement de son activité dans le secteur de la gestion des services de l’eau en France et à l’international. Pour mener à bien son nouveau projet stratégique "Initiative 2022", la gouvernance évolue.
Anne-Laure Duvaud est nommée directrice juridique à compter du 4 septembre. Anne-Laure Duvaud est titulaire d’un DJCE-DESS en droit des affaires et fiscalité, d’un doctorat en droit et d’un diplôme de l’École du Barreau de Paris. Elle possède une expérience de 16 ans en fusions & acquisitions aussi bien en France qu’à l’international. Elle rejoint, en 2011, la direction juridique du groupe Caisse des Dépôts où elle occupe des fonctions de responsable sur le volet droit des sociétés et fusions & acquisitions. Elle participe également aux projets de développement et de restructuration du groupe Caisse des Dépôts en lien étroit avec la direction générale et développe une bonne connaissance du secteur public. En 2015, elle est nommée administratrice des sociétés CDC Placement et SCDC au sein desquelles elle met à profit son expérience technique transversale et complète ses compétences opérationnelles.
Emmanuel Vivant est nommé directeur international à compter du 1er octobre. Emmanuel Vivant est diplômé de l’Ecole polytechnique et ingénieur de l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC). Il débute sa carrière en 2005 à la direction des grands projets internationaux de Veolia Transport avant de prendre des responsabilités en Asie, d’abord en Chine puis en Corée du Sud en qualité de directeur du développement Corée et Asie du Sud-Est et Directeur de la stratégie Asie. En 2012, il est nommé directeur général de Hong Kong Tramways puis président-directeur général de RATP Dev Transdev Asia (RDTA) en 2015. RDTA exploite notamment la ligne 9 du métro de Séoul, le métro de Mumbai, le tramway de Hong Kong et a démarré le premier réseau de tramway moderne de Chine à Shenyang.
Vincent Lauriat est nommé directeur des systèmes d’information à compter du 17 octobre. Vincent Lauriat est diplômé de l’École d’ingénieur informatique Epita, de l’ESSEC et d’un Executive MBA d’HEC. Il débute sa carrière en 1990 aux États-Unis, chez Microsoft, société au sein de laquelle il exerce différentes fonctions technique, commerciale, conseil, marketing et d’encadrement. En 2006, il devient directeur des systèmes d’information de BETC Euro RSCG (Havas) puis, en 2009, de CBS Outdoor devenu ExterionMedia (publicité par affichage) où il fait évoluer la DSI d’une culture support à un business partner. En 2011, il intègre Brink’s France. Il participe à la redéfinition du business model en passant de la vente de prestations à la vente de services ainsi qu’à la transformation digitale du groupe (coffres connectés/IoT).
Gouvernance. Louis-Roch Burgard, président exécutif de Saur, pilote directement les activités Eau France en s’appuyant sur trois directeurs délégués et le directeur exploitation et transformation digitale. Bénédicte Souplet (directrice juridique) et Roland Morichon (directeur général adjoint Eau France) quittent leurs fonctions au sein de Saur. Le comité exécutif de Saur réunit : 

  • Louis-Roch Burgard, président exécutif ; 
  • Hugo Bardi, directeur général Stereau ; 
  • Xavier Boulat, directeur général adjoint finance, juridique et systèmes d’information ; 
  • Pierre Casteran, directeur délégué Eau France Île-de-France & Nord ; 
  • Thierry Chatry, directeur délégué Eau France Ouest ; 
  • Jean-Luc Deleau, directeur délégué Eau France Sud ; 
  • Anne-Laure Duvaud, directrice juridique ; 
  • Michel Fourré, directeur développement international ; 
  • Vincent Lauriat, directeur systèmes d’information ;  
  • Christophe Piednoël, directeur relations institutionnelles, communication et marketing ; 
  • Jean-Damien Pô, directeur ressources humaines, stratégie et prospective ; 
  • Frédéric Renaut, directeur innovation digitale ; 
  • José-Luis Rubio, directeur Espagne ; 
  • Christophe Tanguy, directeur exploitation et transformation digitale ; 
  • Stéphanie Thomazeau, directrice financière adjointe ; 
  • Emmanuel Vivant, directeur international.

Saur 

 

 

Évènements

 

 

20 septembre 2017, New York – États-Unis
Solidaires, participatifs, innovants : les financements de l’ESS au cœur des Objectifs de développement durable
Coordonné par ESS Forum International, vice-secrétaire permanent du Groupe pilote international de l’Économie sociale et solidaire (GPIESS), un évènement de haut niveau est organisé par la France. En lien avec l’agenda international du financement du développement et des objectifs du développement durable (ODD), cet évènement mobilisera les acteurs de la coopération internationale, États, Institutions, organisations de la société civile, secteur privé… pour échanger sur les financements de l’ESS comme leviers solidaires, participatifs et innovants pour atteindre les ODD.
ESS Forum International

 

20-22 septembre 2017, Paris – France
Atelier international Eau & Climat : Génie écologique et risques climatiques

Les 20, 21 et 22 septembre 2017 à Paris, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence française de développement organisent un atelier international eau et climat sur le thème "Génie écologique et risques climatiques" en partenariat avec l’Agence française pour la biodiversité.
La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Il est donc essentiel de réfléchir aux solutions pour faire face aux changements climatiques : favoriser les solutions vertes, "sans regret" et multifonctionnelles pour maximiser les services écosystémiques et renforcer les capacités protectrices des milieux naturels. Les acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité sont invités à venir échanger sur les "solutions fondées sur la nature" pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, vous pourrez identifier les freins et leviers d’actions au développement des solutions d’ingénierie écologique et partager les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux.
Atelier international Eau & Climat

 

21 septembre 2017, Paris – France
Les technologies mobiles et numériques pour un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement dans les pays en développement 
En quelques années, l’explosion des téléphones mobiles et du numérique dans les pays en développement a vu l’adoption de nombreuses applications dans le secteur de l’eau et de l’assainissement : localisation et qualification des points d’eau, usage des drones, capteurs connectés, pilotage des services d’eau et d’assainissement, compteurs communicants, paiement des services par téléphone mobile… Ces technologies, au-delà de leur fonction de simplification et d’amélioration de la performance des services existants, peuvent être un levier pour l’accès des populations à l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Toutefois, de nombreuses questions subsistent quant au potentiel de ces applications numériques vis-à-vis de l’atteinte de l’ODD6. Comment lever les freins du passage à l’échelle qui condamnent parfois certaines initiatives à rester des démonstrateurs ? Quel modèle économique durable autour de ces innovations ? Comment organiser la gouvernance, la participation citoyenne et la protection des données autour de ces nouveaux services ? 
Ce débat organisé par le think tank (Re)sources comme d'accoutumée au Collège des Bernardins fera intervenir Caroline Figuères, consultante indépendante dans le domaine des TICs, de l’eau et du renforcement des capacités humaines, et Mouhamad Fadel Ndaw, spécialiste eau et assainissement à la Banque Mondiale en Égypte.
(Re)sources

 

2017 Semestre 2
CINQ JOURNÉES DE L’OIEau

Les Journées de l’OIEau visent à apporter un éclairage concret et pratique sur des sujets d’actualité.  Elles sont animées par des intervenants expérimentés qui leur donnent une orientation professionnelle, en s’appuyant sur des témoignages et des retours d'expériences du terrain. Elles s'adressent aux élus, aux techniciens et cadres des collectivités locales, des associations ou des bureaux d’études, aux acteurs du monde de l’eau et des déchets, aux industriels de toute la France.
Cinq "Journées" sont prévues au deuxième semestre 2017, à PARIS, à l’espace Hamelin :
Le 26 septembre : GEMAPI et Loi NOTRe : gestion du grand cycle et du petit cycle de l’eau ;
Le 17 octobre : Protection des ouvrages d’eau face aux actes de malveillance ;
Le 19 octobre : Aire d’alimentation de captage : comment lutter contre les pollutions diffuses ? ;
Le 08 novembre : Traitement des eaux usées utilisant les techniques à macrophytes ;
Le 28 novembre : Loi NOTRe : transfert des compétences eau et assainissement.
Tous les détails sur OIEau/Journées

 

21 septembre 2017, Orléans – France
Journée sur les coopérations européennes
L’établissement public Loire organise deux temps d’échanges le 21 septembre (Orléans, 2 quai du Fort Alleaume) en lien avec le Festival de Loire. Le premier temps d’échanges (9h00–12h30) sera consacré aux outils de mesure et formes de reconnaissance de la qualité de la prévention des inondations. Seront notamment abordés au travers de différents exemples : les chartes de qualité, les standards, les normes, les clubs, les labels ou encore les prix. Le second temps d’échanges (14h00-17h00) traitera de la dimension récréative des fleuves et cours d’eau dans les métropoles. Depuis plusieurs années, ces dernières se réapproprient l’espace fluvial : comment le font-elles, avec quelles stratégies, avec quels moyens ? Un zoom particulier sera fait sur l’aménagement des berges de l’Èbre à Saragosse en Espagne, le fleuve Èbre étant l’invité d’honneur du Festival de Loire.
Journée sur les coopérations européennes  

 

30 septembre-01 octobre 2017, Paris – France 
Alternatiba Paris
Après la réussite en 2015 de son festival des alternatives qui avait rassemblé plus de 50 000 personnes le temps d'un week-end, le mouvement citoyen Alternatiba Paris organise un nouveau village des alternatives les 30 septembre et 1er octobre 2017. Cet événement est gratuit, festif et ouvert à tous. Il rassemblera des centaines d'initiatives locales et citoyennes pour répondre à la crise climatique et pour inciter le grand public à se les approprier, mise en valeur avec de nombreux concerts, ateliers ludiques et animations artistiques. 30 000 personnes sont attendues sur le week-end ! Le village investira les quais de Seine et la place Stalingrad dans le quartier du bassin de La Villette (19ème arrondissement), à l'occasion de la journée sans voiture. Des centaines d'organisations seront présentes dans les 5 quartiers thématiques du village et inviteront le public à découvrir des alternatives concrètes et locales au mode de vie actuel, pour réduire, au quotidien, notre impact sur le climat. Ainsi petits et grands pourront participer à des ateliers de réparation de vélo, à la visite des lieux alternatifs du quartier, à des ateliers de cuisine de saison, à des discussions sur les enjeux climatiques, découvrir des fairplaylistes de musique... Des repas et animations seront proposés tout au long du week-end.
L'événement est la continuité de la mobilisation citoyenne engagée dans la transition climatique pour "changer le système pas le climat". Il s'inscrit également dans la dynamique de la Fête des possibles, lancée par le collectif Transition citoyenne, qui rassemblera plus de 2 000 événements pour mettre en avant les initiatives de transition, une dynamique nationale que le village de Paris permettra de conclure.
Alternatiba

 

05-06 octobre 2017, Paris – France
Colloque annuel du PIREN-Seine
Qualité de l’eau et des milieux aquatiques du bassin de la Seine : Dynamiques et trajectoires

Cinq sessions seront organisées : 1. Métabolisme ; 2. Contexte hydrologique et hydromorphologique ; 3. Contamination et transferts trophiques ; 4. Construction de la connaissance sur la qualité de l’eau ; 5. Prospectives.
Le PIREN-Seine est un groupement de recherche dont l'objectif est de développer, à partir de mesures de terrain et de modélisations, une vision d'ensemble du fonctionnement du système formé par le réseau hydrographique de la Seine, son bassin versant et la société humaine qui l'investit. Le bassin de la Seine, 12 % du territoire national, supporte le quart de la population de la France, un tiers de sa production agricole et industrielle, et plus de la moitié de son trafic fluvial. Le fonctionnement écologique de l'ensemble du système fluvial et sa modélisation, depuis les bactéries jusqu'aux poissons, sont basés sur l'étude fine des processus physiques, chimiques et biologiques des milieux. Les modèles développés par le PIREN-Seine simulent les variations écologiques et biochimiques de l'hydrosystème, depuis les ruisseaux jusqu'à l'entrée de l'estuaire. Chaque année, le PIREN-Seine organise un colloque de restitution des actions de recherches qui ont été menées au sein du programme durant l'année écoulée. Cette réunion, qui implique tous les acteurs concernés, est l'occasion pour les partenaires de suivre l'évolution des recherches, pour chercheurs et gestionnaires d'échanger sur les dernières actions menées, mais également d'aborder des thématiques ancrées dans l'actualité.
pdf Colloque 2017 PIREN-Seine

 

10-11 octobre 2017, 10-11 octobre 2017, ENPC, Champs-sur-Marne – Paris
Risques et résilience des territoires 2017
Apports de la notion de résilience à la gestion des risques
À l’occasion de la présentation des résultats des travaux de recherche conduits dans le cadre du programme de recherche "Risques, Décision, Territoire" du METS sur le thème de "La résilience des territoires face aux risques", la SHF s’associe au METS pour organiser un colloque sur les apports de la notion de résilience à la gestion des risques. Depuis quelques années, après avoir mis en avant le concept de vulnérabilité, la gestion des risques s’est enrichie d’une nouvelle notion, celle de la résilience, qui a renouvelé la manière de concevoir la relation entre la société et les risques (naturels ou technologiques). Parfois vue comme le versant positif de la vulnérabilité, la résilience est une notion intégratrice et d’acception assez large qui concerne non seulement les capacités d’un groupe social ou/et d’un territoire (ou, plus largement d’un système socio-technique, écologique, etc.) à faire face à une catastrophe, mais aussi ses facultés à se relever de cette perturbation. En centrant l’analyse sur les conditions qui permettent une meilleure robustesse ou une meilleure adaptation des enjeux aux divers aléas, ou sur celles qui facilitent un meilleur "retour à l’équilibre" après un événement grave, cette notion a induit un changement de point de vue. On s’interrogera sur les effets de ce dernier à la fois sur les diverses étapes de la gestion des risques et sur les objets d’étude eux-mêmes :

  1. Depuis l’analyse des risques, la prévention, la protection, la réduction de la vulnérabilité, le retour à la normale et jusqu’à la reconstruction post-catastrophe ("Build Back Better" ISDR 2015, repris et développés dans les "7 piliers de la prévention des risques"), les méthodes et les pratiques de gestion des risques intègrent-elles la notion de résilience, et si oui, avec quels bénéfices ? Si non, pourquoi ? La façon de gérer les risques en a-t-elle été modifiée ? Les expériences de reconstruction et de retour à de nouveaux équilibres après une catastrophe sont particulièrement attendues. Ont-elles enrichi la manière de gérer les risques et comment ? Quelles rétroactions permettent-elles de concevoir et de mettre en place ? En bref, il s’agit ici de s’interroger sur la façon dont la résilience s’intègre dans toutes les phases de la prévention des risques et dont elle a pu modifier la façon de les aborder.
  2. Les enjeux exposés aux risques (individus, bâtiments, exploitations, matériels…) ne constituent pas des éléments indépendants mais s’intègrent dans des systèmes complexes (organisations, territoires, sociétés…) qui doivent retrouver un fonctionnement satisfaisant après un événement perturbateur. Au-delà d’une approche sectorielle du risque, la notion de résilience permet-elle une meilleure prise en compte de cette complexité, via une vision plus systémique, davantage reliée au fonctionnement des systèmes et des territoires ? Ouvre-t-elle à des pratiques innovantes ? Par exemple, la notion de résilience permet-elle de mieux aborder la question des réseaux techniques et de leur vulnérabilité aux inondations ? Ou bien permet-elle de faire émerger de nouveaux acteurs ? De faire évoluer le rôle du citoyen dans la gestion des risques ? C’est la capacité de nos sociétés et de nos territoires à faire face aux catastrophes naturelles et technologiques qui est interrogée ici. Au-delà des questionnements sur la mobilisation et l’efficacité opérationnelle de la notion de résilience qui sont au cœur du colloque, les communications sont appelées également sur toutes les formes d’expériences de prise en compte de la notion de résilience dans la gestion des risques. Bien que les risques naturels soient au centre des préoccupations du colloque, la problématique de la résilience et du retour à l’équilibre après une catastrophe étant partagée par toutes les formes de risques, on s’interrogera aussi sur l’apport que peuvent fournir les travaux qui concernent les risques technologiques.
  3. Plus fondamentalement, on pourra s’interroger sur la question de savoir ce que le recours à cette notion de résilience suppose comme changement dans notre façon de penser le risque et notre environnement.  Qu’est-ce que ce changement révèle et quels sont les nouveaux modèles qui émergent avec cette notion et qu’apportent-ils pour l’action concrète et la gestion des risques à l’échelle des territoires ? C’est la capacité de nos sociétés et de nos territoires à faire face aux catastrophes naturelles et technologiques qui est interrogée ici. Au-delà des questionnements sur la mobilisation et l’efficacité opérationnelle de la notion de résilience qui sont au cœur du colloque, les communications sont appelées également sur toutes les formes d'expériences de prise en compte de la notion de résilience dans la gestion des risques. 

Bien que les risques naturels soient au centre des préoccupations du colloque, la problématique de la résilience et du retour à l’équilibre après une catastrophe étant partagée par toutes les formes de risques, on s’interrogera aussi sur l’apport que peuvent  fournir les travaux qui concernent les risques technologiques.
Le colloque s’articulera autour de trois sessions : 1. La résilience : une notion opérationnelle, mesurable et comprise ? ; 2. Résilience et Territoires : infrastructures résilientes, résilience urbaine, approches diachroniques ; 3. Gouvernance, concertation et résilience.
SHF

 

23-25 octobre 2017,  Rome – Italie
Agir pour l'eau et le climat
Sommet international des grands fleuves du monde

Le Ministère italien de l'environnement, de la protection du territoire et de la mer organise le Sommet international sur "L'eau et le climat : les grands fleuves du monde se rencontrent", du 23 au 25 octobre 2017 à Rome. Ce sommet international est organisé en partenariat avec la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-ONU), le Réseau international des organismes de bassin (RIOB), les Alliances mondiales pour l’eau et le climat (AMEC) et AquaMadre. Le président du Conseil des ministres italien, Hon. Paolo Gentiloni, ouvrira officiellement le sommet le 23 octobre et la cérémonie de clôture, le 25 octobre, sera célébrée en présence du Président de la République, Hon. Sergio Mattarella. Les travaux du Sommet se tiendront sur le site historique et prestigieux du Palais du Capitole de Rome.
Comme cela est maintenant avéré, le changement climatique a d’ores et déjà un impact visible sur les ressources en eau douce, avec des conséquences dramatiques (inondations, sécheresses, érosion, dégradation des écosystèmes, etc.). Ce Sommet est un jalon pour la préparation de la COP23 de Bonn, (6-17 novembre 2017) et du Forum mondial de l'eau de Brasilia, (18-23 mars 2018). Il a pour objectif une plus grande intégration des questions liées à la gestion de l'eau douce dans les premières priorités des négociations internationales sur le changement climatique et de l’Agenda mondial pour le climat. Il mettra l’accent en particulier sur la nécessité de prendre des mesures rapidement pour financer des projets visant à améliorer notamment les connaissances, la gouvernance, la participation du public et de lancer des actions immédiates dans le domaine de l'adaptation de l’eau au changement climatique. Il sera une occasion unique d'associer des propositions de projets aux opportunités de financement et de favoriser le partage d'expériences entre les grands organismes de bassin, les administrations locales, nationales et régionales, chargées des politiques d'adaptation aux changements climatiques et de la gestion des ressources en eau, les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux et les autres institutions internationales intéressées par l'adaptation au changement climatique et par la gestion par bassin (Agences des Nations unies, Secrétariat de la CCNUCC, etc.). Ses travaux s’organiseront autour de quatre grands thèmes majeurs qui feront l’objet de présentations dans des Panels de haut niveau et de larges discussion entre les participants :

  • L’acquisition et le partage des connaissances sur l’impact du changement climatique sur les ressources en eau : la création et la consolidation des réseaux de surveillance et des systèmes d’information sur l’eau, lancement de nouveaux projets structurants ;
  • Les solutions basées sur la nature : gestion des ressources en eau et des écosystèmes aquatiques dans un contexte de changement climatique, exemples de bonnes pratiques, présentation d’expériences pilotes, de stratégies et soutien à de nouveaux projets ;
  • La participation du public et l’implication des secteurs économiques et des autorités locales, dans l’adaptation aux changements climatiques au niveau des bassins, partenariats réussis et actions futures partagées ;
  • Les mécanismes financiers adaptés à l’adaptation aux changements climatiques dans le secteur de l’eau, l’incubation de nouveaux projets pour améliorer la gouvernance et le financement des actions.

L'eau et le climat

 

19 novembre 2017
Journée mondiale des toilettes
Sur le thème des EAUX USÉES avec un Poo Journey
2,4 milliards de personnes manquent d’installations sanitaires de base, plus de 80 % des eaux usées résultant des activités humaines sont déversées dans les rivières ou la mer sans aucune dépollution et chaque jour, 1 000 enfants meurent de maladies faciles à prévenir en améliorant les conditions d’assainissement et d’hygiène…
L’Objectif de développement durable n° 6 (ODD-6) vise à assurer, d’ici 2030 l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. Il vise également à  améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en diminuant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau.
Pour que cela se réalise, nous avons besoin que le caca de chacun soit stocké, transporté, traité et éliminé de manière sûre et durable. Le comité des Nations unies pour l’eau, UN Water, organisateur de la Journée mondiale des toilettes, propose cette année un voyage en 4 étapes –  A Poo Journey :

  1. Stockage
    Que tous les cacas soient déposés dans une toilette hygiénique et stockés dans une fosse ou un réservoir scellé, hors du contact humain.
  2. Transport
    Que les latrines ou des services de vidange assurent le transport de ces cacas jusqu'à la phase de traitement.
  3. Traitement
    Que tous ces cacas puissent être transformés en eaux usées traitées et déchets pouvant être renvoyés en toute sécurité à l'environnement.
  4. Élimination ou réutilisation
    Que les produits de cette transformation puissent être utilisés pour la production d'énergie ou comme engrais dans la production alimentaire.

World Toilet Day

 

29-30 novembre 2017, Chambéry – France
Hydraulique des barrages et des digues

Le Comité français des barrages et réservoirs (CFBR) et la Société hydrotechnique de France (SHF) s’associent à nouveau pour l’organisation du prochain colloque dédié à l’Hydraulique des barrages et des digues. Ce colloque permettra de réviser de façon approfondie le fonctionnement des composants hydrauliques des barrages et des digues et leur sécurité, que ce soient les moyens d’études, la conception, la réalisation ou le comportement en situation réelle, normale ou extrême.  Ceci concerne tous les dispositifs hydrauliques, en priorité les évacuateurs de crue mais également les ouvrages de prise, de vidange, de dérivation provisoire (en cours de travaux) et de gestion du réservoir. 
Hydraulique des barrages et des digues

 

12-14 décembre 2017, Béni Mellal – Maroc 
Congrès international Eau, Déchets et Environnement 
"L'Afrique, état des lieux et perspectives d'avenir" est le thème de la sixième édition du Congrès international eau, déchets et environnement – EDE6, qui aura lieu les 12, 13 et 14 décembre 2017 à la FST de Béni Mellal (Maroc). Organisé à l'initiative de l'Université Sultan Moulay Slimane, la Faculté des sciences et technique de Béni Mellal (FST-BM), en collaboration avec l'Agence du bassin hydraulique de l'Oum Er-Rbia (ABHOER) Béni Mellal, ce congrès sera une occasion de partager et d'échanger entre les différents acteurs nationaux et internationaux des domaines de l'eau, des déchets et de l'environnement, les avancées scientifiques et techniques que connaît le monde. Le programme du congrès comporte, outre les sessions des communications orales, plusieurs conférences plénières présentant différents aspects en relation avec l'eau, les déchets, l'environnement, les changements climatiques, la gestion des bassins versants, les énergies renouvelables et la géophysique. 

 


07 juin 2018, Marseille – France
Le dessalement participe-t-il aux mesures d’adaptation aux changements climatiques ?

APPEL À COMMUNICATIONS
La SHF, l'AFEID et l'Académie de l'eau poursuivent leurs travaux sur  les questions liées aux futures tensions sur la gestion de l'eau, en lien avec le changement climatique et les évolutions sur l'usage de l'eau d'ici 2050. Ces travaux soulignent l’importance de considérer la palette complète des outils d’adaptation, organisationnels et techniques, tant pour l’usage économe de l’eau que pour la sécurisation de la ressource. Le dessalement fait partie de cette palette d'outils et fera l'objet de ce colloque. Le dessalement d’eau de mer et d’eau saumâtre, déjà largement utilisé dans les pays du Sud, fait partie des solutions techniques d’adaptation à étudier. Une évaluation des bénéfices et limites de cette technologie sera d'autant plus solide qu'elle s'appuiera sur une analyse des controverses qu'elle a générées et se fondera sur une connaissance claire de ses implications techniques, économiques, sociales et environnementales.
Ce séminaire d’une journée, qui se tiendra le 7 juin dans le cadre du congrès 2018 de l'ASTEE organisé à Marseille, ambitionne de contribuer à rassembler ces éléments de connaissance et à jeter les bases de réflexions prospectives avec un accent tout particulier sur les pays méditerranéens. Les thèmes à aborder sont : Retour d'expériences sur la mise en place et l'utilisation d'usines de dessalement ; Aspects technologiques et économiques ; Aspects énergétiques ; Aspects environnementaux ; Controverses socio-techniques et environnementales ; Approches prospectives, en particulier dans la région méditerranéenne
Les propositions de communication sont attendues pour le 30 octobre 2017.  
Colloque Dessalement – SHF

 

 

Formations

 

 

Internship Vacancy at OECD
The Regional Development Policy Division of the OECD is looking for an Intern (stagiaire) to contribute to the activities of the team working on SDGs, Water and Local Public Services, over the period 1 June – 31 December 2017. The selected candidate will support the Head of Unit and Policy Analysts with desk research, drafting, communication and event organisation in three areas in particular: decentralised cooperation, sustainable development goals and water governance. 
Applicants should have excellent drafting and oral skills in English, and be enrolled in a university degree, preferably a PhD or alternatively in 2nd year of Master in economics, public policy, social sciences or related disciplines. Knowledge of Spanish and French would be a comparative advantage. Candidates should meet the following requirements: Be citizens from an OECD member country; Be full time students in a discipline related to the above programme of work for the whole 6-month period (1 June – 31 December 2017); Be enrolled within a University able to sign internship agreements with the OECD. The selected candidate will receive an allowance of 608.40 euros/month, which cannot be cumulated with other paid jobs or consultancy duties. All other fees and costs (travel, accommodation, visa, etc.) are not covered by the OECD. 
Interested candidates are kindly invited to send a CV and cover letter by 26 April 2017 to Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

FORMATION CONTINUE
Catalogue Eau 2017 du CNFME
467 sessions de formation professionnelle continue 

Le Centre national de formation aux métiers de l’eau –  CNFME, de l’Office international de l'eau propose aux professionnels de l'eau son nouveau catalogue Eau 2017 de formation continue. Il regroupe 341 modules de formation, dont 14 nouveaux, répartis en 467 sessions tout au long de l'année 2017.
Le catalogue Eau 2017 couvre 19 thématiques : 1. la découverte des métiers, 2. la réglementation et la gestion des services, 3. la sécurité des personnes, 4. la métrologie et les analyses de qualité de l'eau, 5. le forage et le pompage, 6. la production d'eau potable, 7. la distribution d'eau potable, 8. les réseaux intérieurs, la protection sanitaire et l'eau de pluie, 9. l'assainissement non collectif, 10. les réseaux d'assainissement et l'assainissement pluvial, 11. l'épuration des eaux usées urbaines, 12. le traitement des boues et des odeurs, 13. la maintenance, l'énergie, l'automatisme et la télégestion, 14. l'eau de piscine et de baignade, 15. les rivières et plans d'eau, 16. l'eau souterraine, 17. l’eau dans l’agriculture, 18. l'eau dans l'industrie, 19. l'eau dans le cadre de la coopération décentralisée.
14 nouvelles formations apparaissent au catalogue sur les thèmes suivants :

  • Gouvernance des services : Règlement des services d’eau et d’assainissement : obligation et rédaction
  • Sécurité des personnes : CATEC I/S : Maintien et actualisation des connaissances
  • Métrologie et analyses : PCR quantitative
  • Production d’eau potable : Eaux embouteillées
  • Assainissement non collectif : ANC de 21 à 199 EH
  • Épuration des eaux usées urbaines : Exploitation des systèmes Lits de séchage plantés de roseaux (LSPR) ; Exploitation des systèmes d’aération par fines bulles ; Boues activées pour petites collectivités
  • Maintenance, Énergie, Automatisme, Télégestion : Smart Grids en eau potable et assainissement ; Automatisation de systèmes simples : stations de pompage, réservoirs, prises d’eau
  • Eau dans la nature : Outils de gestion territoriale et mécanisme d'allocation des ressources en eau
  • Eau dans l’agriculture : Découverte du secteur agricole ; Obtenir le Certiphyto Conseil ; Renouveler son Certiphyto Conseil.

Actualisées en cours d’année pour tenir compte de l’évolution des besoins des stagiaires et de leurs employeurs publics et privés, de l'évolution réglementaire, économique et technique, les formations sont conçues et réalisées pour permettre l’acquisition de compétences pratiques et d’un savoir-faire réel. Ces modules peuvent être organisés de manière à réaliser un parcours de formation personnalisé sous forme de cursus, correspondant le cas échéant à des périodes de professionnalisation.
Le CNFME organise la majorité de ses formations dans ses deux établissements de Limoges et de La Souterraine. De manière à utiliser au mieux les ressources techniques et pédagogiques localisées dans certaines villes, des stages sont décentralisés sur Paris, Sophia-Antipolis, Fontenay-sous-Bois, Nîmes, Saint-Brieuc, Tarbes, Toulouse, Tours, Villebon-sur-Yvette, Clermont-Ferrand. Les formations, identifiées par objectifs, contenu, niveau, ont une durée comprise en général entre 3 et 4 jours. Elles sont programmées tout au long de l’année, dès janvier 2017. Tous les stages techniques reposent sur un concept de formation en situation de travail, unique en France et en Europe, développé depuis plus de trente ans par le centre, grâce à ses plateformes technologiques. 30 formateurs permanents, ainsi que 160 experts et conférenciers, constituent le réseau du CNFME. Ils mettent à la disposition des employeurs et des stagiaires leurs compétences techniques et pédagogiques pour la conception, la réalisation et de l’animation des sessions de formation. 
Catalogue Eau 2017 – CNFME