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Instantanés décembre 2020

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

La masse anthropique est désormais égale à la biomasse sur Terre
La masse de tous les matériaux produits par l’homme : béton, acier, asphalte, etc. est désormais égale à la masse de toute vie sur la planète (biomasse), selon une nouvelle étude du Weizmann Institute of Sciences en Israël. Alors que nous sommes juste au point d’équilibre, les humains continuent d’ajouter de nouveaux bâtiments, routes, véhicules et produits divers à un rythme qui double tous les 20 ans, conduisant à une "jungle de béton" qui devrait atteindre plus de deux tératonnes (deux millions de millions), soit plus du double de la masse des êtres vivants, d’ici 2040. L’étude menée par le groupe du Pr Ron Milo du département des sciences végétales et environnementales, par Emily Elhacham et Liad Ben Uri, montre qu’au début du XXe siècle, la masse anthropique produite par l’homme était égale à environ 3 % de la biomasse totale.
"La biomasse d’un écosystème correspond à la masse des êtres vivants présents dans cet écosystème. Il existe plusieurs façons de la mesurer : poids frais, poids sec, masse de carbone. C’est cette dernière solution qui a été retenue par Ron Milo et son équipe pour deux raisons : premièrement, cette mesure permet de s’affranchir de la quantité d’eau, variable, des organismes ; deuxièmement, il s’agit du type de mesure le plus fréquemment utilisé dans la littérature scientifique. Pour obtenir la masse sèche à partir la masse de carbone, il suffit de multiplier cette dernière par 2, qui est le facteur de conversion caractéristique entre masse en carbone et masse sèche." Comment est-on passé de 3 % à une masse équivalente en un peu plus d’un siècle ? Non seulement la population humaine a quadruplé, mais ce que nous produisons a de loin dépassé la croissance démographique : aujourd’hui, en moyenne, pour chaque personne sur le globe, une quantité de masse anthropique supérieure à son poids corporel est produite chaque semaine. On observe une nette accélération à partir des années 1950, lorsque les matériaux de construction comme le béton et les granulats sont devenus largement disponibles. Dans la grande accélération qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, des maisons individuelles spacieuses, des routes et des immeubles de bureaux à plusieurs étages se sont répandus aux États-Unis, en Europe et dans d’autres pays. Cette accélération dure depuis plus de six décennies, et ces deux matériaux, en particulier, constituent une composante majeure de la croissance de la masse anthropique. L’étude fournit une sorte photographie d’ensemble de la planète en 2020. Cet aperçu peut fournir une compréhension cruciale de notre rôle majeur dans le façonnement de la face de la Terre à l’ère de l’Anthropocène.
"Notre message, qui s’adresse à la fois aux décideurs politiques et au grand public, est que nous ne pouvons pas minorer notre rôle par rapport à l’immensité de la Terre. Nous sommes déjà un acteur majeur et je pense que cela implique une responsabilité partagée", précise Ron Milo. Ron Milo et Emily Elhacham ont fait équipe avec le graphiste Itaï Raveh pour créer le site Web, Anthropomass, pour expliquer ces chiffres en termes clairs et simples.
Publication dans Nature – Israël Science Info
Anthropomass

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RECHERCHE INNOVATION
Les microplastiques entraînés de l’océan vers l’atmosphère
Alors que le plastique dans les océans se décompose en morceaux de plus en plus petits sans se décomposer chimiquement, les microplastiques qui en résultent deviennent un grave problème d’environnement. Une nouvelle étude de l’Institut israélien Weizmann des Sciences révèle un aspect troublant des microplastiques, définis comme des particules de moins de 5 mm de diamètre. Par le processus d’aérosolisation, ces microplastiques sont emportés dans l’atmosphère et transportés par le vent vers des zones éloignées de l’océan, y compris dans des zones qui semblent épargnées. L’étude révèle que ces minuscules fragments peuvent rester en suspension dans l’air plusieurs heures ou plusieurs jours, augmentant le risque de nuire à l’environnement marin, de remonter la chaîne alimentaire et d’affecter la santé humaine. "Quelques études ont trouvé des microplastiques dans l’atmosphère juste au-dessus de l’eau près des rives, explique le Dr Miri Trainic, mais nous avons été surpris de trouver une quantité non négligeable au-dessus d’une eau apparemment vierge."
Ilan Koren et Assaf Vardi collaborent depuis plusieurs années à des études visant à comprendre l’interaction entre l’océan et l’air. Si la manière dont les océans absorbent les matériaux de l’atmosphère a été bien étudiée, le processus inverse – l’aérosolisation par laquelle des virus, fragments d’algues et d’autres particules sont entraînés de l’eau de mer vers l’atmosphère – a été beaucoup moins étudié. Des échantillons d’aérosols ont été collectés en 2016 pour les laboratoires Weizmann lors de l’expédition de la goélette Tara. Les chercheurs ont détecté des niveaux élevés de plastiques courants (polystyrène, polyéthylène, polypropylène…) dans leurs échantillons. Ensuite, en calculant la forme et la masse des particules de microplastiques, ainsi que les directions et les vitesses moyennes du vent sur les océans, l’équipe a montré que la source de ces microplastiques était très probablement les sacs en plastique et autres déchets plastiques qui avaient été jetés près des rivages et s’étant frayé un chemin à travers l’océan à des centaines de kilomètres. La vérification de l’eau de mer sous les sites d’échantillonnage a montré le même type de plastique que dans l’aérosol, ce qui appuie l’idée que les microplastiques pénètrent dans l’atmosphère par des bulles à la surface de l’océan avant d’être ramassés par les vents et transportés par vers des régions éloignées. "Une fois les microplastiques dans l’atmosphère, ils sèchent et ils sont exposés à la lumière UV et aux composants atmosphériques avec lesquels ils interagissent chimiquement. Les particules qui retombent dans l’océan sont susceptibles d’être encore plus nocives ou toxiques qu’auparavant pour toute vie marine qui les ingère", explique Miri Trainic. "De plus, certains de ces plastiques deviennent des supports pour la croissance de toutes sortes de bactéries marines, de sorte que le plastique en suspension dans l’air pourrait offrir un "tour gratuit" à certaines espèces, y compris les bactéries pathogènes, nocives pour la vie marine et les humains", ajoute Assaf Vardi.
Publication dans Nature – Israël Science Info

 

Nouvelle expédition pour Tara
Après avoir étudié les mécanismes de l’océan lors d’une précédente expédition (2009-2013), la fondation Tara Océan s’apprête désormais à étudier les micro-organismes océaniques. Véritables usines à services écologiques, ces micro-organismes captent notamment le dioxyde de carbone atmosphérique et produisent en retour de l’oxygène. À bord de la goélette, les scientifiques collecteront le microbiome en vue de l’analyser et de mesurer plusieurs paramètres environnementaux comme la présence de nutriments ou la pollution plastique. L’équipe s’intéressera entre autres aux mécanismes et aux réponses du microbiome face à des phénomènes majeurs et notamment le climat. La mission Microbiomes sillonnera la côte chilienne de février à avril 2021, puis l’Antarctique en novembre et décembre 2021. Elle durera environ 2 ans et parcourra 70 000 kilomètres. 23 escales sont prévues pour faire découvrir au grand public les enjeux de protection de l’océan et des formations auprès des acteurs locaux seront dispensées.
Mission Microbionomes – Tara Océan

 

Le réchauffement de l’eau de mer provoque la mort des éponges
Selon une étude réalisée par la doctorante Tal Idan sous la direction du Pr Micha Ilan de l’École de Zoologie et du Musée Steinhardt d’Histoire naturelle de l’Université de Tel-Aviv, la forte élévation de la température de l’eau de mer pendant les mois d’été (d’environ 3 °C au cours des 60 dernières années) pourrait entraîner la disparition des éponges de mer au large des côtes d’Israël. D’après les chercheurs, ces changements pourraient annoncer une évolution semblable à travers toute la Méditerranée. Ils recommandent de faire reconnaître les récifs d’éponges comme des réserves naturelles marines afin de les protéger de la destruction. "Les éponges sont des animaux marins d’une grande importance pour l’écosystème, mais aussi pour les humains. Elles se nourrissent de microparticules ou de substances dissoutes qu’elles obtiennent en filtrant l’eau et qu’elles mettent à la disposition d’autres animaux car elles servent d’habitat à de nombreuses espèces. Elles contiennent également un grand nombre de substances naturelles et de composants chimiques pouvant servir de base au développement de médicaments. Dans notre étude, nous nous sommes concentrés sur l’espèce Agelas oroide, une éponge commune qui poussait dans toute la Méditerranée, à partir d’une profondeur de moins d’un mètre et jusqu’à 150 mètres, mais qui n’a pas été observée dans les eaux peu profondes d’Israël depuis plus de 50 ans", explique Tal Idan.
Pour cette étude, les chercheurs ont fait appel à un navire de recherche et à un robot sous-marin de l’organisation EcoOcean qui leur ont permis de localiser des récifs d’éponges particulièrement riches, à une profondeur d’environ 100 mètres, à environ 16 km à l’ouest des côtes israéliennes. Ils ont alors recueilli 20 spécimens d’Agelas oroides. 14 de ces éponges ont été transférées en eau peu profonde (à une profondeur de 10 mètres) sur un site où elles étaient courantes dans les années 1960, tandis que les 6 autres ont été replacées sur les récifs d’où elles avaient été prélevées, pour servir de groupe témoin. L’étude a révélé que lorsque la température de l’eau varie entre 18 et 26 °C (de mars à mai), les éponges marines poussent et se développent : elles pompent l’eau et la filtre, action par laquelle elles se nourrissent, et leur volume augmente. En revanche, à mesure que la température de l’eau continue d’augmenter, leur état se détériore. Quand la température atteint 28 °C, la plupart d’entre elles cessent de pomper l’eau et, au cours du mois de juillet, lorsque la température de l’eau a dépassé le seuil des 29 °C, toutes les éponges de mer transférées en eaux peu profondes sont mortes. Par contre, celles du groupe témoin restées en profondeur, qui ont continué de bénéficier d’une température relativement stable et basse (entre 17 et 20 °C) ont continué de croître et de prospérer. Aussi, les chercheurs émettent-ils l’hypothèse que le facteur critique ayant conduit à la disparition des éponges de la zone des eaux peu profondes est l’exposition prolongée à une température élevée de l’eau de mer. "Dans le passé, la température atteignait également 28,5 degrés en été, mais seulement pendant une courte période d’environ deux semaines, de sorte que les éponges, même si elles étaient endommagées, réussissaient à se rétablir. Aujourd’hui, la température de l’eau de mer dépasse les 29 degrés pendant trois mois, détériorant probablement tous les systèmes organiques des éponges, et ne leur laissant aucune chance de récupérer et de survivre."
Publication dans Frontiers in Marine Biology – Israël Science Info

 

Un steak israélien produit à bord de l'ISS
Aleph Farms, une entreprise israélienne spécialisée dans la viande cultivée en laboratoire, vient de produire pour la première fois un steak à bord de la station spatiale internationale (ISS), loin de n’importe quelle ressource naturelle, pointe The Guardian. Pour ce faire l’entreprise a tout d’abord récolté des cellules bovines sur Terre, qui ont été emportées à bord de l’ISS, où elles ont été cultivées dans des conditions destinées à reproduire à l’identique ce qui se passe à l’intérieur d’une vache. Ainsi, le 26 septembre, dans la section russe de la station, un steak a vu le jour, loin de tout animal, pâturage ou boucher mais avec les mêmes apports nutritionnels et énergétiques que son équivalent "naturel"… Cette prouesse réalisée dans les conditions extrêmes de l’ISS ouvre le champ des possibles. La viande issue de culture cellulaire pourrait représenter, d’ici à 2040, 35 % du marché contre 40 % pour la viande traditionnelle, estiment des experts. Son principal défi reste le coût puisqu’à l’heure actuelle produire quelques grammes de steak cultivé in vitro coûte 50 dollars.
Israel Valley 

 

Un système goutte-à-goutte pour la culture du riz
La société israélienne, Netafim, a développé un système d’irrigation goutte à goutte pour la culture du riz afin de remplacer les rizières inondées qui ont fourni du riz au monde entier depuis des générations mais qui infligent des dommages à l’environnement.
Le riz est l’aliment de base de plus de la moitié de la population mondiale, mais sa culture utilise 30 à 40 % de l’eau douce mondiale et est responsable de 10 % des émissions de méthane de gaz à effet de serre produites par l’homme, selon la Sustainable Rice Platform, soutenue par les Nations unies. Netafim, une entreprise pionnière de l’irrigation goutte-à-goutte des cultures de pommes de terre et de melons dans le paysage aride d’Israël, vient de terminer un programme pilote utilisant sa technologie sur 1 000 hectares de rizières dans des régions d’Europe à l’Asie du Sud. Au sein de la ferme La Fagiana, dans le nord-est de l’Italie, deux champs, côte à côte, produisent un riz de haute qualité pour le risotto. L’un est inondé, entièrement recouvert d’eau jusqu’à 15 cm pour maintenir les températures et éloigner les mauvaises herbes ; l’autre est sillonné de tuyaux perforés délivrant aux racines des quantités précises d’eau représentant moins de la moitié de la quantité utilisée sur le champ inondé. L’objectif était d’augmenter la production sans augmenter l’utilisation de l’eau ni diminuer la qualité de la récolte explique Michele Conte, dont la famille gère La Fagiana depuis des décennies. Pendant trois ans, l’irrigation au goutte-à-goutte a donné le même niveau de riz et parfois même une qualité meilleure que celle des rizières inondées, conclut l’interlocuteur. Le goutte-à-goutte permet également d’instaurer une rotation des cultures tout au long de l’année. Netafim a déclaré avoir eu besoin d’une décennie pour créer un nouveau protocole pour l’arrosage, la fertilisation et la plantation du riz avec son système. Si l’investissement initial dans les tuyaux, les pompes et les filtres peut sembler coûteux pour des agriculteurs dont les marges bénéficiaires sont souvent déjà minces, l’abandon des inondations devrait néanmoins gagner du terrain. Des entreprises comme Jan Irrigation, en Inde, développent également des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte pour le riz. La demande de riz devrait augmenter de 25 % d’ici 2050 et les rizières laissent une trop grande empreinte, a déclaré Wyn Ellis, directeur exécutif de la Sustainable Rice Platform.
Source Enviro2b – Israel Valley 

 


PUBLICATION
Faune mésopélagique
Un guide illustré de la FAO aide les scientifiques et les chercheurs à identifier les poissons de la zone mésopélagique de l’océan, située entre 200 et 1 000 mètres de profondeur.
Bien en dessous de la surface de l’océan Atlantique, des objets brillants glissent dans des profondeurs d’un noir d’encre. Il s’agit de groupes de lanternules, des organismes dits photophores produisant une lumière d’origine biologique. Les lanternules qui s’y rassemblent en bancs formant des couches si compactes qu’elles peuvent réfléchir les faisceaux émis par les sonars. Pendant de nombreuses années, les océanographes ont pris ces "obstacles" pour le fond de l’océan ! Située entre 200 et 1 000 mètres de profondeur, la zone mésopélagique de l’océan constitue l’un des plus grands écosystèmes de la planète, mais aussi le moins connu. Le programme EAF-Nansen, mis en œuvre par la FAO, a rédigé un guide d’identification entièrement illustré consacré aux poissons mésopélagiques de l’Atlantique Centre et de l’Atlantique Sud-Est. Cet ouvrage approfondi présente en détail 126 espèces de lanternules et 426 autres espèces de poissons vivant dans cette zone. Il est l’aboutissement du travail d’une équipe mondiale d’experts, de taxinomistes et de scientifiques et d’un illustrateur scientifique. Son élaboration ne représente qu’une partie des travaux de recherche consacrés aux ressources et écosystèmes océaniques que réalise le programme.
Bien qu’ils vivent habituellement dans des profondeurs allant de 200 à 1 000 mètres, les poissons mésopélagiques se rapprochent de la surface de l’océan peu avant le coucher du soleil pour se nourrir, avant de replonger pour échapper aux prédateurs. Ils contribuent ainsi à la "pompe biologique", processus par lequel le carbone présent dans l’air est transporté vers les profondeurs océaniques. C’est l’une des différentes manières dont les océans captent et stockent le dioxyde de carbone atmosphérique. Sans cette pompe, la concentration de CO2 dans l’atmosphère serait deux fois supérieure à son niveau actuel. D’après plusieurs études récentes, les poissons mésopélagiques seraient le plus grand groupe de vertébrés au point de vue de la biomasse. Le secteur de la pêche a donc commencé à s’y intéresser et envisage de s’en servir comme nouvelle source de farine et d’huile de poisson. Il importe donc de bien comprendre ces espèces pour veiller à ce que l’intensification éventuelle de leur exploitation se fasse selon des méthodes durables et éviter de possibles répercussions négatives.
Identification guide to the mesopelagic fishes of the central and south east Atlantic Ocean

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DISTINCTIONS
Les Jeunes Champions de la Terre
Un ingénieur qui transforme les déchets plastiques en pavés, une militante qui se bat pour sauver le saumon en voie de disparition, un inventeur qui a développé une machine capable d'extraire l'eau de l'air : tous trois font partie des lauréats du prix 2020 des Jeunes Champions de la Terre récemment annoncé par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Issus de sept régions du monde, ces jeunes militants de moins de 30 ans ont été récompensés pour leur engagement à s'attaquer à certains des problèmes environnementaux les plus pressants de la planète. "Dans le monde entier, les jeunes montrent la voie en demandant des solutions significatives et immédiates à la triple crise planétaire que sont les changements climatiques, la perte de biodiversité et la pollution, nous devons les écouter", a déclaré la directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen. Les jeunes champions de cette année sont Nzambi Matee (Kenya), Xiaoyuan Ren (Chine), Vidyut Mohan (Inde), Lefteris Arapakis (Grèce), Max Hidalgo Quinto (Pérou), Niria Alicia Garcia (États-Unis) et Fatemah Alzelzela (Koweït). Ils recevront chacun 10 000 dollars de financement de départ et une formation sur mesure pour les aider à développer leurs idées.
Max Hidalgo, jeune biologiste péruvien, a travaillé avec les villages indigènes du Pérou pour développer une Yawa, une éolienne mobile pouvant recueillir jusqu'à 300 litres d'eau par jour à partir de l'humidité atmosphérique et de la brume. 
Les Champions de la Terre 

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Sébastien Sauvé, le professeur lanceur d’alertes
Parrainé par la Fondation canadienne pour l’innovation, le prix Michel Jurdant est décerné depuis 1985 à un chercheur pour souligner l'excellence et le rayonnement de ses travaux et de ses actions dans le domaine des sciences de l’environnement. Il est revenu cette année à Sébastien Sauvé.
Agronome de formation, enseignant de métier, chercheur engagé par passion, le nouveau lauréat contribue chaque jour à améliorer de façon significative notre compréhension des enjeux toxicologiques de notre société contemporaine. Professeur au département de chimie de l’Université de Montréal, Sébastien Sauvé a été le premier, en 2008, à déceler la présence d’antibiotiques dans les eaux usées de la station d’épuration de la Ville de Montréal, un constat qu’il a réitéré en 2015 lors de la crise du déversement d’eaux usées non traitées par la municipalité. "Cela a mis la pression nécessaire sur les autorités pour qu’un projet de système de désinfection s’enclenche, même si aujourd’hui, en 2020, ce dernier n’est toujours pas en place", nuance le chercheur, qui s’inquiète du développement de bactéries résistantes qui pourraient contaminer les animaux comme la population. Un autre problème cette fois tabletté par le gouvernement a provoqué, toujours grâce à M. Sauvé, une vague médiatique à l’automne 2019 : le taux de plomb dans l’eau potable des écoles du Québec. "En demandant aux enfants d’une vingtaine d’établissements de procéder à un échantillonnage dans des bouteilles, nous avons prouvé que le quart des écoles n’étaient pas à des normes acceptables, ce qui mettait à risque le développement intellectuel des jeunes." Cette onde de choc a incité le ministère de l’Éducation à procéder à des analyses et à régler les situations les plus urgentes. Mais une fois encore, selon lui, il reste beaucoup à faire dans ce secteur.
Sébastien Sauvé est reconnu internationalement pour ses travaux sur les cyanobactéries (aussi appelées algues bleues) entrepris depuis 2016. "Lorsqu’on sait qu’en plus de leur laideur et de leur odeur nauséabonde, les algues bleues, qui prolifèrent en raison de la surutilisation d’azote et de phosphore par les agriculteurs, peuvent provoquer de la diarrhée si on touche simplement l’eau dans laquelle elles se trouvent, on imagine ce qu’en boire peut entraîner. Or, on en décèle souvent dans l’eau potable", déplore le chercheur, en évoquant les empoisonnements fatals observés chez des animaux, ainsi que les possibles cancers et maladies neurodégénératives liées à ce contaminant. "Il faudrait profondément revoir notre modèle agricole actuel, poursuit-il. Cela vaut pour les algues bleues, mais aussi pour les pesticides, de plus en plus consommés, alors que leurs effets néfastes sont notoires, et pour l’environnement, et pour l’homme." Un message de plus délivré par ce scientifique aux convictions bien ancrées dans le réel.
Sophie Ginoux – Le Devoir

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APPEL À CANDIDATURES
Approches de gestion de l'eau résiliente au climat
Au cours de la dernière décennie, le changement climatique accélère et perturbe les économies nationales et affecte les moyens de subsistance, en particulier à travers l'impact sur l'eau et les risques liés à l'eau. Dans ce contexte, il est clairement nécessaire de disposer d'outils et d'approches complémentaires de gestion résiliente de l'eau pour lutter contre les risques liés au climat et d'autres incertitudes grâce à des stratégies d'adaptation innovantes.
Le but de cet appel est de solliciter des manifestations d'intérêt pour les personnes souhaitant participer en tant qu'orateurs à la série mensuelle de webinaires sur les approches de gestion de l'eau résiliente au climat, organisée par la Division des sciences de l'eau de l'UNESCO, l'Alliance for Global Water Adaptation (AGWA) et le Centre international pour la gestion intégrée des ressources en eau (ICIWaRM). La série de webinaires présente les composantes techniques et pratiques des approches ascendantes, couvrant un éventail de sujets et soulignées par des exemples d'applications du monde réel. Sur la base des informations soumises, l'équipe organisatrice examinera et sélectionnera des études de cas répondant aux critères thématiques du webinaire. Les candidats sélectionnés seront alors invités à faire une présentation sur leur expérience de la mise en œuvre de ces approches dites ascendantes lors de l'un des prochains webinaires en 2021.
Dépôt des candidatures – 18 janvier 2021

 

 

Europe

 

France
Carnage au large de nos côtes
Début décembre, pas moins de 8 chalutiers géants pêchaient au large de Fécamp. Chacun de ces navires, néerlandais, allemand, mais aussi français (avec le nouvel arrivant Scombrus récemment baptisé à Concarneau) peut pêcher jusqu'à 200 tonnes de poissons par nuit. Parmi eux également, le Annie Hillina, un chalutier géant battant pavillon allemand que les équipes de Sea Shepherd ont filmé par drone dans le golfe de Gascogne avec dans son sillage, des milliers de poissons morts, rejetés par-dessus bord. Ce bateau bénéficie du label "Pêche durable" MSC. Si on ajoute à ces navires géants la multitude de navires de pêche de taille plus restreinte, cela donne un panorama impressionnant. En plus du carnage avéré sur les poissons eux-mêmes, il faut ajouter le terrain miné pour les mammifères marins et les espèces protégées qui partagent le milieu avec les espèces ciblées par les navires. Jamais une telle ampleur de chasse sur des animaux sauvages ne serait tolérée à terre, dénonce l’ONG. Ce qui se passe en mer a lieu loin des regards et loin des consciences. Le carnage n'en n'est que plus dramatique.
La consommation de poisson a plus que doublé en 50 ans en France et dans le monde. Cesser ou réduire considérablement sa consommation de poisson est la seule façon de mettre un terme au pillage de l'océan. Sea Shepherd espère pouvoir financer un nouveau navire en 2021 qui sera dédié à la surveillance annuelle du golfe de Gascogne et qui sera en mesure de naviguer plus ou moins loin des côtes afin de pouvoir observer les flottilles de différentes tailles et permettre au grand public de mieux se rendre compte de ce qui se passe en mer.
Sea Shepherd  

 

Moderniser la culture du risque en France
Ces dernières années, des catastrophes naturelles et technologiques ont marqué la métropole et les territoires ultra-marins. Alors que le dérèglement climatique va vraisemblablement accroître notre exposition aux risques, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, annonce le lancement d’une mission de modernisation de la culture du risque en France. Présidé par Frédéric Courant, ancien rédacteur en chef et présentateur de l'émission scientifique "C'est pas sorcier" et fondateur de la plateforme numérique "L’Esprit Sorcier", ce groupe de travail est composé d’un comité de 5 experts spécialisés en communication, sciences comportementales, numérique et gestion de crise avec pour objectif de : 1. Sensibiliser le grand public avec pédagogie, pour que le citoyen comprenne le risque, d’où il vient, et quelles en sont les conséquences ; 2. Permettre à chacun de développer les bonnes pratiques pour limiter son exposition et lui permettre d’acquérir les bons réflexes en cas de crise ; 3. Permettre à chacun de participer à la culture du risque avec des approches participatives, par exemple basées sur des outils numériques. Un rapport est attendu dans six mois afin de mettre en pratique les premières mesures dans un délai d'un an.
Photo Laurent Mignaux – Terra
Environnement France

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Réseau hydrographique de métropole
Parution d'une nouvelle description topographique
Pour mieux connaître et protéger l'hydrographie terrestre (rivières et écoulements, plans d'eau...) l'Office français de la biodiversité (OFB)  et l'Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) se sont associés afin de constituer un référentiel hydrographique de métropole unique, la base de données TOPAGE, dont la première édition est parue et diffusée sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau sous licence ouverte de réutilisation Etalab.
Jusqu'ici plusieurs bases de données, ou cartographies de l'hydrographie, coexistaient avec des spécifications et des finalités différentes : BD CARTHAGE, thème hydrographique de la BD TOPO, carte de base au 1:25 000... Toutefois leur précision géométrique, leur complétude et leurs capacités de mise à jour ne permettaient pas de répondre à tous les besoins de connaissance de l'eau et des milieux aquatiques ou d'application des réglementations afférentes. L'OFB, coordinateur du système d'information sur l'eau, et l'IGN, référent national en matière d'information géographique et forestière, ont allié leurs expertises pour proposer une nouvelle donnée "socle" apte à répondre aux besoins d'une politique de l'eau à la hauteur des enjeux. Cette première édition de la BD TOPAGE est une étape : elle sera régulièrement enrichie et mise à jour. Les utilisateurs sont invités à contribuer en proposant des corrections ou des améliorations. Des projets d'intégration de cartographies plus précises sont d'ores et déjà en cours ou programmés comme des cartographies départementales, et des inventaires de SAGE (schémas d'aménagement et de gestion des eaux).
La BD TOPAGE a pour objectif de décrire le réseau hydrographique français de la manière la plus précise et exacte possible, afin de bénéficier aux politiques publiques où l'eau est un enjeu : connaissance et évaluation environnementale, préservation des milieux, agriculture, risques, etc. Elle a pour ambition de répondre aux besoins des acteurs de l'eau jusqu'à l'échelle locale : établissements publics, services de l'État, collectivités, bureaux d'études, gestionnaires de milieux aquatiques, etc. et de faciliter ainsi l'application des réglementations sur l'eau en offrant un support descriptif de l'hydrographie le plus objectif possible.
Office français de la biodiversité

 

Panorama de la biodiversité et des espaces protégés
Une nouvelle édition de la carte "Panorama de la biodiversité et des espaces protégés" en France métropolitaine et en outremers est disponible. Ce travail est le fruit de la collaboration entre l’Office français de la biodiversité (OFB), l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).
Réalisée sur les fonds cartographiques de l’IGN, à partir des données de l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), cette carte représente notamment les espaces protégés comme les réserves naturelles et biologiques, les parcs nationaux de France ou les parcs naturels marins. Une cartographie du réseau Natura 2000 au niveau européen est également disponible. En complément, 24 fiches d’espèces illustrées, représentatives d’un milieu, d’une région ou d’un statut de protection particulier sont à découvrir. Cette édition 2020 du Panorama de la biodiversité et des espaces protégés est également recto-verso avec un côté entièrement dédié aux outremers. Ce travail regroupe les données de différents inventaires, recueillies grâce au concours de nombreuses structures publiques et associatives.
Panorama de la biodiversité et des espaces protégés

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LOIRE-BRETAGNE
Zones humides : Les inventorier pour mieux les préserver
Dans le cadre de la mise en œuvre des 10 schémas d’aménagement et de gestion des eaux dont il assure le portage, l’établissement public Loire conduit depuis plusieurs années des inventaires de zones humides afin d’améliorer leur connaissance et de les préserver de toute dégradation future.
Les zones humides, de typologies très variées, restent aujourd’hui menacées par les activités anthropiques (50 % des surfaces ont disparu en France entre 1950 et 1990) au détriment des fonctions (hydrologique, écologique, physiques et biogéochimiques) et services (approvisionnement, régulation des écoulements, culturels et sociaux) qu’elles peuvent assurer et rendre. Les commissions locales de l’eau ont affirmé le caractère prioritaire des inventaires de terrain. Aussi, afin d’assurer une certaine homogénéité dans la réalisation de prospections utilisables à l’échelle locale et nationale, de ne pas tarder dans leur mise en œuvre et de faire des économies d’échelle sur le coût associé, l’établissement public a engagé depuis 2013 plusieurs inventaires avec comme autre objectif d’apporter une information la plus exhaustive sans toutefois aller jusqu’à délimiter ces milieux au sens réglementaire (arrêtés de juin 2008 et d’octobre 2009). Ainsi, en termes de méthodologie, le protocole proposé est adapté à la superficie du territoire à inventorier et se base préférentiellement sur la présence d’une végétation hygrophile, les sondages pédologiques s’inscrivant comme un complément à l’analyse floristique et n’intervenant que si cette dernière s’avère insuffisante. Ces inventaires, réalisés en régie ou externalisés, associent largement les acteurs locaux (élus et techniciens communaux, agriculteurs, sylviculteurs, représentants d’associations environnementalistes, etc.) afin de partager les résultats et de faciliter leur appropriation ainsi que leur intégration dans les documents d’urbanisme.
Fin 2020, ce sont près de 550 territoires communaux qui auront été prospectés dans le cadre des initiatives lancées, soit un peu plus de 10 % des communes du bassin de la Loire et ses affluents. Ce nombre devrait être porté à plus de 700 d’ici un an. Afin de mettre à disposition de tous les acteurs, les limites géographiques et les principales caractéristiques de ces zones humides inventoriées, une cartographie interactive sera développée et mise en ligne à partir du 2 février 2021, date de la journée mondiale des zones humides. À cette occasion, sur plusieurs périmètres de SAGE, d’autres actions seront menées par l’établissement public afin de sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux liés à la préservation de ces tourbières, queues d’étangs, marais, prairies humides…
EPTB Loire

 

Atlas de la biodiversité communale en Loire-Atlantique
Suite à l’appel à projets lancé en juillet 2020 par l’Office français de la biodiversité (OFB), 11 communes situées sur le territoire du Parc naturel régional de Brière se sont portées volontaires pour mettre en place un Atlas de la biodiversité communale (ABC).
Pour la 4ème année consécutive, l’OFB a donné l’opportunité aux communes et intercommunalités de réaliser un diagnostic précis de la biodiversité sur leur territoire via l’appel à projets "Atlas de la biodiversité communale". Fort des 8 ABC lancés dès 2019 à l’est de son territoire, le Parc naturel régional de Brière s’est saisi de cette opportunité pour mobiliser les dernières communes de son secteur n’ayant pas encore bénéficié de cette démarche. Ainsi, 11 d’entre-elles se sont portées candidates pour mettre en place cette dynamique. La convention a été officiellement annoncée le mercredi 9 décembre en présence de Nathalie Franquet, directrice régionale de l’OFB en Pays de la Loire, lors du comité syndical du Parc. Sur une enveloppe nationale de 2,5 millions d’euros, plus de 260 000 euros ont été alloués au financement des ABC sur ces 11 communes. Leur mise en œuvre débutera dès 2021 pour une durée de 3 ans. Dans le cadre de cette démarche, des expertises naturalistes sont prévues pour améliorer les connaissances sur la faune et la flore ainsi qu’une programmation de rendez-vous tout public autour de la biodiversité. Les élus locaux seront également sensibilisés. Trois programmes de sciences participatives permettront aux habitants de contribuer aux inventaires et des événements intitulés "24h de la biodiversité" seront organisés pour recenser le plus d’espèces possibles. Ce diagnostic permettra d’aboutir à des actions concrètes pour préserver, valoriser et/ou restaurer la biodiversité sur le territoire du Parc naturel régional de Brière.
En janvier 2021, un nouvel appel à projets "Atlas de la biodiversité communale" sera lancé par l’Office français de la biodiversité. Les communes candidates auront jusqu’en mars pour déposer leur dossier.
Office français de la biodiversité

 

ARTOIS-PICARDIE
Jeu Lud'Eau : Un Mille Bornes de la biodiversité
L’Agence de l’eau, Espaces Naturels Régionaux (ENRx) et un professeur détaché de l’Éducation nationale, Frédéric Pinteau ont créé un jeu de cartes original pour devenir incollable sur la biodiversité dans les Hauts-de-France tout en s’amusant. Le but du jeu est d’être le premier à obtenir 1 000 points nature, tout en évitant les pièges qui nuisent à l’environnement.
L’annonce du jeu de cartes s’est réalisée exclusivement sur les réseaux sociaux de l’Agence de l’eau Artois-Picardie durant la Journée Mondiale du climat, qui est célébrée chaque année le 8 décembre. Un jeu-concours a également été mis en place pour l’occasion. Toute personne dotée d’un compte Facebook et répondant aux conditions énoncées dans le post peut y participer à ce jeu-concours. Le jeu est également disponible sous demande.
Agence de l’eau Artois-Picardie

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SEINE-NORMANDIE
État des lieux 2019 de la qualité des eaux
Le nombre de cours d’eau "en bon état écologique" au sens européen a augmenté de 8 % à indicateurs constants entre 2013 et 2018, et ce malgré l’augmentation de la population du bassin Seine-Normandie.
L’état des lieux 2019 de l’Agence de l’eau Seine-Normandie a été approuvé le 4 décembre à l’unanimité par le comité de bassin Seine-Normandie. Patricia Blanc, directrice générale de l’agence en présente le principal résultat : "À indicateurs constants, le nombre de cours d’eau en bon état écologique a augmenté de 8 %. C’est la preuve que les efforts paient là où ils sont menés sur les territoires, notamment sur la réduction des macropolluants, sur la restauration de l’hydromorphologie des rivières ou la modernisation des systèmes d’épuration", précise-t-elle. On constate des progrès depuis le précédent état des lieux réalisé en 2013. Ainsi, tandis que le PIB du bassin augmentait de 7,6 %, le nombre de cours d’eau dégradés baissait de 5 %. Ces progrès sont le fruit de l’implication de l’ensemble des acteurs pour réduire les pressions produites par l’activité humaine (polluants, prélèvements, modifications physiques des cours d’eau ou du littoral). Par exemple, les résultats montrent une baisse très nette de la pollution domestique grâce à la modernisation des stations d’épuration ; par ailleurs 1 000 kilomètres de cours d’eau côtiers normands sont désormais accessibles aux saumons de l’Atlantique grâce à la restauration des cours d’eau. Cependant, d’autres données atténuent ce bilan encourageant : la morphologie des rivières reste très altérée et des produits phytosanitaires sont omniprésents dans la très grande majorité des cours d’eau et eaux souterraines. La progression reste donc trop lente pour permettre l’atteinte du bon état sur tous les cours d’eau du bassin à l’échéance de la directive cadre sur l’eau (2027) compte tenu notamment de l’augmentation des pressions démographiques et économiques, des conséquences du changement climatique et de l’utilisation toujours soutenue de produits phytosanitaires. Les experts estiment que si nous n’engagions plus de nouvelles actions de protection des eaux, le taux de masses d’eau en bon état chuterait à 18 % en 2027 pour 32 % aujourd’hui. Jérôme Goellner, directeur régional et interdépartemental de l'environnement et de l'énergie (DRIEE) d'Île-de-France ajoute : "Par ailleurs, l'état des lieux montre qu'il existe un risque de dégradation de l'équilibre entre les ressources en eau et les besoins, aggravé par le changement climatique attendu. Le futur schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux devra répondre à cet enjeu."
État des lieux 2019 de la qualité des eaux  

 

RHIN-MEUSE
Cours d'école, bulle nature !
Désimperméabiliser et végétaliser les cours d’école
L’Agence de l’eau Rhin-Meuse invite à repenser ces espaces pour le bien-être des enfants tout en déployant des solutions d’adaptation au changement climatique. Aujourd’hui, les cours d’école représentent des surfaces importantes le plus souvent imperméabilisées, dépourvues d’espaces végétalisés et emmagasinant la chaleur. L’initiative de l’agence, baptisée "Cours d’école, bulle nature !" vise à rendre les cours d’établissements scolaires, aussi bien en primaire qu’en secondaire, plus vertes et plus agréables. Il s’agit de permettre l’infiltration de l’eau de pluie pour nourrir la végétation et les sols, de mettre la nature à la portée des enfants, de proposer un espace pédagogique grandeur nature (potagers, arbres fruitiers…), c’est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L’agence propose une démarche en appui aux collectivités dans le cadre du plan d’accélération Eau 2021 à travers une subvention de 60 à 80 % sur le montant des travaux retenus avec l’application d’un plafond de 150 euros/m2. Il s’agit d’aider les projets, même les plus petits ! Les études de faisabilité (paysagistes, implication citoyenne…) sont également prises en compte. Elles peuvent être soutenues à hauteur de 70 %. L’agence propose également, au besoin, les services de l’ADOPTA (association pour le développement opérationnel et la promotion des techniques alternatives en matière d’eaux pluviales) spécialisée sur ce type d’aménagements ; la constitution d’un réseau d’acteurs pour capitaliser et faire partager les bonnes pratique ; enfin, la valorisation de la démarche dans le cadre de l’appel à projets scolaires 2021-2022 des classes d’eau avec une aide forfaitaire de 600 euros pour les dossiers retenus.
Agence de l’eau Rhin-Meuse

 

LA RÉUNION
Consultation territoriale pour la future Agence réunionnaise pour la biodiversité
Lors de la 3ème Conférence internationale sur le climat et la biodiversité qui s’est tenue le 8 décembre, une nouvelle étape de préfiguration de l’Agence réunionnaise pour la biodiversité a été franchie. L’agence devrait être officiellement créée fin 2021. Depuis 2017, l’île de la Réunion s’est engagée dans la démarche de création d’une Agence régionale de la biodiversité (ARB). Cette nouvelle structure, créée pour démultiplier les projets de protection de la nature, pourrait porter plusieurs ambitions : Assurer une gouvernance en matière de biodiversité, notamment financière et technique, associant les acteurs du territoire et en bonne articulation avec le Comité eau et biodiversité ; Assurer une animation territoriale permettant de mobiliser les acteurs du territoire et leur accès aux outils et financements ; Soutenir les filières économiques fondées sur la nature ; Soutenir la construction de nouvelles filières créatrices d’emplois sur le génie écologique à La Réunion ; Soutenir l’émergence d’une démarche "territoires engagés pour la nature" et de toute démarche vouée à la mobilisation citoyenne, indispensable pour relever le défi de la biodiversité.
La future agence réunionnaise de la biodiversité permettra d’exporter une expertise française au sein de l’océan Indien au travers d’un partenariat encore en réflexion. Elle envisagera la meilleure articulation possible avec l’ARB de Mayotte, également en cours de création. Pour atteindre ces objectifs, la feuille de route a été dévoilée à l’occasion de la Conférence internationale sur le climat et la biodiversité. Cette conférence a permis aussi de lancer la consultation des territoires aux travers de différents ateliers. Cette réflexion générale est ouverte à tous les Réunionnais ainsi qu’à l’ensemble des acteurs du vivant. Elle abordera toutes les problématiques liées à la biodiversité, qu’elles soient terrestres, marines ou aquatiques, mais aussi celles liées à l’eau. La concertation territoriale devrait aboutir, fin de l’année 2021, à la création de l’agence, financée par la Région, l’OFB et tous les partenaires qui se manifesteront.
Depuis la loi pour la reconquête de biodiversité, de la nature et des paysages de 2016, chaque région a la possibilité de créer avec l’OFB, une agence régionale de la biodiversité, dédiée à démultiplier les interventions sur le territoire. En fonction des enjeux et des acteurs locaux, l’organisation d’une ARB peut varier d’une région à l’autre, tant au niveau des instances choisies (structure juridique ou dispositif de gouvernance) que des missions qui y sont exercées. Mais toutes ces ARB sont porteuses d'une ambition commune qui est de mettre en synergie les initiatives, d'en déployer de nouvelles et de généraliser les bonnes pratiques en faveur de la reconquête de la biodiversité. En novembre 2020, le territoire français compte 7 ARB (Île-de-France, Bretagne, Normandie, Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Centre-Val de Loire) et la création d'une 8ème en Guadeloupe début 2021 est sur le point d'aboutir.
Office français de la biodiversité

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Loire-Bretagne
Espèces menacées 2021
L'objectif de l’appel à projets est de préserver les milieux aquatiques et humides propices à la vie d'animaux et/ou de végétaux menacés de disparition et qui font l'objet de plans nationaux d'actions. Les actions éligibles sont : les travaux de restauration permettant la reconquête des habitats et favorisant la circulation des espèces cibles au cours de leur cycle de vie ; des acquisitions foncières de milieux humides associées à un programme de gestion de l’espace pour la préservation des espèces ; des études préalables aux travaux et aux acquisitions.
45 projets ont été retenus lors des deux premiers appels à projets en faveur des espèces menacées. L'Agence de l'eau Loire-Bretagne vous propose de découvrir l'ensemble des projets retenus et le reportage sur une sélection de six d'entre-eux.
Dépôt des dossiers – 16 février 2021

 

Seine-Normandie
L’innovation dans la gestion de l’eau – Volet transition numérique et économie circulaire 
L'appel à projets concerne des projets innovants s'appuyant sur les technologies du numérique, de l'intelligence artificielle et d'économie circulaire. Les candidatures sont ouvertes aux collectivités, entreprises et associations du bassin Seine-Normandie. L’appel à projets, doté de 15 millions d’euros, s’inscrit dans les conclusions des Assises de l'eau, portées par le ministère de la Transition écologique, pour améliorer la performance environnementale des systèmes d’eau potable et d’assainissement. L’appel permettra de cofinancer des projets jusqu’à 80 %, tels que des études opérationnelles, le déploiement de nouvelles technologies, d’outils de suivi intelligents, et des projets innovants de recherche et développement autour de 4 axes : 1. l’usine d’épuration du futur ; 2. les réseaux d’eau intelligents ; 3. l’éco-efficience des procédés industriels ; 4. le numérique au service de l’aide à la décision et au partage de l’information Les projets seront sélectionnés à l’issue d’une phase d’analyse menée de mai à juillet 2021. 
Deux autres appels à projets Innovations pour la gestion de l’eau sont prévus également en 2021 concernant la transition agricole et la résilience des milieux. 
Dépôt de dossiers – 30 avril 2021

AMI sur le dispositif de paiement pour services environnementaux
L’appel à manifestation d'intérêt (AMI) présenté par l'Agence de l'eau Seine-Normandie vise à accompagner des projets de collectivités via la mise en œuvre de dispositifs de paiements pour services environnementaux (PSE), conformément aux conclusions des Assises de l'eau et du plan national pour la reconquête de la biodiversité, sous l'égide du ministère de la Transition écologique et solidaire. L'originalité du dispositif des PSE consiste à rémunérer des agriculteurs en fonction du service rendu à la collectivité pour une action ou un mode de gestion qui améliore l'état de l'environnement. Les collectivités souhaitant engager une démarche en faveur des agriculteurs de leur territoire peuvent présenter leur candidature. Les territoires concernés sont en particulier les aires d’alimentation de captages, les zones humides, les zones soumises à érosion/ruissellement des sols, les zones d’expansion de crues… Au printemps 2020, les collectivités sélectionnées, et leurs partenaires co-construiront leur projet avec l’agence de l’eau. Doté d’un budget de 2 millions d’euros, l’appel à manifestation d’intérêt s’appuie sur le programme Eau & climat 2019-2024 de l’agence.
Dépôt des dossiers – 31 janvier 2021

 

Artois-Picardie
Gestion de l'eau et de la biodiversité dans les parcs locatifs des bailleurs
L'Agence de l'eau Artois-Picardie soutient l'amélioration des réseaux d'eau et d'assainissement, dans les parcs locatifs des bailleurs publics et privé, ainsi que la restauration et la création d'espaces de nature. 
Dépôt des dossiers – 31 décembre 2020 

 

Rhin-Meuse
Appel à manifestation d'intérêt Eau et Santé
L'Agence de l’eau Rhin-Meuse lance une série d’AMI (appels à manifestations d’intérêt) sur la thématique "Eau et Santé". Cette première édition porte sur les risques microbiologiques. Les organismes de recherche et d’expérimentation en France et à l’étranger sont dès maintenant invités à candidater à cet AMI qui se dessine sur deux ans et sera doté d'une enveloppe d’un million d’euros. 
L’eau est indispensable à tout être vivant, son usage quotidien fait d’elle un élément déterminant qui a un impact direct sur notre santé et sur celle de l’ensemble des organismes vivants. L’Agence de l’eau Rhin-Meuse souhaite aborder le sujet de la santé avec une vision globale car nous entrons en contact avec l’eau par différents biais : directement bue, ingérée par la consommation d’animaux marins, ou encore contact physique lors de baignade. Cette approche ne se limitera donc pas uniquement à la santé physique, mais aussi à la prise en compte de l’interface entre les humains, les écosystèmes et les animaux. Avec l’aide des porteurs de projets et des acteurs locaux du bassin Rhin-Meuse, l'agence de l’eau va pouvoir anticiper de futures problématiques et se projeter sur des solutions concrètes pour mieux préparer l’avenir au regard d’un phénomène qui se développe : le réchauffement climatique. "Le lien entre santé et gestion de l’eau est intime. Il est donc de notre responsabilité en tant qu’acteur de la bonne qualité de l’eau dans notre région de prendre connaissance de l’interpellation des scientifiques à ce sujet et d’agir avec des solutions concrètes. Les risques microbiologiques représentent un réel challenge pour nous et c’est pourquoi nous souhaitons raisonner globalement en inscrivant ce rendez-vous récurrent avec le monde scientifique, tout en agissant localement", explique Marc Hoeltzel, directeur général de l’agence de l’eau Rhin-Meuse. Les projets susceptibles d’être sélectionnés devront intégrer un travail de recherche et de connaissance associé à des actions opérationnelles. Les projets pluridisciplinaires sur des thématiques encore non étudiées à l’agence et prospectives seront valorisées. L’intégration d’acteurs locaux dans le projet sera également mise en avant auprès du jury.
Dépôt des dossiers – 31 mars 2021  

 

Rhône-Méditerranée Corse
Eau et Biodiversité 
Dans le cadre de son 11ème programme Sauvons l’eau 2019-2024, l’agence de l’eau ouvre un nouvel appel à projets Eau et Biodiversité. Doté de 10 millions d’euros, il cible les projets des collectivités, associations de protection de la nature, conservatoires et gestionnaires d’espaces naturels, fondations privées, établissements publics de l’État, industriels qui agissent pour la reconquête de la biodiversité des milieux aquatiques et humides. Avec cet appel à projets, l’agence de l’eau incite financièrement les maîtres d’ouvrage à mener des projets très opérationnels, utiles à la biodiversité par la restauration des habitats nécessaires à l’accomplissement du cycle de vie des espèces sur terre et dans l’eau. Les lauréats verront leurs projets financés jusqu’à 70 %.
L’agence de l’eau de l’eau lance en parallèle le Marathon de la biodiversité, une opération d’envergure qu’elle propose aux collectivités. L’objectif à atteindre : restaurer ou créer un réseau bocager à l’échelle d’un territoire, avec pour cible 42 km de haies et 42 mares. L’appellation, décernée par l’agence de l’eau, récompensera les efforts des acteurs locaux qui ont la volonté d’aboutir à un résultat ambitieux, en écho au défi sportif que représente un marathon.
Dépôt des dossiers – 30 avril 2021

 

Adour-Garonne
Accès à l'eau dans les pays du Sud

L’Agence de l’eau Adour-Garonne souhaite encourager de nouvelles collectivités à s’impliquer dans la coopération décentralisée et à s’engager à mener un projet solidaire d’accès à l’eau et à l’assainissement. Pour cela, elle propose un dispositif supplémentaire de soutien exceptionnel, d’un montant de 500 000 euros. Cet appel à projets vise à soutenir des actions telles que : projets d’études, de travaux, d’équipements d’accès durable à l’eau potable et à l’assainissement, d’éducation à l’hygiène et à la santé ou encore d’amélioration du service public de l’eau, de l’assainissement et de sa gestion. L’opération candidate doit se déployer dans l’un des 19 pays prioritaires de l’aide publique au développement française sur la liste des bénéficiaires du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Pour les collectivités bénéficiaires, l’agence pourra appliquer un taux d’aide bonifié maximum de 85 % du montant éligible du projet. Pour les associations et ONG bénéficiaires (avec au moins une collectivité du bassin partie prenante), l’agence pourra appliquer un taux d’aide bonifié maximum de 55 % du montant éligible du projet.
Dépôt des dossiers – 15 mars 2021

Économies et efficience de l'eau en agriculture
En été, sur le bassin Adour-Garonne, les prélèvements pour l’agriculture représentent environ 70 % des volumes prélevés. Il est donc impératif de renforcer les actions d’économies d’eau en agriculture et de faire évoluer les pratiques. L’objectif de cet appel à projets, porté par l’Entente pour l’Eau du bassin Adour-Garonne et qui s’insère dans le plan de mesures incitatives pour l’eau est de favoriser la mise en œuvre d’économies d’eau en agriculture, en faisant porter l’effort sur les principaux gisements ou sur les enjeux les plus sensibles (eau potable) et d’accompagner l’évolution des pratiques en s’appuyant sur l’agroécologie.
L’Entente pour l’eau du bassin Adour-Garonne réunit le préfet coordonnateur de bassin, le président du comité de bassin et les présidents des Régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Elle favorise la mise en cohérence des politiques pour la préservation de l’eau du Sud-Ouest particulièrement impacté par les conséquences du changement climatique.
Dépôt des dossiers – 31 janvier 2021

Développement de filières à bas niveau d'impact
Le bassin Adour-Garonne est très touché par les dégradations des cours d’eau et des nappes par les produits phytosanitaires (notamment les herbicides) et les nitrates. Les eaux superficielles sont également très sensibles aux matières en suspension, particules de sols arrachées aux parcelles agricoles par érosion notamment sur les sols en cultures. Cette érosion favorise le transfert de polluants et elle est accentuée par le travail du sol, les périodes de sols nus et le manque d’infrastructures agro-écologiques comme les haies. Le bassin Adour-Garonne est également très marqué par des périodes de sécheresse, accompagnées d’étiages sévères pour les cours d’eau et des abaissements du niveau des nappes parfois élevés. L’impact des changements climatiques ne fait qu’aggraver ces phénomènes. Dans le cadre des productions agricoles et de leur mise en valeur jusqu’à la vente au consommateur, cet appel à projets doit permettre à l’agence de l’eau et ses partenaires d’accompagner, à différents niveaux d’avancement, les projets de mise en place ou de développement de filières adaptées aux objectifs d’une agriculture qui se renforce sur le plan environnemental, économique et social.
Cet AAP peut être mobilisé pour des projets qui permettent de : Assurer la préservation de la qualité de l’eau, des milieux aquatiques, des sols et de la biodiversité et de l’environnement dans son ensemble par le développement de produits agricoles et agroalimentaires de qualité ; Soutenir des filières à bas niveau d’impact (BNI) rentables économiquement et assurant une juste répartition de la valeur ajoutée ; Valoriser les territoires par un processus ancré localement et apte à générer un environnement et des relations sociales de qualité.
Dépôt des dossiers – 31 janvier 2021

 

 

Afrique

 

Maroc
Le Maroc appelé à revoir sa politique d'eau

Où en est la politique de construction des barrages menée depuis les années 1960 ? Aujourd'hui, le Maroc dispose de 146 barrages avec une capacité de stockage de 19 milliards de mètres cubes. Ce chiffre est appelé à atteindre 20 milliards de mètres cubes avec la construction de deux nouveaux barrages l'année prochaine, a indiqué récemment Abdelkader Amara, ministre de l'Équipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, en réponse à une question sur les projets futurs d'infrastructures routières lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants.
L'édification de cinq grands barrages a été lancée cette année, a-t-il affirmé, et cinq nouveaux projets seront engagés en 2021. "Le Programme national de l'eau qui prévoit la construction de 30 grands barrages à l'horizon 2050 avec un budget de 380 milliards de dirhams", a-t-il noté tout en indiquant que le rythme de construction des barrages est passé de deux à cinq ouvrages par an. Pourtant, une question se pose avec acuité : les investissements pour l'édification des barrages ont-ils encore une raison d'être vu le stress hydrique qui touche certaines régions du Maroc, d'une part, et les effets du changement climatique, d'autre part ? "Les investissements dans les barrages sont toujours très bénéfiques, rentables et très stratégiques car il s'agit d'une source vitale non seulement à la survie de la population mais aussi à sa sédentarisation en relation avec l'activité et la valeur ajoutée qu'elle génère dans le domaine agricole considéré comme l'activité principale de la majorité des populations rurales marocaines", indique le Pr Taieb Boumeaza, géographe et professeur à l'Université Hassan II de Casablanca. Cependant, il estime que la construction des barrages doit être opérée en orientant les projets vers les zones à fort apport pluviométrique telles que celles rifaines et atlasiques là où il y a des conditions topographiques et géologiques favorables et l'on doit accorder plus d'intérêt aux barrages moyens de proximité afin de limiter les frais de transfert d'eau et de promouvoir l'indépendance régionale ou locale en matière d'eau. Ces réalisations doivent aussi prendre en compte les études techniques (géophysique, géologique, climatologique et géomorphologique), les conditions naturelles et bien sûr l'étude d'impact de longue durée et de faisabilité de chaque projet. "C'est ce qui manque, ou plutôt c'est ce qui a été négligé, au niveau des grands barrages stratégiques à l'échelle nationale et qui sont actuellement envasés à concurrence de 60 à 80 %, d'où la solution actuellement envisagée d'en élever les digues afin d'avoir plus de capacité de stockage, ce qui s'impose sévèrement vu la demande grandissante de cette ressource vitale durant les périodes de stress hydrique que connaissent de nombreuses régions du Royaume", révèle l’interlocuteur qui va plus loin. Il estime qu'il est temps de réfléchir à la possibilité de recourir à des pipelines aquatiques, lesquels constitueront, selon lui, un réseau vital pour les régions démunies. "Des pipelines sont utilisés partout dans le monde pour l'acheminement du pétrole et du gaz, alors on fera l'exception en transportant l'eau vers nos régions du sud et au Sahara ("la Californie" du Royaume dans l'avenir) où les potentialités agricoles et les sols n'attendent que d'être irrigués pour valoriser ces grands espaces qui disposent d'un rayonnement solaire adéquat et de températures clémentes. De tels projets insuffleront à ces régions un dynamisme économique en matière agricole dont le fruit sera orienté vers l'Afrique où la demande est toujours importante. Ceci contribuera également à une expansion urbaine des petits centres des régions méridionales du Royaume", analyse-t-il. À ce propos, le Pr Taieb Boumeaza rappelle que les institutions qui gèrent le domaine de l'eau au niveau national n'ont ni les moyens ni le pouvoir de procéder à un dispatching (distribution + réseau) ou à une gestion interrégionale car elles n'ont pas de moyens logistiques patents. "Chaque région (bassin hydraulique) est propriétaire de son stock aquatique car il y a un manque de connexion entre les bassins ou entre les régions. On a des connexions électriques mais pas aquatiques." Le Maroc serait pourtant en capacité d'alimenter ses voisins algériens via un pipeline aquatique reliant le barrage Mohammed V sur la Moulouya à la région d'Oran pour l'alimenter en eau potable.
Hassan Bentaleb, Libération (Casablanca) – AllAfrica  

 

L'ONEE désigné une nouvelle fois centre collaborateur de l'OMS
L'OMS a redésigné l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) en tant que centre collaborateur en matière de formation et de recherche dans le domaine de l'eau potable et de l'assainissement pour une nouvelle période de quatre ans, d'octobre 2020 à octobre 2024, a annoncé l'office. Cette distinction, précise le communiqué, vient couronner les efforts déployés par l'ONEE pour garantir les conditions sanitaires et hygiéniques des populations par la satisfaction de leurs besoins en matière d'alimentation en eau potable en quantité suffisante et en qualité conforme aux standards nationaux et internationaux en particulier ceux de l'OMS, d'une part, et l'intervention active dans le domaine de l'assainissement afin d'améliorer la qualité de vie des citoyens et préserver l'environnement contre la pollution, d'autre part. Le communiqué rappelle que la première désignation de l'ONEE en tant que centre collaborateur de l'OMS remonte à 1994.
Maghreb Arabe Presse (Rabat) – AllAfrica  

 

Sahara occidental
Le ministre sahraoui des Eaux et de l'Environnement reçoit une délégation du HCR
Le ministre sahraoui des Eaux et de l'Environnement, Adda Ibrahim Ahmim a reçu une délégation du Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), en présence du président du Croissant-Rouge sahraoui (CRS), Yahia Bouhabini. Le ministre a présenté, au nom du peuple et gouvernement sahraouis, ses vifs remerciements au HCR en considération des efforts consentis afin d'alléger la souffrance des réfugiés sahraouis. Faisant part d'un don de trois camions et trois citernes d'eau, le président du Bureau Algérie a rappelé que c’est grâce aux dons des pays bienfaiteurs que le commissariat a pu accorder une aide aux secteurs de la santé, des eaux et de l'environnement afin d'atténuer les incidences de l’épidémie de COVID-19 sur les réfugiés sahraouis.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Algérie
Vers un programme supplémentaire des ressources en eau pour 2021
Le gouvernement œuvre actuellement pour lancer un programme supplémentaire du secteur des ressources en eau au titre de l'exercice 2021 à l'effet de prendre en charge les besoins des citoyens des différentes wilayas du pays, a indiqué le ministre des Ressources en eau, Arezki Baraki. L’objectif est d'accorder des crédits supplémentaires pour traiter les lacunes enregistrées en matière d'eau potable, d'assainissement et d'irrigation agricole.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica

 

Tunisie
Un financement allemand pour la gestion des ressources en eau et l'efficacité énergétique

Deux accords de financement de 132,5 millions d'euros pour la mise en place du programme de stockage et de protection contre les inondations et le programme efficacité énergétique des bâtiments publics ont été signés entre la Banque allemande de développement (KfW) et les représentants du gouvernement tunisien. 111 millions d'euros seront accordé au premier titre  au ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche pour la réalisation du de son programme de gestion des eaux.
Tunis Afrique Presse (Tunis) – AllAfrica  

 

Côte d'Ivoire
Huit communes bénéficient du MuniWash US
Huit communes de Côte d’Ivoire seont les premières bénéficiaires du programme américain MuniWASH (Eau, assainissement et hygiène des municipalités en Afrique de l'Ouest), ayant fait l’objet d’une mini-tournée américaine. Muniwash est financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et mis en œuvre par Tetra Tech en partenariat avec l'Association africaine de l'eau (AAE) au Bénin et en Côte d'Ivoire pour une période de cinq ans (2019-2024). Les huit communes sont Abobo, Abengourou, Bouaké, Gagnoa, San Pedro, Soubré, Yamoussoukro et Yopougon. 
En Côte d'Ivoire, la gestion du secteur de l'assainissement sont du ressort du gouvernement central via l'Office national de l'assainissement et du drainage (ONAD) et seules 15 villes sur 201 disposent de plans directeurs d'assainissement et de drainage. L'assainissement collectif reste marginal et ne dessert que 4 % de la population nationale.
Faustin Ehouman, Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica  

 

Cameroun
Eau et énergie : Cap sur la finalisation des projets
Avec une allocation de 228,482 milliards de francs CFA, le département ministériel compte renforcer l'approvisionnement en eau et en énergie pour satisfaire la demande nationale. La feuille de route du ministère est prévue pour exécuter quatre principaux programmes : le programme offre d'énergie, l'accès à l'énergie, l'accès à l'eau potable et à l'assainissement liquide ainsi que la gouvernance et l'appui institutionnel. Devant la commission des finances et du budget de l'Assemblée nationale, Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Énergie a plaidé en faveur d’une enveloppe de 228,482 milliards de francs pour son prochain exercice budgétaire. Les ressources destinées à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement liquide seront réparties entre le projet d'approvisionnement en eau potable de Yaoundé et de ses environs à partir du fleuve Sanaga et la construction d'adductions et de forages à travers le pays.
Cameroon Tribune (Yaoundé) – AllAfrica  

 

Congo-Brazzaville
L'Union européenne octroie treize milliards de FCFA à l'assainissement
Dans le cadre du 11ème fonds européen de développement (FED), l’Union européenne financera en concertation avec l’Agence française de développement (AFD), les travaux de réhabilitation et d'extension des systèmes de collecte et de gestion des eaux pluviales ainsi que la mise en place des dispositifs de lutte contre les érosions dans les villes de Nkayi (Bouenza) et d'Owando (Cuvette). Ce projet, qui s'inscrit dans le cadre du programme "Villes résilientes", a fait l'objet d'une convention de financement d'un montant de 13 milliards FCFA signée à Brazzaville entre les ministres des Finances et du Budget, de l'Aménagement du territoire, l'ambassadeur de France au Congo et le directeur de l'AFD. Selon l'ambassadeur de l'UE, cette action répond aux préoccupations des habitants confrontés au quotidien à des problèmes d'inondation, d'érosion et de nuisances liées aux déchets ainsi qu'aux eaux usées. Elle vise également à renforcer les moyens d'appui aux administrations locales dans un contexte de décentralisation. "Nous sommes résolument engagés à faire de ce projet un véritable vecteur de développement. Nous avons adopté une approche territoriale du développement local qui place les autorités et les populations locales au cœur d'un processus dynamique allant de la base au sommet", a indiqué Raul Mateus Paula.
Lopelle Mboussa Gassia, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica  

 

Madagascar
La crise de l’eau et de l'électricité entraîne un risque d'explosion sociale

Alors que les files de bidons jaunes n’en finissent pas de s’allonger s’ajoutent maintenant les coupures d’électricité et la grogne s’installe sur les réseaux sociaux. La compagnie nationale d'électricité, Jirama qui gère aussi la distribution d’eau, a annoncé un délestage pour plusieurs quartiers de la ville. Selon la compagnie, le problème est lié à l'étiage des eaux qui alimentent le barrage d'Andekaleka et qui impacte ainsi la turbine ; du coup, la production d'électricité se voit réduite de presque 77 % de son rythme habituel.
Rija R., Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica  

 

Une station de forage dans chacune des universités
Les problématiques d'approvisionnement en eau touchent également les universités du pays mais qui devraient toutefois profiter d’un projet spécifique dans le cadre du programme de partenariat public-privé Smart Campus. Le projet consiste à doter chacune des six universités du pays d'une station de forage. Pour le cas de l'Université d'Antananarivo, les travaux devraient démarrer ce mois et durer deux mois tout au plus.
José Belalahy, Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica  

 

Maurice
Les réservoirs pratiquement à sec

Stéphane, travailleur social à Stanley, Rose-Hill, a appelé au moins cinq fois la hotline de la Central Water Authority (CWA) pour entendre vainement la promesse qu'un camion-citerne allait passer dans sa région. Il a fini par débarquer au siège de la CWA pour exprimer sa peine. Comme lui, nombre de Mauriciens se retrouveront probablement dans cette situation. Le taux de remplissage de nos réservoirs a atteint une moyenne de 45,7 % contre 74,1 % à la même époque l'année dernière. Cela, alors que de nouvelles mesures entrent en vigueur pour éviter le gaspillage d'eau. Outre les amendes qui défilent, les laveurs de voitures sont mis au chômage technique : cela concerne tout de même 225 opérateurs déclarés. En plus des coupures entre 22 heures et 3 heures du matin, la CWA pourrait revoir les horaires de distribution dans les prochaines semaines, en l’absence de pluies. Des employés de la CWA et des propriétaires des citernes sont d’ores et déjà en train de mettre en place un système de rotation pour répondre aux urgences hors des heures de bureau. Cette décision a été prise après que des abonnés ont manifesté leur colère. 25 citernes de la CWA et 12 camions privés sont disponibles auxquels s’ajoutent 11 stations de traitement mobile pour pomper et traiter l'eau des rivières. 9 d'entre elles sont déjà opérationnelles dans les régions les plus affectées.
En agriculture, les champs de légumes et de canne à sucre ne peuvent être irrigués que les lundis, mardis et vendredis de 6 heures à midi.
Patrick Saint- Pierre, L'Express (Port-Louis) – AllAfrica  

 

Égypte
40 collégiens nommés ambassadeurs de l'eau
Le ministère de l'Eau et de l'Irrigation lance l'initiative "Ambassadeurs de l'eau", en collaboration avec le projet de réforme et de renforcement des capacités techniques du secteur de l'eau STARS, financé par l'Union européenne. L'objectif de cette initiative est de sensibiliser les communautés locales sur les pratiques respectueuses de la ressource eau. 40 collégiens seront ainsi nommés ambassadeurs de l'eau.
Egypt State Information Service (Cairo) – AllAfrica  

 

 

Asie

 

Pakistan
La mangrove menacée par le béton à Karachi

Un gigantesque projet immobilier prévu sur une île près de Karachi, au Pakistan, menace de détruire une forêt de mangroves.
Radio-Canada

 

Inde-Chine
L’Inde et la Chine se préparent à une nouvelle bataille, cette fois sur l’eau
Les plans de Pékin pour un super barrage ont conduit New Delhi à réfléchir à la construction d’un projet concurrent sur un fleuve Brahmapoutre en Inde (Yarlung Zangbo pour les Chinois). Les analystes avertissent qu’une telle course pourrait devenir incontrôlable avec des répercussions non seulement pour les deux pays mais aussi pour le Bangladesh, que le fleuve irrigue également.
Fin novembre, la Chine a annoncé son intention de construire ce qui pourrait être son plus grand projet hydroélectrique, produisant potentiellement trois fois plus d’énergie que le projet des Trois-Gorges, le plus grand de ce type au monde actuellement. Selon Yan Zhiyong, président de la Power Construction Corporation of China, interviwé par le Global Times, un tel projet "sans aucun équivalent dans l’histoire" pourrait produire 70 millions de kilowattheures. Bien que Pékin n’ait pas annoncé l’emplacement exact, il a indiqué qu’il pourrait se situer près de ce que l’on nomme "le Grand Coude" ; il s’agit d’une gorge profonde travers laquelle le fleuve Brahmapoutre entre dans la région de l’Arunachal Pradesh, au nord-est de l’Inde. Deux jours après cette annonce, un responsable du ministère indien de l’Eau déclarait à l’agence Reuters que New Delhi envisageait elle-même un grand projet hydroélectrique sur le Brahmapoutre pour "atténuer l’impact négatif des projets de barrages chinois", a déclaré à Reuters un responsable du ministère indien de l’eau. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a depuis lors déclaré que le pays "surveille attentivement toutes les avancées autour du fleuve". "Le gouvernement a constamment fait part de ses vues et de ses préoccupations aux autorités chinoises et les a exhortées à veiller à ce que les intérêts des États en aval ne soient pas lésés par des activités dans les zones en amont", a déclaré le porte-parole.
Alors que de tels mégaprojets doivent faire l’objet de discussions et d’une planification approfondie entre les pays riverains, les deux voisins himalayens n’ont signé aucun accord de partage des eaux.
Kunal Purohit, South China Mornning Post – Les Crises

 

Chine
La Chine accélère son programme d’ensemencement des nuages
La Chine a annoncé son intention de déployer sur plus de la moitié de son territoire d’ici 2025 son programme d’ensemencement des nuages, jusqu’alors testé de façon très ciblée. L’objectif du programme est d’éviter les sécheresses et les chutes de grêle qui peuvent affecter sa production agricole.
Pékin, été 2008. Plus d’un millier d’obus chargés d’iodure d’argent ont été tirés durant huit heures. Il s’agissait de clarifier le ciel de la capitale chinoise pour éviter que des précipitations ne viennent perturber la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, que la ville s’apprêtait à accueillir. Depuis cette date, quasiment tous les grands événements internationaux organisés sur place sont précédés de leur rituelle séance d’ensemencement des nuages. Ce fut le cas notamment en 2014, quelques jours avant le sommet des pays de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC), tandis que le ciel de Beijing était noyé dans ce smog caractéristique qui donne régulièrement une allure apocalyptique à la capitale chinoise. Cinq ans plus tard, en octobre 2019, à l’occasion du 70ème anniversaire de la République populaire, rebelote : pas question que la pluie ne vienne gâcher les célébrations en cette journée destinée à montrer à la face du monde la puissance militaire de la Chine. Jusqu’alors, le recours de la Chine à cette technique de géoingénierie, dont les premières expérimentations par le parti communiste chinois remontent aux années 1960, était limité géographiquement et dans le temps. Mais le 9 décembre dernier, la Chine a annoncé son intention de développer rapidement et massivement son programme d’ensemencement des nuages. Cette fois, il s’agit d’être en capacité d’intervenir d’ici 2025 sur une zone de 5,5 millions de kilomètres carrés, soit plus de la moitié de la superficie du pays (et 1,5 fois celle de l’Inde). La technique est toujours la même : injecter dans les nuages présentant un taux d’humidité particulièrement élevé de petites quantités d’iodure d’argent afin d’accélérer la condensation des particules et générer artificiellement des précipitations.  Cette fois, il ne s’agit plus seulement de garantir une météo optimale aux athlètes, aux soldats ou aux chefs d’États de l’APEC. L’ensemencement des nuages doit permettre de minimiser les pertes dues aux catastrophes naturelles, notamment les épisodes de sécheresse et les chutes de grêle qui peuvent être particulièrement destructrices en Chine. En 2019, l’agence de presse Chine Nouvelle avait d’ailleurs fait état d’une réduction de 70 % des dégâts causés par la grêle sur les cultures dans la province du Xinjiang grâce à cette technique de manipulation de la météo. À terme, à l’horizon 2035, l’ambition de la Chine est de faciliter, grâce à la géoingénierie, la restauration des écosystèmes naturels, et de redynamiser ainsi plusieurs régions dont l’économie repose sur leur production agricole.
Si cette extension du programme chinois est spectaculaire, on ne peut pas dire pour autant qu’il s’agisse d’une surprise. En 2017, le pays avait déjà investi 168 millions de dollars dans un programme censé permettre le déploiement d’avions, de lance-roquettes et de dispositifs de commande numérique afin d’intervenir météorologiquement sur 10 % du territoire national. Parmi les zones sensibles concernées par ce programme, on trouve le plateau tibétain, qui constitue la principale réserve d’eau douce du pays. Des chercheurs chinois travaillent ainsi depuis plusieurs années sur un plan baptisé Tianhe (Rivière du ciel) visant à détourner la vapeur d’eau du fleuve Yangtsé vers le fleuve Jaune, où elle serait alors transformée en eau de pluie, explique le quotidien britannique The Guardian. Un dispositif censé permettre d’éviter les pénuries d’eau dans le nord du pays mais qui risque d’attiser les tensions régionales, notamment avec l’Inde, puisqu’il aurait un impact sur le débit des fleuves Mékong, Salween et Brahmapoutre. Au-delà des tensions diplomatiques, l’incertitude demeure également sur les conséquences écologiques possibles d’un recours massif à l’ensemencement des nuages tel que l’envisage la Chine, notamment pour les sols et les rivières.
Blaise Mao – Usbek&Rica

Quand la Chine veut rendre fertile 10 % de son territoire en ensemençant les nuages
Sophie Bécherel – France Inter

 

Le projet de dérivation Sud-Nord bénéficie à 120 millions de personnes
Plus de 120 millions de personnes dans le nord de la Chine ont directement bénéficié du gigantesque projet de dérivation de l'eau du fleuve Yangtsé du sud vers le nord, région exposée à la sécheresse. Le projet, le plus grand au monde de ce type, a transféré 39,4 milliards de mètres cubes d'eau vers les zones sèches du nord par des voies passant par le centre et l'est sur une période de six ans, ont indiqué les responsables du ministère des Ressources en eau. La voie passant par l'ouest est au stade de planification et doit encore être construite. La voie médiane, la plus importante des trois en raison de son rôle dans l'alimentation en eau de la capitale chinoise, part du réservoir de Danjiangkou au Hubei (centre du pays) et traverse le Henan et le Hebei avant d'atteindre Beijing et Tianjin. Elle a commencé à fournir de l'eau le 12 décembre 2014. La voie passant par l'est a commencé à opérer en novembre 2013, transférant l'eau du Jiangsu (est) pour alimenter des zones comme la municipalité de Tianjin et le Shandong.
Yishuang Liu – Xinhua    

 

 

Amériques

 

Canada – Ontario
Mesures pour réduire la pollution par les matières plastiques dans les Grands Lacs

Le gouvernement de l'Ontario octroie 375 000 de dollars à Pollution Probe pour éliminer les déchets plastiques dans des marinas de partout dans la province en utilisant une technologie innovante de recueil de ce type de déchets. Cette initiative sera la plus importante de son genre dans le monde pour lutter contre la pollution des lacs et des cours d'eaux provinciaux par les matières plastiques. On estime que, chaque année, 22 millions de livres de pollution par les matières plastiques aboutissent dans les Grands Lacs.
Cette initiative a été annoncée au Zoo de Toronto par Jeff Yurek, ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, dans le cadre de la Semaine de réduction des déchets. Pollution Probe installe deux types de technologies de recueil des matières plastiques, Seabins et LittaTraps, pour ramasser les détritus et les matières plastiques polluantes dans jusqu'à 12 marinas de la province. L’écumeur de détritus Seabin peut recueillir plus de huit livres de déchets par jour, dont des microplastiques, de gros déchets de plastique, comme des bouteilles d'eau et des papiers pour usage alimentaire, et d'autres types de déchets flottants. Les filtres Littatraps, quant à eux, sont installés dans les égouts pluviaux pour retenir les déchets avant qu'ils entrent dans les cours d'eau. Dans le cadre de son entente de financement avec la province, Pollution Probe analysera les types et les quantités de déchets collectés et publiera ses résultats pour améliorer la sensibilisation à la pollution par les matières plastiques et à son élimination adéquate. Le Zoo de Toronto collabore lui aussi avec Pollution Probe à l'initiative Great Lakes Plastic Cleanup. L'installation des technologies Seabin et Littatrap dans ses enceintes contribuera à sensibiliser davantage à la pollution des cours d'eau par les matières plastiques.
L'investissement de l'Ontario dans la technologie de collecte des matières plastiques s'ajoute au 7,47 millions de dollars récemment annoncés par la province pour soutenir 65 projets qui relèvent divers défis environnementaux pour les Grands Lacs, comme l'augmentation des niveaux de polluants nocifs, les nutriments excédentaires et la prolifération d'espèces envahissantes.
Gouvernement Ontario

 

Canada – Québec
Québec atteint sa cible internationale avec plus de 10 % de ses territoires côtiers et marins protégés
Le Québec vient de franchir un grand pas dans la protection des aires marines en annonçant la création officielle de 17 réserves de territoires aux fins d’aire protégée (RTFAP) totalisant plus de 14 000 kilomètres carrés, soit six territoires dans l’estuaire et onze dans le golfe du Saint-Laurent. Dévoilés par le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, ces ajouts au réseau québécois d’aires marines protégées permettent au gouvernement du Québec d’atteindre la cible internationale de 10 % qu’il s’était fixé, alors que le réseau d’aires marines protégées couvre désormais 10,4 % du territoire.
Ces RFTAP permettent de protéger des éléments rares et communs de la biodiversité du territoire marin du Québec. De plus, elles entraînent l’interdiction de réaliser toute forme d’activité associée à l’exploration et à l’exploitation des ressources naturelles (minières, gazières et pétrolières), à l'exploitation des forces hydrauliques et à toute production commerciale ou industrielle d'énergie sur l’ensemble de ces territoires. Leur désignation fait l'objet d'un consensus entre le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Les communautés autochtones concernées ont également été consultées. Le réseau québécois d’aires marines protégées était jusqu’ici composé du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (1 245 km2), de la réserve aquatique de l’Estuaire-de-la-Rivière-Bonaventure (1,8 km2) et de la réserve aquatique projetée de Manicouagan (712 km2), lesquels représentaient 1,3 % du milieu marin et côtier du Québec. Les nouveaux secteurs protégés annoncés aujourd’hui, d’une superficie de plus de 14 000 km2, viennent porter la superficie protégée totale à 16 140 km2.
Québec Environnement

 

Le ministère de l'Environnement endommage... et doit payer
Le ministère de l'Environnement du Québec reconnaît avoir causé des dommages à un lac de la réserve faunique des Laurentides en y détruisant un barrage. Les travaux réalisés par le Centre d'expertise hydrique du Québec en 2013 ont eu pour effet de détruire l'habitat du poisson dans le lac Roy, où la Nation huronne-wendat possède un chalet communautaire. La qualité de la pêche a considérablement diminué par la suite dans ce plan d'eau situé à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de L'Étape. Les travaux dont le but était de ramener le lac Roy à son état naturel auraient dû obtenir l'aval du fédéral, ce qui n'avait pas été fait.
En 2018, Pêches et Océans Canada a entrepris une poursuite judiciaire contre le ministère de l'Environnement en vertu de la Loi sur les pêches. Après deux ans de procédure, les parties ont convenu d'une déjudiciarisation du dossier au palais de justice de Québec. En cas de condamnation, le Ministère s'exposait à des amendes totalisant un maximum de 300 000 dollars. Le gouvernement fédéral a accepté de retirer l'accusation, en échange d'un engagement du ministère provincial d'investir 120 000 dollars pour améliorer la protection du poisson et à des fins liées à l'exercice de la pêche dans la réserve faunique des Laurentides. Ce fonds, administré par Pêches et Océans Canada, servira à réaliser des projets présentés par la Nation huronne-wendat, qui a été consultée lors des négociations. Le gouvernement provincial s'engage aussi à reconstruire le barrage du lac Émilie et à réviser la période d'abaissement du niveau du lac Sainte-Anne, pour y maximiser le développement des frayères de l'omble de fontaine et de l'omble chevalier.
Yannick Bergeron – Radio-Canada

 

Déconstruction du vieux pont Champlain : Des couloirs migratoires pour les poissons
Les travaux de déconstruction du pont Champlain entre Montréal et la Rive-Sud prévoient l'aménagement de couloirs migratoires pour les poissons dans le fleuve Saint-Laurent. Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) explique que cet aménagement permettra d'atténuer les impacts de la présence d'une jetée sur les poissons. Les deux couloirs migratoires devraient être opérationnels pour la période de migration et le frai des poissons, au printemps prochain.
Plus d'une quarantaine d'espèces fréquentent le secteur de l'élargissement du fleuve Saint-Laurent entre les rapides Lachine et le pont Victoria, dont l'achigan, l'esturgeon jaune, le doré jaune ou noir et la perchaude. Ces espèces sont toutes susceptibles d'habiter le secteur du fleuve où se situent les travaux d'aménagement de la jetée et de déconstruction du vieux pont. La conception des couloirs migratoires prévoit de reproduire les conditions idéales pour faciliter le passage des poissons, dont un écoulement maintenu en tout temps avec une vitesse maximale et une profondeur d'eau minimale. De plus, la largeur de chaque couloir doit être d'au moins 5 mètres.
Le pont Champlain d'origine a été mis hors service le 28 juin 2019, 57 ans après son inauguration.
Photo PJCCI Radio-Canada
La Presse canadienne – Radio-Canada

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Le décret protégeant la rainette faux-grillon sur des terres privées demeure valide
La Cour suprême du Canada refuse d’entendre l'appel d’un promoteur immobilier qui visait à invalider un décret d’urgence adopté en 2016 par Ottawa pour protéger la rainette faux-grillon sur des terres privées en Montérégie. C’est une immense victoire pour la protection de la biodiversité au Canada, a déclaré Alain Branchaud, directeur général de la Société pour la nature et les parcs, par voie de communiqué.
L'amphibien, qui a le statut d'espèce menacée au niveau fédéral, comme le béluga, a perdu 90 % de son aire de vie en Montérégie ces dernières décennies, principalement en raison de l'étalement urbain. En juillet 2016, Ottawa a interdit toute activité pouvant porter atteinte à la grenouille dans une partie de la ville de La Prairie, de Candiac et de Saint-Philippe, en Montérégie. L’adoption d’un tel décret d’urgence sur la recommandation du ministère de l’Environnement était inédite : c’était la première fois de l'histoire que le gouvernement intervenait sur des terres privées dans le cadre de la Loi sur les espèces en péril. Aussi le promoteur Groupe Maison Candiac a dû annuler le développement de 1 400 unités d'habitation, en plein milieu des travaux, pour éviter de précipiter l'extinction de l'espèce en détruisant son habitat. Le promoteur était auparavant tenu d’aménager des zones de conservation sur sa propriété.
Photo TNAR Wikimedia Commons
Radio-Canada

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États-Unis
Le gouvernement Trump accélère les forages pétroliers en Arctique

Dans un ultime effort pour favoriser l’industrie des énergies fossiles avant de quitter la Maison-Blanche, le gouvernement Trump a décidé d’accélérer la vente des permis d’exploration pétrolière dans la plus grande aire protégée des États-Unis, le Refuge national de la faune arctique. Une décision qui risque de couper l’herbe sous le pied du président désigné, Joe Biden, qui s’oppose à ces forages. Selon un communiqué publié par le Bureau of Land Management (Bureau de la gestion du territoire), la vente des permis interviendra dès le 6 janvier prochain, soit deux semaines avant l’inauguration du gouvernement démocrate de Joe Biden. Un avis de vente de permis a déjà été publié un peu plus de deux semaines après la diffusion d’un premier appel aux pétrolières à signifier leur intérêt. Normalement, les délais auraient toutefois dû être plus longs, afin de laisser le temps au Bureau of Land Management d’analyser les secteurs d’intérêt identifiés par les entreprises avant de lancer la vente officielle. L’organisme gouvernement n’a pas précisé pourquoi la vente était devancée, par rapport aux délais habituels, mais le président Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises qu’il souhaitait lancer davantage de forages en Arctique, et notamment dans le Refuge national de la faune arctique. L’objectif est de permettre aux pétrolières de mener des travaux d’exploration dans une portion côtière de 6 500 kilomètres carrés faisant partie de ce territoire protégé de quelque 78 000 kilomètres carrés. Cela fait plus de 30 ans que le lobby des énergies fossiles et les autorités politiques de l’Alaska demandent que les forages soient autorisés dans cette aire de conservation. Plusieurs grandes banques américaines ont toutefois déjà signifié leur refus de financer les forages pétroliers dans ce refuge d’Alaska protégé depuis plus de 40 ans, comme Goldman Sachs ou encore Wells Fargo.
Alexandre Shields – Le Devoir


 

Économie

 

Arabie saoudite – Saur remporte un marché-clé
Un consortium d’entreprises emmené par le groupe Saur a remporté le premier contrat dans le cadre du programme de privatisation des infrastructures de l’eau en Arabie saoudite, plus gros programme de ce type actuellement au monde. Le groupement, constitué avec Miahona (Arabie saoudite) et Manila Water (Philippines), s’est vu confier le contrat de gestion du Cluster du Nord-Ouest, incluant les villes de Médine et de Tabuk, pour une durée de 7 ans, pouvant déboucher ensuite sur un contrat de concession d’une durée de 25 ans.
Il s’agit du premier contrat attribué par la National Water Company (NWC), agence gouvernementale dépendant du MEWA dans le cadre de ce programme phare pour le Royaume d’Arabie saoudite. Il se déploie dans le cadre de Vision 2030, le programme de modernisation des infrastructures et d’ouverture de l’économie du pays aux investisseurs étrangers. Cet ambitieux contrat, avec pour mission initiale de préparer le terrain à une future concession, mobilisera 80 managers et experts dans tous les domaines de la gestion de l’eau, qui piloteront 500 employés de la National Water Company et 4 500 sous-traitants. Il couvre une infrastructure de 15 000 km de réseaux d’eau, 50 usines de production d’eau potable, 10 stations de traitement des eaux usées, et 622 forages. Ce contrat fournit un service essentiel à une population de 3,5 millions d’habitants sur un territoire de 280 000 km2 (environ la taille de l’Italie) qui inclut notamment les lieux saints de Médine et le site historique d’Al-Ula (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO), à proximité duquel les grands projets de ville futuriste Neom et de la mer Rouge sont en cours de développement.
L’appel d’offres opposait le consortium mené par Saur à 6 autres groupements d’entreprises incluant les principaux industriels du secteur dans le monde entier. 
Saur

 

Adélaïde, Australie – SA Water renouvelle sa confiance auprès de Suez
South Australia Water (SA Water), la société publique des services d’eau australiens, renouvelle sa confiance au groupe Suez, avec un nouveau contrat de partenariat public-privé pour les services de production d’eau et de traitement des eaux usées de la métropole d’Adélaïde, cinquième plus grande agglomération du pays. Le nouveau contrat, d’un montant de 170 millions d’euros sur une durée de cinq ans, débutera en juillet 2021 et comprendra l’exploitation de 5 usines de production d’eau potable et 5 usines de traitement des eaux usées pour répondre aux besoins d’un million d’habitants. "Grâce à la coopération fructueuse entre le groupe et SA Water, notre partenaire depuis dix ans, nous sommes fiers de poursuivre notre partenariat en 2021 et au-delà. […] Ce renouvellement du contrat démontre de nouveau la stratégie de partenariat à long terme engagée par le groupe avec les autorités du pays, et s’inscrit dans le cadre du plan stratégique Shaping Suez 2030, qui renforce notre position à l’international. En Australie, Suez est l’un des leaders du marché dans le secteur de l’eau, avec des projets majeurs tels que les usines de désalinisation de Melbourne et de Perth, et l’usine de filtration d’eau de Sydney", a déclaré Ana Giros, directrice générale adjointe Groupe.
Suez

 

H2O Innovation présente son plan stratégique de trois ans 
H2O Innovation présente son premier plan stratégique triennal alignant sa vision à long terme avec ses principaux objectifs stratégiques.
Le marché international de l’eau est estimé à 842 milliards de dollars pour l’année 2020. Ce marché devrait croître annuellement entre 5 et 14 % selon les sous-marchés ou la géographie. Des facteurs fondamentaux tels que la croissance démographique, le renforcement de la règlementation, la pénurie d'eau et la demande croissante de l'agriculture et des industries ne sont que quelques-uns des multiples éléments influençant cette progression potentielle. Ces moteurs de croissance du marché devraient ajouter une pression sur les infrastructures existantes pour qu'elles deviennent plus efficaces dans leurs opérations. Pour développer le plan stratégique triennal, la direction de la société, en collaboration avec les gestionnaires des lignes d’affaires, a identifié des sous-marchés et des sous-segments spécifiques dans le but de déterminer un marché potentiel pour H2O Innovation de l'ordre de 4,5 milliards de dollars. C'est dans ce marché potentiel que H2O Innovation entend poursuivre sa croissance au cours des trois prochaines années, tant de manière organique que par le biais de fusions et d'acquisitions. L’entreprise prévoit développer ses activités de manière à accroître les opportunités de ventes croisées, à maximiser les synergies et la fidélisation des clients ainsi qu’à améliorer son efficacité opérationnelle. D’ici la fin de l’exercice financier 2023, l’objectif actuel est d’augmenté la marge du BAIIA ajusté (EBITDA, bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements) d’H2O Innovation au-dessus de 11 %. Pour atteindre cet objectif, les efforts seront concentrés sur l’amélioration de la marge bénéficiaire brute, la réduction du pourcentage des coûts fixes sur les revenus et la réalisation d’acquisitions. Dans trois ans, les revenus d’H2O Innovation devraient atteindre 175 à 250 millions de dollars, selon le nombre d’acquisitions réalisées puisque l’entreprise a l'intention de réaliser entre deux et quatre acquisitions au cours des 30 prochains mois, visant principalement des entreprises complémentaires.
H2O Innovation

 

H2O Innovation opère la fusion de ses entités O&M
H2O Innovation annonce que ses trois lignes d’affaires dédiées aux services d’opération et maintenance (O&M), Utility Partners, Hays Utility South Corporation et Gulf Utility Service se fusionnent et deviennent H2O Innovation. Ce regroupement vise à servir la croissance du pilier d’affaires d’O&M et faciliter l’acquisition d’autres compagnies similaires. Les services offerts par les trois compagnies ne changeront pas et les équipes resteront intactes. "Nous avons décidé de fusionner ces compagnies afin d’améliorer l'intégration verticale de notre offre de produits et services à nos clients. En opérant sous une seule marque, nous croyons que cela devrait également faciliter la création de synergies de ventes croisées entre les différentes lignes d’affaires de la société. De plus, cette identité de marque unique contribuera à rehausser le profil et la notoriété d’H2O Innovation dans les différentes zones géographiques où nous sommes établis en Amérique du Nord. En d'autres termes, il s'agit d'un jalon financier et commercial important qui nous permettra de générer des économies supplémentaires, de rationaliser nos processus commerciaux et de solidifier notre plateforme O&M pour de futures acquisitions et d'autres opportunités de croissance organique", a déclaré Frédéric Dugré, président et chef de la direction d’H2O Innovation. "Étant donné que nous avons acquis plusieurs entreprises d’opération et maintenance dans les dernières années et que nous continuerons dans cette voie, nous tenions à consolider l’image et la position de ces compagnies d’O&M. Le slogan, Trusted Utility Partners vient rassurer nos clients que nous maintiendrons assurément la même qualité de service offert depuis toutes ces années", a ajouté Bill Douglass, vice-président du pilier d’affaires d’Opération et Maintenance d’H2O Innovation.
À travers ses activités d’O&M H2O Innovation – Trusted Utility Partners opère, entretient et répare des usines de traitement d’eau et d’eaux usées, de l’équipement de distribution et des services publics d’approvisionnement en eau pour tous les clients municipaux. Utility Partners emploie actuellement 435 employés pour l’opération de plus de 275 usines dans 2 provinces canadiennes et 12 États américains, principalement sur la côte du Golfe du Mexique, le Sud-Est, le Nord-Est (Nouvelle-Angleterre) et la côte ouest. 
H2O Innovation 

 

H2O Innovation – Annonce des nouveaux administrateurs 
H2O Innovation a tenu son assemblée générale annuelle des actionnaires en format virtuel. Les actionnaires ont élu ou réélu les administrateurs suivants sur le conseil d’administration de la société : Lisa Henthorne, présidente du conseil d’administration, Richard Hoel, vice-président du conseil d’administration, Frédéric Dugré, président et chef de la direction, Pierre Côté, René Vachon, Robert Comeau, Stéphane Guérin et Élisa M. Speranza. Cette année, le conseil d’administration accueille Élisa M. Speranza, qui siégeait comme conseillère sur le comité projets, opération et innovation d’H2O Innovation depuis près de quatre ans.
Mme Speranza est reconnue comme une leader dans l’industrie de l’eau avec une passion pour la promotion de l’environnement durable, de l’économie et du progrès social. Plus tôt dans sa carrière, elle a été directrice adjointe de la Massachusetts Water Resources Authority et chef de projet pour la Boston Water & Sewer Commission. Présentement, elle agit à titre d’administrateur indépendant et conseillère auprès de plusieurs organisations, entreprises et services d’approvisionnement en eau, ainsi que formatrice adjointe à l’Université du Colorado dans le programme d’ingénierie et de gestion de l’eau. Mme Speranza a siégé sur plusieurs conseils d’administration et comités, comme ceux de l’American Water Works Association (AWWA), de US Water Alliance et de Water for People (W4P), et est membre de longue date de la Water Environment Association (WEF).
H2O Innovation 

 

Saur – Albin Jacquemont devient directeur financier Groupe 
En ligne avec la mise en œuvre de sa feuille de route stratégique, le groupe Saur annonce la nomination d’Albin Jacquemont au poste de directeur financier Groupe. Il rejoint, à ce titre, le comité de direction générale afin de contribuer à la transformation et à l’activation des leviers de compétitivité et de croissance durable du groupe Saur, en France comme à l’international.
Albin Jacquemont a commencé sa carrière dans l’audit en 1987 au sein du cabinet Arthur Andersen. En 1992, il rejoint Suez, où il acquiert une solide expérience en tant que directeur financier sur l’ensemble du périmètre Corporate, puis de la division Télévision par câble. En 1998, Albin Jacquemont intègre le groupe Carrefour pour animer le plan de transformation en France. À partir de 2015, il rejoint Darty pour moderniser la fonction Finance et animer l’exécution du plan stratégique du groupe de distribution. Depuis 2016, Albin Jacquemont exerçait la fonction de directeur financier Groupe chez Altran.
Saur

 

Suez – Le conseil d'administration coopte Anthony R. Coscia comme nouvel administrateur
Le conseil d’administration poursuit sa restructuration entamée avec la nomination de deux nouveaux administrateurs indépendants : Bertrand Meunier, président du conseil d’administration d’Atos, et Jacques Richier, président directeur général d’Allianz France. Il a coopté Anthony R. Coscia, Partner et membre du comité exécutif de Windels Marx, LLP, l’un des plus anciens cabinets d’avocats de la région de New York, comme nouvel administrateur. Cette cooptation sera soumise à l’approbation de la prochaine assemblée générale de Suez. M. Coscia est également président du conseil d'administration de l’entreprise ferroviaire publique américaine (Amtrak), directeur d’OceanFirst Financial Corp et du Neighborhood Property Group, vice-président de la Gateway Development Corporation et conseiller de l'Oaktree Transportation Infrastructure Fund, L.P.M. Coscia a été président du conseil des commissaires de l'Autorité portuaire de New York et du New Jersey de 2003 à juin 2011, où il a joué un rôle majeur dans la reconstruction du Lower Manhattan après le 11 septembre. En outre, M. Coscia est administrateur de l'Université de Georgetown, de la New Jersey Community Development Corporation et de la Regional Plan Association. Depuis 2013, Anthony R. Coscia est également président du conseil d’administration de Suez North America.
Par ailleurs, le conseil a pris acte de la démission de Judith Hartman, directrice générale adjointe d’Engie et directrice financière, et de Franck Bruel, directeur général adjoint d’Engie.
Suez 

 

Suez vs Veolia
La Cour d’appel de Paris déboute une nouvelle fois Veolia

La Cour d'appel de Paris vient de donner raison aux CSE de Suez dans le conflit qui oppose les groupes Suez et Veolia. Veolia, qui entend prendre le contrôle de Suez en rachetant les parts que détient Engie dans le capital de Suez, avait introduit une requête en interprétation auprès de la Cour d'appel de Paris afin de lui faire expliciter sa décision du 19 novembre dernier. 
L’arrêt de la Cour d’appel du 19 novembre 2020 avait en effet confirmé la suspension des effets de l’acquisition par Veolia de 29,9 % du capital de Suez, ainsi que de l’OPA annoncée par Veolia, dans l’attente de l’achèvement de la procédure d’information-consultation des institutions représentatives du groupe Suez. Le juge d’appel avait, en outre, souligné qu’il ne lui appartenait pas de fixer ou d’imposer un calendrier de consultation, avant de rappeler les délais prévus par le code du travail. Sous couvert d’une requête en interprétation, Veolia a tenté de faire modifier le sens de cette décision ce que les juges d’appel ont expressément refusé ce jour, estimant, comme le soutenait Suez, que leur décision était claire et ne nécessitait aucune interprétation ; en conséquence, note le communiqué de Suez, l’initiative judiciaire de Veolia a pour la troisième fois été jugée le 8 décembre juridiquement infondée.
Suez précise que le projet porté par Veolia impacte directement l’ensemble des entités du groupe et nécessite l’information consultation de 99 CSE. Les organisations syndicales de Suez, très inquiètes du projet visant à démanteler leurs activités et des menaces qui pèsent sur l’emploi en cas d’acquisition de leur entreprise par leur concurrent principal ont, en conséquence, signé un accord de méthode, en application des articles L2312-16 et suivants du code du travail pour aménager les délais et les modalités de la procédure d’information consultation dont l’objectif est qu’elle se termine au plus tard le 31 mai 2021.
Le communiqué de Suez   
Le commentaire des Éditions législatives

 

Pour en savoir plus sur cette macabre série, voir le récit en trois épisodes de Marc Laimé :

Épisode 1, octobre 2020
Veolia-Suez : Genèse d’une affaire d’État

Géant français des services à l’environnement, Veolia entend racheter son éternel rival Suez. L’affaire a provoqué un affrontement d’une rare violence qui éclaire d’un jour cru le capitalisme français de Napoléon III à Emmanuel Macron. Loin des clichés sur les excès d’un libéralisme échevelé, elle témoigne plutôt, comme celle des autoroutes naguère, de l’accaparement des ressources de l’État au profit de rentiers : des pratiques sans équivalent dans les autres paysdéveloppés.

Épisode 2, novembre 2020
Derrière la fusion Veolia-Suez, le rêve d’un GAFAM français

La tempête politico-médiatique provoquée par le projet de fusion du groupe Suez-Lyonnaise des eaux et de Veolia, le géant français des "multi-utilities", a suscité un flot de commentaires qui ont occulté l’essentiel. Soit le pacte faustien contracté par MM. Emmanuel Macron et Antoine Frérot, patron de Veolia, afin d’accoucher aux forceps de la première plateforme numérique mondiale des services marchands àl’environnement.

Épisode 3, décembre 2020
Fusion Veolia-Suez : Guérilla juridique et intimidation de la critique

Le conflit engagé entre les deux multinationales françaises, leaders mondiaux des services à l’environnement, qui s’affrontent avec une rare violence depuis l’annonce par Veolia, le 31 août dernier, de son intention de racheter son concurrent, a atteint son acmé depuis quelques semaines. Aux innombrables procédures judiciaires engagées sur tous les fronts est en effet venue s’ajouter une campagne d’intimidation – par voie d’huissier – de nombreux économistes et universitaires, dont l’auteur de ces lignes. L’hubris déchaînée de nos capitaines d’industrie souligne en creux l’étourdissant silence de l’État, pourtant impliqué à plus d’un titre dans cette affaire sans précédent.

 

 

Évènements

 

07-11 décembre 2020, Paris – France
Pré-conférence EN LIGNE
Eau, Mégapoles et Changement global
La Division des Sciences de l'eau de l'UNESCO, en partenariat avec ARCEAU-IdF, le SIAAP et la métropole du Grand Paris, organise la pré-conférence en ligne "Eau, mégapoles et changement global" du 7 au 11 décembre 2020 pour ouvrir la voie à la Seconde Conférence internationale "Eau, mégapoles et changement global" prévue en décembre 2021 au siège de l'UNESCO.
Inscriptions

 

03-11 septembre 2021, Marseille – France
Le Congrès mondial de la Nature 
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le gouvernement français ont convenu d’organiser le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille. L’événement, initialement prévu pour juin 2020, a été reporté en raison de la pandémie de COVID-19.
Le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble la communauté mondiale de la conservation de la nature, y compris les meilleurs experts internationaux en sciences, politiques et pratique de la conservation. Organisé tous les quatre ans, le Congrès permet aux 1 400 organisations membres de l’UICN, dont des États, la société civile et les peuples autochtones, de déterminer de façon démocratique les questions les plus urgentes en matière de conservation de la nature, ainsi que les actions à entreprendre pour y répondre. L’Assemblée des membres de l’UICN se terminera le 10 septembre.
Congrès mondial de la Nature

 

 

Formations

 

Programmation architecturale et urbaine 
L'École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette, l’École des ingénieurs de la Ville de Paris et l’École d’urbanisme de Paris proposent une formation de haut niveau et unique en France à destination des actuels et futurs professionnels de la programmation architecturale et urbaine.
La seconde session de recrutement sera organisée le 15 novembre 2019.
Inscriptions

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin.  
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers" depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
Contact –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'hommes, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières