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Instantanés février 2019

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Les 4 dernières années les plus chaudes jamais enregistrées
Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, a indiqué l'OMM, qui y voit la confirmation du réchauffement climatique causé par les concentrations records de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
Dans un communiqué de presse, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) observe que la température moyenne à la surface du globe en 2018 a dépassé d'environ 1 °C celle qui prévalait à l'époque préindustrielle (1850-1900). "Cette année (2018) se classe au quatrième rang des plus chaudes qui aient été constatées", poursuit l'agence spécialisée de l'ONU. "Avec 1,2 °C de plus qu'à l'époque préindustrielle, l'année 2016, marquée par l'influence du puissant El Niño, conserve le statut d'année la plus chaude. En 2015 et 2017, l'écart de la température moyenne par rapport aux valeurs préindustrielles était de 1,1 °C."
L'ONU prend pour référence l'année 1850, date à laquelle ont débuté les relevés systématiques de température. Mais "il est bien plus important d'examiner l'évolution à long terme de la température (...) que de s'affairer à un classement des différentes années", a souligné le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, en rappelant que sur les 22 dernières années, on a dénombré les 20 années les plus chaudes jamais enregistrées. "La communauté internationale doit donner la priorité absolue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et aux mesures d'adaptation au climat", a-t-il martelé. Pourtant 2019 ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices, a averti l'OMM. L'Australie a connu le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré, alors qu'une vague de froid intense s'abattait sur une partie de l'Amérique du Nord. "La vague de froid dans l'est des États-Unis ne vient certainement pas contredire la réalité du changement climatique", a souligné M. Taalas. "L'Arctique se réchauffe à un rythme deux fois plus rapide que la moyenne mondiale (...). Ce qui se passe aux pôles ne reste pas cantonné aux pôles, mais influence les conditions météorologiques et climatiques dans d'autres régions, où vivent des centaines de millions de personnes", a-t-il rappelé.
L'OMM doit publier en mars sa déclaration sur l'état du climat mondial, avec une multitude d'informations détaillées et de statistiques.
Organisation météorologique mondiale

 


RECHERCHE
Gestion des eaux douces continentales en Méditerranée
Programme structurant conduit par l’Université de Corse et le CNRS 
Depuis 2012, l’Université de Corse consacre un axe de recherche, labellisé par le CNRS, à la gestion des eaux douces continentales en Méditerranée. Objectif : mieux comprendre le cycle de l’eau dans l’île pour mieux préserver la ressource avec des outils adaptés.
C’est une question qui s’invite régulièrement dans le débat public en Corse : comment mieux appréhender la gestion de l’eau dans une île où la ressource est abondante mais sous tension ? Pour tenter d’y répondre, depuis 2012, l’Université de Corse consacre un axe de recherche à la gestion des eaux douces continentales en Méditerranée. Sous la double égide de l’Université de Corse et du CNRS, via le laboratoire Sciences pour l’environnement, un groupe de chercheurs en hydrogéologie s’intéresse de près au cycle de l’eau insulaire et à l’influence du climat sur son évolution. "Il s’agit de mieux comprendre le fonctionnement des eaux douces superficielles et souterraines pour créer des outils scientifiques de caractérisation et de suivi visant à mieux gérer la ressource", explique Frédéric Huneau, professeur d’hydrogéologie au sein du projet structurant Gestion et valorisation des eaux en Méditerranée, en poursuivant : "car pour gérer un stock d’eau, il faut être capable de dire où elle est stockée, quelles sont ses caractéristiques qualitatives, d’où elle vient et reconstituer son cheminement souterrain pour comprendre comment cette ressource se renouvelle." Dans le cadre de ses travaux, ce chercheur a mis au point une méthodologie d’investigation géochimique et isotopique incluant une estimation de "l’âge de l’eau" avec des outils comme le carbone 14 ou les gaz fréons permettant de mesurer le renouvellement des stocks et de faire des hypothèses sur l’origine et le parcours de l’eau dans les aquifères – des stocks d’eau souterraine exploités pour l’eau potable ou l’irrigation. "Ce type d’analyses isotopiques nous permet de comprendre à quel moment la ressource se reconstitue, de préciser son évolution quantitative ou de savoir si sa qualité est influencée par les activités humaines à cause d’une surexploitation ou de la pollution, précise Frédéric Huneau, les évolutions climatiques que l’on observe en Corse ces dernières années nécessitent également d’évaluer leur impact à moyen terme sur la quantité et la qualité des eaux."
Les scientifiques s'intéressent particulièrement au cas du bassin versant de la lagune de Biguglia, près de Bastia, pour tenter de mesurer les effets de l’urbanisation littorale sur les ressources en eaux, au regard des infrastructures d’assainissement, vecteur de nouvelles pollutions. En parallèle, ils étudient le plateau calcaire de Bonifacio, site très touristique accueillant quelque 2 millions de visiteurs chaque année, pour mieux estimer les potentialités aquifères des zones sous forte pression anthropique. Avec plus d’une quarantaine de sources répertoriées sur l’ensemble de son territoire, la Corse est l’une des régions présentant le plus grand nombre de gisements d’eaux souterraines thermo-minérales de France, dont ceux de la Plaine orientale et de Castagniccia sur lesquels travaillent activement les chercheurs de l’Université de Corse/CNRS. Pour autant, si leurs travaux portent essentiellement sur les ressources de l’île, ils ne se cantonnent pas aux frontières de la Corse. Depuis plusieurs années, les scientifiques du laboratoire Sciences pour l’environnement s’intéressent de près aux ressources en eaux souterraines des régions côtières de Djibouti, en Afrique, pour évaluer à long terme l’évolution de la qualité de l’eau souterraine sous climat aride et sous l’effet d’une exploitation intense. Il s’agit de créer des outils d’aide à la décision, transposables d’un site à l’autre, pour anticiper l’évolution de la ressource en réalisant des prospectives.
Les enjeux sont particulièrement importants à l’échelle de la Corse : si, au regard notamment de sa géographie, l’île dispose de ressources abondantes en eau avec le plus fort potentiel hydrique de Méditerranée, leur répartition inégale sur le territoire et la fréquentation saisonnière, ajoutées à la sécheresse estivale, contribuent à créer une situation de tension. À ce titre, le groupe de travail de l’Université de Corse/CNRS s’intéresse plus précisément au fonctionnement des eaux souterraines en vue de créer une ressource de substitution aux eaux de surfaces aujourd’hui abondamment utilisées dans l’île. Les chiffres livrés par les scientifiques parlent d’eux-mêmes : tandis qu’au niveau national 80 % de l’eau consommée provient de ressources souterraines et 20 % d’eaux de surface, en Corse ces proportions sont respectivement de 60 % et 40 %. "Généralement, les études démontrent que les eaux souterraines sont moins exposées que les eaux de surface à la pollution et sont donc de meilleure qualité, fait savoir Frédéric Huneau, c’est pourquoi la Corse a tout intérêt à se donner les moyens d’exploiter davantage ce potentiel pour s’assurer de nouvelles ressources dans le futur."
Université de Corse Pasquale Paoli

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INNOVATION
Innovations & changements de pratiques
Courts-métrages sur la lutte contre les micropolluants des eaux urbaines
En juillet 2017, ARCEAU Île-de-France a pris en charge un nouveau projet nommé Valorisation des productions et analyses réalisées par les équipes en sciences humaines et sociales de l'appel à projets de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), du ministère de la Transition écologique et solidaire et des agences de l’eau, portant sur la lutte contre les micropolluants des eaux urbaines. En partenariat avec l'Agence française pour la biodiversité, ARCEAU-ÎdF s'est proposé de réaliser une synthèse des résultats des équipes SHS sous la forme de plusieurs courts-métrages. Cela a permis de rendre visible les progrès d'expertise dans le champ des micropolluants dans les eaux urbaines, et de mettre ces connaissances à disposition de gestionnaires de l'eau, collectivités territoriales, acteurs de bassins, mais aussi du grand public.
La série Méthod'eau ainsi que le court-métrage grand public sont réalisés par Mathilde Soyer et co-produits par ARCEAU-ÎdF et l'AFB.

Prologue
Les micropolluants vus par les sciences humaines et sociales
Épisode 1
Une enquête sur les perceptions des habitants
Épisode 2
Récits d'innovation dans la gestion des eaux pluviales
Épisode 3
Analyse médiatique d'un lancement d'alerte
Épisode 4
Enquête ethnographique sur le soin à domicile
Épisode 5
Une observation concrète des changements de pratiques à la maison

Court-métrage grand public (hors-série)
Micropolluants dans l'eau : une emprise invisible

 

 

Europe

 

 


France
Assises de l’eau : Trouver des solutions pour une meilleure gestion de l'eau
Le comité de pilotage de la seconde séquence des Assises de l’eau s'est réuni le 12 février 2019. L’objectif est de trouver des solutions pour permettre aux territoires et à l’ensemble des acteurs d’adapter leur gestion de l’eau à l’heure du changement climatique. "Une politique de l’eau dynamique et ambitieuse est indispensable pour réussir notre adaptation au changement climatique et préserver la biodiversité aquatique et terrestre. Nous devons poursuivre nos efforts afin de trouver de nouvelles solutions pour une meilleure gestion de l’eau", a déclaré François de Rugy, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.
De novembre 2018 au printemps 2019, le deuxième volet des Assises de l’eau aborde le thème : "Changement climatique et ressource en eau : comment les territoires, les écosystèmes et l’ensemble des acteurs vont-ils s’adapter ?". Cette étape, rythmée par des ateliers sur les territoires, la réunion de groupes de travail et deux autres comités de pilotage, doit contribuer à la mise en œuvre de plusieurs mesures du plan biodiversité, notamment sur les milieux humides et la gestion des eaux fluviales. Le comité de pilotage de cette séquence a installé 4 groupes de travail thématiques : Économiser ; Partager ; Protéger, plus un groupe de travail transversal en charge d’étudier les solutions fondées sur la nature. Jean Launay, président du Comité national de l’eau, est chargé d’assurer une coordination transversale sur les thématiques de gouvernance, de financement et de mise en œuvre de l’objectif de développement durable n° 6 qui est de garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau. Les travaux des groupes de travail s’appuieront notamment sur les 400 contributions remontées sur la plateforme dédiée, ainsi que sur les expériences de leurs membres répartis dans les territoires et sur les ateliers mis en place au niveau des bassins. Les groupes de travail feront émerger des propositions pour une meilleure appropriation des enjeux, pour la diffusion de bonnes pratiques et pour lever les freins.
La première séquence des Assises de l’eau, organisée du 27 avril au 25 mai 2018, avait quant à elle pour objectif de consulter tous les élus sur les enjeux de réseaux d’eau et d’assainissement. Elle a abouti à 17 mesures pour relancer l’investissement.
Dossier de presse sur les conclusions de la première séquence des Assises de l'eau

Ce que pensent les Français de la préservation des ressources en eau et des milieux aquatiques

Présenté lors du premier comité de pilotage le 9 novembre 2018, le baromètre réalisé par l’IFOP montre que : pour environ 9 Français sur 10, le changement climatique a des répercussions sur le cycle de l’eau ; 59 % des Français considèrent que la réduction de la pollution des rivières et des eaux souterraines est une priorité ; pour près d’un Français sur deux, les pesticides agricoles et domestiques sont les principaux responsables de la dégradation de l’eau des rivières ; 42 % des Français estiment que la préservation de la biodiversité aquatique est le deuxième enjeu dans le domaine de l’eau. (Sondage IFOP réalisé du 18 juin au 3 juillet 2018 auprès d'un échantillon de 3 508 personnes) 

 

Pertuis charentais
Deux sondes mises à l'eau pour le suivi de la qualité de l'eau

Pour obtenir des indicateurs précis sur la qualité de l’eau dans les pertuis charentais et au plus proche des zones d’élevage de coquillages, deux sondes expérimentales ont été mises à l'eau le 6 février 2019. Cette action, portée par le Comité régional de la conchyliculture Charente-Maritime (CRC 17), est soutenue par le Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis.
Les pertuis sont des zones côtières abritées par les îles et alimentées par les panaches des estuaires chargés de nutriments. Ces zones sont également caractérisées par un faible renouvellement des masses d’eau. La richesse écologique et la santé des bivalves élevés dans ces larges baies envasées sont très dépendantes de la qualité de l’eau et du régime hydrologique des fleuves qui s’y jettent, sous influence des activités maritimes et terrestres. Afin d’obtenir des indicateurs précis sur la qualité de l’eau, deux bouées de mesures autonomes équipées de sondes ont été mises à l’eau, au plus près des concessions d’élevage conchylicole et des exutoires de la Charente et de la Seudre. Ces sondes vont mesurer en temps réel les principaux paramètres de la qualité de l’eau. Ces mesures seront réalisées à haute fréquence, toutes les 10 minutes, afin d’observer les variations de la qualité de l’eau de manière très précise. Ces données permettront de mieux comprendre l’influence des conditions environnementales sur l’élevage des bivalves et de suivre l’évolution de la qualité de l’eau dans ces zones. À l’issue de cette mise place à titre expérimental pendant deux ans, d’autres sondes pourraient être déployées à plus large échelle dans le parc naturel afin de compléter le réseau de mesures et de suivis déjà existants.
Agence française pour la biodiversité

 

CONSULTATION NATIONALE
Votre avis sur l'avenir de l'eau
Depuis le 2 novembre, tous les Français peuvent donner leur avis sur l'avenir de l'eau. L'État et les comités de bassin organisent simultanément dans tous les grands bassins hydrographiques une consultation du public sur l'avenir de l'eau. Les Français sont invités à donner leur avis sur les enjeux et les défis à relever pour préparer la stratégie de reconquête de la qualité de l’eau et la stratégie de gestion des risques d’inondation des grands bassins hydrographiques. Les collectivités, entreprises, associations, groupes d’acteurs concernés sont également invités à répondre à cette consultation ouverte jusqu’au 2 mai 2019.
Donnez votre avis sur l’avenir de l’eau

 

APPEL À PROJETS
Rhône-Méditerranée Corse
Appel à projets de 4 millions d’euros en faveur de la biodiversité

Dans le cadre de son 11ème programme "Sauvons l’eau 2019-2024", l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse amplifie ses actions dans le domaine de la biodiversité via un nouvel appel à projets. Ouvert jusqu’au 15 mai 2019, il cible les projets des collectivités, associations de protection de la nature, conservatoires et gestionnaires d’espaces naturels, fondations privées, établissements publics de l’État, industriels qui agissent pour la reconquête de la biodiversité des milieux aquatiques et humides. Les lauréats verront leurs projets financés jusqu’à 70 %. L’agence soutient les travaux de restauration des habitats pour les espèces liées aux milieux aquatiques et aux zones humides. Ces travaux, qui participent à l’atteinte du bon état des eaux, visent en priorité à restaurer le fonctionnement global des écosystèmes au sein de la trame turquoise. L’objectif est de reconquérir les habitats et mettre en place des corridors écologiques favorisant la circulation des espèces dépendant étroitement de la qualité des milieux aquatiques concernés. L’agence soutient également les études qui font le lien entre le fonctionnement des milieux et la qualité de la biodiversité. Avec cet appel à projets, l’agence de l’eau incite financièrement les maîtres d’ouvrage à mener des projets très opérationnels, utiles à la biodiversité par la restauration des habitats nécessaires à l’accomplissement du cycle de vie des espèces.
Les deux premiers appels à projets de 2017 et 2018, lancés suite à la loi du 8 août 2016 visant la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, ont permis à l’agence de l’eau de soutenir 104 projets, majoritairement portés par des associations et des collectivités, financés à hauteur de 8,5 millions d’euros. Ces appels à projets successifs ont permis d’amplifier un dialogue constructif avec les partenaires techniques et financiers de la biodiversité (Agence française pour la biodiversité, Régions, DREAL, Départements) et d’affiner la stratégie d’intervention de l’agence dans le domaine de la biodiversité.
Appel à projets

 

 

Afrique

 

 



AfricaSan 5/FSM5
Les élus locaux réitèrent leurs engagements pour l'hygiène et l'assainissement
Réunis à Cape Town, dans le cadre du Forum d'engagement des élus locaux sur l'eau et l'assainissement, tenu à l’occasion de la Conférence régionale sur l’assainissement en Afrique – AfricaSan 5/FSM5, les élus locaux africains ont réitéré leur engagement à contribuer à l'atteinte de l'Objectif de développement durable relatif à l'assainissement et à l’hygiène – ODD 6.2.
Malgré les avancées notées dans l'engagement des élus locaux, les initiatives demeurent timides compte tenu de la demande pressante ; une situation qui, selon le Dr Canisius Kanangire, secrétaire exécutif du Conseil des Ministres Africains de l’Eau – AMCOW, risque de s'empirer dans un contexte où plusieurs villes africaines ne disposent pas de plan d'assainissement. Sylvain Usher, directeur exécutif d'AFWA, juge ce constat incompréhensible ; il rappelle que le problème de l'eau et l'assainissement est d'abord un problème local. Plus de 47 pays dans le continent n'ont pas atteint 50 % de couverture de services d'assainissement de base. Le Dr Canisius Kanangire, rappelle : "Nos municipalités ont la responsabilité de changer cette situation de retard qu'accuse l'Afrique en matière d'assainissement." Toutefois, selon le maire de Dakar, Mme Soham El Wardini, il s’agit de mettre en place le cadre légal approprié devant permettre aux élus locaux de jouer pleinement leur rôle dans la résolution de ce problème. Elle cite le cas du Sénégal où l'hygiène et l'assainissement n'est plus une compétence transférée depuis l'entrée en vigueur de la dernière réforme (Acte 3 de la décentralisation). Cette situation met la municipalité dans une situation inconfortable face aux nombreuses sollicitations des populations pauvres qui souffrent des conséquences d'un système d'assainissement vétuste et défectueux. Brian Arbogast, directeur Eau, Assainissement et Hygiène de la Fondation Bill & Melinda Gates invite les municipalités à devenir des leaders plus visibles pour parvenir à un assainissement plus inclusif. Nombre de municipalités africaines ne disposent d’aucune direction de l'assainissement.
AllAfrica

Conclusions AfricaSan 5/FSM5

En attendant d’obtenir une volonté politique beaucoup plus solide au niveau africain, la rencontre du Cape a suscité un élan nouveau pour une concrétisation les ambitions affichées pour le continent. Les acteurs qui y ont pris part veulent rester attacher aux engagements de Ngor, pour un accès universel à l’assainissement et à l’hygiène d’ici 2030 en Afrique et réaffirment leurs engagements à appuyer les gouvernements dans leurs efforts.
Dr Canisius Kanangire, secrétaire exécutif de l’AMCOW confie que 35 pays ont décidé de travailler ensemble, pour parvenir à des résultats palpables dans les 12 mois à venir. Ils vont engager des études pour recenser les populations vulnérables et plaider en faveur de l’amélioration des budgets ; ils vont également de développer des stratégies pour l’hygiène et l’assainissement en renforçant la capacité des ressources humaines engagées. Des plaidoyers pour la promotion de l’éducation en hygiène et en santé ne seront pas occultés. À cet effet, un document de 6 pages a été produit pour développer une vision pour la mise en œuvre des engagements de Ngor, d’ici la prochaine AfricaSan 6/FSM6 prévue du 15-19 février 2021.
AllAfrica

 

Algérie
Près de 17 % de l'eau distribuée provient des stations de dessalement

Près de 17 % de l'eau distribuée par l'Algérienne des Eaux (ADE) provient des stations de dessalement d'eau de mer, avec un volume de près de 1,34 millions m3/jour, contre 50 % pour les ressources souterraines et 33 % pour les eaux de surface, a indiqué le directeur général de l’entreprise, Smain Amirouche, à l'occasion d'une conférence autour de la ressource hydrique en Algérie organisée en marge du Salon des équipements, des technologies, des services de l'eau et de l'environnement (SIEE Pollutec 2019).
L'Algérie compte actuellement 21 stations de dessalement sur l'ensemble de son littoral, ce qui permet d'alimenter 6 millions d'habitants en eau potable. En termes d'approvisionnement, M. Amirouche a souligné le programme de développement de l'ADE d'ici 2020 prévoit l'acquisition de la gestion de l'approvisionnement de l'ensemble des 1 541 communes du pays y compris les douars et les agglomérations secondaires. Avec près de 7,9 millions m2/jour mis sur le réseau au profit de 6 millions d'abonnés, l'ADE fournit quotidiennement en eau 80 % de la population nationale dont 46 % sont approvisionnés 24h/24. La moyenne de la dotation est de 180 litres/jour/habitant, ce qui représente un chiffre élevé, précise le responsable qui appelle les citoyens à une consommation plus rationnelle. "À titre d'exemple, dans certaines capitales européennes la dotation moyenne par habitant est comprise entre 80 à 100 litres/jour", a-t-il indiqué. 720 spécialistes interviennent quotidiennement dans le traitement et dans le contrôle de la qualité de l'eau produite et distribuée par l'ADE sur l'ensemble du territoire national alors que l’ADE compte aussi 85 laboratoires de process situés au niveau des stations de traitement. 177 brigades de surveillance du réseau national travaillent pour réparer et prévenir les fuites, effectuant une moyenne de 921 réparations par jour. L'ADE ambitionne de réduire les pertes d'eau au niveau de son réseau de distribution estimées à 30 % actuellement à 18 % à horizon 2030.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Eau potable et industrielle : Projections à l’horizon de 2030
À l’horizon 2030, la demande en eau potable et industrielle pourrait atteindre 5 310 millions de m3 par an selon un scénario tendanciel et 3 705 millions de m3 par an selon un scénario volontariste, a indiqué la cheffe de projet Plan national de l'eau 2035 (PNL) au niveau du ministère des ressources en eau, Kadi Telmat. Cette même responsable a précisé que le scénario volontariste stipule un nombre supplémentaire de mécanismes de soutien de la part des pouvoirs publics par rapport au scénario tendanciel, se basant lui sur les données relatives au secteur. Selon Mme Telmat, le PNL base prévisions de demande en eau potable en 2030 sur une démographie oscillant entre 50 et 52 millions d'habitants. Il est également prévu d'atteindre à ce même horizon une demande en eau d'irrigation d'un volume de 12 milliards de m3 par an contre 8 milliards actuellement et une superficie irriguée totale de 2 millions d'hectares en 2030 contre 1,32 million actuellement. S'étant exprimée lors d'un atelier de présentation du bilan 2018 du secteur des ressources en eau et les perspectives à l'horizon 2035 organisé en marge de la 15ème édition du Salon international des équipements, des technologies, des services de l'eau et de l’environnement (SIEE Pollutec), elle a également mentionné que le PNL prévoyait une disponibilité en eau en 2030 de l'ordre de 15,5 milliards de m3/an en année humide et de l'ordre de 13,5 milliards de m3/an en année sèche. Cependant, a-t-elle relevé, l'irrigation des 2 millions d'hectares de terres agricoles prévues n'est réalisable que dans le cadre d'un scénario volontariste et en année humide. Pour sa part, Dalila Hadji, sous-directrice au ministère des Ressources en eau, a rappelé que le nombre de barrages dont dispose le pays a atteint en 2018 le nombre de 80 avec une capacité de 8,6 milliards de m3, contre 44 barrages en 1999 avec une capacité de 3,2 milliards de m3. Sur la période 2000-2018, 37 barrages d'une capacité globale de 4,5 milliards de m3 ont été mobilisés et 4 grands transferts ont été réalisés (Taksept, Koudiat Acerdoune, Tichy Haf et Tamanrasset Ain Salah). Courant cette même période, il a été réalisé 80 000 kilomètres de conduites d'eau (adduction et distribution) et 44 projets structurants d'AEP ayant touché plus de 26 millions d'habitants sur 36 wilayas du pays. Mme Hadji a également rappelé que le secteur a réalisé 23 000 kilomètres de réseaux d'assainissement, tandis que le taux de raccordement est passé de 72 à 91 %.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

400 milliards DA dédiés aux appels d'offres nationaux
Le coût du programme du plan de charges pour le lancement de différents appels d'offres nationaux attribués aux bureaux d'études et laboratoires algériens a atteint en 2018 dans le secteur des ressources en eau plus de 400 milliards de dinars, a affirmé le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib.
S'exprimant lors d'un point de presse organisé à l'issue de l'ouverture du 15ème Salon international des équipements, des technologies et des services de l'eau, en présence de membres du gouvernement, M. Necib a indiqué que l'attribution de ces appels d'offre relatifs à la modernisation du secteur des ressources en eau aux bureaux d'études et laboratoires algériens avait pour objectif de valoriser les capacités nationales et d'encourager le produit national. L'année 2018 a connu un seul appel d'offres international relatif au raccordement du système de Beni Haroune au système des Hauts-plateaux qui a nécessité le recours à une technologie très avancée que ne maîtrisent pas les capacités nationales, a-t-il précisé. S'agissant des investissements dans le secteur, M. Necib a rappelé que leur valeur avait atteint, depuis 2000, environ 55 milliards de dollars à la faveur de la stratégie nationale de diversification des ressources.
Algérie Presse Service (Alger) – AllAfrica  

 

Gabon
Après 20 ans de présence, Veolia quitte le pays par la petite porte

Veolia quitte définitivement le Gabon, un an après la rupture unilatérale du gouvernement du contrat qui les liait. Le 16 février 2018, les autorités gabonaises avaient réquisitionné les locaux de Veolia. Le groupe français détenait 51 % de la SEEG, la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon. Alors qu’une action judiciaire avait été engagée en mars dernier devant le CIRDI, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, les deux parties ont trouvé un accord le 19 février. Aux termes de cet accord, Veolia va céder la totalité de ses parts à l'État gabonais. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Avec le départ du groupe privé français, la SEEG redevient entièrement publique.
Radio France Internationale – AllAfrica  

 

 

Asie

 

 

Inde
L’Université de Tel Aviv procure de l’eau potable à des milliers de villageois

Un projet lancé le 21 janvier 2019 à l’initiative des Pr Rafi Nachmias et David Mioduser du Centre pour l’éducation scientifique et technologique de l’Université de Tel-Aviv, utilisant une technologie de purification de l’eau mise au point à l’École de médecine de l’Université, a permis de fournir de l’eau potable à des milliers d’habitants du sud-ouest de l’Inde. Les chercheurs espèrent étendre leur initiative à d’autres villages de la région, où la purification de l’eau est une question de vie ou de mort pour les habitants. La mousson qui a frappé le sous-continent indien en août 2018, provoquant des inondations et des torrents de boue, principalement dans l’État du Kérala au sud-ouest du pays, a été particulièrement meurtrière. Des centaines de personnes y ont trouvé la mort, et environ un million d’autres se sont retrouvées sans abri. Mais il ne s’agit là que des dommages directs. Suite aux inondations, les infrastructures d’approvisionnement en eau se sont complètement effondrées dans tout le pays et des millions de personnes n’ont plus accès à l’eau potable. 
"Lorsque j’ai lu les articles sur la mousson dans le journal, j’ai immédiatement appelé mes collègues de l’Université d’Amrita dans l’État du Kérala", explique le Pr Nachmias. "J’y avais été en visite un an auparavant, et j’étais inquiet pour leur sécurité. Les récits que j’avais entendus n’étaient pas encourageants, le principal grief concernant une grave pénurie en eau potable. J’ai commencé à chercher des solutions dans notre université, et j’ai fini par découvrir une invention du Pr Yoram Lass de l’École de médecine, qui a trouvé une manière efficace simple et peu coûteuse d’utiliser des filtres pour appareil de dialyse pour épurer l’eau. Nous avons vérifié auprès de nos amis indiens de l’hôpital universitaire d’Amrita, qui ont déclaré que cette technologie israélienne pouvait fonctionner même dans les conditions difficiles des villages de leur pays."
Dans une deuxième étape, le Pr Nachmias et ses collègues de l’Université de Tel-Aviv ont mis en place un projet visant à évaluer la mise en œuvre de systèmes de purification de l’eau dans des villages isolés, pour un coût de 1 000 à 2 000 dollars par village, et ont mené une étude pour déterminer la faisabilité de cette initiative à grande échelle. Le projet a été lancé le 21 janvier 2019 et a été financé par le Consulat israélien du sud de l’Inde et par le Fonds pour les victimes de catastrophes naturelles du ministère israélien des Affaires étrangères. "Le système est capable de fournir près de 8 litres d’eau par minute, quantité suffisante pour un village d’environ 500 habitants, et ce à un coût relativement bas", explique le Pr Nachmias. "Avec les fonds que le Consulat nous a accordés, nous pourrons installer cinq de ces systèmes sur des sites nécessitant de l’eau pure dans le Kerala. Il faut comprendre qu’il s’agit d’une solution extrêmement simple, utilisant une pompe manuelle qui ne nécessite pas d’électricité ; mais elle doit être accompagnée d’une éducation scientifique et technologique en matière d’eau potable et d’assainissement. Seule la combinaison de la technologie et d’une éducation adaptée parviendra à produire le changement souhaité." À cette fin, une coopération a été établie entre les chercheurs de l’Université de Tel-Aviv et leurs collègues de l’Université d’Amrita. Les chercheurs indiens ont désigné les villageoises comme responsables de la gestion de l’eau et leur ont enseigné l’importance d’une eau salubre pour la consommation et le fonctionnement du système à long terme. Dans les mois à venir, des étudiants d’Amrita mèneront des enquêtes auprès des villageois, surveilleront la qualité de l’eau et prendront note des problèmes rencontrés lors de la mise en œuvre du système sur le terrain. "En désignant les femmes des villages pour administrer l’eau, nous souhaitions réaliser deux choses", explique le Pr Nachmias. "Tout d’abord nous voulions promouvoir leur statut, en leur donnant la responsabilité de cette ressource importante. Deuxièmement, les femmes veilleront à la conformité du matériel et à son utilisation adéquate. En Inde, l’Université est responsable de l’éducation des femmes et des jeunes, et s’il s’avère qu’il est possible, grâce à la technologie israélienne innovante, de sauver des vies, nous élargirons le projet."
Environ 60 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année en Inde de maladies intestinales causées par de l’eau contaminée et environ 80 millions d’Indiens n’ont pas accès à l’eau potable.
Sivan Cohen-Wiesenfeld, PhD, Newsletter des Amis français de l’Université de Tel Aviv – Israël Science Info

 

Chine
Améliorer l'assainissement rural et assurer une campagne propre

Les habitants du village de Nuanshui apportent tous les jours leurs ordures à la "banque des déchets". Ils sont prêts à faire la queue dans l'attente d'échanger leurs déchets contre des biens de consommation courante. Situé dans la ville de Dexing, dans la province chinoise du Jiangxi (est), ce village isolé a ouvert sa banque des déchets en 2016. Cette initiative encourage les villageois à collecter les déchets et les sensibilise à la protection de l'environnement. Auparavant, les ordures ménagères faisaient malheureusement partie du paysage du village. Les villageois jetaient les sacs en plastique dans la rivière. Deux ans après l'ouverture de la banque des déchets, l'environnement du village a radicalement changé. Pour les habitants, maintenant, plus question de jeter ni les sacs en plastique, ni les piles usagées, ni les canettes ou les mégots de cigarettes. À la banque, en échange de 80 sacs en plastique, de 40 piles ou batteries usagées, ou de 200 mégots de cigarettes, ils reçoivent un savon. Selon le bilan établi fin 2018, la banque des déchets de Nuanshui a reçu un total de 30 tonnes de déchets, en échange de l'équivalent de 85 000 yuans (12 600 dollars) d'articles divers. "Le gouvernement consacrait chaque année plus de 100 000 yuans au traitement des déchets pour un seul village. Mais les déchets ne pouvaient pas être éliminés", explique Tang Yongfeng, directeur de l'administration de l'agriculture et des affaires rurales de la ville de Dexing. Depuis que la banque des déchets a été mise en place dans tous les villages de la ville avec plus de 100 banques fournissant des services d'échange de déchets, le coût du traitement des déchets est passé à environ 20 000 yuans par village. Les déchets collectés dans les zones rurales sont ensuite traités dans le cadre du programme de valorisation des déchets en énergie dans les villes, convertissant les déchets en électricité et en chaleur, ajoute M. Tang.
La lutte contre la pollution de l'environnement dans les zones rurales est une préoccupation majeure. Selon le dernier "document central" publié par les autorités centrales, la Chine continuera à promouvoir le développement rural et à améliorer le cadre de vie et les services publics dans les zones rurales. Les communautés rurales de 44 districts du Jiangxi ont commencé le traitement des déchets et des installations de traitement des eaux usées ont été construites dans plus de 2 000 villages. Plus de 5,7 millions de foyers ruraux ont désormais des toilettes à chasse d'eau, représentant 74 % de l'ensemble des ménages ruraux de la province.
Malgré de nombreuses réalisations, les zones rurales chinoises ont connu des progrès relativement lents en matière d'assainissement, selon Xu Guangjian de l'Université Renmin de Chine. Pour rattraper les villes, la Chine a encouragé le traitement des eaux usées et amélioré les installations sanitaires dans les vastes zones rurales. À ce jour, au moins 20 provinces et régions ont adopté une série de politiques visant à traiter les eaux usées et à trier les déchets.
Xinhua

 

 

Économie

 

 


Nîmes Métropole, France – Veolia remporte le service d’eau et d’assainissement
Fort de ce nouveau contrat d’une durée de 8 ans, Veolia s’engage à faire du service d’eau et d’assainissement de Nîmes Métropole, 261 000 habitants, un service d’excellence parfaitement adapté aux défis des prochaines années et un service au juste prix. Ce nouveau contrat piloté par Nîmes Métropole devrait école au regard de sa modernité : une délégation de service public unique regroupant l’eau et l'assainissement, une gouvernance partagée intégrant des représentants de la société civile, une société dédiée sous forme de société anonyme, une relation consommateurs réinventée, digitale et humaine.
D'un montant de 185 millions pour une durée de 8 ans, ce contrat va permettre aux équipes Veolia d'améliorer le rendement de réseau pour le porter à 82 %. Cet investissement va nécessiter le déploiement de plus de 2 500 objets connectés sur le réseau et l’intégration du système de pilotage Hypervision 360 qui seront jumelé avec des caméras dernière génération, la mise en place de la télérelève des compteurs d’eau pour 95 % des abonnés d’ici trois ans, l'intégration des prévisions météorologiques pour gérer l’impact des pluies cévenoles et aller plus loin dans la prévention des inondations. Le consommateur pourra accéder depuis son téléphone portable aux informations en temps réel sur sa consommation et être alerté en cas d’anomalie. L’opérateur prévoit ainsi d’économiser plus de 15 millions de m3 d'eau, soit l'équivalent d'une année de sa propre consommation. L’ensemble des boues du territoire sera traité par une station de méthanisation dont la production de biogaz ira alimenter les bus de l’agglomération. Veolia va également instaurer un contrôle citoyen avec 4 habitants de la métropole qui siégeront au sein du conseil d’administration de la société locale qui aura en charge la gestion du service. Ces citoyens participeront à l’ensemble des décisions budgétaires ou stratégiques.
En attendant le démarrage du contrat en janvier 2020, Veolia a prévu une période de tuilage sécurisée affichant notamment sa détermination à rencontrer individuellement, dans les prochaines semaines, chacun des 114 salariés transférables afin de les rassurer sur leur situation. Au-delà, des recrutements seront nécessaires notamment dans le cadre du déploiement du télérelevé. "Nous sommes fiers et honorés de servir l’ambition de porter à l’échelle métropolitaine ce service public de l’eau potable et de l’assainissement collectif", précise Frédéric Van Heems, directeur général de l’activité Eau de Veolia en France. "Avec les dernières innovations technologiques et digitales pour améliorer fortement la gestion des réseaux, protéger la ressource, impliquer les consommateurs et aider les plus démunis, avec de nouveaux services pour les abonnés, avec un très bon rapport qualité-prix, nous allons, avec Nîmes Métropole, réconcilier les habitants de la métropole avec leur service d’eau et d’assainissement."
Veolia

Recours judiciaire

L'actuel délégataire écarté dans cet appel, Saur, souhaite engager une action au fond devant le tribunal administratif contre la procédure d’attribution du contrat.
Dans sa décision du 19 février, le tribunal administratif de Nîmes n’a pas retenu les arguments de Saur visant à invalider en référés la procédure d’attribution du contrat d’eau et d’assainissement de Nîmes Métropole. Saur prend acte de cette première décision du tribunal administratif et confirme son intention d’engager cette fois une action au fond, précise le groupe dans un communiqué en date du 19 février. Un précédent communiqué, en date du 17 janvier, précisait les motifs du grief.
Saur – communiqué du 17-01-2019 

 

Naples, Italie – Suez remporte la rénovation et l'exploitation de la STEP Naples Nord
Suez poursuit le développement de ses activités en Italie, avec la signature d’un nouveau contrat visant à rénover et à exploiter la station de traitement des eaux usées de Naples Nord. Celui-ci s’inscrit dans le cadre du grand projet de modernisation des infrastructures "Regi Lagni – Naples", au sein duquel le groupe a également remporté la modernisation et l’exploitation de la station d’épuration de Cuma en 2017. Ces deux contrats, d’une durée de 5 ans, représenteront pour le groupe un chiffre d’affaires total de 120 millions d’euros.
Le grand projet "Regi Lagni – Naples" a pour objectif la réhabilitation de 5 stations de traitement des eaux usées (Cuma, Napoli Nord, Marcianise, Acerra et Foce Regi Lagni) ayant une capacité de traitement totale de 4,5 millions équivalent-habitant.  D’un montant de 450 millions d’euros, ce projet représente l’investissement le plus important réalisé en matière d’assainissement au cours des 20 dernières années dans le pays et en Europe. Aux côtés de son partenaire Impresa Pizzarotti & C.S.p.A, Suez a ainsi remporté la rénovation et l’exploitation des deux stations de Naples Nord et Cuma, assurant au total le traitement des eaux usées de 2 millions équivalent-habitant, pour un montant total de plus de 200 millions d’euros, dont 120 millions attribués au groupe. Suez mettra en œuvre des technologies innovantes permettant de réduire significativement l’empreinte énergétique des deux stations, incluant notamment la maîtrise de la consommation d’air nécessaire au traitement biologique (la technologie GreenbassTM Degremont de régulation de l’aération séquencée des boues activées qui ajuste en continu le débit d’air du bassin biologique en fonction des besoins instantanés réels)  et de préserver les ressources grâce à la valorisation des boues (cogénération) et la récupération des calories à partir des flux thermiques disponibles (cogénération, sécheurs, réseaux de chauffage et de refroidissement…).
Troisième pays de développement pour les activités Eau de Suez en Europe, le marché italien sera porteur dans les prochaines années au regard des besoins d’investissement du pays en infrastructures, précise le communiqué. Par l’intermédiaire de sociétés mixtes, Suez est présent dans la gestion de l’eau en Italie, avec 2,7 millions d’habitants desservis en eau potable et bénéficiant de la collecte des eaux usées. Au cours des 56 dernières années, le groupe a également construit 150 usines d’eau potable, 500 usines de traitement des eaux usées et 80 usines de traitement des eaux industrielles. L’un de ses trois centres d’expertise en eaux industrielles est également implanté à Milan. 
Suez

 

Suez – Le CA choisit à l'unanimité Jean-Louis Chaussade comme président 
Le conseil d’administration de Suez a désigné, à l’unanimité, Jean-Louis Chaussade comme futur président à compter du 14 mai 2019. Le conseil d’administration a considéré que son parcours au sein du groupe, son expérience et sa connaissance des métiers, des partenaires et des valeurs de Suez, le qualifiaient pleinement pour succéder à Gérard Mestrallet, dont le mandat de président du conseil prendra fin à l’issue de l’assemblée générale du 14 mai prochain, conformément aux statuts de la société.
Avec la désignation de Bertrand Camus comme directeur général, une nouvelle période s’ouvre pour Suez. L’année qui vient va être marquée par sa prise de fonction et celle de l’équipe qu’il va former, l’élaboration par cette équipe et la validation par le conseil d’administration d’un plan stratégique pour Suez à l’horizon 2030. Sous la présidence de Jean-Louis Chaussade, le conseil d’administration va contribuer au succès de cette année très importante pour Suez, et apporter au nouveau directeur général le soutien nécessaire. Le conseil salue tout particulièrement l’action de Gérard Mestrallet et Jean-Louis Chaussade qui, depuis l’introduction en Bourse du groupe en 2008, ont conduit le développement et la transformation de Suez pour l’adapter à l’évolution de ses marchés et aux besoins de ses clients. Jean-Louis Chaussade a déclaré : "Je suis très honoré d’avoir été choisi par le conseil d’administration pour succéder à Gérard Mestrallet auquel je rends hommage. Je quitterai la direction générale d’un groupe armé pour l’avenir ; en 15 ans, Suez a connu de très importantes transformations, telles la mutation de ses métiers, le doublement de la présence à l’international, la croissance significative du chiffre d’affaires, le passage à la marque unique et la transformation digitale. Bertrand Camus va prendre les rênes en mai et je suis très heureux de cette nomination. Je sais qu’il saura mener les transformations nécessaires à un rythme soutenu : il a le goût de la conquête et l’audace d’entreprendre."
Si les propositions formulées par le conseil d’administration ainsi que la nomination de Bertrand Camus en qualité d’administrateur sont adoptées par l’assemblée générale du 14 mai 2019, le conseil sera composé, conformément à la règlementation applicable et au code AFEP MEDEF, de 50 % de membres indépendants et de 42 % de femmes.  Les comités du Conseil seront respectivement présidés par : Anne Lauvergeon pour le comité Audit ; Guillaume Pepy pour le comité Nominations, gouvernance et rémunérations ; Miriem Bensalah Chaqroun pour le comité Stratégique ; Delphine Ernotte Cunci pour le comité Éthique et développement durable. Un administrateur ayant des fonctions exécutives au sein d’Engie sera membre de chacun de ces comités. Toutes les décisions relatives à la gouvernance ont été prises à l’unanimité, précise le communiqué. 
Suez

 

 

Évènements

 

 

20 mars 2019, Toulouse – France
L'accès à l'eau face au changement climatique, ici et ailleurs

Lors de cette conférence, portée par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole,  Abdoulaye Sene, président du Comité préparatoire à l’organisation du 9ème Forum Mondial de l’Eau "Dakar 2021" et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, les experts répondront aux questions des citoyens sur la place de l’eau face au changement climatique et apporteront respectivement leur vision de l'accès à l'eau au niveau mondial.
L’événement est organisé par l’agence de l’eau Adour-Garonne en partenariat avec le Muséum de Toulouse.
Inscriptions

 

21-22 mars 2019, Montreuil et Paris – France
Quand les multinationales s'approprient un bien commun

Rencontres avec Rajendra Singh et Rajagopal P.V. à Montreuil et Paris
La journée mondiale de l'eau le 22 mars est toujours l'occasion de sensibiliser à la situation et aux enjeux de l'eau bien commun et d'ouvrir de nouvelles perspectives. Cette année, la Coordination Eau Île-de-France va le faire en grand lors de rencontres exceptionnelles avec Rajendra Singh, l'homme de l'eau en Inde, lauréat du prix de l'eau de Stockholm et Rajagopal P.V., organisateur  de la grande marche Delhi-Genève contre les inégalités qui aura lieu en 2020.
Une réunion publique est prévue à Montreuil le 21 mars en partenariat avec la Maison ouverte et la Mairie de Montreuil et une autre à Paris le 22 mars en partenariat avec la Mairie du 10ème arrondissement, la Fondation France Libertés et le collectif de graphistes 2degrees-petition. D'autres personnalités indiennes seront également présentes. À cette occasion, la résidence de l'eau qui ouvrira prochainement ses portes à Paris sera présentée ainsi que des vidéos réalisées dans le cadre de l'atelier format-eau.
Des initiatives locales sont également prévues : projection-débat de "La ligne de partage des eaux" à Villarceaux (95) le 22 mars, représentation (et débat) de "L'homme qui plantait des arbres" à Champigny-sur-Marne (94), le 23 mars.
Agenda – Coordination Eau Île-de-France

 

20 mai 2019, Champs-sur-Marne – France
Micropolluants et eaux pluviales en ville : vers des solutions efficaces ?

Ce colloque souhaite restituer les résultats de trois projets portant sur la gestion des eaux pluviales dans les zones urbaines : Matriochkas à Nantes, MicroMégas à Lyon et Roulépur en Île-de-France. Ces projets se sont attachés à évaluer, dans un cadre pluridisciplinaire, la performance de dispositifs alternatifs pour la maîtrise des micropolluants. Matriochkas et MicroMégas ont étudié des techniques centralisées et décentralisées ; MicroMégas a complété la recherche par l’étude de la perception des techniques alternatives et des micropolluants par les acteurs (usagers et professionnels), et Matriochkas s'est intéressé aux différentes échelles d'évaluation, du dispositif pilote jusqu'à l'agglomération. Roulépur s'est focalisé sur les pollutions issues des voiries et parkings, via un diagnostic poussé de ces eaux, l'évaluation des performances de plusieurs dispositifs de gestion à la source et l'analyse de leurs conditions d'appropriation. Les travaux s'appuient sur la métrologie d'ouvrages réels et des périodes d’observation d’un an au minimum.
La rencontre est coprganisée par ARCEAU Île-de-France, l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR), l’École des Ponts ParisTech et l’Institut national des sciences appliquées (INSA).
Pré-programme et inscriptions

 

31 mai-3 juin 2019, Haïfa – Israël
e-Environnement et Climat : Mission organisée Technion France
Du vendredi 24 au lundi 27 mai 2019, Muriel Touaty, directrice générale du Technion France, organise la 14ème édition de la mission annuelle du Technion France, à Haïfa (Israël),  sur le thème : "#TechnionConnectedWorld : L’Homme au cœur d’un nouvel e-Environnement"
À la fois complexe et globale, la lutte contre le changement climatique est l’un des défis majeurs du XXIe siècle. Les énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolien, géothermie et biomasse) se développent intensément partout dans le monde, portées par la nécessité réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, 79 % des Français jugent que la France n’investit pas assez dans les technologies vertes et 73 % des personnes interrogées estiment que les entreprises ne sont pas suffisamment incitées à se tourner vers des énergies et des technologies plus écologiques (sondage Odoxa pour Saegus). La Mission annuelle du Technion France mettra en avant les enjeux de la transition énergétique & la GreenTech mais aussi de l’IA, et de la santé et de la nutrition dans un monde de plus en plus connecté, tout cela mettant en interface direct les acteurs des écosystèmes Francophones avec les meilleurs experts du Technion. Ce rendez-vous scientifique et technologique se concentrera sur les avancées scientifiques, médicales, environnementales et éducatives et la place de l’Homme dans son nouvel environnement. Les thématiques seront l’état de l’art en santé, bien-être et nutrition, les dernières découvertes GreenTech/CleanTech, ainsi que le rôle de l’éducation, la formation et la communication dans ce nouveau cycle numérique.
Technion France

 

 

Formations

 

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".
À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin. 
Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers"depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.
Contact –  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech
Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 
Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

Expositions Tourbières
Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 
Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'homme, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières