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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 13/08/2026 | |
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Fin juin, en pleine canicule, la ministre française de la transition écologique Monique Barbut, a affirmé que la France était face à un "mur d'investissements" en matière d'adaptation au changement climatique. Or, si la hauteur du mur est bien connue quand on parle de décarbonation de l'économie – notamment depuis la publication du rapport de Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz en 2023, les choses sont moins évidentes pour ce qui est de l'adaptation. Certains pays se sont déjà posé ces questions, allant jusqu'au chiffrage consolidé des besoins d'adaptation. Au Royaume-Uni par exemple, les travaux menés sous la houlette du Committee on Climate Change estiment à une fourchette d'environ 10 milliards à 11 milliards de livres sterling (de 11,7 milliards à 13 milliards d'euros) par an les investissements supplémentaires nécessaires pour l'adaptation d'ici 2030. Une autre étude menée en Allemagne par le think tank et cabinet de conseil Adelphi pour le compte de la Plateforme scientifique sur le climat (groupe d'experts créé par le gouvernement fédéral allemand en 2019) les estime, pour sa part, dans une fourchette de 8,6 milliards à 10,6 milliards d'euros par an. Ces deux études mobilisent une approche dite "énumérative", ou "bottom up", également utilisée également à l'Institut de l'économie pour le climat (I4CA). Elle consiste à identifier des listes d'actions à mettre en œuvre, de projets à mener pour l'adaptation (par exemple, un nombre d'opérations de rénovation, de chantiers de renforcement d'infrastructures, de construction de nouveaux équipements de protections, d'opérations de renaturation…), à estimer des coûts moyens par opération et à faire le total, comme on ferait l'addition de l'entrée au dessert pour obtenir sa note au restaurant. Vivian Dépoues Vivian Dépoues, Research Associate à l'I4CE, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - Université Paris-Saclay –The Conversation |
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