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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 05/09/2026 | |
La catastrophe a été induite par un effondrement de glacier du Langtang Lirung, à une altitude d'environ 5 200 mètres. Que sait-on du lien avec le réchauffement climatique dû aux activités humaines pour les glaciers de ce secteur ?Les éclaircissements de Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, Paris Saclay, co-responsable du centre Climat Société de l'Institut Pierre-Simon Laplace. Une étude scientifique approfondie publiée en juin 2026 apporte des réponses très claires : perte de masse qui accélère depuis les années 1990 ; accélération du recul de la surface des glaciers de ce secteur depuis la fin du XXe siècle ; amincissement généralisé ; remontée en altitude de la ligne d'équilibre (là où l'accumulation contre-balance la fonte) de 175 mètres pour atteindre 5 500 mètres à partir des années 2010 ; réchauffement prononcé, amplifié en altitude (+0,3 °C par décennie 1964-2003 au-dessus de 4 000 mètres) ; amincissement qui s'est propagé vers l'amont des glaciers ; fragmentation des glaciers et déconnexion, amplifiant le recul en altitude, la formation de falaises de glace instables, et, en vallée, la dégradation de langues de glaciers couvertes de débris. Pour rappel, une analyse à l'échelle mondiale montre que chaque kilogramme de CO2 émis (principalement par l'utilisation d'énergies fossiles, pétrole, charbon et gaz) entraîne la fonte d'environ 15 kg de glace de glaciers, et de multiples impacts qui peuvent devenir catastrophiques, comme au Népal. L'article co-écrit par une équipe internationale – Global and Planetary Change |
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