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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 12/08/2026 | |
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Les incendies de cet été conduisent aujourd'hui le Gouvernement à lancer des groupes de travail sur la réparation des territoires touchés et sur l'accélération de l'adaptation au changement climatique. C'est une étape importante. Lors de son intervention le 20 juillet dans l'émission "On ne plaisante pas avec l'info" de LCI - La Chaîne Info, Philippe Drobinski, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique, directeur du centre Energy4Climate et auteur principal du GIEC (AR7), a insisté sur un point essentiel : évitons une approche trop sectorielle de la réparation des forêts incendiées.
Une forêt ne peut pas être pensée isolément. L'eau est au cœur de tout. Elle est déjà l'objet de tensions croissantes entre les besoins des écosystèmes, de l'agriculture, de la production d'énergie, de l'industrie et des populations. Restaurer les forêts sans intégrer ces interactions reviendrait à traiter un symptôme plutôt que le système dans son ensemble… avec à la clé, des risques de maladaptation. La réparation doit donc être pensée en même temps que l'adaptation. Cela signifie concevoir dès aujourd'hui des paysages et des forêts capables de résister au climat de la fin du XXIe siècle, et non de reconstruire en fonction du climat d'hier ou même de celui d'aujourd'hui. Enfin, la résilience climatique ne peut pas se limiter au seul risque incendie. Chaque territoire subit des événements extrêmes de plus en plus connectés : sécheresses, canicules, incendies, mais aussi précipitations intenses, crues, tempêtes ou encore érosion des sols. Répondre à un risque sans tenir compte des autres, c'est risquer de créer de nouvelles vulnérabilités. |
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