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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 08/03/2026 | |
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Plus de 60 % des précipitations sur les terres émergées retournent dans l’atmosphère par évapotranspiration. Dans les régions arides, ce chiffre peut atteindre près de 100 %. Des scientifiques de l’Institut Weizmann des Sciences ont découvert que, contrairement aux hypothèses précédentes, l’évapotranspiration possède une limite supérieure stable, qui reste constante quelles que soient les conditions climatiques et de végétation. Cette découverte de la faible flexibilité des pertes a des implications majeures pour le cycle global de l’eau. Cela signifie que même une variation relativement faible des précipitations, par exemple en raison du changement climatique, pourrait se traduire par des modifications disproportionnées du "rendement en eau", c’est-à-dire la différence entre l’eau qui entre dans le système et l’eau "perdue" par évaporation. Autrement dit, les régions arides pourraient perdre leurs ressources en eau disponibles beaucoup plus rapidement, tandis que les régions plus humides pourraient être confrontées à un risque accru d’inondations et de crues soudaines. L’équipe de recherche, dirigée par le Dr Eyal Rotenberg, chercheur au sein du groupe du Pr Dan Yakir, lauréat du prix Israël, titulaire de la chaire professorale Hilda et Cecil Lewis, a fondé son étude sur des projections issues de modèles climatiques et sur des données à long terme provenant de FLUXNET, réseau mondial de stations de mesure réparties sur des centaines de sites à travers le monde, qui surveille les échanges de carbone, d’eau et d’énergie entre les écosystèmes terrestres et l’atmosphère depuis les années 1990. L’étude a été publiée dans Nature Communications en novembre 2025.
Evapotranspiration saturation amplifies climate sensitivity of terrestrial water yield – Nature Communications |
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