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Les espèces migrent jusqu’à 4 fois plus vite que ne le prévoient les modèles climatiques

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Dossier de
la rédaction de H2o
  
17/04/2026

 

À l’heure où le réchauffement climatique redessine la carte mondiale de la biodiversité, une étude d’envergure internationale publiée dans la revue PNAS révèle un décalage majeur entre prévisions scientifiques et réalité observée : les espèces se déplacent jusqu’à 4 fois plus vite le long du gradient latitudinal que ne l’anticipent les modèles climatiques, pourtant largement utilisés pour prédire les changements de répartition des espèces et guider les politiques de conservation en réponse au réchauffement global. Pilotée notamment par Jonathan Lenoir, chargé de recherche CNRS et directeur adjoint du laboratoire EDYSAN (Université de Picardie Jules Verne/CNRS) et par Bruno F. Oliveira, chercheur à la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), cette étude a comparé les prédictions des modèles de niche aux observations de terrain de plus de 9 500 déplacements d’aires de répartition concernant plus de 3 500 espèces marines et terrestres, sur plusieurs décennies. Au total, ce sont plus de 80 To de données qui ont été analysées par le réseau international BIOSHIFTS, grâce à la puissance de calcul de la plateforme MatriCS de l’UPJV.

CNRS