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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 20/02/2026 | |
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La nature peut produire des eaux acides les plus toxiques qui soient, pires que celles que les êtres humains pourraient créer sur un site industriel, explique Stephen Grasby, chercheur pour la Commission géologique du Canada. Il dirige une équipe de Calgary ayant entrepris des relevés autour des Smoking Hills, dans les Territoires du Nord-Ouest canadien. La Formation des Smoking Hills est un dépôt de roches sédimentaires d'où s'échappe de façon continue de la fumée depuis des millénaires. Selon les chercheurs, le dégel du pergélisol et l'érosion des sols de la Formation libèrent des métaux toxiques et une solution très acide dans les rivières, les baies, et possiblement dans l'océan Arctique, notamment lorsque les roches argileuses s'effondrent et exposent des surfaces riches en pyrites. Ils ont été surpris par l'ampleur de la toxicité et de l'acidité dans les cours d'eau alentour. Contrairement aux hypothèses précédentes suggérant que l'acidité provenait des fumées issues des combustions actives, les données montrent qu'elle résulte principalement de l'interaction entre l'eau et les roches – plus précisément l'oxydation de la pyrite. L'étude ajoute que cette interaction est amplifiée par le réchauffement climatique. Les résultats ont été publiés dans la revue Geology. Release of toxic-metal acid brines related to slumping of Cretaceous mudstones - Smoking Hills (Ingniryuat), Arctic Canada – Geology |
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