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CLIMAT |
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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 25/05/2026 | |
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Donald Trump a récemment affirmé que les projections les plus pessimistes des experts s'étaient révélées "fausses". Les scientifiques spécialistes du climat ont tenu à rappeler la gravité du réchauffement planétaire et l’ampleur des menaces qui pèsent sur l’avenir une l'humanité toujours dépendante des énergies fossiles, dans la foulée de la publication d'une étude dont les conclusions ont été détournées par des climatonégationnistes, dont Donald Trump. Un comité international de scientifiques a publié le mois dernier un article de recherche mettant à jour les scénarios d’émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) et de trajectoires de dérèglement du climat utilisés par les chercheurs et intégrés aux rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Jusqu'à présent, le scénario le plus catastrophique pour l'humanité se basait sur un scénario dans lequel notre dépendance aux énergies fossiles demeurait aussi forte au cours des prochaines décennies. Comme ces énergies produisent 75 % des émissions mondiales de CO2, cela nous aurait menés vers un réchauffement qui aurait pu dépasser les 3,3 à 5,7 °C d’ici 2100, par rapport aux niveaux préindustriels (1850-1900), avec une projection médiane de 4,4 °C. Le scénario le plus optimiste prévoyait pour sa part une réduction très forte et rapide des émissions et un réchauffement limité à environ 1,5 °C, avec un léger dépassement temporaire. Ce scénario de dérèglement limité à un seuil jugé sécuritaire par la science est aujourd'hui assuré d'être dépassé d'ici 2030. Mais la nouvelle étude, qui sera intégrée dans la rédaction des prochains rapports du GIEC, estime que, grâce au développement des énergies renouvelables et aux politiques climatiques récentes, les niveaux d'émissions très élevés prévus dans le scénario le plus pessimiste "sont devenus peu plausibles". Le pire scénario, dans la version actualisée, prévoit une augmentation de température proche de 3,5 °C en 2100. Mais "ce nouveau scénario d'émissions élevées entraînerait toujours d’énormes dégâts climatiques", a tenu à souligner Detlef van Vuuren, auteur principal de l'étude et chercheur à l'agence néerlandaise d'évaluation environnementale PBL. The Scenario Model Intercomparison Project for CMIP7 (ScenarioMIP-CMIP7) – Geoscientific Model Development |
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