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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 24/03/2026 | |
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Des milliards de moules carbonisées, des oisillons tombant de leurs nids surchauffés : les vagues de chaleur d’envergure entraînent des effets écologiques en cascade souvent désastreux mais aussi parfois plus nuancés, indique une étude scientifique. La vague de chaleur intervenue du 25 juin au 2 juillet 2021 dans l’ouest de l’Amérique du Nord, alimentée par le changement climatique, a été parmi les plus extrêmes jamais enregistrées à l’échelle mondiale, avec des températures dépassant parfois les 50 °C. "Cette vague de chaleur a eu des répercussions écologiques considérables, notamment une augmentation de près de 400 % des feux de forêt et des conséquences négatives pour plus des trois quarts des espèces étudiées", indique Diane Srivastava, coauteure de l’étude, parue dans la revue Nature Ecology & Evolution, et professeure au Centre de recherche sur la biodiversité de l’université de Colombie-Britannique. Pour évaluer l’impact de la vague de chaleur, les chercheurs ont combiné des données météorologiques, écologiques et hydrologiques, ainsi que des informations sur les incendies de forêt et des modèles scientifiques. Sur les 49 espèces terrestres et marines étudiées, plus de 75 % des espèces ont été affectées négativement, avec des effets très variables : certaines populations ont chuté de près de 99 %, tandis que d’autres ont connu des augmentations allant jusqu’à 89 %. La variabilité des effets repose sur des facteurs tels que la disponibilité d’un couvert végétal, la capacité intrinsèque d’une espèce à supporter la chaleur et son comportement, notamment sa capacité à se mettre à l’ombre. |
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