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ENVIRONNEMENT
Des espaces protégés adaptés aux réalités sociales, économiques et culturelles des territoires

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Dossier de
la rédaction de H2o
  
14/06/2026

 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement (5 juin), l'ONG de solidarité internationale GRET  (anciennement Groupe de recherche et d'échange technologique) rappelle que les crises environnementales ne connaissent pas de frontières. Face à l’accélération du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, soutenir les initiatives environnementales locales à travers la solidarité internationale est indispensable pour construire des réponses durables. Encore faut-il que ces projets soient pensés avec les populations concernées.

La planète envoie aujourd’hui des signaux d’alerte visibles : montée des eaux, catastrophes climatiques, dégradation accélérée des écosystèmes ou disparition massive d’espèces. Selon les Nations unies, près d’un million d’espèces seraient aujourd’hui menacées d’extinction. Face à cette situation, les aires protégées occupent une place centrale dans les stratégies internationales de protection de la biodiversité, avec l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Mais pour le GRET, l’enjeu n’est pas seulement de multiplier les espaces protégés : il faut  qu’ils soient adaptés aux réalités sociales, économiques et culturelles des territoires.
Depuis plus de dix ans, l'ONG intervient autour des aires protégées à Madagascar, en Afrique et en Asie du Sud-Est avec une approche fondée sur la justice sociale et environnementale. Son objectif est de concilier protection de la biodiversité, résilience climatique et développement économique local grâce à des projets construits avec les populations concernées. À Madagascar, sur l’île de Sainte-Marie, le GRET accompagne la création de l’aire marine et terrestre protégée Sorkay aux côtés de la Plateforme de concertation et d’appui au développement durable de l’île de Sainte-Marie. Depuis 2018, ce projet associe communautés locales, autorités publiques et acteurs du territoire afin de construire collectivement les règles de gestion et de protection des ressources naturelles.
Le GRET développe également d’autres initiatives associant directement les communautés locales à la protection des ressources naturelles. Au Laos, l’ONG accompagne depuis 2009 le développement de filières de bambou ayant permis de préserver près de 6 000 hectares de forêts naturelles. Au Libéria, elle soutient des filières de cacao durables compatibles avec les engagements internationaux de lutte contre la déforestation. En Guinée enfin, elle anime des démarches participatives pour la délimitation d’aires protégées et l’élaboration collective des plans d’utilisation des terres.
Ces expériences montrent que les projets environnementaux ne peuvent produire des résultats durables que lorsqu’ils sont construits avec les populations qui vivent dans les territoires concernés et dépendent directement de leurs ressources naturelles. 

GRET