Magazine H2o | Ces PFAS qui échappent à la surveillance environnementale | Brèves - Monde

Dessin de tracé de fleuve

Accueil > Brèves > Monde > Ces PFAS qui échappent à la surveillance environnementale


Publication
Ces PFAS qui échappent à la surveillance environnementale

Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Dossier de
la rédaction de H2o
  
30/03/2026

Comme bon nombre de polluants, les composés per- et polyfluoroalkylés, ou PFAS, atteignent souvent les mers et les océans. Si la présence de certains d’entre eux est surveillée, beaucoup d’autres ne font pas l’objet de réglementations. Ils sont pourtant observés à des taux élevés dans les écosystèmes marins, sans pour autant que leurs effets soient connus, révèlent des travaux inédits.

Des travaux conduits par l’IFREMER ont permis de rechercher simultanément des centaines de PFAS dans les moules et dans les huîtres de côtes françaises, en mettant en œuvre une méthode analytique de pointe, la spectrométrie de masse à haute résolution. Au total, près de 80 PFAS différents ont été détectés dans ces organismes, incluant des composés connus et réglementés, comme le PFOS et le PFOA, mais également de nombreux autres échappant aux programmes de suivi et à la réglementation. Ces travaux ont également permis d’identifier des zones fortement contaminées, présentant une grande diversité de PFAS à des concentrations plus élevées : les estuaires de grands fleuves (Seine, Loire et Rhône) et les zones fortement industrialisées, telles que l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône) sur la côte méditerranéenne.

Ninon Serre, docteure en chimie environnementale, et Yann Aminot, biogéochimiste des contaminants organiques, IFREMER – The Conversation