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France, Île-de-France |
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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 02/06/2026 | |
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Pour un niveau de crue majeure d'occurrence centennale (zones inondables en Île-de-France – ZI-IDF), les analyses révèlent la forte sensibilité de l'habitat francilien : près de 555 500 logements (environ 9,2 % du parc régional) sont potentiellement exposés aux inondations par débordement. La part très majoritaire de logements collectifs constitue l'une des caractéristiques de cette exposition : plus de 85,6 % (476 000 logements) sont localisés dans des immeubles à usage d'habitat ou à usage mixte (commerces, équipements éducatifs ou sociaux, bureaux…). La population résidente reflète l'importance des enjeux de l'habitat : plus d'un million de personnes, soit 8,4 % de la population francilienne (12,4 millions d'habitants en 2022), vivent en zones inondables. Près des trois quarts (782 600 habitants, 73,7 %) s'inscrivent dans les territoires densément peuplés de Paris et de la petite couronne. Avec près de 94 500 logements (196 800 habitants), le parc social représente une part notable (17,0 %) du parc de logements potentiellement exposés. Qui plus est, le niveau de risque est particulièrement important : près de 40 % (217 000) des logements en zones inondables, accueillant 431 000 habitants, sont exposés à des niveaux d'aléas forts (hauteur de submersion entre 1 et 2 mètres) à très forts (hauteur de submersion supérieure à 2 mètres), correspondant à des durées de submersion de plusieurs jours. Ce sont là les enseignements les plus marquants d'une analyse conduite par l'Institut Paris Région. L'étude s'inscrit dans le cadre du deuxième cycle (2023-2028) de la Stratégie locale de gestion du risque inondation (SLGRI) francilienne, qui fixe notamment des objectifs en termes de connaissance de l'évolution des populations exposées (indicateur prioritaire) afin de répondre au suivi de plusieurs orientations stratégiques : (1.4) Approfondir les connaissances sur les conséquences directes et indirectes des inondations sur les différents enjeux ; (5.1) Réduire les impacts indirects liés aux dysfonctionnements des réseaux (réduction des coupures hors zones inondées, réduction des délais de retour à la normale). Les chiffres, très élevés à l'échelle de l'agglomération parisienne et de la région Île-de-France, ne reflètent pas des situations qui restent très variables, et peuvent se révéler particulièrement sensibles à l'échelle communale. Les 15 communes et arrondissements les plus exposés, tous localisés dans les départements de Paris et de la petite couronne – à l'exception de Chelles (Seine-et-Marne) –, totalisent 46,4 % (480 300 habitants) de la population vivant en zones inondables en Île-de-France ; toutes ces communes sont concernées à hauteur de plus de 20 000 habitants. Alfortville (Val-de-Marne) est la commune la plus exposée d'Île-de-France, avec la quasi-totalité de son territoire et de sa population (99,5 %, 45 350 habitants) impactés par les inondations de la Seine et de la Marne en cas de crue majeure. Détails et cartes – Institut Paris Région |
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