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France, Publication |
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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 12/03/2026 | |
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Les aires urbaines constituent des écosystèmes à part entière où la présence et l’intervention humaine sont prépondérantes : forte proportion de surfaces imperméabilisées liée au bâti et aux infrastructures, des éléments naturels peu présents, de petite taille, isolés et dégradés, des palettes végétales non représentatives de la nature environnante, la présence d’îlots de chaleurs urbains, des pollutions diverses… Toutefois, les villes possèdent une diversité d’espaces à la fois en termes de naturalité (artificiels, semi-naturels ou naturels), de superficie (espace ou élément ponctuel), de qualité et de connectivité, qui peuvent potentiellement constituer des lieux de vie ou de déplacement pour certains groupes d’espèces faunistiques et floristiques (micromammifères, oiseaux, insectes, plantes…). Il s’agit des jardins privés ou publics (boisements, pelouses…), des parcs, espaces verts, cimetières, friches, haies, alignements d’arbres, pieds d’arbres, cours d’eau, noues, points d’eau, bâtiments, façades et toitures végétalisés, etc. Les emprises et délaissés routiers ou ferrés sont ainsi des milieux intéressants pour certains groupes comme les papillons ou reptiles, car ils sont continus, assez peu fréquentés et composés d’habitats diversifiés tels que des friches herbacées, des pelouses, des prairies et des haies. Mais la qualité de ces espaces dépend de nombreux facteurs tels que le positionnement dans la ville, la gestion des espaces verts pratiquée, les traitements apportés (engrais, produits phytosanitaires), la pose de clôture, l’éclairage artificiel ou encore la fréquentation humaine. CEREMA |
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