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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 23/05/2026 | |
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L'Observatoire tunisien de l'eau, organe de l'association Nomad 08, vient de publier le premier numéro de son nouveau Magazine périodique, une parution inédite qui se veut à la fois un outil de recherche académique et un levier de mobilisation citoyenne pour la défense du droit à l'eau. Datée de mars 2026, cette revue semestrielle se définit comme "un espace de résistance contre les tendances néolibérales", affirmant le statut de l'eau en tant que bien commun universel. Coordonnée par Alaa Marzougui et Mariem El Ayeb, cette première édition réunit des experts de divers horizons (sociologie, anthropologie, ingénierie) pour disséquer les mécanismes de la crise hydrique en Tunisie. Le magazine ne se contente pas d'un constat technique mais propose une analyse profonde de certains dossiers critiques à savoir la souveraineté alimentaire, la pollution industrielle, l'extraction minière et les changements climatiques et leurs impacts sur l'agriculture, le recours aux puits illégaux comme un "acte de survie" face à la rareté de l'eau et la dégradation silencieuse de la qualité de l'eau potable. Ce magazine est né d'un "instant critique" où la neutralité n'est plus possible, commente l'Observatoire, dans son éditorial. Les auteurs affirment que rester neutre dans la bataille de l'eau revient à se ranger du côté de la "soif" et de la mauvaise gestion. La revue dénonce un modèle de développement hérité des années 1970, basé sur l'illusion de l'abondance et favorisant les cultures d'exportation gourmandes en eau, au détriment de la sécurité hydrique des générations futures. D'après les projections climatiques de la Contribution nationale déterminée actualisée de la Tunisie (2025) déposée à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les ressources en eau seront particulièrement exposées à plusieurs défis. Il s'agit de l'augmentation de la demande en eau et des conflits d'usages, la surexploitation des nappes souterraines, la baisse des stocks d'eau, la dégradation de la qualité des eaux y compris la salinisation des nappes littorales. Les pertes totales en ressources en eau de ces nappes en Tunisie à l'horizon 2050, ont été évaluées à environ 220 millions de mètres cubes par an, ce qui représente environ 75 % de l'ensemble des ressources phréatiques littorales. La capacité d'adaptation du secteur de l'eau face à ces impacts est jugée modérée à faible, selon la même source. Les groupes d'individus les plus vulnérables sont composés en zones rurales des femmes agricultrices, et des enfants, ainsi que des agriculteurs possédant de petites superficies. Les groupes les plus vulnérables en zones urbaines et péri-urbaines sont composés des populations pauvres, des chômeurs, et des personnes âgées. Tunis Afrique Presse (Tunis) – AllAfrica |
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