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Dossier de la rédaction de H2o   |
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| 07/09/2026 | |
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La crise de l'eau en Tunisie ne relève plus d'une situation conjoncturelle, mais résulte de l'accumulation de plusieurs années de politiques publiques qui ne sont plus adaptées à l'évolution démographique, aux nouveaux modes de vie et à l'augmentation de la demande en eau, estime l'expert en ressources hydrauliques et en développement Houcine Rahili. Intervenant sur Express FM, Rahili a souligné que l'amélioration des précipitations enregistrée durant la saison 2025-2026 et la hausse du taux de remplissage des barrages à près de 50 % n'ont pas permis d'améliorer suffisamment l'approvisionnement en eau. Pour l'expert, la problématique ne se limite pas à la disponibilité de la ressource. Elle concerne également la capacité des infrastructures de transport, de pompage et de distribution à acheminer l'eau jusqu'aux citoyens. Une partie de ces réseaux a été mise en place il y a plus de 20 ou 30 ans et ne serait désormais plus en mesure de répondre aux besoins actuels, a-t-il expliqué. Cette vétusté des infrastructures constitue ainsi l'un des facteurs susceptibles d'expliquer pourquoi l'amélioration des ressources disponibles ne se traduit pas nécessairement par une amélioration de la distribution. Houcine Rahili a également mis en garde contre une dépendance excessive à l'égard des barrages dans un contexte de hausse des températures. Selon lui, l'évaporation pourrait entraîner une perte quotidienne de 700 000 à 750 000 mètres cubes d'eau durant les périodes de fortes chaleurs, accentuant ainsi la pression sur les ressources hydriques. Dans ce contexte, la Tunisie doit revoir sa politique de gestion de l'eau, a-t-il estimé, en misant En Tunisie, la disponibilité annuelle en eau s’établit entre 350 à 380 mètres cubes par habitant, contre une moyenne mondiale comprise entre 700 et 900 mètres cubes. La Presse (Tunis) – AllAfrica |
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