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Dessin de tracé de fleuve

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Forum africain de l'eau
La Déclaration de Ndjamena trace la feuille de route du continent vers la sécurité hydrique

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Dossier de
la rédaction de H2o
  
16/08/2026

 

Le Forum africain de l'eau s'est achevé le 16 juillet sur un engagement fort des dirigeants africains à accélérer les investissements et les réformes pour garant  tchadien et le Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre de haut niveau a réuni chefs d'État, ministres, institutions financières, partenaires techniques et acteurs du secteur privé autour d'un objectif commun : faire de l'eau un levier de développement durable en Afrique.

Au terme de deux jours de travaux, les participants ont adopté la Déclaration de Ndjamena, accompagnée du lancement des Pactes nationaux pour l'eau, des instruments destinés à harmoniser les politiques publiques, accélérer les réformes institutionnelles et mobiliser les financements nécessaires pour relever les défis de la sécurité hydrique sur le continent. Le Premier ministre du Tchad, Allah-Maye Halina, a insisté sur la nécessité de transformer les engagements pris en réalisations concrètes. "La Déclaration de N'Djamena est une ambition commune. Les Pactes nationaux pour l'eau offrent désormais un cadre pour aligner les politiques, les réformes, les financements et la mise en œuvre", a-t-il déclaré.

Les échanges ont mis en évidence le rôle stratégique de l'eau dans la croissance économique, la sécurité alimentaire, la création d'emplois, la résilience climatique et la stabilité des États africains. La directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale, Anna Bjerde, a rappelé que chaque investissement dans l'eau produit des retombées directes sur les économies africaines. "Chaque goutte d'eau utilisée de manière productive soutient un emploi, une récolte ou une entreprise", a-t-elle souligné. Senoussi Hassana Abdoulaye, maire de Ndjamena, dresse un tableau préoccupant de la situation hydrique du continent : plus de 400 millions d'Africains n'ont toujours pas accès à l'eau potable, tandis que les capacités de stockage diminuent, les superficies irriguées restent insuffisantes et les effets du changement climatique pourraient entraîner une baisse de près de 12 % du produit intérieur brut dans certaines régions d'ici 2050. Le maire a également évoqué la situation du lac Tchad, dont la superficie s'est considérablement réduite au cours des six dernières décennies. "Cette évolution est le miroir de notre fragilité collective et une ultime alerte qui nous interpelle", a-t-il averti.

Le Forum de Ndjamena constitue une étape majeure dans la préparation de la Conférence des Nations unies sur l'eau, que le Sénégal co-organisera avec les Émirats arabes unis à Abu Dhabi, du 8 au 10 décembre prochain.

Moussa Thiam, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica