Dessin de tacé de fleuve

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24-26 octobre 2010, N'Djamena – Tchad
8ème Forum mondial du développement durable 2010 – session Afrique

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Dossier de
la rédaction de H2o
  
29/07/2010

En coopération avec le ministère français des Affaires étrangères et européennes et la Direction générale de la mondialisation et des partenariats.

 

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Au Tchad comme dans les pays de l’Afrique sèche, l’eau et l’énergie sont au cœur des enjeux du développement durable. Face à l’augmentation des besoins liés à la forte croissance démographique et urbaine que connaissent ces pays, la maîtrise de l’eau et de l’énergie sont centrales. Une meilleure valorisation des ressources en eau doit permettre d’assurer la sécurité alimentaire, en compensant une irrégularité climatique potentiellement accentuée par le changement global, tout en assurant la satisfaction des besoins fondamentaux des ruraux et des citadins. La très faible consommation d’énergie constitue un verrou du développement, alors même que le recours dominant dans ce domaine aux ressources ligneuses exerce des effets destructeurs sur l’environnement. Sur ces vastes territoires soumis à un climat semi-aride, peu densément peuplés, l’accès des populations à ces ressources, qui passe par leur mobilisation à la fois plus efficace et durable, constitue un défi majeur. Une mise en perspective scientifique est nécessaire pour tirer des leçons des expériences du passé et comprendre les options disponibles pour relever ce défi.

La question du lac Tchad et des menaces d’assèchement qui servent d’argumentaire aux partisans intéressés d’un détournement des eaux de l’Oubangui est trop complexe pour se résumer à un raisonnement linéaire du type : réchauffement climatique, sécheresse, disparition du lac, appauvrissement de la biodiversité, conséquences dramatiques pour les populations (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs). L'état actuel du lac Tchad est comparable à celui qu’on a pu observer au début du 20ème siècle ; les écosystèmes ne cessent de changer : la référence au passé est indispensable pour comprendre le sens des changements. La région du lac Tchad est soumise aux contraintes caractéristiques de l’ensemble du Sahel, en particulier une croissance démographique qui compte parmi les plus fortes du monde et pose le problème des déséquilibres entre population et ressources naturelles.

La compréhension d’un système complexe comme est le bassin du Tchad nécessite une approche globale, intégrant les données climato-hydrologiques et les facteurs humains (démographie, modes d’exploitation de la nature, rapports sociaux, représentations culturelles, enjeux géopolitiques). La démarche du développement durable, soucieuse de placer l’homme au centre de la réflexion, répond à cette exigence intellectuelle.

Thématiques – Climat et ressources en eau ; Des écosystèmes complexes et changeants ; Variabilité du lac et mouvements de population ; De nouveaux espaces agro-pastoraux ; Une pêche mal contrôlée ; Enjeux d’aménagement des bassins fluviaux de l’Afrique sèche et développement durable ; Le bois et l’énergie au Sahel ; Devenir du lac et opportunités pour un développement durable

Comité scientifique – Hissein Brahim Taha, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Tchad en France ; Lucien Chabason, président de Plan Bleu ; Sandjima Dounia, secrétaire général du ministère de l’Environnement et des Ressources halieutiques, République du Tchad ; Laure Feret, responsable des relations internationales au Conseil géneral de l’Essonne ; Dr Abdullahi Umar Ganduje, secrétaire exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad ; Patrice Hernu, président de France Bleue ; Philippe Hugon, professeur à l’Université Paris X ; Ahmat Mahamat Karambal, ministre de l'Eau, République du Tchad ; Alain Karsenty, économiste au CIRAD ; Philippe Lambert, directeur de la communication de la revue Passages ; Chaïbou Mahaman, directeur général des opérations de la Commission du Lac Tchad, République du Tchad ; Émile H. Malet, directeur de la recue Passages ; Geraud Magrin, chercheur au laboratoire de géographie PRODIG ; Guedmadingar G. Masdongar, premier conseiller de l'Ambassade du Tchad à Paris ; Roland Pourtier, professeur des universités ; Hassan Terap, ministre de l’Environnnement et des Ressources halieutiques, République du Tchad ; Alain Vallée, scientific director, International Nuclear Academy ; Élodie Vaxelaire, déléguée générale au Développement durable et solidaire, Conseil général de l’Essonne ; membres de la CBLT en cours de désignation.
Sauver le lac Tchad